Speaker #0Quand on ne se manque plus en couple, l'absence qui ne fait plus rien, c'est le sujet de ce 137e épisode du podcast Les Chemins du couple. Alors, souvent on croit que l'amour se mesure dans la présence, dans ce qu'on vit ensemble, de ce qu'on se dit, ce qu'on partage ensemble. Et c'est vrai ! En partie. Il existe aussi quand même un thermomètre plus discret, plus fiable, et personne ne pense vraiment à ce que cela signifie concrètement. C'est l'absence. Il y a trop de discours tranchants. Si il ne me manque plus, je ne l'aime plus. Si je lui manque, il m'aime. Là, aujourd'hui, on va aller voir, justement, on reprend cette métaphore du thermomètre. C'est pas aussi tranchant blanc ou noir. Donc, l'idée c'est d'aller voir ce qui se passe en toi quand l'autre n'est pas là. Ce que son départ déclenche, ce que le retour de l'autre provoque. Ce que dix jours sans l'autre bouge en toi ou ne bouge absolument pas. Parce que c'est un signal dont on ne parle pas très souvent, donc cette histoire de thermomètre plutôt que du côté tranchant, et qui est pourtant assez parlant dans... la vie d'un couple. Le jour où l'absence de l'autre ne te fait plus rien, mais quand je dis plus rien, il ou elle part en déplacement et rien ne change à l'intérieur de toi, c'est là qu'il faut aller checker vraiment ce qu'il se passe. Tu pars un week-end avec tes amis et tu ne penses pas à lui, il ne t'appelle pas, personne ne s'en aperçoit. Qu'est-ce qui se joue là-dedans ? Vous vous retrouvez le dimanche soir comme on reprend le dossier là où il avait été laissé. Aucune dispute, aucun drame, juste le manque a disparu. Et il est parti si silencieusement. que personne ne remarque vraiment le départ de ce manque. Et donc du coup, si tu te reconnais, on va poser quand même deux choses. La première, c'est que ce signal est quand même sérieux. On ne va pas se dire le contraire. Il dit quelque chose d'assez vrai sur l'état de votre relation. Mais la seconde, c'est que ce n'est pas non plus un verdict. Le manque qui s'éteint ne signe pas la fin ni de l'amour ni de la relation. Ça signale autre chose. Et donc aujourd'hui, dans cet épisode, on va comprendre pourquoi aussi on cesse de se manquer, ce que ce signal veut vraiment dire et pourquoi le manque, cette douceur aussi qui est réservée au début. au début peut revenir. Et bien évidemment, cet épisode concerne autant les femmes que les hommes. Du coup, on va essayer de reconnaître vraiment le signal, vraiment, de ce non-manque. Ce signal, il va se glisser un peu dans des détails que certaines personnes vont trouver anodins. Donc. Il y a le départ qui ne fait rien du tout. La valise dans l'entrée, le bisou machinal, bonne route, appelle-moi en arrivant. La porte qui se referme sur rien. Aucun petit pincement, aucune maison vide qui vient te chercher un petit peu. Et il y a, le plus honnête de tout, le soulagement discret. Cette détente qu'on n'avoue pas. Enfin la maison pour moi, enfin souffler. Alors ça en dit long sur ce que la présence de l'autre était devenue, une charge. Je vais essayer aussi de vous donner quelques exemples qui me semblent importants. J'adore quand mon mari il passe la porte et qu'il part. Quand je l'ai pendant une semaine à la maison, ah enfin il part de la maison. Il va maintenant trois jours ailleurs. Ce soulagement, il existe. Parce que, en effet, j'aime bien avoir du temps pour moi, toute seule. Ça me libère d'une charge. Ça, on va se reconnaître, ça existe. Ce soulagement dont j'étais en train de parler juste avant, dans le non-manque, c'est pas celui que je suis en train de décrire. C'est vraiment le soulagement. Ok, c'est bon. Enfin ! Enfin ! Il n'y a pas de sourire dans mon soulagement, il y a enfin ! Je suis contente qu'il soit parti. Mais avec ce côté vraiment limite lourd, pesant. Et puis... Il va aussi avoir les absences qui vont s'allonger, s'allonger, s'allonger, mais ça ne crée rien non plus. L'appel du soir est devenu juste en option, mais pareil, c'est des échanges pratico-pratiques. Il va y avoir des messages réduits à la logistique, bien arrivé, ok, bisous. Alors qu'avant, on se racontait la journée, mais aussi dans vraiment ce qui a été, ce qui n'a pas été. Pas le côté que pratico-pratique. Et puis, pour moi, le signal encore un peu plus fort, c'est le retour. Je reprends mon exemple même personnel, mais moi, comme je l'ai eu pendant une semaine et pas pendant trois jours, en fait, je suis aussi très contente qu'il soit là. J'arrête de travailler, je me pose, on en discute, on voit un petit peu tout ce qui s'est passé, c'est-à-dire que le retour est aussi un révélateur. Et donc, l'idée, c'est que tu puisses observer ce que tu ressens à la minute aussi où l'autre revient. Et il y a trois réponses possibles en général. La joie, même petite, un mouvement vers la porte, cette envie de raconter, d'entendre, le lien est vivant. Il y a le rien, l'autre rentre comme un meuble qui revient de réparation, et tout, la maison redevient à sa configuration originale. Et là, ça veut dire que vraiment, le lien est quand même en veille. Et puis, il y a la contrariété. Ce pincement d'avoir à repartager l'espace, à réintégrer l'autre dans ses habitudes. Celle-là, il faut oser aussi la regarder, parce qu'elle dit que la solitude est devenue plus confortable que le lien. Et ce test du retour, je t'invite à le regarder, parce qu'il est quand même aussi beaucoup plus fiable que des milliers et des milliers de conversations. On peut se raconter des histoires sur ses propres sentiments, mais on ne ment pas sur ce réflexe-là, qui monte ou qui ne monte pas. Quand l'autre passe la porte. Souvent, chez la femme ou l'énergie féminine, on va retrouver ce signal dans un soulagement. Tu réalises que tu attends ses déplacements, que tu respires vraiment mieux quand il n'est pas là. Et cette découverte va te mettre mal à l'aise, alors tu vas l'arranger très vite. Du côté de l'homme ou de l'énergie masculine, souvent il se découvre par... Allez, par symétrie, c'est-à-dire qu'il s'aperçoit que... Toi, que tu ne vas plus appeler ta compagne, j'essaie de faire les phrases correctement, tu ne vas plus appeler ta compagne pendant tes déplacements. D'ailleurs, tu as en face des personnes en symétrie, c'est ça aussi, qui ne te dit plus « Tiens, tu rentres quand ? » Et toi, tu dis « Ok, c'est normal avec les années. » Et c'est ça, en fait, qui est un peu compliqué d'observer. Parce que ce qui est normal avec les années va dépendre de quoi ? d'une norme qui a été installée par qui. Et du coup, ce n'est pas la même pour tout le monde. Alors, comment finalement on en arrive là, à ne plus sentir l'absence de la personne qu'on a choisie ? La première chose, c'est que ça vient d'un mécanisme que la recherche connaît bien. La chercheuse américaine Sonia Lubomirsky a beaucoup travaillé sur ce qu'on appelle l'adaptation. C'est cette tendance implacable de notre cerveau à cesser de percevoir ce qui est constant. Ce qui est toujours là devient transparent. Tu n'entends plus le tic-tac de l'horloge du salon. Tu ne sens plus la propre odeur de ta maison. Tu ne vois plus les tableaux de ton couloir. Ce n'est pas de l'ingratitude, c'est de l'économie au niveau de ton cerveau. Le cerveau, il réserve son attention à ce qui change. Et il va effacer ce qui dure. Et dans les couples où ça fait vraiment, par exemple, au moins une dizaine d'années qu'ils sont ensemble, c'est que l'autre finit vraiment par tomber dans cette catégorie. À force d'être là chaque matin, chaque soir, fiable, prévisible, permanent, ton conjoint est devenu le papier-pain de ta vie en fait, présent partout mais perçu nulle part. Et voilà aussi pourquoi son absence ne fait plus rien. On ne remarque pas le retrait de ce qu'on ne percevait plus. Le manque suppose la perception. On ne peut pas s'ennuyer d'une présence qu'on avait cessé de sentir. Et j'espère que tu comprends bien ce que j'essaie d'expliquer, parce qu'il y a vraiment des personnes ou des conseils qui sont dans « il faut créer le manque » ou quoi que ce soit, mais créer un manque pour créer un manque, c'est pas ça ce que je suis en train de te dire. Là, je suis en train de te dire qu'il faut rester dans aussi l'autre, sentir l'autre. Donc, c'est important aussi d'avoir cette intention de cette complicité. Et oui, rien n'est acquis. Et quand on dit que le couple n'est pas acquis, que l'autre n'est pas acquis, c'est d'aller chercher ça, d'essayer de sortir de l'adaptation. Et puis l'adaptation n'explique pas tout en fait. Il faut aussi aller un cran plus loin. Ce qui s'est éteint. Dans beaucoup de couples, ce n'est pas seulement la perception, c'est la nature même de cette présence. Parce qu'en fait, il y a deux façons d'être présent dans la vie de quelqu'un. Il y a la présence fonctionnelle, celle qui gère, qui organise, qui copilote le quotidien, utile, précieuse même, mais qui est remplaçable en fonction de ses fonctions. Un agenda partagé et un livreur peuvent absorber une partie en fait. Et puis il y a la présence nourrissante, celle qui te fait de bien par elle-même, La conversation qui t'éclaire, le rire partagé, le regard qui te voit, le corps qui s'apaise. Quand l'autre part, ses fonctions se remplacent, on s'organise, mais si sa présence n'était plus que fonctionnelle, rien ne manque puisque tout est couvert. Et donc là, ce qui manque quand on se manque, c'est jamais le fonctionnel. C'est la présence nourrissante. J'espère que tu perçois bien ça. Et si rien ne te manque, la question est limpide. Qu'est-ce qui reste de nourrissant dans ton couple ces dernières semaines, mois ? Il y a un homme que j'ai accompagné qui a vécu ce moment de bascule au retour d'un déplacement de dix jours. Et c'était le plus long de son année. Et il m'a raconté vraiment ce schéma-là, très précisément, qui disait combien elle lui avait manqué. Et lui, il vidait sa valise un dimanche soir, et il y avait une pensée très factuelle. Mais tiens, en fait, on ne s'est presque pas parlé. Et puis, c'est là que ça a basculé. Elle ne m'a pas manqué. Pas une fois. Et moi, il m'a avoué, vraiment, c'était très difficile. Il dit, je sais très bien en fait que je ne lui ai pas manqué non plus. Et ça ne me fait rien. Le manque est un chez lui, est un chez elle, et l'indifférence a cette extinction. Et c'est ça souvent, le vrai visage du signal. Non pas une douleur, mais une absence de douleur, là où il devrait y avoir quelque chose. Je m'arrête un instant avant de continuer la suite de cet épisode parce que si ce que je décris ressemble à ton quotidien, il existe un chemin pour en sortir et il est beaucoup plus accessible que ce que tu crois. Et c'est pour ça que je te propose d'aller voir ma série de vidéos qui s'appelle « De colocataire à amoureux » qui va t'aider à comprendre comment votre lien est passé en veille et surtout à remettre entre vous ce vivant qui se manque, celui qui fait qu'on « gate » un retour au lieu de juste l'enregistrer. C'est gratuit, c'est autant pour les hommes que pour les femmes. Et la description est dans le lien, le lien est dans la description de cet épisode. Maintenant, continuons. La bonne nouvelle, c'est que le manque ne vient pas des kilomètres. C'est solide, le manque. On pourrait croire que le manque est une affaire de distance, qu'il naît mécaniquement de l'absence et qu'avec les années, il s'use comme le reste. La recherche dit exactement l'inverse. Il y a une américaine, Laura Starford, qui a longuement étudié les couples à distance, ceux qui vivent à des centaines de kilomètres de l'un de l'autre, et ses travaux montrent quelque chose de totalement contre-intuitif. Ces couples-là ne s'aiment pas moins que les autres. Et ils se manquent énormément, parfois après des années dans ce mode de fonctionnement. Pourquoi ? Parce que le manque ne n'est pas des kilomètres, il naît de ce que le lien contient. Ces couples investissent leurs liens, ils se racontent, s'écrivent, se réjouissent, fabriquent du vivant à distance. Et ce vivant-là, quand il s'interrompt, manque. J'ai souvent, pour les personnes qui ont suivi soit des conférences, soit mon contenu, expliqué que moi j'ai vécu presque les cinq premières années de ma vie, dans mon couple actuel. Nos cinq premières années ont été faites de distance vraiment physique, et aussi pendant... Dès moi, le lien n'a jamais été non nourrissant, surtout en plus avec la technologie d'aujourd'hui. Donc, vous pouvez dormir dans le même lit et ne plus vous manquer, parce que le manque ne mesure pas non plus la proximité des corps, il mesure la vitalité du lien. On ne s'ennuie que de ce qui nous nourrit. On ne peut pas regretter une conversation qu'on n'a plus, un rire qui ne vient plus, des projets qu'on ne fait plus. Le manque qui est éteint n'est pas la preuve que l'amour est mort, c'est la preuve que le lien ne produit plus rien qui vaille d'être manqué. Et c'est pour ça que je te dis que ce signal est réparable. Ton manque n'est pas mort, il est à jeun. Il ne demande qu'à être nourri et il se nourrit d'une seule chose, des moments vivants. Je vais consacrer un épisode il y a longtemps à l'importance de se détendre ensemble, de partager des moments de plaisir. C'est l'épisode 35, il faut que tu remontes vraiment dans l'historique. Et je tiens en voix parce que ce qui semblait être un conseil de confort était en réalité une loi de survie. Ces moments-là sont la matière première du manque et donc du désir de se retrouver. Souvent, du côté de la femme, cette dynamique éclaire peut-être un souvenir, ces périodes où il te manquait terriblement. Et regarde ce que vous viviez alors, de vraies conversations, des projets, des découvertes. Le manque suivait le vivant comme l'ombre suit le corps. Du côté de l'homme, souvent, c'est l'excuse du temps. Ce n'est pas normal avec les années. Des couples de 30 ans se manquent encore, ce qui est normal avec les années. C'est de cesser de fabriquer du vivant. Et ça, contrairement au temps, ça se reprend en main. Du coup, j'ai envie de te faire voir ce que ce signal va te dire autrement. Parce qu'en fait, ce signal va dépendre de la façon dont tu le reçois. Tu peux le recevoir comme un verdict. Un verdict, la preuve que c'est fichu, est installé dans la résignation. Ou tu peux le recevoir pour ce qu'il est vraiment. Une alerte. Et une alerte qui arrive à temps. Parce que si tu réfléchis à la chance que représente ce moment précis, le manque est un signal précoce. Il arrive quand même bien souvent avant les crises, bien avant les mots irréparables, bien avant qu'un des deux parte à l'intérieur, parte à l'intérieur de soi, de la relation. Ou alors, il va aller chercher ce manque ou un lien vivant ailleurs. Du coup, c'est vraiment en voyant le... Voyant orange du tableau de bord, celui qui s'allume quand il est encore largement le temps de s'arrêter, qu'il faut réagir. Et beaucoup de couples ne prennent pas le temps de ce moment-là en fait. Et ils le disent, ils le disent qu'ils l'ont vu, mais après coup, il y a eu des signes avant. Donc ! Aujourd'hui, si tu vois qu'il y a quelques-uns de ces signes, eh bien, que tout est calme, sache que tout est rattrapable. C'est une position et c'est un choix à faire. J'ai aussi envie de te partager qu'il y a aussi une autre chose que cette alerte t'offre, ça s'appelle la clarté. Tant qu'on navigue dans le vague, ça va, on est bien, enfin ça va, enfin je crois, on ne fait rien, parce que rien ne semble appeler d'action. Le non manque, lui, il est net. Il te donne une information précise. Le lien ne produit plus de vivant. Et donc une direction précise. C'est le vivant qu'il faut refabriquer. Pas les grandes explications, pas les procès du vivant. Et peu de signaux du couple sont aussi clairs sur leur cause et leur remède. Alors oui, découvrir que l'autre ne te manque plus fait un choc, mais ce choc-là vaut infiniment mieux que la surprise de ceux qui découvrent tout trop tard d'un coup. J'ai envie de te dire, sois presque même reconnaissant de ce voyant orange. Il est désagréable, mais en même temps, tu as encore du pouvoir. Quand le manque revient, Ça ressemble à quoi ? Pour que tu un peu le saches, ce qu'il y a au bout de ce chemin. Les couples qui remettent du vivant entre eux, ils décrivent généralement tous la même séquence. D'abord des moments partagés, qui recommencent à compter. Puis un jour, une surprise, un déplacement. Ah tiens, ça fait quelque chose ! Et attention, on peut toujours être content que l'autre parte pour un déplacement professionnel, pour que je récupère un peu de temps à moi, c'est ce que j'expliquais au départ. Mais ! Ah bah tiens, ouais, ok. Ah, tu sais, j'ai quand même envie de l'appeler et de lui partager la bonne nouvelle que j'ai eue. La maison m'a semblé un peu vide, mais c'est génial. Et ça ne veut pas dire que je n'arrive pas à vivre seule. Attention, j'ai le droit de ressentir du manque, j'ai le droit de sentir la maison qui est vide. Ça ne veut pas pour autant dire qu'il faut que je fasse un diagnostic que je suis incapable de vivre seule. Ce n'est pas la même chose. Il va y avoir donc du coup un peu le réflexe d'envoyer un message pour raconter, pas pour organiser. Et c'est ce moment où on se surprend à guetter un petit retour, à être content, que là, le manque est revenu. C'est le lien qui s'est remis à produire quelque chose qu'on n'avait peut-être pas envie de perdre. L'absence alors du coup, elle change totalement de statut. Elle cesse d'être un révélateur pour redevenir. Ce qu'elle est dans les couples vivants, un ingrédient. Les séparations du quotidien, les déplacements, les week-ends, chacun de son côté, deviennent des respirations. Parce qu'un lien vivant se ressent. aussi davantage après une pause, comme le goût revient après une bouchée de pain. Un couple qui se manque un peu est un couple qui se retrouve beaucoup. Et ta part du chemin, elle commence par cette honnêteté et ce geste. L'honnêteté, c'est de faire le test du retour la prochaine fois et d'écouter vraiment la réponse sans la maquiller. Et le geste, c'est de remettre un moment vivant dans ta semaine, un seul, un moment. Pas qui gèrent quelque chose, pas qui produisent quelque chose, qui existent pour le seul plaisir d'être ensemble. Pas pour tester l'autre, pas pour sauver le couple en une soirée, juste pour redonner au manque quelque chose à manger. Et ça, j'aimerais vraiment que tu arrives à le voir. Lire le signal, comprendre que ton manque est à jeun et pas mort. Recevoir l'alerte comme une chance, c'est déjà sortir de la résignation. Reste le chemin complet. Comment on fait repasser un lien de la veille au vivant, pas à pas, sans grande conversation, solennelle et sans forcer ? Ce passage du lien en veille au lien vivant, c'est tout l'objet de ma série de vidéos entièrement gratuite de colocataires à amoureux. Elle est faite pour toi si tu t'es reconnu dans ce non-manque, si vous êtes devenu deux colocataires efficaces qui ne se manquent plus. Et si tu veux retrouver un couple où on guette les retours au lieu de les enregistrer. Dans cette série, je t'aide à comprendre comment le vivant s'est retiré de votre lien, sans coupable, et puis du coup à le réintroduire à ta portée, sans attendre que l'autre commence. Parce que le manque, comme tout ce qui est vivant, renaît dès qu'on le nourrit. Pour recevoir cette série de vidéos gratuites, le lien est dans la description de cet épisode. Tu laisses juste ton prénom et ton email et la première vidéo est accessible immédiatement. Et c'est gratuit. Donc voici ce que j'aimerais que tu retiennes aujourd'hui dans cet épisode, c'est que l'absence est un thermomètre, pas un juge, pas un couperet tranchant noir ou blanc. Si l'autre ne te manque plus, ce n'est pas la preuve que tu ne l'aimes plus, c'est le signe que votre lien ne produit plus en ce moment. Rien qui vaille d'être manqué. Le manque ne se décrète pas, il se nourrit. Des conversations vraies, des rires, des moments qui n'existent que pour le plaisir. Ton manque n'est pas mort, il est à jeun. Et ça c'est une très bonne nouvelle parce qu'on sait exactement quoi faire d'un manque à jeun. Et reçois ce signal pour ce qu'il est, un voyant orange qui s'allume pendant qu'il a encore largement le temps. C'est assez désagréable, mais c'est de ton côté. Du coup, je te propose de répondre à cette question. Qu'avez-vous cessé de vivre ensemble ? Qui valait autrefois la peine de se manquer ? Et par quoi commencerais-tu là maintenant ? Je te retrouve très bientôt dans un prochain épisode du podcast Les Chemins du couple. Ah, je suis dégoûtée.