Speaker #0Rester pour les enfants, les protéger ou leur transmettre ce modèle de couple, c'est le sujet de cet épisode 136 du podcast Les Chemins du Couple. Bienvenue sur le podcast Les Chemins du Couple. Je suis Céline Domecq, thérapeute et conférencière, experte dans la relation de couple depuis 2009. J'ai aidé et accompagné des milliers de personnes, que cela soit en ligne ou en cabinet. Ma mission est de vous aider à vivre une relation de couple sereine et épanouie. Être heureux en couple, c'est possible pour tout le monde. Donc si vous cherchez à améliorer votre relation amoureuse, vous êtes au bon endroit. Mon objectif dans ce podcast est de vous apporter un nouveau regard sur la relation amoureuse, plus de connaissances, d'informations et surtout des conseils. Ce podcast hebdomadaire sera un soutien pour transformer vos difficultés en opportunités de vivre la relation amoureuse que vous méritez. Je vous souhaite de passer un très bon moment Démarrons ensemble ce nouvel épisode ! On reste pour les enfants. C'est sans doute la phrase la plus généreuse du vocabulaire du couple. Elle dit le sacrifice, l'amour parental, la volonté de protéger ce qu'on a de plus précieux. Mais c'est aussi la phrase la plus piégée. Parce qu'elle repose sur une évidence qui n'en est pas une. L'idée que rester... ensemble protègent les enfants. Or, ce que vous leur donnez en restant, ce n'est pas d'abord une famille unie, c'est un modèle. Le modèle de ce qu'est un couple qui va être observé et mis en lumière chaque jour, à table, dans la voiture, dans les silences, dans les conflits, dans les réconciliations ou dans les non-réconciliations. Et la vraie question, celle que finalement personne n'ose poser, c'est ce modèle-là. Celui que vous montrez en ce moment, est-ce que c'est ça que je veux vraiment leur transmettre ? On va poser un cadre assez bienveillant avant d'aller plus loin, parce que ce sujet touche à ce qu'il y a de plus sensible. D'abord, je ne vais jamais te dire ni de partir ni de rester dans cet épisode, dans ce podcast et même dans cette décision. Et d'ailleurs, personne n'a le droit de te le dire. C'est un choix uniquement personnel. Ensuite, si toi qui m'écoutes, tu es resté des années pour eux, pour les enfants, ou si tes propres parents l'ont fait, il n'y a pas de procès ici. Ce choix se fait toujours par amour, avec les connaissances qu'on a. Et la plupart d'entre nous n'avons jamais reçu les informations que je vais te partager aujourd'hui. On fait tous de notre mieux avec ce qu'on sait. Aujourd'hui, on va juste savoir un peu plus ce qu'il y a. derrière tout ça. Et aussi une précision encore, cette question ce n'est pas une guerre des genres. Les mères portent cette question et cette phrase à voix haute, des fois les pères aussi, un peu plus en silence et des fois c'est l'inverse. On va regarder les deux facettes. Ce que je veux surtout pour toi à la fin de cet épisode, c'est que tu essaies de sortir du dilemme binaire, Restez pour eux ou les brisez. Parce qu'en fait, ce dilemme, il est vachement mal posé. Et quand une question est mal posée, elle ne peut recevoir que de mauvaises réponses. Et puis si tu veux aller plus loin, on en parle également. Commençons déjà par démonter la prémisse du sacrifice. Cette idée que tant qu'on reste, les enfants sont préservés. Elle repose sur une croyance touchante, mais fausse. Celle que les enfants ne voient que la structure. Deux parents sous un toit, mais ne voient pas le contenu. Or, c'est exactement l'inverse. Je te l'ai déjà dit ici, et ça n'a jamais été aussi important que dans cet épisode, les enfants ne vivent pas dans les décisions de leurs parents. Ils vivent dans leur climat. Ils ne cochent pas la case famille unie. Ils respirent l'air de la maison tous les jours. Et cet air-là, il n'a aucune façade. Et rien ne va le filtrer. Ils perçoivent tout avec une précision. qui généralement nous stupéfient. Surtout quand on met les mots, quand on arrête de faire semblant et quand on pose vraiment les questions et qu'on libère la parole des enfants. Les regards qui ne se croisent pas, les portes des chambres fermées, le ton légèrement poli, la température qui chute quand papa ou maman rentrent dans la pièce. Les enfants sont des sismographes. Ils enregistrent des secousses que les adultes eux-mêmes ne ressentent même plus. Et comme personne ne leur explique rien, souvent, ils se mettent dedans. Si l'ambiance est lourde et qu'on me dit que tout va bien, c'est peut-être moi le problème. Voilà le premier coup caché du « pour eux » . Des enfants qui grandissent dans un malaise sans nom et qui vont s'en attribuer la charge. Et puis il y a le second coup, celui qui va se révéler un peu plus tard, la dette. Un jour, presque toujours, la phrase finit par se dire « on est resté pour vous » . Elle se veut une preuve d'amour et réfléchit. vraiment à ce qu'elle donne dans les mains d'un enfant, même adulte. Elle lui dit ton existence a coûté à mes parents des années de leur vie. Elle transforme son enfance en sacrifice dont il est la cause et son avenir en un remboursement impossible. Très peu d'enfants reçoivent ces phrases comme un cadeau. La plupart la reçoivent comme une facture. Du côté de... l'énergie féminine, souvent ce dilemme se vit souvent à ciel ouvert. Tu y penses, tu en parles, tu te renseignes, t'es écartelé entre ton épuisement et cette phrase qui te terrifie, briser la famille. Du côté de l'énergie masculine, souvent ça se vit plus en silence et parfois, sois honnête avec toi, les enfants servent de raisons officielles, présentables, qui recouvrent peut-être d'autres peurs plus difficiles à avouer. La solitude, le regard des autres, la perte du quotidien avec eux. Les enfants ont bon dos, parfois, et le vérifier, en soi, demande beaucoup de courage. Maintenant, on va aller au cœur du coup caché, parce qu'il dépasse l'ambiance des années d'enfance. Il engage leur vie entière. Albert Bandura, psychologue américain, a établi l'un des principes les plus solides de toute la psychologie, nous apprenons par observation. Les enfants n'apprennent pas de ce que l'on leur dit, d'ailleurs. Combien de fois tu dois leur répéter quelque chose pour qu'ils l'apprennent ? Souvent, ils apprennent par eux-mêmes ou parce qu'ils voient faire l'observation. Et il y a bien un domaine, et regarde ta propre histoire avec ce que tu as vu de chez tes parents, où ça va s'appliquer, ça va être dans le couple. Parce que le tien est le seul qu'ils observent en plus de l'intérieur jour après jour pendant 20 ans. C'est leur unique cours d'amour, de relation, où ils sont... immergés. Et ce qu'ils y voient devient silencieusement leur définition de ce qu'est une vie à deux. Alors regarde ce qu'apprend un enfant dans un couple qui reste pour lui, selon le climat. Dans un couple gelé, poli et mort, il apprend que l'amour, c'est ça. Deux personnes qui cohabitent, s'organisent, ne se touchent plus. Et il ira soit reproduire cette température, soit fuir tout engagement qui va y ressembler un temps soit peu. Dans un couple en guerre, il apprend que l'amour est un champ de bataille, que le conflit est le langage du lien. Et dans tous les cas, il apprend une leçon plus profonde encore. On ne quitte pas une situation qui nous éteint. On la subit par devoir. Et cette leçon-là, il va la ranger quelque part, et elle ressortira un jour dans sa propre vie, à son tour, face à ses propres impasses. J'ai consacré un épisode, l'épisode 55, dans... dans lequel j'explique pourquoi certains couples répètent les mêmes erreurs. Va l'écouter, parce que la transmission dont je te parle aujourd'hui est l'un des moteurs les plus puissants. Je vais aussi te faire entendre ce que ça donne des années plus tard de l'autre côté. Une femme que j'accompagnais pour son propre couple, éteinte depuis des années, a fini par me parler de ses parents. Ils étaient restés ensemble pour les enfants. Elle avait appris de la bouche de sa mère bien plus tard, et elle m'a dit aussi ça. Le jour où ma mère m'a dit qu'elle était restée pour nous, je crois qu'elle attendait de la reconnaissance. Mais en fait, je n'ai pas ressenti de la gratitude. Je me suis sentie hyper mal. J'ai culpabilisé. Et puis elle s'est arrêtée. Et elle a ajouté, « Et vous savez le pire, je suis en train de faire pareil. » Elle était assise en face de moi pour un couple éteint qu'elle n'osait même pas questionner. Exactement comme sa mère, 30 ans plus tôt, l'avait fait. La boucle, elle était là, complète. Le sacrifice de sa mère ne l'avait pas protégée. Il lui avait montré un chemin. Je m'arrête un instant parce que si tu es en plein dans ce dilemme, tu as besoin de mieux qu'un dilemme binaire. Et c'est pour ça que je te propose ma série de vidéos entièrement gratuite « Partir ou rester » qui va t'aider à y voir plus clair sur ce que ton couple est devenu, sur ce qui protège vraiment tes enfants, puis à avancer vers une décision prise en parent lucide, pas en otage d'une peur ou d'une croyance. Cette série de vidéos est gratuite, elle est autant pour les hommes que pour les femmes, et le lien est dans la description de cet épisode. Maintenant, continuons. Continuons sur l'honnêteté de te montrer l'autre face. Parce que sinon, ça serait vraiment trop simple de s'arrêter là et tu pourrais conclure que partir est toujours la bonne réponse. Et ça serait faux. Et en plus, très simpliste. La séparation n'est pas anodine pour les enfants. Elle bouscule un monde. Et quiconque te dit le contraire te mentirait aussi. Il y a un autre chercheur américain, Paul Amato, qui a consacré sa carrière à cette question. Et il a compilé beaucoup d'études sur des milliers de familles à peu près, si je me rappelle bien. Et ses conclusions, elles dessinent vraiment une carte bien plus fine que deux camps qui s'affrontent. Ce qui abîme les enfants, ce n'est pas d'abord la structure de la famille, ensemble ou séparés. C'est le niveau de conflit et la qualité de la parentalité qu'ils reçoivent. Dans les couples à fort conflit, ces maisons où la tension est permanente, les enfants vont en moyenne Mieux après la séparation qu'avant, parce qu'en fait, ça les sort de cette zone de guerre. Dans les couples à faible conflit, où rien d'apparent ne cloche, la séparation coûte plus cher aux enfants parce qu'elle tombe de nulle part dans leur monde. Autrement dit, il n'existe pas de réponse universelle. Il existe des climats. C'est le climat qui va faire la différence, dans un sens comme dans l'autre. Et cette carte, elle reformule bien évidemment tout ton dilemme. La question n'a jamais été de partir ou de rester pour les protéger. La vraie question, la seule, c'est quel climat mes enfants respirent-ils et quel modèle enregistrent-ils aujourd'hui dans chaque scénario possible ? Un couple qui reste et transforme son climat protège ses enfants. Des parents qui se séparent dans le respect et restent des parents solides dans un climat parental sain vont aussi. protéger leurs enfants dans cette séparation. Un couple qui reste dans une guerre froide va abîmer et des parents qui se déchirent dans la séparation les abîment aussi. Tu vois bien que ce n'est pas la porte de sortie qui compte, c'est ce qui se passe de chaque côté de la porte. Souvent les côtés de l'énergie féminine, cette nuance libère un petit peu le chantage intérieur. Tu n'as plus à choisir entre toi et eux parce que la vraie protection passe par le climat et le climat tu peux y travailler des deux côtés de la décision. Du côté de l'énergie masculine, quand on parle de ça, ça démonte l'argument refuge, je reste pour eux. Ça ne suffit plus comme réponse. La question qui suit, c'est quel climat je leur offre en restant ? Et maintenant, j'ai aussi envie de reprendre cette phrase, donc pour eux. Et lui rendre son vrai sens. Parce que ton élan de parent est magnifique. Il est juste mal aiguillé par une croyance. Tu veux leur donner quelque chose. Alors, regardons ensemble. ce dont un enfant a réellement besoin pour construire sa future vie amoureuse. Il a besoin de parents vivants, pas parfaits, vivants. Des adultes qui rient parfois, qui font des élans, qui ont des projets. Il y a une lumière dans le regard. Parce que c'est à deux qu'ils vont s'identifier, c'est à eux deux qu'ils vont s'identifier, et un parent éteint, il va enseigner l'extinction aussi de soi. Il a besoin d'un modèle d'amour possible, voir quelque part que deux adultes peuvent se traiter avec tendresse et respect. Et si ce n'est plus possible ensemble, il vaut mieux, pour lui, deux foyers apaisés, où cette possibilité existe, plutôt qu'un seul foyer où c'est mort. L'enfant, il a besoin de vérité à sa hauteur, pas des détails d'adulte, mais d'un monde où ce qu'il ressent correspond à ce qu'on lui dit. Parce que rien ne rend plus anxieux un enfant que de sentir un orage et de s'entendre répondre qu'il fait beau. Un des exemples que je donne toujours, même dans mon propre couple, je me dispute devant mes enfants. Déjà, ça arrive, c'est pas un souci. Bien évidemment, la dispute est hyper cadrée, c'est hyper calme peut-être par rapport à d'autres, et on s'arrête très vite. Parce que c'est pas parce que je suis thérapeute de couple que j'ai plus de conflit et tout ça. Non, il y a des désaccords. Il y a des disputes vraiment. Mais en fait, ce que j'enseigne à mes enfants, c'est qu'ils restent, ils voient, ils voient que ça monte. Ils voient comment on parle dedans. Et surtout, ils voient le chemin de réconciliation derrière. Et une des choses que j'enseigne et que je ne lâcherai pas, c'est que l'idée n'est pas de montrer qu'on ne peut pas se disputer. Parce que les enfants vont se disputer avec des personnes, avec d'autres copains ou quoi que ce soit. Mais est-ce que le chemin, ce n'est pas de démarrer ? jusqu'à la fin, c'est-à-dire passer aussi par un cycle de réconciliation, de discussion autour de la réparation. Et ça, j'en discute toujours avec les enfants, même quand ils ont vu quelque chose où on n'était pas d'accord. Et je l'enseigne et je veux vraiment qu'on développe le plus ça. L'idée n'est pas de « Ah, il ne faut pas se disputer devant les enfants » . Ce n'est pas ça, la vraie chose à comprendre. Parce que derrière tout ça, le vrai cadeau, c'est des parents qui restent ensemble, qui vont se remettre en mouvement, qui, comme je te le disais, qui réparent, qui se retrouvent. Ils offrent des cadeaux. Moi, j'ai mon fils, maintenant qu'il a 11 ans, en fait, qui me dit qu'il est capable, en effet, de comprendre quand il y a quelqu'un qui boude et qui reste dans sa bouderie, qui ne veut pas avoir la réconciliation alors que lui, il aimerait. En fait, il arrive à comprendre tous les détails de ce qu'est une relation, au-delà même de la relation amoureuse. C'est la relation entre deux êtres humains. Donc, c'est ça aussi, réapprendre. Donc, regarde bien dans ton histoire aussi, qu'est-ce que tu as vu, qu'est-ce que tu n'as pas vu, qu'est-ce que tu as compris, qu'est-ce que tu n'as pas compris. Et puis, il y a aussi les parents qui se séparent avec dignité, et qui vont revenir aussi plus vivants chacun. Et dans lequel, on n'utilise pas les enfants. au sein de cette séparation pour prouver qui est mieux que l'autre. Et on continue de former une équipe parentale. Ça, c'est un vrai cadeau. Le cadeau, ce n'est pas la maison commune, le toit commun. Le cadeau, c'est nous, vivants, et l'amour qui est vraiment crédible. Ton élan de sacrifice peut enfin se poser au bon endroit, mais pas tenir à tout prix, mais offrir un climat et un modèle dont ils pourront se servir. Souvent, du côté de l'énergie féminine, ce recadrage va transformer la culpabilité en boussole. Et la question n'est plus « ai-je le droit de penser à moi ? » mais c'est « qu'est-ce qui, là, leur montre un adulte vivant ? » Du côté de l'énergie masculine, ça va redéfinir la protection. Protéger, ce n'est pas seulement maintenir les murs, c'est aussi ce que tu montres entre les murs. Et ça, pour moi, ça demande beaucoup plus de courage que juste de l'endurance de... tenir les murs. Alors maintenant, qu'est-ce qu'on fait de tout ça ? Eh bien, on sort du dilemme binaire et on regarde les deux vrais chemins parce qu'il y en a deux et les deux sont dignes. Le premier, c'est rester, mais rester vivant. Si tu restes, que ce soit une décision et pas une réédition et qu'elle engage à quelque chose. Transformez ce climat que vos enfants vont respirer. Un couple qui se remet au travail, qui répare, qui réapprend à se voir, il va offrir à ses enfants le plus beau des spectacles qu'ils soient. La preuve que l'amour peut traverser des hivers et refleurir. Mais rester gelé pour eux ne les protège pas. Rester et se rallumer, oui. Et le second, c'est de se séparer, mais de se séparer bien. Parce que ça existe. Moi-même, je suis une fille de parents divorcés. Et j'ai vu une séparation assez saine. Voilà, même s'il y avait des défauts de part et d'autre, j'ai vu quelque chose quand même d'assez sain. Et aujourd'hui, je suis... toujours heureuse, et je le dis, je suis contente que mon papa et ma maman se soient séparés. Parce que j'ai vu au moins l'un des deux heureux. Pas l'autre, mais c'est pas grave, ça, ça lui appartient. Mais mon papa épanouit avec sa femme. Depuis, en plus, beaucoup plus d'années, du coup, qu'il a été marié avec ma propre maman. Et c'est ok, en fait. Donc, des séparations qui se passent bien, ça existe. Et des enfants qui l'ont vécu vont le dire adultes. Une séparation expliquée à leur auteur, sans guerre. où les deux parents restent des parents, où personne ne leur demande de choisir un camp. C'est soulageant. Ce qu'ils détruisent dans les séparations, ce n'est pas la séparation en elle-même, c'est la guerre qui va l'accompagner. Les enfants pris en otage, les parents qui se salissent l'un l'autre, la manière pèse beaucoup plus lourd que la décision. Et ta part du chemin aujourd'hui tient dans cette honnêteté, c'est d'utiliser le « pour eux » comme un point final, mais en faire une vraie question. Qu'est-ce qui est le mieux pour eux, vraiment, en tenant compte Merci. le climat, le modèle et les années qui restent. Et tu n'as pas à y répondre là maintenant en écoutant cet épisode. Je te ouvre juste la porte de la conscience de cette réflexion. Et t'as pas besoin de te servir d'eux comme quelque chose qui va te bloquer. T'as pas besoin de te sacrifier. Et du coup, ça va donner chez certaines personnes, vraiment, j'ai compris que mes enfants n'avaient pas besoin de mon sacrifice. Ils avaient besoin de moi me voir vraiment en vie. Et tout s'est éclairé. Du côté de L'autre personne, ça va être souvent « Ah, j'ai arrêté de dire pour les enfants et j'ai vraiment dû regarder mes vraies raisons. » Et là, je décide en tant qu'adulte. Et c'est ça qui s'ouvre, une décision de parent à la place d'une peur déguisée en devoir. Donc sortir du dilemme binaire, comprendre ce que tes enfants enregistrent vraiment et poser la question du climat dans les deux scénarios, c'est déjà penser en parent plutôt qu'en otage. Maintenant, il faut continuer à y voir plus clair sur ton groupe lui-même, ce qu'il est devenu, ce qu'il peut redevenir ou non, pour que ta décision... quel qu'à soit, repose sur du réel. Et ce dilemme des enfants, qui verrouille ta réflexion depuis peut-être des années, mérite mieux qu'une boucle sans fin entre culpabilité et devoir. C'est pour ça que j'ai créé cette série de vidéos entièrement gratuite, Partir ou Rester. Elle est vraiment faite pour toi si tu as la question des enfants et ce qui t'empêche de réfléchir librement à ton couple. Et si tu veux sortir de l'écart tellement entre se sacrifier et te sentir coupable. Je te donne des repères pour évaluer un petit peu ce que ton couple est devenu, ce qui peut encore se transformer, et pour avancer vers une décision de parents lucide qui protège vraiment tes enfants par le climat et le modèle, et pas seulement par le toit ou les murs. Pour la recevoir, cette série de vidéos gratuite, le lien est dans la description de cet épisode. Tu laisses juste ton nom et ton email, la première vidéo arrive tout de suite. C'est gratuit et c'est autant pour les hommes que pour les femmes. Donc aujourd'hui dans cet épisode, voilà ce que j'aimerais que tu retiennes. Tes enfants n'ont pas besoin que tu tiennes. Ils ont besoin que tu vives et que l'amour, en te regardant, leur semble possible. Le toit commun n'a jamais été le cadeau. Le cadeau, c'est le climat, qu'on respire dessous, le modèle qu'on y enregistre. C'est lui qu'ils emporteront dans leur propre histoire, bien plus sûrement que le souvenir d'une adresse ou de quatre murs. Et si tu es resté jusqu'ici pour eux, ne retourne pas cette écoute contre toi. Tu as fait ça pour... pour amour, par amour, avec ce que tu avais. Et aujourd'hui, tu sais autre chose. Et savoir, ça ne condamne pas le passé, ça va juste éclairer la suite. Du coup, je te laisse avec une question cette semaine. Si tes enfants dans 20 ans devaient décrire ce qu'ils ont appris de l'amour en vous regardant, en te regardant, qu'est-ce que tu aimerais qu'ils puissent dire ? Et qu'est-ce que tu crois qu'ils diront aujourd'hui ? Je te retrouve très bientôt pour un nouvel épisode du podcast Les Chemins du couple. Vous avez apprécié le contenu de cet épisode ? Alors pensez à laisser un avis, un commentaire. Rappelez-vous également de vous abonner afin d'être averti du nouveau contenu qui va paraître. Et enfin, si vous désirez plus de ressources, dans la description, vous avez de multiples informations pour me retrouver. Je vous retrouve très bientôt.