Speaker #0Quand attendre devient une habitude. C'est l'épisode 94 du podcast Les Chemins du couple. Bienvenue sur le podcast Les Chemins du couple. Je suis Céline Domecq, thérapeute et conférencière, experte dans la relation de couple depuis 2009. J'ai aidé et accompagné des milliers de personnes, que cela soit en ligne ou en cabinet. Ma mission est de vous aider à vivre une relation de couple sereine et épanouie. Être heureux en couple, c'est possible pour tout le monde. Donc si vous cherchez à améliorer votre relation amoureuse, vous êtes au bon endroit. Mon objectif dans ce podcast est de vous apporter un nouveau regard sur la relation amoureuse, plus de connaissances, d'informations et surtout des conseils. Ce podcast hebdomadaire sera un soutien pour transformer vos difficultés en opportunités. de vivre la relation amoureuse que vous méritez. Je vous souhaite de passer un très bon moment. Démarrons ensemble ce nouvel épisode. Dans l'épisode précédent, je t'ai parlé d'une question qui traverse beaucoup de couples, beaucoup de personnes. Faut-il que l'autre bouge ? Et j'ai commencé à t'expliquer ce qu'est l'attente, cette posture qui va ressembler à de la patience. mais qui en réalité peut vraiment t'empêcher d'avancer. Aujourd'hui, je vais aller un petit peu plus loin. Parce que l'attente dans un couple passe souvent par plusieurs étapes. Au début, elle est ponctuelle. Elle est liée à une situation précise. Par exemple, tu attends une excuse, tu attends une proposition, tu attends un geste. Puis, elle se répète. Et un jour, sans que tu t'en rendes compte, elle change de nature. Elle ne concerne plus une situation. particulier, elle est là tout le temps en arrière-plan. Et c'est ce moment que je veux regarder avec toi aujourd'hui, le moment où attendre cesse d'être un événement ponctuel et va devenir une habitude. Ce qu'il faut que tu comprennes, c'est que quand l'attente est ponctuelle, tu la ressens. Elle pèse, elle t'agace, ça t'occupe l'esprit. Mais quand elle devient une habitude, il se passe souvent quelque chose d'assez troublant, tu ne la sens même plus. Tu vis avec, tu prends des décisions avec, mais en fait tu ne la vois plus comme une attente. C'est devenu finalement ta façon normale d'être en couple. Et c'est exactement là, à l'endroit où tu ne le remarques même plus que tu attends, que ton couple va aussi s'éteindre doucement. Et pas forcément dans le conflit, pas forcément dans la dispute, pas forcément dans la rupture brutale, mais dans l'habitude et en silence. Et si tu ne te rends pas compte ? de pourquoi ta femme, ton mari, reste dans ce silence, je t'invite à aller vraiment jusqu'au bout de l'épisode pour identifier si ce sujet n'est pas en arrière-plan de ton mode de fonctionnement, de votre mode de fonctionnement dans la relation de couple. Aujourd'hui, je vais te montrer trois choses. D'abord, comment reconnaître que l'attente est devenue ta façon de vivre au quotidien ou celle de ta femme ou celle de ton mari. Et non plus juste un moment de passage. Puis je vais t'expliquer aussi pourquoi ton cerveau s'y habitue si bien qu'il finit par te faire croire que c'est normal. Et enfin, comment on va remettre, on va plutôt te remettre à l'écoute de toi-même ce qui va doucement changer dans ton couple sans que tu aies besoin finalement de grandes conversations ou de grands ultimatums. Et pour ça, tu vas voir que je vais m'appuyer sur différents travaux de recherche très complémentaires. D'abord, il y a ceux de Jean Gottman, chercheur américain qui a observé pendant plus de 40 ans des milliers de couples, et qui en fait a remarqué vraiment avec précision le moment où l'un des deux partenaires se met à se fermer. C'est ce qu'il appelle le stonewalling, ce retrait silencieux que le corps installe pour se protéger. Puis ensuite, il y a le travail d'Esther Perel, qui est thérapeute belgo-américaine, et qui a aussi beaucoup écrit sur la façon dont le désir et la présence s'usent lentement dans les couples installés. Et enfin, il y a aussi ce que disent les neurosciences, qui s'appelle l'habituation, ce mécanisme par lequel ton cerveau finit par considérer comme normal ce qui devrait pourtant t'alerter, simplement parce que ça se répète. Et tu vas voir, ces trois éclairages se rejoignent sur un point très précis. Et c'est ce point que je veux te transmettre aujourd'hui, pour que dès cette semaine, tu puisses poser un premier geste qui va peut-être, et je l'espère, vraiment changer quelque chose. Donc... Une attente ponctuelle, on la reconnaît. Tu attends, tu attends depuis trois jours qu'il revienne sur ce qu'il a dit dimanche soir. Et tu sais que tu attends. La chose te fatigue. te traverse, t'occupe l'esprit. Une attente devenue une habitude, elle ne se présente plus comme une attente. Elle se présente comme un mode de fonctionnement. Et c'est là toute la difficulté. À partir du moment où tu ne reconnais plus ton attente, comme une attente, tu ne cherches même plus à en sortir. Tu vis avec. Tu appelles ça mon couple. Je voudrais te donner quatre signes concrets qui révèlent que tu es entré ou que l'autre est entré dans cette zone. Quatre signes qui ne disent pas j'attends, mais qui disent j'ai pris l'habitude d'attendre. Le premier signe, c'est de tout anticiper, sans même y penser. Le repas, l'organisation du week-end, les rendez-vous médicaux, les cadeaux pour la famille, le moment où il faut recharger la voiture. Et tu ne dis pas j'attends qu'il ou elle s'en occupe. Tu ne le dis plus depuis longtemps, tu t'en occupes. Parce que sinon, ça ne se ferait pas. Et tu as cessé de remarquer que tu portes seul, ou seul féminin ou masculin, cette anticipation permanente. Le deuxième signe, tu commentes mentalement, en silence, ce que ton conjoint fait ou ne fait pas et tu n'en parles plus. Tu vois qu'il a oublié de rappeler son père, tu vois qu'elle n'a rien dit sur ta journée, tu le notes intérieurement et tu passes à autre chose. Le commentaire intérieur a remplacé la conversation. Le troisième signe, tu as cessé de proposer des choses dans le couple parce que tu sais déjà comment ça va se passer. Tu sais que si tu proposes un week-end, c'est toi qui devras tout organiser. Tu sais que si tu proposes une discussion, elle prendra une tournure que tu connais par cœur. Alors tu ne proposes plus rien et tu vis cela comme du réalisme, alors qu'en fait, c'est une forme très avancée d'habitude, d'attente. Le quatrième signe, c'est souvent le plus troublant. Tu te surprends à fonctionner mieux quand l'autre n'est pas là. Quand ton conjoint, ta conjointe part en déplacement, que ta partenaire passe le week-end chez ses parents, tu remarques que tu respires un peu mieux. Parce qu'en fait, tu n'attends plus, tu fais. Et quand l'autre revient, ce climat lourd et indéfini reprend toute sa place. Tu ne comprends pas pourquoi. C'est parce que tu ne reconnais plus dans ta vie de couple ce que tu retrouves immédiatement dès qu'elle s'allège un petit peu. Ces quatre signes très concrets, si tu en reconnais déjà deux, c'est déjà très significatif. Si tu en reconnais trois ou quatre, c'est que l'attente est devenue, chez toi, dans ton couple, le climat de fond. Et pour rendre ces signes encore plus concrets, je voudrais te raconter deux scènes que je vois souvent revenir chez les personnes que j'accompagne. La première, c'est la femme qui rentre de son travail. Un mardi soir, comme les autres, elle pose son sac, elle regarde le frigo, elle commence à préparer le dîner. Pendant qu'elle prépare, elle pense à la réunion avec l'institutrice, mercredi, au cadeau d'anniversaire de la nièce, dimanche, à la voiture qui doit passer au contrôle technique. Son conjoint rentre, l'embrasse, s'installe sur le canapé avec son téléphone. Elle ne dit rien, elle continue. Elle ne dit pas « j'attendais qu'il propose son aide » . Elle ne se dit rien. Elle est juste fatiguée. D'une fatigue. qu'elle n'arrive même plus à expliquer. La seconde, l'homme qui rentre d'une journée éprouvante, sa partenaire est déjà là, à la maison, elle lui demande comment s'est passée sa journée, il répond brièvement « ça va bien » . Ils montent se changer, en haut il reste cinq minutes, assis sur le bord du lit, sans rien faire de précis. Il ne se dit pas « j'attendais qu'elle me demande vraiment » en posant son téléphone, en me regardant, ou en faisant une pause sur les devoirs des enfants. Parce que oui, on a le droit de faire une pause même quand on fait les devoirs des enfants. En fait, non, il ne se dit rien, il redescend. Il dit qu'il n'a pas très faim, il s'installe à la table et il pense que la fatigue, c'est juste de la fatigue. Aucune dispute, aucune crise, aucune scène, juste un climat, juste l'habitude. Pour bien comprendre l'attente, quand elle s'installe à ce point dans ton quotidien, il faut s'arrêter donc sur un mécanisme du cerveau que les scientifiques appellent l'habituation. L'habituation, c'est quelque chose de très simple. Quand une chose se répète, ton cerveau y réagit de moins en moins. C'est très utile pour vivre. C'est ce qui permet, par exemple... de ne plus sentir tes vêtements sur ta peau au bout de quelques minutes ou de ne plus entendre le bruit du frigo dans la cuisine. Si tu réagissais à fond à chaque petit bruit, à chaque sensation autour de toi, tu serais épuisé au bout de quelques heures. Mais l'habituation a un revers. Elle s'applique aussi à des choses qui, elles, mériteraient de continuer à t'alerter. Et c'est exactement ce qui se passe avec l'attente dans le couple. À force d'attendre, ton cerveau finit par traiter cette attente comme un bruit de fond et il arrête de t'avertir. La douleur, elle, ne disparaît pas. Elle continue d'agir sur ton humeur, ton énergie, tes décisions. Mais tu ne la rappères même plus. Les recherches de John Gottman viennent éclairer une mécanique très précise. C'est le phénomène du stonewalling, littéralement la construction d'un mur de pierre. Il ne s'agit pas d'une décision consciente, il s'agit d'une réaction physiologique du corps quand le système nerveux a vécu, sur la durée, une charge émotionnelle. qu'il n'arrive plus à digérer. Le corps se met en retrait, la voix devient plate, le regard se détourne, les bras se croisent légèrement, le souffle se raccourcit, et la personne, sans en avoir l'intention, sort progressivement du lien. Ce que Gottman a montré, c'est que le stonewalling est statifiquement plus fréquent chez les hommes, pour des raisons à la fois biologiques et culturelles. Le système cardiovasculaire masculin met plus de temps à redescendre après une activation émotionnelle. Et la culture dans laquelle beaucoup d'hommes ont grandi, Laura a appris à se retirer en silence quand la charge émotionnelle devient trop lourde, plutôt qu'à la nommer. T'es un garçon, tu pleures pas. Du côté féminin, l'habituation à l'attente prend souvent une autre forme. Elle ne s'exprime pas par le retrait, elle s'exprime par l'hyperprésence. La femme habituée à attendre n'attend plus passivement. Elle l'anticipe, elle prend en charge. C'est là où on retrouve aussi beaucoup de phénomènes de charge mentale. Elle déploie une énergie considérable pour que les choses se fassent. parce qu'elle a intégré à force qu'elles ne se feront pas autrement. Et cette hyperprésence anticipatrice est elle aussi une habitude d'attente. Une attente qui s'est résignée à pourvoir elle-même au manque. Esther Perel a écrit des pages magnifiques sur ce qu'elle appelle l'érosion silencieuse du couple. Elle observe que dans la majorité des couples qui finissent par se séparer ou qui se réveillent un jour comme deux étrangers, mais il n'y a pas eu de grande crise. Il y en a eu des centaines. des milliers de micro-renoncements. Je vous ai enregistré un épisode sur ce sujet, si vous remontez quelques épisodes avant. Des petits retraits, des fois où on ne l'a pas dit, des fois où on n'a pas proposé. Et cette érosion ne se voit pas, elle ne se documente pas, elle ne fait pas de bruit. Et pourtant, elle creuse sous la surface lisse du quotidien. Une distance qui devient un jour irréparable. Tu vois où je veux en venir, j'espère. L'habituation, le stonement à lignes, l'érosion silencieuse, les micro-renoncements. Ah voilà, l'épisode 88. Donc remonte un tout petit peu, à peu près 6 épisodes avant celui-là. Ce sont 4 façons de décrire la même chose. Petit à petit, ton cerveau et ton couple transforment l'attente en quelque chose de normal, qui ne se remarque même plus. Et comme ça ne se remarque même plus, tu ne dis même plus que c'est un problème. Je... Je vais te parler de cette femme aussi que j'ai accompagnée très récemment. Pareil, elle dirige 50 salariés, femme remarquable, claire, posée, professionnelle. Et en couple depuis 21 ans, avec le même homme. Il y a trois enfants. Et quand elle est venue me voir, elle m'a dit mot pour mot, je ne sais pas pourquoi je viens vous voir, en réalité tout va bien. Tout allait bien, il n'y avait pas de dispute, il n'y avait pas d'infidélité, il n'y avait pas de projet de séparation. Il y avait juste quelque chose qui sonnait creux au fond d'elle. Elle n'arrivait pas. pas à mettre les mots. Et il y avait dans la précision avec laquelle elle décrivait sa relation de couple cette absence d'elle-même. Au bout de trois séances, elle m'a dit cette phrase qui m'a marquée. Je crois que je ne ressens plus grand-chose. Je crois que j'ai cessé d'attendre que ça change il y a bien longtemps. Cette cliente n'avait pas perdu son couple, elle avait perdu sa présence dans le lien. Elle vivait à l'intérieur une attente devenue totalement invisible. Avant de voir ensemble dans la troisième partie de cet épisode comment tu peux te remettre à l'écoute de toi-même quand l'attente est devenue une habitude, je voudrais te dire un mot. Si en m'écoutant aujourd'hui, tu te reconnais dans ce que je décris, dans cette ambiance où tu ne sais même plus très bien ce que tu ressens, j'ai préparé une série de vidéos gratuites, quatre vidéos qui s'appellent « Se libérer de l'attente » . Tu t'inscris une fois, tu reçois la première vidéo immédiatement et les suivantes arrivent dans ta boîte mail. Le lien est en description de l'épisode. Et je t'en reparle un peu plus en détail dans quelques instants. Quand l'attente est devenue une habitude, tu ne t'en sors pas avec une grande conversation ni avec un ultimatum. D'ailleurs, entre vous et moi, combien de femmes ou combien d'hommes n'ont pas mis des ultimatums face à « j'attends qu'ils réservent les vacances, j'attends qu'elle soit plus douce avec moi » . Bref, on ne s'en sort pas comme ça. Avec une crise non plus. Si ça suffirait, en fait, ça serait presque facile, parce qu'au moins, la crise, souvent, ça force un petit peu à se reparler. La vraie sortie, elle est beaucoup plus discrète et en même temps, beaucoup plus exigeante. Elle passe par toi. Très concrètement, elle passe par le fait de te remettre, petit à petit, à l'écoute de ce que tu ressens. Je vais t'expliquer ce que je veux dire, parce que c'est vraiment le cœur du sujet. Quand tu attends quelque chose de précis, tu le sais, tu te dis, j'aimerais qu'il me propose une sortie ce week-end. Et tu sens très bien ce que tu attends. Et l'effet que ça te fait là, là, tu es en contact avec toi-même. Quand l'attente est devenue une habitude, tu ne sais même plus ce que tu attends. Et d'ailleurs, c'est vraiment souvent ce que j'entends. Mais en fait, je ne sais même pas quoi faire. Quand des couples viennent dans cette dynamique, il y a encore plein de choses à faire. Il ne faut pas baisser les bras. Mais c'est ça qui se passe. C'est que tu ne sais même plus ce que tu attends. Tu ne demandes même plus ce que tu aimerais. Tu n'exprimes plus tes besoins, ce que tu ressens, ce dont tu as envie. Tu fonctionnes. Tu organises la semaine, tu penses à tout, tu remarques en silence ce que ton conjoint ne fait pas, et tu passes à la suite. À force, tu arrêtes de te poser la question toute simple. Et moi là-dedans, en fait, qu'est-ce que je vis ? Qu'est-ce que j'ai besoin ? Ce que tu perds dans cette histoire, ce n'est pas ton couple, c'est le contact avec toi-même à l'intérieur de ton couple. C'est ce que j'appelle pour moi la fidélité à soi. Rester en lien avec ce que tu ressens, avec ce qui compte pour toi, avec ce dont tu as besoin. Même quand l'ambiance de couple te pousse à oublier cette fidélité à soi. Très concrètement, c'est arrêter de dire ça va quand ça ne va pas. Et recommencer à savoir pour toi d'abord ce que tu ressens vraiment. Et plus tu fais ça, plus tu construis ce que j'appelle la sécurité intérieure. Cette capacité à te sentir solide à l'intérieur sans avoir besoin que ton conjoint change ou que tout ne soit pas fait autour de toi pour te sentir bien. Concrètement, comment on fait pour sortir de cette habitude d'attendre ? Eh bien, tu as trois gestes simples. Tu as vraiment à ressentir. Qu'est-ce que je ressens là maintenant ? Qu'est-ce que je ressens dans mon corps ? Tu ne cherches pas à analyser, tu cherches juste à ressentir. Et au bout de quelques jours, tu vas commencer à percevoir des choses que tu ne remarquais même plus. Cette sensation, ton corps qui te parle. Et il te dit, sans doute depuis longtemps, quelque chose que ta tête avait arrêté d'écouter. Deuxième geste, c'est de refaire un petit quelque chose pour toi. Rien de spectaculaire, mais un petit geste qui te ressemble et que tu avais arrêté de te faire. Recommencer à lire dix minutes le soir avant de dormir. Poser une vraie question à ton conjoint au dîner, une question qui t'intéresse vraiment, au lieu de la question pratique habituelle. C'est pour que toi tu retrouves, tu te retrouves. la façon dont ton conjoint réagit ou ne réagit pas, t'apprendras beaucoup. Mais ça, c'est pour plus tard. Le troisième geste, c'est de décider que tu as le droit d'exister maintenant sans attendre que l'ambiance change. Ça a l'air abstrait, mais en fait, c'est le plus concret de tout. Ça veut dire arrêter de mettre ta vie entre parenthèses en attendant que ton conjoint, que ta conjointe, changent ou que ça aille mieux. Tes envies, tes besoins, tes projets comptent maintenant, pas quand ça ira mieux. Et chaque fois que tu fais quelque chose qui dit « Je suis là, j'existe » , tu fais reculer un peu l'habitude d'attendre. Ces trois gestes, je voudrais vraiment que tu les prennes comme des invitations, pas comme des obligations. Tu n'as pas à les faire parfaitement, tu n'as pas à les faire tous les jours. Tu as juste besoin de comprendre une chose, la sortie ne viendra pas de l'ambiance du couple, elle viendra de toi. Et chacun de ces gestes te réveillera un tout petit peu. À ce stade, il y a une question qui revient très souvent chez les personnes que j'accompagne. Si je me remets à l'écoute de moi-même, Qu'est-ce que ça change pour mon couple ? Est-ce que ça va déranger l'autre ? Est-ce que je risque de provoquer une crise ? Et en fait, c'est une vraie question. D'abord, ce que je peux te dire avec certitude, c'est que quand tu changes, l'ambiance, la relation va changer. Cette ambiance, elle n'existe pas toute seule, en dehors de toi. Elle est le résultat de vous deux ensemble. Donc le jour où l'un des deux se remet à être vraiment présent, quelque chose bouge forcément. Peut-être pas de la façon dont tu l'attends. Ce que je peux te dire aussi, c'est que ce changement ne provoque presque jamais de crise du jour au lendemain. Au contraire, quand on le fait de façon saine, chez la plupart des couples que j'accompagne, la première chose qui arrive, c'est que l'autre devient curieux, un peu étonné. Il sent que quelque chose a changé, sans savoir quoi. Mais bien évidemment que si tu restes sur tes gardes, si tu es agressif, agressive, en disant « t'as qu'à le deviner » ou si tu ne vas pas juste renouer dans la conversation, bien évidemment que ça va créer une crise de couple. Donc, ça peut déstabiliser ce changement parce que justement, les habitudes étaient ancrées. Mais le plus souvent, en général, on pose des questions. L'autre peut se braquer selon ta façon dont il répond. Et c'est ça qui est important. J'ai accompagné aussi un homme qui, lui, était directeur dans un groupe. Et en fait, il ne... Il ne comprenait plus pourquoi sa femme avait installé de la distance. Il ne comprenait pas ce qu'elle voulait dire. En fait, il s'était vraiment mis en retrait depuis des années. Le travail, les dossiers, le canapé, le soir, on rentre, il faut ranger, il faut faire ci, il faut s'occuper des enfants. Le dimanche matin, tombe au jardin, la pelouse. Et en fait, il partait courir. C'était le seul truc qu'il avait réussi à garder. Et en fait, il appelait tout ça son équilibre. Mais en fait, c'était une vraie réalité de se fermer. Au fil des séances, on a commencé vraiment à travailler sur une chose, qu'il se remette à l'écoute de lui-même. Pas d'elle, en fait. Pendant quelques séances, il a fait ça. Il a fait ce travail sur ses sensations. Il a reposé des petits gestes. Et en fait, je pense qu'on était à deux mois après, donc c'était vraiment pas énorme. Sa compagne lui a dit, « Mais je ne sais pas ce que tu fais, mais je te retrouve. T'as changé. » Elle avait senti avant même qu'il ait dit quoi que ce soit. Et l'ambiance entre eux avait commencé à changer. Après, bien évidemment, il a continué le travail pour pouvoir... expliquer, sécuriser ce changement aussi chez l'autre. Il y a une autre vérité qu'il faut regarder en face, c'est que dans certains couples, le fait que l'un des deux se réveille fait apparaître par contraste à quel point l'autre s'est éloigné ou à quel point l'autre n'aime pas le changement. Parce qu'en fait, ça crée du changement puisqu'on sort d'une habitude. Et donc ça, c'est pas confortable. Ça va faire remonter des questions plus profondes qu'on a justement laissées Merci. totalement de côté depuis longtemps. Mais ce sont justement les questions qui devaient être posées à un moment donné pour que le couple respire à nouveau ou pour que tu trouves enfin cette clarté qui te manque pour avancer. Dans les deux cas, ce qui se passe, c'est que tu as juste cessé d'attendre et tu as retrouvé une forme de pouvoir intérieur qui ne dépend plus du mouvement de l'autre. Tout ce que je viens de te montrer aujourd'hui, je le travaille vraiment depuis longtemps avec les hommes, les femmes que j'accompagne et moi-même, je suis passée par ça. Et j'ai vu vraiment très souvent la même chose. Quand l'attente est devenue une habitude, la première étape, ce n'est pas de la nommer, c'est de la reconnaître. Et pour la reconnaître, il y a des repères précis, parce que justement, l'habitude a fini par cacher tous les signes. C'est pour ça que j'ai préparé une série de vidéos gratuites, 4, qui s'appellent « Se libérer de l'attente » . Dans la première vidéo, je te propose un panorama très complet des 7 signes invisibles que tu attends. Dans la deuxième vidéo j'explore l'origine de ce schéma. Dans la troisième vidéo, c'est celle qui, sans doute, qui ira un peu plus loin, parce que je vais te parler à nouveau de cette fidélité à toi-même, et puis des autres leviers également. Dans la quatrième vidéo, je te propose la suite du chemin, pour ceux qui veulent aller plus loin. Pour t'inscrire, c'est sur le lien en bas, dans la description de cet épisode, sous cette vidéo. Tu laisses ton prénom, ton email, et tu reçois la première vidéo immédiatement. Les suivantes arrivent dans ta boîte email. Cette série est gratuite et surtout elle s'adresse autant aux femmes qu'aux hommes en couple depuis des années ou quelques mois. Et en fait, c'est vraiment si vous sentez que quelque chose s'est bloqué, s'est figé, sans que vous ne sachiez pas trop quoi, comment. Et donc si c'est ton cas, je serais vraiment heureuse de t'accompagner à travers cette série de vidéos. Pour terminer, je voudrais te laisser avec une idée qui résume tout ce que je viens de dire aujourd'hui. Quand l'attente est devenue une habitude, La seule chose à faire, c'est de recommencer à te sentir vivant, vivante, dans ton couple, dans ta vie. Et ça n'a rien de spectaculaire. C'est juste réapprendre à sentir ce que tu ressens, faire de petits gestes pour toi, et décider doucement mais fermement, je suis là maintenant et je n'attends plus pour mon couple, pour exister. Je te laisse avec cette question, qui vaut autant pour les hommes que pour les femmes. Et si la présence que tu attendais de ton conjoint, de ta conjointe, depuis si longtemps, c'était d'abord la... tiennent à l'intérieur de toi dans ta propre vie. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode du podcast Les chemins du couple. Vous avez apprécié le contenu de cet épisode ? Alors pensez à laisser un avis, un commentaire. Rappelez-vous également de vous abonner afin d'être averti du nouveau contenu qui va paraître. Et enfin, si vous désirez plus de ressources, dans la description vous avez de multiples informations pour me retrouver. Je vous retrouve très bientôt.