Speaker #0Bonjour et bienvenue sur les détours d'Olivia. Aujourd'hui, sujet assez intime. Je traverse une période un peu waouh, un peu vertigineuse. La vie nous confond toujours parfois, nous met face à des épreuves parfois imprévues. Qu'est-ce que je fais de ça ? Et donc aujourd'hui j'ai envie de parler de la foi, du fait de croire en l'univers. Moi qui ai un terrain de prise de tête extrême, qui adore me prendre la tête d'une façon générale, Moi qui ai un terrain assez dépressif, dans lequel j'ai pu être mon pire bourreau, dans lequel j'ai pu un petit peu tout porter sur mes épaules. Et puis encore plus, quand je suis devenue maman, comme j'ai pu le raconter, de tout porter forcément, parce qu'on veut être une bonne mère pour son enfant. Donc on se doit d'y arriver, on ne peut pas se permettre de foirer. Et tout dépend de ce qu'on appelle foirer. Mais des fois, il y a des choses qui nous échappent dans la vie, et on se prend des petits coups durs. Et parfois, on se prend même des grosses tartes. Je ne connais pas encore l'ampleur de la tarte que je vais me prendre, mais j'essaie de voir ça comme une espèce de vertige dans lequel je pourrais un petit peu apprendre à tomber. La façon dont je me relève, je vais me démerder et je vais faire au mieux. Je ne vais pas rentrer dans les détails ici. Et d'ailleurs, ce n'est pas le propos, ce n'est pas si important que je rentre dans les détails. Ce qui est important, finalement, c'est ce qu'on fait de ces choses-là. Parce que tous, on se prend des tartes dans la vie. Qu'est-ce qu'on en fait ? Il y a des tartes plus ou moins grosses, j'espère que vous apprécierez ma poésie de bon matin. Il y a des trucs absolument innommables, je ne parle pas de ça, je parle des coups durs de la vie qui peuvent être extrêmement remuants, où il y a un petit peu le sol qui tremble sous nos pieds, où ce sont nos fondations même qui risquent un petit peu de bouger. Et donc j'ai envie de parler de foi, c'est de confiance en l'univers. Moi je n'ai pas l'habitude de fonctionner comme ça et j'aimerais me faire ce cadeau. Tout dépend de ce qu'on appelle la foi. Ça peut être Dieu, ça peut être une espèce de force supérieure, comme ils font chez Alcoolique Anonyme. Ça peut être une puissance supérieure, qu'importe ce que ça veut dire pour vous. Moi, j'aime bien me dire que c'est l'univers, que tout est énergie. Cette énergie est intelligente et complexe, elle circule. Et je suis si fatiguée de me prendre la tête, c'est comme si j'avais un petit peu cramé mon capital de prise de tête. et que pour une fois dans ma vie, j'ai envie de laisser faire les choses. C'est-à-dire qu'on peut tout mettre en place, la volonté, elle est là. Je sais remuer, ciel et terre, pour me sortir de situations difficiles, mais avoir le courage aussi de renoncer aux choses qu'on ne peut contrôler. C'est se faire des vacances, ça. Je le sens dans mon corps, je sens dans mon bide que ça remue un peu. Il y a quelque chose dans mes tripes qui commence un petit peu à me serrer. Je sens que je suis crispée, je suis un petit peu irascible avec ma fille, la pauvre. Bon, même si des fois elle le cherche, mais quand même. Et donc, renoncer aux choses qu'on ne peut contrôler. On dit souvent que la vie demande du courage, et c'est vrai. Mais j'aime me dire que les gens qui traversent les périodes difficiles ont justement cette foi. Et j'aime le mot foi, puisque courage. Parce que certes, on est maître de sa vie à beaucoup d'égards. On a pu parler de ses responsabilités dans notre vie. du fait que nous ne sommes pas des enfants, du fait que nous sommes autonomes. À partir du moment où nous entrons dans la vie d'adulte, on a des responsabilités, des choses que l'on doit honorer. Mais il y a quand même une partie qui n'est pas dans nos mains. Et c'est là que la foi entre en compte. Il faut savoir avoir cet équilibre très fin entre les choses sur lesquelles on a une responsabilité, sur les choses sur lesquelles nous sommes libres, et en effet sur lesquelles nous sommes autonomes, et les choses qui nous échappent complètement. Et c'est une danse au sein de l'incertitude, quand on ne sait pas de quoi demain est fait. Il faut dire que c'est quand même sacrément flippant. Qu'est-ce qu'on fait du voyage ? Et donc, traverser le vertige de la vie, c'est quelque part apprendre à tomber. Et c'est bizarre de dire ça quand même. Par définition, se casser la gueule, ça peut faire un mal, c'est vrai. Mais on est aussi plein de ressources, et aussi avoir confiance en ces ressources. Et c'est bien là qu'il faut différencier aussi la dépression. de la force. On peut avoir tout un tas de volontés et être super dépressif, par exemple, et avoir un terrain fragile, un terrain psychologique fragile, mais ça ne remet absolument pas en question notre capacité de résilience. Et ça, c'est super important. Il faut le dire aussi. Et donc, avoir la foi, ce n'est pas ignorer la douleur. C'est pas du tout ça. C'est aussi voir un petit bout de lumière dans ce tunnel, quoi. Voir un petit bout de lumière dans l'obscurité. Savoir qu'on est dans le noir, mais se dire, ok, Je respire, je suis là. De pouvoir s'aligner aussi dans ce moment présent, la gestalt, c'est très bien pour ça. On se concentre vraiment sur l'expérience, sur ce qui se passe là, tout de suite, aujourd'hui, dans mon corps. C'est très complexe, ce que je vis. Je ne sais pas du tout ce qui va se passer. Je ne sais pas. Mais je choisis aujourd'hui de garder la foi pour moi, pour ma fille, et ce qui se passera ensuite. On verra. A bientôt. Ciao.