- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans la première saison des Lois naturelles, le podcast de la naturopathie holistique. Je suis Camille Langlet, étudiante en dernière année de naturopathie au Cenatho et fondatrice de ce podcast. Chaque jeudi, je vous invite en solo ou au travers de témoignages inspirants à découvrir les trésors que recèle la naturopathie et comment, grâce à des techniques simples et pleines de bon sens, vous pouvez prendre soin de votre santé et de tout votre être chaque jour un peu plus. La santé sur tous les plans de l'être est à notre portée. Bonne écoute ! Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode des Lois naturelles. Aujourd'hui, je reçois une invitée spéciale. Alors bien sûr, je trouve tous mes invités fantastiques et leur récit transmet toujours beaucoup d'émotions et c'est d'ailleurs pour ça que je sollicite leur présence dans le podcast. Mais aujourd'hui, c'est un petit peu particulier. Je reçois Hélène Langlet de Paolis. Hélène, c'est ma cousine. Et force est de constater qu'elle a une vie hors du commun. Et d'ailleurs, elle est hors du commun. Ou peut-être d'ailleurs est-ce même l'inverse. Elle est hors du commun, alors la vie lui a réservé un destin hors du commun. Il y a une vingtaine d'années, Hélène a été victime d'un terrible accident de voiture alors qu'elle était sur la route du travail avec son petit garçon. Petit garçon qui est aujourd'hui bien grand, mais qui à l'époque avait 5 ans. Son petit en ressortira indemne, Hélène, elle, en revanche, est depuis tétraplégique. Alors bien sûr, c'est un tsunami dans sa vie, dans son couple et dans sa vie de famille. S'en suit le parcours que l'on peut imaginer, ou pas, car sait-on vraiment ce qu'il en est ? Hôpital, centre de rééducation, nouvelle vie, aide à domicile et vie sans assistance impossible. Face à ce terrible destin, porté par l'amour de son fils, Satya, et de son mari, Laurent, Hélène prend son destin en main et reprend les rênes de sa vie. Quelques années auparavant, elle avait voyagé en Inde. Avec son mari, ils décident alors de repartir, tous les trois, là-bas, redessiner leur vie et leur histoire. Hélène a achevé l'écriture de son témoignage autobiographique à l'issue du confinement, dans lequel elle décrit son parcours thérapeutique en France, dans les premiers temps, puis en Inde, et son chemin de vie à travers le voyage, l'amour, la spiritualité et la vie avec le handicap. Son récit est absolument captivant, très très bien écrit. Le lecteur est emporté par les mots et il se lit comme un roman. Au-delà de son histoire, ce que je souhaiterais souligner dans son parcours, c'est sa responsabilisation. Parce que malgré toute la difficulté du choc et du traumatisme lié à l'accident, Hélène s'est responsabilisée pour prendre en main sa vie et être aux commandes malgré le handicap. Bonjour Hélène !
- Speaker #1
Bonjour !
- Speaker #0
Merci pour ta présence au sein du podcast. Alors, comme première question, c'était un petit peu une question rituelle que je pose à mes invités, est-ce que, avant ton accident, est-ce que tu étais un petit peu au contact des médecines naturelles déjà ?
- Speaker #1
Oui, déjà, ça m'intéressait beaucoup. C'était un peu les débuts, puis c'était il y a 20 ans. Enfin, ça avait déjà commencé, mais les débuts du bio, on parlait beaucoup de ça. et déjà j'avais eu mon fils et je voulais en faire un bébé bio, je l'avais allaité, j'avais essayé de faire au mieux pour ce que je lui donnais ou pas, j'étais un peu contre les vaccins, enfin voilà, un peu comme ça, et en effet je m'intéressais beaucoup et il y avait de plus en plus de magasins bio qui ouvraient un peu partout, mon fils je ne l'ai soigné qu'avec de l'homéopathie, enfin oui, je m'intéressais, mais pas plus que ça, au niveau d'avoir une vie... une vie saine. Et voilà, j'étais plus adepte de ça, mais sans envisager le côté du tout thérapeutique que ça pouvait avoir.
- Speaker #0
Oui, ça ne s'était pas présenté, on va dire.
- Speaker #1
Non, voilà, j'étais en pleine santé et je me disais vivre sain, dans un corps sain.
- Speaker #0
De bonnes bases déjà pour commencer.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Donc après, l'accident est arrivé. Évidemment, à ce moment-là, il y a eu beaucoup de médecine, beaucoup de médicaments, une période de sidération et donc d'encaissement du choc. À quel moment tu as pensé à t'aider à travers de la médecine naturelle ?
- Speaker #1
Alors, je pourrais presque dire dès le début, en fait. En effet, il y a eu l'accident, donc un choc, mais j'avoue que tu ne gères pas ce qui t'arrive du tout puisque tu es pris en charge par la médecine et heureusement, ils font le miracle de te sauver la vie. Donc, pendant un moment, c'est même magnifique les soins qu'on t'apporte et à quel point on te ramène vers la vie, tout ça. Et puis, à un moment, quand enfin tu respires, tu manges et tu recommences un peu à parler, d'un coup, tu t'intéresses un peu à savoir mais qu'est-ce qu'on te donne ? et là j'ai vu une liste de médicaments qui était impressionnante puisqu'évidemment on te donne tout plein de choses pour te sauver la vie Et c'est là que je me suis dit, Oulala, j'ai pas du tout envie de vivre avec tout ça. Et c'est vrai qu'il y a des gens magnifiques en réa qui t'accompagnent, qui me rassuraient, qui me disaient, Mais tu sais, dès que tu vas mieux, tu vas pouvoir reprendre la vie comme toi tu la veux. Et donc, je dois dire que presque dès le début, j'avais en projet de ne pas vivre cet accident, puisqu'à la suite de l'accident, je me suis donc retrouvée tétraplégique. de ne pas vivre cette expérience-là sous médicaments et comme une personne malade, mais de la vivre comme une personne normale qui continue sa vie avec ses choix et ses préférences. Et voilà. Et donc, je vous dois dire, assez rapidement, j'ai commencé par enlever tout ce que je pouvais enlever, les Prozac et les compagnies, pour remplacer au maximum par ce que je pouvais. Voilà. Et donc, je pense que dès le début, j'avais l'éclair de me dire… une façon de vivre cette histoire-là le plus naturellement possible et le plus en accord avec mes convictions et le fait que j'étais jeune, en bonne santé, que pour moi, je ne me suis jamais considérée comme malade. Bien sûr. Mais comme j'ai été victime d'un accident, c'est purement mécanique. Et à partir de là, on va régler ça comme de la mécanique, mais ce n'est pas toute ma vie qui va partir en l'air vu qu'elle partait déjà complètement. Voilà.
- Speaker #0
On n'est pas revenu sur l'accident. Est-ce que tu penses que c'est bien d'expliquer ou pas ?
- Speaker #1
Oui, très rapidement. J'étais dans le monde du spectacle, mon mari est musicien, et j'ai fait des études d'art et de cinéma. Et donc, j'avais trouvé un travail qui me correspondait bien, d'organisation de spectacle. J'étais chargée de communication dans une salle de spectacle à Carcassonne, ce qui n'était pas génial parce que c'était à trois quarts d'heure de route de chez moi et que je faisais cette route tous les matins. avec mon petit garçon de 5 ans qu'il fallait poser à l'école. Enfin, toutes les mamans savent ce que c'est la jongle du matin. Et donc, c'est un matin, en partant au boulot, un jour de novembre, il faisait un temps dégueulasse. Beaucoup de vent, beaucoup de pluie. J'ai eu peur sur la route. J'ai fait une erreur, je ne sais pas trop laquelle, mais ça a fait un aquaplaning. Et ma voiture, j'ai fait une sortie de route, deux tonneaux. Et j'ai donc eu le coup du lapin. Ma nuque s'est brisée. Une fracture, luxation des cervicales qui a compressé la moelle épinière. qui a fait que, instantanément, j'étais paralysée des quatre membres, c'est-à-dire tétraplégique. et voilà donc là on m'a sauvé la vie parce que quand même elle tenait qu'à un fil si on peut dire vraiment et donc il y a eu de la réanimation mais dès le début il y avait un diagnostic c'était la tétraplégie et je l'ai toujours enfin voilà c'était définitif voilà mais j'étais avec mon petit garçon j'étais dans une bonne énergie j'avais 30 ans donc à aucun moment moi j'ai vécu ça comme un un suicide inconscient ou quoi que ce soit pas du tout moi dès le début, quand est-ce que je sors de là ? Quand est-ce que je revois mon fils ? Quand est-ce que la vie recommence ? Voilà l'énergie dans laquelle j'étais moi dès le début.
- Speaker #0
Alors moi j'aime beaucoup, vraiment beaucoup ce passage dans ton livre que je vais citer, quand tu dis "" c'est quand je suis sortie de la culpabilité que j'ai embrassé la responsabilité"
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Et j'avoue que cette phrase, elle n'est pas de moi, enfin je ne sais pas de qui elle est d'ailleurs, mais en tout cas j'avais vu des thérapeutes à un moment au début, donc j'ai tout de suite choisi de faire des thérapies, j'aime bien les thérapies brèves, EFT, EMDR. toutes ces choses-là, j'en ai fait beaucoup, souvent, à plusieurs reprises, de la sophro, les choses comme ça. Et c'était une thérapeute qui m'avait parlé et donc je parlais, je parlais. À l'époque, j'étais envahie par la culpabilité, par le fait d'avoir raté ma vie, d'être une mauvaise maman, de décevoir mes parents parce qu'à 30 ans, tu es censé être adulte, autonome et là, je me retrouve... Il y avait tout ça qui se mélangeait plus. Mon couple qui part en... voilà, évidemment, j'avais peur de perdre mon mari, enfin, tout ça. Donc, je me sentais coupable. J'étais une mauvaise mère, une mauvaise fille, une mauvaise femme, une mauvaise adulte. Enfin, voilà, j'avais tout raté pour moi. Et donc, j'étais complètement en panique, en fait, et en dépression complète. Et donc, évidemment, physiquement, je n'arrivais pas à me remettre. Bien sûr. Et c'est une thérapeute qui m'a dit cette phrase. Elle m'a dit, mais remplace toute cette culpabilité par le mot responsabilité. et quand c'était comme une clé magique et quand elle a dit ça, ça a tout transformé parce que du coup on se retrouve responsable face à ce qui s'est passé et donc on prend des décisions on agit plutôt que d'être écrasé par le poids de ce qui s'est passé et voilà, donc pour moi ça a été un moment crucial et libérateur et sûrement déclencheur d'un nouveau départ.
- Speaker #0
Je trouve ça vraiment fort parce que c'est universel en fait comme concept. Je trouve que ça s'applique vraiment à tout. des petits maux du quotidien comme des choses terribles qui peuvent arriver.
- Speaker #1
Et finalement, c'est une attitude universelle de soi vis-à-vis de la vie.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et quelque part de sa propre vie. Est-ce qu'on veut être une victime toute sa vie ou est-ce qu'on devient responsable ? Et moi, c'est un peu ce truc-là, cette épée de Damoclès, de jamais être une victime, parce que sinon, je vais m'écrouler. Sinon, ça va être sans fin. Je peux rajouter des culpabilités. Chaque jour, je peux en rajouter une. Donc au lieu de ça, ne pas rentrer dans ce truc-là et rester responsable, rester digne, faire face à ce qui se passe. Le grand mot, c'est faire face.
- Speaker #0
D'ailleurs, tu vois, je m'en rends compte, mais on dit victime d'un accident de la route.
- Speaker #1
Et oui, et ce côté victime, surtout dans notre société, il y a vraiment un jeu avec cette victimisation et donc cette déresponsabilisation, notamment vis-à-vis de la médecine. En tant que patient, on est complètement déresponsabilisé. Moi, je me rappelle au centre de Réduc, au début, je posais mes trois tonnes de questions. Je voulais tout savoir. Qu'est-ce que c'était la tétraplégie ? Qu'est-ce que ça engageait ? Qu'est-ce qui se passait à l'intérieur ? Pourquoi je ne digérais pas ? Pourquoi si ? Et une fois, c'est ma kiné qui m'a dit Mais c'est dingue de poser autant de questions. Tu es la seule. Aucun des autres patients ne pose autant de questions. Qu'est-ce que ça change pour toi ? J'ai dit Mais pour moi, ça change tout. Moi, il faut que je sache, il faut que je sache ce qui m'arrive, il faut que je sache ce qui m'attend, qu'est-ce que je peux faire. Et c'est là que j'ai compris que les trois quarts des gens, face à la maladie ou face à... au destin ou à ce qui peut se passer. On attend de voir ce qui va se passer ou ce qu'on nous propose et on ne pense pas forcément, surtout face à la médecine, que c'est à nous de jouer aussi. Les thérapies médicales marchent dans la mesure où il y a le consentement du patient, où on est avec. Ce ne sont pas les médecins qui doivent tout faire, ils le savent bien.
- Speaker #0
Et comment tu étais accueilli quand tu posais ces questions ?
- Speaker #1
Par certains médecins, mal. Les médecins, non. Les médecins, moi, je les aime beaucoup. D'ailleurs, mon papa était médecin. J'ai un grand respect pour les médecins. Et quand ils sont à l'écoute et qu'ils voient que tu t'intéresses, ils sont là aussi. D'ailleurs, le médecin qui m'avait sauvé la vie, le neurochirurgien, avait dit à mon père Avec le mental qu'elle a, on a tout à y gagner, soutenez-la. Il avait dit dès le début Le plus important, c'est le mental. Et il l'avait vu. Les médecins avaient tendance à me soutenir, mais les autres, les infirmiers, ils trouvaient que je posais un peu trop de questions ou ils n'étaient pas forcément bien accueillis. Souvent, ils préfèrent, eux, prendre les décisions, surtout dans mon cas de dépendance totale. il y a un moment donné où ils disent non, il faut penser à nous, c'est nous qui vous portons, c'est nous qui avons mal au dos, c'est nous qui... Et au bout d'un moment, oui, mais non, c'est moi, c'est mon corps, c'est à moi aussi de décider si oui ou non. Donc ça, ça a été un jeu et un dilemme qui a duré longtemps. parce que je suis très entourée par des aides-soignants, des infirmiers, et il a souvent fallu que je me rebelle un peu pour faire entendre ma voix et pour refuser certains médicaments ou certains traitements.
- Speaker #0
Ça entre en plus en conflit avec, par ailleurs, leurs conditions de travail qui sont difficiles aussi, et du coup, ça ne vient pas aider ça et nourrir le patient. C'est compliqué.
- Speaker #1
Oui, c'est compliqué.
- Speaker #0
J'avais noté, aussi difficile que puisse être la situation à ce moment-là, malgré la douleur physique et la douleur psychique, tu as repris les rênes de ta vie, tu deviens vraiment une reine. Tu m'as dit que tu as l'impression de reprendre le pouvoir assez rapidement, dès que tu reprends conscience.
- Speaker #1
dès le début même que mon mari et mon père qui étaient les deux personnes qui m'accompagnaient tout ce temps de la réa et tout le début ils étaient très très très présents ils étaient là tous les jours et ils arrêtaient pas de dire au médecin oulala attendez qu'elle parle on prend aucune décision parce que avec le regard qu'elle a même mon père il disait oulala elle me fait peur avec ce regard qu'est-ce qu'elle va nous enfin voilà et c'est vrai dès que je me suis remis à parler c'est pas que j'engueulais tout le monde mais presque c'est et puis mon fils et je voulais tout savoir et est-ce qu'il se lave les dents est-ce que si est-ce que ça voilà donc dès que j'ai pu reparler ah ben j'étais là et bien là et voilà et ça c'est indépendant de ma volonté moi-même je me suis révélée à moi-même quelque part j'ai vu à quelque point j'avais l'agnac je ne le savais pas tant que ça je veux dire mais j'ai vu que je ne lâchais pas l'affaire et que bon ben puisqu'on y est on va y aller et voilà quoi et l'énorme soutien de mon mari qui lui m'a toujours vu avec les mêmes yeux donc à aucun moment il voyait une handicapée toujours il disait attendez on attend ce qu'elle dit elle est-ce que ça lui plaît ou pas est-ce qu'elle est d'accord ou pas il me remettait toujours moi en avant et ça a été d'un soutien énorme toujours il me disait quoi, que tu veux je disais mais moi j'en sais rien je vais faire comme tout le monde il me disait mais non toi, est-ce que t'es d'accord et du coup ça me repositionnait face au choix et les grandes décisions je les ai prises donc en conscience toujours dans mes mains
- Speaker #0
Alors après, assez rapidement finalement, vous décidez de repartir en Inde ?
- Speaker #1
Voilà, alors on avait déjà voyagé en Inde avant de se connaître séparément. Puis quand on s'est connus, c'est un peu un lien qu'on avait, Laurent et moi, et un rêve d'y aller ensemble avec notre enfant. Moi, je pensais que Satya était trop petit, il avait 5 ans, j'attendais qu'il soit un peu plus grand, je pensais que c'était dangereux de voyager avec un enfant. Donc on aime beaucoup voyager, on est artistes, et on est un peu bohémiens, saltimbanques comme ça. on a quand même voyagé aux Antilles, à la Réunion, mais je ne voulais pas aller en Inde avec lui, il était trop petit. Et puis bon, j'ai eu l'accident, il s'est passé ça, il y a quand même deux années de rééducation qui sont absolument nécessaires et bénéfiques. Mais c'est vrai que j'étais dans un monde qui était très médicalisé, très dur quoi, c'était dur. Alors il y avait mon petit garçon à mettre à l'école et tout ça, mais moi après, il y avait ces longs moments où j'étais seule dans les ambulances, dans ces salles d'attente d'hôpital, dans ces… enfin voilà, j'allais en réduc, mais tu passes la journée pour faire une heure de kiné, enfin, je trouvais que tout ça, il y avait tout un temps qui ne servait à rien, où ma vie n'avait aucun sens, je revenais, j'étais épuisée, enfin, voilà, humainement c'est jamais très facile, toutes ces aides-soignants, ces brancardiers, ces ambulanciers, ces tout-bibs, j'avais affaire qu'à des gens comme ça, qui sont adorables, mais je veux dire, au niveau de sa propre vie, quand on a 30 ans, ben qu'on se dit, mais voilà, mais ça va être ça tout le temps, enfin, c'est un peu... voilà et du coup elle a encore le soutien de mon père qui voyait que donc j'avais tout remis en place une maison, une voiture, j'ai repassé mon permis, je faisais tout bien et je commençais à déprimer quoi ça se voyait et voilà et donc il m'a soutenue et on a essayé de repenser à qu'est-ce que j'avais vraiment au fond de moi comme rêve et tout et on est retombé sur l'Inde et le voyage et il se trouve que l'Inde c'est le pays de la médecine traditionnelle ayurvédique donc la médecine par les mains, mais aussi les plantes, et qui allient l'esprit et le corps, plus le yoga. Donc d'un coup, c'était comme une évidence, on va aller en Inde, et essayer de se faire du bien là-bas, et puis surtout de revoyager, de redonner du punch à notre vie. Au début, c'était un test et ça a marché super bien.
- Speaker #0
Alors qu'est-ce que tu as trouvé là-bas comme médecine ?
- Speaker #1
Alors déjà, le sourire et la... Ce serait un peu cliché de dire le sourire qu'il y a en Asie et la gentillesse des gens, ce serait même complètement cliché. Parce que tout n'est pas beau et ils ne sont pas tous gentils, ce n'est pas vrai. Mais quand même ce côté déjà de partir en voyage, en famille. On est parti dans le sud de l'Inde à Pondichéry, c'est quand même les tropiques, c'est quand même magnifique au niveau naturel. voilà donc déjà ça qui a été qui nous a soigné tous les trois c'était génial mon petit garçon qui a été pris au lycée français de Pondichéry, c'est un très beau bâtiment du 18ème donc très bien entouré, des instits super donc ça aussi c'était super et moi surtout à partir de là, de la médecine ayurvédique donc traditionnelle la médecine traditionnelle du sud de l'Inde qui passe par beaucoup de massages, beaucoup de plantes, mais aussi des exercices de respiration, les thérapies corps-esprit où on essaye un peu de réunir les deux. Donc ça, c'était une découverte et c'était génial. Ça m'a vraiment fait un bien fou avec des sessions de 21 jours d'affilée, avec un jeûne. Voilà, il y a la nutrition aussi. Donc souvent, il y a un régime alimentaire, plus des plantes, plus des massages. des exercices à faire tout seul, c'est complètement complet, et donc des fois, des sessions de 21 jours ou 14 jours, ça m'a énormément... En fait, pour moi, c'était comme renaître. J'ai tout repris à la base. C'était dingue, c'était magnifique, génial, assez dur d'ailleurs, puisqu'il y a une énorme phase de nettoyage aussi, avec tous les médicaments que j'avais pris. Donc c'est vrai que pendant un an ou deux, j'étais plus là-dessus. du sevrage médicamenteux, du nettoyage de toxines, je veux dire, j'ai fait des furoncles, enfin, j'ai fait plein de choses pour évacuer, en fait, mon corps a passé bien les deux premières années à évacuer toutes ces toxines et toute cette histoire. et après on est passé dans une phase de reconstruction mais toujours avec cette médecine traditionnelle qui est magnifique et quand même je tiens à souligner qu'on était donc à Pondichéry donc il y a la médecine du sud de l'Inde mais à côté de Pondichéry il y a Auroville, cette ville utopique qui a été créée en 68 par Mère et Aurobindo où il y a énormément de gens différents et extrêmement alternatifs et et avec des idées très novatrices et voilà, qui s'insèrent complètement dans une nouvelle pensée, une nouvelle conscience. Et donc là aussi, il y avait beaucoup de thérapeutes, notamment un ostéopathe français, j'en parle dans mon livre qui m'a accompagnée pendant sept ans. où on faisait de l'ostéopathie, mais génial, et puis trois fois par semaine, enfin. On a fait un boulot en ostéopathie qu'on n'aurait jamais pu faire en France. Déjà, je n'aurais pas eu les moyens, c'est très cher, et l'ostéopathie, c'est quelque chose dans laquelle je crois beaucoup, moi, qu'il m'a... Il a complètement reconstruit mon corps. D'ailleurs, mon père était là aussi à ce moment-là, en Inde, et il disait, c'est fou, on voit ton corps se transformer, il m'a redressé. c'était incroyable le travail de dosature, de squelette donc ça c'était aussi à Auroville et c'est là aussi que j'ai fait des thérapies plus psy aussi les thérapies familiales, les constellations familiales, de l'EFT de l'hypnose et donc le tout ensemble ça a été ça m'a complètement alors pas guéri parce que je suis tétraplégique et je le resterai mais quelque part, oui, je me sens guérie, moi, enfin, je veux dire, je vis avec mon handicap, moi, je me sens guérie, voilà, je me sens… Bon, handicapée, certes, ce n'est pas un mot qui me fait peur, moi. Donc, en effet, handicapée, j'ai des problèmes de mobilité, je n'ai pas les mêmes capacités que les autres, c'est un fait, mais je ne me sens pas ni malade, ni en détresse, voilà, plus, en tout cas, je l'ai été pendant longtemps, et plus, grâce à tout ce travail, et qui, en effet, c'est en Inde, quoi, ça.
- Speaker #0
alors c'est pas l'Inde elle-même c'est ce que je suis allé y chercher et que j'ai trouvé là-bas et c'est vrai que cette médecine ayurvédique c'est magnifique à un moment tu dis dans ton livre j'ai cessé d'attendre un miracle qui ne viendra jamais ouais
- Speaker #1
Alors, j'avoue, je pense que tous les victimes d'accidents, c'est un peu comme un deuil quelque part. Tu perds quelque chose et dans ta tête, tu reviens en arrière et tu dis mais non, ça va revenir, mais non, il va revenir. Et puis non. Et puis après, il y a quand même, il y a aussi des gens, par exemple, ma maman, c'est particulier, mais une maman, toi qui es maman aussi, tu pourras le comprendre, j'imagine que ça a été terrible d'accepter que sa fille, voilà, elle donne un nain. se retrouvent comme ça. Ma mère et ma grand-mère maternelle, les deux, elles avaient toujours Oh mais un jour tu remarcheras, oh mais j'espère te revoir debout avant de partir. Et non, même à elles, il y a un moment, j'étais obligée de leur dire Mais non, maman, il ne faut pas attendre ça, parce que c'est terrible pour moi aussi. C'est terrible de me dire que vous attendez ça. Il faut accepter, il faut me prendre comme ça maintenant, sinon on ne va pas y arriver.
- Speaker #0
Oui, parce que c'est te renvoyer, sinon que tu n'es pas à la hauteur.
- Speaker #1
et oui, et ça renvoie à ce que t'es pas ou ce que t'es plus ou ce que tu seras jamais plus et donc non, on est encore dans un truc de victime encore dans un truc de la clé c'est l'acceptation et ça aussi je l'ai trouvé en Inde dans cette philosophie magnifique du yoga et de la Ayurveda où à un moment, bon ben faut accepter quoi faut accepter, essayer et travailler là-dessus plutôt que d'espérer transformer ou espérer autre chose mais et voilà,
- Speaker #0
là on tombe dans le domaine du miracle alors voilà et ça tu dirais que tu as réussi à accepter au bout de combien de temps ?
- Speaker #1
sans mentir je pense qu'il m'a fallu quasiment dix ans oh ouais Oh oui, mais c'est quand même énorme cette idée de, enfin cette histoire de tétraplégie finalement. Et oui, je pense que quand même dans un coin de ma tête, il y avait toujours ce truc de, tu vois en Inde, je me disais toujours j'y vais parce que si au cas où, par exemple pendant longtemps, j'avais aussi l'espoir de la médecine puisque mon père était médecin, donc il m'envoyait toujours les articles. Donc bientôt ça va être la nanotechnologie, bientôt ça va être l'exosquelette, bientôt ça va être ci. Donc il n'avait de cesse de m'envoyer ces choses-là qui paraissent. me faisait pointer qu'un jour, donc il faut que je sois au top le jour où. Mon père, c'était toujours ça. Il faut que tu sois au top le jour où. Il ne faut pas lâcher. Sauf qu'il y a un moment où, et si je vivais simplement, si j'attendais d'attendre, parce que même si la médecine progresse vite, regarde, 20 ans après, on ne l'a toujours pas la puce qui nous fait marcher. Donc, plus ou moins, à la NASA, ils ont réussi, mais on n'y est pas encore. finalement le temps passe et c'est ma vie qui passe donc finalement ça m'a ramené beaucoup la méditation et tout ce truc à l'ici et le maintenant, c'est maintenant que ça se passe donc vivre dans l'espoir ou vivre dans le regret c'est toujours pareil, on n'est pas là on n'est pas là dans le maintenant et on cache ce moment et finalement la vie c'est maintenant c'est complètement donc tu parlais de tes parents pas mal et face à ton fils alors mon fils il a un petit peu de mal C'est curieux parce que maintenant qu'il est grand, c'est comme si ça avait glissé sur lui. On était ensemble dans la voiture quand on a eu l'accident. Et quand j'ai eu l'accident, je n'ai pas perdu connaissance. Il n'y avait pas de sang. Il n'y avait rien de choquant, de violent pour un petit garçon comme image. la voiture s'est immobilisée, ça je pense c'est quelque chose d'important, je pense dans son petit cerveau, il n'y a pas eu un truc violent d'imprimer, et comme je parlais encore, je lui dis ne t'inquiète pas, ça va aller, maman va revenir, tout ça, et on n'a pas été transféré dans le même hôpital, parce que lui il est parti en observation évidemment, il n'avait rien, mais bon un petit peu mal au ventre, le petit choc, et son papa a pris le relais derrière, et son papa a eu le même discours que moi, ne t'inquiète pas maman ça va aller, elle est forte, elle est là, on t'aime, et donc c'est comme si lui ça avait coulé sur lui il a eu confiance en moi on a fait ça ensemble on a toujours été ensemble et voilà je crois qu'il n'a pas eu un traumatisme trop énorme même si je pense qu'il en a un petit quelque part, mais tu sais, il a 25 ans aujourd'hui, ce n'est pas si facile d'en parler, c'est un garçon, il a beaucoup de pudeur. Donc là, je ne me permettrais pas trop de… Mais voilà, les quelques fois où j'en ai parlé avec lui, il me dit oh mais moi ça va Et puis récemment d'ailleurs, c'est fou, il m'a dit… il m'a dit après tout grâce à toi tu m'as montré que le mental c'est l'essentiel je me suis dit ça va, il a compris quelques petits mots sur un oui parce qu'en tant que parent,
- Speaker #0
en tant que maman c'est par qui on est finalement qu'on éduque nos enfants beaucoup
- Speaker #1
Et je dois dire que responsabilité, ma souffrance, au départ, elle était essentiellement liée à lui. Je m'en suis voulue, mais de ne pas être la maman que j'étais. Mais c'était horrible. Je m'en suis voulue pendant des années de ne pas l'amener à la plage comme les autres. C'était terrible. Je crois que mon accident, c'était quelque chose de terrible. Mais le plus terrible, c'était d'être... Alors, à la fois, ça m'a aidé d'être maman, mais à la fois, c'était... Le rester horrible à exprimer, toi qui m'as...
- Speaker #0
Ah, je comprends, ouais.
- Speaker #1
C'est horrible de se sentir nulle, ou des fois, de le voir tout seul devant la télé, et tu sais que t'en as pour trois heures de soins, et qu'il va rester trois heures devant la télé, et il dit rien, et il est toujours gentil. Enfin, voilà. Donc, ça, c'était le plus terrible. Donc, après, quand il a un peu grandi, je pense que ça a été plus facile aussi.
- Speaker #0
Mais on voit bien dans ton livre qu'il y a un lien très fort entre vous.
- Speaker #1
Ah ouais, ouais, c'était le journal.
- Speaker #0
Alors, je voulais revenir un peu sur la naturopathie, puisque la naturopathie, c'est la médecine traditionnelle européenne. En naturo, il y a trois techniques fondamentales qui sont les techniques sur lesquelles on ne peut pas faire l'impasse quand on fait de la naturo. C'est l'alimentation, tout ce qui est psychorelaxe, donc le mental et l'activité physique. Oui. J'aimerais bien que tu nous expliques, dans ces trois domaines, qu'est-ce que toi tu as fait précisément, surtout de façon générale, mais aussi en Inde ?
- Speaker #1
en alimentation par exemple tu nous en parlais un petit peu tout à l'heure au début par exemple j'ai pensé que c'était il fallait être végétarien rapidement je me suis rendu compte qu'en fait j'avais besoin d'un énorme apport en protéines pour mes muscles et après même sur les conseils de mon médecin ayurvédique il m'a dit non c'est pas forcément végétarien la clé c'est pas forcément de ne pas manger de viande et tout ça c'est de manger bien et surtout qu'il corresponde avec ton corps et donc moi tous mes médecins à même en Inde ils m'ont toujours dit alors la viande mais en faisant attention évidemment le poisson, les oeufs du coup je mange de tout mais je fais très attention, j'essaye que ce soit équilibré et en effet j'évite tout ce qui n'est pas bon oui tout ce qui est ratonné ou toutes ces choses là mais après c'est vrai que j'ai fait beaucoup de petites diètes notamment des smoothies pendant plusieurs années c'était smoothies le matin beaucoup de soupe le soir. Voilà, moi, je crois que la soupe, c'est la base. Oui. Je suis Madame Soupe. La soupe, quelle qu'elle soit. J'ai vu ton podcast sur le miso. Oui. Voilà, moi, je suis à fond. Avec les deux trucs qui traînent, c'est la clé parce que ça hydrate, ça donne les oligo-éléments. Voilà, je suis toujours dans ce truc d'un esprit sain dans un corps sain et que je crois qu'on est ce qu'on mange aussi. Donc, en Inde, c'est vrai que je mangeais quand même de la viande, mais très peu, finalement. Essentiellement du poulet. Donc c'est vrai que nous, on ne mange pas beaucoup de viande rouge. On n'a pas un régime très français, c'est-à-dire les crèmes, les sauces. Tout ça, j'évite. J'avoue, c'est très dur à digérer. Ça complique encore les histoires de transit.
- Speaker #0
je suis plus dans des choses assez bio, dans la mesure du possible, mais assez naturelles, assez diètes, plutôt vapeur, beaucoup de légumes, beaucoup de fruits. Et c'est vrai qu'en Inde aussi, c'était ça la base, notamment quand on te donne des traitements ayurvédiques ou quand tu fais les trois semaines de massage ou le panchakarma, les nettoyages, et là, c'est purement, c'est pour rien, et même on te donne des vomitifs, on te donne... en fait, tu te nettoies complètement de l'intérieur.
- Speaker #1
Oui, j'en ai entendu parler. D'ailleurs,
- Speaker #0
on parle énormément du deuxième cerveau, le ventre et tout. Dans l'ayurveda, ça part aussi de là comme en natureau. C'est-à-dire, on commence d'abord par nettoyer les intestins, donc des diètes, des purges, et puis après, on repart sur du naturel. Et c'est vrai qu'au niveau du cerveau, tout change, la peau change, tout plein de choses changent. Donc il y a une grande phase de nettoyage et après de reconstruction sur une base saine, sur une base... Donc c'est vrai que ça, c'est l'Ayurveda aussi. En Ayurveda, c'est la même base que la nature. L'analyse, les plantes et l'activité physique, mais qu'eux, ils présentent plutôt comme du yoga. Le yoga, les exercices de respiration, la marche.
- Speaker #1
Et alors toi, tu t'es mis au yoga ?
- Speaker #0
voilà et alors curieusement je me suis mis au yoga après l'Inde après avoir vécu en Inde pas tellement en Inde, en Inde j'étais vraiment sur les soins et c'est en rentrant que je me suis dit mais c'est fou j'ai passé presque 8 ans en Inde et j'ai pas étudié le yoga donc c'est après et ce qui est assez rigolo c'est que c'est un prof français qui a Aix-en-Provence une école de yoga en ligne et du coup c'est avec lui que je me suis mis à faire du yoga et là ça fait 6-7 ans que j'étudie à mon rythme à ma façon et puis évidemment il y a plein de postures que je ne fais pas mais je trouve ça tellement passionnant c'est une médecine de l'âme et du corps aussi mais pas que c'est fantastique le yoga est-ce que tu peux nous parler un peu plus de la cure panchakarma oui panchakarma ça veut dire 5 les 5 voies de nettoyage en fait on nettoie les 5 je ne sais plus comment traduire ça c'est-à-dire à la fois l'intestin, le digestif, les muqueuses, en fait, on nettoie tout. Le panchakarma, c'est un espèce de reset, c'est comme si on remettait comme un ordi qu'on formate. On repart au modèle d'origine. Donc, c'est assez terrible, c'est assez dur, il faut vraiment le faire avec des gens sérieux, parce qu'en effet, il y a des burges, il y a des lavements, on lave aussi les canaux du nez. Bon, moi, il y a des choses qu'on ne m'a pas fait faire complètement, on te met quand même de l'eau jusqu'à ce que ça coule clair. En fait, tu nettoies tous les orifices, tout l'intérieur. Beaucoup de massage, beaucoup d'huile. Tu as de l'huile de la tête aux pieds pendant des jours. Il y a un moment où tu te sens à peine être humain. Tu as l'impression d'être une âge. Tu prends des courbes, on te donne des lavements. Et c'est vrai que tu ressors de là, tu es complètement retapé. Ils appellent ça aussi les cures de rajeunissement en Inde. moi je pense qu'avec ça tu rajeunis carrément, tu nettoies tout tu nettoies tous les intestins, toutes les cellules tout par là où sortent les muqueuses, toutes les voies des voies de calcium les pores de la peau le tout avec une alimentation pleine de fibres et digeste voilà, tu ressors de là, tu as gagné 10 ans.
- Speaker #1
Toi, c'est ce que tu as ressenti quand tu es sorti de là. Tu t'es ressenti vraiment revitalisé.
- Speaker #0
Complètement. Complètement. Et je continue. Et à chaque fois que j'en refais, chaque fois que je reviens d'Inde, je me sens dix fois mieux qu'avant de partir. À chaque fois. Il y a vraiment une culture, un art du bien-être, mais du bien-être profond. C'est-à-dire de... un travail sur le bien-être, c'est-à-dire être bien, être bien dans son corps, être bien dans sa respiration. Voilà. Pas un bien-être, OK, on se fait du bon goût, c'est hyper sien, donc en effet, moi, je trouve ma peau, enfin tout, tout est bien. Quand je fais toutes ces choses-là, massage, thérapie ayurvédique et tout, ça se voit, ça se voit, ça se voit.
- Speaker #1
Oui, il y a une lumière, il y a quelque chose qui se dégage, ça se voit vraiment. Et ça, tu le fais à quelle périodicité ? Tous les ans ?
- Speaker #0
Tous les hivers.
- Speaker #1
Tous les hivers, d'accord.
- Speaker #0
Je vais tout le temps en anglais, en fait. Voilà. donc depuis quelques années depuis que je vis plus en Inde et c'est pour continuer mes thérapies voilà là j'ai trouvé une clinique à Goa qui me faisait beaucoup de bien voilà donc quand j'y suis c'est assez dur parce que justement en Ayurveda c'est pas une médecine qui est tendre l'Ayurveda nous justement je trouve que nos médecins il y a un côté dès qu'on souffre, ah tu souffres attends je te donne un antidouleur attends Donc on ne souffre pas, on ne s'inquiète pas, on ne déprime pas, on fait table rase de tout. Et eux non, eux ils vont avoir tendance à t'amener jusqu'au bout. tu vas la cracher ta souffrance faut la sortir faut aller au bout pour repartir sur du neuf donc quand j'essuie il y a des moments qui sont très durs, c'est épuisant mais c'est salvateur ça marche c'est pas une routine qui évite qui nous permet d'éviter au contraire on rentre dedans on est pleinement dans la responsabilisation tu fais face ok
- Speaker #1
et donc ça forcément quand tu travailles sur ton corps là ça agit sur le mental
- Speaker #0
complètement.
- Speaker #1
Par répercussion.
- Speaker #0
C'est ça que je voulais dire, c'est le fait que quand tu t'amènes au bout, au bout de l'épuisement même, parce qu'ils te font faire beaucoup d'exercices et même les thérapies, les massages, même il y a un moment, on pense que le massage c'est que du plaisir, mais pas du tout. Des fois c'est un peu douloureux, on te fait les massages abdominaux, voilà, donc t'arrives à un épuisement, t'arrives en bout de course, comme les sportifs de haut niveau, quand t'es épuisé de fatigue, d'avoir tellement donné. mais c'est génial, tu as l'esprit qui est complètement libéré voilà je pense que les sportifs vivent ça comme ça aussi ou ceux qui grimpent des grandes montagnes je veux dire quand tu vas au bout de toi-même, au bout de ton étuisement c'est pareil, c'est comme un reset un peu, tu n'as plus trop la place de déprimer, tu as besoin de te reposer et là tu te rends compte que tu te sens bien tu te sens juste bien, mieux tu digères bien, tu dors bien donc ça va mieux finalement C'est des petites victoires, mais voilà.
- Speaker #1
Oui, mais ce n'est pas rien, puisque ton quotidien est grandement amélioré quand même.
- Speaker #0
Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Et est-ce que tu pourrais vraiment nous préciser physiquement aujourd'hui ? Parce que tu vas me dire si je me trompe, mais en France, on va dire, voilà, quelque part, moi, j'ai le sentiment que tu es, entre guillemets, condamné à être tétraplégique et à avoir forcément des soins à côté, on va dire, de routine, parce que c'est lié à ton état.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et qu'est-ce que physiquement, ça t'a apporté d'avoir cette thérapie en place, tu vois ?
- Speaker #0
on va revenir sur ce terme de condamné parce que j'ai entendu plein de fois et c'est horrible c'est plus en plus condamné à être en fauteuil roulant ou cloué sur un fauteuil ça je l'ai entendu et plein de fois dans ma petite tête je me suis dit mais je ne suis pas clouée, ils sont fous ceux-là tu vois je suis assise sur un fauteuil mais donc l'idée c'est exactement ça, c'est que chez nous combien de fois plein de gens pour eux c'est bon je suis tétraplégique il n'y a plus rien à faire, il y a même un kiné qui m'a dit, et c'était au début il m'avait vu m'asseoir en tailleur dans le lit j'arrive à m'asseoir en tailleur et il me dit oh là là t'es au maxi de ce qu'une tétraplégique peut faire au niveau du corps c'est complètement faux, 20 ans après je fais 10 fois plus que ça ça c'était ce que je savais faire au début mais maintenant que j'ai travaillé vous voyez ce que je peux faire il y a plein de kinés qui en reviennent pas qui me disent mais c'est incroyable c'est pas incroyable, c'est possible pourquoi ce serait incroyable à force de dire ça aux patients, mais aucun patient alors maintenant ça se développe énormément le yoga sur chaise et tout ça mais sinon tout le monde va se dire ça je suis condamné, je suis cloué sur un fauteuil j'ai plus qu'à m'acheter une télévision un chien ce que font les trois quarts des handicapés, je veux dire. Ou, parce qu'on a des problèmes de respiration, des problèmes de digestion, des problèmes de muscles. Donc, en effet, on t'envoie un kiné qui vient 20 minutes, qui te déplie un peu les jambes. C'est sûr, tu n'évolues absolument pas. Au contraire, tu déclines. D'année en année, tu vas de plus en plus mal. Voilà, c'est certain. Et donc, je ne suis pas du tout d'accord avec ça. et moi je suis pour au contraire il faut stimuler il faut pousser les limites et voilà quoi et pas dans le but de se relever, l'idée c'est pas de se relever de marcher parce qu'à la vie c'est ce que t'aurais pondré un kiné mais à quoi ça sert puisque tu vas pas marcher mais l'idée c'est pas de marcher, c'est d'être en super santé c'est de tenir sur la longueur moi souvent on se dit ça, j'ai envie d'être grand-mère j'ai envie de tout ça, faut que je tienne j'ai pas envie de tout complètement,
- Speaker #1
j'ai envie de te dire c'est de l'hygiène de vie et en fait c'est ce que tout le monde devrait faire déjà
- Speaker #0
Oui, voilà. Donc en fait, là, je pense que une question de handicap, c'est plus une question d'hygiène de vie. Il y a un côté universel. J'ai toujours essayé d'éviter de ramener au particulier. Justement. Je suis tétrétégique, mon problème c'est ça, donc je suis condamnée. Non. Dans un niveau universel, je suis un être humain, on est en 2020, on va prendre ce qu'il y a autour de nous. Je suis une femme, je suis une maman. Je prends ce qu'il y a, je mets à plat tout ce que j'ai et qu'est-ce qu'on peut faire. et je pense en effet qu'il y a un côté universel c'est aussi pour ça que j'ai voulu écrire ce livre parce que je pense que c'est pas réservé à un lecteur à un public de handicapés pas du tout pas du tout ben voilà c'est l'idée c'est les uns les autres on se transmet nos idées parce qu'on a tous nos souffrances et je pense qu'il y a un côté universel dans ma bataille il peut correspondre à une autre tout à fait qu'elle soit au niveau d'autres se battre pour la santé ou pour la justice ou pour d'autres choses la première fois que tu m'as contacté j'ai bien aimé parce qu'on est donc cousine on a une grand-mère en commun qui était une sacrée dame et c'est la première chose que tu m'as dit il y a quand même un truc les femmes dans la famille moi je prends plus mon histoire comme une histoire de femme qui veut rester libre, qui veut se battre, qui veut mettre l'intelligence en avant. Voilà, parce qu'on a eu la chance d'avoir des gens intelligents, on est française, on a une culture, on a une éducation. Et donc, voilà, pour moi, la transmission, c'est à ce niveau-là qu'elle se fait en tant que femme, en tant que... Je pense que mon discours, il va autant pour les filles en Iran qui se battent pour la liberté que pour des handicapées. Voilà, c'est plus à ce niveau-là que je me place. Je ramène à l'universel, je ramène à... Voilà. et ça je pense c'est un peu l'héritage de notre grand-mère qui voilà c'est une très dame et qui s'est beaucoup battue et qui mettait l'intelligence et l'éducation des femmes en avant tout à l'heure tu disais que tu t'étais révélée aussi dans cet accident enfin pas dans l'accident mais dans dans cette expérience oui voilà moi c'est une expérience tout à fait je soupçonnais pas que je pouvais être comme ça tout à fait j'avoue que même j'avais 30 ans tu sais toi-même t'as eu 30 ans à 30 ans on n'est pas totalement fini on ne sait pas encore trop qui on est bon au niveau boulot je savais enfin je croyais voilà j'étais maman voilà bon ça roulait à peu près mais je veux dire je n'avais pas je ne m'étais pas rencontré moi-même encore complètement je crois qu'avec cet accident et cette expérience puisque l'accident c'est un instant T mais après c'est une expérience qui en a duré je pense que là, ouais, je me suis rencontrée moi-même et je pense que ça, c'est un cadeau d'avoir la chance de se rencontrer parce que tu sais, j'ai donc failli mourir plusieurs fois quand même. Ce n'est pas gagné. à m'écouter parler, on dirait que tout de suite, super, mais pas du tout. Pas du tout. Il y a eu plusieurs coups où on a eu très peur. J'ai fait des septicémies. Donc, rapidement, tu te rends compte que la frontière, elle est toute proche et voilà, j'ai eu très peur. J'ai eu peur de mourir. Laurent a eu peur de me perdre. Satya a eu peur de perdre sa maman. ça nous est arrivé deux fois, où voilà, la septicémie, ça fait très peur quand même. et donc c'est vrai que là de faire ce choix d'aller mieux je me suis rendu compte que j'avais la force en moi et ça je ne le savais pas forcément avant mais là je l'ai trouvé la force et elle était là en fait et c'est vrai que des fois maintenant quand j'y repense au début de l'accident j'ai été en soins en réanimation mon père m'avait dit puisqu'il était là que je suis passée en stade pré-mortem donc apparemment j'ai chuté chuté chuté jusqu'à arriver proche de la mort et et il me dit il y a eu un truc fou quand t'es arrivé en prémortem ce qu'ils appellent médicalement comme ça à partir de là je suis remonté et il a dit et de là tu ne t'es jamais arrêté de remonter C'est comme s'il y avait eu une étincelle en moi. Moi, je ne me rappelle pas, ce n'est pas un choix délibéré que j'ai fait. Le fait est que mon corps avait décidé de… Déjà, peut-être au niveau mystique, ce n'était pas mon heure. Et au niveau plus humain, en fait, j'avais la rage de vivre et je l'avais. Et je veux dire, je me suis retrouvée face à cette rage de vivre qui me dépassait presque. Même si j'avais eu tendance à me laisser aller, mais mon corps avait tout fait pour que je survive. Donc, on va y aller. mais ça tu ne l'as pas vécu comme une expérience de mort tu sais les expériences de mort imminente non tu ne l'as pas vécu comme ça j'étais extrêmement shootée si on peut dire en fait c'était une hypnose médicamenteuse un coma médicamenteux c'était pour me reposer parce que comme il y avait les douleurs de la fracture donc c'était pour me calmer et pour me soigner mais c'est pas moi qui étais dans le coma donc non moi j'ai pas ce souvenir là du tout je l'ai pas vécu et je dois dire je crois que j'ai été shooté parce que j'ai J'ai des souvenirs très embrumés. Je crois que j'étais sous les effets des drogues, enfin des médicaments. Et puis, c'est vrai que moi, je pensais à une chose, mon petit garçon, donc je voulais me réveiller. Où est mon petit garçon ? Pour moi, ma dernière image, c'était que je l'ai laissé sur la route et on m'a mis dans un médico. Donc après, moi, voilà. Il est où ? Est-ce qu'il va à l'école ? Est-ce que ça ?
- Speaker #1
C'est sûr que les enfants, ça passe avant nous. C'est notre premier souci. Tout à l'heure aussi, tu disais la médecine ayurvédique, ce n'est pas une médecine douce. C'est vrai qu'on utilise ce terme de médecine douce, mais même la naturopathie, ce n'est pas une médecine douce.
- Speaker #0
Ah ben oui, je ne sais pas pourquoi ils s'appellent ça. À la limite, notre médecine est plus douce parce qu'on te donne des antidouleurs, des surfaces. Exactement. Non, ce n'est pas une médecine douce. Il y a même un peu de violence, quoi. Il n'y a pas de mensonge. On ne passe pas de la pommade sur une plaie ouverte. Donc, on fait face encore une fois. Et on te fait aller au bout.
- Speaker #1
Alors moi, dans ma vision, je prône la santé intégrative et la complémentarité. La médecine allopathique t'a été d'une grande utilité. Mais aujourd'hui, est-ce que tu as encore besoin de l'allopathie ? Comment tu fais dans ton quotidien ?
- Speaker #0
Dans mon quotidien ? Je prends très peu de médicaments, mais je prends quand même du baclofène qui agit sur les neurotransmetteurs par rapport au handicap, à la paralysie proprement dit. Mais sinon, je prends très peu d'allopathie, je vois très peu le médecin, à part pour du matos ou des ordonnances de kiné, des choses comme ça. vu que je fais bien attention j'en ai pas tellement besoin c'est pas mais vu que j'ai été à l'hôpital sans le choisir pendant longtemps ma hantise c'est d'y retourner donc je fais tout pour pas retourner à l'hôpital c'est un sacré moteur par rapport à la médecine naturelle c'est que je fais tout parce que quand t'y es t'y es et c'est pas rigolo et tu sais pas quand tu vas sortir voilà tu sais pas quand tu vas sortir donc je veux absolument éviter ça merci Après, quand même, pour en revenir à l'allopathie, je mentirais parce que j'ai quand même eu plusieurs fois, comme je le disais, des choses assez graves et notamment des infections bactériennes, le plus souvent. Et je veux dire, s'il n'y avait pas eu les antibiotiques, je ne serais plus là. Donc, les antibiotiques m'ont sauvé la vie plusieurs fois. et par chance j'ai pas développé de résistance aux antibiotiques donc par chance si ça m'arrive encore je serai encore soignable parce qu'on peut dire ce qu'on veut mais quand même les antibiotiques face à un streptococque ou un staphylo ou des choses terribles comme ça ça nous sauve la vie il faut pas se tromper, il y a quand même des choses où l'allopathie sont tellement fortes pour nous sauver la vie mais après voilà eux, ils nous sauvent la vie. À nous de faire quelque chose de cette vie-là.
- Speaker #1
Exactement. À nous de la préserver, de se responsabiliser pour la conserver au mieux possible, complètement.
- Speaker #0
Donc moi, je sais que je fais toujours, je demande toujours conseil à mes médecins quand même. Et dès qu'il y a un souci, je vais quand même voir d'abord avec eux ce qu'il y a à faire. Et je ne suis absolument pas contre les médicaments quand il y en a besoin, ou même les antidépresseurs quand il y en a besoin. Bon, moi, j'ai réussi à éviter, mais... Parce qu'il y a beaucoup de gens qui se braquent complètement en... ou même qui rentrent dans le complotisme ou des choses comme ça. Non, non, non. Il faut bien la médecine moderne, la nôtre. On a une chance incroyable d'avoir cette médecine-là. et pour moi l'idéal c'est les deux ensemble c'est la médecine orientale et naturelle et ce qui se fait de plus en plus d'ailleurs par rapport au cancer et tout on le voit il y a des miracles quand il y a à la fois les cancéreux en hôpital la chignon et tout accompagné d'une naturopathe à côté mais là il se passe quelque chose complètement sinon ça reste bancal je pense que les deux médecines maintenant ont besoin de se retrouver la médecine alternative et la médecine officielle complémentaire
- Speaker #1
L'Aide pour une santé intégratie. Qu'est-ce que tu fais aujourd'hui pour ton hygiène mentale ? Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #0
Exactement. C'est exactement ça que je voulais rajouter. C'est que depuis Ayurveda, yoga, c'est quand même des choses qui sont du domaine de l'Asie et de la philosophie indienne, avec des concepts qu'on ne comprend pas forcément bien. Je veux dire, nous, en tant que Français ou Françaises, on se dit, oh là là, entrez là-dedans, tu vois, telle posture, tu dis, oh là là. et en fait tout ça ça m'a amené bon la sophrologie aussi j'aime beaucoup mais je crois qu'aujourd'hui il y a quelque chose de magique et qu'il faut absolument développer et soutenir notamment pour les enfants c'est les nouvelles théories et la nouvelle pratique de la méditation de pleine conscience et ça c'est complètement occidental déjà c'est inspiré de l'Asie du zen et du yoga et tout ça mais il y a des gens comme Christophe André à Paris moi maintenant c'est la méditation de pleine conscience je pense, c'est une panacée, il faudrait absolument que ça devienne presque une habitude chez nous tous moi aujourd'hui pour mon mental et même pour mon corps parce que ça calme ça pose la respiration ça aide à digérer des méditations pleines conscientes où j'en arrive maintenant et je le trouve c'est génial
- Speaker #1
Et tu arrives à pratiquer au quotidien ? Oui
- Speaker #0
je dirais que c'est marrant parce que le yoga ça se fait un peu ça ou la méditation c'est qu'au début tu dis oh là là il faut que j'arrive à pratiquer 5 minutes par jour et puis maintenant c'est complètement le contraire c'est un peu comme une drogue si j'ai pas moi mes 10 minutes où je vais me mettre à l'écart dans le silence et alors méditation de pleine conscience c'est d'une simplicité tu te calmes et tu te regardes respirer, tu te laisses juste aller il n'y a pas de mental, il n'y a pas de projet il n'y a pas de mantra, de musique de posture, non et si je ne les fais pas ça me manque je le sens et en plus c'est un peu contagieux parce que du coup j'ai emmené mon mari là-dedans et ben lui ça y est il me dit attends donc en plus on a plein d'applis sur les portables et ça va mieux, tout va mieux on vieillit mieux parce qu'on est tous en pleine évolution on est tous dans une phase de vieillissement finalement dès le début, on est, on commence à vieillir tu vois donc c'est quelque chose qu'on ne peut pas Donc, je trouve la méditation pleine conscience, le fait de se poser, la relaxation, de faire taire le mental dans ce monde qui est archi-mentalisé, tout ça, je pense que c'est la clé. Et d'ailleurs, ils sont nombreux à le prôner, à le revendiquer, même pour les écoles. Sur les enfants, moi, ça tient mon fils petit rapidement aussi. Je lui disais Attends, assieds-toi, on se pose, on respire, on se tient les mains, on écoute les oiseaux. voilà et en 5 minutes tu changes complètement d'énergie ça repart
- Speaker #1
Et c'est ce que tu disais, c'est un cercle vertueux. C'est comme l'alimentation. Et c'est ça, on va dire, l'avantage de ces médecines. C'est que tu pratiques au début un petit peu. C'est le mental et la raison qui t'y emmènent parce que tu as mentalisé que c'était mieux pour toi. Voilà, c'est ça, c'est un challenge. Et puis, à force de pratique, là, tu finis par en avoir besoin et à y aller de toi-même parce que tu te sens mieux, en fait. Et donc, tu retournes, quoi. Tu retournes tout seul, sans compte-force. Et c'est ça qui est fantastique, je trouve. Est-ce que tu as un partage particulier à faire ? Quelque chose à dire ? Un livre ? Une citation ? Une rencontre ? Un truc en particulier que tu voudrais dire ?
- Speaker #0
Oui, c'est ça aussi qui m'a intéressée. Moi, personnellement, pour en revenir à la méditation, au yoga, à l'Inde, ma rencontre principale qui a eu lieu en Inde pour moi, c'est la rencontre avec les écrits, en tout cas des enseignements, de Ramana Maharshi, qui est un sage du sud de l'Inde, qui a développé, qui a donné un enseignement justement sur l'introspection et notamment la question à se poser qui serait un peu le seul travail qu'on aurait à faire pour se soigner, qui serait la question qui suis-je à aller vers, qui a été repris par Jung. Moi, ce qui m'a bouleversée et qui a vraiment changé ma vie, c'est les enseignements de Ramana Maharshi qui sont... alors il est ni religieux ni dogmatique, il n'y a rien de tout ça pour ça qu'il a énormément de succès d'ailleurs avec les occidentaux et de plus en plus aujourd'hui notamment beaucoup de théoriciens de la physique quantique ou de la médecine quantique parlent de lui, font référence parce que parce que voilà, il ramène à la recherche du soi, le soi avec un grand S, le soi universel qu'on a à l'intérieur donc moi si je pouvais aiguiller quelqu'un vers là, ça me ferait super plaisir, les anciens demandent Ramana Maharshi qui enseigne ça, ce travail qu'on peut faire avec soi-même dans l'introspection et qui est énorme qui est magnifique, qui est essentiel
- Speaker #1
Je le mettrai dans les notes de l'épisode Merci beaucoup Hélène pour ton témoignage et tes partages, je voudrais qu'on dédie cet épisode à notre grand-mère parce que je suis sûre qu'elle serait super contente de nous voir
- Speaker #0
et voilà et puis de voir ton parcours et tout ce que t'as réussi à faire c'est fantastique je sais pas si mais mon livre je l'ai dédié à mes grands-mères oui bien sûr que je l'ai vu d'abord à Panette et mon autre grand-mère qui est aussi magnifique mais c'est vrai que quand j'ai voulu sortir le livre j'ai dit je suis obligée de lui dédier oui voilà
- Speaker #1
un truc comme ça ouais non c'est clair et bah merci beaucoup je t'en prie au revoir à bientôt Merci pour votre écoute. Pour me retrouver et suivre mes activités et celles du podcast, vous pouvez vous abonner à mon compte Instagram, lesloisnaturelles. Si vous avez aimé cet épisode et que vous souhaitez soutenir mon travail, je vous invite à le noter ou à mettre un commentaire sur votre plateforme d'écoute, ainsi qu'à le partager autour de vous. Ce sera la meilleure façon de valoriser mon travail et de contribuer à faire connaître le podcast. Je vous remercie infiniment. À bientôt !