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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Une journée d’étude consacrée le 3 février 2026 au salon de lecture du musée du quai Branly - Jacques Chirac aux mutations des patrimoines sonores à l’ère numérique qui interroge les enjeux d’accès, de circulation et de réappropriation des données culturelles. 🎧 La suite de la journée dans la playlist dédiée 👉 https://on.soundcloud.com/It3nEW8jR6puyzUvq2 👀 Voir le pdf en ligne👉 https://dam.quaibranly.fr/p?t=mmliko6kn#/share/media Depuis de nombreuses années, ethnomusicologues et linguistes s’interrogent sur les moyens de préserver et rendre accessibles les données immatérielles recueillies sur le terrain. À l’ère des humanités numériques, ces patrimoines immatériels connaissent de profondes transformations dans leurs modalités d’accès, de circulation et de réappropriation. À l’occasion de la récente mise en ligne de quatre nouvelles plateformes consacrées aux musiques traditionnelles — Pratinada, Penanian, ReSoXy et Les Réveillées — ethnomusicologues, linguistes et ingénieur(e)s se réuniront pour interroger deux enjeux centraux de la diffusion numérique des données : l’accès et la réappropriation. Cette journée propose d’examiner les mutations induites par la mise en ligne de données musicales et linguistiques sur les plateformes web, notamment dans les processus de transmission, de valorisation et de partage des musiques et des langues.Ces dynamiques s’inscrivent parfois dans des contextes postcoloniaux où se redéfinissent des rapports de pouvoir, de légitimité et d’autorité sur les savoirs. Par ailleurs, la facilité de reproduction, de circulation et de transformation des archives numérisées favorise leur diffusion hors des cadres institutionnels traditionnels, générant ainsi de nouveaux usages, pratiques et appropriations. Les plateformes numériques — archives en ligne, bases de données collaboratives ou bases de connaissances — ouvrent dès lors des perspectives inédites en matière de documentation, de diffusion et de revitalisation des patrimoines immatériels. Elles permettent de toucher de nouveaux publics, de relier des sociétés dispersées et de démocratiser l’accès à des répertoires longtemps restreints aux cercles académiques. Toutefois, ces outils soulèvent également des questions fondamentales : qui gère et administre ces contenus ? Comment concilier la transmission des savoirs locaux avec un accès immédiat et mondialisé aux données culturelles ? Quels sont les risques de décontextualisation, d’appropriation ou de marchandisation ? Cette journée explorera ainsi les processus de patrimonialisation numérique, les stratégies de souveraineté culturelle, les tensions entre ouverture et protection, ainsi que les formes de créativité hybride qui émergent à l’intersection des traditions locales et des technologies numériques. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on March 3, 2026


Rencontre avec Alexandre Girard-Muscagorry, autour de l'ouvrage qu'il a coordonné (Éditions Flammarion / Éditions du CNM / Éditions de la Philharmonie de Paris) animée par Elodie Saget. Discussion avec : - Alexandre Girard-Muscagorry conservateur du patrimoine, directeur adjoint du département des études et de la recherche de l’INHA. - Thomas Guindeuil est conservateur au Musée de la musique - Wissam Joubran, maître luthier, compositeur et joueur de oud. - Nicolas Prevôt, maître de conférences au département d'Anthropologie de l'université Paris Nanterre - Ariane Théveniaud, conservatrice-restauratrice au C2RMF. . - Elodie Saget est responsable des fonds sonores et audiovisuels au musée du quai Branly - Jacques Chirac. La discussion a été suivie d'un moment musical par Wissam Joubran. À propos du livre "Publié à l'occasion du nouveau parcours du Musée de la musique-Philharmonie de Paris, ce livre explore comment les instruments façonnent l’histoire mondiale, mêlant perspectives esthétiques, économiques, politiques et environnementales ; il révèle le rôle central de la musique comme lien entre continents, sociétés et époques. Comment un instrument de musique peut-il aider à penser l'histoire du monde ? Publié à l'occasion de la présentation du nouveau parcours du Musée de la musique-Philharmonie de Paris, cet ouvrage ouvre de nouvelles perspectives sur les dynamiques qui ont façonné la musique sur le temps long. Musicologues, instrumentistes, luthières et luthiers, historiennes et historiens de l'art et anthropologues portent un regard inédit sur les pièces maîtresses de la collection, en révélant la place centrale de l'instrument dans une histoire globale attentive aux circulations et aux connexions entre les continents, les sociétés et les époques. En croisant les perspectives esthétiques, économiques, politiques ou environnementales, ce livre compose un récit décloisonné, sensible et polyphonique, où la musique devient un espace de rencontre entre les mondes." (4e de couverture) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h16 | Published on February 17, 2026


Rencontre le mardi 10 février 2026 au salon de lecture du musée du quai Branly - Jacques Chirac avec Léa Saint-Raymond & Vincent Négri autour de leur livre publié chez Mare et Martin, avec la participation de Margaux Dumas. "La guerre en Ukraine a redonné une malheureuse actualité aux séquestres de biens culturels. Encore peu étudiée – contrairement aux « saisies », aux « confiscations » et aux « spoliations » – la notion de « séquestre » mérite d’être interrogée et replacée dans un temps long. Telle est l’ambition de cet ouvrage, mobilisant les apports croisés de l’histoire, de l’histoire de l’art, du droit, des sciences politiques, de l’économie et de la sociologie. Lors des conflits, les séquestres de biens culturels sont motivés par une certaine conception de « l’intérêt général » et relèvent d’intentions et d’opportunités politiques, que cet ouvrage met également en lumière." (4e de couverture) - Léa Saint-Raymond est Maîtresse de conférences en histoire de l’art à l’université PSL et chercheuse à l’IHMC. Elle dirige l’Observatoire des humanités numériques de l’ENS-PSL. Vincent Négri est juriste, chercheur à l’Institut des Sciences sociales du Politique (UMR 7220), ENS Paris-Saclay. Margaux Dumas est historienne, spécialiste des questions de spoliation et de restitution notamment pendant la Seconde Guerre mondiale. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h00 | Published on February 10, 2026


Lecture jeudi 5 février 2026 au salon de lecture du musée du quai Branly - Jacques Chirac de l’article "À Marib, les tribus yéménites font front commun contre les houthistes" (Le Monde Diplomatique, juin 2023) du reporter indépendant Quentin Müller suivi d’un débat avec l’auteur animé par Thierry Blanc. "Dans le dernier bastion du gouvernement central, dans le nord du Yémen, les tribus de Marib ont mis fin à leurs querelles fratricides pour résister aux offensives militaires des rebelles houthistes. Largement entretenues par l’ancien président Ali Abdallah Saleh, les dissensions tribales sont surmontées au nom de la résistance contre l’ennemi commun." Lire l'article sur le site du Monde Diplomatique 👉 https://www.monde-diplomatique.fr/2023/06/MULLER/65819 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h51 | Published on February 5, 2026


Rencontre le mardi 27 janvier 2026 avec Pascal Riviale et Claudia de Sevilla autour du récit d’Eugène de Sartiges (publié chez Ginkgo) accompagnée d’une sortie d’objets des réserves du musée. "À peine arrivé à Rio de Janeiro en 1833 comme attaché à la légation de France au Brésil, Eugène de Sartiges (1809-1892), jeune homme de bonne famille accoutumé aux voyages, décide sur un coup de tête de s’embarquer sur un navire de guerre français devant croiser sur la côte pacifique. Son objectif : visiter le Pérou. Il avait promis à sa hiérarchie de ne s’absenter que quelques semaines, il reviendra quinze mois plus tard, alors que tous le croyaient mort, dévoré par des Indiens anthropophages ! Arrivé au Pérou en pleine guerre civile, Sartiges décrit avec un certain détachement les turbulences provoquées par les pronunciamientos. Curieux de tout et de tous, il part à la rencontre du monde péruvien : population indienne, métis, propriétaires terriens, religieux, militaires et hommes politiques, notant fébrilement ce qu’il voit et entend, ainsi que le remarquait Flora Tristan qu’il avait croisée au début de son voyage. Le passé précolombien du pays tient une place importante : le jeune homme dessine et étudie les ruines qu’il rencontre sur son chemin et qu’il parvient à atteindre à grand-peine. Il sera ainsi le premier voyageur à explorer Choquequirao, site inca isolé dans la montagne à plus de 3000 m d’altitude. Son journal, décrivant les paysages, les scènes de rues, les fêtes religieuses et les évènements politiques, est un témoignage exceptionnel d’un monde encore très mal connu des Européens ; mêlant un sincère intérêt et les préjugés de son époque. Le présent ouvrage est le résultat de la transcription du texte original, retrouvé parmi les papiers d’Eugène de Sartiges récemment donnés aux Archives nationales par ses descendants, et patiemment reconstitué par Pascal Riviale. Il est ici accompagné de dessins réalisés par Sartiges lui-même ou collectés durant son périple." (4e de couverture) Pascal Riviale est chargé d’études documentaires aux Archives nationales, responsable des fonds d’archives relatifs au patrimoine. Docteur en histoire, il est spécialiste de l’histoire des voyages en Amérique latine (18e-19e s.), thématique à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages et articles. Il est chercheur associé au centre EREA du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (CNRS-Université Paris Ouest Nanterre) et membre associé de l’Institut français d’études andines, à Lima. Claudia De Sevilla est responsable de collections Amériques au musée. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h14 | Published on January 27, 2026


Rencontre le 23 janvier 2026 au salon de lecture avec Philippe Descola autour de son livre publié aux éditions du Seuil qui offre une "remarquable synthèse de ses travaux mais également une formidable émulation pour repenser de nouveaux modes d’action politique et de vie en commun." "À partir de ses « Tanner Lectures », conférences données en 2023 à l’université de Californie à Berkeley, Philippe Descola expose les grandes orientations politiques qui se dégagent de son travail anthropologique mené depuis plus de cinquante ans, notamment auprès des Achuar en Amazonie. Il met en évidence les impasses du programme d’étude du monde déployé par les Lumières, cette fabrique de distinction entre nature et culture, et rappelle sa conception de quatre filtres ontologiques qui, selon lui, structurent le processus de mondiation : l’animisme, le totémisme, le naturalisme et l’analogisme. Ilmontre combienles manières de concevoir les relations entre humains et non-humains dans les sociétés extramodernes peuvent stimuler de nouvelles formes de collectifs, d’alterpolitiques, à la fois plus ouvertes et plus inclusives. Un effort devenu nécessaire et urgent à l’ère du réchauffement climatique où le vivant est en crise généralisée et où les États n’apparaissent pas à la hauteur des défis à venir. Avec ce court texte, Philippe Descola nous offre une remarquable synthèse de ses travaux mais également une formidable émulation pour repenser de nouveaux modes d’action politique et de vie en commun. Médaille d’or du CNRS, professeur émérite au Collège de France, Philippe Descola développe une anthropologie comparative des rapports entre humains et non-humains qui a révolutionné à la fois le paysage des sciences humaines et la réflexion sur les enjeux écologiques de notre temps. Il est l’auteur, entre autres, de Par-delà nature et culture (Gallimard, 2005), La Composition des mondes (Flammarion, 2014) et Les Formes du visible (Seuil, 2021). Il a collaboré avec Alessandro Pignocchi à Ethnographies des mondes à venir (Seuil, 2022)." (4e de couverture)* 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h12 | Published on January 23, 2026


Rencontre le jeudi 22 janvier 2026 au salon de lecture J. Kerchache avec Jean-Loup Amselle autour de son essai publié aux éditions Mimésis, avec Anne Doquet . "La condition postcoloniale de l’Africain « pris » dans le rêve de l’« Autre », c’est-à-dire du Blanc, de l’Occidental, a été étudiée. Mais les fantasmes circulent également de l’Occident vers l’Afrique : l’Occidental contemporain vit tout autant dans un rêve africain que l’inverse. Il s’agit donc ici de prendre en compte un dispositif imaginaire qui enjambe les continents et qui est l’espace de circulation de fantasmes et d’investissements libidinaux de toutes sortes. Un espace d’interlocution dans lequel des énoncés, identifiables ou anonymes, errent sans avoir de point de destination déterminé. Ces énoncés mythiques accompagnent encore aujourd’hui les relations économiques et politiques entre l’Occident et l’Afrique, car ce sont des représentations et de projections réciproques qui se nourrissent de relations et de contacts très anciens." (4e de couverture) 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h20 | Published on January 22, 2026


Rencontre le 14 janvier 2026 au salon de lecture J. Kerchache avec Antonin Plarier & Guillaume Blanc autour de leur livre "Empires. Une histoire sociale de l’environnement" (CNRS éditions) qui analyse ce que la colonisation fait aux milieux naturels et montre combien, en Afrique et en Asie, l’environnement est au cœur de chaque empire : de leur réussite, comme de leur chute. "Qu’est-ce que les empires et le colonial font aux environnements qu’ils rencontrent, conquièrent puis gouvernent ? En répondant à cette question, l’histoire environnementale permet de renouveler la compréhension des territoires impériaux car partout, étudier la nature, c’est étudier le pouvoir. Ce livre rend accessible en français des textes pionniers de cette histoire encore trop méconnue. Les auteurs réunis ici montrent comment le rapport des sociétés colonisées à leur environnement a été bouleversé par l’irruption coloniale, mais aussi comment la prédation est toujours contrariée. L’implantation du thé dans le nord de l’Inde, l’introduction du figuier de Barbarie à Madagascar, la création de réserves de chasse dans l’actuelle Tanzanie, les transformations des forêts au Vietnam ou la construction d’un barrage au Mozambique suscitent une renégociation permanente des rapports de force sur le terrain: des résistances quotidiennes feutrées jusqu’aux révoltes ouvertes. L’histoire environnementale des empires est bien en cela une histoire sociale. Elle éclaire également notre présent. Car, aujourd’hui encore, les paysages portent la trace indélébile de l’occupation coloniale et des luttes sociales qui s’y sont déroulées pour l’accès, le contrôle et le gouvernement de la nature." (4e de couverture) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h16 | Published on January 14, 2026


Rencontre jeudi 8 janvier 2026 à 18h avec André Delpuech autour du catalogue de l’exposition "Aux origines de la Caraïbe, Taïnos & Kalinagos" (Éd. Éditions Hervé Chopin), où quinze auteurs présentent 6 000 ans d’histoire à travers plus de 300 œuvres sur 240 pages... André Delpuech est conservateur général du patrimoine et commissaire de cette exposition conçue par le Musée du quai Branly - Jacques Chirac à Paris, et présentée à la Fondation Clément au François, Martinique, du 14 déc. 2025 au 15 mars 2026. "Sur 600 mètres carrés, l’exposition conçue par le commissaire André Delpuech (conservateur général du patrimoine, Centre Alexandre-Koyré, EHESS), présente plus de 330 œuvres provenant de trente institutions culturelles de la Caraïbe, d’Europe et des Etats-Unis. Cet ouvrage retrace 6 000 ans d’histoire à travers 330 œuvres conservées dans la Caraïbe, en Europe et aux États-Unis. Les textes des conservateurs et chercheurs en archéologie, histoire, arts et anthropologie mettent en lumière les cultures, les savoir-faire et les croyances de ces civilisations autochtones et racontent leur rencontre avec les Européens. Mais ils révèlent aussi la réalité d’une présence contemporaine et la force d’un héritage toujours vivant." (site de l'éditeur) Commissariat : André Delpuech, Centre Alexandre Koyré – UMR 8560 avec le concours de Stéphen Rostain et Benoît Roux. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h23 | Published on January 8, 2026
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Une journée d’étude consacrée le 3 février 2026 au salon de lecture du musée du quai Branly - Jacques Chirac aux mutations des patrimoines sonores à l’ère numérique qui interroge les enjeux d’accès, de circulation et de réappropriation des données culturelles. 🎧 La suite de la journée dans la playlist dédiée 👉 https://on.soundcloud.com/It3nEW8jR6puyzUvq2 👀 Voir le pdf en ligne👉 https://dam.quaibranly.fr/p?t=mmliko6kn#/share/media Depuis de nombreuses années, ethnomusicologues et linguistes s’interrogent sur les moyens de préserver et rendre accessibles les données immatérielles recueillies sur le terrain. À l’ère des humanités numériques, ces patrimoines immatériels connaissent de profondes transformations dans leurs modalités d’accès, de circulation et de réappropriation. À l’occasion de la récente mise en ligne de quatre nouvelles plateformes consacrées aux musiques traditionnelles — Pratinada, Penanian, ReSoXy et Les Réveillées — ethnomusicologues, linguistes et ingénieur(e)s se réuniront pour interroger deux enjeux centraux de la diffusion numérique des données : l’accès et la réappropriation. Cette journée propose d’examiner les mutations induites par la mise en ligne de données musicales et linguistiques sur les plateformes web, notamment dans les processus de transmission, de valorisation et de partage des musiques et des langues.Ces dynamiques s’inscrivent parfois dans des contextes postcoloniaux où se redéfinissent des rapports de pouvoir, de légitimité et d’autorité sur les savoirs. Par ailleurs, la facilité de reproduction, de circulation et de transformation des archives numérisées favorise leur diffusion hors des cadres institutionnels traditionnels, générant ainsi de nouveaux usages, pratiques et appropriations. Les plateformes numériques — archives en ligne, bases de données collaboratives ou bases de connaissances — ouvrent dès lors des perspectives inédites en matière de documentation, de diffusion et de revitalisation des patrimoines immatériels. Elles permettent de toucher de nouveaux publics, de relier des sociétés dispersées et de démocratiser l’accès à des répertoires longtemps restreints aux cercles académiques. Toutefois, ces outils soulèvent également des questions fondamentales : qui gère et administre ces contenus ? Comment concilier la transmission des savoirs locaux avec un accès immédiat et mondialisé aux données culturelles ? Quels sont les risques de décontextualisation, d’appropriation ou de marchandisation ? Cette journée explorera ainsi les processus de patrimonialisation numérique, les stratégies de souveraineté culturelle, les tensions entre ouverture et protection, ainsi que les formes de créativité hybride qui émergent à l’intersection des traditions locales et des technologies numériques. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
2min | Published on March 3, 2026


Rencontre avec Alexandre Girard-Muscagorry, autour de l'ouvrage qu'il a coordonné (Éditions Flammarion / Éditions du CNM / Éditions de la Philharmonie de Paris) animée par Elodie Saget. Discussion avec : - Alexandre Girard-Muscagorry conservateur du patrimoine, directeur adjoint du département des études et de la recherche de l’INHA. - Thomas Guindeuil est conservateur au Musée de la musique - Wissam Joubran, maître luthier, compositeur et joueur de oud. - Nicolas Prevôt, maître de conférences au département d'Anthropologie de l'université Paris Nanterre - Ariane Théveniaud, conservatrice-restauratrice au C2RMF. . - Elodie Saget est responsable des fonds sonores et audiovisuels au musée du quai Branly - Jacques Chirac. La discussion a été suivie d'un moment musical par Wissam Joubran. À propos du livre "Publié à l'occasion du nouveau parcours du Musée de la musique-Philharmonie de Paris, ce livre explore comment les instruments façonnent l’histoire mondiale, mêlant perspectives esthétiques, économiques, politiques et environnementales ; il révèle le rôle central de la musique comme lien entre continents, sociétés et époques. Comment un instrument de musique peut-il aider à penser l'histoire du monde ? Publié à l'occasion de la présentation du nouveau parcours du Musée de la musique-Philharmonie de Paris, cet ouvrage ouvre de nouvelles perspectives sur les dynamiques qui ont façonné la musique sur le temps long. Musicologues, instrumentistes, luthières et luthiers, historiennes et historiens de l'art et anthropologues portent un regard inédit sur les pièces maîtresses de la collection, en révélant la place centrale de l'instrument dans une histoire globale attentive aux circulations et aux connexions entre les continents, les sociétés et les époques. En croisant les perspectives esthétiques, économiques, politiques ou environnementales, ce livre compose un récit décloisonné, sensible et polyphonique, où la musique devient un espace de rencontre entre les mondes." (4e de couverture) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h16 | Published on February 17, 2026


Rencontre le mardi 10 février 2026 au salon de lecture du musée du quai Branly - Jacques Chirac avec Léa Saint-Raymond & Vincent Négri autour de leur livre publié chez Mare et Martin, avec la participation de Margaux Dumas. "La guerre en Ukraine a redonné une malheureuse actualité aux séquestres de biens culturels. Encore peu étudiée – contrairement aux « saisies », aux « confiscations » et aux « spoliations » – la notion de « séquestre » mérite d’être interrogée et replacée dans un temps long. Telle est l’ambition de cet ouvrage, mobilisant les apports croisés de l’histoire, de l’histoire de l’art, du droit, des sciences politiques, de l’économie et de la sociologie. Lors des conflits, les séquestres de biens culturels sont motivés par une certaine conception de « l’intérêt général » et relèvent d’intentions et d’opportunités politiques, que cet ouvrage met également en lumière." (4e de couverture) - Léa Saint-Raymond est Maîtresse de conférences en histoire de l’art à l’université PSL et chercheuse à l’IHMC. Elle dirige l’Observatoire des humanités numériques de l’ENS-PSL. Vincent Négri est juriste, chercheur à l’Institut des Sciences sociales du Politique (UMR 7220), ENS Paris-Saclay. Margaux Dumas est historienne, spécialiste des questions de spoliation et de restitution notamment pendant la Seconde Guerre mondiale. 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h00 | Published on February 10, 2026


Lecture jeudi 5 février 2026 au salon de lecture du musée du quai Branly - Jacques Chirac de l’article "À Marib, les tribus yéménites font front commun contre les houthistes" (Le Monde Diplomatique, juin 2023) du reporter indépendant Quentin Müller suivi d’un débat avec l’auteur animé par Thierry Blanc. "Dans le dernier bastion du gouvernement central, dans le nord du Yémen, les tribus de Marib ont mis fin à leurs querelles fratricides pour résister aux offensives militaires des rebelles houthistes. Largement entretenues par l’ancien président Ali Abdallah Saleh, les dissensions tribales sont surmontées au nom de la résistance contre l’ennemi commun." Lire l'article sur le site du Monde Diplomatique 👉 https://www.monde-diplomatique.fr/2023/06/MULLER/65819 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h51 | Published on February 5, 2026


Rencontre le mardi 27 janvier 2026 avec Pascal Riviale et Claudia de Sevilla autour du récit d’Eugène de Sartiges (publié chez Ginkgo) accompagnée d’une sortie d’objets des réserves du musée. "À peine arrivé à Rio de Janeiro en 1833 comme attaché à la légation de France au Brésil, Eugène de Sartiges (1809-1892), jeune homme de bonne famille accoutumé aux voyages, décide sur un coup de tête de s’embarquer sur un navire de guerre français devant croiser sur la côte pacifique. Son objectif : visiter le Pérou. Il avait promis à sa hiérarchie de ne s’absenter que quelques semaines, il reviendra quinze mois plus tard, alors que tous le croyaient mort, dévoré par des Indiens anthropophages ! Arrivé au Pérou en pleine guerre civile, Sartiges décrit avec un certain détachement les turbulences provoquées par les pronunciamientos. Curieux de tout et de tous, il part à la rencontre du monde péruvien : population indienne, métis, propriétaires terriens, religieux, militaires et hommes politiques, notant fébrilement ce qu’il voit et entend, ainsi que le remarquait Flora Tristan qu’il avait croisée au début de son voyage. Le passé précolombien du pays tient une place importante : le jeune homme dessine et étudie les ruines qu’il rencontre sur son chemin et qu’il parvient à atteindre à grand-peine. Il sera ainsi le premier voyageur à explorer Choquequirao, site inca isolé dans la montagne à plus de 3000 m d’altitude. Son journal, décrivant les paysages, les scènes de rues, les fêtes religieuses et les évènements politiques, est un témoignage exceptionnel d’un monde encore très mal connu des Européens ; mêlant un sincère intérêt et les préjugés de son époque. Le présent ouvrage est le résultat de la transcription du texte original, retrouvé parmi les papiers d’Eugène de Sartiges récemment donnés aux Archives nationales par ses descendants, et patiemment reconstitué par Pascal Riviale. Il est ici accompagné de dessins réalisés par Sartiges lui-même ou collectés durant son périple." (4e de couverture) Pascal Riviale est chargé d’études documentaires aux Archives nationales, responsable des fonds d’archives relatifs au patrimoine. Docteur en histoire, il est spécialiste de l’histoire des voyages en Amérique latine (18e-19e s.), thématique à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages et articles. Il est chercheur associé au centre EREA du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (CNRS-Université Paris Ouest Nanterre) et membre associé de l’Institut français d’études andines, à Lima. Claudia De Sevilla est responsable de collections Amériques au musée. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h14 | Published on January 27, 2026


Rencontre le 23 janvier 2026 au salon de lecture avec Philippe Descola autour de son livre publié aux éditions du Seuil qui offre une "remarquable synthèse de ses travaux mais également une formidable émulation pour repenser de nouveaux modes d’action politique et de vie en commun." "À partir de ses « Tanner Lectures », conférences données en 2023 à l’université de Californie à Berkeley, Philippe Descola expose les grandes orientations politiques qui se dégagent de son travail anthropologique mené depuis plus de cinquante ans, notamment auprès des Achuar en Amazonie. Il met en évidence les impasses du programme d’étude du monde déployé par les Lumières, cette fabrique de distinction entre nature et culture, et rappelle sa conception de quatre filtres ontologiques qui, selon lui, structurent le processus de mondiation : l’animisme, le totémisme, le naturalisme et l’analogisme. Ilmontre combienles manières de concevoir les relations entre humains et non-humains dans les sociétés extramodernes peuvent stimuler de nouvelles formes de collectifs, d’alterpolitiques, à la fois plus ouvertes et plus inclusives. Un effort devenu nécessaire et urgent à l’ère du réchauffement climatique où le vivant est en crise généralisée et où les États n’apparaissent pas à la hauteur des défis à venir. Avec ce court texte, Philippe Descola nous offre une remarquable synthèse de ses travaux mais également une formidable émulation pour repenser de nouveaux modes d’action politique et de vie en commun. Médaille d’or du CNRS, professeur émérite au Collège de France, Philippe Descola développe une anthropologie comparative des rapports entre humains et non-humains qui a révolutionné à la fois le paysage des sciences humaines et la réflexion sur les enjeux écologiques de notre temps. Il est l’auteur, entre autres, de Par-delà nature et culture (Gallimard, 2005), La Composition des mondes (Flammarion, 2014) et Les Formes du visible (Seuil, 2021). Il a collaboré avec Alessandro Pignocchi à Ethnographies des mondes à venir (Seuil, 2022)." (4e de couverture)* 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly (http://linktr.ee/mediathequequaibranly) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h12 | Published on January 23, 2026


Rencontre le jeudi 22 janvier 2026 au salon de lecture J. Kerchache avec Jean-Loup Amselle autour de son essai publié aux éditions Mimésis, avec Anne Doquet . "La condition postcoloniale de l’Africain « pris » dans le rêve de l’« Autre », c’est-à-dire du Blanc, de l’Occidental, a été étudiée. Mais les fantasmes circulent également de l’Occident vers l’Afrique : l’Occidental contemporain vit tout autant dans un rêve africain que l’inverse. Il s’agit donc ici de prendre en compte un dispositif imaginaire qui enjambe les continents et qui est l’espace de circulation de fantasmes et d’investissements libidinaux de toutes sortes. Un espace d’interlocution dans lequel des énoncés, identifiables ou anonymes, errent sans avoir de point de destination déterminé. Ces énoncés mythiques accompagnent encore aujourd’hui les relations économiques et politiques entre l’Occident et l’Afrique, car ce sont des représentations et de projections réciproques qui se nourrissent de relations et de contacts très anciens." (4e de couverture) 🔎👀 En savoir plus sur la médiathèque du musée, sa programmation, ses espaces et ses ressources 👉 linktr.ee/mediathequequaibranly Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h20 | Published on January 22, 2026


Rencontre le 14 janvier 2026 au salon de lecture J. Kerchache avec Antonin Plarier & Guillaume Blanc autour de leur livre "Empires. Une histoire sociale de l’environnement" (CNRS éditions) qui analyse ce que la colonisation fait aux milieux naturels et montre combien, en Afrique et en Asie, l’environnement est au cœur de chaque empire : de leur réussite, comme de leur chute. "Qu’est-ce que les empires et le colonial font aux environnements qu’ils rencontrent, conquièrent puis gouvernent ? En répondant à cette question, l’histoire environnementale permet de renouveler la compréhension des territoires impériaux car partout, étudier la nature, c’est étudier le pouvoir. Ce livre rend accessible en français des textes pionniers de cette histoire encore trop méconnue. Les auteurs réunis ici montrent comment le rapport des sociétés colonisées à leur environnement a été bouleversé par l’irruption coloniale, mais aussi comment la prédation est toujours contrariée. L’implantation du thé dans le nord de l’Inde, l’introduction du figuier de Barbarie à Madagascar, la création de réserves de chasse dans l’actuelle Tanzanie, les transformations des forêts au Vietnam ou la construction d’un barrage au Mozambique suscitent une renégociation permanente des rapports de force sur le terrain: des résistances quotidiennes feutrées jusqu’aux révoltes ouvertes. L’histoire environnementale des empires est bien en cela une histoire sociale. Elle éclaire également notre présent. Car, aujourd’hui encore, les paysages portent la trace indélébile de l’occupation coloniale et des luttes sociales qui s’y sont déroulées pour l’accès, le contrôle et le gouvernement de la nature." (4e de couverture) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h16 | Published on January 14, 2026


Rencontre jeudi 8 janvier 2026 à 18h avec André Delpuech autour du catalogue de l’exposition "Aux origines de la Caraïbe, Taïnos & Kalinagos" (Éd. Éditions Hervé Chopin), où quinze auteurs présentent 6 000 ans d’histoire à travers plus de 300 œuvres sur 240 pages... André Delpuech est conservateur général du patrimoine et commissaire de cette exposition conçue par le Musée du quai Branly - Jacques Chirac à Paris, et présentée à la Fondation Clément au François, Martinique, du 14 déc. 2025 au 15 mars 2026. "Sur 600 mètres carrés, l’exposition conçue par le commissaire André Delpuech (conservateur général du patrimoine, Centre Alexandre-Koyré, EHESS), présente plus de 330 œuvres provenant de trente institutions culturelles de la Caraïbe, d’Europe et des Etats-Unis. Cet ouvrage retrace 6 000 ans d’histoire à travers 330 œuvres conservées dans la Caraïbe, en Europe et aux États-Unis. Les textes des conservateurs et chercheurs en archéologie, histoire, arts et anthropologie mettent en lumière les cultures, les savoir-faire et les croyances de ces civilisations autochtones et racontent leur rencontre avec les Européens. Mais ils révèlent aussi la réalité d’une présence contemporaine et la force d’un héritage toujours vivant." (site de l'éditeur) Commissariat : André Delpuech, Centre Alexandre Koyré – UMR 8560 avec le concours de Stéphen Rostain et Benoît Roux. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
1h23 | Published on January 8, 2026