- Speaker #0
Et salut à toi, je suis extrêmement heureux de te retrouver pour un nouveau numéro du Let's Ride Podcast, le podcast 100% consacré à la pratique et à la communauté du trail running. Et dans cet épisode, j'ai décidé de vous proposer un nouveau numéro sous le format que j'appelle que j'avais proposé récemment, dont le sujet était « Le travail a-t-il réellement changé ? » Et c'est-à-dire, je vous rappelle, j'ai fait appel à plusieurs Patreons et nous choisissons un sujet un peu général, et puis nous nous échangeons sur sur différents thèmes dans ce sujet. Et aujourd'hui, cet épisode s'appellera « Comparaison n'est pas raison » . Alors vous allez dire que c'est un titre un peu bizarre, mais en fait, ça va concerner pas mal de sujets différents dans cet épisode. On va parler de la comparaison entre les niveaux de course, en ce qui concerne notamment les classements, la densité des courses. On va parler également des formats de course. On va parler également de la comparaison entre les différentes physiologiques et en ce qui concerne notamment la nutrition entre les élites par exemple et les non-élites. Et puis on va parler également de la comparaison aux autres. Et ça c'est vraiment un sujet qui est hyper important dans notre sport, notamment avec des applications type Strava. Et donc j'ai reçu pour cet épisode Yannick Bianchini et Mathieu Romain qui sont deux patrons de longue date et avec qui nous allons échanger sur tous ces items. Après cette longue introduction, je souhaitais aussi vous rappeler que vous pouvez intégrer une magnifique communauté si vous souhaitez un jour participer à un de ces épisodes et intégrer une belle communauté de sportifs dans laquelle on échange pas mal vous avez énormément de contenu rien que pour vous j'ai mis à disposition notamment deux échanges que j'ai fait dans le cadre du réseau Expert Sport Coaching avec Guillaume Millet ou alors avec Eric Clavry donc vous voyez pas mal de contenu exclusif Donc voilà, si vous souhaitez nous rejoindre et soutenir à la fois un contenu indépendant, eh bien rendez-vous sur Patreon, P-A-T-R-E-O-N.com, slash Let's Try le podcast. Allez, je vous laisse profiter de notre échange avec Mathieu et Yannick. Bonne écoute ! Je suis avec Yannick Bianchini et Mathieu Romain. Je suis très heureux de vous avoir tous les deux. C'est un épisode que je voulais faire depuis longtemps. comparaison n'est pas et raison le titre est un peu un peu comment dire il est peu créatif mais j'avais envie voilà de faire passer mon idée au travers de ce titre racoleur on va dire en tout cas je j'espère que vous allez bien tous les deux je vous laissez vous présenter dans quelques instants allez à toi yannick honneur au patrion le plus ancien qui es tu en quelques mots yannick Bianchini.
- Speaker #1
prof de sport depuis plus de 20 ans maintenant et voilà spécialisé dans la préparation physique surtout dans les sports qu il ya une dizaine d'années je me suis spécialisé dans le running et surtout le trail running maintenant je fais quasi plus que ça voilà j'adore la prépa physique j'adore courir j'adore les trails j'adore la montagne j'habite au luxembourg et voilà Très content, merci pour l'invite. C'est mon deuxième passage au podcast. J'allais te poser la question.
- Speaker #0
Je ne sais plus à force. Après 300 épisodes, je ne sais plus.
- Speaker #1
C'était un bel épisode avec Seb Cornette et Cascade Verte. C'était bien sympa. On salue. Merci pour l'invite. Très content d'être là de nouveau.
- Speaker #0
Avec plaisir et merci à toi pour ton soutien depuis des années. Salut Matt, comment tu vas ? Pareil, même exercice, je te laisse te présenter pour les auditrices et les auditeurs.
- Speaker #2
Salut, moi c'est Mathieu, c'est le prénom, Romain c'est le nom, c'est le problème quand on a un prénom et un nom. J'habite dans le Nord, je suis restaurateur, je cours à pied, alors je ne vais pas dire que je fais du trail parce que j'ai commencé par courir à pied tout simplement. Je cours à pied depuis maintenant 4 ans, à peu près 3-4 ans. voilà j'ai 38 ans bientôt 39, deux enfants et puis j'ai des journées bien bien chargées que j'essaye d'égayer justement avec le trail de la course à pied et j'ai un petit problème dans ma tête puisque je suis très j'essaye d'être le plus pointilleux possible mais justement on va en parler à force de comparer les méthodes d'entraînement, à force de tout ça, j'ai appris un peu à prendre de la distance, à prendre du recul. Donc, c'est pour ça que quand tu as parlé de ce sujet-là, ça m'a évoqué un peu mon évolution. C'est-à-dire qu'il y a 3-4 ans, j'essayais peut-être un peu comme beaucoup de débutants, j'essayais de vraiment tout suivre, de connaître plein de choses. C'est un syndrome, je pense. À force, je prends du recul et je compare les choses, mais avec plus de recul, moins de jugement, etc. Enfin bref. c'est pertinent par rapport à ce dont on va discuter aujourd'hui.
- Speaker #0
Carrément. Merci à tous les deux d'être là. C'est un nouveau format d'épisode, au même titre que ce qu'on avait fait il y a peu de temps sur le trail « A-t-il vraiment changé ? » . Alors, il y avait eu pas mal de retours sur cet épisode où on m'a dit « Vous étiez trop nombreux, vous étiez trop nombreux, c'était incompréhensible » . Donc là, hop, on resserre les effectifs. Deux invités, ça va être nickel. On va pouvoir discuter ensemble de ce sujet. Comparaison n'est pas raison. J'ai choisi de faire cet épisode pour parler de plusieurs thèmes. Je vais les énumérer rapidement. Il y en aura cinq. Il y a les niveaux de course, notamment dans le cadre des classements et des podiums. Il y a la figure et l'alimentation, la nutrition, les performances physiques. Quand on compare notamment les élites, on ne va pas appeler les élites, on va appeler les sportifs de haut niveau et les sportifs de... de niveau un peu plus inférieur quand il y a des comparaisons qui sont un peu hasardeuses à mon avis. Avec Yannick, on va en parler puisqu'on sait de quoi on parle. Ensuite, il y aura en troisième partie des formats de course. Comparer des 100 miles avec 5000 de D+, avec des 100 miles et 10 000 de D+, il n'est pas forcément judicieux. Enfin voilà, on va rentrer dans le détail. Les records de course aussi avec des comparaisons de temps, des subs. 20 heures, si vous voyez ce que je veux dire, sur des tracés qui ne sont pas les mêmes, etc. Et puis enfin, on va parler un petit peu de la comparaison. C'est Mathieu qui me l'a soufflé juste avant l'enregistrement de l'épisode et ça, c'était hyper important. On va finir par presque le plus important, la comparaison avec les autres. Alors ça, c'est un sujet, je pense qu'on va se régaler. Merci en tous les cas à tous les deux d'être là. On va commencer par le premier thème. Comme d'habitude, sur le premier thème, je vous livre un petit peu mon expérience, mon ressenti. Et puis après, je vous laisse rebondir en partageant votre expérience et puis en exposant tout ce que vous voulez. Les niveaux de course, classement, podium. Alors pourquoi j'ai voulu parler de ce sujet en premier ? Je suis coach depuis presque 4-5 ans. Alors déjà, en préambule, je voulais quand même introduire cet épisode en disant que ma volonté, ce n'était pas du tout de porter des jugements. ou de critiquer les gens qui comparent dans des situations où il n'y a pas lieu de comparer, qu'on dénote, et j'en avais parlé à de nombreuses reprises, dans notre milieu et dans notre discipline, un déficit quand même de lisibilité des performances et de connaissances de la grande majorité des gens qui pratiquent. C'est un fait, on le constate tous les jours, et que notre objectif était de pointer un petit peu du doigt ces incohérences que l'on constate dans ces cinq différents domaines que je viens de citer. ceci étant dit, niveau de course classement et podium on entend souvent en tant que coach ouais Nico tu sais j'aimerais bien sur la course de la tortue voûtée de Jouy-en-Josas faire top 30 deuxième M1 parce que l'année dernière je pense que avec le niveau que j'ai je pourrais faire ce classement là etc je pense Je dis ça en rigolant, mais ce n'est pas loin d'être la réalité. Et je vais donner un exemple tout particulier me concernant, qui m'a vraiment fait prendre conscience de l'importance de recontextualiser la densité d'une course. La densité, c'est le niveau composé, le niveau que contient la course avec les athlètes de différents niveaux. où on va avoir des disparités qui sont absolument énormes. J'en veux pour preuve, moi, quand je fais habituellement, à titre perso, des courses dans la région qui sont des courses peu connues, comme, je ne sais pas, moi, je peux citer... Alors, la Galinette, j'en parle souvent, mais c'est quand même une course qui a quand même un certain niveau, mais où on arrive à faire des classements relativement intéressants. Et puis, on se retrouve à aller faire la Skyrun et on se retrouve à aller ben passer à peine les barrières horaires et à être 280ème sur 350. Ma volonté au travers de ce premier thème, c'était de dire que quand vous souhaitez viser un classement, viser un top 100, un top 50, etc., il faut quand même absolument contextualiser avec le niveau de densité qu'il y a à l'intérieur, parce que sinon on peut être très vite déçu. Et j'en vois un dernier exemple, c'est un sportif qu'on a à la section à Aix-Satelay, je le cite, il aura... Il ne m'en voudra pas Martin Mercier qui est une bête absolue, qui a 800 d'index ITRA et qui se retrouve à faire 65ème des championnats de France au Ventoux. Donc quand on regarde ça, on peut aussi comprendre que quand on est dans des courses qui sont de niveaux très élevés, on peut vite avoir des déconvulsions. Voilà un petit peu mon partage d'expérience, mon cher Yannick et mon cher Mathieu. Allez, je laisse la parole à Mathieu. Donne-moi ton retour à Brûle pour Point. Voilà, malin.
- Speaker #2
À Brûle pour Point, c'est assez direct. C'est que moi, j'utilise justement… Je ne suis pas… Je suis bon client. C'est que j'utilise justement cet objectif-là quand je commence une course. Et depuis peu, depuis l'année dernière, de me dire… En fait, j'ai eu une bonne surprise. J'ai eu une bonne surprise l'année dernière. J'ai fait l'UTMB avec David, qui est un Patreon aussi. J'ai fait l'UTMB en Alsace. et en fait j'ai couru avant ça j'avais fait un petit ultra de 70 80 km en belgique et en fait sur ces deux courses je me suis retrouvé à avoir pour mon niveau et ma vision du trail et de mon expérience je me suis retrouvé à avoir un classement pas dégueulasse en alsace je me suis retrouvé dans les 40 premiers pour cent je m'y attendais pas du tout je pensais que j'étais en tête en tête enfin que de peloton pardon et en fait depuis ce moment là j'ai été mordu par le truc Et du coup maintenant quand j'aborde une course et ça m'est arrivé au Jura, j'ai fait le 100K de l'UTMJ en début octobre de l'année dernière de 2025, je m'étais mis comme objectif d'être dans le top. Alors je fonctionne par tranche de pourcentage parce que je ne peux pas dire top 10 ou top 100 mais on s'adapte. En fait, c'est ça que je voulais dire, c'est que la comparaison... selon moi quand on parle justement de place de comparaison dans une course on l'adapte un peu comme on veut en fait en réalité et moi je le vois pas forcément comme quelque chose qui va me mettre la pression mais plus comme un petit challenge et une petite vision de mon entraînement de ce que je suis capable mais on y reviendra certainement mais pour clôturer sur ma partie Merci. Moi, je pense que c'est une question... En fait, on peut comparer, mais ça peut devenir dangereux à partir du moment où on n'est pas objectif. Si on est objectif avec soi-même et qu'on ne s'invente pas des choses, etc., je pense que ça peut être utile. En tout cas, moi, c'est bien, ça me challenge. Mais si on n'est pas objectif, ça peut vite devenir très, très, très, très dangereux, effectivement.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi sur l'objectivité, de connaître sa propre performance, mais il y a aussi un autre truc qui rentre en ligne de compte. C'est, est-ce que tu connais... Est-ce que tu sais, est-ce que tu t'es renseigné sur, je ne sais pas, moi je te donne un exemple, la Seine-Bombe cette année, c'était qualificatif pour les championnats de France, immédiatement le niveau s'est densifié très très fort, et du coup tu te retrouves à avoir des classements, moi j'ai fait une course que j'estime bien, je suis venu 90ème, une édition normale j'aurais fini 40 ou 50ème, donc tu te dis à un moment donné, ok je suis conscient de mes... de mes capacités, de mes compétences. Je regarde par rapport au classement de l'année dernière, j'estime que ça va faire à peu près ça. Mais c'est hyper fragile en fait. Parce que c'est quoi la densité de la course ? Est-ce que tu as regardé la start list ? Voilà, tu vois.
- Speaker #2
Justement, dans l'objectivité dont je te parlais, c'est que je ne m'invente rien en fait. C'est-à-dire que je me laisse une marge de sécurité. Enfin, pas une marge de sécurité, c'est bête de dire ça, mais c'est un peu subtil. Mais je ne me dis pas, tu as fait dans les 40 premiers pourcents, maintenant tu vas faire dans les 20 premiers pourcents. Je reste lucide en me disant, bon, allez, déjà, si tu refais dans les 40 premiers pourcents, ça serait déjà super. Mais je sais que j'utilise ça. Et d'ailleurs, il y a une petite anecdote un peu drôle. C'est que, justement, j'ai échangé avec David, qui est un des patrons. Et il m'a envoyé les résultats de l'Alsace de cette année, du 100K. Et en fait, avec nos temps, on aurait été complètement déclassés par rapport à ce qu'on a fait l'année dernière. Mais vraiment. ultra déclassé et on a perdu combien de place par exemple je crois que j'étais même pas dans les 50 premiers pour cent du coup pour la comparaison que j'ai fait Et je crois que j'étais aux alentours des 55-60. Et en fait, tout de suite... Mais là, par contre, c'est un peu pervers, si je l'avoue. Tout de suite, je suis allé voir si c'était vraiment le même tracé, si c'était le même D+. Et effectivement, il y avait un peu moins de D+, il y avait un peu moins de kilomètres. Et donc, du coup, j'ai justifié ça. David en disant, ouais, mais on s'en serait sorti encore mieux. Donc, voilà, pour moi, je l'utilise. Je ne m'y accoute pas, mais j'assume.
- Speaker #0
Justement, tu es aussi là pour partager ton expérience en toute sincérité. Après, il n'y a pas de mal.
- Speaker #2
Mais c'est pour me challenger un peu.
- Speaker #0
Non, complètement. Yannick, toi, de ton côté, l'avantage, c'est que tu as la vision des deux côtés, pratiquant et coach. J'aimerais que tu nous fasses un petit retour, d'abord d'un point de vue pratiquant, et puis après, dans un deuxième temps, d'un point de vue accompagnateur sportif.
- Speaker #1
De mon point de vue pratiquant, moi, je l'utilise, mais plus pour... me donner un peu comme Mathieu a dit, je regarde par rapport à des pourcentages, je sais que je vais me retrouver à mon niveau entre les 30 et 50% et suivant la course. Parce que voilà, ça c'est ce que vous avez dit avant, il y a cette objectivité par rapport à la course qui je trouve est très très très différente. De par mon expérience, tu m'aurais fait parler avant Mathieu, je l'aurais dit plus facilement. de par mon expérience souvent les courses utmb c'est plus facile de placer plus en avant parce que je trouve qu'il ya quand même beaucoup plus les barrières sont plus cool il ya beaucoup plus de monde qui voit la qu'il ya la chasse au cas la chasse aux stones et voilà par rapport à certaines autres courses toi tu parles un propos en pourcentage de pourcentage ouais Mais moi, si je compare mes résultats en pourcentage sur les courses UTMB, je vois que c'est toujours mieux que sur les autres. Donc c'est pour ça que je dis 30-50. C'est parce qu'il y a plus de monde. Il y a plus de monde, mais bon, en pourcentage, tu vas pouvoir te retrouver plus ou moins au même endroit, logiquement.
- Speaker #0
Ça dépend de la densité, c'est toujours pareil.
- Speaker #1
Voilà, ça dépend de la densité, mais j'ai l'impression, depuis quelques années, depuis que c'est Stone's... Ils sont partis un peu en gris et l'UTMB un peu dans tous les sens sur beaucoup de courses. Je remarque que c'est différent. Je l'ai vu sur un des premiers, c'était le cas de Verbier qui a été pris par l'UTMB, où il y a beaucoup moins de locaux au-dessus et on commence à avoir beaucoup plus de personnes qui viennent de droite et gauche. Et donc le niveau en général, je trouve que sur certaines... Mais bon, après, je l'utilise surtout, moi, en regardant les temps de l'année précédente, pour me dire, OK, si tout se passe bien, je vais être entre 30 et 50 %, et ça va me donner un temps de course, pour que j'ai une idée, de 10 heures, ou de 12 heures, ou de 14 heures, ou en fonction. C'est plus, moi, j'utilise vraiment, dans le sens comme Mathieu, en pourcentage, mais vraiment pour me dire, voilà, ceux qui ont été classés à cet endroit-là, ils ont mis autant de temps. pour analyser un peu les temps que je vais mettre de l'un vis-à-vis de l'autre.
- Speaker #0
Tu n'utilises pas du tout les index, on en reparlera à la fin, mais tu es plutôt à utiliser ta position dans le classement que les index.
- Speaker #1
Les deux, en prenant les index avec, mais souvent les index, j'ai vu que chez moi, des fois, ça part dans un sens et dans l'autre. J'utilise un peu les deux. Mais voilà, pour moi, comparer ou me mettre en objectif, non, si j'utilise le classement, c'est plus pour ça. Et après,
- Speaker #0
je te pose une question, toi, en tant que coach. Si on vient, on te demande, Yannick, moi, j'ai envie de faire podium M3. Tu dis quoi ?
- Speaker #1
Ça dépend de la course. Non, ça dépend clairement de la course. On a des courses ici au Luxembourg, vu que je vais partout en Belgique, en Allemagne, en France, une course de reprise en hiver où c'est du trail sur des boulevards forestiers sans trop de dénivelé, où tu as aussi des cours de route qui viennent pendant leur prépa, tu vas te faire ramasser. Si je vais sur une course beaucoup plus technique, je sais que je vais être beaucoup plus devant parce que j'aime bien la technicité et je n'aime pas trop courir vite. par rapport à voilà si quelqu'un me demande me dis ça je vais dire la même chose en premier je vais le dire si c'est ton objectif dans trois mois de faire juste ça alors pas son chemin comme mon objectif c'est pas de cramer quelqu'un en trois mois six mois mais ça c'est une autre et je vais le dire c'est notre défi contexte contextualise en fonction de la course et ouais ouais quand même si tu veux me dire ça oui je veux voir est ce que cette course assez faisable ou pas Et ça dépend aussi de la personne. Si la course va être très technique ou moins technique, ça va rentrer en compte.
- Speaker #0
Je te repasse la parole Mathieu après mais moi je suis très honnête et assez fermé là-dessus dès qu'on commence à me parler de pourcentage de classement de podium et tout j'arrête tout de suite et je dis pour moi c'est pas quelque chose que tu peux maîtriser parce que tu connais pas exactement le niveau de la course tu connais pas exactement encore une fois la densité qu'il y a sur la course de l'année à venir donc pour moi tu risques juste d'être déçu donc moi je suis très très prudent sur ces notions là et toi Mathieu ça t'est déjà arrivé de te projeter vers une course en te disant alors là je suis sûr que sur cette course là je vais faire au moins podium de ma catégorie alors podium non sachant
- Speaker #2
que podium c'est con parce que maintenant en catégorie il n'y a que les premiers qui sont ouais mais non j'ai beau m'entraider comme un forcené Merci. J'ai des capacités physiques plus limitées. Mais non, alors pour revenir à ce que disait Yannick, effectivement sur les index, j'utilise ça aussi, c'est-à-dire que je regarde un peu ce qui s'est passé. Par exemple, j'ai commencé à regarder Nice, je fais le 100K de Nice en septembre, puisqu'il n'a pas été annulé, donc c'est une bonne nouvelle. Et je fais le 100K de Nice en septembre, et du coup, je suis allé regarder les temps, je suis allé regarder… bien sûr le dénivelé, la distance, etc. Et ça m'amuse en fait. Moi, je vois ça, je vois la comparaison vraiment comme un jeu un peu, pas comme une mise de pression, mais comme un jeu. Du coup, je me suis baladé sur les index UTMD, une TMB de ceux… D'abord, dans un premier temps, j'ai défini un temps que j'estimais envisageable pour moi. Et après, je me balade, je me laisse une fourchette de une heure, deux heures, trois heures, et je me balade sur les index des gens qui ont fini dans ces créneaux-là. l'année d'avant et puis ça me permet de juger et puis il y a des fois je me dis ouais mais non là en fait t'es ridicule par exemple pour Nice je m'étais mis un temps et en fait quand je suis arrivé sur l'index des gens etc et que j'ai vu leur historique c'est ça qui moi m'amuse aussi qui m'intéresse dans la comparaison c'est que je vois leur historique je vois quelles courses ils font est-ce qu'ils sont plutôt spécialisés du long parce que parfois je vois ils ont fait 10 courses de 40 km puis d'un coup ils ont fait un 100 km et ils se sont ramassés bah ouais c'est peut-être pas leur spécialité etc et moi ça me Je le vois vraiment comme un jeu, cette histoire de comparaison. Et puis, j'affine, mais en fait, en réalité, comme je le disais tout à l'heure, je n'affine pas vraiment parce que je laisse vraiment un gap, etc. C'est vraiment plus pour se dire, allez, on y va. Et puis, c'est pour l'instant fun. Moi, j'aime bien garder dans les courses. Et j'ai eu une déception dans le Jura à cause de ça. Et à l'inverse, j'ai eu beaucoup de plaisir en Alsace grâce à ça. Mais je garde un côté un peu fun dans mes courses où il y a un moment, j'aime bien sortir du cadre, même si ce n'est pas très longtemps. Et à la fin, si par exemple, je m'étais mis un objectif d'être dans les 40-50 % et que je vois que je ne suis pas très loin du milieu du truc, j'accélère et je tente le coup. Et ça peut être un supplément d'âme un peu. Cette histoire de comparaison, ça peut être un petit supplément d'âme pour moi. Et puis, j'emporterai ça avec moi. Et puis, ça sera toujours ça.
- Speaker #0
L'objectif, moi, encore une fois, de parler de ce sujet-là, des niveaux de course et de la densité, c'est aussi pour qu'on évoque aussi un aspect qui est hyper important dans nos discussions souvent, c'est des gens aussi qui parfois se vantent, parfois se mettent un peu en avant sur les classements qu'ils ont fait sur certaines courses. Moi, j'ai en mémoire les épisodes que j'avais fait avec mon ami Maxence qui remportait absolument toutes les courses dans le coin. Et quand on est allé à la Skyrun il y a deux ou trois ans, il a pris sa branlée et puis on est rentré. Donc, c'est aussi important à mon avis de ne pas, encore une fois, comparaison n'est pas raison, une course X ne vaut pas une course Y. Et ça, souvent, on l'oublie. Et c'est aussi important pour notamment des gens qui ont des niveaux un peu intéressants et qui ont tendance un peu à se raconter, comme on dit, d'aller sur des grosses courses, des courses avec de la densité pour aller se confronter à des gens qui ont le même niveau qu'eux, voire au-dessus, pour aussi apprendre parfois l'humilité. Je pense que c'est intéressant, sans vouloir être donneur de leçons, mais c'est vrai que souvent, on a ce type de discours-là. On va passer à la deuxième partie, si vous voulez bien, qui est la partie comparaison n'est pas raison, mais plutôt sur le thème... physiologie, nutrition, etc. On entend souvent dans les magazines ou dans les émissions, 90 grammes, 100 grammes de glucides à l'heure, 120 grammes de glucides à l'heure, etc. On entend, j'ai 85% de FCmax pour ma zone 3, etc. On entend des trucs un peu balancés comme ça. Au hasard, souvent. Moi, j'estime quand même que c'est très dangereux de parler comme ça parce que la physio, c'est individuel. Moi, pour le voir tous les jours au travers de l'analyse des séances et des courses que j'ai sous les yeux, au travers d'aujourd'hui, je pense, à peu près entre 70 et 80 athlètes que j'ai suivis depuis que j'ai commencé, ce n'est pas une vue de l'esprit de se dire que sur l'aspect physio, il y a des différences absolument énormes, notamment de placement de zone. de placement de seuil ventilatoire et que, en ce qui concerne la physio, la zone 3 d'un athlète de haut niveau n'est pas du tout la même que la zone 3 d'un athlète de plus faible niveau. Et que justement, la particularité qui fait les athlètes de haut niveau souvent, c'est qu'ils ont des seuils qui sont hyper optimisés, que ce soit par la génétique ou par l'entraînement qu'ils ont, mais globalement, c'est hyper dangereux d'essayer de se comparer. avec des pourcentages cardio, etc. Et dans un deuxième temps aussi, et c'est un peu la conséquence du deuxième thème de ce sujet-là, c'est qu'en ce qui concerne la nutrition, si vous avez des seuils ventilatoires qui sont hyper optimisés et hyper poussés vers la droite, forcément que pour un même ressenti, vous avez des niveaux cardio pour rester en zone 2 par exemple. Vous avez des allures qui sont absolument impressionnantes. J'en ai parlé dans mon dernier épisode avec Marilyn et Thomas, où j'ai été derrière Mathieu Blanchard et Kylian Jornet au centième kilomètre de l'UTMB. Ils étaient à 4 kilos au bout du centième kilomètre. Ils étaient en train de parler. Donc, à un moment donné, comparons des choses qui sont comparables. Individualisons et n'essayons pas de reproduire ce qu'on entend souvent. Et on va en parler avec Yannick. Souvent on entend des choses, des études qui sont proposées souvent dans le cadre de sportifs de haut niveau, voire de très haut niveau. Donc essayons de garder un peu de recul sur les chiffres qu'on entend. Voilà un petit peu ma pensée sur ce thème. Yannick, je te laisse la parole.
- Speaker #1
Oui, c'est ce que je disais un peu avant. Est-ce que tu as annoncé ces études où beaucoup de monde se base, qui sont réalisées ? quasi exclusivement sur des hommes déjà et des hommes jeunes donc voilà c'est vraiment, attention avec la comparaison pour rebondir un peu et développer un peu ce que tu dis par rapport aux zones les zones sont différentes mais en plus de ça les réponses individuelles aux stimuli d'entraînement sont aussi totalement différents même si tu veux avoir Au revoir. un athlète élite qui va avoir peut-être les mêmes zones et les mêmes expériences, mais ils vont répondre différemment à certains entraînements. Et donc là aussi, tu vas devoir individualiser. Donc on en revient à cette individualisation, comme tu dis très bien par rapport à tous les athlètes. C'est la même expérience que j'ai faite moi, que ce soit sur les matières d'entraînement, ça dépend de tellement de choses, entre le passé sportif, entre la vie privée, la vie professionnelle, l'alimentation, le sommeil. et puis Et puis surtout, je rajouterais encore un autre truc en plus de ces différences hommes-femmes, pour rentrer vraiment dans les détails, je ne vais pas y aller, je laisserai notre ami Seb parler de ça parce qu'il s'y connaît beaucoup mieux, mais aussi cet aspect qui moi me manque souvent dans ces études et quand on parle, c'est l'aspect de l'âge, on voit que passé quand même une quarantaine d'années, environ en moyenne. Il faut prendre cet aspect-là aussi en compte. Tu ne mets plus les mêmes séances de travail durs. Le corps ne récupère plus de la même manière. Il y a cette sarcopénie. L'entraînement se passe complètement différemment. C'est ce qu'on oublie. Si on regarde la course de maths, je suis sûr que sur un 100K à Nice, La... Je suis sûr qu'il est au-dessus de 40 ans. Et pourtant...
- Speaker #0
90% des gens vont se comparer ou vont utiliser des études ou des trucs qui ont été faits sur des gens de 25 ans. Là aussi, je rajouterais encore l'aspect âge.
- Speaker #1
L'aspect âge, complètement. Mathieu, sur ton côté, en tant que sportif, comment tu vois ce sujet-là ? C'est-à-dire les chiffres que tu entends sur les consommations. Tu es curieux, toi, de l'entraînement, tu te renseignes énormément. Est-ce que toi, tu as quand même la sensation, d'un point de vue sportif, que que... On ne met pas assez en garde les gens sur la différence ? Est-ce qu'on fait trop de généralité de manière un peu générale ?
- Speaker #2
Je trouve qu'on met en garde suffisamment. J'écoute en plus du LTP, j'écoute pas mal de choses. C'est pas bien. C'est pas bien.
- Speaker #1
Je plaisante.
- Speaker #2
C'est pas réglo. Mais effectivement, on met beaucoup en garde. Mais à la limite, je serais tenté de dire qu'on ne les met pas encore suffisamment en garde. Et j'étais le premier, je reviens sur le fait que ça ne fait pas si longtemps que ça, que je cours beaucoup, en tout cas à cette quantité-là. Et je t'en avais parlé via deux, trois messages à un moment, une idée de sujet. J'ai une cardiopathie, donc j'ai une fuite aortique au niveau du cœur depuis ses congénitales. Je suis né avec ça, j'étais opéré à 11 ans. Et j'ai toujours eu une fuite. Et malgré ça, alors que je le sais très bien, je suis suivi tous les ans, quand j'ai commencé à courir... je me suis toujours comparé en me disant, est-ce que tu es capable de faire telle performance, telle performance, telle performance ? Et il a fallu quelques mois, quelques années pour comprendre que non, déjà, je courais pour moi, je ne courais pas pour me comparer aux autres. Et donc, pour en venir à ta question et à cette deuxième partie, les méthodes d'entraînement ne pouvaient pas forcément s'appliquer de la même manière. Les résultats ne pouvaient pas intervenir de la même manière parce que mon cœur ne peut pas aller Merci. dans... Enfin, s'il peut aller dans toutes les zones, il n'y a pas de souci, mais il n'a pas la même... Il n'a pas les mêmes capacités. C'est pour ça que je me suis plus rapidement tourné vers l'endurance. Et puis, l'endurance longue, en tout cas, en tout cas l'ultra. Et je l'ai compris, j'avais fait un poste, c'était au tout début où j'étais Patreon. J'avais fait un poste, j'avais fait mon premier ultra, entre guillemets. C'était 76 km en Belgique, j'en ai parlé tout à l'heure. Et même ma montre, là où je me comparais, etc., et même moi, je n'avais pas pris conscience des méthodes d'entraînement. Ma montre avait, je vous avais envoyé ma stamina, j'ai une garmine pour ne pas citer, et ma stamina, elle était à zéro au premier tiers de la course. Et j'ai fini la course très bien et ça s'est très bien passé. Et donc, comme quoi, c'est pour revenir sur ça qu'effectivement, c'est très inter-individuel. On ne peut pas se comparer. Moi, j'aime bien dire que je me compare, j'y ai pensé quand tu as donné le sujet. J'aime bien dire que je me compare, mais j'ai arrêté de me juger. c'est à dire que j'ai arrêté, comparer je continue de me comparer ma performance ce que je peux faire sur 10 km sur semi, sur marathon enfin bref sur plein plein plein de choses ça je continue mais maintenant ça reste très objectif, ça reste très factuel et c'est plus une question de jugement et je pense qu'elle est là la diff sur les méthodes d'entraînement etc on peut toujours comparer, dire bah celle là elle va apporter ça, celle là elle va apporter ça etc cette méthode là mais par contre est-ce qu'elle est meilleure qu'une autre Ça, c'est encore une autre question selon moi. Et c'est souvent, on confond ça, et j'ai confondu ça pendant plusieurs mois et plusieurs années, en me posant la question, en me disant, est-ce que la méthode d'un tel ou ma méthode à moi, elle est meilleure que celle d'un autre ? Mais en fait, ce n'est pas ça la question. C'est que comparer, OK, pour prendre le meilleur peut-être, mais il ne faut pas juger, il ne faut pas mettre de valeur là-dedans, parce que sinon, on mélange des choses qui ne peuvent pas être mélangées. Yannick parlait de l'âge. On peut parler de la corpulence, on peut parler de l'historique de santé. Moi, j'ai des potes. J'ai un pote auquel je pense. J'ai un pote, il ne court jamais, mais il a tellement un gros moteur. Il a fait tellement de sport dans son enfance. Il se met à courir pendant deux mois. Il fait des temps astronomiques. Alors, il ne fait pas de trail, il fait plutôt de la course sur route. Il fait des temps astronomiques, enfin astronomiques pour moi, sur des cas ou sur semi. C'est dingue. À chaque fois, ça me rend malade, mais je ne peux pas comparer. On n'a pas eu la même enfance.
- Speaker #1
Voilà là, tout, On va en parler à la fin. Mathieu, c'est ton sujet, ça. Oui,
- Speaker #2
c'est vrai, mais c'était en lien avec ça.
- Speaker #1
La comparaison aux autres. Je recentre le débat parce que je suis là pour ça. Je suis journaliste, je le rappelle. Sans carte de presse. Toi, quand tu entends parler de 80, 90 grammes, 100 grammes de glucides à l'heure, ça t'a fait quoi à l'oreille ? C'est ça, moi, qui m'intéresse. C'est-à-dire que c'est ça qui me gêne. C'est ça qui me gêne. Je parle et... Il faut savoir quand même que je suis quelqu'un qui vit, travaille, qui parle tout le temps avec des gens qui font du travail, de différents niveaux, de différentes provenances sociologiques, etc. Et le sujet qui revient toujours, c'est qu'on n'y comprend plus rien. Donc, la nature ayant horreur du vide, on entend des gens qui n'y comprennent plus rien. Donc, qu'est-ce qu'on met en face ? On met des concepts très simples. du genre, prenez 100 grammes de glucides alors, c'est tellement simple à retenir qu'est-ce que ça t'inspire toi ça ?
- Speaker #2
ça m'inspire que j'ai testé comme je l'ai dit tout à l'heure c'est pas un jeu totalement, parce que le sport c'est aussi autre chose mais je vois ça un peu comme un truc où de temps en temps j'apprends sur moi-même ça m'a appris beaucoup de choses, et notamment sur mes capacités physiques malgré tout malgré mon coeur, malgré tout ça et j'ai testé Merci. Mais j'ai testé en réfléchissant, c'est encore une fois, en faisant une action, je ne suis pas une tête brûlée, en faisant une action de contrôle. C'est-à-dire que je dis, tiens, là, je veux augmenter. Et puis, est-ce que je me sens bien ? Est-ce que je ne me sens pas bien ? Mais moi, je suis plutôt un bon client.
- Speaker #1
C'est ça qui est intéressant à travers ton exemple. Yannick, tu rebondiras si tu veux après. Mais on voit quand même que des concepts très faibles comme ça, qui sont balancés un peu… par rebond en fait, qui sortent des études. Après, Yannick en parlait tout à l'heure, ces chiffres-là de 90-100 grammes à l'heure, ça vient d'études qui sont sorties en 90 dans le cyclisme ou je ne sais plus dans quelle discipline, qui ont été entre guillemets, comment dire, simplifiées, raccourcies. Et puis au final, ça donne des concepts un peu, c'est comme le 180 pas par minute, c'est gentil, mais bon, à un moment donné, il ne faut pas tout généraliser. Et donc, c'est ça qui m'embête, moi. C'est ça qui m'embête, c'est-à-dire que toi tu le prends sur l'aspect jeu tu prends des risques tu testes et tout mais malgré tout c'est rentré dans ton cerveau tu l'as entendu et tu l'as testé ah oui j'ai entendu,
- Speaker #2
j'ai testé mais il y a des choses je vais te rassurer, il y a des choses que j'entends et que je teste pas mais effectivement ça m'a pas paru déconnant pourquoi, mais encore une fois c'est une question de de... maturité, pas maturité personnelle, maturité dans le sport, parce qu'au moment où je l'ai entendu, je prenais déjà pas mal de glucides, et quand j'ai fait le ratio, en fait, j'étais pas déconnant, j'étais déjà parfois sur les courses les plus longues, j'étais à 70 grammes faciles sans aucun problème, et je le supportais très bien, et il n'y a pas. Et en fait, j'ai testé justement au Jura les 90 grammes, c'est passé, mais j'ai pas été malade, mais je me demande si ça a pas été un peu contre-productif à certains moments. Mais voilà, mais effectivement, pour revenir à ça, comparer les méthodes et la nutrition, etc., de ce qu'on peut nous vendre, il faut avoir un esprit critique. Je pense, sinon, effectivement, on peut vite se perdre. Mais ça, l'esprit critique, il vient avec la pratique et je suis presque désolé de le dire, mais je suis persuadé qu'un novice, qu'un amateur qui commence la course à pied, le trail, c'est malheureux, en tout cas, c'est mon point de vue, j'assume. Il faut qu'il passe par ces étapes de... un peu, je prends des trucs, puis je teste, et puis ça ne marche pas. Mais il faut qu'il ait la capacité de dire ça marche ou ça ne marche pas. Pas de foncer tête baissée et dire mais… Je ne suis pas d'accord.
- Speaker #1
Moi,
- Speaker #2
je pense que c'est presque obligatoire.
- Speaker #1
Pour moi, c'est une perte de temps.
- Speaker #2
Oui, c'est une perte de temps. Je suis d'accord, j'ai dû perdre du temps. Mais il n'y a pas de souci là de ça. Avec ça, j'ai dû faire.
- Speaker #1
Après, effectivement, si on va par là, tu peux te dire… C'est une perte de temps, mais c'est le chemin vers l'apprentissage. Et ça, ça se défend complètement. Ce n'est pas mon avis en tant que coach, parce que je n'ai pas intérêt, entre guillemets. Mais je suis d'accord avec toi. Tu peux aussi avoir l'approche trial and error. Tu fais ton expérience et tu échoues. On va laisser parler un petit peu Yannick sur ce sujet.
- Speaker #0
Difficile, mais j'ai aussi enfin testé après de longues années. Je remets dans le contexte, je sais que je fonctionne beaucoup au glucide, et je l'ai toujours fait, et depuis tout petit, j'ai toujours eu des crampes. J'ai joué au foot à un bon niveau, au luxe, et dès que j'avais 15-16 ans, tous les ans, en reprise, j'avais des crampes. Premier match après 60 minutes, deuxième match après 70, j'ai toujours eu des crampes. Et là, maintenant aussi, en trail, dès que les courses sont plus petites ou plus courtes, ou que je monte dans les intensités, j'ai toujours des crampes et donc cette fois-ci je me suis dit je vais essayer une fois de monter à 90 mais il me fallait une plus petite course de seulement 2-3 heures et je vais tester sur 2-3 heures, je partirai jamais sur 90 sur ultra et en fait j'ai été très agréablement surpris, j'ai pas eu de crampes et j'ai pu pousser dans des zones dans lesquelles j'ai pas l'habitude de pousser. Et voilà, donc ça m'a un peu conforté dans mon idée d'augmenter un peu, pour moi personnellement, parce que c'est ce qui fonctionne chez moi, c'est de partir sur les 2-3-4 premières heures à 60-70 plutôt que de partir à 40-60. Et puis après descendre, mais long, je ne partirai pas. et puis voilà on est quand même c'est Mathieu a très bien dit dans sa conclusion, la comparaison, ouais, elle peut être en fait, elle peut être pas mal, c'est ce qui m'est venu à l'esprit depuis tout à l'heure, si on a l'esprit critique, je pense que tant que tu as l'esprit ouvert, toi, moi, tout le monde, on continue à lire, à entendre, à écouter, et on compare toutes ces choses, en ayant l'esprit ouvert, et se dire est-ce que ça peut fonctionner, est-ce que ça peut ne pas fonctionner, qu'est-ce qu'il y a derrière, et tant que ça peut être utile pour ça. Mais voilà, c'est des marketing 90. Il y a des gens qui vont écouter et qui vont le faire aveuglément. Et il y a d'autres qui vont plutôt s'entourer de professionnels et ne pas faire n'importe quoi. Mais je rejoins un peu Mathieu. J'ai l'impression qu'il y a quand même un grand nombre de personnes qui ont besoin de se planter avant de nous écouter. Même certains clients qui vont quand même, ouais, mais ouais, j'ai vu lui et lui, il fait ça, je vais essayer. Je dis, mais je t'ai dit que ça ne passerait pas et ce n'est pas passé. Mais il a fallu qu'il se plante.
- Speaker #1
Alors, on va clôturer ce sujet-là qui est hyper intéressant. Moi, j'ai mis en avant l'exemple des taux de glucides parce que je pense qu'il était assez frappant. L'idée n'est pas de dire qu'il ne faut absolument pas aller sur ces taux-là de glucides, etc. Il faut dire, pour certaines et certains... Déjà, avoir une approche un peu nutritionnelle, ce sera déjà beaucoup. Mais voilà, moi, je vois quand même beaucoup autour de moi des gens qui entendent des conseils un peu simplistes et qui essaient de les appliquer sans trop réfléchir pourquoi, comment. Ça dépend de beaucoup de choses, de son habituation, de sa qualité digestive, etc. Et donc, il faut faire attention. Et en tout cas, moi, je le dis, je le répète, ça, c'est un de mes motos. Il vaut mieux un bon 50 qu'un mauvais 80. Vous savez, vous la connaissez, celle-là. Allez, on passe au sujet suivant. Le sujet suivant, c'est les formats de course. Alors, les formats de course, c'est ce que j'entends par là. Je vais vous donner ce pourquoi je voulais parler de ce thème. Récemment, j'ai fait mon premier sans maïs. Oh, il a fait son premier sans maïs. Oh, incroyable. Donc, blague à part, je suis très fier de moi. C'est un bel exploit. J'avais pour objectif d'être finisheur de mon premier 100 miles, ce qui a été le cas sur la Western Indivérienne, que je recommande d'ailleurs. Et donc, voilà, il a fait son premier 100 miles, Nico, magnifique, il est extraordinairement fort, etc. Sauf qu'en fait, quand on recreuse un petit peu le sujet, on se rend compte que j'ai mis à peu près le même temps que mon 117 km de madère. D'où souvent je trouve qu'on a un peu tendance à comparer ou à évoquer des formats de course uniquement sur le prisme de la distance et qu'on oublie un peu qu'une course en trail, ce n'est pas que la distance, c'est aussi un dénivelé, un ratio. Et donc, moi je le dis tout à fait honnêtement, j'ai été très surpris de voir que ça avait quand même beaucoup marqué les gens que j'ai fait un surmice. et qu'en fait j'étais obligé systématiquement d'expliquer que c'est un 100 miles choqué, mais en fait je n'ai pas réellement changé de format de course, puisque le format de course était le même. Alors la différence entre mon 100 miles et Madère par exemple, ou le Ventoux, c'est que le mode de déplacement était différent, parce que j'ai beaucoup plus couru sur la Western Azurienne, parce que le ratio était beaucoup moins important, et par contre en définitive, et c'est là aussi où on essaye de faire passer les messages avec nos... petits épisodes, réussir son travail court, son travail moyen, son travail long, etc. C'est qu'on veut aussi faire passer le message qu'une course, c'est pas... C'est un temps d'effort. C'est ça qui est important. C'est le temps d'effort, c'est la durée d'effort. Allez, tiens Yannick, ton retour sur ce que je viens de proposer.
- Speaker #0
Deux trucs au niveau de la comparaison, je suis tout à fait d'accord. T'as le droit de pas être d'accord avec moi,
- Speaker #1
Yannick. Non, non, là-dessus...
- Speaker #0
Ouais, c'est ça, je sais. On l'a déjà été. Mais là, tout à fait. J'ai des clients qui me disent « Je vais absolument faire mon premier sans-borne. » Je dis « Mais attends, ton premier sans-borne, ici avec Sambourg ou dans les Alpes ? » Ce n'est pas la même chose. Parce qu'ici, on va parler de 12 heures. Dans les Alpes, on va parler de 20, 24. voire plus voilà j'ai c'est pas comparable et puis tu as la technicité aussi donc même de gérer encore plus loin je vois l'intérêt du vaisseau qui est il ya même pas 60 bornes et à 18 heures pour ça parce que tu as tout qui est au dessus de 2005 il est c'est pas du tout la même chose là bas je crois j'ai mis huit heures pour faire 28 km et trois minutes des plus faibles Pour moi, c'est un truc dingue. Même en regardant juste les kilomètres et le dénivelé, ça ne va pas être la même chose.
- Speaker #1
Même sur un ratio équivalent, avec un distance et dénivelé équivalent, tu peux avoir des temps de course qui sont du double.
- Speaker #0
Oui, clairement. Par rapport à la technicité, par rapport aux conditions climatiques, tu vas avoir aussi. On a de la neige et tout, mais égal. Mais puis, tu as encore un autre truc qui moi De par où j'habite, je trouve super différent. J'ai fait un trait, là, ils se sont amusés à faire le trait le plus pentu en Belgique. Je crois que je l'avais mis dans le Patreon. Si je ne m'abuse, sur 17 kilomètres, il y avait 1400 de D+. Mais il n'y avait pas une côte de plus de 100 mètres de D+, mais c'était tout du pentu monter, du pentu descendre. Et franchement, je vais aller 1000 fois en montagne. faire une 1 500 sur 17 bornes parce que tu vas pouvoir te mettre, tu te mets dans ton rythme pépère, tu fais ta montée de 1 500, d'ailleurs je l'ai fait la semaine dernière en Suisse, voilà c'est nickel, tu montes pendant 2h30-3h à mon rythme avec mes bâtons, toutes les demi-heures tu boucles un bout et puis tu redescends, ça fait mal à la fin mais voilà tu montes pendant 2h, tu descends pendant 1h, on se note, et donc même là sur un truc qui a le même ratio, c'est... pas comparable pour moi parce que tu es tout le temps en train de monter, descendre, monter, descendre et c'est un truc complètement différent et tu n'arrives pas à gérer ton effort. Et pour faire encore une autre parenthèse au niveau comparaison par rapport au glucide avant, je remarque chez moi, chez mes clients, qu'on a besoin de beaucoup plus de glucides sur des courses ici en Belgique qui sont beaucoup plus difficiles parce que tu es constamment en train de monter, descendre, monter, descendre dans les tours. Tandis qu'en montagne, tu peux te prendre ton rythme. Tu montes pendant deux heures, tu montes pendant deux heures, tu peux rester dans ta zone et gérer. Et ça va être beaucoup plus facile pour le corps que de monter, descendre, Parce que dans les montées, elles sont tellement raides que tu ne peux pas rester en zone 2, tu peux faire comme tu veux. Si tu montes en montagne avec tes bâtons, il y a moyen de rester en zone 2 parfois. Donc là, j'irais même encore plus loin que d'office. Comparer les distances et les 100 miles, Merci. Voilà, j'ai des clients qui veulent faire la SwissPix ou qui ont fait l'UTMB avant. Je dis, attends, tu as fait l'UTMB à 40 bornes sur la SwissPix, tu vas y être au moins en 50, plus ou moins kiff-kiff, mais tu vas être au moins en 50 heures et pas en 40 heures. Donc, fais gaffe parce que là, ça te rajoute presque assurément une belle grosse deuxième nuit. Ce n'est pas la même chose et on est quasiment dans les mêmes ratios. Mais au niveau de la technicité, ce n'est pas la même chose. Et pourtant, elles sont à… elles passent quasiment au même endroit, il y a des ravitaux qui sont au même endroit donc tu peux te dire c'est au même endroit, c'est la même chose ben non, si tu compares les 200 miles là les chemins ne sont pas les mêmes et voilà, sur des gens de mieux de peloton de 40 à 50 heures, c'est pas la même histoire donc tout à fait d'accord avec toi après,
- Speaker #1
là tu vas un peu plus dans le détail sur le niveau de technicité d'une course au même ratio aux mêmes caractéristiques, on va dire kilomètres de plus, mais moi vraiment j'insiste sur le sur l'incompréhension souvent qu'on constate avec... On a du mal à... Voilà, il y a la comparaison, ça se fait souvent sur le kilométrage et peu sur ce que représente le ratio équivalent. Vous voyez ce que je veux dire ? J'explique souvent qu'on estime que 100 mètres de dénivelé, ça équivaut à peu près à 1 km à plat. Alors, qu'on le veuille ou non, c'est assez imparfait, mais on va dire que globalement, ça donne quand même une idée. Et c'est aussi pour expliquer que non, il y a 100 miles et 100 miles. Il y a l'hard rock et il y a la western. Ce n'est pas du tout pareil. Il y en a une qui se gagne en 14 heures et l'hard rock qui gagne en 24, je ne sais plus. Et pourtant, les deux sont les 100 miles. Mathieu, de ton côté, qu'est-ce que tu voudrais dire et partager là-dessus ?
- Speaker #2
Il y a un truc par rapport à ça. Et après, je vais appuyer sur le pourquoi. Pourquoi ? Moi, j'aime bien quand même essayer de comparer les choses, même quand il y a des grosses différences, des gros écarts. Mais il y a un truc symptomatique et ça vient à mon avis du fait que le trail n'est pas encore une… On a beau dire que c'est un sport en pleine explosion, etc. Mais je pense que dans le gros des gens, on ne connaît pas encore toutes les particularités de ce sport. Et il y a un truc tout bête, j'ai fait le Jura et début d'hiver, j'ai fait un 10 km. parce que j'avais envie de me remettre un petit peu de vitesse et puis j'avais envie de changer un peu et ma belle-mère m'a dit tu fais quoi ce week-end ? j'ai fait un 10 km, elle m'a dit 10 km c'est rien et en fait dans l'esprit des gens je lui ai expliqué que courir 10 km à une certaine intensité c'est tout aussi parfois compliqué alors c'est sûr que c'est plus court mais c'est tout aussi compliqué moi je te dis que j'ai plus de pression avant un 10 km sur route qu'avant un maratrail On en a déjà parlé, effectivement. Et moi aussi, j'ai la boule au ventre. C'est l'enfer,
- Speaker #1
ce truc.
- Speaker #2
C'est ça. C'est pour ça que moi, j'essaie quand même de les faire, histoire de me bouleverser.
- Speaker #1
Bien sûr, complètement, tu as raison.
- Speaker #2
Mais par contre, j'aime bien, malgré tout, j'aime bien essayer de comparer les choses. Alors, du coup, je vais peut-être passer pour le mauvais bougre, mais j'aime bien comparer les choses, deux courses qui seraient vraiment différentes. Tout simplement parce que j'aime bien découper et essayer de voir en fonction de mes capacités, de mes forces, mes faiblesses. Je sais que je suis bon dans telle portion. Je suis bon quand je suis plutôt en montée. Quand c'est roulant, à l'inverse, courir plus vite, je n'y arrive pas. Et j'aime bien essayer de, toujours dans la même lignée de ce qu'on se dit depuis tout à l'heure, j'aime bien essayer de découper, de comparer, mais sans juger, sans dire il y a moins de D+, donc ça va être plus facile. Je n'essaye pas de me dire ça. Mais d'essayer de comprendre. C'est plus dans la comparaison pour comprendre. pourquoi cette course là je vais peut-être vu les temps qui ont été faits les années précédentes etc pourquoi elle a été je vais les comparer quand même pourquoi elle a été plus lente pourquoi les gens ils ont été plus lents ah bah tiens je vais essayer de savoir regarder les terrains et en fait c'est comme ça que moi je vois le trail et c'est comme ça que j'aime bien la longue endurance l'ultra c'est d'analyser vraiment le truc dans la dans le truc le plus profond en fait pas forcément juste le kilométrage juste le D plus Merci. mais voir où est-ce qu'on passe, pourquoi ça a bloqué, etc. Pourquoi c'est plus long et est-ce que c'est les conditions météo ? Et pour moi, ça fait partie aussi de mon aventure quand je fais un trail. Et c'est pour ça que je pense qu'il faut quand même comparer, mais toujours en étant dans ce qu'on s'est dit tout à l'heure et dans ce que j'ai essayé de dire tout à l'heure. C'est l'objectivité, la comparaison simple, pas le jugement. Pas dire, et je pense qu'encore une fois, il va être là le problème. c'est les gens qui vont dire c'est plus facile de faire de faire un 100K que de faire un 100 miles et ben pas forcément pas forcément mais là c'est du jugement alors que de comparer un 100K à un 100 miles c'est pourquoi pas ça peut pas être déconnant pour essayer de trouver les points de similitude, les différences et de voir où est-ce qu'on se trouve au niveau des forces, des faiblesses et essayer d'anticiper un peu les choses.
- Speaker #1
Non mais là c'est clair que c'est encore une fois je rappelle mais l'épisode n'a pas pour but de juger ou de critiquer c'est aussi pour Un peu pointer du doigt, voilà, parfois le manque un peu de connaissances générales de notre discipline, de comparer des torchons, enfin des carottes et des carottes, pas des carottes et des tomates. Donc c'est l'objectif premier de cet épisode. On va passer au sujet suivant. Alors celui-là, pour le coup, je serai un peu plus sévère. Parce que souvent, c'est des choses qu'on entend des spécialistes et des médias notamment. C'est les comparaisons de records de course. Alors ça, les comparaisons de records de course en trail, c'est quand même un concept. Sachant qu'on ne peut pas se mentir, mais ça n'arrive quasiment jamais qu'on ait exactement le même parcours. Sauf sur des courses très mythiques comme Zegama, la Skyrun, etc. Il n'y a encore que. Mais quand on en vient à comparer des temps de course sur des 100 miles en disant, Stani, ils ont fait 19h52, vous vous rendez compte, c'est 8 minutes de moins, c'est extraordinaire, alors que ce n'est pas du tout le même parcours, etc. Moi, ça a tendance un peu à me hérisser le poil. Il y a des gens, moi je pense à Nicolas Martin, qui fait beaucoup de postes et de retours là-dessus, qui essaie de comparer, un peu de vulgariser un peu les... Les parcours, Hugo aussi, notamment, qui fait pas mal de communications là-dessus, où il va venir faire des comparaisons sur les anciens parcours, les nouveaux parcours et tout. Je pense que c'est quand même, voilà, encore une fois, un record de course, c'est un record de course. C'est dans les mêmes conditions, alors évidemment, on ne voit pas. pas forcément aller jusqu'aux mêmes conditions météo. Mais c'est comme si on comparait un marathon qui fait 42,95 avec un marathon qui un jour ferait 44. On ne s'amuserait pas à comparer les temps de course. Donc là, c'est un peu pareil. Je trouve qu'il y a des moments où on se simplifie un peu trop la vie sur ces records de course. Yannick, à toi.
- Speaker #0
Merci. Oui, autant les conditions que tu vas dire sur un marathon, ça peut t'influencer la même chose que sur un trail. Je dirais que sur un trail, c'est quand même encore beaucoup différent. Si ça va être glissant, si tu vas avec de la neige, si ça va être brouilleux, si les roches vont glisser, ça va être encore pire. Mais tu peux aller encore plus loin dans le faire attention parce que je sais qu'il y a des courses où on parle de record. et où sur les années, l'heure de départ a changé. Donc, si on parle d'un 100 miles, avant le départ, il était à 2h de l'après, mais maintenant, il est à 22h le soir. Ce n'est pas la même chose. C'était dans le gros cagnard ou c'était dans la nuit, dans la neige. Et donc, oui, des records de course. En fait, je trouve ça... Mais bon, ça fait vendre. Je pense que ça a commencé à... c'est la faute à Pocapel quand il est venu avec son sub-20 j'ai l'impression que c'est vraiment depuis là qu'on a commencé à entendre tous ces records de course par rapport à Breaking 20 et puis qui va être capable de battre les 20 et des fois je me dis, non du exprès raccourcir le parcours pour qu'on arrive enfin en dessous des 20h parce que voilà, ça fait de la pub mais ouais c'est pas C'est pas... Ce n'est pas comparable d'une année à l'autre.
- Speaker #1
Mathieu, ton retour. Toi, quand on t'en parlait de recours sur des courses, qu'est-ce que ça t'inspire ?
- Speaker #2
Pour le coup, je vais être pour une fois plutôt d'accord et dans la même lignée. C'est parce qu'on connaît nous trois, notre communauté, etc. On connaît les spécificités du trail. Mais j'ai quand même du recul sur... quand j'en parle avec mes amis, etc., et qu'on leur dit, encore une fois, je reviens avec ma belle-mère, elle va me revoir si elle écoute ça, mais je reviens avec ma belle-mère qui n'est absolument pas tiltée, la notion de D+, la notion de technicité, comme on a parlé tout à l'heure. Donc, en fait, pour elle, on lui dirait, c'est le record de l'épreuve, elle ne le chercherait pas, et ça lui parlerait plus. En fait, c'est une question de à qui on parle, et quand on parle de record d'épreuve, Et je pense que... tout ce qui est organisateur, tout ce qui est médias, etc., savent aussi, et c'est l'objectif, il ne faut pas se leurrer, vendre les choses et dire, on va parler d'un record de l'épreuve, parce que si on abrutit les gens en leur disant, cette année, il fait 116, alors que l'année dernière, il fait 112, les gens vont dire, mais qu'est-ce que c'est que cette histoire des courses qui changent de kilométrage d'une année à l'autre, alors que c'est le même nom ? Et puis, ils ont monté, comment dire, une aiguille en plus. Mais oui, mais pourquoi, alors que l'année dernière ? Et en fait, ils ont tronqué le truc, ils ont enlevé 10 kilomètres parce qu'il faisait mauvais temps. Non, mais pourquoi ils font ça ? Et en fait, je pense qu'il faut, c'est malheureux, mais là, je pense qu'il faut accepter une certaine popularisation du truc.
- Speaker #1
Après, encore une fois, Mathieu, sauve respect pour ta belle-mère que je salue. Mais là, je ne parle pas de ta belle-mère, je parle de gens qui pratiquent ce sport. Je parle d'une grosse partie de la population de trailer qui entendent des choses et qui prennent pour argent comptant ce qu'on entend.
- Speaker #2
Tu penses qu'ils prennent ces infos de record comme ça et qu'ils le traitent ?
- Speaker #1
Ah oui, je pense.
- Speaker #2
Tu penses ?
- Speaker #1
Je pense qu'ils ne se posent pas la question. Et malheureusement, je trouve qu'il y a très peu de… Encore une fois, pour des raisons de buzz ou de gros titres ou de je ne sais pas trop quoi. Mais il y a quand même des choses qui sont comparées, qui sont difficilement comparables. Et même si ça devait être écrit en tout petit, en italique, en bas à droite de la page, ça devrait l'être. Et souvent, ce n'est pas le cas. Donc je trouve ça dommage. Pour moi, quand on parle de record, d'une épreuve, on devrait se limiter à des courses dont le parcours ne change jamais. Là, et encore une fois, la météo peut modifier. Et donc, dans un cadre où on dit que le record a été battu, où il a été deux minutes plus lent, etc., on devrait dire que les conditions étaient telles ou telles conditions. Donc, je trouve que ça manque de...
- Speaker #0
de finesse dans la communication parce que c'est pas un sport comme les ors et il faut mettre tous les détails qui incombent à cette pratique là allez on arrive au dernier sujet la comparaison aux autres je pense que ça c'est le sujet le plus important j'en viens j'ai fait un debriefing en visio Merci. tout à l'heure avec un de mes sportifs, je ne le citerai pas, je ne crois pas qu'il écoute le LDB, qui a fait, alors là, attention, c'est le pire, c'est le fameux duo. Alors là, le duo, ça tue tout. Il a fait le duo avec quelqu'un de sa famille, etc. Et en fait, il s'est rendu compte qu'il n'était pas au même niveau que son binôme. Donc ça, c'est terrible, parce que là, du coup, grosse claque de l'ego, etc. Et il a fallu lui expliquer ce que tu disais tout à l'heure, Mathieu, qu'on avait tous des capacités physiques différentes, qu'on avait tous notre génétique, tous nos moteurs, etc. Donc ça, c'est effectivement quelque chose qu'on retrouve souvent. Après, j'ai aussi des exemples de gens qui vont, par exemple, lors de sorties, d'entraînement à plusieurs vont imprimer des rythmes qui sont absolument inconsidérés, juste pour montrer qu'ils vont vite. Et souvent, ce que je dis dans le club notamment, c'est que je dis que ce n'est pas l'allure qui compte, c'est le « body language » . C'est-à-dire qu'il y a des gens qui vont aller très vite avec des… des réactions physiques, notamment au niveau de la respiration, qui les trahissent.
- Speaker #1
Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire.
- Speaker #0
Et que quand on se compare à quelqu'un, il ne faut pas comparer son allure de déplacement, mais aussi la manière dont ça respire, etc. Parce que souvent, il y en a beaucoup qui sont très doués pour aller très vite et pour cacher leur jeu, qui sont souvent en souffrance. Et moi, je dis souvent, il faut faire quand même attention en se comparant aux autres, notamment dans les séances de groupe, de ne pas tomber dans le piège et que chacun a sa propre allure, chacun a sa propre intensité et que souvent, certains sont très bons pour faire croire qu'ils vont très vite, mais ils souffrent beaucoup. Voilà un petit peu mon retour. Allez Yannick, je te laisse la parole. Tu coaches en club, toi ?
- Speaker #1
En club, non. Non, pas en club de course, non.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Non, c'est... Ouais, c'est des histoires d'ego comparées aux autres. Oui, c'est une histoire d'ego. C'est humain,
- Speaker #0
on va dire. C'est la nature humaine.
- Speaker #1
Ouais, non. Je pense que tout le monde a un ego. Tout le monde doit avoir un ego, que ce soit le plus petit ou le plus grand. Après, voilà, je pense que si tu es OK avec toi-même et que t'es assez confiant en toi, tu... tu peux laisser ça de côté, c'est souvent un peu, j'ai parfois l'impression que c'est un peu du, peut-être un peu un manque d'assurance, de vouloir se montrer comme ça, mais non, la comparaison aux autres, la comparaison à soi, oui, c'est pour ça que j'aime bien le trail, parce que justement, pour moi, l'objectif c'est vraiment de se comparer à toi, comme tu disais tout à l'heure, par exemple, une course c'est vraiment juste de la terminer, la terminera un certain temps.
- Speaker #0
se comparer à soi-même de ce qu'on est capable de faire et c'est ça que comparer aux autres une histoire d'ego qui ne me parle pas trop et j'aime pas et c'est pour ça que j'aime bien le tri Et toi en tant que coach il n'y a pas des moments où tu te retrouves confronté à des situations où ton sportif ou ta sportive, la sportive on va dire je pense que ça arrive quand même beaucoup moins souvent on va pas se mentir les femmes sont beaucoup plus raisonnables je pense Tu es confronté à cette problématique de comparaison avec le beau-frère, le cousin, le meilleur ami, etc. ?
- Speaker #1
Non, pas trop, mais ou alors ça va être plus les cours de route, plus que dans le trail. Il y a quelques-uns dans la route et ça va être plus comparaison par rapport à l'autre, comparaison par rapport au temps. J'ai un client qui... Là, on revient plus par rapport au temps, mais je sais qu'il serait mis à un défi par rapport à un autre pote, ça aurait été la même chose, mais je sais qu'il a arrêté un marathon au 40. qu'il aime 41e km parce qu'il a vu qu'il passait pas en dessous des 3 heures et ouf voilà il a fait à dnf parce qu'il aurait terminé le marathon de 3h02 je termine à prendre ta médaille tu vas voir ta bière mais voilà je vois plus haut niveau de la route des trailers qu'en tout cas ce coup moi je pense que j'arrive quand même pas mal à avoir un objectif de plus de finir la course de Achievement par rapport à soi-même et pas trop trop par rapport aux autres. D'accomplissement. Peut-être que c'est différent. Accomplissement, oui. C'est peut-être différent dans les élites ou alors oui, des fois des histoires de famille ou des trucs comme ça, des potes qui s'y mettent mais peut-être pas trop sur le long.
- Speaker #0
Mathieu, de ton côté, toi, est-ce que tu te compares à David par exemple ?
- Speaker #2
David Timoteo qu'on embrasse il va être très très heureux d'entendre ça non bah d'ailleurs c'est pour ça que je m'entraîne tout seul moi parce que sinon ça me fait trop mal après il court trop vite, enfin quoi que là il a vieilli encore un peu et puis ça va pas s'arranger et puis ça va pas s'arranger avec le temps je resterai toujours plus jeune que lui un jour tu le dépasseras Mathieu t'inquiète non mais blague à part je dis ça en rigolant mais je pense très sincèrement je suis même honnête avec moi même c'est que j'aime bien m'entraîner seul aussi pour ne pas avoir ce type de perturbation parce que je sais que même si maintenant c'est tout je suis un peu passé à une pratique pour moi pour de bonnes raisons mais j'ai pas envie de prendre le risque que ça me parasite comme tu disais de courir en groupe qu'il y en a un qui met un petit coup d'accel et que je me dis Ja. il met un coup d'accel, moi je ne peux pas et en fait de perdre le sens de pourquoi je fais cette sortie, pourquoi je fais cet entraînement, etc. Donc effectivement la comparaison aux autres maintenant elle est moins prenante mais je sais que j'étais du genre avant de faire du sport j'étais du genre à croiser quelqu'un qui est en footing et qui est en PLS total, de dire lui dis donc il est dans le dur mais en fait sans savoir que ça tombe ça faisait 40 kilomètres qu'il bouillait Merci. et qu'il avait un entraînement ultra intense et que c'est normal et en fait c'est toujours ça la comparaison aux autres pourquoi pas mais la problématique c'est quand on n'a pas le contexte c'est qu'on y ajoute un jugement et là par contre la comparaison aux autres moi je m'en sers encore notamment en compétition de temps en temps pour me rassurer je l'utilise jamais j'ai peur
- Speaker #0
David, bouge tes oreilles.
- Speaker #2
Non, parce que généralement, il fait plutôt des formats sans mal. Donc ça y est, on est chacun de notre côté. Comme un vieux couple, on fait chambre séparée maintenant. C'est bien. Mais non, ça m'est arrivé il y a deux ans au Puy-en-Velay. C'était mon premier vrai gros trail. Le trail de Saint-Jacques. Oui, le trail de Saint-Jacques. Et en fait, au bout de 3-4 kilomètres, ils avaient changé le parcours. et il y avait une énorme montée qui durait un petit moment. Et en fait, je ne l'utilise jamais pour mettre en difficulté la comparaison aux autres, mais toujours pour me rassurer. Et en fait, je suis passé, il y a un gars, comme tu disais tout à l'heure, il y a un gars qui m'a doublé avec une respiration tellement intense et ça faisait trois kilomètres qu'on courait. Et là, je me suis dit, c'est toi qui as raison, c'est toi qui es bien, c'est toi qui es dans le vrai. Donc en fait, encore une fois, je ne vais pas me cacher. derrière mon ordinateur, j'utilise cette comparaison aux autres, pas pour de mauvaises raisons, pas d'histoire de look, parce qu'il y a ça aussi, le matériel. Quand c'est pour des bonnes raisons, on peut prendre un petit peu des idées en se comparant aux autres, en comparant même le matos. C'était peut-être judicieux de le faire comme ça. Par exemple, au Jura, je me suis planté sur ma tenue, on est monté et il faisait froid et j'étais en short. C'est dommage. et quand j'ai regardé autour de moi je me suis comparé aux autres et j'ai compris qui avait raison, c'était pas moi c'était les autres et bref je pense qu'on peut prendre des choses mais c'est toujours pareil, c'est quand il n'y a pas de jugement de valeur, ce monsieur qui m'a doublé avec une respiration de bœuf, il faut le dire ça tombe, il a fini son trail et ça tombe, c'est exactement ce qu'il voulait faire et puis ça tombe, il a Il a réussi, c'était celui de son accomplissement, c'était de le finir et puis au début c'est un peu planté, je ne saurais jamais le fin mot de l'histoire, mais sur le moment, la comparaison, tant qu'elle reste objective et qu'il n'y a pas de valeur, moi ça m'a servi et je n'ai aucun problème à dire qu'effectivement elle m'a servi à me dire, moi je suis dans le bon rythme. Et puis, ce n'est pas trop mal.
- Speaker #0
C'est un... Vas-y Yannick.
- Speaker #1
Il y a quand même des fois où notre égo, il peut en prendre un coup. Quand tu te fais doubler par un gars qui a 20 ans en plus et une belle pence à bière avec un petit short et qu'il n'y a pas de sac et puis tu le revois plus jusqu'à l'arrivée, tu te dis, oh putain, merde. Ça nous est déjà tous arrivé, je pense, les locaux montagnards et plus ou moins pleines quand on va là-haut. les doublés, nos échos, des fois, ils en prennent un coup. Qu'on le veuille ou pas, on se compare quand même des fois par rapport à ça. C'est aussi...
- Speaker #0
C'est vachement dur, particulièrement en début d'ultra. Le sujet, il est hyper... Il est hyper important en ultra, en début de course. Souvent, c'est une histoire de comparaison, c'est-à-dire que tu le sais que tu es trop vite. tu le sais, tout le monde est trop vite mais tout le monde le sait qu'ils sont tous trop vite et pourtant tu vas trop vite et c'est ça qui est vachement dur c'est qu'il faut se détacher de cette comparaison, de cette aspiration par rapport au peloton pour arriver à ce que tu disais tout à l'heure Mathieu c'est dire j'évite de me comparer aux autres et là on est dans le thème j'évite de me comparer aux autres et je me remets, je me recentre sur moi-même et ça c'est vachement compliqué et ça c'est ce que j'essaye d'expliquer à la quasi-totalité des sportifs que j'ai. C'est complètement contre-intuitif, mais on fait les meilleures courses que quand on est vraiment centré sur soi-même et qu'on se concentre sur ce qu'on peut maîtriser.
- Speaker #2
Mais encore une fois, c'est là qu'il faut, je pense, un petit peu, parce que je reviens à ça, c'est que quand on commence, quand on est amateur, je suis toujours amateur, mais quand vraiment on débute, c'est tellement facile intellectuellement de se comparer. d'aller sur, on a quand même un outil qui est le meilleur mesureur d'ego qui s'appelle Strava sur lequel tout le monde est et en fait c'est tellement facile de il a fait ça mais en fait on connait pas le contexte c'est ça la problématique c'est que il a peut-être fait la meilleure séance de sa vie mais ça tombe, c'était son objectif c'était de faire cette séance là et puis il s'entraîne depuis ce segment exactement et voilà et moi c'est pour ça que je prends du recul avec Strava maintenant je laisse Strava derrière et puis comme ça, ça montre à mes amis ou quoi que ce soit ce que je fais mais je n'y vais plus moi personnellement, je n'y vais plus désolé, je ne donne plus aucun kudos aux gens mais je n'y vais plus parce que je n'ai pas envie de retomber un peu comme pourquoi je cours tout seul parce que je n'ai pas envie d'être parasité par ça et que ça me travaille dans la tête et c'est aussi pour ça que maintenant c'est un truc que je fais Alors. que personne ne fasse la même chose parce que sinon ça va me fatiguer. Je pars toujours dans le fond des vagues. Mais c'est vraiment volontaire, je me mets dans le fond des vagues. Comme ça, j'ai moins de comparaisons avec les autres. Je fais ma course et j'essaye de me mettre dans mon truc. Ou en tout cas, quand il y a des comparaisons, comme je disais tout à l'heure, elles vont être positives parce que je vais les doubler. Et ça, c'est toujours un peu le côté bonus du truc.
- Speaker #0
Non, mais c'est clair. Donc, ce n'est pas néanmoins, c'est... C'est très intéressant le sujet Strava. Moi, je l'ai déjà dit ici, mais je n'ai jamais été très fan de Strava, loin de là. Je n'ai jamais adhéré au concept de comparaison sur les coms, les segments et tout ça. Peut-être parce que j'en ai jamais. Ah,
- Speaker #2
mais tu peux être local legend. Ouais,
- Speaker #0
local legend, c'est bien. Mais je pense que je suis local legend, ça fait 25 ans que je suis au même endroit. Il y a un moment. Non, je n'ai jamais été très fan de Strava. point de vue là mais c'est clair que c'est un c'est un marqueur très très net de la wade la problématique qu'on rencontre souvent aussi dans nos sociétés actuelles sans faire le vieux con mais c'est la comparaison aux autres et moi ce que j'essaie aussi de faire passer comme message auprès de mes sportifs et après on va s'en arrêter là pour aujourd'hui mais c'est que courait pour vous avant tout et essayer d'éviter de sortir de cette notion de cette de cette volonté de comparaison, quelle qu'elle soit, que ce soit dans le cadre du classement, dans le cadre d'un pourcentage de classement, de podium, de je cours plus vite que mon meilleur pote, et essayer autant que possible de vous recentrer sur vous-même, d'essayer de mieux vous connaître. Essayer aussi autant que possible de réfléchir, pas trop faire de simplifications et de raccourcis sur notamment les formats de course, les records, etc. essayer d'avoir un petit peu de réflexion en ayant en tête que c'est un sport qui est quand même complexe il y a beaucoup de paramètres et que c'est pas aussi simple que de comparer des kilomètres ou des temps de course il faut aussi savoir raison garder car comparaison n'est pas raison Yannick je te laisse donner ton dernier message que tu veux faire passer et ensuite ça sera à Mathieu
- Speaker #1
bah ouais on peut comparer à quand j'ai perdu ce que je voulais dire comparaison n'est pas raison comparaison n'est pas raison dans dans l'ultra bah on a on va déjà avoir assez de problèmes à que ouais non mais quoi dans le trail mais on va déjà avoir assez de problèmes à gérer sur une course on a quand même beaucoup parlé d'ultra on était quand même beaucoup dans le plus long ça va être quoi ça va être de gérer les problèmes qui vont arriver le bâton qui va casser l'ampoule ici et là Et si on se compare trop, que ce soit un classement, que ce soit un pote, que ce soit au vieux gros qui passe à côté, c'est juste se mettre un problème mentalement en plus. Donc voilà, comme tu dis très bien, ne se comparer que par rapport à toi parce que tu vas te créer un problème en plus. Tu as déjà assez à gérer. Tu sais que tu vas avoir des problèmes. Tu ne sais pas lesquels ça va être, si ça va être alimentaire, si ça va être ici, si ça va être ton ventre, si ça va être le temps, si tu vas glisser et te faire une entorse. tu vas avoir des problèmes. Donc les problèmes que tu peux laisser de côté, laisse-les de côté et ne te compare pas.
- Speaker #0
Tout à fait, juste ce que tu viens de dire Yannick, j'adhère à 200%. Mathieu ?
- Speaker #2
Oui, moi dans la même lignée, effectivement je suis très d'accord avec ce que dit Yannick, on a beaucoup de choses auxquelles penser mais j'ajouterais que à partir du moment où on se connaît, on sait pourquoi on court, moi j'ajouterais cette petite subtilité que j'essaye de défendre depuis une heure, quasi une heure et demie qu'on est ensemble. Moi, la comparaison, je veux bien l'utiliser. La seule chose, c'est que c'est comme le sel, il ne faut pas en abuser parce que sinon, c'est un peu dangereux. Et c'est en surcouche, c'est-à-dire que ça ne doit pas être le cœur du truc, sinon on s'y perd. Et sinon, on ne sait plus exactement pourquoi on court. Et puis, quand on doit faire, on parlait d'ultra, mais peu importe, quand on doit faire des sorties dures, des entraînements durs, une compétition dure, eh bien, si on n'a pas les bonnes motivations, on a ce n'est pas la comparaison avec les autres, ce n'est pas la comparaison du classement qui va nous sortir du bourbier. Quand je vais me retrouver à 80 km, si tout va bien, à Nice en septembre, ce n'est pas parce que je vais en voir un, deux ou trois sur les côtés et que je vais me dire, lui, il est dans le dur, lui, il va bien, que je vais faire les 20 km qui restent. C'est parce que je sais pourquoi je cours et là-dessus, je suis d'accord. Par contre, en amont, le fait de m'être comparé, le fait d'avoir bossé, le fait d'avoir regardé les différentes courses, les différents classements, etc. Peut-être que ça m'aura préparé à certains impondérables que j'aurais pu peut-être anticiper, une petite forme de motivation sur la fin, etc. Donc, moi, j'ajouterais à tout ça que la comparaison n'est pas raison peut-être, mais effectivement, moi, je l'utilise pour ajouter un petit peu de piment. pour toujours essayer d'évoluer, pour toujours essayer d'aller chercher un tout petit peu plus en regardant, tout simplement, mais en étant objectif sur le pourquoi je fais tout ça.
- Speaker #0
Bien sûr, on est absolument d'accord. Moi, je ne suis pas du tout dans le sens contraire de ce que tu évoques. Je suis aussi d'accord sur le fait qu'il faut se comparer pour évoluer et pour apprendre aussi, il n'y a pas de problème. Mais voilà, l'objectif de cet épisode aussi, c'était d'échanger sur parfois des comparaisons un peu hâtives qui sont faites. Sans prendre en compte le contexte, sans prendre en compte les spécificités de notre sport. Et je pense qu'on en a bien parlé. En tout cas, c'était hyper intéressant. Merci Yannick, merci Mathieu. Moi, je me suis régalé. J'espère que vous aussi, les auditrices et les auditeurs, j'espère que ce format, ce type de format vous plaît. Et puis, si vous avez des sujets un peu de ce type à nous proposer, n'hésitez pas à les envoyer à letstrail08.com. Merci Yannick, merci Mathieu. Bonne soirée. et merci pour votre soutien encore c'est toujours un plaisir d'échanger avec vous et on se régale chez les patrons,
- Speaker #1
on se régale merci à toi Nico salut,
- Speaker #0
ciao et voilà cet épisode est à présent terminé, j'espère que vous avez apprécié la compagnie de Mathieu et de Yannick que je remercie énormément pour le temps qu'ils ont accordé au LTP pour les échanges hyper constructifs si tu souhaites nous rejoindre sur les réseaux sociaux rien de plus simple, rendez-vous sur Facebook ou Instagram à l'extraire du podcast tu peux également me suivre à titre perso sur Facebook, Instagram, LinkedIn ou Strava à Nicolas Guilleneuve si tu veux aider le LTP n'hésite pas à te rendre sur les plateformes Apple Podcast ou Spotify pour y mettre 5 petites étoiles et un avis, ça fait toujours plaisir un petit commentaire et puis comme je te le disais en début d'épisode si tu veux aider la création de contenu indépendant rendez-vous sur Patreon.com Let's try the podcast. Et puis n'oublie pas de parler du LTP autour de toi. Il y a plein de sujets. On est à plus de 300 sujets aujourd'hui. Donc il y a certainement quelque chose qui va intéresser les gens qui t'entourent. J'espère te retrouver pour un prochain numéro du LTP. Et d'ici là, n'oublie pas, si tu penses que c'est impossible, fais-le pour te prouver que tu avais tort. Salut, salut !