Speaker #1Bienvenue sur le podcast Liberté d'être femme, dans ce sixième épisode de la série d'épisodes solos de l'été, que j'ai appelé ma série Inspiration. Et aujourd'hui, on va aborder un sujet qui est assez paradoxal, qui est le début de la réussite. les peurs que ça peut activer. Je m'explique. Lorsqu'on traverse, comme je l'ai traversé, une zone de vide, où ça se passe moins bien, où il n'y a plus beaucoup d'argent qui rentre, pas ou peu de clients, mais c'est aussi vrai quand on démarre, quand on se lance et qu'on n'a pas encore de clients. Ça marche dans les deux cas, j'ai vécu dans les deux cas. Donc, évidemment, on attend avec impatience ce moment où on va avoir son premier ou ses premiers clients ou un volume de clientèle suffisant pour que ce soit plus confortable. Et on est focus là-dessus. On peut d'ailleurs être très focalisé sur le manque. Je pense que j'ai dû aborder ces questions-là dans d'autres épisodes précédemment. Et il peut se construire l'illusion du tout sera parfait lorsque j'aurai signé mon premier client ou signé le prochain client lorsque c'est plutôt une phase de reprise. Et paradoxalement, ce que j'ai vécu, c'est qu'au moment où c'est arrivé, où j'ai commencé à rentrer ces clients que j'attendais depuis un moment, Eh bien... Mon système nerveux avait plutôt tendance à paniquer au lieu de célébrer simplement la joie d'avoir obtenu ce que j'attendais depuis longtemps. Alors je me suis penchée sur ce phénomène-là, que j'ai trouvé intriguant mais qui ne me surprend pas tant que ça, parce que je pense que j'avais déjà dû le traverser probablement précédemment. Je me suis rendue compte que le fait d'être dans le manque avant, en tout cas d'être sans client, ça représentait une forme de zone de confort. Parce que j'avais toute la liberté de pouvoir créer comme je le voulais dans mon coin, sans avoir de personne qui venait évaluer mon travail ou imposer son rythme. Je pouvais donc maîtriser mon temps. C'était confortable aussi au niveau familial, pas trop de stress pour gérer les différentes contraintes liées aux enfants. En termes d'organisation, c'était vraiment confortable. Donc, d'un côté le manque d'argent, le manque de clients, là plutôt c'est pas tellement centré sur l'argent mais plutôt sur la partie client. Le manque de clients représentait une forme de zone de confort que j'avais du mal à lâcher. Ça, c'est des choses que j'avais un peu anticipées. Je me doutais quand même de ça. Quand j'étais justement dans l'avant, à l'avant avoir des clients, je sais que j'avais cette peur. J'avais cette peur de manquer de liberté parce que la liberté, pour moi, c'est quelque chose d'extrêmement important. J'avais peur de gagner des clients et du coup de me retrouver à perdre une forme de liberté. Mais ça va au-delà de ça. J'ai découvert un sentiment d'impuissance. et c'est l'objet de mon travail et l'objet de l'épisode, il est plus centré sur cette partie-là. C'est qu'en fait, au moment où j'attendais que mon client paye sa première facture, j'ai découvert ce sentiment d'impuissance, ce stress lié au fait que l'entrée d'argent, elle dépend du geste de quelqu'un d'autre. Et vous voyez, pourtant, ça fait dix ans que je suis entrepreneuse et ça ne m'empêche pas de vivre ou de revivre ça. Et donc, mon cerveau a préféré anticiper les risques et se concentrer sur le fait que, je l'ai déjà dit dans un autre épisode, j'avais parlé de la difficulté, mon cerveau a préféré se concentrer sur les risques, sur le fait que ça allait être difficile, qu'il risquait d'y avoir des délais, des impayés, plutôt que de savourer tout simplement cette victoire que j'avais attendue si longtemps, celle d'avoir un client. En plus, là, je pense en particulier au crash test organisationnel que j'ai passé des mois et des mois à construire, à travailler et où ça y est, il y avait un client qui l'avait acheté, que ça avait convaincu. Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas vendu une offre que j'avais créée. Au lieu d'être tout simplement en joie et de me concentrer là-dessus, mon cerveau était concentré sur le fait de tous les aspects négatifs potentiels, perte de liberté et surtout cette impuissance de devoir attendre qu'un client paye. Donc ça a été l'objet du travail que j'ai fait sur moi. Déjà d'en prendre conscience parce que quand on commence à prendre conscience de quelque chose, je dirais que j'ai une grosse partie du travail qui est faite. Donc d'accepter que je vivais cette impuissance, de l'accueillir et puis de faire aussi la part des choses de ce qui est de la responsabilité. Il y a des choses qui dépendent de moi et des choses qui ne dépendent pas de moi. Et le moment exact où la comptabilité du client va exécuter le virement, ça ne dépend pas de moi. Ils ont leur propre process. Moi, je peux indiquer ce que je souhaite, mais à un moment, il y a des choses sur lesquelles on n'a pas de marge de manœuvre. Il y a une temporalité, moi j'appelle ça le timing divin. Il y a des temporalités qui nous sont imposées et même si ça peut être frustrant, c'est comme ça. Ça ne sert à rien de se concentrer sur les aspects où on n'a pas le choix. Je me rappelle avoir lu il y a bien des années un livre de Stephen Covey, qui parle de la zone d'influence. En fait, on a tendance à se concentrer sur des cercles sur lesquels on n'a pas de prise, on ne peut pas agir. Et donc, ça génère énormément d'émotions négatives, de frustration, d'agacement. Peut-être de peur aussi, ou d'impuissance, comme je viens de le dire. Alors que quand on se concentre sur ce sur quoi on a la maîtrise, où on a une réelle influence, c'est complètement différent. Donc moi, je me suis concentrée sur là où je pouvais avoir un réel effet. De toute façon, c'était déjà fait, puisque j'avais été très claire dans mes conditions de paiement. Tout est organisé. J'ai été très claire quand j'ai envoyé la facture au client et je lui ai bien expliqué que la suite ne serait déclenchée que lorsque ce serait payé. Évidemment, il y a du suivi à faire et pourquoi pas parfois des relances, ça peut arriver et tout le monde peut oublier aussi. Mais ce n'est pas la peine d'être en panique à partir du moment où j'avais appuyé sur le bouton « envoyer la facture » , j'étais déjà dans une panique ou une impuissance alors qu'il n'y avait aucune raison de l'être à ce moment-là. Et donc, ce qui dépend aussi de moi, c'est de continuer à faire les autres, d'avancer sur les autres sujets et de me dire, voilà, ce client-là, maintenant, c'est en stand-by. Tant qu'il n'a pas payé, je n'avance pas sur son projet et je me concentre sur les autres. Mais il y a un autre point très important que j'ai intégré à ce moment-là, c'est la coexistence des émotions. J'avais... J'ai tendance à me concentrer sur la partie négative et à occulter le fait qu'il peut y avoir coexistence de deux ou plusieurs émotions. En l'occurrence, il pouvait y avoir quand même ce sentiment d'impuissance, il est là. Ce n'est pas parce que j'ai compris d'où il venait et que j'ai dit qu'il fallait se concentrer sur ma zone d'influence que pour autant ça nie. l'existence de ce sentiment d'impuissance. Il a le droit d'exister. C'est une émotion et à partir du moment où on l'accueille, elle passe assez vite. Mais Odata, elle peut parfaitement coexister avec la joie d'avoir signé. Le seul point, c'est que moi, j'avais une qui occultait l'autre. Je pouvais continuer à vivre mon impuissance, mais pour autant, j'ai choisi de m'autoriser à célébrer, à... expérimenté la joie d'avoir signé ce client. Et puis, je vous donne tout de suite la réponse, il a payé dans des temps tout à fait raisonnables, sans que j'aie eu besoin de relancer. Et là, j'ai bien célébré aussi le fait qu'il ait payé, que du coup, la mission démarre effectivement, officiellement. Et voilà. Donc, le message là, c'est de... lâcher ce sentiment, cette tendance au contrôle ou au micro-contrôle, accepter qu'il y a des choses qui ne dépendent pas de moi, ne pas passer ma vie à ruminer sur ces sujets-là. La façon de le faire, c'est plutôt de prendre conscience des émotions qui sont chez moi, de les accepter et de passer à la suite. Et c'est la meilleure manière, je dirais, de laisser passer ce moment-là parce que finalement, après ce sentiment d'impuissance, il est vraiment passé rapidement. Et là, aujourd'hui, certes, le client a payé, mais c'est quelque chose qui a complètement disparu. Je ne vis plus du tout cette émotion-là. Je suis concentrée d'abord sur mes vacances qui arrivent et puis sur le fait que maintenant, je suis vraiment en joie de pouvoir exécuter cette mission chez ce client et d'avoir l'opportunité de déployer quelque chose que j'ai passé des mois et des mois à créer et de voir ce que ça donne. Donc lâcher cette envie de contrôler absolument tout et accepter. que de le faire, ça génère des émotions chez nous. En fait, c'est pas dire qu'on lâche le micro-contrôle ou dire qu'on lâche prise, ça ne veut pas dire nier ou renier les émotions que ça génère. C'est ok que ça génère de la peur, que ça puisse générer du stress, de l'impuissance, mais par contre, je ne reste pas focalisée dessus. Je passe à autre chose. Alors, j'ai quelques questions pour vous. qui vivaient peut-être des situations similaires, dans un contexte qui peut être le même ou qui peut être différent. J'en ai quatre. La première, c'est dans quelle zone de votre vie, ou bien de votre entreprise, si vous en avez une, vous cherchez à garder un contrôle absolu au point de bloquer l'arrivée de la réussite de l'inconnu ? Dans quelle zone de votre vie ? de votre activité professionnelle ou de votre entreprise, cherchez-vous à garder un contrôle absolu au point de bloquer l'arrivée de la réussite ou de l'inconnu. Alors vous pouvez mettre évidemment sur pause si vous voulez prendre le temps d'écrire ou de répondre directement aux questions. Sur la zone de confort invisible, quels sont les inconvénients cachés que vous redoutez ? si vous atteignez votre prochain grand objectif ? Quels sont les inconvénients cachés que vous redoutez si vous atteignez votre prochain grand objectif ? Ça, c'est une question puissante aussi qu'on m'a pas mal posée quand moi je me faisais coacher, que j'ai apprise aussi. On peut avoir des rêves, des objectifs, et ne pas passer à l'action parce que... Il n'y a pas que les avantages qui vont avec, il y a aussi potentiellement des inconvénients et ça peut nous bloquer. Quand j'ai évoqué la perte de la liberté tout à l'heure, c'est par exemple un inconvénient caché potentiel qu'on peut vivre. Concernant l'impuissance, quelle est la part qui appartient à l'autre ? Un client, un partenaire, le timing divin ? peu importe, à l'autre, que vous devez accepter de lui rendre aujourd'hui pour retrouver votre sérénité. Donc en gros, qu'est-ce qui ne vous appartient pas, mais que vous avez cherché à vous approprier ? Quelle est la part qui appartient à l'autre, qui lui revient, que vous devez lui rendre pour vous sentir vous davantage en sérénité ? Et enfin, quatrième question, sur quoi pouvez-vous remettre 100% de votre attention ? et de votre énergie dès aujourd'hui dans votre exacte zone de responsabilité ? Sur quoi pouvez-vous remettre 100% de votre attention et de votre énergie dès aujourd'hui dans votre exacte zone de responsabilité ? Donc en gros, comment est-ce que vous pouvez vous réapproprier votre pouvoir ? Voilà, je vous invite à réfléchir aux questions qui vous parlent. Et puis, il y aura encore un septième épisode. la semaine prochaine et pour la suite, je ne sais pas encore. Donc je vous dis à la semaine prochaine. En attendant, prenez bien soin de vous, surtout avec les chaleurs qu'on vit. Au moment où cet épisode sortira, peut-être que ce ne sera plus le cas. Là, j'enregistre en plein cœur de l'été. On est début août, donc il fait encore très très chaud. Le temps que cet épisode sorte sera sûrement changé. Enfin, quoi qu'il en soit, je vous souhaite de prendre soin de vous et à la semaine prochaine.