Speaker #1Bienvenue sur Liberté d'être femme et en particulier dans cette série d'épisodes inspirants de l'été. Je continue à vous dévoiler des morceaux de ma transformation intérieure. Donc si c'est le premier épisode comme ça que vous découvrez, il y en a un autre qui est sorti la semaine dernière qui... tourne plutôt autour de la souveraineté, et donc du fait de prendre ses décisions par soi-même, quelles que soient les injonctions extérieures ou les conseils qu'on peut recevoir, ou les peurs qu'on peut avoir. Et cette fois-ci, on se lance dans une direction différente. Je vais vous parler de vision. Alors, je sais que la vision, c'est un sujet qui revient très souvent, et on parle souvent de construire... une vision à 5 ans, une vision à 10 ans, et moi ça m'a toujours posé problème. Et je viens, vraiment récemment, de me libérer sur ce sujet, et c'est justement l'objectif de cet épisode aujourd'hui. De vous raconter quel était mon problème, si on peut dire, ma problématique, la prise de conscience que j'ai faite, et comment je l'ai faite, si j'arrive à m'en souvenir. Parfois, je ne me souviens pas toujours de tous les détails de comment je suis arrivée, mais je vais vous partager un petit bout de mon cheminement par rapport aux rêves qu'on peut avoir dans la vie et aux visions qu'on peut avoir de ce que l'on souhaite, que ce soit personnel comme cela peut être professionnel, ça marche dans les deux cas. Alors, le piège par lequel je commence, c'est ce grand projet à 10 ans. qui nous est vendue dans énormément de livres de développement personnel. On nous parle de définir une vision dans les prochaines années, comment est-ce qu'on imagine le futur, et puis après pouvoir mettre en place des choses par rapport à ça et avancer vers cette vision. Bon, ça part d'un très bon principe, de définir ses rêves et définir sa vision, mais moi ça me posait souci parce que je me suis rendue compte que ce sont des choses qui évoluent très vite chez moi, enfin très vite, en tout cas qui ne tiennent pas 5 ans ou 10 ans. Donc un rêve que je pouvais avoir il y a 5 ans n'est plus valable aujourd'hui, que je l'ai atteint ou pas. Et donc cette pression pour définir un grand projet, on va dire à 5 ans ou à 10 ans, Ça crée une pression énorme, une pression étouffante. Et puis finalement, quelque chose qui est artificiel pour moi, parce que ça ne me correspond pas. Le mental aime bien le contrôle, il aime bien la certitude, il aime bien les caresses bien rangées. Le fait de définir des visions à 5 ans, c'est quelque chose qui peut bien lui plaire. Et puis après, de mettre en place un plan pour l'atteindre, ok, très bien. Sauf que je me suis rendue compte que mes visions, elles ne tenaient pas dans le temps. Quand je reprenais ce que j'avais écrit, parfois il y a des choses qui peuvent durer longtemps, mais très souvent mes rêves ont changé. Alors déjà, première prise de conscience, j'ai du mal à définir mes rêves. Ça, c'était déjà la première prise de conscience que j'ai eue. Je me suis rendue compte que pendant la phase où j'étais en couple, mariée, Il y avait beaucoup de confusion entre mes rêves et ceux de mon conjoint. C'est-à-dire que je pensais peut-être que certains de mes rêves étaient à moi, mais en fait ce n'étaient pas les miens, c'était ceux de mon conjoint. Donc déjà ça, ça a été une prise de conscience après la séparation, de me rendre compte qu'il y a plein de choses que je croyais vouloir et que je ne voulais pas réellement moi. Donc c'était quelque chose de commun, de collectif, sans doute, peut-être. que certains étaient ses rêves à lui et puis que je me... Je croyais qu'ils étaient à moi, je ne sais pas exactement, et puis aujourd'hui, ça n'a plus beaucoup d'importance de savoir ça, si ce n'est que je me suis retrouvée à avoir envie de faire des choses différentes. C'était un premier point. Pour autant, j'avais du mal à définir ce que je voulais, moi. Donc, au-delà de... du couple et des objectifs qu'on avait pu avoir ensemble. Seule, je n'y arrivais plus. Je ne savais plus définir ce dont moi, personnellement, moi toute seule, j'avais envie. Alors j'ai quand même réussi à le faire un petit peu. puisque j'ai compris que les voyages c'était quand même quelque chose d'important donc j'ai emmené mes filles à Bali, je suis partie toute seule au Maroc donc j'ai commencé quand même à intégrer cette dimension de voyage je me suis rendu compte que tout ce qui était international et interculturel était important pour moi donc je suis rentrée dans des groupes où il y avait cette dimension internationale interculturelle j'ai créé des relations de ce type là J'ai... J'ai compris que c'était quand même un morceau important, mais pas forcément bien défini. Et puis, sur les aspects professionnels, c'était vraiment difficile de savoir ce que je voulais et aussi peut-être ce que je ne voulais pas. Donc ça me ramène à cette histoire de définir une vision. Par exemple, pour mon entreprise, à 5 ans, je peux le faire. Mais rien ne dit que dans un an, dans deux ans, j'aurai encore la même. Et donc, je me mettais énormément de pression sur moi-même par rapport à ça, en ayant l'impression que c'est moi qui ne faisais pas comme il fallait. Que c'est moi qui avais quelque chose qui ne marchait pas, d'une certaine manière. Que je devais pouvoir me fixer des objectifs et rester constante ensuite. Donc, le travail que j'ai fait il n'y a vraiment pas longtemps a été un travail de... Prendre conscience de ça, de le voir, de le dire, de le verbaliser. Ensuite, il y a le human design qui est venu aussi m'apporter son éclairage. Alors, je ne sais pas si toutes les personnes qui écoutent ce podcast connaissent le human design. Donc, en deux, trois mots, c'est un outil de connaissance de soi, plutôt énergétique, qui montre comment on prend des décisions. de manière naturelle pour soi, comment on interagit avec le monde, où se situent nos zones où les choses sont fluides, là où ça ne l'est pas pour nous. C'est un outil assez complexe à appréhender, mais on peut déjà l'appréhender de manière simple en regardant le type de profil qu'on a. Donc pour ma part, je suis un manifesting generator avec un profil de 4. S'il y a des personnes qui connaissent le Human Design, vous pourrez trouver ce que c'est. Si vous ne connaissez pas et si ça vous intéresse, vous pouvez faire quelques petites recherches pour en savoir un peu plus sur ce que c'est et éventuellement me demander si vous souhaitez des informations et je vous les partagerai avec plaisir. Donc un Manifesting Generator, donc un MG, je vais l'abréger comme ça parce que c'est les termes qui sont utilisés, n'est pas quelqu'un qui est fait pour suivre une ligne droite. C'est une personne qui est multivitée. multi-passionnée, qui est rapide et qui est faite pour naviguer entre plusieurs centres d'intérêt. Et ça, c'est exactement, effectivement, ça décrit bien qui je suis et le comprendre et l'accepter a été un gros travail et surtout accepter que pour moi c'était normal, je ne suis pas une anormalité, c'est la normalité pour moi d'être comme ça. Et donc, si je veux m'enfermer dans un plan unique à 10 ans, c'est quelque chose qui va à l'encontre même de son énergie vitale, de mon énergie vitale. Et si je rapporte par rapport à ce que j'ai évoqué la précédente fois dans mon podcast où j'ai parlé du salariat, je ne l'ai pas dit, mais moi quand j'imaginais retourner dans le salariat, c'est quelque chose qui me sentait enfermée. Je me suis dit que ce n'était pas possible, je vais avoir un burn-out au bout de six mois si je fais ça. considère le fait de rester entrepreneuse, c'est lumineux, c'est ouvert, c'est vivant, c'est moi. Je ne l'avais pas dit, c'est un ajout que je fais maintenant, mais ça rejoint tout à fait ce que je suis en train de vous dire là sur la posture du MG. Avec ce type de profil qui a besoin d'avoir de la diversité tous les jours et puis que les choses changent régulièrement, l'entrepreneuriat est une très bonne... une approche qui peut bien correspondre. Pour moi, c'est une nécessité vitale. J'ai parlé dans mon livre Humanisons nos organisations, du vivant, de l'entreprise vivante. Pour moi, le vivant, c'est aussi le changement, la diversité, s'adapter à des choses nouvelles et à des envies nouvelles aussi. Dans mon profil, je suis manifesting générateur, comme je l'ai dit, c'est bien plus que ce que je vous ai dit. Je vous donne un tout petit extrait pour... pour éclairer l'épisode d'aujourd'hui. Et j'ai aussi un profil 2-4. Le profil 2-4, la ligne 2 et puis la ligne 4, ce sont deux lignes qui sont... opposé. Donc la ligne 2, c'est l'ermite, c'est quelqu'un qui a besoin d'espace, de retrait, d'être dans sa grotte, dans sa caverne pour pouvoir mûrir, développer ses compétences, étudier dans son coin, mûrir ses projets, créer aussi. Et puis la ligne 4, l'opportuniste, c'est quelqu'un qui a besoin de connexion au réseau, de quelque chose qui soit chaleureux et une personne pour laquelle les opportunités viennent des autres. Moi, mon profil est censé répondre aux opportunités qui viennent de l'extérieur. Ça, c'est quelque chose que je développerai dans un autre épisode, probablement, parce que c'est aussi un apprentissage très important. Donc, vous voyez bien que ces deux lignes-là, de quatre, donc l'ermite d'un côté et l'opportuniste de l'autre, l'opportuniste dans le sens qui répond à des opportunités, opportunité par quelqu'un qui profite des autres, c'est pas ça que ça veut dire, ce sont deux choses qui sont opposées, puisqu'il y en a un qui a besoin de solitude et l'autre qui a besoin, au contraire, de connexion et de relation humaine. Alors, ça veut dire que j'ai sans arrêt cette ambivalence, enfin, ce besoin qui... cette alternance, je devrais plutôt dire, entre ce moment d'être... ce besoin d'être seule et ce moment, ce besoin d'être en groupe ou en connexion humaine. Donc voilà, ça c'est quelques éclairages sur ce que je suis. Alors évidemment que je partage ça avec d'autres personnes, la partie MG, Manifesting Generator, je la partage avec, si je me souviens bien, c'est à peu près 30% de la population, donc il y en a sans doute d'autres dans les personnes qui écoutent cet épisode. Et puis le profil 2-4, alors là je ne connais pas la... comment dire... la fréquence d'apparition dans la population, mais évidemment que je ne suis pas seule à avoir ou la ligne 2 ou la ligne 4, ou les deux. Et en quoi est-ce que ça peut m'être utile au quotidien ? Eh bien, c'est que grâce au Human Design, je me suis déculpabilisée. J'ai compris que la nouveauté, ce n'était pas un défaut de fabrication, comme je le disais avant, pour moi. C'est mon mode de fonctionnement à moi, c'est mon mode de fonctionnement optimal. Et ce que dit le human design, c'est que ça, c'est quelque chose qui ne va pas changer chez moi. C'est fondamental. Ce n'est pas un truc que j'aurai à travailler et qu'il faut changer. Non, non, c'est mon mode de fonctionnement à moi. Et donc, je me suis déculpabilisée de cet aspect-là, d'avoir besoin de nouveautés, y compris dans les choses dont je rêve. Je n'ai pas un rêve dans ma vie ou cinq rêves dans ma vie et puis il n'y en aura pas d'autres. Je peux en avoir. plein, valable un certain temps. Donc ça, c'était une grosse acceptation pour moi de faire ça. Et donc, les besoins, les envies que je peux avoir font fonctionner plutôt de manière cyclique. Et je m'autorise maintenant à fonctionner de manière cyclique. C'est-à-dire à avoir des élans intenses, à m'investir pleinement dans un sujet pendant un certain temps, à considérer qu'un rêve et quelque chose d'hyper important pour moi pendant un temps et à tout mettre dedans. Et ensuite, lorsque c'est terminé, que je l'ai accompli ou que j'ai besoin de passer à autre chose, je le fais sans culpabiliser. Ce n'est pas de l'inconstance, c'est une exploration pour moi. Donc je vais voir les éléments plutôt comme une sorte de boussole pendant un temps. Je vous ai dit que la... Le côté voyage, le côté international, c'était important pour moi. Ça, je pense que c'est quelque chose qui est un fond important et qui, lui, traverse ma vie. C'est juste la façon dont je le vois, les envies plus précises que je peux avoir dans ce cadre-là, elles vont changer. Et donc là, mon grand objectif, on va dire ma grande passion depuis un moment, c'est l'Asie, alors que ça n'était pas du tout la décennie précédente. C'est beaucoup plus récent. Et donc, d'ailleurs, en 2009, quand j'étais allée en Asie, j'étais allée en Chine, c'était pas à l'époque du tout l'endroit qui m'attirait. J'y suis allée pour y voir une amie, mais c'était vraiment pas du tout l'Asie où j'avais envie d'aller à l'époque. Et maintenant, en 2026, donc plus de 15 ans plus tard, l'Asie est vraiment... Hyper importante pour moi. Je suis allée à Bali en 2024, mais cette envie d'aller en Asie, elle est toujours là. Par contre, ce n'est pas forcément le même endroit. Là, maintenant, c'est la Corée du Sud. Ça fait un moment que j'ai ça en tête. Et donc, je me suis lancée à fond là-dedans. J'ai prévu de voyager, d'aller en Corée du Sud l'année prochaine. J'apprends le coréen, ça fait un moment que j'ai commencé. Et ma nouvelle boussole, c'est ça. La boussole globale, c'est les voyages et la rencontre avec des personnes d'autres cultures. Après, si je descends un peu plus bas, c'est l'Asie. Et puis encore un peu plus bas, c'est la Corée du Sud. La Corée du Sud, ça va durer un certain temps. Il y aura d'autres pays d'Asie certainement que j'aurais envie de visiter. Et puis sans doute qu'à un moment, ce ne sera plus l'Asie et ce sera peut-être une autre région du monde. Et c'est OK, mais je vais garder quand même ma boussole globale du voyage et des rencontres interculturelles. Avec tout ça, j'ai évacué aussi quelque chose, une tendance qui est d'attendre que la vie passe. D'attendre d'arrêter je ne sais quel signal extérieur pour m'autoriser. à vivre, et notamment, un peu comme si je n'avais pas encore trouvé mon grand rêve, et donc en attendant, je ne m'autorisais pas à vivre. Mais ayant compris que je n'attends pas un grand rêve, mais que je vais en avoir une multiplicité au cours de ma vie, j'arrête d'attendre et j'y vais, je passe à l'action. Ça m'amène au type de questionnement. qu'on peut se poser. Si vous prenez conscience que vous fonctionnez de manière similaire, vous pouvez vous poser cette question-là plutôt que quel est mon grand projet de vie qui peut être quelque chose qui est très stressant avec une grosse injonction si vous vous rendez compte ou si justement vous ne vous en rendez pas compte mais que c'est sous-jacent que ça ne vous correspond pas. Vous pouvez vous poser une question, enfin une question comme ça. Voir plutôt votre vie comme un laboratoire d'expérimentation et vous demander quelles sont les deux ou trois expériences que j'ai envie de mener dans les six prochains mois, par exemple, ou dans l'année qui vient, ou au contraire seulement dans la semaine qui vient, juste pour le plaisir de découvrir, d'explorer, de me consacrer à une passion. Et donc de vous autoriser vraiment pleinement à le faire, à y aller à fond, et puis quand c'est fini avec cette expérience-là, et bien de passer à la suivante. Je vous invite vraiment, si ça vous parle, à vous poser cette question-là, à vous autoriser l'exploration, plutôt qu'à vous mettre un cadre trop strict, trop sclérosant. J'espère que cet épisode a été inspirant pour vous. Si c'est le cas, partagez-le avec des personnes autour de vous. Et puis, je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode de podcast de cette série de l'été inspirante.