ThomasLa plupart des professionnels qui doivent prendre la parole, que ce soit en réunion, en conférence ou face à un client, se préparent sur le fond. Ils connaissent leur sujet, ils ont leurs arguments, ils ont répété. Et pourtant, le jour J, il y a parfois quelque chose qui bloque, et que personne n'entraîne vraiment. C'est ce qui conditionne la qualité d'une bonne prise de parole, le mental. Bienvenue dans Mental Décisif, je m'appelle Thomas Brey Raoult, je suis préparateur mental, coach en prise de parole et compétiteur. Et comme toi, je suis en engagé dans ma propre progression. Dans ce podcast, je vais te partager des anecdotes issues du terrain, de ma pratique et de celles des professionnels et des athlètes que j'accompagne. Mon intention, t'aider à construire un mental au service de ta prise de parole, pour que tout ce que tu sais faire sorte vraiment quand ça compte. Parce que le mental, c'est pas ce qu'on travaille quand ça va mal, c'est ce qu'on construit quand tout va bien, pour qu'il soit décisif le jour où ça compte vraiment. Dans cet épisode, j'ai envie de te partager trois erreurs à ne pas faire dans ta prochaine présentation. Et je vais te partager aussi quoi faire à la place de ces trois erreurs pour que tu puisses faire une présentation réussie. Et si je te présente ça, c'est parce que la semaine dernière, j'ai assisté à une présentation... au cours de laquelle j'ai remarqué quelques éléments à modifier drastiquement pour augmenter la pertinence de cette présentation. Pour te donner un peu de contexte également, il y avait 80 personnes dans cette salle et la présentation était dédiée à présenter les résultats du trimestre passé. Les résultats des projets, les différents acteurs, etc. du trimestre passé. Donc il y avait un écran. une grande salle de 80 personnes et un intervenant à chaque fois qu'il y avait entre 5 et 10 minutes. Et la première erreur que j'ai vue et que je vois trop souvent dans les présentations, surtout quand il y a un support, et je crois que tout le monde le sait, mais on ne voit pas vraiment pourquoi c'est si important de ne pas le faire. La première erreur, c'est des slides trop chargés. Et une des raisons pour lesquelles c'est important de ne pas le faire, c'est parce que notre cerveau, ça a été démontré par des scientifiques, notre cerveau n'est pas multitâche. En fait, même quand on fait du multitâche, nous ce qu'on appelle du multitâche, et bien en fait, notre cerveau, il switch en permanence entre faire une tâche et faire une autre tâche. C'est-à-dire que quand il est concentré, par exemple, sur le geste, En tennis, notre cerveau est concentré sur le geste en tennis, mais si on a une pensée parasite qui nous dit « je ne suis pas assez » , le cerveau va dédier de l'énergie à cette pensée parasite, et donc il va y avoir moins d'énergie pour effectuer le geste de tennis. Et donc, en fait, notre cerveau n'est pas multitâche. Il y a eu des études qui l'ont montré, et donc l'attention est limitée. Et quel est le problème si on a des slides qui sont trop chargés ? c'est que les auditeurs vont regarder les slides Essayer de comprendre le contenu, et surtout si c'est dans une grande salle avec un écran qui est relativement petit, essayer de regarder du contenu, ça va nous prendre de l'attention. Et pendant ce temps, l'orateur va parler. Mais sauf que notre cerveau, il va switcher entre « je regarde le contenu, j'écoute l'orateur » , « j'écoute l'orateur, je regarde le contenu » , etc. Ça va peut-être être quelques millisecondes par chaque, mais en fait, ça va nous prendre de l'énergie. Si ça vous est déjà arrivé comme un mois d'être fatigué après une longue présentation, c'est peut-être dû à ça. Donc, en résumé, on fait des slides qui sont moins chargés. Pour éviter ce problème, l'idée c'est de rester sur une slide, une idée, un chiffre, une image, mais pas plus. C'est-à-dire que le texte pourra être dit à l'oral, mais on n'est pas obligé de tout noter sur la slide. D'ailleurs, l'avantage de ne pas tout noter sur la slide, c'est que les personnes vont vraiment vous écouter, puisque s'ils ne vous écoutent pas, ils n'auront pas l'information. Alors que s'ils savent que c'est sur la slide, que les slides vont être envoyés après la présentation, ils pourront se dire « Ok, j'ai moyen d'accéder à cette information plus tard. » Mais si ça n'y est pas sur la slide, ils sont obligés, en quelque sorte, de vous écouter. Donc ça, c'est la première erreur que je vois vraiment trop souvent, des slides trop chargés. La deuxième erreur, et pourquoi c'est important d'éviter cette deuxième erreur, Parce que quand on fait une présentation, notre objectif, c'est d'avoir une relation avec notre auditoire, de créer une connexion, et surtout, à l'ère des téléphones, de l'IA, de cette nouvelle génération, on veut capter l'attention des personnes. Et il y a deux options. Soit... On fait sa présentation en étant tourné vers sa présentation ou tourné vers le public. A votre avis, laquelle des deux a le plus d'influence pour créer de la connexion entre le public et soi et, a fortiori, pour la présentation ? Moi, je suis convaincu que c'est la méthode où on est tourné vers sa présentation. Non, bien sûr, c'est une blague. La meilleure méthode pour avoir la connexion avec son auditoire, c'est d'être tourné vers ses auditeurs, vers les personnes qui nous écoutent. Et encore mieux si on les regarde dans les yeux, tour à tour. Même s'il y a une grande audience, on peut en regarder quelques-uns dans les yeux et comme ça créer une vraie connexion. Et dans cette présentation que j'ai vue la semaine dernière, c'était l'erreur qu'ont fait 80% des orateurs. Ils avaient des choses à présenter sur leur slide et ils se sont tournés vers l'écran, vers le mur. Le pire pour moi, ça a été de voir que parfois, ils se mettaient entre moi et l'écran. Donc si ce qu'ils me montrent est sur l'écran, mais qu'eux sont sur l'espace visuel de l'écran par rapport à où je suis placé dans la salle, je ne vais pas pouvoir lire ce qu'il y a sur leur écran. Et en même temps, je vais avoir du mal à les écouter puisqu'ils sont dos à moi. qu'ils sont tournés, même avec un micro, la voix porte moins que s'ils étaient face à l'auditoire et vraiment concentrés sur partager quelque chose à l'auditoire. Là, ils sont concentrés sur partager leurs slides, partager ce qu'ils ont fait dans le projet, partager leurs résultats, mais pas sur « Ok, mais pourquoi c'est important pour mes auditeurs de m'écouter ? » Et ça, c'est la troisième erreur que j'ai vue dans cette présentation. Ne pas dire pourquoi c'est important de vous écouter. Et une chose toute simple pour comprendre ça, c'est par exemple pour ce podcast. Si je ne vous disais pas pourquoi c'est important de ne pas faire ces erreurs, pourquoi c'est important de trouver des solutions pour arriver à établir la connexion à votre auditoire, à faire en sorte que le cerveau de votre auditoire soit et l'attache la plus facile possible, à savoir écouter quelqu'un qui a des slides clairs, propres, avec peu d'idées dessus. Eh bien... Si vous ne dites pas pourquoi les gens doivent vous écouter, la plupart des gens vont sortir leur téléphone pendant votre présentation ou alors répondre à leur mail sur leur ordinateur, mais ils ne vont pas prêter attention. Alors que si vous leur dites « Ok, j'ai fait tel projet » , il aura un énorme impact sur vos projets à vous et votre charge dans les prochains mois. C'est pour ça que vous devez écouter ma présentation. Et maintenant, je vous présente les résultats de ce projet, et où on en est, et les jalons, etc., ce qui va arriver par la suite, pour que vous puissiez vous préparer. Là, dans ce deuxième cas, quand l'orateur explique pourquoi il faut l'écouter, et pourquoi c'est important pour l'auditoire de l'écouter, alors là, il a plus d'attention. Ça ne garantit pas que tout le monde n'ait pas son téléphone de sortie, son ordinateur, et ça d'ailleurs, c'est quelque chose qu'on parlera dans un autre épisode, fixez le cadre avant de dérouler votre présentation. D'avoir une étape pour donner le cadre, faire en sorte que les gens vous écoutent avant votre présentation. Mais ce sera l'objectif d'un autre épisode. Donc si on résume les trois erreurs à ne pas faire... dans une présentation, et que malheureusement j'ai vu faite par 80% des orateurs lors de ma présentation la semaine dernière, les trois erreurs à ne pas faire, c'est avoir des slides trop chargés qui vont faire en sorte que le cerveau n'est pas concentré sur ce que dit l'orateur, mais à la fois sur les slides et sur ce qu'il dit, tout ça en asynchrone. La deuxième erreur, c'est de... se tourner dos à l'auditoire, de regarder sa présentation et de ne pas regarder les personnes qui vous écoutent, qui fait qu'il n'y a pas de réelle connexion et de relation à l'auditoire. Et la troisième erreur, c'est de ne pas dire pourquoi il faut vous écouter, pourquoi c'est intéressant que les personnes apprennent ce que vous avez à dire ou découvrent vos idées, votre perspective ou les prochaines actions à réaliser sur leur projet. Et pour ça, on va mettre en place un cadre, mais ça, ce sera dans un prochain épisode. Prendre ce temps pour travailler ta prise de parole et ton mental, c'est déjà adopter la posture d'un performeur. Quelqu'un qui ne laisse rien au hasard, pas même son mental. Mon défi pour toi, avant ta prochaine prise de parole, identifie une chose concrète issue de... de cet épisode que tu vas tester. Juste une. Et si Mental Décisif t'apporte quelque chose, abonne-toi pour être notifié quand un nouvel épisode sortira. Et partage-le à quelqu'un qui prépare une prise de parole importante. A très vite.