Speaker #0Je ne suis pas assez et je n'en fais jamais assez. Je veux faire des études au moins 5 ans. Et encore 5 ans, je ne trouve pas ça si grand, mais bon. Ensuite, je veux trouver une bonne interdence pour l'année prochaine pour avoir le maximum d'expérience. Diplomée, forcément être majeure de promo, ça aurait été encore mieux. Je veux trouver un bon emploi et surtout être quelqu'un de carriériste, avoir un emploi avec des responsabilités et de l'argent pour pouvoir être libre financièrement. À côté de ça, j'aimerais bien apprendre à investir mon argent. J'aimerais bien être bilingue. Voilà, il est temps que je sois bilingue en anglais, surtout que j'ai 24 ans et j'ai un peu honte des fois de dire que je ne suis pas bilingue. Mais à côté, j'aimerais bien apprendre trois autres langues. l'anglais, l'espagnol et le russe. Là, ce serait vraiment top. J'aimerais faire du sport et être excellente dans tous les sports que je fais. Muscu, pôle, course et en commencer au moins 2-3 autres différents mais avoir exactement le même niveau de quelqu'un qui s'entraîne depuis des années parce que si je commence et que je suis débutante, pour moi, ça n'a aucun sens et je n'ai pas du tout envie. J'ai envie de manger bien, d'arrêter l'alcool, d'arrêter le sucre et de vraiment bien m'alimenter pour que mon corps soit en bonne santé et que j'ai plein d'énergie. Je veux avoir minimum 8 heures de sommeil par nuit toutes les nuits, sans exception. poster un TikTok par jour, mais aussi poster sur Instagram pour pouvoir créer un autre truc, etc. Pouvoir continuer les podcasts et réussir à les tourner en une seule prise plutôt que de les recommencer tout l'après-midi parce que je ne suis jamais satisfaite de ce que je fais. Poster du coup un épisode toutes les trois semaines, continuer de créer des carnets et pourquoi pas entreprendre et lancer mon entreprise et créer un autre compte sur Instagram, un autre compte sur TikTok, mais dédié que pour mes carnets. Lire plus, développer ma culture générale et mon esprit critique, c'est très important pour moi. Voyager. Peindre, mais pareil, peindre, mais ne jamais être débutante et ne jamais louper quelque chose. Ne jamais rien tester, vraiment juste réussir à faire quelque chose. Je veux gagner de l'argent, toujours être plus intéressante, plus belle, plus drôle et surtout plus productive tout le temps. Putain, rien que de le dire, je suis épuisée. Je veux tout le temps être la meilleure version de moi-même. Aujourd'hui, on va parler de l'anxiété de performance. J'aimerais trop pouvoir mettre des sons de bling bling bling comme sur TikTok, mais je ne peux pas le faire. Pendant longtemps, je pensais que tout ça, c'était juste être ambitieuse, mais en fait... j'étais terrorisée à l'idée de ne rien valoir parce que je ne produisais pas, que je ne faisais pas et que je ne valais rien parce que je ne savais pas assez faire de choses. L'anxiété de performance, c'est la peur constante de ne pas être à la hauteur et que ta valeur dépend uniquement de ce que tu réussis. En ce qui me concerne, elle est arrivée dans ma vingtaine, juste après ma dépression, mais elle était là aussi quand même bien avant puisque généralement ça arrive dès l'éducation et dès l'enfance. Pendant ton enfance, on t'apprendra très tôt que ta valeur ne dépendra... que de tes résultats. Par exemple, avec la validation académique, on va te récompenser et te valoriser quand tu vas réussir et revenir avec une bonne note. En revanche, si tu échoues, alors on va te rejeter. Tu grandis donc avec la croyance que l'amour et la reconnaissance, ça se mérite, alors que pas du tout. Mais du coup, dans ta tête, si tu échoues, tu es rejeté et donc tu vas toujours anticiper tout ce que tu fais pour ne pas échouer et donc du coup ne pas être rejeté. Ta croyance imitante dans ta tête, c'est que à chaque fois tu es nulle, tu es une merde et que tout le monde te déteste et que tu ne vaux rien et que à chaque fois que tu vas échouer et qu'à chaque fois qu'on va te rejeter ça va valider cette croyance là et tu vas la cultiver comme ça toute ta vie jusqu'à l'âge adulte et ça peut te retomber dessus comme moi ça m'est retombé dessus pendant ma dépression en fait quand je suis tombée en dépression il y a beaucoup de gens autour de moi qui me faisaient tout le temps comprendre que je valais rien et que j'étais nulle et que ça ne servait à rien, que j'étais inutile, que j'étais un poids parce que je ne travaillais pas j'allais plus à l'école, j'avais arrêté mes études et que vraiment je passais mes journées à pleurer donc C'était les yeux rouges, mais rouges. Des fois, quand je les refends, je me dis toujours que c'est pas possible de vivre ça, mais en fait, vraiment, si. Et j'ai beaucoup d'amis qui m'ont rejetée à cause de ça. Et il y a des gens que je n'ai plus vus et où j'ai perdu contact parce que j'étais en dépression et que donc, j'avais plus d'intérêt pour eux. Enfin, je ne sais pas comment dire, mais juste, ils me rejetaient parce que je servais à rien. Et donc, du coup, ça a nourri cette croyance-là. Quand j'ai commencé à aller mieux, j'ai commencé à tout le temps vouloir prouver aux gens que je méritais d'exister et que je méritais d'être là. C'est bon, ça va mieux, vous avez vu. Vous avez vu, j'ai fait ça, j'ai fait ci. Et bizarrement, en fait, quand je sais comment ça allait mieux, vu qu'on me considérait autrement et qu'on me voyait autrement, du coup, ça a en fait réactivé cette croyance de, tu vois, quand tu fais, on te considère. Et quand tu ne fais pas et que tu ne produis pas, tout le monde te rejette. Depuis, j'ai ce besoin de prouver et de réussir en permanence. Et j'ai tout le temps peur d'échouer et peur de ne pas réussir parce que j'ai l'impression que si j'échoue, les gens autour de moi et mes proches vont me détester et que juste on va me rejeter. Et du coup, j'ai énormément d'exigences envers moi-même. Tout le temps, dès que je fais quelque chose, si je ne réussis pas, je peux pleurer premier degré parce que j'ai loupé un gâteau. Voilà, vraiment. Si ma recette est loupée, je peux pleurer en me disant je ne sers à rien, je suis une merde. Et vraiment, ça se voit, encore une fois, je me le prouve à moi-même que je n'arrive à rien et que je ne mérite pas d'être là. Sauf que je le répète, vous n'avez pas besoin de prouver à quiconque que vous n'avez pas à mériter d'être là. Laissez-vous être là, c'est tout. En plus, pendant ma dépression, j'ai consommé énormément de contenu, de développement personnel. et ça je pense que ça a été un gros piège au début c'était génial, ça m'a permis un peu de me reconnecter à moi-même, savoir mes valeurs personnelles etc, pouvoir les cultiver c'était génial mais en fait tu Tu rentres vite dans une course à tout le temps être au mieux et à devenir la meilleure version de toi-même en permanence. Et tu as des resets toutes les semaines. Et toutes les semaines, tu as un nouveau truc. Au début, c'est juste mettre une crème hydratante. Et après, ça commence à te dire de faire du Gua Ausha. Et après, il faut faire aussi du Gua Ausha sur ton corps. Et tout le temps, la meilleure version de toi-même. Et c'est génial d'apprendre à faire ça. Mais est-ce que tu as aussi appris que tu pouvais faire ça ? En fait, c'est une course à la perfection, mais que tu ne gagneras jamais. Parce que tu pourras toujours être la meilleure version de toi-même. Tu pourras toujours t'améliorer sur quelque chose, mais en fait, tu peux pas t'améliorer sur tout. En fait, il faut avoir une bonne raison pour le faire. Si tu veux t'améliorer pour tes cours, c'est génial. Par contre, si tu veux t'améliorer juste parce que t'as l'impression que t'as pas de valeur, si tu ne l'as pas, c'est nul. Par exemple, j'ai une copine, j'espère qu'elle va pas m'en vouloir de parler d'elle, mais j'ai une copine, j'ai l'impression que sa valeur, pour elle, dépend énormément de son poids. Et je trouve ça hyper triste parce que, nous, c'est proche. Alors, quand elle maigrit, c'est génial, je suis hyper contente pour elle parce que je sais qu'elle se sent mieux dans son corps, etc. Mais... Je l'aime pas pour ça, enfin je m'en fous. Vraiment, honnêtement, et je lui ai dit l'autre jour, je lui ai dit je m'en fous. Elle l'a un peu mal pris, et c'était dans le sens, je m'en fous, parce que je t'aime pour qui tu es et pas le poids que t'as. J'en ai rien à secouer de ton poids. Bref, je me suis un peu perdue, c'est pas ça que je voulais dire. En gros, on vit dans une société qui nous aide pas du tout, et où on nous a vite appris que exister ça suffisait plus. Je me suis gratté le menton, je sais pas si vous avez entendu, genre là. Bref, on vit dans une société où exister ça ne suffit plus, et qu'il faut toujours prouver pourquoi tu as le droit d'exister. et ce que tu produis, et tout le temps prouver que t'as ta place. En fait, il faut tout le temps performer, il faut optimiser ton corps, ton sommeil, ton alimentation, ta santé mentale, tes relations, la pression que t'as pour avoir une relation à la hauteur des relations que tu vois sur les réseaux sociaux, c'est un truc de dingue, et les réseaux sociaux qu'elles en font, la comparaison qu'il y a sur Strava, mon premier 10 km, j'étais trop contente, je le poste, vous avez vu, j'ai couru 10 km à 6h30, je suis trop contente, 5 minutes après, mon pote Tristan qui poste son 20 km à 5h20, j'étais, mais c'est pas possible, comment ? J'étais fière de moi il y a deux minutes, maintenant je me sens comme une merde. LinkedIn, LinkedIn, tu pars du même diplôme avec quelqu'un de ta promo et tu te dis mais comment lui il a réussi beaucoup mieux que moi dans la vie ? Comment c'est... Enfin, on est parti de la même base. Comment toi t'as réussi beaucoup mieux ? Moi LinkedIn c'est mon enfer, vraiment je peux être dessus et pleurer. Bon forcément on va pas parler d'un style, de tous les corps et des physiques de rêve que nous voyons dessus. En vrai moi je me suis un peu détachée de ça et je suis un peu moins dure avec mon physique mais franchement c'est... extrêmement compliqué. En fait, j'ai arrêté de suivre des gens que je suivais juste parce qu'ils étaient beaux, parce que ça me mettait dans le mal. C'est son boulot d'être beau. Heureusement qu'il est beau. Mais disons que j'ai appris à avoir plus confiance en moi, etc. Mais j'avoue qu'Instagram, c'est quand même pas simple pour ce qui est de la comparaison. Mais en même temps, tout le monde poste ses réussites. Le nombre de fois où sur Strava, je n'ai pas posté une activité juste parce que j'étais partie et qu'au bout de cinq minutes, j'étais HS. Je ne poste pas, je fais abandonner l'activité. Je ne vais pas vous montrer que j'ai échoué comme une merde. Bah non. Mais sur Insta, c'est pareil, je vais pas poster quand je n'ai pas réussi, je vais poster que quand je suis contente. Donc j'ai essayé un peu de me détacher de ce truc, mais c'est quand même hyper compliqué. J'avoue que j'ai du mal à me détacher de ce truc-là, sauf que, comme j'ai dit, en fait, on gagnera jamais à ce jeu-là. Et en fait, ça t'amène juste une fatigue en permanence, tu te culpabilises tout le temps, puis t'es jamais satisfaite et tu deviens hyper critique envers toi-même. Enfin, tu réussis pas un truc, tu te dis que t'es une grosse merde, et puis après, ça amène sur... De toute façon, en plus, je suis même pas belle et je suis même pas drôle. Puis de toute façon, je ne suis même pas un peu intelligente. Regarde ce que les gens font. Ils sont tellement mieux que moi. Ils vont tellement mieux que moi. Et regarde ma cousine. Moi, il y a tellement de gens que j'admire dans mon entourage. Chaque fois, je me dis, mais à côté, mais quelle merde je suis. Mais ton estime de toi, elle en prend tout un coup, en fait, quand tu te compares à tout le monde et que tu ne définis que par ce que tu fais. Parce qu'en fait, la vie, elle n'est pas faite que... Il y a des hauts et il y a des bas. C'est obligé qu'il y ait des moments où tu vas échouer. Et si à chaque fois, ton estime de toi-même réduit quand tu échoues, ben t'as pas fini. Parce que ça veut dire que ton estime de toi-même, elle repose sur du vent. Parce que quand ta valeur, elle se définit par tes performances, même le repos, en fait, est angoissant. Bref, si tu penses être un peu concernée par l'anxiété de performance, j'ai quand même quelques tips pour apprendre à ralentir. Voilà. J'apprends à ralentir depuis quelques mois seulement parce qu'en fait, j'ai mis du temps à mettre le mot sur l'anxiété de performance. C'est vraiment ma psy qui m'a aidée à mettre le mot dessus. Et quand elle m'a dit, en fait, tu as un peu d'anxiété de performance mélangée à du perfectionnisme. Ah oui, parlons du perfectionnisme. Parce qu'évidemment, si tu veux tout le temps bien faire, et bien il y a des choses que tu fais pas parce que t'as tout le temps peur enfin vaut mieux ne pas l'avoir fait que l'avoir mal fait sauf que dans la vraie vie c'est nul et du coup il y a plein de choses que tu ne fais pas juste parce que peur d'échouer et de ne pas réussir et encore plus et que ça atteigne ton estime de toi même je me rappelle particulièrement du bac blanc d'anglais je sais pas si je suis la seule à avoir un jour fait ça mais mon bac blanc d'anglais je n'ai pas parlé parce que j'avais trop peur d'être nulle et de ne pas savoir parler de m'en rendre compte et que je me dise tu vois t'es vraiment une merde donc je suis allée au bac blanc d'anglais je me suis assise et j'ai dit à ma prof qui était tellement mignonne en plus elle voulait vraiment m'aider je lui ai dit je sais pas parler je suis désolée j'y arriverai pas Elle me disait non mais elle essaie d'engager un dialogue, quelque chose pour médiagrapier quelques points. Je dis non mais je n'ai pas y arrivé, je suis désolée et je suis partie. Forcément j'ai eu peut-être trois, donc j'ai eu une note de merde. Mais au moins j'ai pu me conforter en me disant ouais mais c'est normal, c'est parce que je n'ai pas parlé. Plutôt que de me dire ouais mais si j'avais essayé et qu'en plus j'avais eu quatre, ça aurait été encore plus dur. Donc en fait je me réfugiais derrière le fait de ne pas avoir fait plutôt que de me dire que je l'ai fait et que je n'ai pas réussi. C'était un bac blanc quand même. On parle d'un examen officiel auquel je suis partie juste par honte. Et après, on me demande pourquoi j'ai du mal à parler anglais. Mais en fait, j'ai tout le temps honte de ce truc-là. Vraiment, pour moi, parler anglais, c'est un enfer pour moi. Je le lis et je le comprends très bien. Mais alors, pour m'exprimer, à part l'étranger, parce que je suis obligée, mais faire un oral d'anglais, mes caca-culottes immédiates. J'ai le cœur qui bat super fort. J'ai les mains moites directes. Je la vois qui tremblote. Alors que je suis quelqu'un, en vrai, qui est maintenant assez affirmé, etc. J'ai beaucoup moins de mal à parler en public. Mais alors, si vous me demandez de parler anglais, les entretiens d'embauche. Quand il y a un moment où ils me disent... Bon, ça vous dérange pas si on passe en anglais ? Là, je sais que j'ai foiré mon entretien. Parce que je sais ce qui va se passer, je vais bégayer, je vais dire « Non, je suis désolée, en fait, j'arrive pas, je suis trop stressée, je machin. » Oui, mais on est obligé pour ce poste d'avoir quelqu'un de bilingue. Oui, non, mais je comprends, mais en fait, j'ai essayé de m'améliorer, mais comme je n'y suis pas confrontée, en fait, c'est un peu compliqué. Et là, c'est bon, j'ai pas le poste. Voilà, je vais vous dire pourquoi j'ai toujours pas l'alternance au bout d'un an de recherche. Parce que j'ai loupé énormément d'opportunités parce que je ne parlais pas anglais. Et que je ne l'améliore pas parce que je ne suis pas fichue de le pratiquer, parce que j'ai trop honte de le faire. Bref. Je vais vous donner quand même mes quelques petits tips pour améliorer cette anxiété de performance et pouvoir vous en détacher un petit peu. J'essaie d'avoir moins d'objectifs. Déjà, j'essaie de mettre des objectifs qui sont plus réalistes et j'essaie de ne pas mettre d'objectifs pour des trucs qui n'en demandent pas. Par exemple, des fois, je vais courir et je ne mets pas Strava. Parce que je n'essaie pas de savoir à combien j'ai couru. Tout ce que je veux, c'est aller courir juste pour me dire que ça m'a fait du bien, je suis partie courir. Je me suis réinscrite à la salle il n'y a pas si longtemps. Et l'époque où j'y allais était il y a deux ans. et c'était très compliqué parce que j'avais des objectifs de ouf physiques et du coup je me mettais une pression de ouf de ne pas louper une seule séance alors que j'étais épuisée par mon travail, je faisais des horaires de chien et pourtant j'allais à la salle tout le temps, j'étais épuisée aussi par le fait de faire les courses et de trouver des sources de protéines alors que je suis très compliquée des fois pour manger et ça me mettait dans une angoisse dingue et vraiment j'ai arrêté la salle de sport en partie parce que je commençais à trop grossir et j'aimais pas mais aussi parce que j'étais épuisée par la salle Parce que j'avais des objectifs qui étaient beaucoup trop hauts. Donc du coup, j'étais tout le temps hyper déçue de moi-même. Et je n'étais jamais satisfaite. Donc du coup, dès que ton cerveau, en fait, il a coché un objectif, en fait, tu passes direct au suivant. Ce n'est pas sain du tout. Donc maintenant, j'essaie d'en mettre moins. Quand je vais à la salle, des fois, je me dis juste, en vrai, je m'en fous de ce que je fais. Tout ce que je veux, là, c'est de bouger un peu et de faire bouger mon corps et d'être un peu en bonne santé, etc. Et de juste me dépenser. Ça, ça m'aide un peu. Faire quelque chose, même quand je sais que ça ne va pas être parfait. Par exemple, poster une vidéo, même si je n'en suis pas vraiment fière. Je vais la poster quand même. Merci. Vaut mieux qu'elle soit postée plutôt qu'elle traîne dans mes brouillons pendant mille ans. Pour ne jamais être postée, ça ne sert à rien. Mais par exemple, là, mon TikTok, je l'ai refait... Enfin là, mon épisode de podcast, c'est la deuxième fois que je tourne. Alors que je l'avais fini. Et que j'y ai passé l'après-midi. Parce qu'à chaque fois, je n'étais pas satisfaite de ce que je disais et de la façon dont je le disais. Me confronter à l'échec. Des fois, je poste des vidéos qui ne marchent pas et je ne les supprime pas. Voilà. Je suis confrontée au fait que non, elle n'a pas marché. Non, ça n'a pas plu aux gens. Ce que tu as fait, ce n'était pas ouf. Enfin, j'essayais de regarder ce que j'ai déjà fait et pas ce que je dois faire. Ça, je n'y arrive pas. Voilà, je vous le dis, mais je vous donne le tips, mais je n'y arrive pas. Ça, c'est un truc que je fais beaucoup par contre, c'est que j'essaie de me rappeler de mon état d'esprit quand j'étais enfant et que je faisais des choses juste par plaisir de les faire. D'écrire, de lire, de... J'avais écrit un roman quand j'étais petite, que j'ai supprimé d'ailleurs, parce que je n'étais pas satisfaite. Mais à l'époque, quand j'écrivais, de base, je n'avais pas d'objectif et d'attente particulier. Je voulais juste écrire et ça me faisait juste plaisir de le faire. J'essaie d'apprendre petit à petit que ma valeur ne dépend pas de... ce que je fais, mais de qui je suis et de comment je traite les gens. Les gens qui vous aiment autour de vous et qui sont proches de vous ne vous aiment pas pour ce que vous faites et ce que pour vous réussissez, mais juste pour votre personnalité, pour comment vous les traitez et comment ils se sentent avec vous. C'est quelques petits tips que je mets en place pour essayer d'apprendre à me détacher de cette anxiété de performance et me détacher de toujours vouloir être mieux. Et je vous conseille un super documentaire qui s'appelle La course à la perfection de Arte. Je l'ai regardé il y a un moment, donc en vrai je ne me rappelle plus trop de ce qui est dit dedans. mais il était génial et il parlait justement de cette anxiété de performance qui était de plus en plus présente dans nos générations en partie à cause des réseaux sociaux ma valeur elle se définit pas par ce que je fais et ce que je produis mais par qui je suis et comment je traite les gens autour de moi et je pense que si je suis une bonne personne les gens vont m'aimer et j'aurai pas besoin de produire quoi que ce soit pour eux en fait et si quelqu'un m'aime et est avec moi que si je produis et que si je suis optimale et que si je suis productive c'est pas ma personnalité qu'il aime Donc ça n'a pas d'intérêt. Dites-vous carrément qu'à mes 19-20 ans, j'étais avec quelqu'un que j'aimais énormément, qui m'a... parce que je n'avais pas de travail. Comment voulez-vous qu'après, je ne souhaite pas prouver en permanence ma valeur en prouvant que je produis même quand je n'ai pas de travail ? Parce que là, actuellement, je n'ai pas de travail, je suis étudiante. Et au chômage, parce que je n'ai toujours pas trouvé d'alternance. Là, si je ne produis pas, je vais me sentir comme une merde tout le temps en me disant « et en plus, tu n'as pas de travail, et en plus, tu n'as pas d'alternance, et en plus, machin » . C'est dingue quand même. Enfin, je veux dire, c'est tellement pas sain comme façon de penser. Et j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal à m'en détacher. Et quand je passe une journée à ne rien faire, je culpabilise énormément. Je ne peux pas dormir de la nuit et pleurer pendant une heure ou deux juste parce que je me suis reposée toute une journée et que j'estime que je n'ai pas le droit de me reposer parce que du coup, à quoi j'ai servi ? J'ai pas optimisé mon temps. C'est la honte. J'aurais dû faire plein de choses et je suis nulle et je suis une merde. Voilà, c'était un petit épisode sur l'anxiété de performance. J'espère que ça vous a plu. J'ai peur de l'avoir fait un peu trop cadré et de ne pas l'avoir fait de façon assez naturelle. Je verrai ça au montage, je ne vais pas vous mentir. mais l'anxiété de performance me fait faire des choses et que si elles sont parfaites je suis satisfaite mais je ne suis absolument satisfaite de aucun des épisodes que j'ai produit jusque là parce que je suis jamais satisfaite de moi-même j'espère que ce petit épisode sur l'anxiété de performance vous aura plu et vous plaira plus qu'à moi-même parce que sachez que au montage je vais absolument détester tout ce que j'ai fait voilà mais c'est pas grave je sais que c'est dans ma tête donc j'essaie de m'en détacher n'hésitez pas à me faire un retour comme d'habitude parce que j'adore lire vos messages sur les podcasts et que j'aimerais en faire plus, je vous jure. Mais c'est tellement... Là déjà, j'ai passé une demi-journée juste à le tourner et j'ai passé deux jours à l'écrire et je vais repasser trois jours à le monter. Et c'est tellement dur de trouver le temps de tout faire. Mais voilà, faites-moi vos petits retours parce que j'adore ça. Belle soirée, bon courage pour cette vie et on remercie nos traumas qui maintenant nous déclenchent d'autres traumas. C'est génial, voilà. C'est une chaîne sans fin, un cercle vicieux.