Speaker #0Avez-vous déjà pris le temps de penser à la place du travail dans votre vie ? Bon, ça paraît normal de travailler quand on a la chance de pouvoir travailler, et on ne se pose jamais vraiment la question de savoir quelle place ça a dans notre vie entière. En fait, ça représente 33 à 37 années de vie active. C'est pas rien quand même. Entre 50 000 et 57 000 heures de travail. Encore une fois, c'est une moyenne, mais c'est quand même pas rien. Ça fait partie de notre vie, c'est une grande place dans notre vie. C'est peut-être le moment de se poser quelques minutes, de se poser les bonnes questions, surtout. Parce qu'il y a des gens qui restent dans leur travail, c'est peut-être votre cas, parce qu'ils aiment profondément ce travail, que ça a un sens. Et puis il y a ceux qui restent pour des raisons beaucoup plus floues. Pas parce que c'est encore juste, pas parce que ça les nourrit vraiment, mais parce qu'ils ont construit leur vie autour de ça, parce que ça tient encore, parce que ça rassure, parce que ça donne une image claire d'eux-mêmes. C'est là que le piège commence, parce qu'on peut. continuer à faire correctement un travail longtemps après avoir cessé de s'y reconnaître vraiment. Et après tout, on n'a qu'une vie, donc on peut peut-être se poser les bonnes questions. On peut rester par cohérence, par statut, par habitude, pas peur de brouiller le récit, et appeler ça de la stabilité. Dans cet épisode, je vais vous proposer 7 signes très concrets pour repérer si vous tenez encore dans votre travail. Et en plus, est-ce que vous tenez pour les bonnes raisons ? C'est ce que nous allons voir dans cet épisode. Il est minuit à Bali, l'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle. Un moment rien que pour vous, une pause, pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Minuit à Bali vous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, aimer et avancer, ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre, plus heureux. Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, Master Coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est le changement, celui que nous préparons ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites, réinventer notre vie ou la vivre autrement. Parce qu'il n'est jamais trop tard de devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant, quand il est minuit. Bye bye. Dans ce podcast, Minou Abali, notre territoire, c'est le changement. Nous nous amusons avec les différentes façons de changer de vie. Nous regardons, nous explorons le changement. Nous regardons ce que nous pouvons en faire. Et bien sûr, nous essayons de nous amuser. essayons d'aller vers une version de nous-mêmes que nous avons toujours voulu être. Encore une fois, je ne parle pas de perfection, de la meilleure version, mais de quelque chose qui nous ressemble le plus. Et par la force des choses, nous pouvons légitimement réfléchir sur notre travail, qui, comme nous l'avons vu, prend une grande part de notre vie. Bien à la fin de cet épisode, on va essayer de comprendre qu'on peut rester longtemps dans un travail, non pas parce qu'il nous convient encore, mais parce qu'il continue à flatter trois choses très puissantes. Notre passé, notre image et notre besoin de ne pas casser la cohérence de notre vie. Je vous parle à vous, qui n'êtes pas forcément maltraités, ni en balle à hôte, ni au bord de tout quitter, mais qui sentez qu'une partie de vous reste en poste davantage par logique que par vérité. Et si vous continuez à vous demander uniquement « Est-ce que je peux encore tenir comme ça ? » , vous perdez du temps, en tout cas. C'est ce que je pense. Parce que la vraie question n'est pas toujours celle de la capacité, c'est souvent celle de la raison. Nous sommes toujours et souvent raisonnables. La vérité simple, c'est celle-ci. Sans raison choisie, la stabilité finit par devenir une dette. Autrement dit, on ne reste pas seulement dans un travail parce qu'il est bon. On y reste aussi parce qu'on a beaucoup investi, parce qu'il raconte quelque chose de nous, parce qu'il rassure les autres, parce qu'il donne une forme à notre vie. Et quand ces raisons deviennent les principales, il faut regarder les choses de plus près. Trois idées simples dans cet épisode. La première idée, c'est qu'on reste souvent par fidélité au passé, pas par adhésion au présent. La deuxième idée, c'est qu'on reste souvent pour protéger une image, pas une direction. La troisième idée, le troisième principe, c'est qu'on reste souvent parce qu'on mesure sa vie. avec de mauvais indicateurs. Et ce que nous allons voir, ce que nous allons explorer ensemble. Il y a des gens qui aiment encore profondément ce qu'ils font. Je suis sûr de ça. Je rencontre des gens qui me disent « Moi, ça m'anime, mon métier, c'est ma passion, c'est ce que j'aime. » Mais ils ne sont pas légion. Parce qu'il y a beaucoup d'autres qui disent « Ce n'est pas si mal. » J'ai connu pire. Franchement, ce serait absurde de bouger maintenant. J'ai mis trop d'années là-dedans. C'est pas le moment. C'est pas le bon moment. Je vais attendre encore un petit peu. Vous voyez la différence entre les personnes qui ont choisi leur métier, peut-être même d'ailleurs qui sont entrepreneurs, auto-entrepreneurs, et qui tiennent à cœur leur travail, et puis ceux qui disent que c'est pas si mal, qu'ils ont connu pire, qu'ils feront avec. Le ton est différent. Ce n'est pas le ton du désir, ce n'est pas le ton d'un choix vivant, assumé. C'est souvent le ton d'une justification bien construite. Et c'est là qu'on rentre dans le sujet. Parce qu'à partir d'un certain âge, rester quelque part, ce n'est pas toujours un signe de justesse. Ça peut être un signe de cohérence défensive. On tient parce que partir viendrait contredire trop de choses. Ce qu'on a construit, ce qu'on a annoncé, l'image qu'on renvoie. La version raisonnable de soi-même. Dans l'esprit de Spinoza, on pourrait dire quelque chose de très simple. Nous nous croyons libres parce que nous voyons nos décisions, mais nous voyons beaucoup moins les causes qui les poussent. Et dans le travail, c'est pareil. On dit « je reste parce que c'est plus sage » . En réalité, il y a souvent derrière ça un mélange de peur, d'orgueil, de loyauté et d'habitude. Pas de choses mauvaises, pas de faiblesses, mais pas de... toujours de lucidité non plus. Le premier signe, c'est quand vous parlez de votre travail, vous parlez surtout de ce qu'il vous a donné, votre travail. Écoutez-vous, écoutez-vous. Est-ce que vous parlez encore de ce que ce travail vous donne aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'il vous apporte ? Ou parlez-vous surtout de ce qu'il vous a permis d'obtenir hier ? Pas pareil. Présent, passé. Qu'est-ce que ça a apporté hier ? Le statut, la reconnaissance, le réseau, le niveau de vie, la crédibilité, le CV, la preuve que vous avez réussi. Et quand une personne reste pour de bonnes raisons, elle parle aussi du présent. Elle dit « Moi, j'aime encore cette partie-là. Je crois encore à ce que je fais. Cet environnement me nourrit encore. Je sens que je suis à ma place ici. Même si tout n'est pas parfait, mais j'ai une bonne raison d'y être. » Et quand elle reste pour de moins bonnes raisons, elle parle beaucoup du capital accumulé, comme si elle défendait un patrimoine, mais pas une direction. Puis il y a un deuxième signe. Votre argument principal commence souvent par « après tout ce que j'ai investi, après tout ce que j'ai donné, après tout ce que j'ai construit, après toutes ces années, après tous les sacrifices » . Vous savez qu'il y a un piège très humain. C'est les frères Hals qui l'ont beaucoup montré dans leur travail sur la décision. Très intéressant. On prend souvent de mauvaises directions parce qu'on élargit trop peu la question et parce qu'on donne un point excessif. à ce qui a déjà été investi. On confond coup passé et raison présente. On regarde ce qu'on a mis dans le système au lieu de regarder honnêtement ce qu'il rend encore. Et ça, c'est l'une des grandes erreurs de personnes adultes, dites adultes. Ce n'est pas une bêtise. C'est par la loyauté du passé. Le problème, c'est que le passé n'a pas besoin d'être rentabilisé jusqu'à l'absurde. Ce qui vous construit. n'a pas l'obligation de vous contenir pour toujours. Marshall Goldsmith a construit une partie de son travail sur une idée très forte. Ce qui vous a amené quelque part n'est pas forcément ce qui vous fera bien vivre ensuite. Et dans le travail, beaucoup de gens restent bloqués parce qu'ils confondent réussite passée et pertinence actuelle. Le troisième signe, c'est que vous défendez plus facilement votre place que votre envie. Oui, posez-vous la question. Quand quelqu'un vous demande pourquoi vous restez, pourquoi vous restez dans votre boulot, pourquoi tu restes dans ton boulot, est-ce que vous parlez avec plus d'énergie de votre sécurité ou de votre envie ? De votre cohérence ou de votre intérêt ? De votre niveau de vie ou de votre élan ? De votre titre ou de votre utilité réelle ? Vous savez, quand on reste pour de bonnes raisons, il y a encore du mouvement dans la voix. Quand on en parle, on est enthousiaste. Quand on reste, surtout pour de mauvaises raisons, il y a beaucoup d'arguments. Mais peu de vie, peu d'envie. Et c'est un signe très fiable, parce que l'intelligence sait très bien défendre une place, vous savez, l'inconscient. Elle sait beaucoup moins faire semblant d'y croire longtemps. Le quatrième signe, c'est que vous négociez le confort, jamais la direction. Vous ne vous demandez plus, est-ce encore mon jeu ? Est-ce que je suis encore dans la partie ? Vous vous demandez comment rendre ce jeu plus supportable. Vous essayez de trouver des béquilles quelque part pour rendre ce travail plus supportable, ce jeu plus supportable. Plus de télétravail, moins de réunions, meilleure équipe, un bureau différent. un doigt manager, une respiration à notre rythme. Tout ça, ça peut être utile, bien sûr, et parfois, ce sont les aménagements élégants d'un problème plus profond. Vous n'êtes pas en train de réinterroger la direction, vous êtes en train d'optimiser votre tolérance. Et ça, ça fait une différence énorme. Marc Aurel, rappelez qu'on finit souvent par se laisser diriger par des jugements extérieurs si on ne revient pas à l'examen intérieur. Dans le travail, c'est pareil. On aménage sa cage au lieu de vérifier si l'on peut encore y vivre. La phrase est forte. Cinquième signe. Votre fierté vient surtout du fait d'être indispensable. Là, c'est plus subtil. Vous ne restez plus forcément parce que vous aimez votre travail. Vous restez parce que vous aimez ou vous avez besoin de sentir qu'on compte sur vous. On a besoin de vous. Vous tenez... beaucoup de choses, vous êtes un repère, vous êtes fiable, vous sauvez les situations, vous maintenez le niveau. Et ça donne une récompense intérieure énorme, l'importance, et ça vous donne de l'estime. Le problème c'est que l'importance ne veut pas dire l'alignement. On peut être extrêmement utile dans un endroit qui ne vous correspond plus. On peut être indispensable dans une structure qu'on n'a plus envie d'habiter tout simplement. Jay Sheltie et d'autres coachs travaillent souvent autour de cette idée sans la formuler toujours exactement ainsi. Ils disent que réussir sa vie ne consiste pas seulement à être fort dans un système, mais à vérifier si ce système mérite encore votre énergie. Et ça, c'est une vraie question. Est-ce que votre système, là où vous travaillez, mérite encore votre énergie ? Le sixième point, c'est que toutes les autres options vous paraissent immédiatement pas sérieuses. Eh bien oui. C'est fascinant ça, non ? Quand la voie actuelle n'est plus tout à fait juste, on pourrait croire que l'esprit commence à explorer. C'est ce qu'on fait, nous. Ici, dans ces épisodes, on explore des changements de vie. On sait qu'on va le faire pas à pas. En réalité, très souvent, ça commence par disqualifier. On va dire, non, ce changement, ces options ne sont pas sérieuses. Ça ne serait pas raisonnable. Ce n'est pas pour moi, pour les autres. Ils n'ont qu'à le faire, mais pas pour moi. Je ne suis pas ce genre de personne. Puis, ce serait trop tard. J'ai 50 ans. Plus que 12 ans, 13 ans, 14 ans, avant le... Avant la retraite, ce serait trop tard, ce serait trop instable, ce ne serait pas crédible. Autrement dit, tout ce qui n'est pas la voie actuelle est jugé par une sévérité extrême. Et pourtant, encore une fois, vous avez plein d'outils pour avancer. Alors que la voie actuelle, elle, bénéficie d'un privilège énorme. Elle n'a plus besoin de prouver qu'elle est bonne, seulement qu'elle est déjà là. C'est un biais très puissant. Et si vous ne le voyez pas, vous ne confondez que danse et inertie. C'est ce qu'on appelle quelque part un peu la procrastination. Quand vous imaginez partir, c'est le septième point, le septième signe, quand vous imaginez partir, votre première pensée concerne surtout l'explication. Pas la perte de sens, pas le manque, pas la nostalgie, l'explication. Comment je vais justifier le fait de partir ? Comment les autres vont le comprendre alors qu'il y a plein de gens qui n'ont pas de boulot, qui c'est difficile pour eux ? Comment ils vont le comprendre ? Qu'est-ce qu'on va penser de moi ? Comment je vais raconter ce virage ? Est-ce que ça va sembler incohérent ? Là, il se passe quelque chose de très clair. Vous n'êtes plus seulement attaché à votre travail, vous êtes attaché au récit de votre vie. Jotan Haid, dont je vous ai beaucoup parlé en tout début de ces épisodes, qui a écrit un excellent livre sur l'hypothèse du bonheur, a beaucoup travaillé sur le fait que notre esprit est très fort pour rationaliser, après coup, ce qui protège déjà notre appartenance. cohérence et notre identité morale. Et dans la vie professionnelle, cela donne quelque chose de simple. On raconte qu'on reste pour des raisons solides. Oui, soyons honnêtes. Alors qu'on reste parfois surtout pour ne pas avoir à réécrire l'histoire qu'on se raconte sur soi-même. Ça voudrait dire aussi qu'il faut réfléchir sur soi-même, penser à ces vraies raisons pour lesquelles on pourrait changer de travail, changer de vie. Je pense à, là aussi, je donne toujours des exemples d'accompagnement que j'ai pu faire, ou des personnes que j'ai rencontrées. Là aussi, une personne qui, là aussi, n'avait pas de problème particulier, un très bon poste, une très belle trajectoire, et personne ne l'avait forcé à faire ce travail. Elle avait construit ça proprement, sérieusement, avec méthode. Et ce qui m'a frappé, ce n'est pas ce qu'elle souffrait énormément, c'est qu'elle plaidait son propre dossier avec un talent impressionnant. C'est ce qu'elle appelait de l'enfumage. Elle connaissait d'ailleurs... Très bien le développement personnel. Elle me sortait des arguments de développement personnel sans que j'aie besoin de les donner. Il pouvait expliquer pendant 20 minutes pourquoi elle devait rester, pourquoi elle ne devait pas changer de boulot. Pourtant, c'était le but de départ de l'accompagnement. d'essayer de changer de travail. Voilà, c'était la motivation première. Mais il dit, non, non, en fait, j'ai réfléchi. Et pendant 20 minutes, il pouvait mener tous les arguments. La stabilité, le niveau de responsabilité, l'âge, le marché, la famille, le regard des autres, et ça a continué. Le fait d'avoir beaucoup donné, le fait d'être attendu, le fait d'avoir une bonne place. Et puis, je lui ai posé une question très simple. Je lui ai dit, mais qu'est-ce qui, aujourd'hui, te donne encore l'envie de rester ? Ok, j'ai bien entendu, tu as une bonne situation, un tournage, une responsabilité, tu as construit quelque chose, mais qu'est-ce qui te donne encore aujourd'hui l'envie de rester ? Et là, il s'est enfin arrêté. Encore une fois, il avait tenu bien 20 minutes pour argumenter sur le fait qu'il s'était sans doute trompé. C'était peut-être une chimère, une envie comme ça passagère. Non, là, il s'est arrêté. Pas parce qu'il n'avait pas de réponse parfaite, parce qu'il n'avait plus de réponse vivante. Et ça, c'est le point. On peut défendre longtemps une place avec l'intelligence, mais quand l'envie a quitté la pièce, les arguments deviennent souvent un costume trop bien taillé. Imaginez un actionnaire qui garde des actions uniquement parce qu'il les a achetées chères il y a 10 ans. Chaque fois qu'on lui demande pourquoi il les garde, il dit « parce que j'ai déjà trop mis dedans pour vendre maintenant » . Vous voyez le problème ? Le marché, lui, il s'en fout de ce que vous avez investi hier. La seule vraie question, c'est est-ce que c'est encore le bon actif à détenir aujourd'hui ? Dans le travail, c'est pareil. Votre passé ne suffit pas à justifier votre présent. Votre ancien investissement ne suffit pas à prouver que la place est encore juste. Mais ce que les gens font aujourd'hui, pourquoi ça échoue ? Prenons un contre-exemple. Ils attendent que le malaise devienne spectaculaire. Ils se disent « Tu sais quoi ? Quand ce sera vraiment grave, j'aviserai. Je suis presque prêt. » Donc quand ça va commencer à se péter la gueule... je serai prêt. Le problème, c'est qu'à ce moment-là, ils arrivent souvent usés, retressés et beaucoup moins libres dans leur tête. Et puis, il y a un autre exemple. Ce contre-exemple, il se raconte souvent qu'être raisonnable consiste à rester tant que c'est supportable. Encore une fois, en comparant avec d'autres, en se disant, ouais, mais les autres ont peut-être moins de chance que moi, et tant que c'est supportable, ça va. Non. Non, être raisonnable, ce n'est pas prolonger indéfiniment ce qu'on sait déjà être en train de s'affaiblir. Être raisonnable, c'est distinguer ce qui est encore juste de ce qui n'est plus défendu que par habitude, dette et image. Je ne dis pas que c'est facile, je ne dis pas que c'est simple. Encore une fois, la raison elle-même nous dit, ça va, ok, il y a pire, et puis de retrouver un nouveau boulot, ce n'est pas facile. Il est mignon, ce garçon, de nous expliquer qu'on devrait peut-être éventuellement penser à changer de travail, changer pour quelque chose qui nous passionne plus, qui nous permet de pouvoir nous sentir bien, mieux. Après tout, on n'a qu'une vie. Mais attend, trouver du boulot de nos jours, ce n'est pas facile. Je n'ai pas dit que c'était facile. Je dis qu'il fallait commencer déjà à y penser. Alors, qu'est-ce qu'on va faire après cet épisode pour essayer d'y voir un peu plus clair ? On va prendre son téléphone dans les notes ou prendre éventuellement un papier, un carnet et vous écrivez le ressort blanc. Si je retire le salaire, le statut, l'ancien investissement et le regard des autres, qu'est-ce qui, dans ce travail, me donne encore une raison vivante de rester ? Je vous le refais. Si je retire le salaire, Ok, enlevez le salaire, le statut que vous avez, directrice, directeur, manager, donc vous avez le statut. L'ancien investissement, tout ce que vous avez pu donner, qui est le passé en finalité, tout ce que vous avez pu investir, surtout physiquement, moralement, et puis bien sûr le regard des autres. Qu'est-ce qui, dans ce travail, vous donne encore une raison vivante de rester ? Mais c'est important, c'est important, cette question est importante. Et pas une raison logique, pas une raison défensive, pas une raison de CV, une raison... Vivante. Et si la réponse est trop floue, courte, embarrassée, ou si elle vous force à tourner autour du sujet, alors vous avez déjà appris quelque chose d'important. Et si vous vous êtes reconnus dans plusieurs de ces signes, encore une fois, vous pouvez toujours m'écrire, je peux vous accompagner. On peut en parler, en tout cas. Encore une fois, pas pour décider brutalement, juste réfléchir ensemble. Pas pour tout remettre à plat d'un coup, juste pour clarifier une chose très simple. Est-ce que vous tenez encore dans votre travail parce qu'il vous convient ou parce qu'il est devenu très difficile d'en sortir sans bousculer le récit de votre vie ? N'oubliez pas de laisser des étoiles sur Apple Podcast. Je coupe là, je termine l'épisode comme ça, c'est une vraie question. Donc, laissez des étoiles sur Apple Podcast si vous ne l'avez pas encore fait, sur Spotify, allez directement sur... Facebook, je vous laisse des petites surprises, des petites vidéos qui me plaisent, qui parlent encore une fois du changement de vie, des réflexions de vie. Et n'oubliez pas, si vous voulez changer de vie, il faut aussi passer à l'action. C'est important, parce qu'écouter c'est bien, réfléchir c'est bien, mais passer à l'action c'est mieux pour devenir la personne que vous avez toujours voulu être. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode quand il sera minuit à Bali.