Speaker #0Vous écoutez Minuit à Bali, ça vous le saviez déjà. Vous écoutez chaque épisode presque religieusement en vous disant que après tout ça a l'air facile et vous devenez peu à peu la version de vous-même que vous avez toujours voulu être. La motivation, vous l'avez en fait. Mais le vrai piège, c'est pas le manque de motivation, c'est votre capacité à vous adapter à presque tout. Et c'est formidable sur le papier. C'est vrai qu'il y a des personnes qui craquent vite et puis il y a celles qui tiennent. Celles qui absorbent, celles qui gèrent, celles qui trouvent une solution, celles qui s'ajustent, celles qui vont arriver à rester correctes, calmes, fiables, même quand le cadre ne leur convient plus vraiment. Et les vues de l'extérieur sont souvent les plus solides. C'est peut-être vous d'ailleurs. On les admire pour ça, on dit qu'elles ont du recul, qu'elles sont fortes, qu'elles savent faire face, qu'elles ne se laissent jamais abattre. Et très souvent c'est vrai, mais il y a un revers à cette qualité. Parce qu'à force de savoir... s'adapter, eh bien on finit par rester beaucoup plus longtemps ou beaucoup trop longtemps dans des situations qui en fait ne nous conviennent plus pas parce qu'on n'aime pas pas parce que ça nous fait du bien ou pas parce qu'elles ont un sens simplement parce qu'on fait avec voilà, on fait avec À la fin de cet épisode, nous allons comprendre pourquoi il y a des gens qui sont plus à la table, qui restent parfois plus longtemps, c'est peut-être votre cas, que les autres dans la vie, dans les rythmes ou dans les cadres, qui les réduisent et qui sont des personnes qui pensent être solides, qui sont solides, que l'on voit comme des personnes solides. Et pourtant, en fait, elles ont du mal à changer. Je parle de loups qui avaient appris à tenir, à composer, à faire face, à rester fiables, mais qui sentaient peut-être que cette notion d'adaptation, de motivation, coûte plus cher qu'avant. Il est minuit à Bali. L'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle. Un moment rien que pour vous, une pause, pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Minuit à Bali vous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, aimer et avancer. Ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre, plus heureux. Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, Master Coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse... Tout particulièrement, c'est le changement, celui que nous préparons ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites, réinventer notre vie ou la vivre autrement. Parce qu'il n'est jamais trop tard pour devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant, quand il est minuit, à Bali. Vous avez un boulot qui vous satisfait, vous êtes content, vous êtes heureuse ou heureux dans votre boulot, même si ce n'est pas facile tous les jours, même si vous voyez bien que parfois ça grince un peu, ça coince un peu. Pareil dans votre vie familiale, les enfants c'est bien, vous les aimez vos enfants, il ne manquerait plus que ça. Puis vous vous dites surtout, ça va encore, je peux gérer. Vous êtes une personne qui gère, ce n'est pas si grave, il y a peut-être quelque chose à regarder de plus près, non ? Vous ne pensez pas ? Et la vérité simple, c'est celle-ci. Savoir s'adapter n'est pas toujours une preuve que l'endroit vous convient. C'est parfois juste la preuve que vous savez encaisser. Ben ouais, vous savez encaisser. Et c'est pas la même chose. Premièrement, votre capacité d'adaptation vous évite de voir trop vite qu'un cadre ne vous convient plus. Et c'est souvent comme ça que le piège commence. Vous vous êtes adapté. Vous vous êtes habitué. Quelque chose vous convient mal, mais que vous êtes très adaptable, vous ne réagissez pas tout de suite. C'est comme dans les relations. Vous vous ajustez, vous modifiez votre façon de faire, vous baissez un peu vos attentes, vous changez votre rythme, vous rationalisez, vous contournez, vous apprenez à moins attendre, vous dites que ce n'est qu'une phase. C'est souvent le cas dans les relations. Dans les relations de couple, par exemple, c'est juste un changement de rythme. Je n'ai pas l'habitude. Après tout, je vais rationaliser. Ce n'est pas non plus tous les jours comme ça. Vous contournez le problème, vous apprenez à moins attendre de l'autre. Et comme vous arrivez encore à fonctionner, le signal d'alarme ne devient jamais vraiment brutal. Vous ne vous écroulez pas, vous êtes fort, vous ne faites pas de scandale, vous ne claquez pas la porte, vous ne dramatisez pas non plus. Mais vous trouvez une manière de faire avec. Et vous pensez que c'est une force. Et les autres se disent, mais cette personne est vraiment forte. Avec tout ce qu'elle vit, elle est chose un peu compliquée, elle est forte. Le problème, c'est que cette capacité-là brouille la lecture, parce qu'elle vous donne l'impression que tout est encore tenable, alors que ce qui est tenable n'est pas forcément juste ou acceptable, d'ailleurs. Vous ne le ressentez pas immédiatement, le « c'est plus ma place » , vous le ressentez plutôt, « c'est pas idéal, mais après tout, le monde n'est pas idéal non plus, mais je peux gérer. » Ok, c'est pas très agréable, mais... Mais j'ai connu pire. C'est pas très vivant, mais au moins c'est stable. C'est pas ce que je voudrais, bien sûr, mais c'est pas une raison pour tout remettre en cause, pour tout casser, pour tout basculer, pour changer comme ça du jour au lendemain. Et cette logique, elle paraît normale, raisonnable, mesurée. Le problème, c'est que... Cette résolution, cette idée que tout n'est pas idéal mais qu'on peut gérer, c'est qu'elle peut vous maintenir longtemps quelque chose que vous n'auriez pas choisi si vous étiez arrivé aujourd'hui tel que vous êtes devenu. Autrement dit, parfois, vous ne restez pas parce que c'est juste. Vous restez parce que vous savez remarquablement bien réduire l'inconfort au continué. Ce qui est admiré chez vous peut devenir exactement ce qui vous en fait. Chez beaucoup de personnes sérieuses, il y a des qualités qui sont très utiles. Le sens du devoir, la fiabilité, l'endurance, la capacité à faire face, la maîtrise émotionnelle, l'aptitude à rester cohérent, même sous pression, peut-être que vous vous reconnaissez là. Ce sont des vraies qualités. Elles ont certainement permis de construire une vie solide. Elles ont rassuré les autres, les personnes qui sont autour de vous. Elles vous ont ouvert les portes. Elles ont permis de traverser des périodes difficiles. Donc forcément, on se dit que ce sont des valeurs sûres et on continue à s'appuyer dessus. Et le problème, c'est qu'une qualité n'est pas toujours aussi bénéfique dans toutes les situations. La fiabilité peut devenir... Une fidélité excessive. Vous reconnaissez peut-être là-dedans ? L'endurance peut devenir une tolérance anormale. La maîtrise peut devenir une façon de ne plus écouter ce qui proteste en vous. Et le sens du devoir peut vous faire porter beaucoup trop longtemps des responsabilités qui ne vous ressemblent plus. Je donne un petit exemple. Quand j'étais au Club Med, on m'avait donné des responsabilités. On m'avait dit, voilà, tu fais ça comme ça, et puis il faudra faire partir un tel. On me donnait souvent des clubs difficiles et j'essayais de redresser la barre. Et on me considérait comme quelqu'un de responsable, avec des principes. C'était surtout ça, avec des principes. Et puis peu à peu, je me suis aperçu qu'en fait, je faisais plus de mal que de bien, parce que ces principes, en fait, je les prenais à travers ce que l'on me disait, les directions que l'on me donnait. Mais ce n'était pas forcément moi. Mais comme j'avais, j'aimais bien comme... comme estime rassurant, solide, qui dans les périodes difficiles était toujours présent, savait tenir la barre, en fait je faisais ce qu'on me demandait. Et ce n'était pas forcément quelque chose de confortable. Et si j'avais bien réfléchi, ça ne me convenait pas forcément. Pourtant je continuais, je continuais à suivre parce que j'avais besoin, j'avais envie. Et je me disais, comme centre responsable, j'avais envie de répondre aux attentes des autres. Et comme ces qualités, ça m'a valorisé socialement, Merci. Voilà, je recevais rarement un signal extérieur qui me disait « tu peux arrêter » . Au contraire d'ailleurs, on me félicitait parce que je tenais, on me trouvait courageux, parce que j'encaissais, moi je trouvais ça normal, parce qu'on m'avait donné une direction, parce qu'il fallait installer le club, le club Med, et qu'à l'intérieur il y avait une politique de travail, il y avait des façons de travailler, il y avait des gens locaux qui ne respectaient pas forcément les règles établies par le club Med, et qu'à un moment donné c'était à moi de les imposer. Et puis on m'a décrit comme une personne mature, parce que je ne débordais pas. Et on me considérait comme solide parce que je continuais. Alors je continuais, je continuais de club en club. Je passais trois mois, quatre mois, six mois à redresser la barre suivant les conseils, plus que d'ailleurs les conseils, les règlements et les réglementations du Club Med, en mettant tout au carré et je continuais encore un peu, puis encore un peu. Et voilà, puis à part la finalité, on appelait ça la normalité. Et c'est ça le piège. Ce qu'ils admiraient chez vous... Vous êtes peut-être moins à vivre qu'à prolonger des choses qui devraient être réinterrogées. J'aurais dû me poser la question de savoir si vraiment ce que j'imposais, ça me correspondait, si c'était vraiment moi qui parlais ou d'autres qui parlaient à ma place. Et le vrai danger n'est pas toujours de craquer, c'est de devenir très compétent dans une vie qui nous retrait si. On parle beaucoup de rupture, de burn-out, de crise, de cassure, mais il existe aussi un autre risque plus discret, Et souvent plus long d'ailleurs, c'est devenir... excellent dans l'art de tenir dans un cadre qui ne nous convient plus. J'étais l'outil, l'arme quelque part, qui permettait de redresser un club, qui permettait de répondre à des attentes de Paris, parce que c'était à Paris qu'on me demandait de faire ça. Mais en réalité, ça ne me correspondait pas. Ce n'était pas ce que je voulais faire. En tout cas, ce n'est pas comme ça que je voyais le voyage et que je voyais les relations avec d'autres voyageurs et puis surtout les relations avec l'équipe même. Et puis dans ces cas-là, je savais quoi dire, je savais comment répondre, je savais comment compenser et je savais comment absorber, comment minimiser ce qui me dérangeait pour rester opérationnel. Et on devient compétent dans l'adaptation. Et comme cette compétence fonctionne, on a moins de raisons visibles de bouger. Et c'est là que beaucoup de gens se trompent. Ils croient que l'absence d'effondrement est une preuve que tout va encore à peu près. à peu près bien. Alors que parfois, c'est simplement la preuve qu'ils ont devenu très bons pour survivre proprement, dans une situation qui les abîme lentement. Et encore une fois, on retrouve ça aussi dans la vie de couple, dans la vie de famille. Mais c'est aussi la réduction progressive de sa liberté, des choses que l'on pense vraiment, de ses propres principes, tout simplement. Et le jour où vous parlez moins fort intérieurement, le jour où vous attendez moins, le jour où vous renoncez un peu sans vous l'avouer, le jour où vous devenez plus petit. pour rentrer plus facilement dans le cadre, ça ne fait pas de bruit, mais ça change une vie. Vous qui voulez du changement, du coup, ça change de vie. Parce qu'on peut finir par habiter correctement un espace qui nous réduit. On s'adapte. Et quand c'est bien fait, personne ne le voit vraiment. Parfois même pas vous d'ailleurs. Je pense à quelqu'un que j'ai croisé il y a quelque temps déjà. C'est encore une fois parce que j'ai souvent des personnes qui, à la base, sont des personnes qui sont très fiables et très professionnelles, très calmes. Cette personne-là n'est pas du tout dans l'excès. C'est une... une personne que tout le monde aimait et que tout le monde aime avoir dans une équipe, dans une structure, dans un projet. On peut appeler ça un leader. Parce qu'elle prend sur elle, parce qu'elle trouve des solutions, parce qu'elle ne complique pas les choses. C'est une personne qui est fiable, encore une fois, en tout cas, tel qu'on l'entend. Et quand... Quand on l'entendait, elle disait « Oui, moi, je suis quelqu'un sur qui on peut compter. » Justement, c'était ça le problème. À force de savoir gérer cette personne, ça allait très bien si elle restait par choix ou simplement parce qu'elle avait appris à tout rendre supportable. Cette personne-là ne disait jamais « Je n'en peux plus. » Elle disait « Vous savez, ce n'est pas si simple, mais ça va. » « Il y a des moments plus lourds que d'autres, bien sûr, mais je m'adapte. » « Je fais avec. » Est-ce que vous n'avez pas déjà vous prononcé cette phrase toute simple ? Vous savez, je m'adapte. Et quand on l'écoutait, une chose apparaissait très clairement. Ce n'était pas la vie qu'elle voulait défendre. C'était juste une vie qu'elle savait pouvoir continuer. La nuance est énorme. La nuance est énorme. Ce n'était pas la vie qu'elle voulait défendre. C'était juste une vie qu'elle savait continuer, qu'elle était capable. Elle s'était habituée. Parce qu'on peut continuer très longtemps une trajectoire, non pas parce qu'on y croit, mais parce qu'on a les capacités psychologiques. pour la supporter. Et beaucoup de personnes solides confondent longtemps les deux. Imaginez quelqu'un qui vient d'une pièce devenue trop petite. Au début, elle se cogne. Elle est gênée. Elle sent bien que l'espace ne convient plus. Puis avec le temps, elle apprend à se déplacer autrement. Elle baisse un peu la tête. Elle choisit mieux ses angles. Elle réduit certains gestes. Elle range différemment la pièce qui est trop petite. toute petite, et ça évite que ça dépasse. Et puis, de moment, elle se cogne sur presque rien. Elle s'adapte, et vu de l'extérieur, on pourrait croire que le problème est réglé. Mais non, le problème n'a pas disparu. Il a juste été absorbé par l'adaptation. La pièce est toujours trop petite. Simplement, la personne est devenue très habile pour y vivre. C'est exactement ce qui se passe dans certaines vies de certaines personnes, peut-être la vôtre. Le cadre ne convient plus vraiment. pas complètement, c'est pas un truc, mais ça ne convient plus vraiment, c'est trop petit, c'est étroit, on ne se sent pas forcément bien. Mais comme on apprend à s'y déplacer sans bruit, on finit par appeler ça l'équilibre. Et encore une fois, on se dit, ça pourrait être pire, attends, ça va. Et ce que les gens font généralement à ce moment-là, première erreur, ils prennent leur adaptabilité pour une validation. Ils se disent, si j'y arrive encore, c'est pas si mauvais. Si je tiens... c'est que c'est acceptable. Et si je m'adapte, c'est que je peux continuer. Pourquoi on s'inflige ça ? Parce que pas forcément. Pas forcément. Tenir ne valide pas toujours. Parfois, tenir prolonge seulement. Et puis deuxième erreur, il se félicite de supporter. Il se dit au moins je suis capable de faire ça. Je ne suis pas fragile, je ne fais pas partie de ceux qui abandonnent. C'est ceux qui abandonnent vite, trop vite. Là encore, ce n'est pas forcément faux, mais ce n'est pas forcément une bonne boussole. Parce que la vraie question n'est pas toujours est-ce que je suis capable de supporter ça ? Oui, la vraie question est parfois pourquoi est-ce que je continue à utiliser mes meilleures qualités pour rester dans quelque chose qui me retrait si ? Vouloir être la personne qu'on a toujours voulu être, c'est aussi s'écouter et savoir quand on est dans une pièce trop petite ou dans les habits trop étroits. Et là, on le rend dans une réflexion beaucoup plus honnête. Qu'il faut regarder à partir de maintenant, ce n'est pas votre résistance, ce n'est pas votre courage, ce n'est pas votre niveau de patience. Il faut regarder l'endroit précis où votre adaptation est devenue une façon d'éviter la vraie question. Dans quoi êtes-vous en train de vous ajuster alors qu'au fond, vous savez déjà que cela ne vous convient plus vraiment ? C'est quoi ? Quel endroit précis où votre adaptation est devenue une façon d'éviter la vraie question ? C'est quoi ? C'est le rythme, un rôle, une façon de travailler, une relation professionnelle, une organisation, une attente constante ? que vous avez intégrée comme normal. Et souvent, la clarté ne commence pas quand on admet qu'on va mal. Elle commence quand on admet qu'on s'est trop bien habitué à quelque chose qui ne nous convient plus. Et c'est beaucoup plus fin, beaucoup plus adulte, beaucoup plus vrai aussi, c'est vrai. Parce qu'il ne s'agit pas ici de faire exploser notre vie. Il s'agit de cesser de confondre adaptation et justesse. On peut être très adapté à quelque chose d'injuste pour soi. On peut être très compétent dans une trajectoire devenue trop étroite. On peut être très fiable dans un cadre qui ne mérite plus autant de loyauté. On en revient aussi à la notion d'estime de soi, de ce qu'on est capable de supporter et se dire « je suis courageux quand même, je supporte ça » . En étant fier en plus. Et voir tout ça, ce n'est pas être ingrat, ce n'est pas être instable, ce n'est pas devenir excessif, c'est simplement redevenir lucide. Alors, qu'est-ce qu'on va faire pour sortir de cette notion d'adaptation et se regarder tranquillement et voir ce qui ne nous convient plus ? Rappelez-vous, on prend le téléphone et puis on va marquer dedans une phrase toute simple. Dans quoi suis-je encore en train de m'adapter alors qu'au fond, je sais que ça ne me convient plus ? Je vous refais la phrase, elle est importante. Dans quoi suis-je encore en train de m'adapter alors qu'au fond, je sais que ça ne me convient plus vraiment ? Ça peut être, encore une fois, une histoire. Ça peut être une relation, ça peut être une vie familiale où vous sentez que c'est étroit, que vous n'êtes pas à votre place. Une maladie professionnelle également, où à un moment donné, vous attendez des choses qui n'arriveront jamais, mais vous êtes adapté. Donc dans quoi suis-je en train de m'adapter ? Alors qu'au fond, je sais que cela ne me convient plus vraiment. Et juste en dessous, vous remarquez ce que j'appelle aujourd'hui équilibre et peut-être en réalité. Ce que j'appelle aujourd'hui l'équilibre, c'est être en réalité quoi ? Une tolérance ? Une habitude ? Une réduction de moi-même ? Une manière de faire avec ? Une façon élégante de ne pas regarder plus loin ? C'est pas besoin de répondre parfaitement, pas besoin de conclure. Le but, c'est simplement de déplacer votre regard. Vous faites un travail que, dans l'ensemble, vous aimez bien, ça vous plaît. Encore une fois, ça pourrait être pire. Vous pourriez avoir... ça pourrait être plus compliqué à gérer. Une vie familiale, vous vous sentez à l'étroit. Et là, on ne cherche pas de réponse. Il n'y a pas de réponse toute faite. Mais ce que vous appelez aujourd'hui l'équilibre professionnel ou personnel, c'est d'être en réalité une tolérance, une habitude, une réduction de vous-même, une négociation avec vous-même, une manière de faire avec, une façon élégante de ne pas aller plus loin. Et vous méritez beaucoup mieux. Vous le savez, vous êtes sur 8 milliards de personnes maintenant. unique, unique au monde. Vous êtes une personne merveilleuse avec beaucoup de talent, de qualité. Est-ce que vous méritez vraiment tout ça ? Il n'y a pas besoin de répondre maintenant, pas besoin de répondre parfaitement, pas besoin de conclure. Le but c'est simplement de déplacer votre regard. Parce que tant que vous admirez seulement votre capacité à tenir, vous ne voyez pas toujours ce qu'elle est en train de vous coûter. Et si vous êtes reconnu dans cet épisode, si vous sentez que votre force consiste surtout à rendre vivable ce qui ne vous convient plus tout à fait, Vous savez ce qu'il vous reste à faire. Vous pouvez toujours m'écrire, comme d'autres l'ont fait avant vous, parler de votre situation. Et puis nous en parlons ensuite, je vous le rappelle, si ça peut vous rassurer, le premier entretien, le premier échange est gratuit. Alors pourquoi vous privez de ça ? Le but, c'est encore une fois de passer à l'action. Pas pour prendre une décision brutale, pas tout remettre en cause d'un coup, mais juste pour clarifier un point simple. À quel endroit votre capacité à vous adapter est-elle devenue moins une ressource qu'un piège discret ? J'espère que cet épisode vous a intéressé, parce qu'encore une fois, on ne manque pas de motivation. La motivation, elle est là, mais elle a pour but de nous adapter, et l'adaptation n'est pas forcément... Quelque chose de bon pour nous si cela nous oblige à faire des concessions, à ne plus s'écouter et à perdre cette version de nous-mêmes que nous avons toujours voulu vivre. N'hésitez pas à laisser des messages sur Apple Podcasts, des messages sur Facebook. Laissez-vous aller dans vos pensées, à vous poser la bonne question, les bonnes questions. Et puis c'est à l'action bien évidemment. Je suis là pour vous aider. Je vous remercie d'avoir écouté cet épisode et on se retrouve très bientôt quand il sera minuit.