Speaker #0Il est minuit à Bali, l'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle. Un moment rien que pour vous, une pause, pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Minuit à Bali vous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, aimer et avancer. Ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre, plus heureux. Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, Master Coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est le changement. Celui qui nous prépare ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites, réinventer notre vie ou la vivre autrement. Parce qu'il n'est jamais trop tard de devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant, quand il est minuit. Ah ben oui ! Il y a quelque temps, je me suis posé des questions, j'ai eu une réflexion et j'avais envie de la partager avec vous. C'est pas pour être négatif ou pour apporter quelque chose d'un peu lourd, mais j'avais tout simplement envie de partager cette réflexion avec vous. Ça part d'une réflexion, d'une idée qui était celle-ci. Pourquoi continuer à apprendre des choses qui de toute façon ne vont servir à rien ? Ou à pas grand chose, dans ce perpétuel changement ? Pourquoi faire du délant personnel pour apprendre à aller mieux ou à être plus anillé, alors qu'en fait on est tiraillé dans tous les sens ? Pourquoi vouloir suivre la voie de l'évolution naturelle alors que tout devient automatique, mécanique, informatique ? Tiens, juste un exemple. L'IA, l'intelligence artificielle. Pourquoi j'ai passé mon temps et ma jeunesse à accumuler un savoir, à lire des bouquins, alors que maintenant je peux tout savoir ou presque de façon précise en posant deux ou trois questions sur chat GPT ? Ok, je suis un vieux con. Mais si j'avais été graphiste, documentaliste, expert comptable, secrétaire, assistant de direction, caissière, développeur web... Et j'en passe d'ailleurs. Eh bien j'aurais chaud, Mich. Et si j'avais investi mon temps et mon argent dans ces formations-là, de ces métiers, j'aurais fini comme les dactylos à l'époque, en reconversion. Mais en reconversion de quoi ? Car tous les métiers sont touchés, ou presque, entre les voitures autonomes, les voyages qui remplacent nos cordes vocales et les opérations chirurgicales réalisées par les outils hyperpuissants. Je commence à me demander s'il n'est pas un peu normal d'être légèrement angoissé. Par l'avenir. Alors je vous rassure, c'est pas ma sensation, c'est pas ce que je ressens, mais on peut quand même se poser la question, non ? L'idée de base n'était pas de vous faire flipper, mais que va-t-être demain pour vous, vos enfants et vos petits-enfants. J'ai lu dernièrement un livre de Ken Follett, écrivain américain, et qui concernait une guerre nucléaire qui nous attend sur fond de malentendu, d'arrogance, de testostérone. Il suffisait d'un geste de trop ou d'une mauvaise idée pour... pour que tout parte en vrille. Les personnages principaux sont les diplomates, les dirigeants politiques, les militaires et les espions qui tentent de prévenir une catastrophe en négociant sous pression tout en faisant face à des dilemmes moraux, des conspirations et des manipulations. Nous explorons dans ce récit les fragilités des institutions internationales et les conséquences dramatiques d'une mauvaise gestion de la crise. Chaque décision pouvant signifier la fin du monde. Ok, ce n'est qu'un roman, c'est qu'un livre. Mais on y comprend la fragilité de la paix et notre impuissance face à tout ça. Nous pourrions, comme dans un bac à sable, séparer les enfants, leur nettoyer les mains en leur faisant la morale. Mais là, nous, on ne peut rien y faire. Et nous voyons bien l'après-coup dans chaque salle à faire, entre les 50 millions de Kadhafi pour le financement de la campagne de Sarkozy ou le scandale du sang contaminé, qui n'a pas déclenché une guerre nucléaire, bien sûr, mais on reste là, impuissants. A se dire que si ça avait été nous, dans ces cas-là, on aurait pu être perpètes, nous. Évidemment. On pourrait mettre notre destin, la justice, la santé, entre les mains de l'IA. A priori, corruption avec l'IA. Mais après avoir vu Matrix ou Terminator, le doute s'installe. Ok, ce sont que des films. Enfin, quand même, ça fait réfléchir, nous. Alors oui, pourquoi prendre le temps de nous écouter et de nous comprendre quand nous ne comprenons déjà pas ce qui nous entoure, que nous n'avons aucune action ? sur ce qui transforme notre environnement. Et surtout, que si nous avions pu donner notre avis, beaucoup de situations mondiales n'auraient pas tourné au vinaigre. OK, on n'a pas la formation pour négocier avec l'Ukraine, la Russie, l'Israël, la Palestine ou l'Iran. Mais franchement, vu le résultat, on n'a peut-être pas fait pire. OK, je sais, j'exagère. Pas tant que ça, en fait. Tout cela nous dépasse, bien évidemment, et même les experts en géopolitique reconnaissent qu'ils sont dépassés. Je cite « Nous pouvons tout prévoir, tout anticiper, générer des scénarios complexes, mais la folie de l'homme, elle, est à la fois inimaginable et incontrôlable, et des paramètres comme l'arrogance ou la mégalomanie sont difficilement programmables. » C'est pas moi qui le dit. C'est Mark Patterson, qui est un conseiller de la Maison-Blanche, et qui l'a dit lors d'une conférence dans un campus universitaire à Chicago. Notre impuissance est également nourrie par l'illusion que notre vision du monde est forcément la bonne. Alors qu'il suffit de changer de perspective, d'angle, pour y voir une autre réalité. Suivant celui qui la raconte. Une même histoire peut prendre des tournures différentes et une morale qui n'est pas du tout la même. Tiens, le récit d'une guerre n'est absolument pas la même si elle nous vient de ceux qui attaquent ou de ceux qui subissent. Des perdants ou des gagnants. On dit que ce sont les gagnants qui écrivent l'histoire. de ceux qui envoient les bombes ou de ceux qui les reçoivent. Mais nous prenons les informations d'où elles viennent. Et comme elles viennent prémâchées, assimilables, facilement, forcément notre vision, notre compréhension de la situation est altérée parce qu'on nous donne à voir ou à penser. Et nous nous retrouvons face à un sentiment d'impuissance devant si peu de solutions ou d'opportunités de paix proposées. Allez, imaginons un instant un camp A. On va éviter de se laisser perturber ou influencer par le nom d'un pays en particulier. Et donc un camp A qui est la victime, sur son propre territoire, d'un atroce attentat, qui fait les centaines de victimes innocentes de la part d'une fraction extrémiste d'un camp B. Et qui, de plus, ce camp B, prend les otages au nom d'une vérité qui lui est propre. Le camp A... décide alors d'éliminer cette organisation terroriste en bombardant le camp B, faisant à son tour des milliers de morts, femmes, enfants, personnes âgées, tous innocents. L'objectif sous-jacent est de récupérer les otages et bien sûr d'éliminer l'organisation qui a perpétré l'atroce événement qui a eu lieu dans le camp A. de faire du pire de coup, donc de libérer les otages et d'éliminer cette formation, cette association. Tous les discours sont alors possibles, toutes les vérités revendiquées. Les croyances sont justifiées par les autorités en place. Les faits historiques ressortent et chaque camp est persuadé de détenir la vérité. Celui qui justifie son rôle de bourreau ou de victime, balayant par la même toute nuance, tout passé qui pourrait remettre en question les choix qui ont été faits. Cette même vérité qui transforme des cris de douleur, cette totale incompréhension, cette injustice en vengeance aveugle qui se termine par une guerre idéologique où des centaines de victimes deviennent des milliers, où il ne s'agit plus de répondre à un acte sans nom, mais de s'en servir pour récupérer des territoires ou les garder, utiliser la vérité pour humilier des peuples, les éliminer comme si c'était juste un juste retour des choses. Quand je dis... Peuple, c'est un peu général, ça donne une image floue. Quand je dis peuple, ça fait un dommage collatéral, une sorte de masse sans visage. Moi, je vous parle de femmes vieilles, jeunes, parfois enceintes, qui auraient pu être votre sœur, votre mère, votre grand-mère, votre amie. Des hommes, des bergers, des entrepreneurs, des vieux sages, avec des histoires, un passé, des rires des enfants, des bébés de quelques jours, petites filles, petits garçons qui jouaient dans la rue, qui n'imaginaient pas. leur vie comme ça. Et imaginez eux déjà quand ils seraient grands. C'est ces êtres humains qui sont le peuple, qui ont été blessés, pulvérisés, massacrés, effacés de la surface de la Terre, dans le camp A comme dans le camp B. C'était des hommes et des femmes et des enfants qui auraient pu être de votre famille, qui le sont d'ailleurs peut-être, quelque part. Car ils font partie de l'humanité. Ils ont tout perdu. Tout ce qu'ils avaient. Tout ce qui avait le plus cher pour eux, ils l'ont perdu. Et qui formait un peuple. Celui du camp A et du camp B. Alors oui, on parlera de victime collatérale, ce qui va déshumaniser le vivant. On va estimer que chacun a choisi son camp, que ce peuple n'a que ce qu'il mérite, car depuis des siècles il a volé des terres, par exemple. Que ce peuple est complice par le mal qui vient de leur camp. Ou que ce peuple mérite ce qui lui arrive car il bombarde, pille et tue. Mais ouais, c'est le peuple, le vrai peuple, le vrai peuple. Lui, il veut juste vivre en paix. Vivre ensemble, élever les enfants, nourrir sa famille, ce peuple d'hommes et de femmes et d'enfants n'est pas responsable des actes de ses ancêtres, des terroristes, des extrémistes qui se servent de ce même peuple comme bouclier humain, des dictateurs qui transforment leurs propres ambitions, leur mégalomanie en faisant passer tout cela pour la volonté du peuple. Je le fais au nom du peuple. Bien évidemment. Bien évidemment. Je vous vois venir. Que ce soit dans le camp A ou dans le camp B, ou même celui du camp C ou D, le peuple est responsable de celui ou celle qu'il a mis en place. Et que l'armée de ces mêmes peuples sont les bras armés donc de ce peuple pour défendre ou attaquer toute menace potentielle. Donc le peuple est responsable. Sauf que nous sommes bien placés pour savoir que lors d'élections, s'il y en a, les candidats font des promesses qu'en règle générale, ils ne tiennent pas. Et quand le candidat devient président, il fait ce qu'il veut, ou presque, entre démocratie et dictature. La ligne est fine. Et le peuple devient alors souvent la victime de ses propres aspirations. Tout cela est bien plus complexe que de réduire le peuple à l'acteur de son propre malheur. Et la géopolitique nous démontre tous les jours que nous ne décidons de rien, que les plus grandes décisions se font à un niveau stratosphérique, entre seulement quelques hommes et femmes d'État, et qu'à avoir les différents référendums que nous avons pu avoir, dont un qui nous a permis d'ailleurs de devenir européens, nous pouvons prendre toute la dimension de notre impuissance. Quand nous sommes face à de telles situations, il faut bien avouer qu'elles nous dépassent complètement et que nous n'avons comme source d'information que les médias, encore une fois, et que nous comptons les points et que l'on nous montre du doigt le ou les coupables. Nous n'avons comme seul choix que de choisir notre camp, que d'avoir un avis forgé par les autorités compétentes, dites compétentes, vous voyez pas les guillemets, mais je l'ai fait, qui a priori ne le sont pas tant que ça. Et à ce que nous pensons savoir, bien sûr, également. Alors on peut toujours mettre nos mains sur nos oreilles, notre bouche et nos yeux en nous disant que tout cela est bien loin de chez nous. Dans tous les cas, nous oublions que l'histoire aurait dû nous apprendre à lire entre les lignes. On n'est pas des lapins de quatre semaines, nous avons déjà une histoire derrière. Première guerre mondiale, deuxième guerre mondiale, et j'en passe, et les pandémies, il y en a eu déjà. On pourrait apprendre nos erreurs à savoir anticiper et tout simplement mieux vivre ensemble. Entre les conflits qui ravagent les hommes et les femmes, les tribus, les pays, les pandémies qui nous mettent à terre et nous divisent, les différences sociales qui n'ont jamais été aussi marquées, notre planète qui a déjà perdu plus de la moitié de son vivant, il y a un point commun. Vous ne voyez pas ? Si, c'est nous, enfin nous, l'être humain. Et si nous n'avons pas la capacité de faire bouger les choses comme nous le souhaiterions, vous savez quoi, on peut au moins faire changer les choses à notre niveau, d'agir et interagir pour que le vivre ensemble ait un sens, tout n'est pas perdu. ok ça peut paraître absurde tout cela peut sembler très mignon simpliste populiste mais si vous avez autre chose à proposer à moi je suis preneur puis n'hésitez pas sur facebook justement à donner un commentaire moi je suis pas d'accord ok ou jeu au contraire voilà ce que je propose ça c'est plus positif si ça commence par autre chose que vous même je vous écoute Vous pouvez me répondre que c'est la volonté de Dieu, que nous ne sommes que ses enfants, que tout ça est un passage obligé pour aller vers une forme de paradis, que nous devons comprendre les leçons que nous offrent les différents écrits comme la Bible, le Coran ou la Torah. Ce à quoi je vous répondrai que la plupart des guerres et les actes terroristes sont justement faits au nom de ce qui est écrit, au nom de Dieu. Mais bon, je ne vais pas vous dire ça. Je vous raconte une petite blagounette. On va détendre un peu l'atmosphère. Tous les jours... Depuis des années, Pierre-Édouard prie Dieu. « Ô Dieu que je respecte, mon Créateur, celui qui a fait la terre et les cieux, mon Dieu, mon Dieu, faites que je gagne au loto aujourd'hui. Je t'en prie, mon Dieu, je te promets que je te donnerai pas mal d'argent aux pauvres, aux démunis, mais s'il te plaît que je gagne au loto. » Et tous les jours, tous les matins, tous les soirs, il faisait la même prière. Sans doute avait-il lu dans un livre d'un haut personnel l'importance de visualiser ce que nous souhaitions atteindre. Et tous les jours, sans exception, il priait « Oh mon Dieu, mon Dieu, s'il te plaît, fais que je gagne au loto, fais que je gagne au loto » . Puis un jour, une nuée céleste apparut au-dessus de sa tête et il entendit la voix de Dieu directement qui lui dit « Hé couillon, si tu veux que je te fasse gagner au loto, commence par acheter un billet » . J'ai donné un petit accent marseillais à Dieu, c'est bizarre tiens. Si nous rêvons le changement, si nous le souhaitons ardemment de nos voeux les plus chers, il faudrait peut-être commencer par nous-mêmes, commencer à changer. Je ne remets pas en question vos croyances, je pense juste que toutes les interprétations et que les écrits religieux peuvent tout aussi bien nous enseigner de nous aimer les uns les autres que de nous inviter à réaliser des tueries de masse au nom de ce même Dieu. Si nous attendons que notre environnement évolue par lui-même, comme par magie. En espérant que d'autres comprennent les enjeux, adoptent une politique qui protège à la fois notre planète, notre écosystème, mais aussi nous permet de nous aimer les uns les autres, je vous le dis, vous pouvez toujours courir. Car si c'était simplement possible, ça aurait été fait depuis longtemps. S'ils se sentirent impuissants et devenus normalité, ce n'est pas non plus une nouveauté. De tout temps, à toute époque, nous avons rencontré des crises qui nous ont, pour la plupart, surpris par leur violence. Tiens, je vous parle de la peste noire. 1347-1351, qui a tué un tiers de la population mondiale, en bouleversant par là même l'économie et les structures sociales. La guerre de Cent Ans ou la Révolution française. Puis les crises économiques de 1929, qui a vu l'effondrement des marchés financiers mondiaux, provoquant chômage massif et une profonde récession économique. La Seconde Guerre mondiale, on en a parlé, avec la remise en question des équilibres géopolitiques mondiaux. La guerre froide, qui succéda. La crise politière et la crise pétrolière, en 1973. Plus récemment, la crise des subprimes 2007-2008 qui a vu l'effondrement complet du marché immobilier aux États-Unis, déclenchant une crise financière mondiale. Pour finir avec, vous le savez, la pandémie. La pandémie que nous avons vécue entre 2020 et 2022. Une crise sanitaire mondiale, particulièrement l'économie, les systèmes de santé et les modes de vie. Il me semble, il me semble, je peux me tromper, que simplement avec ces épisodes-là, ces terribles expériences, on aurait dû en tirer certaines leçons. Alors non, je ne crois pas à une compétence particulière de la part de ceux qui nous gouvernent. Sinon, le monde dans lequel nous vivons serait beaucoup plus agréable. Je pense que nous n'avons simplement pas la même compréhension des mots entre ceux qui nous gouvernent et nous. On n'a pas la même signification, la même compréhension des mots. Entre le partage, l'égalité, la fraternité, vivre ensemble. Et quand je dis compréhension, c'est vraiment qu'ils ne comprennent pas. Attention, ils ne sont pas équipés pour. C'est pas qu'ils sont incompétents. Ils essaient de dire des choses sensées et peut-être même qu'ils y croient d'ailleurs. Non, non, c'est pire que ça. Ils ne parlent pas le même langage que le peuple. Ils sont persuadés que si, mais non. Comment parler de pauvreté quand on n'a pas la notion de l'argent, par exemple ? Comment parler de ceux qui vivent dans la rue quand on n'a jamais eu froid ? Ah si, pardon, à part à Courchevel sur les remontées mécaniques. Je crois, mais je me trompe peut-être. Quand on veut représenter une idée, se battre pour un principe, présenter une loi, il faut déjà l'incarner. C'est sans doute pour ça que je n'ai jamais compris pourquoi les hommes pouvaient donner leur avis quand il s'agit des droits des femmes à disposer de leur corps. Bien évidemment, il y a eu des progrès. Les lois qui ont marqué la France après 1935, qui ont été fondamentales pour améliorer la qualité de vie des citoyens français. Ils ont touché des domaines variés, de la sécurité sociale, le droit des travailleurs, de l'égalité entre hommes et femmes, à l'accès au logement et à la santé. Ces réformes ont fait de la France un modèle de société moderne, avec un haut niveau de protection sociale et une amélioration continue des conditions de vie. L'espérance de vie a connu une augmentation spectaculaire entre 1700 et 2025. En 1700, un peu plus. On mourait à peu près à 35 ans. En raison de la mortalité enfantine. C'était une moyenne. Et des conditions de vie difficiles. Et maintenant, on est passé à plus de 80 ans dans les pays développés. Notons le loyau tout de même. 80 ans. 35-40 ans. Quand même. Il y a des progrès. Alors, qu'avons-nous appris des différentes crises que nous avons traversées ? Et encore une fois, il y en a plein d'autres que j'ai oubliées. Ces crises, bien que différentes, montrent souvent des schémas de fragilité, d'instabilité et de transformation profonde des sociétés et des systèmes politiques. Et elles ont toutes, ces crises, un point commun. Nous les subissons de plein fouet. Nous devenons forcément fragiles et face à notre impuissance, nous n'avons qu'une possibilité. Baisser la tête, serrer les dents et espérer des gens meilleurs. Et c'est justement cette espérance que comptent les autorités et les gouvernements en place, en grande partie responsables de ces crises et de la gestion de celles-ci. Alors bien sûr, la maladie, les gouvernements ne sont pas non plus en parlant de tout l'embaisser sur leur dos. Mais la gestion de ces crises, là, on peut en parler. Je vous rappelle quand même qu'ils ont fait des études, de longues études, de grandes études, afin de pouvoir apporter au peuple des solutions et gérer ce type de crise. Les pharaons, les rois de tous les pays, les banquiers et autres hommes d'affaires, les présidents et les dictateurs ont toujours eu à la fois les ressources financières et humaines pour passer à l'action, acheter, vendre, et rien n'a changé depuis que l'humain est sur Terre. Oui, encore une fois, il y a beaucoup de progrès, mais cependant, avant les pierres, les métaux rares et autres monnaies d'échange, il y avait... Il y a toujours d'ailleurs un bien beaucoup plus précieux, la connaissance. Sans elle, pas de découvertes scientifiques ou d'avancées technologiques qui pourraient révolutionner la vie des millions de personnes, de la création d'outils pour améliorer les moissons, à l'étude de la nature pour anticiper ses effets, du partage d'expériences pour naviguer plus loin à la conception de médicaments sur la journée de douleur. Je ne suis pas contre non plus. La connaissance étant, était bien au-delà de ce que la richesse matérielle pouvait accomplir. Les connaissances. C'était un challenge, oui, c'était une vraie, vraie richesse. Les connaissances permettaient de comprendre le monde, de se défendre contre l'injustice, de résoudre des problèmes et d'évoluer dans une société. Elles sont, en quelque sorte, une clé pour accéder à une véritable liberté. Les connaissances sont souvent au cœur de grandes évolutions sociales et politiques. Elles peuvent remettre en question des systèmes d'oppression, stimuler la croissance économique ou guider. Les sociétés vers un avenir plus juste et équitable, les connaissances sont liées à la capacité de penser, de comprendre et de créer, savoir, comprendre, agir. Elles ont le pouvoir de changer la réalité elle-même, ces connaissances. C'est pourquoi, tout au long de l'histoire, les grands penseurs, philosophes et leaders ont considéré les savoirs comme étant plus précieux que les richesses matérielles. Connaître commence donc. par la curiosité. Ben oui, vous vous êtes intéressé à un sujet. Vous vous êtes intéressé à un sujet en particulier, l'approfondir, trouver les contre-arguments, jouer avec ses convictions, laisser libre cours à son imagination, changer sa perception, donner vie à les contre-propositions. Et puis, les essayer, les tester autour de nous. Tiens, je pense ça. Ah, tu penses ça, mais attends, ne bouge pas. Ah, mais tiens, on peut effectivement mettre ensemble ces deux idées et peut-être faire un projet, par exemple. Je ne parle pas ici de révolutionner le monde en inventant le moteur à eau. Ce qui existe peut-être déjà, ou en trouvant le moyen de réduire le temps de voyage pour atteindre Mars. Je parle plutôt de comprendre le monde, de comprendre ce qui nous entoure, d'apprendre sur ce qui nous entoure, mais aussi sur nous-mêmes. Le savoir, c'est le pouvoir. Et nous avons à notre disposition de quoi se faire plaisir, sur n'importe quel sujet. Ah, justement, on revient sur l'IA. Profitons-en. Posons-nous des questions, des bonnes questions. Et puis, si on n'a pas besoin de l'IA, ouvrons des bouquins, tout simplement. Nous pouvons fouiller, enquêter, lire des biographies, des thèses, et posséder plus que de l'or, de l'argent ou des pierres précieuses. Nous pouvons avoir de la connaissance. Si nous rêvons d'un monde plus juste, d'avoir une meilleure vie, d'effacer les inégalités, l'injustice quotidienne, si nous n'avons plus envie de subir, de baisser la tête, ça commence par comprendre ce qui nous entoure, d'éviter d'avoir un avis construit sur les idées préconçues et étroites de ceux qui nous entourent. C'est d'apprendre de l'histoire, de notre histoire, d'être curieux, sans préjuger, sans commencer par échanger des idées. Même si ça semble utopique, commencez à y réfléchir, à tester, et puis ensuite, bien sûr, partagez. Ça commence par sauver aux autres, pour apprendre des autres avec les autres. La connaissance passe inévitablement par la connaissance de soi, de son passé, de ses croyances, de ses actes manqués, de ce qui nous fait du bien, ou tant que ce qui est toxique pour nous, reprendre le pouvoir. J'en ai parlé dans un précédent épisode, pouvoir intérieur, pouvoir extérieur. Je ne dis pas qu'il faut révolutionner, qu'on va mettre le feu, mais que nous pouvons changer les choses. Et que si nous voulons changer, c'est comme jouer au loto. Il faut commencer par essayer, par le faire, par le mettre en pratique. Sinon, on ne gagnera jamais. Se connaître, c'est apprendre à s'aimer pour ce que nous sommes, avoir de l'estime pour soi, faire ce qui est juste, s'interroger sur Ausha, s'entourer de personnes qui nous font du bien. changer, pour ne pas s'oublier. Francis Bacon, un artiste connu, disait que connaître ses pouvoirs ignorés, c'est être vulnérable. Je vous laisse là-dessus. Bien sûr, pensez à vous abonner, là aussi. Là, c'est un backstage, vous l'avez compris. C'est plutôt un partage d'idées qui m'appartient et tout à fait discutable. Donc n'hésitez pas justement à en discuter sur Facebook. Abonnez-vous pour recevoir les nouveaux épisodes. Je vous remercie de nouveau d'écouter ce podcast « Minuit à Bali » . Je vous dis à très bientôt quand il sera minuit à Bali.