Speaker #0Il y a des périodes où, vu de l'extérieur, tout va bien. En tout cas, tout tient encore. On fait ce qu'il faut, on répond aux messages, on va au rendez-vous, on continue à gérer. On aurait même un sourire parfois. Et pourtant, à l'intérieur, il y a quelque chose qui sert, quelque chose qui est grippé. Ce n'est pas forcément de façon spectaculaire, c'est plus discret que ça. C'est le matin, quand on regarde sa journée qui nous attend, et on sent déjà une forme de fatigue avant même d'avoir commencé, une sorte de lassitude. C'est le soir, quand on se dit qu'il faut vraiment prendre une décision, parler, bouger, ajuster quelque chose, et puis on referme la porte sur le sujet. Ce moment étrange de notre vie n'est pas catastrophique, mais elle ne ressemble pas forcément à ce qu'on avait prévu. Elle ne nous ressemble pas vraiment, tout à fait. Comme rien n'explose vraiment, on continue. On appelle ça souvent... un manque de courage ou un manque de motivation ou une peur d'échouer peut-être mais soyons clair, très souvent le vrai problème il n'est pas là et bien à la fin de cet épisode vous allez comprendre pourquoi pourquoi des adultes qui semblent lucides équilibrés restent immobiles alors qu'ils savent très bien que quelque chose doit bouger Il est minuit à Bali, l'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle. Un moment rien que pour vous, une pause, pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Minuit à Bali nous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, aimer et avancer, ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre, plus heureux. Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, Master Coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est le changement, celui que nous préparons ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites, réinventer notre vie ou la vivre autrement. Parce qu'il n'est jamais trop tard de devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant, quand il est minuit. Bye bye. Pour commencer ce nouvel épisode... J'avais envie de partager avec vous un témoignage que j'ai reçu il y a quelques jours. Vous savez, vous m'envoyez, vous êtes nombreux à m'envoyer des messages pour me parler un petit peu de vous, de ce que vous ressentez. On est souvent de vous accompagner pour essayer de déclencher l'action, le premier pas qui va faire la différence. Et j'ai reçu il y a quelques jours un message, je ne donnerai pas ni le prénom, ni la date, ni l'exact, ni la région, ni le pays. Je voudrais juste garder le texte lui-même, j'espère que personne ne m'en voudra pas. Mais je trouve que c'est un beau texte, c'est un très joli texte qui... qui nous ressemblent tous, et je crois qu'il est très important de comprendre que le changement ne se fait pas seul, mais il se fait ensemble, ensemble, en commun, c'est la raison pour laquelle nous partageons ce podcast, ensemble, et je pense que vous pouvez vous retrouver tout simplement dans ce message, ou une partie de ce message. Je vous le lis. Je viens d'écouter votre dernier podcast qui a beaucoup résonné en moi. Je suis à un carrefour de ma vie, la cinquantaine, et j'ai arrêté mon travail il y a quelques mois car il ne me correspondait plus. Beaucoup de fatigue mentale, de lassitude sont installées depuis de nombreuses années. J'ai deux enfants en études supérieures et un ado encore à la maison. J'ai une relation harmonieuse avec mon époux, nous sommes propriétaires de notre maison depuis 23 ans et nous habitons un petit village. A priori, tout va bien. Mais je ne me sens plus aligné avec moi-même. Depuis plusieurs années, mon mari aimerait déménager ailleurs, n'importe où, mais ailleurs. Je ne suis pas contre cette idée, mais je n'arrive pas à franchir le pas. J'aimerais m'en détacher, mais je n'y arrive pas. Pourtant, je n'ai plus de réel plaisir à vivre ici. Je m'ennuie, je m'ennuie beaucoup. Je suis libéré de mon travail. Je n'ai qu'un pas à faire, mais il me paraît insupportable, insurmontable. Quoi ? Je suis allé consulter une sophrologue, j'ai essayé le Reiki, l'hypnose. J'envisage d'aller voir une psychologue pour avancer, car cette situation est très inconfortable pour moi. Elle me fait souffrir. Si vous pouviez me donner quelques conseils, merci pour votre écoute. Mais c'est ce que je vais faire dans cet épisode. Alors ce ne sera qu'une partie, bien sûr, mais quel est ce premier pas qu'on peut faire ? Et je pense que beaucoup d'entre vous et vous qui écoutez là tout de suite cet épisode, vous êtes peut-être dans la même situation. Ce n'est pas forcément d'enfant, mais l'idée, c'est simplement de se dire « Ouais, j'ai envie de me détacher de ce que je suis en train de faire. J'ai envie de faire un premier pas, un changement, mais je n'y arrive pas. » passer du constat au mouvement. Et si depuis des mois, vous essayez toujours et surtout de vous raisonner, de vous remotiver, de trouver la bonne décision, il y a de fortes chances que vous perdiez du temps et beaucoup, beaucoup, beaucoup d'énergie. Parce que la vérité, elle est simple. C'est facile à dire quand je pratique le changement tous les jours quasiment. Mais quand on est bloqué, c'est plus compliqué de le comprendre. Parce que la vérité, elle est simple. C'est sans nouvelle cohérence, vous ne quittez jamais l'ancienne. Quelque part, c'est un nouveau chemin, si vous préférez. vous ne quitterez jamais l'ancien. Autrement dit, si vous restez bloqué, ce n'est pas forcément parce que vous avez peur de rater. C'est souvent parce qu'une partie de vous protège encore ce que votre vie actuelle représente. Et pas seulement un travail, pas seulement une relation, pas seulement une habitude. Ça protège une cohérence, une image de vous, un rôle, un équilibre, une façon de rester lisible pour vous-même et pour les autres. Une cohérence, c'est ça. Et c'est là qu'on va. Première idée, première idée. Vous ne protégez pas seulement une situation, vous protégez un rôle. Quand on pense au changement, on imagine souvent une action concrète. Quitter, refuser, dire non, pas ça, recommencer ailleurs, réduire quelque chose, s'orienter. Mais psychologiquement, ce n'est presque jamais aussi simple que ça. Parce qu'en face, il n'y a pas juste un poste ou une organisation. Il y a aussi le rôle que vous avez construit à l'intérieur. Je parle de famille comme dans la profession, dans le métier, dans le boulot. Il y a le rôle que vous avez construit dans votre famille ou dans votre travail. Vous êtes une personne fiable, solide, celle qui tient, celle qui a réussi, celle qui ne fait pas n'importe quoi. sur qui on peut compter. Et parfois, ce rôle, ça vous a beaucoup apporté. Ça vous a donné une estime de vous. Ça vous a permis d'avancer, d'être reconnu, de respecter, de sécuriser votre vie. Donc, quand quelque chose en vous veut bouger, notre partie ne se dit pas seulement « Wop, wop, wop, attention, ça peut échouer ! » Elle se dit aussi « Mais si je quitte ça, qu'est-ce que je suis ? Qui suis-je encore ? » Qui suis-je encore ? C'est beaucoup plus profond, vous voyez, parce que perdre un rôle, ce n'est pas simplement changer d'emploi du temps. C'est traverser une petite désorganisation identitaire. Il faut le reconnaître. Rappelez-vous, j'en parlais souvent quand j'ai quitté mon agence de com. Pas du jour au lendemain, j'ai prévenu tout le monde, mais à un moment donné, je suis devenu de celui qui dirigeait, celui qui prenait les décisions, à celui qui était sur son canapé et qui n'était plus dans l'agence. et du coup j'ai perdu mon identité mon identité professionnelle, et c'est pas évident. Et c'est là que beaucoup d'adultes dilucident, bloquent. Pas parce qu'ils ne comprennent pas, au contraire, ils comprennent très très bien le truc. Mais ils sentent, sans toujours le formuler, qu'en bougeant, ils risquent aussi de perdre une version d'eux-mêmes qui les a longtemps tués debout, et surtout qu'ils ont mis beaucoup de temps à installer. C'est pas évident de perdre tout ça. Et dans la famille, c'est la même chose, quand on vous considère comme quelqu'un de solide, qui prend des bonnes décisions. qui avait acheté une maison depuis 23 ans et qui avait pris les bonnes décisions. Tout d'un coup, il faut bousculer tout ça. Ce n'est pas évident. Ça casse votre identité. Et puis ça vous amène peut-être même à vous dire, mais est-ce que j'ai pris, dès le départ, les bonnes décisions ? Mais ils sentent, donc ces personnes, vous sentez, ils sentent toujours le formuler qu'en bougeant, vous risquez donc de perdre une personne de vous-même. Celle que vous avez mis en place, celle qui a toujours tenu debout jusqu'à présent. Et la deuxième idée, c'est que vous avez moins peur de l'échec que de la dégradation de votre image. Le chèque, au fond, beaucoup de gens savent qu'il est possible. On en parle souvent dans Minua Bali de cet échec qui nous construit, qui est absolument génial. Je sais plus ce que j'ai entendu il n'y a pas longtemps un gars qui disait que... Ça va être très flou ce que je vais dire. Je vais essayer de le partager comme ça. Je jette le truc sur la table, comme on dit. Il y a une philosophie hindoue, je crois, qui dit que pour réussir quelque chose, il faut faire 2000 échecs. Et donc cette personne-là disait, quand je monte un projet, chaque fois que je me trompe, je me fais un échec, je me plante, j'échoue, je me dis « Ah, c'est pas grave, ça en fait un de moins » . Ça fait 1999, et ainsi de suite. Parce qu'il est déjà parti sur le fait qu'il allait se tromper 2000 fois. L'échec fait partie du jeu, on le sait, on le voit, on en parle ensemble. Et c'est ça qui est intéressant dans le changement aussi, c'est d'apprendre à travers l'échec. Donc ces personnes-là, les personnes qui ont moins peur de l'échec que de la dégradation de son image, L'échec au fond, beaucoup de gens savent qu'il est possible, bien sûr. Ils savent même qu'on peut se relever de cet échec. Ce qui fait plus peur, c'est souvent autre chose, en fait. Ce n'est pas l'échec, parce que vous en avez vécu plein dans votre vie. C'est ne plus être regardé pareil par votre conjoint, par exemple, par votre famille, vos collègues autour de vous, vos amis. C'est la peur de décevoir. C'est de ne plus correspondre à ce qu'on avait annoncé. C'est de sortir d'une trajectoire qui paraissait logique, mais tu... Où tu vas ? T'as monté toute ta boîte, t'as fait tout ça pour avoir tel marché. T'es arrivé au bout et tu veux tout arrêter pour changer. Mais tu es fou. Cette trajectoire était logique. C'était une carrière quelque part. C'est aussi de devenir incompréhensible aux yeux de certains, surtout les proches. Là, il y a un point important. Quand on construit une vie cohérente, raisonnable, sérieuse, à adulte, adulte, n'oubliez pas d'être un enfant, cette cohérence devient aussi... une part de notre valeur perçue. Donc, si vous commencez à dire « Je ne suis plus sûr, je ne me retrouve plus là-dedans, j'ai besoin d'autre chose, je veux réajuster les choses » , vous ne touchez pas seulement à une décision, vous touchez à votre image. Et ça, c'est coûteux, et je le rends compte. très régulièrement, à travers, encore une fois, les messages que vous m'envoyez, je le retrouve souvent. Et ce n'est pas dit, ce n'est pas expliqué réellement. Moi, je trouvais, si je vous ai lu ce message, ce témoignage, parce que je l'ai trouvé extrêmement honnête et beau, quelque part, parce que nous sommes tous face à ce changement et face à ce premier pas qu'il faut faire. À un moment donné, on ne touche pas le simple fait de partir d'une région, de partir d'une maison. On parle aussi de toucher à son image, et ça, c'est coûteux, parce qu'il faut accepter de passer pendant... temps par une zone moins flatteuse, moins claire, moins brillante, moins rassurante. Vous n'êtes plus tout à fait l'ancienne personne, mais vous n'êtes pas encore la suivante. Oui, parce que vous commencez à installer le truc. Et beaucoup de gens refusent cette zone-là. Alors, ils restent dans une vie qu'ils savent partiellement terminer. Simplement parce qu'ils restent socialement lisibles. Et c'est plus simple, c'est plus facile. On le connaît déjà, les règles du jeu. Ce que vous appelez sécurité est parfois juste une habitude coûteuse. Ouais, moi je suis en sécurité, tout est mis en place. Pourquoi j'ai 50 ans ? Pourquoi je continuerai pas jusqu'à la retraite ? Voilà, j'ai une vie lisible, c'est facile. Mais ce qu'on appelle sécurité, c'est souvent ou parfois juste une habitude coûteuse. C'est probablement le point le plus piégeux. Parce qu'évidemment, la sécurité, ça compte. On ne parle pas ici de faire n'importe quoi non plus. On ne parle pas de glorifier les ruptures brutales. On ne parle pas de jeter sa vie par la fenêtre au nom d'un élan mal digéré. Mais il faut regarder une chose en face. Ce qui vous rassure n'est pas toujours ce qui vous sécurise vraiment. Parfois, ce qui vous rassure, c'est juste que vous connaissez. Ben ouais, qu'est-ce qui rassure ? Imaginez, qu'est-ce qui vous rassure ? La routine ? Le cadre ? Le revenu prévisible, le regard des autres, le scénario déjà validé. Et comme c'est connu, le cerveau, le classe, comme moins dangereux. Même si dans les fules, ce cadre vous use, vous fatigue. Même si vous devenez plus héritable. Même si vous abstenez intérieurement. Même si vous commencez à perdre de l'élan, de la présence et de la confiance. Vous voyez le piège ? On appelle sécurité quelque chose qui nous coûte déjà cher. Je ne parle pas de financièrement. Tout n'est pas basé sur le blé. Mais mentalement, émotionnellement, relationnellement. Et c'est pour ça que vous vous fatiguez. Quand ce sont des choses qui sont bien claires et que vous pouvez identifier « ça, ça me fatigue » , « ça, ça me crève » , « ça, ça me bat plus long » , « ça peut changer éventuellement plus vite » et encore. Mais là, c'est plus insidieux. C'est mentalement, émotionnellement, relationnellement. Il faut mettre le doigt dessus. Et le prix n'est pas toujours visible tout de suite. Par contre, il s'accumule. Et il s'accumule et il se paie en fatigue. En fatigue diffuse, en tension, en sensation de vivre à côté, en petit relancement répété. Alors oui, vous restez. Mais il ne faut pas croire que c'est neutre. J'ai croisé il y a quelque temps une femme qui, pareil, profil très cadré, très solide, une femme compétente, qui les appréciait dans son travail, qui a un poste de responsabilité. Et franchement, quand je regardais sa vie, quand elle m'en parlait, une vie manifestement stable, objectivement stable. Et pourtant depuis. Plus d'un an, elle répétait à peu près la même phrase. « Je sais que ça ne me correspond plus, mais ce n'est pas le bon moment. » De l'extérieur, je voyais bien une personne équilibrée qui pensait savoir, qui avait déjà tracé ça, qui était très sur son chemin, professionnellement en tout cas, et même personnellement, puisqu'elle était très heureuse dans son couple. Mais elle me disait « Je sais que ça ne me correspond plus, par contre, ce n'est pas le bon moment. » Et le problème, c'est que le bon moment, il ne vient jamais. Pas parce qu'elle manquait d'intelligence, on l'a vu, pas parce qu'elle n'y voyait pas clair. Encore une fois, une femme de pouvoir. Mais parce qu'elle risquait de perdre ce qui était énorme à ses yeux. Et pas seulement un poste. Elle risquait de perdre l'image de la femme fiable, forte, de la professionnelle sérieuse, de celle qui a construit quelque chose de solide, de celle qui a fait... qui ne fait pas de crise existentielle, de parler en haut du milieu de sa vie. Ce n'est pas elle, ce n'est pas son image. Alors, elle tient. Enfin, elle tenait. Mais à un moment donné, elle s'est posé la question. Je ne sais que ça ne me correspond plus. Mais bon, je vais lui dire que ce n'est pas le bon moment. Et plus elle tenait, plus elle s'épuisait. Pas en en faisant trop, en se forçant à rester cohérente avec une version d'elle-même qui n'était plus tout à fait... vivante quelque part. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est ça le vrai coup. On croit éviter une chute, en réalité on prolonge une usure. Il y a une image simple pour comprendre ça. Quand on dit s'accrocher à une branche, tout le monde ne s'accroche pas à une branche, bien sûr on va imaginer. On ne lâche pas tant qu'on ne voit pas clairement la suivante, sinon il va y avoir un problème. Donc c'est humain, on ne lâche pas une branche tant qu'on n'a pas vu la suivante. On ne lâche pas dans le vide pour prouver qu'on est courageux. Donc le problème... n'est pas que vous soyez accroché à quelque chose. Le problème, c'est que vous interprétez cet accrochage comme un manque de courage, alors qu'il dit souvent autre chose. Il dit, je ne vois pas encore assez clairement ce qui pourrait me porter ensuite. En tant que cette clarté n'existe pas, vous restez suspendu entre deux choses. Ce que vous ne voulez plus vraiment et ce que vous ne savez pas encore rejoindre. C'est inconfortable, mais ce n'est pas absurde. Ce qui devient dangereux, c'est de rester dans cette position sans nommer ce qui se joue. Parce qu'à force, vous finissez par vous raconter une histoire fausse. « Moi, je bloque, je n'ai pas de volonté. Je manque d'élan. Je suis devenu tiédasse. » Non ! Très souvent, vous protégez quelque chose. Une ancienne cohérence, un statut, une fierté, j'ai envie de dire, une identité, un système de sécurité, un récit de vous-même. Et tant que vous ne mettez pas de mots là-dessus, vous cherchez des solutions au mauvais endroit. Vous cherchez de la motivation alors qu'il faudrait de la lucidité. Vous cherchez une décision alors qu'il faudrait d'abord voir ce que vous défendez encore. Vous cherchez le grand pas alors qu'il manque souvent une clarification très simple. Qu'est-ce que j'essaie encore de préserver ? Qu'est-ce que j'essaie encore de préserver ? Pas dans l'abstrait, concrètement. Qu'est-ce que je ne veux pas perdre ? Qu'est-ce que vous ne voulez pas perdre ? Votre image ? Votre confort ? Votre place ? Votre réputation ? Votre sentiment d'avoir bien construit ? Et il est tout à fait honorable, le regard de certains proches autour de vous. L'idée que tout ce que vous avez tenu jusqu'ici avait un sens. Vous êtes... Tout balancer quand même. Parce que cette réponse devient claire. C'est quelque chose de détendant. Dans cette réponse à toutes les questions que je vais vous poser, tout d'un coup, ça devient clair, ça se détend. Posez-vous la question. Revenez un petit peu en arrière s'il faut revenir sur ces questions. Vous n'êtes plus face à un brouillard, vous êtes face à un enjeu réel. Et ça, c'est très différent. On peut travailler dans un enjeu réel. On peut le regarder, on peut l'évaluer, on peut le déplacer progressivement. Par exemple, qu'est-ce que je ne veux pas perdre ? Donc, j'essaie encore de préserver. Ou qu'est-ce que je ne veux pas perdre ? Mon confort. Mais c'est quoi mon confort ? Comment je peux le déplacer ? Comment je peux l'évaluer ? Ma réputation représente quoi pour moi ? C'est quoi ma réputation, en fait ? Et vous voyez qu'au fur et à mesure, on peut avancer progressivement. Alors que tant que tout reste flou, vous continuez à vous battre contre vous-même. Et ça, c'est épuisant. Donc l'idée de cet épisode, c'est pas de vous pousser à tout changer. D'ailleurs, ça n'a jamais été l'objet de tous les épisodes que je vous propose. C'est de trouver... Le premier pas, puis le second, puis le troisième, et d'avoir un mouvement vers l'avant qui va vous amener peu à peu à changer. Mais ça se fait un pas après l'autre. N'hésitez pas non plus de vous dire que vous avez forcément raison de partir, de réduire, de refuser, de réinventer votre vie. Il faut y réfléchir. On verra d'ailleurs dans un épisode que parfois tout changer, tout casser, ce n'est pas forcément une bonne idée. L'idée, c'est de remettre le vrai sujet au centre. Peut-être que ce qui vous immobilise aujourd'hui, ce n'est pas la peur d'échouer. Peut-être que c'est la peur de perdre la personne que vous avez été, la place que vous avez tenue, le cadre qui vous a rassuré, même s'il ne vous suffit plus. Je me souviens, dans les différents changements que j'ai faits, j'ai fait beaucoup de travail, parfois par la force des choses, parce que je n'avais pas le choix, et puis d'autres fois parce que j'ai décidé de changer. Ben oui, bien sûr, l'ancien moi me manquait parfois. Je peux vous le dire. L'ancien me manque, parfois. Parce que c'était plus facile, la vie était plus simple, parce que mes responsabilités étaient moindres. Oui, parfois, ça me manque un peu. Mais c'est normal. Peut-être que c'est la peur de perdre cette personne que vous avez été. Le cadre qui vous a rassuré, même s'il ne vous suffit plus maintenant. Et ça, ce n'est pas un détail, c'est souvent le nœud. L'action de cette semaine, il va être très simple. Vous prenez une feuille. ou une note sur votre téléphone. J'ai arrêté de faire souffrir des arbres en prenant une note sur le téléphone. Et vous écrivez seulement cette phrase. Si je ne bouge pas, qu'est-ce que j'essaie encore de préserver ? Si je ne bouge pas, qu'est-ce que j'essaie encore de préserver ? Parce que vous voulez changer, parce que vous voulez fuir, pas le grand plan. Juste ça. Si je ne bouge pas, qu'est-ce que j'essaie encore de préserver ? Je vous le répète, pas ce que vous voulez changer, pas ce que vous voulez fuir, pas le grand plan, juste ça. Ce que vous protégez encore. Vous l'écrivez. Parce que très souvent, à partir de là, le vrai travail commence. Et si vous êtes reconnu dans cette vidéo, si vous sentez que ce que vous défendez vous coûte de plus en plus cher, faites comme la personne qui a écrit ce joli mail, et vous êtes encore une fois nombreuses et nombreux, m'envoyez des petits messages, et je vous accompagne, vous pouvez simplement m'écrire, on en parle ensemble, je peux vous aider à faire le premier pas, puis le second, puis le troisième, et vous mettre en marche. Pas pour prendre une décision tout de suite, pas pour tout remettre en cause, juste pour clarifier. Parce que parfois, et même souvent d'ailleurs, avant de changer de vie, il faut déjà comprendre ce qu'on n'arrive pas encore à laisser derrière soi, et c'est normal, nous en sommes quelque part tous là. J'espère que cet épisode vous a intéressé. Encore une fois, il a été déclenché par ce mail que j'ai reçu et que j'ai trouvé particulièrement fort et honnête. Donc n'hésitez pas, vous aussi, à vous livrer. Nous sommes des êtres humains. Nous sommes tous et toutes face à des choix, face à des envies de changement de vie, face à des choses qui ne nous correspondent pas ou qui ne nous correspondent plus. Et à un moment donné, il faut se regarder, se regarder soi-même, regardez ce que l'on vit, regardez ce qu'on a Et puis tout simplement, qu'est-ce qu'on essaie encore de préserver ? N'oubliez pas de mettre un petit commentaire sur Facebook. J'ai essayé de temps en temps, encore une fois, de laisser des posts pour alimenter tout ça, pour alimenter la bête, comme on dit, le changement. Et puis bien sûr de laisser des étoiles sur Apple Podcasts, c'est très encourageant pour moi, j'aime bien. Puis en plus, c'est bon pour le référencement, je ne vous le cache pas aussi. C'est important que le plus grand nombre puisse écouter ce Minua Bali qui nous parle du changement. et on se retrouve la semaine prochaine. pour un nouvel épisode quand il sera minuit à Bali.