Speaker #0Je vous ai parlé dans l'épisode précédent de l'importance de la bascule, des points de bascule, des moments où on ne s'y attend pas, ces petits moments parfois, ou des grandes rencontres qui vous permettent de changer votre vie, pas forcément de façon spectaculaire, mais ça modifie tout simplement votre trajectoire. Eh bien, j'aurais envie de remettre une couche, tout simplement, de refaire un épisode, pas sur ce sujet précisément, mais disons que cet épisode est complémentaire à celui que vous avez écouté la semaine dernière. Il y a des événements qui semblent défier toute logique. Pendant des années, rien ne bouge, tout paraît stable, prévisible, installé. Et puis, presque du jour au lendemain, tout change. Une ville devient plus sûre, une chanson inconnue envahit les radios, une marque que tout le monde croyait oubliée revient soudainement à la mode, une idée marginale devient une idée ou une évidence collective, comme si tout le monde avait décidé sans prévenir de changer de direction. Qu'est-ce qui se passe vraiment ? Ou bien avons-nous simplement l'impression que certaines choses basculent d'un coup parce que nous ne voyons pas ce qui les prépare silencieusement ? Vous vous souvenez, la semaine dernière, je vous ai parlé de Malcolm Gladwell. Cette idée, ce principe, c'est un peu comme un principe. principe, c'est obséder ce journaliste américain. Et aujourd'hui, j'avais envie de vous ramener avec moi pour une nouvelle enquête. Une enquête, vous allez voir, particulière. Déjà, vous avez vu le titre du podcast. Je ne vais pas vous donner une méthode, mais vous expliquer comment de devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Pas, encore une fois, la meilleure version de vous-même. Ça n'existe pas. Vous êtes à l'instant T, une très bonne version et tout va bien. Mais on va essayer d'aller un petit peu plus loin. Parce qu'une fois que l'on comprend l'idée que je vous proposais, on ne regarde plus vraiment le monde de la même manière. Il est minuit à Bali, l'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle. Un moment rien que pour vous, une pause, pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Minuit à Bali vous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, aimer et avancer. Ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre, plus heureux. Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, Master Coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est le changement, celui que nous préparons ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites, réinventer notre vie ou la vivre autrement. Parce qu'il n'est jamais trop tard pour devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant quand il est minuit à Bali. L'histoire commence tout simplement avec une paire de chaussures. Et c'est précisément ce qui rend cette histoire si étonnante. Au milieu des années 90, les Hush Puppies sont pratiquement mortes, dans le sens où personne ne les connaît, elles sont obsolètes si vous préférez. Et vous voyez peut-être... à quoi elle ressemble, si vous en avez vu. Personnellement, je ne connaissais pas. Ce sont des chaussures en daim, un peu épaisses et plutôt saignants, plutôt sages. C'est le genre de chaussures que l'on imagine davantage au pied d'un professeur de lycée dans les années 60 qu'à ceux d'un adolescent dit branché. Je crois qu'on n'utilise plus ce mot branché, d'ailleurs. Les ventes s'effondrent. L'entreprise envisage même de réduire fortement sa production. Pas l'arrêter, mais vraiment de la diminuer, de la diviser par deux. Plus personne ne semble en vouloir de ces chaussures. Et puis quelque chose d'étrange se produit. Dans quelques quartiers de New York, notamment à Sceaux, une poignée de jeunes recommence à les porter. Pas parce qu'une célébrité les a recommandés, pas parce qu'une campagne publicitaire a été lancée, simplement parce qu'ils ont l'impression que c'est une campagne de la vie. Parce qu'elle les aime bien et qu'elle les trouve différentes, un peu décalées. Et au début, personne n'y prête attention. Puis d'autres remarquent que ces personnes-là portent des chaussures qu'elles le pensaient un peu désuètes. En fait, elles trouvent tout ça. sympa en fait. Puis des stylistes commencent à les utiliser. Des journalistes de mode en parlent. Et soudain, l'impensable se produit. Les ventes explosent. Plus de 400 000 paires supplémentaires sont vendues en un an. Une marque considérée comme dépassée redevient incontournable. Et c'est ce qui fascine Malcolm Gladwell. Ce n'est pas la mode, c'est la mécanique. Je vous ai déjà parlé de Malcolm Gladwell, qui a écrit un livre sur ce point de bascule qui peut changer... Bien sûr, des situations comme cette société qui vend des chaussures qui, au départ, n'était pas forcément à la mode. Là, lui, ce n'était pas ça. Ce n'était pas la mode qui l'intéressait. C'était la mécanique qui a surgi, qui s'est mise en place pour remettre ces chaussures au premier plan. Comment quelques personnes ont-elles pu provoquer un phénomène national ? Et à partir de quel moment une tendance devient une épidémie sociale ? Et surtout, combien d'autres phénomènes obéissent exactement à la même logique sans que nous nous en apercevions ? C'est une question qui donne la naissance, je vous en ai parlé la semaine dernière, à ce livre « The Typing Point » . D'ailleurs, je vous conseille, si je peux me permettre de vous donner un petit conseil, de vous abonner à Minua Bali, parce qu'il y a plein d'épisodes comme ça qui parfois se suivent, mais qui sont souvent, voilà, qui s'accrochent les uns avec les autres pour faire, j'allais dire, le train du bonheur, n'importe quoi, pour vous permettre tout simplement de comprendre mieux le changement de vie. Donc je vous conseille de vous abonner, bien sûr, et puis d'aller sur un peu de podcast Spotify pour mettre des étoiles, des commentaires. C'est important. J'en profite de ce petit écart. Point de bascule. On en a parlé la semaine dernière. Quelques années auparavant, il y avait une autre énigme qui avait intrigué l'Amérique entière. Tout simplement, New York, c'est pas n'importe quoi. New York, au début des années 90, la ville fait peur. On est toujours aux années 90. La ville fait peur. Il y a plus de 2000 homicides par an. Le métro est couvert de graffitis, les agressions sont fréquentes. Les journaux décrivent une ville devenue incontrôlable. Pour beaucoup, la situation paraît irréversible. Puis, sans que personne ne comporte vraiment pourquoi, la criminalité commence à diminuer, puis à chuter. Rapidement, très rapidement. Et en quelques années, New York devient méconnaissable. Les spécialistes cherchent alors la grande explication. Une réforme spectaculaire, une décision politique majeure, une révolution peut-être économique, mais aucune réponse ne semble totalement... totalement satisfaisante. Et Gladwell observe ça là aussi avec curiosité. Pourquoi certaines transformations semblent-elles soudaines alors qu'elles se préparent parfois depuis longtemps ? Pourquoi les épidémies explosent-elles ? On l'a vu avec le Covid. Pourquoi certaines idées deviennent-elles virales ? Pourquoi des comportements collectifs changent-ils brutalement ? Et surtout, pourquoi des petites causes produisent parfois d'immenses conséquences ? que je vous ai dit la semaine dernière. Parfois, un simple entretien, une conversation avec quelqu'un, un rendez-vous, une rencontre au coin d'une rue peut vous changer, modifier la trajectoire de votre vie. Nous avons tendance à imaginer le changement comme une ligne droite. Grande cause, grand effet, petite cause, petit effet. Pourtant, le monde réel fonctionne souvent autrement. Comme l'eau qui chauffe. A 20 degrés, rien ne se passe. A 40 degrés, toujours rien. A 60, à 80, à 90, puis soudain à 100 degrés, elle commence à bouillir. On pourrait croire que tout a commencé à 100 degrés. Non, la transformation était en marche depuis longtemps. Et Gladwell appelle ça le point de bascule, le moment où une accumulation invisible devient soudain visible. Et cette première loi décrit, il appelle la loi des rares. Peut-être que l'idée est contre-intuitive, mais nous imaginons souvent que les grands mouvements collectifs sont provoqués par les masses. Mais pour Gladwell, ce n'est pas toujours vrai. Quelques individus peuvent exercer une influence disponible. disproportionnés, pas parce qu'ils sont puissants, pas parce qu'ils sont célèbres, mais parce qu'ils occupent une place particulière dans le réseau social. En 1990, il n'y avait pas encore les réseaux sociaux. C'est intéressant. Pour illustrer ça, il raconte une histoire remontant à la révolution américaine. En avril 1775, deux hommes partent prévenir les habitants que les troupes britanniques approchent. Le premier s'appelle Paul Rewever, et le second William Darrow. Et, Ils transmettent exactement le même message. Pourtant, un seul réussit vraiment sa mission, le premier, Paul. Pourquoi ? Parce qu'il connaît tout le monde. Il sait chez qui frapper, qui écoutera, qui transmettra. Son réseau est extraordinairement dense. Encore une fois, il n'y avait pas Facebook à cette époque, je vous le rappelle. Et William Dow, lui, connaît beaucoup moins de monde. Son message circule mal. Même urgence, même information, résultat radicalement différent. La douleur en tire une conclusion fascinante. En tout cas, ça me... Je trouve ça vraiment extrêmement intéressant. Les épidémies sociales dépendent parfois de quelques personnes bien connectées, des connecteurs, des passionnés. Encore une fois, je ne parle pas de réseaux sociaux, même si maintenant, ça... Ça joue aussi maintenant, bien sûr, les réseaux sociaux. Des personnes capables de transmettre naturellement ce qu'elles découvrent. Leur influence dépasse souvent ce que leur statut laisse imaginer. Et la deuxième idée est celle du facteur d'adhérence. Pour certaines idées, on va peut-être plutôt le poser comme une question. Pourquoi certaines idées restent-elles dans nos mémoires alors que d'autres disparaissent immédiatement ? Pourquoi certains messages changent-ils ? des comportements, pourquoi certaines campagnes fonctionnent alors que d'autres échouent. Et là, Gladwell raconte notamment l'histoire des émissions éducatives américaines destinées aux enfants. Vous allez voir dans cet épisode, on a plein d'exemples concrets. Donc il raconte l'histoire des émissions éducatives américaines destinées aux enfants. Les producteurs souhaitent transmettre des apprentissages essentiels. Je ne me rappelle plus de la date. Mais les résultats sont décevants. Il voulait proposer des apprentissages mais à travers une... émission éducative, mais ça ne marchait pas. Il décide alors d'observer précisément le comportement des enfants. À quel moment décrochent-ils ? Qu'est-ce qui attire leur attention ? Qu'est-ce qu'ils retiennent réellement ? Et ces producteurs modifient alors quelques détails. Le rythme, la répétition, la façon de raconter. Et soudain, les résultats changent. Le message colle. Je vous rappelle qu'au départ, ils avaient une intention. C'était d'éduquer les enfants, cette émission éducative, avec des apprentissages essentiels. Mais ça ne marchait pas, ça ne fonctionnait pas. Et ils ont commencé à observer et à modifier les détails. Et tout d'un coup, le même message, cette fois-ci, ça marche. Il adhère. Et Gladwell montre ainsi qu'une bonne idée ne suffit pas. Encore faut-il qu'elle soit conçue pour rester, qu'elle puisse s'accrocher à notre esprit. A l'heure des réseaux sociaux, je vous en parle depuis le début, cette intuition paraît évidente. Parce que Gladwell... Elle écrit son livre. Facebook, encore une fois, n'existait pas encore. No Pagistan, TikTok, tout ça, ça n'existait pas. Et pourtant, la GOL avait déjà compris qu'une idée efficace n'est pas seulement une idée juste. C'est une idée transmissible. Enfin, il aborde ce qui est peut-être la partie la plus troublante de son travail, c'est le pouvoir du contexte. Nous aimons penser que nos comportements reflètent essentiellement notre personnalité. Que les gens honnêtes sont honnêtes. Que les gens agressifs sont agressifs. Que les gens prudents restent prudents. Et pour Gladwell, les choses sont plus complexes. L'environnement influence profondément nos comportements. Tout ce qui est autour de nous influence forcément notre comportement. Il appuie notamment sur la théorie des phénomènes. Fenêtre brisée. Fenêtre brisée, c'est une idée très simple. C'est une vitre cassée, laissée sans réparation, envoie un message implicite. Personne ne s'en soucie. Les règles comptent moins ici. Petit à petit, d'autres dégradations apparaissent. Puis parfois, des comportements plus graves. A l'inverse, restaurer certains repères modifie progressivement les comportements collectifs. Donc en effet, une vitre cassée, si on laisse ça en réparation, ça envoie un message qu'on peut casser autre chose, qu'on n'a pas besoin de la réparer. Et peu à peu, les choses se dégradent. Alors qu'à l'inverse, restaurer certains repères modifie progressivement les comportements collectifs. Cette théorie inspira certaines politiques publiques à New York, mais elle suscitera aussi de nombreuses critiques. Merci. Il est important de les entendre ces critiques. Certains chercheurs reprochent à Gladwell de simplifier des phénomènes extraordinairement complexes. D'autres contestent les causes exactes de la baisse de criminalité new-yorkaise. On va parler d'économie, de démographie, d'évolution des pratiques policières, des explications concurrentes sont nombreuses. Et ce serait pas cool, ce serait pas malhonnête, ce serait malhonnête de ma part de présenter le point de bascule comme une vérité scientifique absolue. Mais c'était pas ça l'essentiel en fait, car Glaswell ne prétend pas offrir une formule magique, mais une réflexion, il propose autre chose, une manière différente de regarder le monde, une invitation à se méfier des évidences. Accepter qu'un système puisse être beaucoup plus sensible qu'il ne paraît, qu'on n'a pas forcément, en suivant une méthode, c'est pour ça que je ne suis pas fan des méthodes, même si moi-même j'en propose, mais attention aux méthodes, parce qu'elles ne s'appliquent pas forcément à chaque fois et à tout le monde. Ce qui me frappe le plus dans cette idée du point de bascule, c'est que ça réhabilite les signaux faibles. Nous cherchons souvent les grandes causes, les grands événements, les grandes décisions. Nous imaginons l'histoire comme une succession d'exploits spectaculaires. Évidemment, dans un film de deux heures ou deux heures et demie, on va montrer les choses importantes, les points clés. Mais en fait, il y a aussi des vies plus ou moins banales, entre guillemets, qui peuvent être modifiées par des choses toutes simples. Peut-être que la réalité est plus discrète que ce qu'on peut voir dans les séries ou dans les films. C'est quoi ? Une rencontre ? Une affiche dans un métro ? Une conversation ? Une formulation différente qu'on comprend enfin ? Une vitre ? Une vitre réparée ? Une paire de chaussures oubliées ? Une personne qui connaît les bonnes personnes ? Vous savez, je crois qu'on dit que nous sommes à 6 ou 7 personnes de la personne que nous avons toujours voulu rencontrer. Bien, à ce propos, je vous fais un petit... Vous savez que j'ai rencontré Tom Cruise ? J'ai même serré la main. C'était dans une... J'avais toujours voulu rencontrer Tom Cruise, alors je vous rappelle, je vous le rappelle tout de suite, il ne se souvient absolument pas de moi, et c'était vraiment dans une avant-première du Samouraï, mais j'avais toujours voulu rencontrer Tom Cruise, et à un moment donné, de fil en aiguille, je suis passé de... de 6 à 5, à 4 à 3, à 2, et j'ai rencontré Tom Cruise. Ce n'est pas une fierté, c'est simplement pour vous montrer que tout est possible. C'est fou ça, une personne qui connaît les bonnes personnes. Des détails en apparence, et pourtant parfois, ce sont eux qui changent tout. Non pas parce qu'ils sont puissants eux-mêmes, mais parce qu'ils arrivent au bon moment. Dans le bon contexte, lorsque toutes les conditions sont réunies, c'est important de comprendre ça. Ce point de bascule, ce moment où les choses peuvent changer, c'est parfois infime. C'est une phrase dite par quelqu'un, que vous ne savez peut-être même pas d'ailleurs, et qui vous fait réfléchir, qui vous dit « mais bien sûr, mais pourquoi je n'y ai pas pensé ? » Effectivement, je pourrais faire les choses autrement, les voir autrement. Ce n'est pas une révolution, pas forcément une révolution, simplement des mots qui vous touchent. Nous aimons croire que le monde avance de façon logique, qu'il faut des causes immenses pour produire des effets immenses. Pourtant l'histoire raconte, semble raconter en tout cas, autre chose. Une révolution, une ville, une mode, une idée, tout paraît stable jusqu'au jour où tout bascule. Et peut-être que la véritable leçon de ce point de bascule de Galdoel, c'est pas de prédire l'avenir, ni de contrôler le changement. nous avons tous envie de faire, d'accepter que les transformations les plus spectaculaires commencent souvent parce qu'elles sont encore invisibles. Ce qui les rend moins prévisibles, mais infiniment plus fascinantes, parce qu'il faut les regarder, il faut les observer, il faut les voir. Nous sommes en train de faire des choses sommes tellement obnubilés par notre quotidien, par tout ce que nous devons faire, toutes les tâches que nous nous sommes imposées ou que nous avons posées pour nous occuper de nos enfants, pour nous occuper de notre mari, de notre femme, de faire un bon travail, qu'à un moment donné, on oublie de regarder autour de nous des petits déclencheurs, des petits déclics qui pourraient nous faire comprendre des choses qu'on n'avait pas forcément compris. Et c'est encore une fois petit. Et cette idée peut aussi vous être utile personnellement. Personnellement, ce point de bascule, ce n'est pas parce que ça nous invite à provoquer de grands boulevards fermants, c'est peut-être même l'inverse. Ça nous rappelle que les changements importants ne commencent pas toujours par des décisions héroïques. Et moi, tout ça, je trouve ça plutôt rassurant. Je trouve ça plutôt rassurant. Ça commence parfois par quelque chose d'infiniment plus modeste. Une conversation qu'on repousse depuis longtemps et tout d'un coup cette conversation on l'a fait et on se comprend qu'en fait il y avait un malentendu et qu'on s'était mal compris. Peut-être avec votre soeur, votre père, votre frère ou un ami, un ex-ami et tout d'un coup vous parlez avec cette personne. Mince, en fait on ne s'était pas compris. On n'avait pas mis, on n'avait pas posé les bons mots. Cette conversation qu'on repousse depuis longtemps nous permet de débloquer les choses. On change d'habitude. Tiens, tous les jours, on partait par le même chemin. Je me rappelle, quand je partais à l'école, je partais sur deux chemins ou trois chemins différents parce que j'aimais bien les changements pour aller à l'école des Pins-Francs à Bordeaux. Ça ne vous dit tout, en fait. Et voilà, changer d'habitude, changer de chemin pour aller au boulot, par exemple. Vous ne savez pas ce qui vous attend au coin de la route. « Ah oui, on a l'habitude, ça roule bien par ici. » Changez de chemin. C'est simple, c'est petit comme petit changement, et ça peut être un point de bascule. Une question que l'on se pose, enfin, rappelez-vous, je vous ai parlé de cette notion de bien se comprendre, les HPI, les hypersensibles, tout ça, d'essayer de faire des tests, de se comprendre mieux, c'est une question qu'on peut se poser, de se dire, ok, je ressens ci, je ressens ça, j'ai telle émotion, je vais essayer de me comprendre. Sans savoir ce que ça va produire, mais parce qu'au fond, personne ne sait vraiment quel geste anodin deviendra, avec le temps, son propre point de bascule. Alors cette semaine, plutôt que de chercher à tout transformer, posez-vous simplement cette question. Quel petit mouvement mérite peut-être davantage d'être pris davantage au sérieux ? Quel petit mouvement mérite peut-être, peut-être, d'être pris davantage au sérieux ? Et si vous avez envie de partager ces moments-là, ou avec le recul, vous avez compris qu'un détail avait finalement tout changé, vous pouvez bien sûr m'écrire, je peux encore une fois vous accompagner dans ces petits changements, on peut en parler, les petits changements en amènent un peu plus grand, plus grand, et puis vous pouvez aussi modifier, changer votre vie pour la vivre autrement. En tout cas, moi, j'ai envie de partager cette histoire-là, parce que je trouve ça très intéressant. C'est intéressant et qu'on s'imagine encore une fois toujours des changements avec fracas, avec grandes fanfares, que parfois ils sont juste autour de nous et qu'on ne les voit pas, qu'on ne les observe pas. Que parfois on se rend compte qu'un être qu'on aime a des façons de vivre qu'on n'avait pas forcément envisagées, qu'on n'avait pas forcément compris, qu'on n'était pas forcément là pour l'aider parce qu'on n'avait pas vu qu'il changeait tout doucement, qu'il se modifiait tout doucement. Et ce point de bascule, on ne l'a pas forcément vu. vu pour lui. Donc soyons attentifs, tout simplement, parce que ça nous rappelle que les grandes transformations ressemblent rarement à ce qu'on imaginait au départ. Voilà, je vous l'ai dit, n'hésitez pas à vous abonner, à partager cet épisode avec les êtres que vous aimez ou des personnes qui sont dans votre bureau et que vous n'aimez pas. Je ne sais pas pourquoi je dis ça, mais pourquoi pas, tiens, allez hop. Et n'hésitez pas, bien sûr, à laisser des étoiles sur Apple Podcasts, sur Spotify. Et puis, on se retrouve très bientôt quand il sera minuit à Bali. Une petite chose quand même, profitez de votre été, parce que je pense que cet épisode sera écouté l'été, peut-être plus tard, mais en tout cas, il est fait pour l'été. Donc voilà, vous êtes sur le bord de la plage, peut-être. Profitez-en, profitez-en, profitez du moment présent, c'est très important. Allez, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode quand il sera minuit à Bali.