Speaker #0Vous le savez, si vous écoutez régulièrement le podcast de Minua Bali, je fais de temps en temps un petit arrêt sur image, un backstage, où je vous emmène dans les coulisses de Minua Bali pour réfléchir avec vous. à un sujet particulier, à quelque chose qui me touche et j'ai envie tout de suite de le partager avec vous. Et là, c'est le cas. J'ai envie aujourd'hui de vous parler de la relation entre les hommes et les femmes, de notre conditionnement, j'en ai déjà parlé plusieurs fois, mais par rapport aux hommes et aux femmes, et puis de vous parler de femmes extraordinaires. Elles s'appellent les badass. Il est minuit à Bali, l'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle. Un moment rien que pour vous, une pause, pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Minuit à Bali vous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, aimer et avancer. Ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre, plus heureux. Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, master coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est le changement, celui que nous préparons ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites, réinventer notre vie ou la vivre autrement. Parce qu'il n'est jamais trop tard pour devenir la personne que vous avez toujours voulu être. et c'est maintenant quand il est minuit à Bali. Il y a quelque temps, j'ai suivi une formation. Je fais de temps en temps des formations, où je me fais accompagner pour mieux comprendre le monde qui m'entoure. Vous le savez, j'accompagne des hommes et des femmes dans le changement de vie. Donc je les prends à la base, avec l'orchestre, questionnement et je les amène tout simplement sur le chemin du changement de vie, petit ou grand. Et là, en fait, j'ai fait une formation pour moi, de mon côté, pour mieux comprendre ma digestion. J'ai eu des problèmes depuis très longtemps avec cette digestion, avec tout ce qui rentre dans mon corps. rapport à la nourriture. Et donc, j'ai décidé de suivre cette formation, qui a été proposée par une amie, Nadege, qui m'a parlé de tout ça et j'ai décidé de le faire. J'avais déjà des conseils précieux de ma femme, qui est vraiment dans le ressenti des émotions, qui est dans le bien-être, qui n'est pas du tout dans le gourou ou dans le guérison. Il y a vraiment une réflexion très profonde sur le rapport au corps, sur le rapport au mental, sur le rapport aux émotions. Et donc, elle m'a essayé conseillé, il m'a donné de très très bons conseils mais là j'ai souhaité faire une formation je donne le contexte et dans cette formation il y avait plus de 210 personnes je ne rentrerai pas sur le fond sur la forme de la formation mais sur le fond de la formation la forme ne m'ayant pas complètement satisfait mais par contre le fond était très intéressant et cela rappelait tout simplement le rôle et la position du deuxième cerveau puisqu'on pense souvent au mental à se nourrir mentalement mais on oublie souvent que nous avons un deuxième cerveau d'ailleurs je vous ai fait un épisode sur Okinawa avec le rapport à la nourriture des personnes centenaires qui vivent à Okinawa là n'est pas le sujet, je ferai beaucoup de digressions dans cet épisode parce que c'est du backstage et que je prends le micro sans aucune préparation et je vous parle de ce qui me touche Donc 210 personnes, 210 femmes, il devait y avoir 4 ou 5 bonhommes, et à un moment donné, c'est sur 8 semaines, et à un moment donné, on se retrouve peu à peu, on sépare peu à peu les groupes, et on se retrouve à la fin avec 36 personnes dans un groupe, enfin 37 personnes dans un groupe, et moi je suis un groupe avec 36 femmes. Et oui, tout seul, comme un grand, avec 36 femmes. Nous avons suivi la même forme. et nous parlons bien sûr de façon plutôt superficielle des choses de la vie, c'est-à-dire plutôt la digestion, notre rapport à la nourriture, ce qu'on peut faire, ce qu'on peut améliorer, comment on peut s'inspecter au point de vue de la digestion pour mieux se comprendre. Jusque-là, tout va bien. Les personnes sont vraiment extrêmement agréables, gentilles. Et bon évidemment, je ne suis qu'un participant, je ne gère pas du tout le groupe, j'essaie de me faire discré, parce que justement je n'ai pas envie de me retrouver comme un leader ou quoi que ce soit, ça ne m'intéresse absolument pas. Au contraire, je veux me sentir femme quelque part, j'ai envie d'être une femme. Et à un moment donné, arrivent les vidéos de l'intime. Dans les vidéos de l'intime, chaque femme va parler de ce qu'elle vit, de là où elle est. Elle en est de ce qu'elle a vécu quand elle était enfant, elle se délivre par rapport au groupe et elle va exprimer à la fois ses émotions, ce que nous hommes avons beaucoup de mal à faire et ce qu'elle a à sa vie et pourquoi elle est arrivée à suivre une formation sur la digestion, pourquoi elle a pris du poids aussi, ça c'est intéressant. Et en fait, quand on écoute ces personnes, ces femmes, c'est pas évident, franchement, de parler, c'est une vidéo, donc c'est pas forcément facile de parler devant une caméra, de se livrer à des personnes qu'on ne connaît pas forcément beaucoup ou très mal, et de dire très sincèrement, sincèrement, de façon le plus précise possible, pourquoi on en est là, pourquoi on est arrivé dans cette formation sur la digestion, et puis aussi, tout simplement, se délivrer, se livrer sur tout ce qu'on a ressenti. C'est pour certains une forme de... Deux dernières chances, je le ressens comme ça. Des personnes qui ont des maladies graves ou qui ont eu des maladies graves, qui ont des maris absents ou qui ne les touchent plus, qui ne comprennent plus ou qui n'ont jamais compris les personnes qu'elles étaient. Les enfants, les enfants qui leur parlent là aussi mal, qui les traitent mal. les considère comme la boniche du coin, et puis toutes les questions qu'elle peut se poser en tant que femme, c'est très douloureux, c'est très dur, c'est des questions sur le sens même de la vie. Et encore une fois, je serais avec un groupe de 36 hommes, on ne se poserait pas les mêmes questions, on serait dans quelque chose de très factuel, un curriculum vitae de nos victoires. Là, on est vraiment dans quelque chose d'extrêmement touchant, extrêmement profond, de femmes qui s'expriment mais qui exprime... leur vie, leur émotion, et c'est très touchant. Et je me suis rendu compte qu'elles avaient tout un point commun, quelque part, c'est... Ce positionnement dans un monde d'hommes, ces grands questionnements pour savoir si elles faisaient bien, si quelque part, parfois, elles méritaient de vivre carrément. Et c'est tellement bouleversant que j'avais envie de faire ce podcast pour en parler un peu mal. Elles s'appellent les Badasses. Le groupe dans lequel je suis s'appelle les Badasses. Vous savez peut-être ce que c'est que les Badasses. Je ne vous parle pas de la définition. Ce sont des femmes fortes, en définitive, et elles sont fortes. Mais sans le savoir. en fait tout ce qu'elles expriment c'est de la force, du pouvoir du pouvoir intérieur une résilience absolument extraordinaire sans même le savoir en trouvant ça tout à fait naturel de supporter des choses que nous hommes on serait incapable de supporter je parle de l'endométriose je vous parle de cancer du sein je vous parle de maladies graves auto-immunes je vous parle, oui bien sûr de l'éducation des enfants de s'occuper de la maison et bien ce que occuper de la maison en 2026, c'est la séparation des tâches maintenant. Mais en fait, on s'aperçoit que pas vraiment. En fait, pas comme je le pensais. Pas comme je le pensais. Et ces femmes-là, elles souffrent parce qu'elles ont des questionnements que nous, hommes, on n'a pas forcément. Et ce n'est pas parce qu'on est meilleurs, ce n'est pas parce qu'on est plus forts, parce qu'on ne nous a jamais appris à se poser ces questions-là. On ne nous a jamais appris à nous poser ces questions-là. Petit, je vous parlais du conditionnement dans d'autres épisodes de ce podcast. Je vous parlais du conditionnement. Nous, nous avons été hommes élevés pour être des chefs d'État, pour être des chefs de famille. pour être des dirigeants, des hommes de pouvoir, de prendre le pouvoir. On nous a appris ça, nous, les hommes. On faisait la bagarre dans la récréation, on faisait jouer au football, on faisait du rugby, parfois des sports. sport d'arts martiaux, on jouait au big gym, on jouait au playmobil, et toujours pareil, on faisait la guerre, c'était important, les uns contre les autres, les cow-boys contre les indiens, alors que les femmes, elles, elles étaient plutôt dans la dînette, elles faisaient l'élastique, elles faisaient la marrelle, elles faisaient les osselets, elles jouaient au furet, et du Du coup, au fur et à mesure, ce conditionnement nous a amenés à avoir un rapport entre les hommes et les femmes complètement différent par rapport à la vie. Nous, on ne se pose pas beaucoup de questions, les hommes, sur la vie. Alors bien sûr, on n'est pas forcément heureux dans tout ce que l'on fait. On se pose des questions existentielles, mais pas aussi profondes. En tout cas, c'est ce que j'ai ressenti avec ce témoignage des badass. Pas aussi profond et aussi avec cette notion de blessure profonde qu'elles peuvent ressentir. Parce que nous ne sommes pas conditionnés pareil. Depuis des milliers d'années, nous les hommes, nous avons le pouvoir. Nous avons, nous vivons dans un monde d'hommes. Alors vous allez me dire, oui, mais peut-être, moi je n'ai pas le pouvoir, je suis un mec et je n'ai pas le pouvoir. Ben oui, mais en majorité, c'est un monde d'hommes. Voilà. Et vous reprenez tous les livres religieux, c'est un monde d'hommes. Je veux dire, même en 2026, il y a encore, et il y a toujours... Des femmes qui sont lapidées pour simplement avoir voulu suivre une éducation, éducation qu'elles n'ont pas depuis très longtemps, depuis 80 ans, elles peuvent enfin suivre les universités, elles peuvent enfin faire des études de médecine ou de philosophie ou des trucs scientifiques ou des choses comme ça, mais avant elles ne pouvaient pas, elles ne pouvaient pas. Et ces femmes-là, maintenant en 2026, on dit oui, mais ça il ne faut pas exagérer, elles ont quand même obtenu beaucoup de choses. Il y a quand même toujours des femmes, encore une fois, lapider pour avoir voulu être élu. rééduquées, il y a des femmes qui portent le voile intégral, où il y a une petite grille juste devant elles, et c'est pas elles qui le choisissent, ce sont les hommes qui imposent. Oui, mais c'est la religion, David respecte un peu la religion. Non. Je ne pourrais pas, de ce côté-là, aller dans votre sens. Je ne respecterai pas le fait que des hommes soumettent les femmes au nom de quelque chose, au nom d'une loi de Dieu, au nom d'une parole d'un prophète. Non. Parce que c'est de la soumission, et parce que les hommes, en finalité, On a peur des femmes. On a peur qu'elles prennent notre place, peut-être, je ne sais pas. On s'est peut-être rendu compte qu'on n'était pas foutus de donner la vie, et que les femmes avaient le pouvoir de donner la vie, qu'à un moment donné, il fallait bien qu'on fasse quelque chose, nous, les hommes. On a pris le pouvoir. Et ces femmes, elles en souffrent inconsciemment, même si nous sommes en 2026. Parce que la condition de la femme ne date pas depuis très longtemps. la condition de la femme dans le sens libération on appelait ça la libération de la femme vous imaginez, libération de la femme femmes dans les années 60, 70, avec Simone Veil, avec Gisèle Halimi, ou d'autres, bien sûr. Il y a beaucoup de femmes. Je vous ai parlé également d'une femme qui s'appelle Mona Chollet, et d'autres femmes encore, qui ont tout d'un coup réfléchi sur les conditions de la femme et se sont rendues compte du conditionnement profond qu'elle subissait, même, encore une fois, en 2026. Rensez-vous compte que, si vous écoutez, vous êtes plus jeunes que la moyenne des personnes qui écoutent sur vous. podcast, si vous avez 20 ans, dans les années 75, les femmes devaient demander l'autorisation à leur mari pour ouvrir un compte en banque et les maris devaient signer. Ils devaient signer. Maintenant, ça y est, c'est bon, vous avez votre compte en banque, tout va bien, parce que les femmes se sont battues. Vous pouvez disposer de votre corps, maintenant. Mais ça ne fait pas très longtemps, c'est dans les années 60-70, vous pouvez, si vous le souhaitez, avorter. Mais avant, ce n'était pas le cas. Et les femmes, encore une fois, comme je disais à l'alimie ou Simon de Veil, se sont battues pour que ces femmes aient ce droit-là. Est-ce que les hommes se sont battus ? pour que les hommes puissent disposer de leur corps ? Jamais. Les hommes, c'était des bonhommes, ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient de leur corps, ils pouvaient traiter les femmes comme ils voulaient, ça ne posait aucun problème. Jusque dans les années 60 ou 70, où les choses ont commencé à bouger, les choses ont commencé à bouger tout en gardant ce conditionnement dès la naissance des hommes qui sont des bagarreurs et qui vont faire la guerre, ou qui vont se battre pour exister, et des femmes Merci. qui vont être des accompagnantes, des partenaires, au plus grand mot, au plus beau mot, des partenaires, mais sinon des femmes qui vont être là pour les accompagner, qui vont être là pour accompagner les hommes. Et nous en sommes arrivés à nous satisfaire de la situation actuelle des femmes, en nous disant qu'après tout, ça y est, elles sont égales à l'homme. Déjà, rien que le fait d'être égal de l'homme, quand on voit les hommes de pouvoir... comment ils se comportent, comment les hommes se comportent en général vis-à-vis de la planète, vis-à-vis de tout ce qui nous entoure et de l'écologie. J'espère bien qu'elles ne sont pas les gueules de l'homme, mais ce n'est pas le sujet. Il y a quelques années, j'avais une société, une boîte de com, une agence de com dans le... deuxième à Paris, et je partageais mes bureaux avec Marie-Noël Basse. Marie-Noël Basse était attachée de presse pour le festival de bande dessinée d'Angoulême, et elle était également directrice des chaînes de garde, président des chaînes de garde, me semble-t-il, président des chaînes de garde. Et donc, féministe, bien évidemment, mais pas quelque part vindicative par rapport à ses convictions. Et moi, par contre, j'avais toujours mon mot à dire. et toujours des réflexions à faire sur les hommes et les femmes, le rapport aux hommes et aux femmes. Et je ne voyais vraiment pas le problème. Vraiment, je ne voyais pas le problème. Les femmes devaient être contentes là où elles étaient, elles devaient être contentes des progrès qui avaient été faits. Et je ne voyais pas d'évolution particulière à faire dans la société. Et me montrer des publicités avec des femmes dans des caddies, avec des femmes qui vendaient des parfums, ou des hommes qui humiliaient sur les affiches. de publicité télé. Des hommes qui considéraient les femmes comme des servantes, et puis des messages publicitaires. Et moi, je ne voyais pas. Je ne comprenais pas. Ça va, t'exagères, Marie-Noël. Il ne faut pas non plus... Ça va. Ce n'est que de la publicité. Ce ne sont que des messages publicitaires. Ce n'est que de la communication. Ce n'est qu'un livre. Ce n'est qu'un titre d'un... d'un magazine, il ne faut pas exagérer. Et pendant quelques années, Marie-Noël Basse, avec toute sa patience, m'expliquait gentiment qu'en fait, non, quand on le regarde du côté des femmes, ce n'est pas si simple que ça. Et même s'il y avait des femmes autour de moi qui disaient un peu la même chose que moi, ils disaient, ce n'est pas grave, ça va, tout va bien, on peut supporter ça, c'est bon, c'est de la plaisanterie. Oui, Marie-Noël disait, non, ce n'est pas de la plaisanterie, parce que ça abaisse les femmes et ça contribue à cultiver ce conditionnement. Et peu à peu, j'ai commencé à... à comprendre, surtout que j'ai une femme qui m'explique tous les jours que ce n'est pas facile d'être une femme, que ce n'est pas simple d'avoir une place dans ce monde d'hommes car c'est un monde d'hommes qui depuis des milliers d'années a été créé des règles qui a imposé son pouvoir et les femmes là-dedans ont dû jouer des coudes pour se faire une place qui n'est vraiment pas évidente et j'en reviens, j'en reviens au badass j'en reviens à ce groupe de femmes qui s'expriment tellement simplement Bon, alors, qui ouvrent leur cœur et qui disent c'est dur pour moi parce que ma maladie, voilà comment je l'ai vécue mais en fait on s'aperçoit que toutes les femmes qui ont été malades ou qui sont malades actuellement des maladies auto-immunes elles le vivent plutôt seules oui bien sûr elles peuvent le partager un peu avec leur mari mais leur mari a des limites parce qu'à un moment donné elles ont vraiment l'impression de porter ce poids toutes seules mais elles font bonne figure parce qu'il faut faire bonne figure parce qu'on leur a appris dans leur conditionnement qu'il fallait qu'elles fassent bonne figure Bien sûr que les enfants... fort le matin quand ils ne disent pas bonjour, qu'ils ne disent pas au revoir, que le soir ils ne rentrent à pas d'heure et que quand ils viennent en vacances avec elle ou avec le mari et la femme, bien sûr, ils se comportent mal, ils font des réflexions, ils ne comprennent pas pourquoi ils font une formation sur la digestion. Elles le vivent et elles encaissent parce que le mari, lui, n'est pas équipé pour comprendre le conditionnement des femmes. Et dans son conditionnement à lui, il trouve ça normal. Ce n'est pas grave, ma chérie, tout va bien. Et elle souffre. Elle souffre de petites choses, de petites coupures. Ah oui, nous sommes dans le Lingxi. Le Lingxi était un supplice chinois. Il y a très longtemps, quelques centaines d'années, 150 ans, il existait un supplice qui s'appelait le Lingxi. Le Lingxi était occasionné, on faisait subir ça à des prisonniers, sans forcément leur poser des questions particulières, ou ils devaient se dévoiler, ou dire un secret particulier, non, on prenait ce prisonnier, on l'attachait, souvent suspendu, et ensuite on prenait un sabre et on lui donnait des petites coupures. Une petite coupure à gauche, une petite coupure à droite, une coupure sur le nombril, sur le bras, sur le ventre, sur les fesses, sur le dos, et jusqu'à ce que la dernière coupure, dit-on la millième coupure, soit fatale. Ce qui veut dire que les autres coupures, ben ne tuez pas, c'était pas fatal. Mais la dernière était fatale. et je m'aperçois en fait que bien sûr que les hommes ont ce rapport au linchi, tous les jours nous ressentons des coupures, des frustrations, tout ça mais je parle là des femmes parce que les coupures ne sont pas tout à fait pareilles et oui, les femmes tous les jours ressentent des frustrations, le mari qui dit à sa femme tiens écoute chérie, ce soir j'ai pas le temps d'aller chercher les enfants à l'école, tu peux le faire comme si c'était normal tiens, pour moi s'il te plaît voir ma belle-mère je suis pas là ce week-end, tu peux te débrouiller avec les enfants, avec ma belle-mère Merci. c'est normal si le lave-vaisselle est vide et le lave-vaisselle se nettoie toute seule et rentre dans les placards c'est normal, si le linge est lavé c'est normal, alors vous allez me dire les hommes, attends ça va David, on participe maintenant tu connais pas le partage des tâches toi ? si, je connais le partage des tâches et nous avons un rapport au partage des tâches où, il faut bien avouer on n'est pas encore convaincu complètement, nous ne l'assumons pas complètement, et nous sommes tout fiers d'avoir repris une assiette sur la table pour la ranger dans les villes. Nous en sommes tout fiers. Et nous trouvons quelque part que nous avons besoin à chaque fois d'une médaille. Moi, le premier. Oui, parfois, je dois faire des choses dans la maison, et j'ai l'impression que je ne suis pas reconnu en tant que personne qui vient de nettoyer le tapis, de ranger un tableau, ou de faire la vaisselle. Alors que c'est normal. Mais j'ai encore du mal, mon conditionnement. Mais ce n'est pas moi qui suis à plaindre. C'est parce que les femmes, elles par contre, elles font ça tous les jours. Tous les jours. Tous les jours, on trouve normal qu'elles fassent des activités dans la maison, qu'elles s'occupent des enfants. Et tous les jours, il y a des mille coupures. Tous les jours, il y a des frustrations qu'elles ne disent pas. Et quand elles les disent, on les envoie pêtre. On dit « Ah, ça va, t'exagères, c'est bon, t'es toujours en train de râler » . Et tous les jours, elle ressent une petite coupure à droite, à gauche. pas cool, qui est une réflexion désagréable. sa meilleure amie qui lui fait un coup de crasse, le libraire ou le boulanger qui lui parle mal, qui lui dit pas bonjour. Ce sont des petites coupures. Encore une fois, les hommes peuvent ressentir des petites coupures, mais là on parle des femmes encore une fois. Petites coupures tous les jours, voilà, les coupures pour aller chez le médecin ou chez le génico, et que ce génico est maladroit, il ne les considère pas, il ne les respecte pas. Et c'est partout, partout, partout pareil. Parce que c'est un monde d'hommes. Et ces coupures, elles sont là tous les jours. Une par-ci, une par-là. Faites par la société. Non seulement ces coupures-là, mais en plus, elles ont les coupures de leur propre conditionnement. Qu'à un moment donné, elles doivent plaire, donc perdre des kilos. Donc, quand j'ai pas perdu un kilo, mais au contraire, j'ai pris 500 grammes, petite coupure d'elle-même. Nous, les hommes, on s'en fout. Pas grave, on passe à côté. Elles, c'est une dévalorisation de leurs propres images, trop. propre corps et ce qu'on peut comprendre par rapport au conditionnement. Je ne parle pas à leur place, mais évidemment, je ne me permettrai pas. Je ne suis pas en train de dire que je connais les femmes. Pas du tout. Je les découvre. Je les découvre à travers ces 36 badass. Mais à un moment donné, la dévorisation le font elles-mêmes, en se coupant elles-mêmes. Mon fils m'a mal parlé, mais c'est un peu de ma faute parce que je n'ai pas été là pour son anniversaire. Ou mon mari est parti alors que je voulais manger avec lui. Non mais c'est bon, il va faire du sport, c'est bien pour lui. Et toutes ces petites coupes toutes ces petites coupures, peu à peu, fatiguent par rapport à l'émotion, par rapport aux sentiments, par rapport à l'intériorité, par rapport à tout ça. Ça abîme, ça fait mal, ça soumet la femme, encore une fois, par rapport à une société d'hommes. Le Ling-Chi moderne, c'est à la fois des coupures qui viennent de l'extérieur et des coupures qui viennent de l'intérieur et que nous infligeons. Je n'ai pas de réponse par rapport à ça, je voulais juste vous faire prendre conscience que si nous les hommes, on s'en... On a été habitués à la fin de la bagarre, à jouer à la guerre et à subir sans exprimer nos émotions, ce qui n'est pas forcément bon pour le corps, vous le savez, parce que le corps il emmagasine et à la fin on finit malade. les femmes expriment en tout cas c'est ce que je ressens je pense que si j'étais dans un groupe d'hommes on parlerait pas de la même façon on parlerait pas de nos émotions profondes on exprimerait pas ça comme ça ça va je connais suffisamment les hommes pour savoir qu'on parlerait de foot, on parlerait de nala on parlerait de cul, on parlerait de plein de choses du boulot, on parlerait des nouveaux logiciels on parlerait de l'IA mais je crois pas qu'on parlerait des choses qui nous touchent profondément et qui sont l'essentiel de la vie et de celle de la vie notre rapport à nos émotions et j'en parle en disant en disant ça et en même temps pourtant je suis tellement de mal à exprimer mes émotions quand on écoute ces femmes dans les vidéos de l'intime on comprend à la fois leur tristesse leur désespoir et leur incompréhension parce que ce link chiel le ressentent tous les jours ces mille coupures vient s'accumulent au fil du temps et que parfois nous en sommes nous mêmes responsables nous les marines ou les garçons nous nous les hommes qui par des... phrases maladroites, nous leur donnons des petites coupures. Rien de grave, juste des frustrations, des choses qui blessent, mais on essaie d'oublier. Ce n'est pas grave, mais au fur et à mesure, ça s'accumule. Et à la fin, ça donne des situations terribles, des situations complexes, des situations où on finit avec des dépressions, du stress. Et vous le savez, pour le corps, il n'y a rien de pire que le stress, que la tristesse, que la maladie, bien évidemment. Ça mène à la maladie, bien sûr, tout ça. Et ça, vous le savez déjà si vous écoutez Merci. Minua Bali. Voilà, j'avais envie de partager ça avec vous, avec une petite note d'espoir, parce qu'effectivement, les badass, ce n'est pas que de la tristesse. C'est aussi des femmes qui rient, qui savent prendre la vie du bon côté, qui sont extrêmement drôles. Et je conseille à tous les hommes de pouvoir rentrer dans un groupe tel que les badass pour mieux comprendre le monde des femmes et la difficulté qu'elles peuvent avoir de... de s'insérer et de vivre dans un monde qui a été fait pour les hommes, qu'on le veuille ou non, ça n'a pas changé, il va falloir qu'on travaille là-dessus et qu'on amène nous aussi notre pierre à l'édifice. Merci, merci d'avoir écouté cet épisode. épisodes qui étaient peut-être un petit peu décousus, qui n'étaient pas les deux de la démagogie, c'était envie de partager ça avec vous, envie de mettre un petit coup de projecteur sur ces femmes, et de vous dire que c'est normal parfois de se sentir épuisé, de se sentir blessé, de sentir des contrariétés parfois, et même souvent, qui ne vous appartiennent pas, mais qui viennent d'un conditionnement, et que ce link chic où il y avait tous les jours, il va falloir apprendre à identifier les blessures, et à bientôt. les guérir, et ça on le voit bien sûr à travers par exemple le kensugi dont je vais parler dans un autre épisode. Merci mille fois d'avoir écouté cet épisode, rappelez-vous si vous le souhaitez, vous pouvez laisser un petit message sur Facebook, je laisse plein de vidéos qui ont justement un rapport avec la relation entre les hommes et les femmes, des petites scènes d'humour, tout ça, mais aussi par rapport à tout ce dont je vous parle, par rapport à la philosophie japonaise, chinoise, Le changement de vie bénéficie de la vie. bien évidemment, donc allez voir ça sur Facebook, abonnez-vous, bien évidemment, laissez des étoiles sur Apple Podcast, sur Spotify, vous connaissez le principe, ça me fait toujours extrêmement plaisir, ça me motive, et on se retrouve très bientôt quand il sera minuit, à Bali. Musique de générique