Speaker #0Nous n'avons plus le temps. Nous n'avons plus le temps pour nous, on n'a plus le temps non plus pour les autres. Dans notre vie moderne, tout est programmé, tout est préparé. Je n'ai pas ce que dire, tout est surgelé. Et le temps est devenu une denrée que l'on cherche à optimiser à tout prix. Il faut être productif, souvent en faisant plusieurs choses à la fois. pas gaspiller une miette de ce temps bien précieux. Faut-il suivre docilement ce rythme effréné, ou au contraire, oser être plus curieux, apprendre à se connaître, et faire ses propres choix de vie ? Eh bien, ce soir, nous allons voir, dans cette atmosphère un peu plus... particulier que propose Bali, nous allons voir Okinawa. Nous allons partir dans l'archipel lointain d'Okinawa, au sud du Japon. Et c'est un lieu où le temps semble obéir à d'autres lois, un endroit que l'on surnomme à juste titre l'île des centenaires, le village de la longévité. l'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle un moment rien que pour vous une pause pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Minuit à Bali vous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer aimer et avancer ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre plus heureux Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, Master Coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse tout particulièrement, eh bien c'est le changement, celui que nous préparons ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites, réinventer notre vie ou la vivre autrement. Parce qu'il n'est jamais trop tard pour devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant quand il est minuit à Bali. Et oui, Okinawa n'est pas une île comme les autres, elle est surnommée à juste titre certainement l'île des centenaires, le village de la longévité, notamment dans des petits hameaux reculés comme Ogimi, j'espère que je vous prononce bien, ou Ogimi d'ailleurs, niché entre la mer et la jungle luxuriante de Zagranpour. Là-bas, l'espérance de vie, ça défie toutes les statistiques mondiales. Ça dépasse facilement les 86 voire même 90 ans pour les femmes, avec une concentration de centenaires qui frôle les 40 pour 100, enfin les 40 pour 1 000 habitants, soit près du triple de la moyenne d'un pays déjà très âgé comme le Japon. Mais ce qui fascine le plus, c'est pas seulement le nombre d'années vécues, c'est la qualité de ces années. Eh oui, parce que vieillir bien, c'est pas donné à tout le monde. Ces hommes et ces femmes traversent le siècle avec une vitalité, une clarté d'esprit, et une joie de vivre qui nous interroge profondément. Ceux qui n'entendent pas de survivre, comme on peut le voir en Occident, et célèbrent chaque aube nouvelle. Mais on va voir quels sont donc leurs secrets, et comment ont-ils percé le... code d'une vie longue et heureuse. Mais ce que nous allons voir en ce moment, ça commence par la nourriture. L'alimentation du corps, la nourriture comme respect de soi. En effet, commençons par l'enveloppe charnelle, notre véhicule dans ce monde. À Okinawa, l'alimentation n'est pas une simple réponse à la faim, et encore moins un refuge contre le stress. C'est un acte de profond respect envers son propre corps, une médecine préventive quotidienne. C'est le C'est un peu mon corps est un temple, si vous préférez. Au cœur de leur pratique nutritionnelle se trouve une règle d'or millénaire, une simplicité désarmante enseignée par la sagesse confuséenne, le hara-ashi-bu. Cette expression que les habitants répètent souvent avant ou après les repas signifie littéralement remplir son ventre à 80%. Ça vous parle peut-être, hein ? Contrairement à nos habitudes occidentales où l'on mange jusqu'à la satiété absolue, voire, voire plus, jusqu'à l'inconfort. Les anciens d'Okinawa s'arrêtent de manger au moment précis où ils sentent qu'ils n'ont plus faim. Ça paraît simple, mais avant d'être complètement plein, ils laissent délibérément de l'espace dans leur estomac. D'un point de vue physiologique, cette restriction calorique modérée est un secret majeur de leur longévité. Ça y est, vous commencez à comprendre. Elle permet de ne pas épuiser le corps dans les processus digestifs longs et coûteux d'énergie. et elle réduit drastiquement l'oxydation cellulaire responsable du vieillissement prématuré. Donc, mangez moins pour vivre plus longtemps. en meilleure santé. Voilà un joli paradoxe. Et pour aider à respecter ce hara-hachibu, ils ont une astuce visuelle. La nourriture n'est pas servie dans de grandes assiettes uniques, mais répartie dans une multitude de petits récipients. Une table traditionnelle d'Okinawa est un arc-en-ciel de couleurs, présentant souvent cinq petites assiettes par personne. Et cette représentation donne l'illusion de l'abondance, rassure le cerveau et permet de manger des proportions réduites, tout en favorisant... une immense variété d'aliments. Et pour accompagner ces repas frugaux, qui est même dense, c'est quand même pas... C'est dense en nutriments en tout cas, ils boivent une infusion omniprésente, le Champing Chat, un thé vert délicatement parfumé aux fleurs de jasmin. Ce breuvage, consommé à raison de plusieurs tasses par jour, renforce le système immunitaire, abaisse leur taux de cholestérol et inonde leurs cellules d'oxydant, bienfaisant... pour contrer les assauts du temps. A Okinawa, on trouve aussi le shiku-waza, un petit agrume extrêmement acide, véritable bombe de vitamine C, et qui pousse en abondance dans les jardins d'Ogimi, et qu'ils utilisent pour parfumer leur plat ou leur pâtisserie. C'est une nutrition de l'essentiel. Ils consomment en fait très peu de sucre raffiné, très peu de sel. La viande, c'est principalement du pain. le porc et n'est consommée qu'en rare occasion, mijotée lentement pour en retirer les graisses et en conserver que les protéines. Leur corps est ainsi nourri, choyé, sans être surchargé. Alors que dire de la nourriture industrielle où l'on rajoute des E180 ? Ils ne connaissent pas. Tout simplement, ils ne connaissent pas tout ce qui va être nourriture transformée. Ils ne la mangent absolument pas. Ils restent dans quelque chose de naturel. Mais rappelez-vous, Le hara... à Shibu, c'est donc remplir son ventre à 80%. C'est même avant la satiété. Vous le savez, la satiété arrive au bout de 20 minutes environ quand on prend un repas. Au bout de 20 minutes, on est à peu près rassasié. Et bien eux, ils vont un tout petit peu avant pour que ça puisse leur permettre de faire un repas équilibré tout en ne poussant pas la digestion. Voilà, ça c'est une première chose qui me semble essentielle, l'alimentation du corps. Et puis nous avons ensuite la force de l'esprit et du lien. Nous avons parlé dans des épisodes il y a bien longtemps maintenant, puisque nous sommes quand même dans beaucoup d'épisodes. Donc nous avons parlé de l'ikigai et nous y reviendrons, cet ikigai qui est tellement important. L'itigaï et le moaï. Alors, on va parler de ça pour la force de l'esprit, parce qu'une alimentation saine, aussi parfaite soit-elle, ne suffit pas à expliquer l'éclat dans les yeux d'une femme de 102 ans, par exemple le sourire paisible d'un homme de 98-99 ans. Le véritable secret, l'âme de cette longévité extraordinaire, réside dans la force de l'esprit et la profondeur des liens sociaux. Et oui, sur cette île, on ne prend pas sa retraite. C'est un peu comme Bali, d'ailleurs. Il n'y a pas de notion de retraite. Ici, à Bali, je fais une petite aparté, une petite parenthèse. À Bali, les personnes âgées travaillent, continuent à travailler, continuent à faire des offrandes, continuent à être actives. Il n'y a pas de retraite. C'est la même chose à Okinawa. Le véritable secret, l'âme de cette longévité, donc, réside dans la force de l'esprit et la profondeur des liens sociaux. Sait-il, on ne prend pas sa retraite. Le mot même, dans son sens occidental... signifiant un retrait définitif de la vie active, n'existe pas dans leur langage, tout simplement. Pourquoi se retirer de la vie quand on possède un Ikigai ? Vous vous rappelez que je vous ai parlé de cet Ikigai qui est très important. Je parlais du Kaizen, de l'Inchi, mais de l'Ikigai tout particulièrement. Je vous rappelle ce que c'est l'Ikigai, c'est un concept philosophique d'une puissance Inui. Ce mot se compose de Iki, qui signifie la vie, et de Gai, qui représente la valeur, le mérite. Et ce qui en vaut la peine, tirant son étymologie ancienne de la valeur des coquillages à l'époque yannes. Votre ikigai, c'est tout simplement votre raison d'être. C'est ce feu sacré, cette motivation intime et profonde qui vous pousse à vous lever le matin de votre lit avec... tout simplement de l'enthousiasme et de la gratitude. En Occident, nous avons souvent intellectuellement complexifié ce concept. On le retrouve dans beaucoup de formations, l'Ikigai par-ci, l'Ikigai par-là, en gros, faut-il connaître sa signification profonde. On a fait un diagramme, j'en ai parlé d'ailleurs, un diagramme de veine, vous savez, avec quatre siècles parfaits, qu'il faudrait absolument aligner entre ce que l'on aime, ce pour quoi on est doué, Ce dont le monde a besoin et ce pour quoi on peut être payé. C'est le principe de l'ikigai. Mais quelque part c'est un jeu. « La rentabilité financière et la mobilisation de notre passion, c'est une invention occidentale récente. » Et oui, je vous en ai parlé dans l'épisode Kigai. C'est important de comprendre que ce que je vous ai expliqué, c'est aussi une invention occidentale pour essayer de rentabiliser l'Ekigai quelque part. Parce que l'authentique Ikigai d'Okinawa est beaucoup plus... Beaucoup plus pur, beaucoup plus intime et quelque part plus accessible. Parce qu'il n'est pas nécessaire de sauver le monde ou d'être un génie pour avoir un ikigai. C'est à la portée de tout le monde. Ce n'est pas une quête de performance ou un titre glorieux. L'ikigai se cache souvent dans la simplicité absolue des petites choses du quotidien. Pour un ancien du village, par exemple, son ikigai peut être le soin muticuleux qu'il apporte à son potager de légumes chaque matin au milieu du soleil. Ça fait plaisir de se retrouver. de retrouver ses légumes et parfois même ses fruits aussi. Pour un maître des arts martiaux centenaires, c'est la transmission de son savoir à de jeunes disciples. Pour un arrière-arrière-grand-père, c'est le simple fait de tenir son nourrisson dans ses bras. C'est beau, un acte qu'il décrit avec émotion comme étant divin. C'est un acte de pleine conscience, on en parle souvent, le plaisir de préparer le thé avec précision. Vous connaissez certainement la cérémonie du thé, ça fait partie de l'ukigai, de sourire. aux enfants qui passent sur le chemin de l'école, de préserver les traditions locales ou de tresser un panier en osier. L'Ikiaï, c'est l'art de trouver sa joie dans l'instant présent, d'habiter pleinement sa vie. Et on le retrouve encore une fois à Bali, où les anciens tressent des offrandes, les préparent, s'occupent des enfants, leur apprennent, leur font passer des transitions et ça leur donne envie tous les matins de se réveiller parce qu'ils ne sont pas considérés comme des personnes âgées. comme des retraités, mais ils sont utiles. Ils sont utiles pour le banjar, donc pour le village, vous voulez. Je fais un parallèle entre Bali et le Japon, parce que ça me vient à l'esprit au moment où j'en parle. Mais attention, cette ikigai individuelle ne s'épanouit pas dans la solitude. On vient de le voir. La solitude est le grand fléau invisible de notre société moderne. Une maladie qui ronge l'âme et le corps. En effet, si vous avez un ikigai, mais que vous êtes seul... Vous ne pouvez pas le partager, vous n'avez pas de famille, vous n'avez pas d'amis autour de vous. Ce n'est pas forcément facile. À Okinawa, ce fléau est éradiqué par une structure sociale qui s'appelle le moaï. Imaginez un pacte de solidarité et d'amitié d'un groupe d'individus liés par des intérêts communs qui s'engagent à veiller les uns sur les autres pour la vie entière. A l'origine, ces morais sont formés dans des temps difficiles pour mettre aux agriculteurs de mutualiser leurs ressources face à une mauvaise récolte. Tiens, on retrouve encore à Bali le soubac, c'est un peu le même principe. Aujourd'hui, ils sont le filet de sécurité émotionnelle et financier du village. Les membres Les membres de Moaï se réunissent régulièrement pour boire du thé, tout simplement, jouer à des jeux traditionnels, chanter, danser et partager des petites joies, comme parfois, il faut bien le dire, des grands chagrins. Chaque membre verse une petite contribution mensuelle et cette cagnotte commune sert à financer leur activité. Mais s'il en entre fait face à une difficulté, qu'elle soit financière ou bien en table de santé aussi, il peut compter sur les fonds et l'aide inconditionnelle de son Moaï. c'est l'incarnation du Yuma Haru, le travail d'équipe et la connexion humaine. Je l'ai certainement mal prononcé, mais vous avez compris le principe. Grâce au moaï, personne ne traverse les tempêtes de la vie seul. La sécurité psychologique qui découle de ce soutien indéfectible diminue drastiquement le stress et l'anxiété. Vous le savez, le stress et l'anxiété, c'est un fléau occidental qui raccourcit tout simplement notre vie. Ensuite, nous avons encore autre chose. Nous venons de voir cette notion de dhikigai, de moaï, et puis aussi, bien sûr, l'importance de bien se nourrir, de bien manger. Eh bien, nous avons aussi la danse douce avec la gravité. Pour que cet esprit apaisé puisse s'exprimer pleinement, il a besoin d'un corps qui fonctionne, ben oui. Mais là encore, on va oublier nos concepts modernes, ce qu'on a appris autour de nous, dans notre société. A Okinawa, vous ne trouverez pas de salle de sport. Le côté aseptisé, nettoyé au gel hydroalcoolique, non vous n'avez pas. Pas de séance d'haltérophilie extrême, pas de culte de la performance musculaire, vous n'aurez pas non plus... de cours, de dance-ball, vous n'avez pas tout ça. Ils ont compris bien avant nous que le secret réside dans le mouvement naturel et continu. La sédentarité est l'ennemi juré de la longévité. Là, ça nous intéresse encore plus. Parce qu'au lieu de s'asseoir derrière un bureau pendant 8 heures pour ensuite s'épuiser sur un tapis de course pendant 30 minutes, les habitants d'Okinawa intègrent le mouvement dans la trame. même de leur existence quotidienne. Je suis bien placé pour le savoir parce que je passe souvent mon temps derrière mon ordinateur pour préparer par exemple des podcasts, pour essayer de trouver des sujets qui m'intéressent que je partage ensuite avec vous, mais je suis encore une fois assis derrière mon fauteuil pendant trop de temps, en fait, je m'aperçois en vous parlant de ça, beaucoup trop de temps. Alors qu'est-ce qu'on peut faire ? Avant tout, c'est le jardinage quotidien. Presque tous les centenaires d'Okinawa possèdent un lopin de terre. Tous les matériels sont dehors, sous la lumière bienfaisante du soleil qui synthétise la vitamine D. J'ai réussi à finir ma phrase. Et ils se penchent pour tirer les mauvaises herbes. Ils arrosent, ils portent des petites charges. Leur main est en contact de la terre. Et tout ça, c'est un impact d'une redoutable efficacité pour maintenir la souplesse, l'articulation, la force fonctionnelle et l'endurance. C'est quelque chose de vraiment intéressant, parce qu'en finalité, on n'a pas besoin d'aller faire des sports de l'aérobic. Je ne sais pas si ça existe encore, mais des sports comme ça et de prendre des poids avec des barres et d'aller dans les salles de sport, on peut tout simplement faire des choses naturelles. Alors vous allez me dire, oui, mais moi, j'ai juste un balcon, donc c'est mignon, mais avec un balcon, je ne vais pas aller bien loin. Mais rien ne vous empêche d'aller vous promener, d'aller prendre votre chien, d'amener vos enfants à l'école, de faire de l'exercice. Bien sûr, c'est aussi une question d'aménagement de l'espace. La culture traditionnelle japonaise implique de s'asseoir à même le sol, sur les tapis. Imaginez le nombre incalculable de fois où un habitant d'Okinawa doit s'asseoir et se relever du sol au cours d'une seule journée. Vous imaginez ? De son enfance jusqu'à ses cent ans, sans s'en rendre compte par la simple nécessité de la vie courante. Et donc il effectuait dizaines de flexions. renforce sa ceinture abdominale, ses abdos, et l'aiguille, c'est le sens de l'équilibre. C'est une danse douce et perpétuelle avec la gravité qui empêche le corps de se figer. Rajoutez à cela la pratique matinale du radiotaiso. Le radiotaiso, c'était des exercices d'étirement en groupe, souvent réalisés en plein air, qui réveillent chaque muscle et chaque articulation du corps dans la bonne humeur et l'esprit de communauté. Il marche pour se rendre visite, il participe à des petits... partie de game ball, je ne sais pas si vous le savez, c'est un sport qui est un peu une sorte de croquette. C'est vrai que des portes en métal, on passe à la balle avec des sortes de clubs de golf en bois. Une fois, ça se fait dans la joie et le rire, et il refuse jamais l'occasion de se lever pour danser lors d'une fête locale. Contrairement à moi qui n'aime pas danser, c'est pas que je n'aime pas danser, c'est qu'en fait je me sens cruche et je me sens lourd quand je danse. Et pourtant, si je voulais développer et vivre jusqu'à 100 et quelques années, il faudrait que je danse. Le mouvement, c'est pas une corvée, une punition, il est l'expression même de la vie qui circule en nous, tout simplement. Et puis après, c'est le regard des autres qui fait qu'on a envie ou pas de danser devant les autres. Donc la sagesse, sans conclure avec tout ça, la sagesse d'Okinawa dans nos vies modernes, c'est écouter à nouveau le choc nautique des vagues, de cette nuit malidaise, et se laisser prendre par la nature, tout simplement. Et puis, en fait, il serait illusoire, peut-être même absurde, de vouloir recréer un village d'Okinawa. Okinawa au cœur de Paris, de Montréal, de Genève, de Luxembourg, peut-être même de Bali. Vous écoutez peut-être même à Bali. Je vous parlais des vagues de Bali. Mais voilà. Ou en Belgique. C'est pas facile de gros créer un village Okinawa au milieu de l'effervescence touristique de Bali, par exemple. Mais on ne peut pas échapper à notre époque et à notre environnement. Mais par contre, ce qu'on peut faire, c'est choisir la manière dont nous habitons notre propre vie. Si vous habitez dans un immeuble, si vous habitez dans un appartement, ou une petite maison, ou vous avez une maison de campagne, comment on peut intégrer cette philosophie dans notre quotidien, dans ce monde moderne, qui encore une fois est tellement rapide, et puis souvent bruyant, souvent bruyant ? Peut-être qu'il s'agit en premier lieu d'apprendre à ralentir. De retrouver la souveraineté sur notre temps. C'est nous qui sommes, j'ai envie de dire, responsables du temps qui passe et de ce que nous en faisons. De refuser le supplice. Vous vous rappelez, je vous en ai parlé. D'ailleurs, je vous en parle dans un prochain épisode. du lynching, des mille coupures dans notre quotidien. Ces urgences futiles et ces pressions sociales qui nous vident de notre substance. Je vous en parlerai dans un prochain épisode. Il s'agit de repenser notre rapport à la nourriture. Je l'ai fait d'ailleurs il n'y a pas très longtemps. J'ai suivi une formation très intéressante sur le rapport à la nourriture, le rapport à la digestion. Et ça m'a apporté beaucoup. Maintenant, il faut que je le mette en pratique. C'est autre chose encore, mais je suis en train de le faire. De ne plus la voir comme cette nourriture, comme une récompense. ou en exutoire, mais plutôt comme une énergie sacrée. Demain, lors de votre repas, essayez la règle du hara-hachibu. Arrêtez-vous avant d'être assatiété ou d'identifier le moment où vous dites « Ah, j'ai plus faim ! » et arrêtez de manger. Laissez de la place pour votre corps pour que votre esprit puisse respirer. Il s'agit de rompre avec l'individualisme stérile. Trouvez votre propre moi. Entourez-vous de personnes qui vous élèvent de votre tribu de cœur. Ce n'est pas forcément votre famille, ça peut être des amis. des proches ou même des personnes que vous découvrez et qui vous enthousiasment par leur passion ou par leur ikigai, tout simplement. Des personnes avec qui vous pouvez être authentique, sans masque, avec qui vous pouvez partager vos joies sans jugement et déposer vos fardeaux en toute sécurité psychologique. Nourrissez des amitiés, entretenez-les avec la même patience qu'un jardinier s'occupe de ses plantes. Et surtout, partez à la recherche de votre Ikigai. J'y reviens. Ne cherchez pas une révélation foudroyante, venue du ciel. « Ah, ça y est, je veux être moi. Ça y est, je veux être businesswoman dans le bien-être. » Attention. Cherchez un Ikigai plus dans l'intimité de votre silence. Demandez-vous « Qu'est-ce qui me met en joie ? » Ne cherchez pas les choses spectaculaires. « Qu'est-ce qui me fait oublier le temps qui passe ? » Quelle petite contribution je peux apporter au monde, même à l'échelle de mon quartier, de ma famille ? Le truc, il y a, il est là, caché, dans ce que vous aimez naturellement faire. Aimez-le, cultivez-le, et laissez-vous guider chaque matin en vous disant « Tiens, ça me fait plaisir de me réveiller ce matin parce que j'ai ça à faire. » Parfois, je me rappelle de ma grand-mère, elle faisait des grandes tartes aux pommes avec une sorte de caramel dessus qui était absolument extraordinaire. Elle faisait des chipirons, de la paella ou du couscous. C'était ça, de temps en temps, elle nous faisait ça pour manger le dimanche. Elle nous disait, dès qu'elle se réveillait, « Ça nous fait plaisir de faire la cuisine. » Et elle passait de la matinée à faire la cuisine. C'était son ikigai à elle parce qu'elle était contente qu'on la félicite ensuite. Mais ce n'était pas pour son égo. C'est surtout pour faire plaisir à la communauté, à la famille. Elle avait trouvé quelque part son ikigai du dimanche matin. Ensemble, nous pouvons dépasser nos limites, réinventer nos vies ou tout simplement vivre autrement. Et c'est le but, encore une fois, de ce podcast de Minua Bali. plus de douceur, plus de sens. On n'a pas besoin de tout révolutionner. Parfois, on a besoin de changer les choses complètement. Et puis parfois, il faut juste se réaligner, parce qu'il n'est jamais trop tard pour devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant, bien sûr, quand il est minuit à Bali. Donc on va se reposer. On va prendre soin de son corps. On va bien manger, comme dirait les Balinais. On va bien manger, bien penser, bien agir. Vous voyez qu'on le retrouve dans toutes les communautés asiatiques. les traditions et les cultures asiatiques. On va chercher son étincelle, ce qui nous fait réveiller le matin, ce qui nous donne envie. Et puis aussi, on va faire une chose très importante, on va mettre 5 étoiles sur Apple Podcast. Je suis sûr que vous m'avez vu venir, là. 5 étoiles sur Apple Podcast, je ne l'ai pas encore fait. C'est important pour moi, parce que j'ai besoin de savoir que vous êtes là et que vous appréciez ce podcast. Pareil sur Spotify. Et puis allez voir sur Facebook, je laisse plein de... Sur Minua Bali, sur Facebook, je laisse plein de posts qui me font plaisir, qui me font rire, et puis parfois, même souvent, qui font réfléchir. Et puis voilà, n'hésitez pas, si vous le souhaitez, je peux vous accompagner, vous accompagner à travers l'Ikigai, le Kaizen, comprendre Sollinchi. Je sais bien que ça peut vous paraître obscur si vous n'avez pas écouté les épisodes depuis le début, mais je suis là pour vous, tout simplement, pour vous accompagner. Merci, on se retrouve très bientôt, quand il sera minuit à Bali.