Speaker #0Aujourd'hui, j'ai envie de vous faire découvrir un jeu de société. Un jeu assez particulier parce qu'il ne ressemble à aucun autre, et en même temps, il ressemble un peu à tous d'ailleurs. On y retrouve de la stratégie, des alliances, de la compétition, des prises de risques, des cartes chance, des cartes compétence, des cartes confort, et parfois même un petit peu de hasard. Et ce jeu existe depuis extrêmement longtemps. Tellement longtemps qu'il est difficile de savoir précisément quand les premières parties ont commencé. Il se joue... Partout dans le monde, sous des noms différents selon les pays, avec quelques variantes dans les règles, mais... avec toujours le même principe de jeu. Il y a des millions de joueurs qui y participent. Et certains deviennent très très bons d'ailleurs à ce jeu. D'autres passent leur vie à essayer de comprendre comment gagner quelques points supplémentaires. Il existe même des spécialistes de ce jeu, des écoles, des stratégies, des règles écrites, et beaucoup d'autres que l'on apprend simplement en observant ceux qui jouent depuis plus longtemps que nous. Ce qui est intéressant, c'est que personne ne joue exactement la même partie. Certains commencent avec beaucoup de cartes, d'autres avec presque rien. Certains comprennent rapidement les subtilités du jeu, d'autres mettent des années à y arriver. Et puis il y a une particularité, une règle très ancienne. Une règle tellement ancienne qu'elle paraît presque naturelle à tous les joueurs. Dans ce jeu, il existe deux équipes, les bleus et les jaunes. Le jeu s'appelle le BG, je ne sais pas si vous connaissez. Et aujourd'hui, je vais vous expliquer comment on y joue. Il est minuit à Bali, l'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle. Un moment rien que pour vous, une pause pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Minua Bali vous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, aimer et avancer. Ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre, plus heureux. Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, Master Coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est le changement, celui que nous préparons ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites, Réinventer notre vie ou la vivre autrement. parce qu'il n'est jamais trop tard pour devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant, quand il est minuit à Bali. Je vais vous parler aujourd'hui d'un jeu de société. Ben oui, pourquoi pas ? Après tout, vivre autrement, changer sa vie, ben tiens, un jeu de société, ça peut être rigolo de le découvrir, de voir comment ça fonctionne. Alors, c'est un jeu auquel on joue depuis très longtemps. longtemps que personne ne sait exactement quand la première partie a commencé. Ce jeu existe depuis des milliers d'années. Ça vous titille, vous avez envie d'en savoir plus, je sens. On y joue partout dans le monde et c'est probablement le jeu le plus complet jamais inventé parce qu'il rassemble... Tout ce que vous connaissez déjà. Il y a du monopoli, parce qu'on peut accumuler des biens et des points. Il y a des échecs, parce qu'il faut réfléchir, anticiper, parfois sacrifier certaines positions pour en gagner d'autres. Et puis il y a des grands jeux stratégiques que vous connaissez, peut-être risques ou des jeux comme ça, parce qu'on peut créer des alliances, conquérir des territoires, défendre ses intérêts ou essayer de prendre la place d'un autre joueur. Puis il y a même aussi un peu de trial-poursuites, parce que certaines connaissances permettent d'obtenir davantage. de points. Bref, pratiquement tous les jeux que l'on connaît, que vous connaissez, se retrouvent d'une manière ou d'une autre dans celui-ci, parce que ce jeu est quand même puissant et qu'on y joue très très très très longtemps. Donc pour pas ennuyer les joueurs, ils rassemblent tous les jeux que vous connaissez déjà. Ce jeu s'appelle le BG. Pourquoi le BG ? Parce que c'est très simple en fait, ils ne sont pas foulés. Parce que ce jeu regroupe deux catégories de joueurs, les bleus et les jaunes. Dans les pays anglophones, ils portent évidemment notre nom. Dans les pays hispaniques également, mais ce n'est pas le sujet pour nous. Il s'appelle le BG. Vous l'avez peut-être déjà rencontré ou découvert. Nous en sommes à ce jeu, donc le nom change, les variantes parfois changent, mais le principe reste le même partout dans le monde, c'est des bleus. contre des jeunes. Et une immense partie qui ne s'arrête pratiquement jamais. Et c'est ça le côté sympa du jeu. Comment on joue au BDJ ? Le principe est assez simple. Enfin, il paraît assez simple. Le but, c'est d'accumuler le plus de points possible au cours de la partie. Et puis on finit confortablement. Et puis on en a deux points. Pour ça, les joueurs peuvent obtenir différentes cartes. Il y a des cartes confort, des cartes sécurité, des cartes compétence, des cartes pouvoir, des cartes argent, des cartes risque des cartes chance et puis à d'autres cartes je cite pas tout ça mais on découvre au fur et à mesure qu'on avance le plateau d'or d'autres cartes, dont une carte émotion. Bon, toutes n'ont pas la même valeur. Une carte compétence peut vous permettre d'accéder à une nouvelle partie du plateau. Une carte argent, par exemple, peut vous faire gagner plusieurs tours. Une carte sécurité peut vous éviter certains risques. Une carte chance peut complètement transformer votre partie. Et certaines cartes peuvent même être transmises à d'autres joueurs. Comme dans tous les jeux de société, il existe également un règlement, ça paraît normal. Et ce règlement permet énormément de choses. Vous pouvez jouer seul, vous pouvez également créer un groupe, rejoindre un clan, former une coalition, entrer dans un club, vous pouvez vous associer temporairement avec certains joueurs pour en combattre d'autres. Le but c'est aussi de les faire tomber, parfois. C'est pas forcément le but. du jeu, mais on peut le faire. Et contrairement à ce que le nom du jeu pourrait laisser penser, les bleus ne jouent pas systématiquement contre les jeunes. Non, ça serait beaucoup trop simple. Non, les bleus peuvent s'associer pour combattre d'autres bleus. Les jeunes peuvent s'organiser contre d'autres jeunes. Les bleus et les jeunes peuvent même former une coalition pour faire tomber un groupe devenu trop puissant. Par exemple, si quelques bleus deviennent trop ambitieux et commencent à récupérer trop de cartes, d'autres bleus peuvent parfaitement s'allier avec des jaunes pour limiter leur pouvoir. Comprenez le principe ? L'inverse est également possible. Le Beijing n'est donc pas réellement une guerre. guerre entre deux couleurs. C'est quelque part plus subtil que ça, quand chacun essaie avant tout de faire la meilleure partie possible avec les cartes dont il dispose. Jusque là, il n'y a rien d'étrange. C'est un jeu, un jeu de société. Vous pourriez même vous dire que ce jeu ressemble finalement beaucoup à tous les autres. Il suffit d'apprendre les règles, de développer ses compétences, de prendre quelques risques, de saisir les bonnes opportunités et d'essayer de gagner le maximum de points. Seulement voilà, quelque chose de particulier dans l'histoire de ce Benji. Quelque chose que l'on ne remarque pas immédiatement lorsqu'on commence à jouer. Il faut observer des parties jouées pour s'en rendre compte. Il faut d'ailleurs surtout en observer beaucoup, énormément. Et surtout regarder ce qui se passe sur plusieurs générations. Puisque je vous l'ai dit, ce jeu est très ancien. Lorsqu'on fait ça, on découvre une anomalie. Les bleus et les jaunes ne semblent pas avoir toujours joué exactement avec les mêmes probabilités. Je vous explique. Prenons simplement les cartes. Pendant très longtemps, les bleus ont obtenu davantage de cartes de confort. Ils ont également eu plus facilement accès à certaines cartes sécurité. Et lorsqu'ils tiraient certaines cartes risque, le rapport entre le risque pris et les points qu'ils pouvaient gagner était souvent plus intéressant que si les jeunes eux-mêmes tiraient une carte risque. Ce qui est plus curieux encore, c'est qu'une même carte compétence ne semble pas toujours avoir exactement la même valeur selon la couleur du joueur qui l'a possédé. Un bleu pouvait obtenir 10 points avec une carte, un jaune, pour cette même carte, pouvait posséder pratiquement la même et n'obtenir que 7. Pas toujours, pas partout, mais souvent. Mais suffisamment souvent pour que, lorsqu'on observe des milliers et des milliers de parties, une différence certaine apparaisse. Là forcément, une question se pose. Pourquoi les bleus sont favorisés par rapport aux jaunes ? Pour comprendre, il faut revenir très loin dans l'histoire de ce jeu. À une époque où les premières grandes règles ont commencé à être organisées, à ces moments-là, ceux qui écrivaient la majorité des règles administraient les parties, contrôlaient les ressources et décidaient de la valeur des cartes qui appartenait très majoritairement à la même couleur. Les bleus. Eh oui. Cela ne s'y finit pas. Et non qu'un jour, tous les bleus se sont réunis autour du table en disant « On va truquer le jeu ! » . Ça n'a pas marché comme ça. Ça n'a probablement jamais fonctionné comme ça, d'ailleurs. C'est beaucoup plus simple, en fait. Les bleus avaient davantage de pouvoir dans l'organisation du jeu. Ils ont donc écrit ces règles qui correspondaient au monde dans lequel ils vivaient. Puis ces règles ont été transmises une génération après l'autre. Et au bout d'un certain temps, plus personne ne se demandait vraiment pourquoi elles existaient. elles existaient et puis c'est tout Les bleus avaient un avantage, des avantages, certains. Non pas certains avantages, mais des avantages certains. Dans n'importe quel jeu inventé aujourd'hui, si on découvrait qu'une catégorie de joueurs n'avait pas exactement les mêmes possibilités que l'autre, on modifierait immédiatement le règlement. Mais le BDJ avait une particularité. Ça faisait des centaines d'années que tout le monde y jouait. Les bleus comme les jaunes. Ils avaient appris à fonctionner avec ces règles. On s'y était habitués. Mieux encore, on avait fini par trouver ça normal. On savait que si on est parti jaune, on avait de grandes chances d'avoir beaucoup moins de... de cartes chance, de cartes opportunité, de cartes compétence, ou en tout cas, si on avait les cartes compétence, elles étaient moins considérées que les compétences des bleus. Et c'est pour ce moment-là que le Belgique devient vraiment intéressant, parce que personne n'attend l'âge adulte pour apprendre à y jouer. Tout le monde peut y jouer. On commence très tôt, très très tôt. En réalité, pratiquement dès qu'on arrive dans la partie. Les enfants observent les joueurs plus âgés. Ils regardent comment ils jouent. Ils reproduisent leurs comportements. Dans les cours de récréation, ils commencent à tester certaines stratégies de Benji. Ils comprennent progressivement ce qu'un bleu peut faire, ce qu'un jaune peut faire. Quelle est la place du jaune ? Quelle est la place du bleu ? Ce que rapportent des points, ce qui en fait en perdre. Les risques qu'il vaut mieux éviter, les comportements qui permettent d'être acceptés par les autres joueurs. Créer une coalition avec les bleus, il va falloir apprendre le langage des bleus, même si on ne peut pas être bleu. Et puis l'apprentissage continue. À l'école, dans la famille, dans les groupes auxquels on appartient. Plus tard, certains suivent même de longues études pour devenir spécialistes du jeu. Ce sont des... On les appelle, je crois, les maîtres du jeu. Les maîtres du jeu, c'est ceux qui changent le règlement du jeu, qui ont la possibilité... de changer, qui ont accès à la matrice et à la possibilité de changer certaines règles du jeu. Je précise bien, attention, ces règlements peuvent être changés mais dans les grands pays, parce que c'est événement dans les... parce que beaucoup, je l'ai dit, il y a des millions, des milliards de joueurs qui jouent à ce jeu, mais tout le monde n'a pas accès à la même information, bien évidemment. Donc si vous partez dans les pays lointains, le jeu date de 200 ou 300 ans ou 400 ans avec les mêmes règlements ? il y a 200, 300 ou 400 ans, où sont les bleus qui sont en priorité et qui sont majoritaires et qui fixent les règles. Alors que dans des sociétés plus occidentales, ce jeu-là a été transformé au fur et à mesure. Des nouvelles règles ont été mises en place pour essayer de pallier à cette différence entre les bleus et les jaunes. Donc les comportements permettent d'être acceptés par les autres joueurs. Puis on apprend l'apprentissage avec l'école, la famille, dans les groupes auxquels on appartient. Puis plus tard, certains suivent, comme je vous l'ai dit, de longues études pour devenir des spécialistes, des maîtres du jeu. On leur enseigne le droit, l'économie, la politique, la stratégie, la gestion. Ils obtiennent des diplômes. Il faut être balèze, quand même, pour être maître du jeu au Belgique. Puis certains deviennent à leur tour des arbitres. Donc c'est au-dessus du maître du jeu, parce que c'est eux qui vont mettre en place... qui vont régler les litiges qu'il peut y avoir entre les bleus et les jeunes. Donc on les appelle les dirigeants, les décideurs, les arbitres. Et parfois même rédacteurs de nouvelles règles eux aussi. Ils peuvent le faire. D'ailleurs, à l'identique des maîtres de jeu, ils peuvent aussi, s'ils le souhaitent, dans une partie décider d'annuler une partie du jeu et d'instaurer une nouvelle règle. Le jeu se transmet donc d'une génération à l'autre. trop compliqué ce que je vous explique. Rappelez-vous, les bleus, les jeunes, les bleus qui ont transformé les règles, qui les ont mis à leur avantage, les jeunes vivent avec ça. Et encore une fois, je vous l'expliquais, les bleus et les jeunes peuvent quand même accéder et être maîtres du jeu. C'est pas simplement les bleus, les jeunes peuvent accéder, mais c'est plus compliqué, beaucoup plus compliqué pour les jeunes, puisque de toute façon, ils n'ont pas les mêmes accès, les mêmes cartes, les mêmes compétences. Voilà, vous l'avez compris. Donc, ce qui est fascinant dans ce jeu, c'est que l'essentiel de l'apprentissage ne passe pas forcément par le règlement officiel. Car il y a un règlement officiel, encore une fois. Une grande partie du jeu s'apprend simplement en observant. C'est ça qui est fascinant. On observe le jeu. Moi-même, je regarde ce jeu très souvent, très très très souvent. J'ai même fait quelque part mon métier. Et je regarde ce jeu et on peut y voir jouer les bleus et les jaunes ensemble ou séparément, l'un contre l'autre, l'un avec l'autre. Et on s'aperçoit, c'est vrai, du dysfonctionnement parfois, parce que tout d'un coup, un bleu sort une carte, un jaune sort une carte, la même carte, et le bleu gagne. On ne sait pas pourquoi. C'est parti, cet apprentissage s'apprend vraiment avant tout en observant. On regarde ceux qui étaient là avant nous et qui ont appris de ce jeu. Et on joue comme eux, en fait. Alors évidemment, les jeunes ont fini par remarquer certaines anomalies. On a compris. Ça a pris du temps, beaucoup de temps, pour que les jeunes se rendent compte quand même qu'il y avait un problème. C'est toujours les bleus qui gagnaient. Pourquoi cette carte apporte-t-elle davantage de points à un bleu ? Pourquoi certaines cartes sont-elles presque toujours détenues par les bleus ? Les jeunes n'en ont jamais vu la couleur. Pourquoi certaines zones du plateau sont-elles beaucoup plus facilement accessibles aux gens ? bleu. Pourquoi les personnes qui écrivent les règles sont-elles majoritairement bleues, même s'il y a aussi un petit peu de jeunes ? Alors certains jeunes ont commencé à contester le règlement. Ils ont dit « Ah, ah, ah, ah, ah ! » Vous savez que certaines cartes aient la même valeur, que certaines cases deviennent accessibles à tous, que par exemple la carte compétence soit équivalente aux bleus et aux jaunes, que les règles soient modifiées. Et là encore, contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, ça n'a pas donné une simple bataille bleu contre jaune. Certains bleus ont refusé les changements, ils ont dit mais on ne changera jamais. On l'a vu dans les pays où on n'a pas forcément accès à la communication, à l'éducation, à l'enseignement. Là, effectivement, il était hors de question de changer. Pourquoi changer ? Pourquoi changer ? Donc certains blots ont refusé les changements, puis d'autres les ont soutenus, ces changements. Certains jeunes ont voulu modifier les règles. Mais d'autres préféraient encore conserver ce qu'ils connaissaient déjà. Donc les jeunes se sont dit pourquoi changer les règles ? Ça fait des siècles qu'on joue comme ça, on ne va pas changer les choses. Des alliances se sont formées, des règles ont changé. Et puis d'autres encore. Certaines cartes, qui étaient autrefois réservées aux bleus, sont devenues accessibles aux jeunes. Des jeunes sont entrés dans des espaces du plateau dont ils avaient été longtemps exclus. Vous savez quoi ? Il y a même des jeunes qui sont devenus arbitres, dirigeants, décideurs. Ils ont commencé eux aussi à écrire des nouvelles règles, des jeunes. Et progressivement, le jeu s'est transformé. C'est ça qui est formidable. Aujourd'hui, dans beaucoup d'endroits du monde, le règlement officiel de WBJ affirme quelque chose de très simple. Les bleus et les jaunes jouent selon les mêmes règles. Je devrais dire, les bleus et les jaunes devraient jouer selon les mêmes règles. Encore une fois, ça dépend des pays. Et c'est une évolution considérable. Mais elle pose une question intéressante. Lorsque vous modifiez les règles du jeu qui se jouent depuis des milliers d'années, est-ce que vous recommencez automatiquement la partie à zéro ? Imaginez une partie de Monopoly qui aurait commencé il y a plusieurs centaines de tours, ce qui fait quand même beaucoup. Un tour, c'est environ, ça dépend, deux, trois minutes, et là, une centaine de tours. Pendant une grande partie de la partie, certaines catégories de joueurs ont eu beaucoup plus facilement accès à la partie à zéro. C'est à certaines rues. Acheter la route du paradis, acheter... Je connais pas trop les noms des rues des monopolies, mais vous voyez ce que je veux dire. Ils ont racheté les terrains, les gares, construit des maisons, créé des réseaux, commencé à monter les hôtels, accumulé des cartes. Puis après plusieurs centaines de tours, on dit non, non, on change le règlement. Non, on va changer. À partir de maintenant, c'est la même règle pour tout le monde. C'est-à-dire que là, vous n'êtes plus avantagé par rapport aux maisons, vos voitures, ce que vous avez pu mettre en place sur la carte du Monopoly. C'est évidemment une excellente nouvelle. Mais ça ne remet pas pour autant toutes les maisons dans la boîte. On n'efface pas les tours précédents. On n'efface pas non plus ce que les joueurs ont appris pendant la partie. C'est difficile. Imaginez. Et c'est là toute la difficulté du Belgique. Les règles officielles peuvent changer beaucoup plus rapidement que les habitudes des joueurs. Parce qu'il reste une caractéristique du BG dont je ne vous ai pas encore parlé, c'est qu'on ne choisit pas sa couleur. J'aurais dû vous le dire dès le début, mais on ne choisit pas sa couleur. Quand on joue au BG, on ne choisit pas sa couleur. Elle vous est attribuée lorsque vous entrez dans la partie. Coup de dé, je sais pas, j'ai pas regardé d'ailleurs ça, un coup de dé, et vous êtes bleu, vous êtes jaune, vous pouvez pas changer de couleur après, hein, bien sûr qu'il y a des jeunes qui veulent devenir bleu, qui essaient de... ou des bleus qui essaient de devenir jaune, mais de toute façon, voilà, en finalité, vous êtes bleu, vous êtes bleu, vous êtes jaune, vous êtes jaune. Et pendant des milliers d'années... Cette simple couleur a influencé une partie des cartes auxquelles les joueurs avaient accès. Les risques qu'on leur conseillait de prendre, les comportements que l'on attendait d'eux, et parfois même les zones du plateau sur lesquelles ils pouvaient jouer. Les bleus savaient où jouer, les jeunes savaient où jouer. Il y avait une forme aussi de soumission de la part des jeunes, qui avaient envie d'aller là où les bleus avaient le droit d'aller, et eux les jeunes n'avaient pas le droit d'aller, mais c'était comme ça. Votre couleur ne décide pas de votre partie. Un bleu peut perdre. Un jaune peut gagner. Un jaune peut posséder énormément de cartes confort, argent ou pouvoir. Un bleu peut commencer sans pratiquement aucune carte. Là, par contre, c'est égalité. Il serait donc absurde d'expliquer toute la partie d'un joueur simplement par sa couleur. Mais lorsque l'on regarde non plus une personne, mais des millions de joueurs, et non plus une seule partie, mais plusieurs milliers d'années de jeux, alors certaines différences deviennent beaucoup plus difficiles à ignorer. Et si vous avez compris de quel jeu je parle, vous avez probablement aussi compris qui sont les bleus et qui sont les jaunes. Les bleus, ce sont les hommes. Les jaunes, ce sont les femmes. Et le Benji n'est évidemment pas un véritable jeu de société. Je l'ai inventé. C'est une manière de regarder l'histoire des relations entre les hommes et les femmes. Une manière de regarder ce qu'on appelle parfois le patriarcat. Mais là, ce mot est devenu secondaire parce que ce qui m'intéresse ici, c'est pas de décider... Que les bleus seraient les méchants et les jaunes les victimes ? Non, ça serait rater le principe de ce jeu, de rater le fonctionnement de ce jeu. Les joueurs d'aujourd'hui n'ont pas inventé le bedji. La plupart n'ont écrit aucune de ces anciennes règles. Beaucoup de bleus veulent les changer, moi le premier. Certains jeunes peuvent également participer à la transmission. Et l'immense majorité des joueurs essaient simplement de faire partie du mieux possible de ce jeu en faisant leur propre partie, en respectant les bleus, en respectant les jeunes. La vraie question est ailleurs. Elle consiste à se demander ce qu'il reste d'un jeu lorsqu'on change son règlement après avoir joué pendant plusieurs milliers d'années avec d'autres règles. Qu'est-ce qui disparaît immédiatement ? Qu'est-ce qui met plusieurs générations à changer ? Et surtout... Combien de règles continuons-nous encore à appliquer aujourd'hui sans même nous rendre compte qu'elles s'appartiennent à un jeu commencé bien avant nous ? Un jeu qui nous a conditionnés. Et nous revenons toujours à la même chose. Nous jouons au jeu de la société. Ce jeu de la société qui nous a mis des règles, des principes dès le départ entre les hommes et les femmes. Nous jouons avec. nous faisons avec, mais nous pouvons aussi balancer le plateau, modifier le règlement et devenir à notre tour un bleu, un jaune ou une autre couleur, peu importe, mais faire des propres choix par rapport à un jeu qui est le jeu de la société. Le jeu de la vie. Merci d'avoir écouté cet épisode. J'ai bien aimé le faire, ça m'a vraiment intéressé. Je ne sais pas si tout était clair, mais bon, je me suis lancé là-dedans. N'oubliez pas que, bien sûr, à ce jeu-là, je peux vous accompagner. Donc, si vous le souhaitez, si vous avez envie de changer votre vie, de la vivre autrement, de comprendre mieux ce qui vous entoure, n'hésitez pas à m'appeler, je suis là pour vous accompagner. Je vous propose des séances pour vous accompagner dans cette découverte du jeu, non pas du BG. mais du jeu de la vie. On peut regarder ensemble comment voir les choses différemment, comment les vivre différemment, comment vivre autrement. Comme je vous l'expliquais déjà à travers la compréhension du Ling-Chi, la compréhension de l'Ikigai, la compréhension du Kaizen, mais pas que des philosophies chinoises ou japonaises, mais aussi des philosophies européennes, occidentales, et balinaises aussi, puisque je vis à Bali. N'hésitez pas, s'il vous plaît, à laisser des étoiles sur Apple Podcasts pour dire que vous avez aimé tout simplement cet épisode ou tous les épisodes. des étoiles sur Spotify, d'aller regarder sur Facebook. Il y a quelques personnes qui sont encore inscrites, merci, parce que je laisse en temps des posts. Je n'en fais pas régulièrement, mais une ou deux fois par semaine, je vous laisse un post qui me fait réfléchir, qui m'amuse, qui me fait rigoler. Parce que vivre autrement ne veut pas dire qu'il faut vivre tristement, mais il faut aussi se réjouir de la vie qui nous entoure. Et puis, on se retrouve très vite pour un nouvel épisode quand il sera minuit à Bali. Musique Musique