Speaker #0Aujourd'hui, on va prendre un petit moment pour se poser, on va essayer de se recentrer sur soi-même, sur ressentir l'air qui nous entoure, le rythme calme et régulier de sa respiration, inspirer, expirer. Dans la course folle du monde moderne, toutes les informations qu'on peut accumuler, qu'on prend dans la figure, On a pris l'habitude de vivre en apnée, les yeux rivés sur des écrans, les écrans de nos ordinateurs, les écrans de nos téléphones. On scrolle, on scrolle, chaque seconde, le cœur battant au rythme d'une notification incessante. On s'est imposé un emploi du temps saturé, ou on nous a imposé aussi d'ailleurs un emploi du temps saturé. On multiplie les tâches, il faut faire des choses, il faut être dans l'action. On court après la performance, la reconnaissance et la sécurité. On nous a toujours enseigné, dès notre plus jeune âge, comment être productif, comment nous intégrer parfaitement dans la société, avec ce moule social dont je vous parle souvent, comment accumuler des biens extérieurs pour prouver que nous avons réussi. Et en fait, sans s'en rendre compte, on tombe dans un piège invisible. Nous vivons en pilotage automatique, comme pour un avion. On ne gère plus, on laisse le pilotage automatique nous amener là où il doit nous amener, emporté par un courant d'exigences extérieures que nous ne contrôlons tout simplement pas. Musique Il est minuit à Bali, l'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle. Un moment rien que pour vous, une pause pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Minua Bali vous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, aimer et avancer, ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre, plus heureux. Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, Master Coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est le changement, celui que nous préparons ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites, réinventer notre vie ou la vivre autrement. Parce qu'il n'est jamais trop tard pour devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant, quand il est minuit, à Bali. Nous ne contrôlons pas, ou très mal, ou très peu, tout ce qui nous entoure, les actions que nous pouvons mettre en place, le travail, les enfants, le mari, la femme. On subit, on subit beaucoup de choses, et inévitablement, il y a un moment où la... où le corps, l'esprit, facile, un moment de fatigue extrême, un sentiment de vide persistant, ou une épreuve qui nous arrive sur le coin de la figure et qui fait voler en éclat nos certitudes. Ça peut être une séparation, un licenciement, une maladie, que ce soit nous ou quelqu'un d'autre, ou simplement le silence d'une nuit sans sommeil, vous connaissez peut-être ça, avec tous les souvenirs, les regrets, les remords qui nous reviennent dans l'esprit, et qu'on se dit « Merde, j'aurais pas dû faire ça » . Pourquoi j'ai vécu ça ? Pourquoi j'ai réagi comme ça ? Pourquoi j'ai subi ça ? C'est à ce moment précis, quand le bruit du monde s'estompe, souvent la nuit, qu'une question surgit, discrète mais tenace. Pourquoi, pourquoi en fait je m'impose tout ça ? Pourquoi est-ce que j'épuise mon énergie à vouloir tout contrôler ? Je suis dans le contrôle, je veux tout contrôler, bien ou mal, mais en tout cas j'ai l'impression d'être vivant en contrôlant les choses. Et cette fatigue profonde que nous ressentons, dont parfois on n'est pas seulement physique, c'est une lassitude de l'âme. C'est épuisé d'avoir voulu imposer sa volonté au chaos du monde. Si on pouvait, on arrêterait les guerres, les famines, tous les cas de... dans la société, à tous les problèmes, les accidents. Si on pouvait, on arrêterait tout, on vivrait dans la paix. Mais c'est le résultat d'un conditionnement moderne qui nous pousse à nous attacher de manière obsessionnelle au résultat. Et puis, bien sûr, au regard de l'autre, à la validation d'autrui, à l'incertitude du lendemain. Nous sommes des bonnes personnes. Notre système nerveux est juste en alerte constante. Les neurosciences nous montrent que notre cerveau réagit au moindre signal numérique. Une notification, un email de notre boss, une critique voilée. Et c'est exactement de la même manière que nos ancêtres réagissaient face à un prédateur physique. Vous voyez, il n'y a pas tant de différence que ça. Nous vivons sous l'afflux constant de cortisol et d'adrénaline, endommageant nos propres cellules, accélérant notre vieillissement. Je vous ai parlé dans l'épisode, il y a deux, trois épisodes, je ne sais plus lequel, je ne sais pas dans quel autre je les range, mais d'Okinawa et de la façon que pouvaient avoir les habitants de vivre, et de vivre longtemps, de privilégier la longévité avec leur ikigai, la qualité de leur vie. Et on se demande pourquoi, pourquoi nous alors, quand on réussit à vivre bien, à vivre mieux, même âgé, pourquoi nous on se sent si fragile ? Il existe pourtant une sagesse ancienne, née dans la clarté austère de l'Antiquité, qui peut nous aider à briser ce cercle infernal. C'est quelque chose de pratique, j'ai envie de dire que c'est une philosophie pratique, réaliste, qui ne propose pas de fausses promesses ou d'illusions douces. C'est un entraînement rigoureux, par contre, de l'esprit pour faire face aux changements et aux imprévus de l'existence. Vous avez déjà entendu parler d'ailleurs, c'est le stoïcisme. C'est une philosophie portée par des esprits libres comme Epithèque, Sénèque ou Marc Aurel. Et j'aimerais explorer avec vous aujourd'hui une sagesse qui ne consiste pas à réprimer nos émotions ou à devenir froid comme le marbre, comme la neige, mais à cultiver une profonde sérénité d'esprit, une... Comme un château, une citadelle intérieure imprenable face aux tempêtes de la vie. Et au cœur du stoïcisme se trouve une règle d'or, d'une simplicité, d'une puissance inouïe, une distinction fondamentale d'épithèque qui appelle ça la dichotomie du contrôle. Grand mot, hein ? C'est le point de départ de toute liberté. Epithèque nous enseigne qu'il y a deux catégories de choses dans l'univers, ceux qui dépendent de nous et celles qui n'en dépendent pas. Ça vous rappelle peut-être quelque chose, je n'en ai pas dans un autre épisode, dans un précédent épisode, mais c'est un piculeux rappel, parce que c'est très, très, très important de comprendre. qu'il y a en finalité deux choses, dans l'univers de la vie, dans notre vie, celles qui dépendent de nous et celles qui n'en dépendent pas, tout simplement. Et qu'est-ce qui dépend de nous réellement ? C'est notre volonté intime, nos opinions, nos désirs, nos refus, nos jugements. et les actions que nous choisissons d'entreprendre. Ça, ça dépend de nous. En somme, tout ce qui prend sa source à l'intérieur de notre esprit, là où réside notre liberté de choisir notre attitude. Et vous savez, c'est ce qu'on voit à chaque épisode, comment vivre autrement, comment changer sa vie, mais pas la changer n'importe comment, en étant, en essayant d'être toujours dans une forme d'ikigai, c'est-à-dire se lever le matin en se disant « Chouette ! » J'ai passé une bonne journée parce que je sais ce qui m'attend, parce que je sais comment réagir aux choses qui vont m'arriver sur le coin de la figure. Et oui, je suis libre de vivre des choses qui me plaisent, qui m'intéressent, qui me touchent. Voilà, c'est ma liberté, ma liberté de choisir mon attitude. Alors qu'est-ce qui ne dépend pas de nous ? Ça paraît en finalité assez logique, mais on l'oublie souvent. Ce qui ne dépend pas de nous, c'est l'extérieur en fait. C'est toutes les nouvelles que nous pouvons avoir par les médias, par les réseaux sociaux, par nos proches qui nous racontent des histoires qui sont négatives, toxiques, et on prend ça de plein fouet, et en finalité, ça nous pourrit la vie. Donc la grande question qui a été posée et que l'on pose très souvent dans le stoïcisme, C'est qu'est-ce qui dépend de moi et qu'est-ce qui ne dépend pas de moi. Donne-moi la force de changer ce que je peux changer, d'accepter ce que je ne peux pas changer, et de faire la différence entre les deux. C'est en finalité ce que je vous propose aujourd'hui. Ce que je vous rappelle, parce que j'en ai déjà parlé dans d'autres épisodes. Mais en finalité, encore une fois, le mental... Cette fatigue mentale nous entraîne dans une spirale où on ne s'en sort plus et on n'arrive plus à voir le bout du tunnel en se demandant comment on va gérer tout ça. Et c'est notre façon, justement, de gérer tout ça. qui va faire la différence. Je vous donne un exemple. Si par exemple, à un moment donné, vous subissez un revers de la vie, comme par exemple quelqu'un qui vous licencie, tout simplement, dans votre boulot, votre patron... vous dites voilà c'est fini c'est terminé on arrête tout tu prends ton carton comme dans les films aux Etats-Unis tu prends ton carton, tu mets ta boule de neige dessus et tu vas dans le parking voilà c'est fini et là vous arrivez à votre voiture et vous vous dites deux possibilités vous vous dites voilà ma vie est ratée, je suis nul de toute façon enfin on a vu que j'étais une impostrice moi je le savais, ou imposteur moi je le savais que je ne valais pas le salaire qu'on me donnait que je n'étais pas à ma place et voilà, et ça c'est vraiment pas juste Et ma vie est foutue. Deuxième possibilité, c'est de vous dire, ben, ok, j'ai pas du mon boulot, mais... En finalité, c'est peut-être une opportunité de faire quelque chose que j'ai vraiment envie de faire, quelque chose qui est profondément ancré en moi et que je ne me suis jamais autorisé à faire. Voilà une autre façon de voir les choses, de transformer l'échec. Et c'est Marc Aurel qui disait ça, que de toute façon, dans chaque parcours de vie, nous rencontrons des problèmes, nous rencontrons des échecs, nous rencontrons des baffes dans la figure et qu'à un moment donné, il faut transformer ça en force. force pour avancer. C'est bien joli, mais en même temps, comment, dans la vie de tous les jours, on peut mettre en place ce principe de reconnaître les choses qui dépendent de nous, et les choses qui ne dépendent pas de nous ? C'est par exemple votre maman, ou votre oncle, ou votre meilleur ami qui vous raconte une histoire. « Ah, tu sais, Jean-Pierre, hier, il a fait ci, il a fait ça, on l'a arrêté, il est allé à la police, il t'a fait dire stop. Ok, c'est super, mais moi, ça ne m'intéresse pas. » C'est pas quelque chose que je peux contrôler, je peux pas changer, en plus, moi ça me bouffe l'esprit, mentalement, ça me bouffe l'esprit, ça ne m'intéresse pas, voilà, donc on arrête. Coupe la parole. Voilà, le côté gossip, merci. Quand on écoute à la télévision, à la radio ou dans les médias, quand on voit la guerre, comment elle évolue avec des prises de position qui font mal au cœur, qui sont stressantes, je ne vous dis pas de ne pas avoir de réflexion dessus. Je vous dis, posez-vous la question de savoir si vous pouvez changer les choses. Je ne dis pas que vous ne devez pas aller faire une manifestation ou signer une pétition, simplement qu'à un moment donné... Ça ne doit pas vous empêcher de dormir parce que vous ne pouvez rien y faire. Ça ne veut pas dire que vous devez être insensible ou que vous ne devez pas vivre vos émotions. Mais simplement, toujours faire la différence entre ce qui vous appartient, ce que vous pouvez changer et ce que vous ne pouvez pas changer. Je terminerai cet épisode avec une chose importante. À un moment donné, on se retrouve dans la vie, encore une fois, avec une charge mentale phénoménale, et on ne sait plus où on en est. Il y a dans le stoïcisme une pratique qui permet d'y voir plus clair. C'est de se libérer. De toutes les choses dont on n'a pas besoin, ou qui nous pourrissent la vie, ou qui sont toxiques. Et quand je dis les choses, je parle autant des êtres humains autour de nous que du matériel des choses de tous les jours. Je ne sais pas si vous l'avez déjà fait, mais vous allez dans votre garage, dans votre casque, cave, vous avez votre grenier, là, vous regardez, il y a 15, 20, 30, 50 cartons qui sont là et que vous n'avez pas ouverts depuis 2 ans, 3 ans. C'est le au cas où. Mais au cas où, c'est jamais... Je parle pas des affaires d'été, des affaires d'hiver. Je parle bien de choses que vous n'avez pas ouvertes depuis 5 ans, 6 ans, 10 ans. Débarrassez-vous de ces affaires-là. Elles ne vous servent à rien et en fait, elles polluent votre quotidien, votre esprit. Parce que ça ne vous sert à rien, tout simplement. C'est le nettoyage de printemps. Et ça fait du bien, vous le savez. Dans votre maison, c'est la même chose. Tout ce qui ne sert à rien, tous les bouquins que vous pourriez donner, on accumule, on accumule, on accumule à la fois son intérieur, son intérieur de maison, mais aussi son intérieur de l'esprit. Et il en avait de même pour les gens autour de vous. À un moment donné, il y a des gens que vous supportez, que vous supportez et que vous portez parfois, et qui vous font plus de mal que de bien. Ce sont des gens toxiques. À un moment donné, débarrassez-vous de ces personnes-là. Arrêtez la relation et passez à autre chose. De toute façon, vous ne les changerez pas. Ce ne sont pas des personnes ou des situations que vous allez pouvoir changer. Donc à un moment donné, il va falloir faire le tri et vous alléger. Vous alléger pour mieux être. Vous allez vous rendre compte qu'à partir du moment où vous allez commencer à vous alléger physiquement et autour de vous, votre esprit sera plus calme, plus raisonné et vous allez pouvoir faire enfin la différence entre ce qui vous appartient et ce qui ne vous appartient pas. Il est important de se poser les bonnes questions. Par exemple, quel geste infime puis-je poser pour demain pour renforcer ma paix de l'esprit et diminuer ma charge mentale ? N'ayez aucune culpabilité face à vos manquements ou à vos erreurs d'aujourd'hui. Le passé, c'est le passé. Les stoïciens ne cherchaient pas à être parfaits. Ils cherchaient simplement à progresser pas à pas, avec constance et bienveillance d'abord envers eux-mêmes, et ensuite, bien sûr, avec les autres. Le chemin, c'est le résultat. Chaque obnouvelle est une opportunité de recommencer, de rorienter Orientez votre boussole intérieure vers ce qui est juste. On parle de vertu. Et conforme à votre nature véritable. Demandez-vous ce que vous aimeriez être réellement, la personne que vous aimeriez être réellement. Pensez à votre ikigai. Qu'est-ce qui vous ferait lever plus facilement le matin ? Qu'est-ce qui vous réjouirait ? Et qu'est-ce qui ne vous appartient pas en futalité ? Quels sont les poids que vous portez qui ne vous appartiennent pas ? Cultivez votre citadelle intérieure, votre paix intérieure en vous débarrassant des choses qui ne vous appartiennent pas. Distinguez avec sagesse ce qui vous appartient, de ce qui appartient au monde en fait, au monde émotionnel. Et offrez-vous toujours le droit d'être plus curieux, de vous tester, d'enquêter sur vous pour savoir en finalité ce qui vous pèse, ce qui vous pèse trop, et de vous en séparer. Ça peut être aussi une attitude d'une personne autour de vous. vous, qui vous parle mal, qui ne vous considère pas, alors vous avez deux possibilités, là aussi, soit de supporter, et de vous dire que vous le méritez, et que, de toute façon, cette personne est comme ça, et on n'y changera rien, ou alors, de changer les choses, de considérer ça comme une opportunité, soit d'aller vers le meilleur, le mieux, en communiquant avec cette personne, en lui disant, voilà ce que je ressens, voilà comment tu me parles, je ne l'accepte pas, parce que ça, je peux le changer, donc je n'accepte pas comment tu me parles. parle. Je n'accepte pas ce que tu me dis. Je n'accepte pas que tu ne me dises pas bonjour le matin. Je n'accepte pas que tu me fasses faire... que tu me prennes pour une femme de ménage. Ça, je ne l'accepte pas, parce que je peux le changer. Mais si maintenant tu continues et que je ne peux pas le changer, que c'est des choses sur lesquelles je n'ai aucune action, il va falloir prendre des décisions drastiques. Il va falloir, tout simplement, penser à vivre différemment. Oui, je sais, c'est compliqué. C'est difficile. Mais ça vous offre les opportunités. Je ne suis pas en train de vous dire vous dire de vous séparer de la personne que vous aimez. Je vous dis simplement que vous pouvez agir sur certaines choses, alors faites-le. Et sur les choses que vous n'avez pas d'action, vous ne pouvez rien faire, dans ce cas-là, passez à autre chose. Passez à une paix intérieure et cultivez votre enquête intérieure. Mais ne vous prenez pas la tête avec des choses qui ne vous appartiennent pas. Encore une fois. Voilà, c'est un épisode que j'ai envie de vous faire. Simplement parce que très souvent, très souvent, je regarde mon quotidien et je vois des choses, surtout sur les réseaux sociaux. Je scrolle sur les... Oh là là, quelle catastrophe ! Oh, les incendies, mais ça me touche ! Oh là là ! Ça ne me rend pas insensible de me dire « Ouais, mais je ne peux rien y faire, en fait » . Ça me touche, bien évidemment, mais je vais essayer de me protéger pour changer les choses que je peux changer et accepter que le fait que certaines choses... En fatalité, je ne pourrais rien y faire. Voilà. Merci d'avoir écouté cet épisode. N'oubliez pas d'aller sur Facebook, parce que je laisse beaucoup de posts qui m'amusent ou qui me font réfléchir ou qui m'amènent faire des réflexions différentes. N'hésitez pas à donner votre point de vue. Vous pouvez aussi ne pas être d'accord à ce que je vous dis ou dire que c'est très facile de dire ça, mais que c'est pas forcément simple de le mettre en pratique. Mais c'est bien ça le principe de l'exercice de l'épisode de Minua Bali, c'est de réfléchir, tout simplement d'explorer. Des nouvelles pistes, ou de revoir aussi des choses que nous avons vues et que nous explorons différemment. N'hésitez pas à aller sur Apple Podcast, s'il vous plaît, pour me laisser des avis, de me dire ce que vous en pensez, ce que vous pensez de ce podcast Minuit à Bali, en mettant bien sûr 5 étoiles, d'aller sur Spotify. Et on se retrouve très bientôt quand il sera minuit à Bali. Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique Musique.Réal.Réal.Réal.Réal.Réal.Réal.Réal.Réal.Réal.Réal.Réal.Réal.Réal.Réal.Réal.Réal.