Speaker #0Nous vivons tous et toutes dans un état de surstimulation permanente que nous avons fini par accepter comme la norme absolue de l'existence humaine. Mais pose-nous la question, est-ce que c'est vraiment la réalité ou c'est simplement nous qui sommes pris à notre propre piège ou que l'on était pris dans un piège collectif, un mirage collectif ? Je vous explique. Dans la philosophie orientale, et plus particulièrement dans le bouddhisme, il existe un concept vieux de plusieurs millénaires pour désigner ce voile qui obscurcit notre perception et nous maintient dans une forme de brouillard. Ça s'appelle la maya. Souvent traduite de manière simpliste par l'illusion ou la grande magicienne. La magie n'est pas un monde imaginaire, une hallucination visuelle ou un rêve de science-fiction. C'est notre tendance profonde, à vous, à moi, cette science-fiction. tendance presque instinctive à prendre pour réelle, solide et permanent, ce qui n'est en vérité que transitoire, fluide et insubstantiel. C'est le filtre déformant de nos conditionnements, les revoilà, de nos mémoires, de nos projections mentales et de nos peurs qui s'interposent constamment entre nous et la réalité nue du monde. Aujourd'hui, j'aimerais que nous utilisions cette clé de lecture, la maya, cette clé de lecture ancestrale pour disséquer nos existences modernes, pour essayer de mieux nous comprendre. Non pas pour perdre des abstractions théoriques ou partir sur des débats dérudis, mais pour comprendre de manière extrêmement concrète comment nous nous laissons quotidiennement voler notre paix intérieure. d'ailleurs, par des fausses urgences. Et comment, comment nous pouvons commencer à déchirer ce voile ? Il est minuit à Bali, l'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle. Un moment rien que pour vous, une pause, pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Minuit à Bali vous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, aimer et avancer. Ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre, plus heureux. Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, Master Coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est le changement, celui que nous préparons ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites. mythes, réinventer notre vie ou la vivre autrement. Parce qu'il n'est jamais trop tard pour devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant quand il est minuit à Bali. Le premier visage de la maya moderne, le plus visible et le plus destructeur, c'est l'illusion que tout. doit aller vite. Nous avons construit ou mis en place, mis sur un piédestal, la vitesse comme vertu cardinale de notre époque. Celui qui va vite est considéré comme performant, important, utile, pleinement vivant. Et à l'inverse, celui qui prend son temps, qui ralentit ou qui s'arrête, est immédiatement suspecté de paresse, de faiblesse, de déconnexion avec le monde réel. Notre cerveau moderne est configuré pour réagir instantanément aux signaux de son environnement. Chaque vibration d'un smartphone, chaque notification rouge, chaque email qui s'affiche en haut de l'écran déclenche en nous de micro-décharges d'hormones de stress, de l'adrénaline et du cortisol. Et sur le plan physiologique, notre système nerveux réagit à une relance professionnelle urgente de la même manière que nos ancêtres préhistoriques réagissaient à l'approche d'un prédateur dans la jungle. Nous sommes... biologiquement, câblée, pour l'alerte et la survie. On pourrait dire que ce n'est pas notre faute, c'est notre inconscient. Mais la manière moderne a détourné ce mécanisme de survie pour en faire la trame de notre quotidien. Elle a transformé une fonction d'alerte temporaire en un bruit de fond permanent qui use notre organisme. Ce qu'on appelle quelque part la fatigue mentale, mais aussi la fatigue physique. Nous traitons l'insignifiant avec le même degré de gravité et d'urgence que le vital. Nous passons nos journées à courir d'une tâche à l'autre sans jamais habiter le moment présent, convaincus que si nous nous arrêtons, tout va s'effondrer autour de nous. C'est l'illusion du mouvement. Nous croyons avancer parce que nous accumulons les kilomètres sur notre compteur mental. Alors que nous ne faisons que tourner en rond dans une route de hamster, fatigué, épuisé, même incapable de nous arrêter. Lorsque vous prononcez ou pensez cette phrase si simple, si banale qu'on dit tous les jours, j'ai pas le temps, j'ai pas le temps. Prenez un instant pour vous arrêter sur ces mots qui parlent en vous à cet instant précis. Est-ce un besoin physique et psychologique réel ou est-ce simplement votre conditionnement social qui vous dicte que pour avoir de la valeur aux yeux des autres, vous devez obligatoirement être débordé ? Se déconnecter de cette fausse urgence, refuser de se laisser dicter son rythme par les algorithmes ou les exigences d'un système malade, malade par sa propre vitesse, n'est pas un caprice esthète. C'est un acte de légitime défense pour votre équilibre mental et votre souveraineté. Le deuxième pilier de notre conditionnement quotidien, c'est notre rapport boulimique à l'information. Vu que le premier, c'était notre rapport au temps, on pense toujours qu'on n'a pas le temps, le deuxième, c'est ce rapport à l'information et ce besoin de consommer de l'information. Nous vivons dans une ère de saturation cognitive permanente. Du matin au soir, de notre premier réveil jusqu'à nos dernières minutes, avant de fermer les yeux, nous ingérons des flots continus d'images, de données, de vidéos absurdes qui ne servent à rien, de commentaires, de polémiques et d'alertes médiatiques. Dans la philosophie bouddhiste, la racine de toute souffrance est attribuée à l'ignorance, ou avidia. Mais attention à ne pas faire de contresens sur ce terme. Dans les textes anciens, l'ignorance ne désigne pas un manque d'instruction, de culture, ou de connaissances factuelles. C'est tout le contraire. C'est l'accumulation frénétique, désordonnée et superficielle, et surtout superficielle, de données extérieures, et qui est souvent la forme la plus subtile et la plus solide de l'ignorance. C'est ce que nous dit en tout cas la philosophie bouddhiste, qui ne connaissait pas encore les réseaux sociaux d'ailleurs. C'est croire que parce que nous suivons le flux d'actualité en temps réel, parce que nous... connaissons le dernier scandale ou la dernière tendance, nous comprenons mieux le monde ou nous comprenons mieux nous-mêmes. Cette surconsommation d'informations agit comme un écran de fumée qui masque notre vide intérieur. Ça sature notre espace psychique ne laissant plus aucun millimètre de vide. Pourtant, le vide est indispensable. C'est le concept de ma. dans la tradition artistique et philosophique orientale. Cet intervalle de silence, cet espace non écrit, qui donne toute sa résonance et sa beauté à la musique ou au texte. Sans ce vide intérieur, aucune clarté d'esprit, aucune véritable intuition ne peut émerger. Quand votre cerveau est constamment colonisé par les pensées des autres, par leur colère virtuelle bien sûr, par leur réussite scénarisée sur les réseaux sociaux, et par leur projection anxiogène, comment peut-on espérer entendre le murmure subtil de notre propre vérité ? Cet instant, cet espace du mât. La maya moderne se nourrit de cette boulimie de données. Elle crée l'illusion rassurante que pour être en sécurité dans ce monde incertain, il faut tout savoir, tout analyser, tout prévoir. C'est la raison pour laquelle, autour de nous, nous avons tant de gens qui ont toujours un avis à donner sur toutes les choses, toutes les informations, toutes les choses qu'ils peuvent rencontrer. Nous lisons des dizaines d'ouvrages sur la spiritualité, sur le développement personnel, sur le changement de vie, mais nous n'expérimentons rien. dans la matière. Nous remplaçons le cheminement réel par la consommation de concepts intellectuels. Nous nous croyons en évolution parce que nous accumulons des théories dans notre tête alors que nous sommes simplement en train de saturer notre mental pour éviter d'avoir à faire face au silence. C'est la même chose quand vous écoutez d'ailleurs le podcast Menu à Bali. Si vous ne mettez pas en pratique ce que je vous explique, si vous n'essayez pas, si vous n'êtes pas curieux et que vous n'êtes pas en pratique, que vous ne testez pas, vous commencez à accumuler, vous continuez à accumuler des théories qui ne seront jamais mises en pratique très certainement et vous saturez votre mental. Tout ça pour ne pas vous retrouver face à vous-même et à essayer de nouvelles choses. Le troisième pilier, le troisième masque de la maya, le plus intime et c'est peut-être le plus difficile à retirer, c'est celui de l'attachement matériel et de l'identification à l'ego. On le connaît tous. Depuis notre enfance, la société nous conditionne à croire que notre existence est définie par ce que nous possédons, par l'esthétique de nos acquisitions, par notre niveau de vie et par les étiquettes sociales que nous aborons fièrement sur le corps. Carte de visite. Le bouddhisme met en lumière une loi universelle incontournable, le Anika, l'impermanence fondamentale de toute chose. Rien, rien, dans le monde physique, absolument rien ne peut demeurer stable et permanent. Nous l'avons déjà vu. Dans d'autres épisodes de Minuit à Bali, on en a déjà parlé, l'importance pour vivre autrement, pour changer de vie, de comprendre que tout est en permanence. Les objets s'usent, les fortunes fluctuent, les postes professionnels prestigieux disparaissent et les corps vieillissent. Pourtant, notre conditionnement nous pousse à passer notre vie entière à bâtir, ou à essayer de bâtir, une citadelle de sécurité absolue en utilisant des briques de sable mouvant. Nous souffrons. Parce que nous voulons désespérément fixer ce qui par nature fluide et impermanent, nous nous accrochons à notre image sociale, à l'approbation de notre entourage, à l'idée que nous devons correspondre à un idéal de réussite standardisé pour avoir le droit d'être accepté, d'être aimé tout simplement, ou respecté. Et c'est dans ce décalage douloureux que prend sa source la peur de déplaire, ce qui est l'un des plus puissants outils de contrôle et de conditionnement social. La peur de déplaire. La peur de déplaire, c'est le chien de garde de l'illusion. C'est elle qui vous murmure à l'oreille d'accepter ce projet professionnel qui ne fait aucun sens pour vous, de garder surtout votre travail alors que vous en avez marre. Mais ça, par contre, ça plaît à votre hiérarchie. Donc c'est OK parce que vous allez être aimé et respecté, en tout cas dans l'histoire. l'illusion. C'est elle qui vous incite aussi à vous taire lorsque vous devriez parler, lorsque vous devriez vous lever, lever votre poing pour dire non, je ne suis pas d'accord. Ou alors qui vous fait acquiescer dans le chemin de tête polie. Tout votre être intérieur crie le contraire, il n'est pas d'accord. Vous saviez que si vous preniez le temps de vous poser, vous ne seriez pas d'accord, mais vous avez dit ok, vous avez dit oui. Cette peur qui vous pousse à dépenser de l'argent, et que vous n'avez pas pour acheter les choses dont vous n'avez pas besoin, mais afin d'impressionner les gens, que vous n'appréciez même pas en plus. Nous vivons sous la juridiction permanente du regard d'autrui. Nous construisons une structure mentale rigide, l'égout, et nous dépensons une quantité colossale d'énergie à la défendre, à la protéger, protéger des critiques. Et puis à l'alimenter en validation extérieure. Nous avons besoin du regard de l'autre pour savoir que nous existons. Faites cette expérience de pensée simple. Peut-être ce soir, peut-être demain. Si ce soir ou demain, justement, par un coup du sort, on vous dépouille de votre titre professionnel. Vous n'êtes plus directrice, vous n'êtes plus directeur, vous n'avez plus de profession, de votre statut de citoyen respectable. Ah oui, vous avez toujours payé vos impôts, vous avez toujours tout payé en temps et en heure, et tout d'un coup, on vous enlève ce statut de citoyen respectable. Quand vous enlèvez votre épargne financière, ça y est, plus de pépettes de côté, vous n'avez plus d'argent de côté, on vous enlève tout. de votre réputation numérique et même des attributs physiques dont vous êtes le plus fier, peut-être vos seins, vos fesses, votre visage, votre sourire. Si on vous enlève tout ça, qu'est-ce qui reste de vous ? Là, maintenant, dans la pièce, dans la chambre où vous êtes, qu'est-ce qui reste de vous ? Pensez-y, ce soir, demain, on vous dépouille de tout, titre professionnel, statut de citoyen, respectacle de vos économies, de votre réputation que vous avez mis tant de temps à faire sur Internet, dans votre boulot, vous n'existez plus. Et puis même, physiquement, on vous a tout enlevé. Je ne dis pas que vous êtes moche, mais simplement qu'on vous a enlevé les attributs dont vous êtes fiers. Et si cette perspective vous provoque un vertige ou une angoisse, eh bien c'est l'indicateur précis de votre identification à la maya. Ce qui demeure lorsque tous ces attributs de surface sont retirés, c'est votre nature essentielle. Alors, Face à ce constat, que pouvons-nous faire ? Comment parvenons-nous à déchirer ce tissu d'illusion quotidienne sans pour autant devoir fuir notre réalité, abandonner nos familles ou nous retirer du monde social ? Il ne s'agit pas de partir en mode ermite. Le véritable déconditionnement ne demande pas une rupture extérieure spectaculaire. Il s'agit d'une révolution invisible, d'un changement de perspective intérieure, progressive mais radicale. C'est ce que le bouddhiste, encore une fois, nomme la sortie du samsara. Ce cycle automatique où nous reproduisons inassablement les mêmes schémas de souffrance à cause de nos projections erronées. Et la première étape, c'est de cette libération qui consiste à abandonner l'illusion du contrôle. On l'a vu, on ne peut pas gérer le temps. On pense qu'on est toujours submergé par le temps, qu'on n'a pas le temps. Eh bien, notre mental passe un temps infini à vouloir plier la réalité à ses désirs personnels. Nous voulons que les autres se comportent selon nos critères, que l'économie sociale soit stable et que les imprévus n'existent pas. et que l'avenir se déroule exactement comme nous l'avons planifié, la première étape, c'est d'aller contre cette lutte contre le réel et la source d'une fatigue nerveuse, indicible, et bien on va passer par le lâcher prise. Et ce n'est pas une capitulation ou une acceptation passive de l'injustice. C'est la reconnaissance lucide de la frontière entre ce qui dépend de notre volonté et ce qui ne dépend pas de notre volonté. C'est la première étape. Abandonner l'illusion du contrôle. La deuxième étape est de reprendre à la maîtrise de notre attention. Notre attention est la ressource la plus précieuse que nous possédons, et c'est précisément celle que toutes les industries modernes tentent de capter et de monétiser à chaque seconde. Vous n'êtes pas obligé de laisser n'importe quel événement, n'importe quelle urgence artificielle ou n'importe quelle flot de négativité s'installer dans votre esprit. Vous avez le droit d'établir des frontières étanches et d'apprendre à filtrer l'information avec une rigueur presque hygiénique. La deuxième étape est donc de reprendre la maîtrise de notre attention. La troisième étape est la pratique de la présence à l'action. Il s'agit de ramener notre esprit là où se trouve notre corps physique. Lorsque vous préparez votre café ou votre thé le matin, soyez entièrement avec l'eau qui chauffe, l'arôme qui s'échappe, le poids de la tasse dans votre main. On l'apprend d'ailleurs dans le kensugi, cette méthode de pleine conscience, pleine présence. Lorsque vous écoutez votre enfant, votre conjoint ou un ami, offrez-lui une attention totale. Débarrassez du besoin de reformuler ou de formuler votre prochaine réponse ou de consulter vos messages du coin de l'œil. D'ailleurs, à ce propos, quand vous êtes en conversation avec un ami, regardez-vous, ou plutôt écoutez-vous penser. Vous verrez que pendant qu'il parle, vous préparez déjà les observations ou les questions suivantes. Soyez au moment présent et offrez-lui une attention totale. Lorsque vous marchez dans la rue, ressentez le contact de vos pieds sur le sol plutôt que de planifier votre journée de travail. Et c'est ce retour méthodique, humble et répété à la matérialité de l'instant présent qui prive l'anxiété de son carburant principal. Car l'anxiété, la culpabilité et le stress ne peuvent survivre que si vous leur fournissez du temps psychologique. Ils ont besoin que vous projetiez dans le futur ou que vous reminiez le passé pour exister. Dès que vous ramenez l'intégralité de votre conscience de la seconde présence, la maya se dissipe d'elle-même, laisse place à une simplicité désarmante et paisible. Alors la maya n'est pas une force extérieure mystique qui cherche à vous nuire, c'est simplement le mode par défaut de notre mental lorsqu'il est laissé à lui-même, sans vigilance, sans conscience, c'est l'automatisme de la peur, du désir et du conditionnement. Mais ce mécanisme n'est pas une finalité. Vous avez à chaque instant le pouvoir d'observer ce jeu d'illusion et par le simple fait de l'observer, sans vous identifier, d'en réduire l'emprise sur votre vie. Chaque fois que vous choisissez délibérément de ralentir, alors que tout votre environnement vous pousse à accélérer, chaque fois que vous éteignez les écrans pour savourer le moment simple, la présence brute du silence, chaque fois... que vous refusez de vous définir par votre statut matériel ou professionnel, parce que vous avez des économies, parce que vous avez des biens matériels, vous ouvrez une brèche lumineuse dans le tissu des illusions collectives. Vous n'avez pas besoin de prouver quoi que ce soit à qui que ce soit pour mériter votre place dans ce monde. Vous n'avez pas besoin de courir après les chimères d'une réussite extérieure standardisée pour être complet. Tout ça, ça fait partie du spectre de la maya. La seule réalité physique est tangible à cette seconde, là, maintenant, tout de suite, là, c'est ce souffle régulier qui vous traverse. Inspiration, expiration. Ce cœur qui bat sans que vous n'ayez besoin de lui demander ou de faire quelque chose pour qu'il puisse battre. Il bat tout seul, tranquillement. à son rythme. Et cette présence silencieuse, tranquille, qui vous écoute et qui observe le monde. La clé de votre liberté intérieure, ce n'est pas de chercher dans l'acquisition d'un nouveau savoir à coup de réseaux sociaux et de vidéos d'une minute ou de quinze minutes sur un sujet qui en mériterait des journées et des années entières pour mieux le comprendre. Ce n'est pas une nouvelle position sociale ou un quelconque accomplissement dans le futur. C'est... Le moment où la clé de la liberté est déjà là, parfaitement accessible, tapis sous le bruit incessant de vos pensées et de vos illusions, dans ce calme originel qui n'attend que votre décision d'y revenir. Prenez soin de votre esprit. Apprenez à chérir les espaces vides de vos journées. Et comme toujours, offrez-vous le droit d'être curieux et d'essayer. N'oubliez pas de laisser des étoiles sur Spotify, sur Apple Podcast, partir sur le Facebook pour voir les nouvelles, le post que je vous ai laissé rien que pour vous. Et on se retrouve très bientôt quand il sera minuit à Bali. Musique de générique