- Speaker #0
Quand on est anxieux, aimer peut vite devenir un sport de haut niveau. Tu veux être aimé, mais t'as peur de déranger. Tu veux être libre, mais tu paniques dès que l'autre s'éloigne. Et à force, t'as l'impression que ton cœur et ton mental jouent à un tir à la corde permanent. Mais est-ce que ça veut dire qu'on est condamné à vivre des relations compliquées ? Ou est-il possible d'aimer sans se perdre ? Aujourd'hui, on va parler de ce grand terrain de jeu émotionnel qu'est le couple et de ce qu'il réveille chez les personnes sensibles et anxieuses. Mon invitée du jour, c'est Nathalie Lesage, coach en thérapie de couple positive et autrice du livre « Et si le bonheur se cultivait à deux ? » . Elle nous explique comment passer du lien inconscient au lien conscient, comment différencier amour et attachement, et surtout, comment construire une relation qui ne réveille plus tes blessures, mais t'aide à les guérir. Installe-toi confortablement, je te promets une conversation à cœur ouvert, mais surtout sans culpabilité. A tout de suite pour l'épisode 48 de Mission Anxiété Zéro. Bienvenue dans Mission Anxiété Zéro. Ici, c'est en safe space sans langue de bois, dans lequel je vais t'aider à questionner tes automatismes émotionnels. Moi c'est Sandra, je suis psychoanalyste et ma mission... c'est d'accompagner mes clients à prendre soin de leur bien-être mental pour être plus heureux, mieux concentrés et mettre plus de sens dans leur quotidien. Alors si toi aussi tu cherches des solutions concrètes et actionnables pour gérer tes émotions et mettre ton anxiété à zéro,
- Speaker #1
installe-toi, tu es au bon endroit.
- Speaker #0
Bienvenue dans ce nouvel épisode de Mission Anxiété Zéro. Aujourd'hui j'accueille Nathalie. Merci d'être avec moi ce matin, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Eh bien bonjour Sandra, bonjour à tous, je vais très très bien, je suis très contente d'être là et de parler de mon sujet favori.
- Speaker #0
Merci, merci tellement d'avoir accepté l'invitation. Nathalie, tu es, moi j'appelle ça love coach, mais tu es coach spécialisé en thérapie positive de couple, mais tu es aussi l'autrice du livre « Et si le bonheur se cultivait à deux » . Et si je t'ai invitée aujourd'hui, c'est pour mettre les pieds dans le plat sur un sujet qui est source d'anxiété pour beaucoup de monde. Roulement de tambour, les relations de couple. Et bien sûr, toutes les questions qu'on se pose et qui tournent autour du sujet, qu'on soit en couple ou célibataire d'ailleurs. Et puis, sur cette saison 3, j'ai envie d'aller au cœur de gros sujets d'anxiété. Même ceux qui ne sont pas confortables pour moi à aborder. Parce que forcément, moi je prône fièrement l'autonomie avant tout. Parce que c'est une valeur... important pour moi en tant que femme, mais j'ai aussi envie de montrer l'exemple et de montrer qu'on peut sortir de sa zone de confort et qu'il ne va rien nous arriver de mal pour autant. Donc aujourd'hui, ma chère Nathalie, tu vas nous apporter des clés aux auditeurs et à moi pour assouplir notre rapport aux relations de couple. Avant tout, est-ce que tu peux nous expliquer ce qui t'a conduite à... à faire ce métier ?
- Speaker #1
J'ai toujours été passionnée par le développement personnel. Ça a duré très, très, très longtemps, peut-être dès mon plus jeune âge. La vie a fait que je n'ai pas eu la possibilité. Et il a fallu une grosse crise de couple pour me remettre en question et pour comprendre qu'effectivement, je suis en couple depuis 40 ans. Wow ! Oui. Et bien sûr, pour... Il faut être honnête, il y a des hauts et des bas. Et moi, c'est lors d'une très grosse crise que j'ai pris conscience de mon manque d'éducation sur le couple. Et c'est là que j'ai décidé de reprendre mes études. J'ai donc suivi le cursus de Yvon Dallaire, c'est un psychologue canadien. Et j'ai choisi la thérapie positive du couple. Parce qu'effectivement, en ayant suivi une thérapie positive lors de ma crise, Je me suis aperçue que c'était pas... Le couple n'était pas démontré comme quelque chose de très positif. Je n'ai pas eu les clés. J'ai suivi cette thérapie qui ne m'a pas apporté grand-chose. Et donc, c'est quand j'ai rencontré Yvan Dallaire que là, j'ai compris qu'en fait, il y avait des choses qu'on devait savoir dès le départ.
- Speaker #0
C'est quoi ? Est-ce que tu peux nous expliquer ce que c'est de la thérapie ? positive de couple, c'est quoi la différence avec la thérapie de couple ? Est-ce que tu peux un petit peu expliquer pour qu'on puisse y voir plus clair ?
- Speaker #1
Lorsque j'ai suivi la thérapie de couple, on y va, on explique ses problèmes, on parle de son passé. En fait, j'ai eu l'impression qu'on n'avait parlé que de négatif. Et quand j'ai suivi la thérapie positive du couple, en fait, on ne ressort que le positif. Déjà, ce qui est passé est passé, de toute façon, on ne peut pas le changer. Et là, on va construire un nouveau couple, on va comprendre les nouveaux schémas, on va comprendre comment une femme peut se retrouver, parce que souvent, c'est un peu le souci quand on est en couple, on vit l'un pour l'autre et on s'oublie, surtout avec les années, bien sûr. Donc voilà, j'ai trouvé que la thérapie positive me convenait complètement et c'est là que j'ai décidé d'en faire mon métier. J'ai fait cette partie-là, je suis coach aussi, mais j'ai ces deux casquettes-là et au final, bien sûr, je reçois des coupes. mais principalement des femmes. Des femmes qui sont mariées depuis un certain temps et qui se sont oubliées dans leur couple. C'est un très mauvais moment. Et donc, c'est mon cœur de métier.
- Speaker #0
C'est super intéressant. En tant que thérapeute, je vais avoir tendance à dire comment tu peux construire quelque chose de positif dans ton couple si il y a encore des cadavres dans les tiroirs. Parce que les éléments négatifs du passé, si tu ne les pardonnes pas quelque part, C'est compliqué de planquer le négatif sous le tapis et de dire, « Allez, maintenant c'est positif notre couple, Gérard ! »
- Speaker #1
Alors, ce qui se passe déjà, c'est qu'avec les années, on a souvent tendance, après cette fameuse lune de miel, la première étape du couple, on a souvent tendance à voir les travers de l'autre. Sauf qu'il y a un moment avec les années, on ne voit plus que les travers. Et vous le verrez souvent dans les couples qui sont depuis très longtemps ensemble et qui vivent des crises, il n'y a que des reproches. Madame a tous les défauts du monde entier, Monsieur a tous les défauts du monde entier. Et donc on va travailler, qu'à un moment ils se sont bien rencontrés, ils se sont aimés, il y a beaucoup de choses qu'ils ont aimées l'un de l'autre, sauf qu'avec le temps ils se sont oubliés. Et donc on va travailler sur cette partie-là. Tout ce que Monsieur ou Madame a aimé lors de leur première rencontre.
- Speaker #0
Parce que pendant les premières rencontres, des fois, c'est quand même courant d'observer que les gens survendent un petit peu le produit, qu'on va se pimper un peu. Là, en plus, avec les applications de rencontre, tu vois les photos filtrées au taquet, tu te dis, mais ce n'est pas possible, ce n'est pas le même mec. Comment tu relis les gens à ça ? Tu sais, quand tu sors de la phase où tu es juste toi-même, comment tu t'y prends ?
- Speaker #1
Lorsque le couple quitte la lune de miel et se retrouve dans la réalité ?
- Speaker #0
Alors pas forcément, parce que tu peux toujours être en lune de miel, mais pour autant avoir arrêté de prétendre être quelqu'un que tu n'es pas. Parce que c'est un cas qu'on va souvent rencontrer, de se faire passer la grenouille qui se veut plus grosse que le bœuf. Sauf qu'on se rend compte, ça ne veut pas dire que la personne n'est pas une belle personne quand elle est elle-même, mais au bout d'un moment forcément elle redevient elle-même. Moi, je considère que la lune de miel, elle considère quand les deux personnes, elles sont, ok, voilà qui je suis vraiment et voilà qui tu es vraiment. Et mon nom comme ça. Mais qu'est-ce qui fait qu'on arrête de voir la personne comme elle est réellement et que finalement, on ne trouve que des choses à lui reprocher ? Tu parlais d'étapes de couple tout à l'heure. Est-ce que c'est lié à ça ?
- Speaker #1
Alors, heureusement, tout le monde ne fait pas ça pendant la lune de miel. Heureusement, il y a des hommes et des femmes qui disent la vérité dès le départ. Heureusement. et qu'ils ne mettent pas des mauvaises photos sur Meetic parce que maintenant, on sait que beaucoup de gens se rencontrent via les sites. Mais honnêtement, l'honnêteté, c'est la première chose que je prône parce que si on commence déjà une relation avec des mensonges, je pense qu'on ne va pas aller loin. Après, ça dépend de ce que l'on veut. Mais bon, en général, les gens qui viennent me voir, c'est des gens qui ont vécu déjà cette lune de miel, qui sont passés par toutes ces étapes. Sauf que là… Ils sont à un moment où ils ne se retrouvent plus parce que c'est vrai que la routine, le quotidien, tout abîme le couple. Quand on est honnête, ce n'est quand même pas facile de vivre au quotidien avec quelqu'un. De toute façon, je n'en rends que rien. Je n'ai pas de baguette magique. Je le dis bien à tous mes clients et mes clientes. La seule chose, c'est qu'effectivement, il faut être honnête. Et il faut dire les choses. Il faut dire, oui, j'ai besoin de certaines choses, mais dire la chose. Et c'est là où les gens ont tellement de mal à ce côté honnête, par peur de blesser, par peur de montrer une face sombre que l'on a. L'honnêteté, ça éclaircirait tellement de choses. Donc, c'est ce que j'explique toujours. Déjà, il y a une éducation. Déjà, la première chose que je dis, ça ne sert à rien. de vouloir changer l'autre. L'homme et la femme, nous sommes totalement différents. Donc arrêtons de vouloir les changer. Et en plus, quand on évolue pendant de très longues années comme ça, chacun évolue de son côté. Et c'est pour ça que je propose ce fameux bilan de couple, parce que j'appelle ça comme un contrôle technique, c'est juste de savoir où on en est à l'instant T. Est-ce que l'on est encore sur les mêmes... sur les mêmes voies. Est-ce que Madame, elle est toujours d'accord pour rester à la maison ou de continuer sa carrière ? Est-ce que Monsieur... Il y a tellement de choses, il y a tellement de piliers à travailler que ce bilan de couple, pour moi, il est primordial. Et tant que les gens ne comprendront pas qu'un couple évolue et qu'il faut absolument s'en occuper et le nourrir en quotidien, c'est pareil, on croit toujours que tout va se faire naturellement. Non, non, non, il n'y a rien qui se fait naturellement. En fait, le couple, c'est un travail, ce sont des efforts. Et ne pas croire que tout va se faire naturellement, ce n'est pas vrai.
- Speaker #0
Oui. Mais c'est vrai que j'ai l'impression que dans un couple, entre le moment où le couple s'est mis ensemble et puis plus tard, au fil des ans, sur l'évolution au fil des années, il arrive que chacun change aussi individuellement. Mais c'est comme si ça reste assez rare que les personnes osent aussi dire « Écoute, je n'ai plus la même vision du couple » que ce qu'on a eues quand on s'est mis ensemble. Ce que j'observe dans le cabinet, c'est que les gens, beaucoup en tout cas, pas tout le monde, il y en a qui osent en parler parce qu'ils ont beaucoup de sécurité intérieure dans leur vie, qui sentent cet amour inconditionnel en fait, mais j'observe que quand même beaucoup de personnes vont avoir tendance à ne pas oser dire parce que c'était comme si elles avaient l'impression de trahir la promesse, l'engagement fait dans le couple au début, alors que dans leur vie aujourd'hui, personnellement, elles n'ont plus du tout envie. elles ont juste changé de cap.
- Speaker #1
Exactement. C'est pour ça que j'insiste beaucoup auprès des couples en leur disant « mais quand est-ce que vous avez des communications, vous avez des conversations tous les deux et que tous les deux ? » C'est-à-dire sans les enfants, sans personne, mais face à face, sans télévision non plus, sans écran, avec un lien, une belle connexion pour se dire les choses. Mais ça, c'est ce que je leur dis. Qu'est-ce que c'est 10 minutes, un quart d'heure, même par semaine ? Qu'est-ce que c'est ? C'est rien. Et malheureusement, les gens n'arrivent même pas à trouver ce temps. Et ils me disent toujours les mêmes choses. Ah ben oui, mais il y a les enfants, il y a tout ça. Ce que je leur dis, les enfants se couchent plus tôt normalement que les parents. Après, quand on veut, pour moi, quand on veut, on peut, c'est une volonté. Est-ce que l'on veut que notre couple dure ? Et quand on a ces moments d'échange, c'est là qu'il ne faut pas que ça soit… occasionnellement, il faut que ça soit quand même régulier. Et c'est à ce moment-là que l'on peut dire ce que l'on ressent et dire, tiens, j'ai l'impression qu'en ce moment, je suis au travail, que tu passes beaucoup de temps au travail, est-ce que tu souhaites évoluer ? Voilà. Après, si on commence à amorcer ce type de conversation, on voit bien qu'il y a quelque chose qui évolue quand même, à part être dans le déni. Là, c'est un autre problème. Mais si vraiment, on communique régulièrement et de façon Mouah ! constructive, normalement, on voit son évolution. Et effectivement, de toute façon, il ne faut pas croire sur une vie, chacun évolue. On ne peut pas rester pareil entre 20 et 60 ans.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'on fait quand l'une des deux personnes n'est pas prête à avoir de discussion ? C'est un cas dont je me souviens, dans un de mes précédents couples, par exemple, je pense que j'ai dû passer des mois. Ce ne sont pas des mois, c'est trois mois. cet ultimatum de trois mois à essayer d'ouvrir, d'engager la conversation. Mais j'étais face à un mur et je ne pouvais pas parce que tu parles de déni. Mais en fait, quand tu es confrontée à ça en tant qu'autre membre du colocataire de couple, comment on gère ça ?
- Speaker #1
Alors, la première chose que je demande toujours à un couple lorsqu'ils viennent me voir, est-ce que vous vous aimez encore ? Je demande ça. à l'homme, et je demande ça à la fin, est-ce que vous aimez encore ? Parce qu'effectivement, quand il n'y a plus d'amour, de toute façon, on ne peut pas faire grand-chose. Mais par contre, non, je leur pose des questions honnêtes et je leur dis est-ce que vous souhaitez continuer ensemble ? Je les pique un peu, en fait. Parce qu'à un moment, il faut se réveiller aussi. Il ne faut pas que l'autre fasse toujours des efforts. Je le vois régulièrement. Il y a des gens, ils feraient n'importe quoi et on voit bien l'autre. Alors, à un moment, quand je le sens, de toute façon, ça se sent au cabinet, j'ai les deux en face, je me pose la question, est-ce que vous souhaitez continuer la relation ? Et là, on voit bien, la personne, parce que quand je prends, elle est directe. Donc, je suis très bienveillante, très gentille, mais il y a un moment, il faut réveiller quand même les consciences.
- Speaker #0
Quand est-ce qu'on sait que ça vaut encore la peine de trouver des solutions ou qu'il faut lâcher l'affaire et qu'il faut arrêter ?
- Speaker #1
Alors, c'est très intéressant comme question. Quand les deux s'aiment, c'est possible. C'est possible. Ça, on va dire que c'est le miracle de la voix.
- Speaker #0
Même dans les cas où elle s'en pense ?
- Speaker #1
Ah non, alors là, par contre, quand il y a de la…
- Speaker #0
parce que j'aimerais qu'on clarifie alors j'entends quand tu dis tant qu'il y a de l'amour c'est possible et je suis, je partage je partage à 1000% ce que tu dis mais j'ai aussi beaucoup enfin c'est pas que j'ai l'impression c'est que je vois factuellement que beaucoup confondent l'amour avec la dépendance affective ou la dépendance tout court parce que, oui non mais il ou elle m'aime ok, quelles sont vos relations ? il ou elle m'insulte régulièrement, m'humilie régulièrement ok, ok mais tu te sens aimée ? non mais bon, il ou elle même à sa manière ah ok, d'accord, dans les pires des cas c'est des cas de violence physique ou sexuelle et non mais il ou elle même, ok et dans cette situation là ça relance même le Merci. Ça relance même la question philosophique sur « mais c'est quoi l'amour, en fait ? »
- Speaker #1
Ah oui, oui, non, non, je ne sais pas. Oui, non, je te rejoins complètement, Sandra. Non, non, je ne suis pas du tout… De toute façon, déjà, dès qu'il y a des formes de violences physiques, là, bien sûr, je ne cautionne pas du tout. Alors, les gens sont toujours venus me consulter avant, mais c'était à la limite. Ils sont presque à la limite. Ou même quand la femme vient seule, elle vient parce qu'elle me dit « je sens qu'il y a une tension » . Et là... Je sais qu'on est à la limite, il n'en peut plus et il va passer à l'acte. Donc dans ces cas-là, bien sûr qu'il ne faut surtout pas accepter ça, et je n'appelle pas ça de l'amour, bien sûr. Même les violences sexuelles ou les violences, aucune violence. Mais on parle de violences sexuelles, de violences physiques, mais la violence aussi morale, elle est terrible.
- Speaker #0
Ah mais oui, oui, oui. Le nombre de personnes qu'on récupère en consultation, Parce qu'elles sont complètement détruites par un conjoint ou une conjointe qui les insultent tous les jours sur leur physique, sur leur intelligence, qui les discriminent, qui les humilient publiquement, et qui arrivent alors qu'en fait ce sont des personnes qui ont des bagages énormes et un potentiel fantastique, sauf qu'à force de s'être fait répéter tous ces trucs dégueulasses pendant des années,
- Speaker #1
parce qu'en plus ce n'est pas des mois,
- Speaker #0
c'est des années, à se rendre compte qu'il y a quelque chose qui ne va pas, J'ai vu des personnes, humainement fantastiques, douter de leur gentillesse, douter de leur bonté, douter de tout. Et je trouve ça fou de mettre ça sur le dos de l'amour. Non, ce n'est pas de l'amour.
- Speaker #1
Non, mais après, quand elles conscientisent, elles prennent quand même conscience que ce n'est plus de l'amour. Mais elles mettent qu'elles arrivent à ça. De toute façon, on voit des cas... Dès qu'elles arrivent dans le cabinet, c'est qu'elles ont pris conscience. De toute façon, dès qu'elles prennent le courage, parce que c'est du courage d'appeler quelqu'un pour dire, c'est un appel à l'aide. Quand elles m'appellent, c'est que là déjà, elles ont conscientisé et elles veulent reprendre leur vie en main. Et souvent, ces femmes-là, souvent toutes ces femmes qui sont violentées de toutes ces façons-là, elles viennent seules. Elles ne viennent jamais avec leur conjoint.
- Speaker #0
Quand elles viennent consulter en couple, oui. Ça m'est arrivé d'avoir en consultation une dame qui venait consulter pour des douleurs suite à un accident. Et je trouvais ça très bizarre que son mari restait dans la salle d'attente pendant toute la séance. Il venait avec elle, il l'amenait, il restait dans la salle d'attente, il attendait et il repartait avec elle. Et au bout de la... C'est vrai que je travaille en état de conscience modifié. Au bout de la deuxième séance, donc moi je travaille sur la gestion de la douleur, mais elle m'explique ce qui se passe et en fait, elle se met fond en larmes et elle explique en fait que que son mari la frappe. Très possessif, très violent, et c'est pour ça qu'il est là, pour s'assurer qu'elle ne me raconte pas. Très petit. Et ce truc-là, on se sent super impuissant, parce que naturellement, en plus, dans les séances, je lui glissais des cartes de juriste, pour qu'elle puisse s'exfiltrer de façon sécure. Ça reste des sujets assez délicats, surtout quand l'un est sous l'emprise de l'autre et qu'il ne sait pas comment sortir, puisque là, elle aura dû avoir un grave accident de voiture avec des super, des méga séquelles. de devoir gérer la douleur pour se retrouver chez quelqu'un avec qui elle a l'opportunité d'en parler parce que sinon elle avait son mari sur le dos tout le temps très délicat très délicat mais là aussi c'est sa façon de m'aimer donc c'est toujours un petit peu est-ce que tu as des conseils toi maintenant alors là je parlais d'un cas d'une ancienne cliente Est-ce que, par exemple, quand on voit se produire ça dans son entourage, chez des proches, dans la famille ou quoi, est-ce que tu as des idées qui pourraient nous aider à doucement ouvrir les yeux aux personnes autour de nous, quand on voit qu'elles sont dans ce genre d'engrenage-là ?
- Speaker #1
Je l'ai connue, donc je sais que c'est très difficile, même très proche. que la seule chose, c'est poser des questions, dire, mais est-ce que c'est une solution ? Est-ce que tu vas aller jusqu'au bout ? Est-ce que les enfants, qu'est-ce qu'ils en pensent ? Mais honnêtement, moi, je n'ai jamais réussi à faire changer d'avis une femme. Non. Parce que pour elle, elle est dans sa blessure, elle est, donc là, elle se sent, en fait, pour elle, elle est en sécurité avec cet homme-là. Il lui apporte tellement d'amour, il lui a fait ça. C'est ça. Après, elle va aussi penser à la partie financière. Oui, mais si je me retrouve seule, je ne vais pas. Ça, c'est régulier. Il y a l'amour, il y a la sécurité financière. Ah oui, mais moi, si je me retrouve seule, c'est bien pire que d'être avec lui. C'est pareil. La solitude. Par exemple, la solitude des femmes. Les femmes se sentent très, très seules quand elles ne sont pas... Ça, c'est toutes les injonctions. Les
- Speaker #0
15 heures aussi.
- Speaker #1
Oui, oui, oui, c'est parce que je vois plus de femmes que je parle, mais c'est vrai. Ah oui, les hommes, alors ça, les hommes ne veulent pas être seuls non plus. De toute façon, c'est bien reconnu que dès qu'il y a une séparation, un homme, il va tout faire pour retrouver une femme, parce que pour lui, vivre seul, ce n'est pas envisageable, alors qu'une femme, elle va apprendre à vivre seule, souvent. Il y a beaucoup de différences comme ça. Les hommes se remettent plus facilement au couple, parce que pour eux, vivre seul, ce n'est pas possible.
- Speaker #0
Est-ce que c'est par amour ou c'est par besoin ? Il faut pas poser la question à un homme, effectivement. Entre vagins, on ne pourra pas répondre à des questions d'hommes. Si tu vis de l'anxiété, tu as sûrement tout essayé. Des petits, du coaching, des applis, des rituels anti-stress. Et la vérité, c'est que ça n'a jamais vraiment marché. Tu veux savoir pourquoi ? Parce que la plupart de ces approches ne font que mettre un pansement sur la plaie sans aller voir ce qui se joue en profondeur. J'ai été cette personne, anxieuse, épuisée, à bout. J'ai testé mille choses sans jamais trouver une solution qui tienne. Jusqu'au jour où j'ai compris que je n'étais pas cassée et que je n'avais pas besoin d'entrer dans un moule trop petit pour moi. Depuis, je suis devenue thérapeute et après des années de pratiques et d'expériences personnelles, j'ai créé l'antidote. Une approche concrète, inclusive, éthique, sans jugement ni case à cocher, pensée pour t'aider à explorer les racines de ton anxiété, mieux la comprendre et avoir les bons outils pour qu'elle n'ait plus d'emprise sur ta vie. T'en as pas marre d'investir dans des thérapies qui traînent en longueur et qui ne donnent pas de résultat ? Mais attention, je ne suis pas en train de te promettre une baguette magique. Mais ce que je peux te garantir, c'est qu'en 4 mois, tu vas enfin transformer ta relation. à ton stress et te reconnecter à qui tu es vraiment. Il ne te reste qu'à cliquer sur le lien dans la description de l'épisode pour prendre ton appel avec moi et faire ton premier pas maintenant. Il faudrait poser la question à un homme, effectivement. Entre vagins, on ne pourra pas répondre à des questions d'hommes. C'est vrai que ce serait intéressant de poser cette question-là parce que... Alors, bien évidemment, on n'est pas là pour faire des généralités ni des cliquets. Non, surtout pas. C'est vrai que maintenant que tu le dis, tous les souvenirs que j'ai, tous les cas qui se présentent à mon esprit confirment un peu ce que tu racontes. Ah ! Il faudra que j'invite un homme à venir parler de ça un jour. On sait que, par défaut, on va trouver le partenaire qui va nous permettre de jouer un truc de notre histoire qu'on n'a pas réglé avec papa ou avec maman. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas. il y a quand même une partie il faut qu'on accepte. Comment on peut éviter de tomber dans...
- Speaker #1
Déjà, ce que je prône surtout pour toutes ces jeunes femmes, ma clientèle est un peu plus âgée, mais ce que je souhaiterais et heureusement, j'ai quand même des jeunes femmes, ce que je leur dis, soyez déjà en sécurité toutes seules. Vivez seules, aimez la solitude, soyez indépendantes de toutes les formes. Ne pas être dépendante affectivement, ne pas être dépendante financièrement. En fait, déjà, les jeunes femmes de maintenant pouvaient déjà avoir une sécurité intérieure, se sentir bien seules. Déjà, elles feraient des plus belles rencontres parce qu'il y a quand même beaucoup de femmes qui rencontrent un homme pour se sentir déjà aimée, alors que normalement on doit s'aimer toute seule. On n'a pas besoin d'un homme pour se sentir aimée, pour se sentir belle, pour se sentir désirable. Normalement, toute seule, on doit se regarder, on doit s'aimer, on doit aimer. Même, c'est pareil, quand je vois beaucoup de femmes qui ne prennent plus soin d'elles, c'est quand même un manque d'amour parce que je ne savais pas trop. Parce que là, souvent, ce que je vois, c'est que les femmes s'habillent pour leur mari. Quand je vois des femmes, où est-ce que tu vois ? Mais oui, mais c'est souvent. Et moi, les femmes que je reçois, elles ont quand même au moins 20 ans de mariage et elles me le disent. C'est souvent beaucoup. Quand elles arrivent, en plus d'être parfois en séparation, quand elles me disent certaines choses, oui, je suis choquée. « Oh, je suis contente, je me suis fait la couple que j'aimais. » « Pourquoi vous ne l'aviez pas faite avant ? » « Maintenant, mon mari n'aime que les cheveux longs, parce que beaucoup d'hommes, ils en ont plus. » Et quand je m'entends ça, je me dis « Ah oui ! » Donc, on voit quand même que les femmes font beaucoup de choses pour faire plaisir à leur conjoint. Et c'est au fil des années qu'elles s'oublient. Et ça, c'est vraiment un point important pour moi. Alors, il faudrait qu'elles arrivent à me... déjà qu'elles soient bien toutes seules et ensuite qu'elles évoluent mais toujours en pensant à elles et ça elles le font par an et pour que ça soit des femmes de 40 ans c'est quand même pas vieux après tout dépend de leur vie de couple jusque là si pendant je sais pas moi
- Speaker #0
10 ans, 15 ans elles ont été habituées à faire passer c'est vrai que c'est souvent le propre de la femme de faire passer tout le monde et elle après elle s'oublie Elle s'oublie, ouais, mais effectivement, je trouve qu'il y a quelque chose de reposant dans le fait de sortir de relations, de couples, et de réapprendre à vivre seule, et de refaire sa vie seule, et d'être bien dans sa vie seule, avant d'ensuite laisser quelqu'un entrer, parce qu'en même temps, quand tu vis seule, forcément tu poses tes limites, il y a même des trucs qui sont plus négociables, en fait. C'est parce que tu...
- Speaker #1
Tu apprends beaucoup de choses sur toi quand tu es seule.
- Speaker #0
absolument voilà tu reprends ta vie en main et c'est ce que j'aimerais énormément que les femmes comprennent aussi c'est que finir une relation en ce moment c'est ce qui m'arrive j'ai beaucoup de clients comme ça elles sont dans une relation elles vont directement dans une autre en fait c'est c'est souvent avec leur mari elles partent avec leur amant et ils refont une vie ensemble et là je les vois elles les voient après ça et là c'est ce que je leur dis je leur dis vous n'avez pas eu le temps de vivre seule et tout non jamais Donc, elles se retrouvent dans la même situation que la première fois. Donc, en fait, elles ne vivent jamais seules. Elles ne se connaissent pas. Elles ne connaissent pas leur schéma. Il n'y a rien qui fait qu'elles aillent mieux. Au contraire. Et alors, je précise bien, ce sont des femmes actives. Elles travaillent toutes. Elles sont indépendantes financièrement. On ne peut pas dire que ce sont des femmes qui subissent ou qui sont obligées de rester. Non, non. Ce sont, comme tu disais, des femmes, vraiment des femmes avec des belles carrières en plus.
- Speaker #1
Oui, la dépendance. Elle est affective.
- Speaker #0
Ah non, non, c'est ça. Elles ont besoin d'avoir quelqu'un. Et elles préfèrent rester que d'être seules. Ça peut choquer parce que quand on connaît tout ça, c'est difficile à comprendre.
- Speaker #1
Et comment on fait du coup pour se choisir, comment on fait pour se choisir sans pour autant fermer la porte à l'amour ? Pas l'amour de soi, l'amour à rencontrer quelqu'un.
- Speaker #0
Alors, comprendre que dès que l'on va bien, dès que l'on a repris sa vie en main, on s'est reconnecté à soi, on connaît tout de soi. Parce que c'est vrai qu'une période seule avec soi, on se connaît mieux, on connaît ses valeurs, ses besoins. Oh oui ! Et à partir du moment où on se sent bien, bien là, oui, au contraire, de toute façon, on est fait pour vivre, on n'est pas fait pour vivre seul. Soyons honnêtes, on est des êtres d'amour. et à partir du moment où on est d'accord pour reconstruire, construire une belle relation avec quelqu'un, mais pour avoir une relation, mais pas dépendre. Il ne faut pas qu'on cherche pour qu'on soit une personne. En fait, chaque personne a son entité et on n'est pas là pour... Parfois, on entend « ma moitié » . Non,
- Speaker #1
mais j'allais juste rebondir là-dessus.
- Speaker #0
Je ne comprends pas ça. Non, c'est de la dépendance, de dire « c'est ma moitié » . Non, on est une personne et on a ses propres choix, on a sa propre vie. Mais par contre, c'est vrai qu'à deux, bien sûr que c'est une très belle vie aussi. heureusement, je prône le couple, mais des couples entre guillemets, un véritable amour. Pas de l'amour de dépendance, pas de l'amour je ne peux rien faire sans toi, tu es ma vie, tu es... Non mais bon, au fil des années, on le voit. Au secours, on voit bien. Là, je me suis aperçue de quelque chose récemment qui me fait beaucoup rire et bien sûr, il y a des choses que je vis aussi pour moi. des femmes qui me disent, ah oui, nous, quand on part en vacances, c'est notre mari qui conduit. Donc, comme elle se retrouve seule, ces femmes-là me disent, ah, ben là, je suis partie en vacances, j'ai conduit. J'ai conduit tout le trajet. Et là, je dis, ah bon ? Puis, je suis pure surprise. Et elles me disent, ben oui. Je dis, mais pourquoi vous ne preniez pas le volant ? Ben non, ben non. En fait, ce sont pourtant des femmes indépendantes qui prennent leur voiture tous les jours. Mais en vacances, non, c'est l'homme qui conduit. Et ça, ça va pas derrière.
- Speaker #1
Mais parfois, tu sais.
- Speaker #0
Oui, mais moi, je pense qu'en tant que femme, on va la faciliter.
- Speaker #1
Disons que les hommes ont ce côté, tu sais, super provider, tu vois.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Les servants qui sait tout faire, qui gère tout, qui va avec toutes les injonctions qu'ils ont reçues dans leur éducation. Et d'ailleurs, ils doivent certainement en souffrir aussi parce qu'on leur demande des questions partout, mais personne ne leur explique comment ça marche. Et ouais, je pense qu'il y a un moment dans le couple où tu dis, si c'est ça qui... Si il n'y a que ça pour lui faire plaisir, on le conduit. Mais bon, je pense que c'est important de savoir, mais je suis capable de le faire moi-même aussi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est un peu la différence entre les deux.
- Speaker #0
Et arriver à, et ça c'est pareil, les femmes on le fait aussi, et arriver à s'imposer. Pour pas que la personne après nous dise « Ah bah ouais, mais toi tu conduis jamais, c'est facile pour toi, t'es pas fatiguée » , ou des choses comme ça. Parfois on entend ces petites phrases-là. Et pourquoi pas dire « Non, non, mais moi aussi je vais conduire. Moi maintenant, oui, en fait, je m'impose. » Et ça, c'est des choses qu'on a du mal.
- Speaker #1
Moi, t'appelles ça s'imposer, toi, c'est vrai ? Moi, j'aurais dit... Moi, j'ai eu la fierté. Tu participes au couple, en fait.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Très joliment dit.
- Speaker #1
Je participe au couple. Enfin, m'imposer ? Non, je m'impose quand tu me dis on regarde du foot et que je te dis mais tais-toi donc, on va regarder autre chose. Ah oui. C'est ça, c'est imposer. Mais non, mais en fait, toutes ces choses qui font partie de la vie à deux, c'est juste partie. Enfin, pour moi. Après, je... Oui,
- Speaker #0
pour toi. Mais il y a des choses qui sont très, très, très... D'accord. Il y a des choses qui n'en sont pas là. beaucoup d'hommes... Donc, je trouve qu'à un moment, c'est presque s'imposer et dire non, non, on va faire moitié-moitié. Parce que je pense que sinon, il y a un glissement qui se fait au fil des années. Mais on n'est pas assez vigilante. Moi, pour moi, on n'est pas assez vigilante.
- Speaker #1
D'accord. Tu as trouvé la raison pour laquelle je suis toute seule depuis six ans. C'est merveilleux. Fleur, tu as dit tout à l'heure qu'il y avait différents états dans le couple. Est-ce que ça veut dire... qu'il faut comprendre qu'il y a des cycles dans un couple et qu'au fur et à mesure que le couple avance, il y a différentes étapes. Oui,
- Speaker #0
il y a différentes étapes.
- Speaker #1
Ce n'est pas pour moi, c'est pour une copine.
- Speaker #0
Alors, la première étape, c'est la plus belle, celle que l'on aime tous, hommes et femmes. C'est la lune de miel, bien sûr. Puis là, on montre tout son merveilleux côté. Nous sommes parfaits, bien sûr, à ce moment-là. Lui, il est parfait, nous, on est parfaits. Sauf qu'il y a un moment, la lutte de miel ne dure pas, bien sûr. Là, on commence après à montrer certaines petites choses. Et là, ça peut être la désillusion. Donc, beaucoup de personnes s'arrêtent à ça. Surtout que maintenant, on est un peu plus quand même dans la surconsommation. On fait du jetable. On n'est pas là pour faire l'effort. Donc, dès qu'on s'aperçoit...
- Speaker #1
Du jetable.
- Speaker #0
Ouais, ça fait mal, mais c'est comme ça. Donc, la deuxième étape, c'est ça. Et justement, c'est là où... il commence à y avoir la notion de pouvoir. Qui va avoir le pouvoir ? Donc là, c'est cette étape qu'il faut vraiment arriver à passer et que malheureusement, beaucoup de gens n'arrivent pas à passer. Et beaucoup de gens aussi veulent rester dans la lune de miel. Beaucoup, beaucoup. Même des gens qui sont plus âgés, il n'y a pas de question d'âge. La lune de miel, c'est les petits papillons dans le ventre. On y croit, mais elle ne peut pas durer. C'est impossible.
- Speaker #1
Alors, est-ce que tu penses... J'ai un côté bison-ours romantique très naïf. deuxième raison pour laquelle je suis toute seule depuis 6 ans est-ce que tu penses que ces papillons dans le ventre ils s'entretiennent pas en fait en s'occupant du couple, alors bien sûr qu'il y a des jours où on va se prendre la tête parce qu'il y en a un qui va oublier de sortir la poubelle bien sûr qu'un jour il va y avoir des petites altercations pour des conneries mais est-ce que ces papillons dans le ventre on peut pas les garder simplement en prenant le temps d'écouter l'autre et puis de se laisser écouter par l'autre aussi et de partager du temps avec l'autre. Je ne sais pas, je suis peut-être un gros bisounours qui glisse sur son arc-en-ciel, mais dis-moi.
- Speaker #0
En fait, l'amour se transforme quelque part. Ça se transforme. Mais non, je ne peux pas croire que la lune de miel, toute une vie, les petits papillons, de toute façon, c'est même hormonal. De toute façon, on ne pourrait pas vivre à ce régime-là. On est en sur-régime au début. De toute façon, on le voit bien. Tout, on n'a plus besoin de dormir. Tout est merveilleux. Bref, la vie nous semble... On vit sur le moment présent.
- Speaker #1
Oui, je rebondis là-dessus. parce que ce truc hormonal là, une personne avec un TTH ou avec des petites altérations hormonales, nous ce truc là quand les autres disent ce capital d'hormones là en moyenne il dure 3 ans ah non, chez nous c'est bouffé beaucoup plus vite que ça bien sûr chez nous c'est bouffé beaucoup plus vite que ça donc effectivement, c'est vrai que quand on va entrer quand on le sait parce que t'as des personnes avec un TDAH qui vont passer de relation en relation juste pour aller chercher le prochain pic de dopamine et ça va être catastrophique mais quand t'es conscient de ça et que t'as travaillé dessus tu entres super tard tu entres au dernier moment en relation parce que tu veux être capable tu apprends à gérer ta dopamine et ton truc euphorisant tout de suite tu te laisses pas happer dedans laisse moi tranquille si c'est toujours comme ça dans 3 mois on en... parle, d'accord ? Et tu entres vraiment progressivement dans le truc pour pas te laisser happer, mais une fois que t'es dedans, c'est comme si t'essayais d'entrer dedans avec un optimisme stabilisé et un cadre tout de suite, puisque c'est vrai qu'une personne avec un TDAH, elle a besoin que le cadre soit souple, mais elle a besoin de connaître la procédure, en fait. Elle a besoin de connaître le code. Et si elle ne se sent pas en sécurité dans le code, tu peux être sûre qu'elle va sauter au prochain train de dopamine, qu'il va être un autre mec, une autre meuf, qu'importe. On va trouver un prochain truc beaucoup plus amusant que ce qui se passe là, en tout cas. Et c'est pour ça que quand je te parle d'optimisme respectueux et cadré, parce que... Oui,
- Speaker #0
c'est pas facile.
- Speaker #1
La lune de miel, c'est pas facile. C'est un peu dangereux.
- Speaker #0
La lune de miel, ça dure trois ans, ça dépend pour qui. Il y a des gens, ça dure peu. Effectivement, ça ne peut pas durer des années. C'est pour ça que la deuxième période, c'est la période d'adaptation. C'est là où les différences apparaissent. Ça demande du dialogue, des ajustements pour éviter les tensions. Et souvent, parfois, ces gens-là ne passent pas cette période-là. Parce que justement, ça demande quand même une adaptation. et des gens ne veulent pas non plus.
- Speaker #1
C'est là que ça se fait, l'autre en face de toi en fait.
- Speaker #0
Donc c'est soit on stabilise avec le partage des pouvoirs en troisième, ou sinon on se sépare. Soit on trouve l'équilibre en étape 3, mais l'équilibre ça veut dire qu'il n'y en a pas un qui domine, il ne faut pas qu'il y en ait un qui gagne, il ne faut pas qu'il y ait un dominant et un dominé, il faut vraiment arriver à cet équilibre. pour avoir un partenaire solide, équilibré, etc. Donc ça, c'est vraiment la partie la plus importante.
- Speaker #1
On devrait tous entrer en relation, en stade d'adaptation, en fait. On devrait tous entrer en relation. Une personne avec un TDAH, clairement, l'étape 1, c'est trop risqué. On entre tout de suite en étape 2. Troisième raison pour laquelle je suis probablement seule depuis 6 ans. La troisième étape, c'est le partage des pouvoirs, tu dis.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. C'est la stabilisation, en fait, si on arrive à partager le pouvoir, si on trouve un équilibre, parce qu'il y a des fois, on ne le trouvera jamais.
- Speaker #1
Oui. Bien sûr. Alors,
- Speaker #0
ce qu'il faut savoir, c'est que durant toute une vie, par exemple, sur un couple qui reste 20 ans, la lune de miel, c'est la première étape, mais parfois, on va stabiliser, mais parfois, on va repartir en arrière. On va se battre aussi pour le pouvoir. Il faut quand même admettre que sur... toute une vie de couple, il y a quand même des fois c'est l'homme qui va avoir le pouvoir parfois ça va être la femme,
- Speaker #1
on le sent bien le couple n'est pas linéaire du tout oui mais c'est normal en même temps le pouvoir soit globalement partagé si ça fait plaisir à Chouchou de conduire quand on va en vacances c'est
- Speaker #0
ton plaisir mon grand si il n'y a rien qui te rend fière je te rend fière aussi exactement c'est ça D'accord. Et puis, en fait… Et ensuite, ben oui, après, c'est la confiance, la bienveillance et tout est merveilleux. Là, on dépasse les illusions et là, on construit enfin un amour véritable, un amour mature. Et là, c'est le plus beau. C'est le plus beau, l'amour mature.
- Speaker #1
On l'aime bien, celui-là.
- Speaker #0
Ben oui.
- Speaker #1
Mais c'est la dernière étape.
- Speaker #0
La dernière étape, c'est quand on commence, il y en a une, on peut l'appeler la cinquième, c'est l'étape où là, on sert d'exemple. On devient un modèle parce qu'on a tellement de rester de complicité. Là, on incarne vraiment la relation qui inspire.
- Speaker #1
Waouh, c'est beau.
- Speaker #0
Mais ce qui est étonnant, c'est qu'on peut passer ces étapes-là et retourner en arrière. Et ça, c'est très déstabilisant. Très, très déstabilisant.
- Speaker #1
Ça ne me surprend pas, quelque part, que rien n'est jamais acquis.
- Speaker #0
Voilà. C'est là que je voulais en venir. Rien n'est à jamais acquis. Et pourtant, c'est ce que l'on croit à un moment.
- Speaker #1
Ah, ouais. C'est une idée. C'est une illusion.
- Speaker #0
Ils croient toutes. Et surtout avec l'âge.
- Speaker #1
C'est vrai qu'avec l'âge, ça doit être d'autant plus surprenant quand c'est des choses qui arrivent au bout de 20 ans, 30 ans, 40 ans de mariage. J'imagine que ça doit être des moments où tu penses connaître l'autre par cœur.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et pourtant, on ne connaît jamais l'autre. On ne connaît jamais l'autre par cœur.
- Speaker #1
C'est vrai que moi, j'aime... Alors toi, tu n'as peut-être pas aimé ça. les couplologues ils aiment peut-être pas ça les love coach et tout ça mais t'apprends vraiment à connaître quelqu'un quand tu le quittes c'est vrai je trouve des trucs je me dis putain j'ai vécu avec des damnés qu'est-ce qui se passe là ?
- Speaker #0
mais je vais connaître là c'est la femme qui parle c'est pas mais honnêtement je crois aussi et là on est surprise parce que là on voit la vraie partie sombre aussi et ça ça fait mal
- Speaker #1
Oui, mais en même temps, c'est là que ça te conforte dans le choix d'être partie, où tu dis, bon, finalement, je ne suis pas passée à côté de... N'oublions pas,
- Speaker #0
nous avons tous une part sombre.
- Speaker #1
Ah, mais oui, absolument.
- Speaker #0
Parce que nous aussi, on l'a, c'est pas parce que...
- Speaker #1
Absolument. On a tout le temps le passif d'en prendre soin, ou de, enfin, clairement, pourrir la vie à l'autre, c'est surtout et avant tout se pourrir la vie à soi, pour commencer. À partir du moment où on n'est plus ensemble, je ne suis pas persuadée que tu mérites encore mon attention. Qui que soit la personne qui ait pris l'initiative de partir. C'est vrai que les étapes, il y en a cinq.
- Speaker #0
Oui, cinq étapes.
- Speaker #1
Chouette. Donc, on sait qu'on peut... C'est bien parce que ça permet quand même de se situer, de se dire, tiens, j'ai l'impression qu'on en est là.
- Speaker #0
Oui, on est revenu, on est en train de partager le pouvoir, là, ça se passe mal, on n'est pas du tout d'accord. Et là, on se dit, ça y est, on est redescendu de deux étages.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est aussi intéressant de temps en temps se faire un petit check.
- Speaker #1
Une autre question que je me pose, comment on fait selon toi, quand on a des problèmes, quand on vit de l'anxiété déjà avec soi-même, et forcément c'est certain que le couple va amener de l'anxiété extérieure par-dessus, c'est quoi les meilleures solutions pour amener plus de conscience dans la communication à l'autre, pour dire ce qu'on a à dire sans blesser l'autre ?
- Speaker #0
mais en disant les choses qu'on veut. Ça, c'est... Moi, je suis toujours dans exprimer ses besoins et être honnête. Je suis toujours... J'aime beaucoup l'honnêteté, j'aime beaucoup la transparence et puis choisir les moments pour le dire. Il n'y a pas de doute de dire à son partenaire « Écoute, aujourd'hui, je ne me sens pas bien. J'ai l'impression que j'ai peur ou je me sens seule ou je ne veux pas que je donne plein d'exemples ou, par exemple, on me le dit souvent, mais je ne reçois pas. » plus de SMS comme avant. Parce que souvent, au début, la ligne de miel, alors là, les SMS, oh là là, il y en a plusieurs par jour. Après, on en a moins. Et il y a un moment, on peut le sentir, mais on peut se sentir presque délaissé puisqu'on n'a plus. Eh bien, en parler. J'ai besoin que tu... Mais après, c'est bien d'en parler. Mais il faut peut-être expliquer pourquoi on a ça. Parce que c'est de l'anxiété qu'on a. Parce qu'à partir du moment où le SMS, on ne l'a pas ou il ne nous plaît pas, c'est que là, c'est nous, c'est nous qui avons un problème. C'est qu'on n'est pas en sécurité. Donc, c'est bien d'en parler à son conjoint, parce que c'est bien qu'il sache aussi qu'en ce moment, on est peut-être un peu fragilisé, etc. Mais après, il faut travailler sur soi et ne pas laisser l'anxiété prendre de l'ampleur. Ça, c'est pareil. Ça commence par l'ASMS. Après, il suffit qu'on ne sache pas où il est. Bon, puis après, ça peut prendre… Bon, puis il y a des femmes qui ont certaines fragilités. Elles ont été trahies plusieurs fois. Après, il faut mettre des choses en place. Moi, j'ai une cliente, elle me le dit. C'est son troisième mariage. Et elle me dit, moi, dès que je me suis mariée avec lui, je lui ai demandé si c'était possible de faire tout ça pour notre couple. Par exemple, elle a un accès libre sur son téléphone, elle a tout libre. Après, ça peut te choper. Mais l'homme lui a dit, oui, de toute façon, moi, je n'ai rien à me reprocher, je t'aime tellement. Après, je pense qu'il y a plein de choses à mettre en place pour éviter l'anxiété. Mais à la base, la femme doit travailler sur elle et ne pas non plus tout injecter sur son mari. C'est affreux dans les gestes,
- Speaker #1
d'ailleurs.
- Speaker #0
Oui, c'est dans les deux sens qu'il y a beaucoup d'hommes. Attention, beaucoup d'hommes. Beaucoup d'hommes sont jaloux, beaucoup d'hommes sont... Donc voilà, pour moi, l'anxiété, ça doit se travailler seul, mais aussi en faire part à son conjoint. Pourquoi cacher des choses comme ça ?
- Speaker #1
Donc on est d'accord qu'il y a quand même une part de travail qui est personnelle entre soi et soi-même. Bien, on travaille sur son couple, mais on travaille aussi sur le rapport entre soi et soi-même. Parce que du coup, quand on entend des personnes dire « Ah ben nous, on a été voir un thérapeute de couple, On va tout régler au bout de deux séances.
- Speaker #0
J'aimerais bien.
- Speaker #1
Ah,
- Speaker #0
j'aimerais bien. Et pourtant, moi, je vois des couples qui sont nus. Ils ne viennent même qu'une fois. Et on ne les revoit pas. Et parfois, ça m'arrive de prendre des nouvelles et ils me disent « Oh, ben non, ça n'a été que 10-15 jours, mais depuis, c'est revenu comme avant. » Alors, c'est dommage parce qu'il y a un travail à faire. Mais bien sûr, ça prend des mois. Ça demande des efforts. et ça fait l'art. ou le babelès, des efforts.
- Speaker #1
Ça demande des efforts, bah oui.
- Speaker #0
Eh oui, ça demande des efforts, ça demande du temps, ça demande de la conscience, ça demande beaucoup de choses, et là...
- Speaker #1
Alors que faire des efforts, ça ne veut pas dire que c'est difficile.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Ça veut juste dire que ça demande de faire les choses autrement.
- Speaker #0
Oui, de changer les habitudes.
- Speaker #1
changer des habitudes.
- Speaker #0
Les gens ont beaucoup de mal de changer les habitudes. Et c'est souvent les mêmes habitudes qui reviennent. Et ça, je suis travaillée dans le lit avec l'ordinateur portable. Ça, c'est incroyable.
- Speaker #1
Non, dans le lit, on a autre chose à faire.
- Speaker #0
Oui, et puis, ce n'est pas très agréable. On se couche. On ne se couche pas avec Madame, on se couche avec le téléphone. Pour moi, c'est quelque chose que je n'ai jamais accepté. Je ne me sens pas.
- Speaker #1
et je suis sidérée mais je l'entends régulièrement avec le téléphone et avec l'ordinateur portable mais tu sais qu'à une époque je sortais avec un mec j'ai même vécu avec lui pendant trois ans ce soir il n'arrivait pas à s'endormir sans les oreillettes parce qu'elles tombaient puisqu'il était couché au lit il écoutait des podcasts d'affaires classées de Jacques Fradel et de Pierre Bellemarche
- Speaker #0
C'est normal qu'il n'arrivait pas à dormir.
- Speaker #1
Non, lui, du coup, ça le permettait de s'enlever. C'est moi qui ne dormais pas. Parce que bien évidemment, ce n'est pas du tout flippant.
- Speaker #0
Non, il n'y a pas d'angriété après.
- Speaker #1
Non, non.
- Speaker #0
Il y a un voleur dans la maison. Oui, allez.
- Speaker #1
Comment est-ce qu'on sait si on est dans une relation ? par confort, par dépendance, ou bien par envie de croissance mutuelle ? Comment est-ce qu'on... Les gens pour qui ce n'est pas clair ou qui ne savent pas trop bien, comment est-ce qu'on peut identifier ça ?
- Speaker #0
Pour moi, le confort, c'est la sécurité, c'est le quotidien. C'est souvent ce qui arrive à la majorité des gens. Ils sont tranquilles, ils rentrent chez eux, le ménage est fait. Moi, c'est ce que je dis parfois, le ménage est fait, le repas est fait. C'est vrai, c'est un confort quand même de vivre à deux. Mais où je trouve le plus… La dépendance, c'est qu'on ne peut plus se passer de la personne. Donc là, c'est une autre étape. Mais pour moi, la dernière étape et la plus belle, c'est la croissance mutuelle. En fait, c'est qu'on veut évoluer ensemble dans notre couple et surtout on évolue individuellement. Pour moi, on évolue seul, mais on est un couple et chacun évolue de son côté. Bien sûr, il ne faut pas qu'il y en ait un qui évolue et pas l'autre. Pour moi, c'est ça, c'est la croissance mutuelle, mais indépendamment.
- Speaker #1
Indépendamment,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Donc, c'est poussé, en fait, on se rend compte du stade auquel on se trouve. En poussant un petit peu plus la réflexion de se dire, est-ce qu'on partage juste une colloque en mode métro-boulot de nouveau, ménage accessoirement ? Ou est-ce que je suis capable de faire ma vie sans elle, sans lui ? Est-ce que c'est la panique quand il est là, pas là ?
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
Ou alors, voir plus loin et se dire, mais non, parce qu'en fait, qu'il ou qu'elle soit là ou pas, en fait
- Speaker #0
je m'épanouis dans ma vie il s'épanouit dans sa vie et on s'épanouit dans la nôtre voilà exactement ces trois étapes là et où c'est intéressant c'est de faire des points réguliers aussi de savoir est-ce que je t'aide à te faire évoluer aussi parce que moi je vois Jules et Kala tous les deux travaillent ils sont très ambitieux tous les deux et ils ont plusieurs enfants ... Sauf qu'ils gardent les enfants le soir. Ils ont trouvé une dame qui s'occupe des enfants. Ils sont bien gérés. Mais à un moment, c'est quand même se poser la question. Moi, je veux évoluer professionnellement. Mais est-ce que toi... C'est souvent la femme qui doit... Malheureusement, c'est souvent la femme qui, comme elle doit s'occuper des enfants, elle n'évolue pas. Et là, ce couple-là a trouvé une très belle stratégie. Ils doivent rentrer tous les deux à la même heure le soir. Tout est fait. Il y a une dame qui a tout géré pour les enfants. Et à 19h, ils rentrent. Ils s'occupent tous les deux de leurs enfants. Je trouve que c'est une très, très belle réussite. Juste, ils ont été mariés tous les deux avant. Donc, ils sont plus à l'écoute de leurs besoins. Ils sont plus à l'écoute. C'est vrai que quand je vois des gens en seconde noce, il y a quand même eu... Ce n'est quand même pas les mêmes dynamiques dans le couple.
- Speaker #1
En général, quand c'est des deuxièmes mariages, les personnes sont plus attentives à l'une.
- Speaker #0
Parfois,
- Speaker #1
attention. Évidemment, je peux te citer des exemples qui disent le contraire, mais j'entends qu'il y a une ouverture de conscience. En fait, l'ouverture de conscience, plutôt dans le sens où elles ont appris de leur premier mariage. J'ai vu un homme en consulte qui est venu travailler la soixantaine et il avait rencontré quelqu'un et il me dit, je viens consulter parce que j'ai divorcé trois fois. mes trois ex-épouses ne se connaissent pas entre elles et elles me reprochent toutes la même chose là j'ai rencontré quelqu'un j'aimerais que ça fonctionne donc je voudrais qu'on travaille c'est beau hein je trouvais ça tellement beau alors évidemment il y a eu plusieurs mariages qui en ont pâti avant mais il y a eu l'ouverture de conscience à un moment donné de dire bah voilà avec cette personne là j'ai envie que ça fonctionne donc je vais me donner les moyens et je trouve ça super comment on fait ? pour laisser entrer quelqu'un dans sa vie quand on a été seul pendant longtemps ? Ce n'est pas pour moi.
- Speaker #0
Comment on fait ? Déjà, on a beaucoup travaillé sur soi, je suppose. Déjà, être resté seul plusieurs années, on se connaît. Et puis, à un moment, on prend la décision. On se dit, ça y est, je suis prête aussi. Je suis prête. Je n'ai plus envie de vivre seule.
- Speaker #1
D'accord, mais comment on sait, parce que bon, toujours un peu faire le tri, un peu beaucoup. Comment on sait qu'une personne en vaut la peine plus qu'une autre ?
- Speaker #0
Quand on rencontre le conjoint, la personne qui... Comment on sait que c'est le bon ? Comment on sait...
- Speaker #1
Parce que quand t'es restée seule tellement longtemps, au final, t'es autosuffisant. Tu sais que toi, tu te trahiras jamais. Et puis t'as tellement travaillé sur toi. que tu te dis, bon, est-ce que j'ai envie de prendre ce risque-là ? Et évidemment, une personne n'est pas l'autre. Les rencontres de la vie sont faites de personnes avec qui ça peut fonctionner, d'autres avec lesquelles on ne va jamais donner suite. Comment on sait qu'on se dit, wow, là, un petit peu comme cet homme de 60 ans qui a dit, non mais là, j'en ai rencontré une, ça marche avec celle-ci. Comment on peut reconnaître que cette personne en particulier, C'est celle-là.
- Speaker #0
Alors déjà, la première décision, c'est j'ai envie de rencontrer quelqu'un. Parce que c'est sûr que si on a toujours envie de rester seul, déjà il y a quelque chose. Mais si à ce moment-là, on dit ça y est, j'ai envie de rencontrer quelqu'un, je suis prête, déjà c'est la première étape. Mais après, la deuxième étape, quand on rencontre quelqu'un, si on fait bien travailler son intuition, si on écoute son corps et son cœur, normalement, à un moment... On ne doit pas être trahi. Mais c'est vrai que même dans toutes les relations, on le sent quand ça va ou quand ça ne va pas. On a quand même toute cette intelligence. C'est parfois, dès le départ, on sait qu'il y a des choses qui ne vont pas et on y va quand même. Moi, je le vois. Il y a plein de gens que je dis, qu'est-ce qui a fait que vous avez été avec lui ? Pourtant, je le sentais. Je ne sais pas, mais je le sentais. Mais je pense qu'il y a quand même une part d'intuition quand on rencontre quelqu'un.
- Speaker #1
Donc, plus de se mettre, de rester à l'écoute des signaux. Oui,
- Speaker #0
exactement.
- Speaker #1
des signaux intuitifs et de se laisser guider quelque part entre le cœur et l'intuition.
- Speaker #0
Et de prendre son temps.
- Speaker #1
C'est vrai que je trouve ça super important de prendre son temps. Déjà pour toutes les raisons que je t'expliquais. Surtout si on a un TDAH ou un trouble où on a les hormones chafouilleuses. Mais je trouve que c'est vrai que le temps est toujours un super révélateur de réponses. Quand tu te poses une question, en général, pas longtemps à attendre avant que la réponse arrive.
- Speaker #0
Se faire confiance. Si on se faisait confiance, en fait, on a toutes les réponses.
- Speaker #1
Oui, effectivement. Merci pour la remarque. Pour toi, c'est quoi le plus important dans un couple ? Parce que j'ai entendu que tu as commencé à travailler avec les couples en allant réparer le tien.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Avec ton histoire et ton expérience à toi. Pour toi, ta vérité à toi. C'est quoi le plus important dans un couple ?
- Speaker #0
Pour moi, le plus important, déjà, c'est d'être authentique. On parlait tout à l'heure de la première étape de la lune de miel. Tous les gens qui font semblant d'être quelqu'un d'autre ou qui ont tellement des comportements qui ne sont pas eux, ça ne sert à rien parce qu'à un moment ou à un autre, de toute façon, ça se verra, ça se saura. Donc, pour moi, l'authenticité, être naturel, être qui on est. Et puis, il faut y aller sincèrement et voir. Mais de toute façon, c'est pareil, on le sent. Mais pour moi, c'est ça, c'est la transparence. Et puis même, on précise les signes de faiblesse, il n'y a pas de honte. Ça demande d'exposer totalement sa vulnérabilité, d'un sens dans l'autre en réalité. Oui,
- Speaker #1
exactement. Ça ne sert à rien de découvrir, quelques années plus tard, certaines choses, parce que de toute façon, ça va revenir. Donc autant faire. Après, je ne suis pas non plus pour raconter sa vie au tel et premier rendez-vous. C'est très dangereux. Je veux nuancer ce que je dis. Il faut être authentique, transparent.
- Speaker #0
C'est potentiellement dangereux.
- Speaker #1
Mais attention, il n'y a pas tout à dire non plus les premiers rendez-vous. C'est une part de mystère quand même. Il faut faire ça intelligemment.
- Speaker #0
C'est quoi faire ça intelligemment ?
- Speaker #1
Toujours se ressentir à qui on a affaire.
- Speaker #0
Donc tu restes vraiment toujours connectée à ta boussole intérieure quelque part. Oui,
- Speaker #1
toujours.
- Speaker #0
Ça a l'air simple comme ça quand même.
- Speaker #1
Non, ce n'est pas simple parce que c'est un gros travail surtout. un très très grand travail d'introspection qui nous sort de notre zone de confort ça peut nous montrer aussi toutes nos parties cachées et donc non, c'est pas du tout facile il y a un très très gros travail derrière c'est pas aussi simple que ça en a l'air donc les gens ne comprendront pas qu'il faut travailler sur soi avant oui,
- Speaker #0
tu continues à reproduire pour avoir le miroir de ce que tu as besoin de continuer à travailler en tant que quelqu'un,
- Speaker #1
pour avoir le miroir c'est une mauvaise décision en fait Merci.
- Speaker #0
C'est agréable pour personne. Souvent, on ne s'en rend pas compte, je pense.
- Speaker #1
Ah non, on ne s'en rend pas compte. Non, non. Moi, c'est par expérience que je parle maintenant. Mais c'est sûr qu'à 20 ans, je ne savais pas du tout. D'ailleurs, même à 20 ans, je ne savais pas forcément gérer mes émotions. Pareil, la gestion des émotions, on n'en parle pas assez, mais elle est très importante, surtout dans un couple. Si on rentre le soir, on est fatigué de sa journée, ça peut vite dégénérer.
- Speaker #0
Je trouve ça super important dans la vie à deux de laisser un... en fonction des besoins de l'autre, de lui laisser des sasses de décompression sans pour autant prendre personnellement. Parce que chacun, on vit peut-être à deux, mais chacun vient avec son histoire et son passé et ses traumas. Je trouve que c'est important de laisser de la place à l'autre pour être qui.
- Speaker #1
Et surtout que on réveille toutes les blessures que l'on avait dans l'enfance. Donc là, alors là, c'est le feu d'artifice.
- Speaker #0
Ça peut, oui. Si on choisit, si on prend l'option de jackpot, ça peut, oui, effectivement.
- Speaker #1
Oui, c'est bien.
- Speaker #0
La question à nous, c'est quoi ton film préféré ?
- Speaker #1
Alors, j'en ai plusieurs, mais je vais quand même choisir Pretty Woman, parce que Pretty Woman, ça m'avait fait beaucoup rêver à l'époque. Ça m'avait fait rêver parce que, bon, bah, lui, on voyait bien, c'était un homme dans le contrôle absolu, dans le... Bon, un homme très riche. De toute façon, on l'avait élevé pour cette vie-là. Et puis, elle, cette femme, et tout son parcours. parcours difficiles. Et puis, cette belle rencontre. Et puis, tout ce qui... Ils ont traversé beaucoup de choses avant de finir ensemble. Je ne sais pas, tous leurs parcours avaient interpellé. Parce que c'était quand même deux parcours différents.
- Speaker #0
Si tu les avais en consultation, ceux-là, tu t'en serais occupée comment ?
- Speaker #1
La question piège.
- Speaker #0
Ah non, pas du tout.
- Speaker #1
Alors là, c'est vrai, qu'est-ce que j'aurais fait ? Déjà, j'aurais demandé à monsieur de lâcher prise un peu. On le voit bien. On le voit bien, il lâche prise quand il va dans le parc, qu'il vous enfoie en mettant ses pieds dans l'herbe. Tout ça, c'est des scènes qui m'avaient marquées parce qu'effectivement, c'est des gens qui sont dans un contrôle à tout niveau. Donc oui, on aurait certainement travaillé sur cette partie-là pour Monsieur. Et puis Madame, Madame avait une très grande sensibilité. Et en plus, ils n'avaient pas les mêmes valeurs. J'aurais travaillé sur leurs valeurs parce que là, ils n'ont rien en commun.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que c'est fou que dans ce film-là, même des fois dans la vie tous les jours, on voit des couples et on se dit, c'est quoi ? Alors qu'eux, en fait, ça ne les empêche pas d'être, malgré leurs différences, ça ne les empêche pas d'être super complices, super aimants, l'un envers l'autre. Parce que tu as certains couples, tu vois, qui dégagent de la tendresse juste à les voir, en fait. Ils n'ont pas besoin ni de se toucher ni quoi que ce soit. Tu vois toute la tendresse dans les interactions entre eux. Je trouve ça beau. Parfois, c'est fou de te dire, mais... assez marrant. Ils n'ont rien à voir l'un avec l'autre.
- Speaker #1
Parfois, c'est leur passé, leur passé identique. Parfois, c'est... Ils aiment faire beaucoup de choses ensemble. Ils ont les mêmes points de vue. Non, non, il y a plein de choses qui font que des couples fonctionnent alors que quand on les voit, oui, on est surpris. Non, non, moi, je pense que il y a beaucoup de gens, moi, ça me fait toujours rire quand ils parlent de leur rencontre, ils se sont détestés dès le premier regard. Il y a beaucoup de gens comme ça. Et ça, ça me fait toujours rire. Parce que se détester au premier regard et ensuite se marier, ils ont des... les enfants, parce qu'ils ont trouvé des choses communes qui ont fait que la voix a grandi.
- Speaker #0
Super intéressant. On approche tout doucement de la fin de l'interview. Est-ce que tu as un message d'espoir pour inspirer les personnes un peu résignées, soit dans leur couple, soit résignées parce qu'elles ne croient plus en l'amour, simplement qu'elles soient en couple ou célibataires ? De quoi tu aurais envie qu'on se souvienne ?
- Speaker #1
Déjà l'amour on peut le rencontrer à tout âge, on voit bien, il y a des exemples même en maison de retraite. Donc pour moi il n'y a pas d'âge pour aimer, donc ce n'est pas forcément pour les jeunes. Non, ce que j'aimerais que vraiment le message c'est qu'on peut toujours trouver des solutions pour faire renaître son couple en fait. Ce n'est pas figé dans le temps. Même si à un moment, la majorité des femmes qui viennent me voir sont figées dans une mauvaise période de leur couple. Elles sont même en crise. Il y a même des cas d'infidélité. Mais pour moi, il y a toujours possibilité de reconstruire. Je sais que ça paraît difficile à croire. Mais oui, pour moi, il y a toujours de l'espoir. Mais il faut que les deux soient dans l'effort. Il suffit qu'il y en ait un des deux qu'on sent qu'il n'y croit pas, ce n'est pas la peine. Et puis que... Moi, je crois en l'amour. Je ne crois pas qu'on puisse vivre seul. Une période, oui, mais pas toute une vie. Et il faut y croire. Il faut y croire, mais il faut aussi être ouvert aux rencontres. C'est ça aussi. Parce que parfois, on y croit tellement peu à tout ça qu'on le dégage aussi.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Oui, ça se sent. Ça se sent, on le sent chez quelqu'un quand la personne le souhaite. plus rencontrer, elle fera tout aussi pour pas que ça fonctionne. Faut vraiment que ça vienne du fond de soi. C'est pour ça que quand je disais il faut que ça soit quand même une décision, oui, ça y est, j'ai enfin envie de rencontrer quelqu'un. Ça vienne du fond du cœur. On n'a vraiment plus envie d'être seul. Mais par contre, si on est bien seul, restons seuls. Oh là là, surtout pas. Et je pense que les diktats de la société, il faut pas les croire. En fait, il faut faire ce qu'on en a envie, ce que l'on sent au moment donné.
- Speaker #0
Donc de l'envie d'être ouvert, à la rencontre et l'envie d'être ouvert à réparer son couple. Ou à se dire que si ce n'est pas celui-là, on peut rencontrer quelqu'un d'autre, même si rien n'est figé.
- Speaker #1
Non, en fait,
- Speaker #0
rien n'est figé.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Si on a envie d'aller un petit peu plus loin avec toi et de te retrouver, de venir te poser des questions, où est-ce qu'on peut te trouver, Nathalie ?
- Speaker #1
Je poste trois fois par... semaine sur LinkedIn. Ce sont des postes sur mon expertise. Par exemple, hier, c'était 69% des conflits entre couples sont insolubles. On ne peut rien faire. Donc, voilà. C'est ce style de poste. Alors, on les lit ou on ne les lit pas. Ensuite, quand ça vous parle et que vous avez besoin, vous pouvez m'appeler. Vous prenez rendez-vous pour un appel découverte. Donc, j'offre 30 minutes. Et puis ensuite, on prend rendez-vous soit en visio ou soit à mon cabinet. Je suis à Jouy-sur-Heure. Donc, principalement, oui, mon canal, c'est LinkedIn. Sinon, j'ai mon site Internet. Et j'écris un blog toutes les semaines. Donc, ça peut être sur l'infidélité. C'est vrai que je fais beaucoup sur l'infidélité parce que j'ai beaucoup de gens qui viennent me voir suite à ce genre de crise. Et puis, c'est un sujet que je connais. quand même à même d'en parler.
- Speaker #0
Et c'est vrai que tu avais fait un post sur LinkedIn au sujet de l'infidélité qui a explosé.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Explosé les vues.
- Speaker #1
Oui, exactement. Ça m'avait impressionnée. Oui, parce qu'en fait, beaucoup de gens sont concernés, peu de gens en parlent. C'est quand même tabou.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Le couple est tabou de toute façon. En France, ce n'est pas un sujet que l'on parle facilement.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Personne ne vous dira que son couple va mal. En fait, tout le monde...
- Speaker #0
Personne n'en parle. Non, effectivement, personne n'en parle. Alors, tout le monde est très fier de montrer son alliance, mais personne ne dit la vérité. Personne ne dit la vérité, personne ne dit... Les trompeurs et les trompés n'abondent pas plus la discussion, ne prennent pas plus position. C'est vrai que c'est un sujet qui reste très tabou.
- Speaker #1
C'est dommage.
- Speaker #0
Et c'est très dommage, effectivement, parce que ça révèle quand même un vrai malaise. Donc, soit malentendu dans un couple, soit un malentendu qu'on peut résoudre, soit du déni et qu'il faut juste se séparer parce que ça ne va plus. Mais dans tous les cas, c'est des situations qui font du bien en personne. Mais je laisse tous les liens. pour te retrouver dans la démonstration de l'épisode. Nathalie, merci d'avoir passé ce temps sur le podcast. C'était super chouette de t'avoir là et de profiter de ton immense expérience, parce que 40 ans de mariage, c'est pas compliqué, c'est toute ma vie, en fait. Ça a été marié toute ma vie. Voilà.
- Speaker #1
je pense que ça serait bien Ça passe très vite. Si on m'avait dit il y a 20 ans que tu vas rester 40 ans, j'aurais dit on me danse. C'est tellement long. Mais non, ça passe tant.
- Speaker #0
Ça aurait été avant. T'as qu'à dire wow.
- Speaker #1
Je n'y avais pas pensé à l'époque. On n'y pense pas. Heureusement, heureusement que quand tu te maries, on n'y pense pas.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Combien de temps je vais rester avec lui ?
- Speaker #0
Ne nous posons pas la question. Merci pour tout, Nathalie.
- Speaker #1
Merci, Sandra.
- Speaker #0
Et puis, on se retrouve dans un... prochain épisode.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Bonne journée.
- Speaker #0
J'espère que cet épisode t'aura permis de poser un peu plus de conscience sur ta façon d'aimer et peut-être aussi sur ta façon dont tu t'aimes toi. Ce que j'ai aimé dans cet échange avec Nathalie, c'est sa vision apaisée du couple. Celle qui nous invite à arrêter de courir après la bonne personne, mais de devenir soi-même la bonne personne pour construire le bon lien. Elle nous rappelle que l'amour conscient, ce n'est pas la fusion permanente, mais l'espace où deux êtres apprennent à se regarder vraiment, sans chercher à sauver l'autre, ni chercher à être sauvé. Et si tu t'es reconnu dans cette... Et si tu t'es reconnu dans cette peur d'être trop pas assez ou de tout gâcher, j'espère que tu te sens désormais moins seul et mieux outillé pour apaiser cette anxiété amoureuse. Les liens pour retrouver Nathalie sont en description. Et pour continuer ton chemin vers plus de clarté mentale, pense à télécharger mon template d'autothérapie, le patch Anxiété Zéro, via le lien dans la description de l'épisode. Si cet épisode t'a plu, pense à t'abonner pour être sûr de ne pas rater les prochains et je serai évidemment gratitude que tu lui laisses 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute préférée ou que tu le partages à quelqu'un qui pourrait avoir besoin d'entendre ça aujourd'hui. Comme toujours, viens me dire ce que tu en as pensé de cet épisode sur Instagram ou sur LinkedIn ... Et d'ici la prochaine émission, je te souhaite tout le meilleur. Et n'oublie pas, quoi que tu traverses, tu n'es pas seul.