- Speaker #0
Bonjour chères auditrices, chers auditeurs et bienvenue dans mon Pas de Côté, le podcast qui met en valeur l'expérience et l'audace de celles et ceux qui ont osé. Je m'appelle Ondine, je suis psychologue certifiée en analyse transactionnelle et en coaching. J'accompagne les parcours de vie depuis déjà une dizaine d'années. Et depuis peu, j'ai créé l'écosystème Mon Pas de Côté. Tu y retrouveras le podcast, la newsletter et très prochainement, des week-ends pensés comme des retraites. confidentielle et immersive en pleine nature. Mais pour le moment, je te laisse le plaisir de découvrir le nouvel épisode de Mon Pas de Côté. Belle écoute !
- Speaker #1
Bonjour Lisa !
- Speaker #2
Salut Ondine !
- Speaker #1
Comment vas-tu ?
- Speaker #2
Ben écoute, ça va, c'est le début de l'année, donc au départ un peu, ça fait du bien.
- Speaker #0
Mais oui, tous mes voeux. Je suis hyper contente de te recevoir aujourd'hui dans mon bas de côté.
- Speaker #2
Oui, moi aussi je suis trop contente d'être là.
- Speaker #0
Et dans un premier temps, est-ce que tu serais d'accord de te présenter s'il te plaît ?
- Speaker #2
Bien sûr. Du coup, je m'appelle Lisa, j'ai 29 ans. Je suis professeure de yoga et coach sportif depuis 2016, donc 10 ans cette année. On va fêter ça. et voilà je vis à Toulouse je suis originaire du sud-ouest dans cette zone là et du coup on est revenu s'installer à Toulouse parce qu'on a passé 9 ans à Paris avec mon chéri donc voilà on a posé nos valises là pour l'instant dans le sud-ouest super d'où le petit accent un petit peu je reprends à chaque fois l'accent du couloir par là tu l'avais perdu ? Je pense qu'il était un petit peu diminué à Paris quand même. Mais là, depuis qu'on est revenus, bon, voilà.
- Speaker #1
Et alors, justement, tu viens d'où alors ?
- Speaker #2
Du coup, on est... Enfin, je dis je parce que mon chéri n'est pas là. Mais en tout cas, je viens du Gers, de Hoche, une petite ville à côté de Toulouse. Donc souvent, je dis que je suis toulousaine parce que Hoche, généralement, on ne connaît pas. Mais voilà, du coup, de Hoche.
- Speaker #1
De Hoche. Et c'est comment la vie là-bas ?
- Speaker #2
Écoute, c'est assez calme. C'est une petite ville où il n'y a pas non plus... Je ne veux pas offenser les Occitains, mais en tout cas, c'est pas non plus... C'est une ville qui est chouette, mais où ça bouge non plus pas trop trop. Ça commence, je pense, même niveau sport et tout, mais il y a encore un peu de boulot.
- Speaker #1
Du coup, ça ne correspond pas forcément à la personne que tu es devenue.
- Speaker #2
Oui, pour l'instant, je dirais que j'ai envie de... J'ai envie même de plus aller vers l'océan, tu vois, dans les prochaines années. Même Toulouse, je sens que ce n'est pas vraiment ma place. Donc, j'espère aller plutôt vers l'océan. C'est là où je me vois bien. Toulouse, c'est un peu le compromis quand on est rentré de Paris. Mais ce n'est pas encore la place où je me vois rester.
- Speaker #1
Qu'est-ce que ça représente l'océan pour toi ?
- Speaker #2
L'océan, depuis que je suis née, je vais là-bas tous les étés. Donc c'est un genre de refuge, c'est apaisant pour moi, c'est méditatif. Je m'y sens vraiment à ma place et je sens que j'ai besoin de ça pour être bien. Plus de nature en tout cas, ça c'est sûr. Même les forêts de pin, tout ça, c'est quelque chose qui m'a toujours plu, l'odeur. Donc, j'ai hâte d'aller vers là-bas.
- Speaker #1
Comment t'as rencontré les forêts de pin dans ta vie ?
- Speaker #2
C'était plus, tu vois, quand on va là-bas, quand on allait là-bas les états avec mes parents, les balades qu'on faisait. Donc, les balades, voilà, plus dans le côté terre, un peu de l'océan, enfin, de la région des Landes. Et ensuite, après, on allait au bord de l'océan. Donc, il y avait un peu ces deux... C'est deux facettes un peu de nos vacances.
- Speaker #1
Et c'est avec ça que tu as grandi, en fait. Oui, oui, carrément. Tu viens aussi de cette région-là, si je comprends bien.
- Speaker #2
Oui, après, c'est quand même à deux heures de route des Landes. Donc, ce n'est pas non plus à côté. Mais en tout cas, oui, j'ai toujours vécu dans la campagne. Tu vois, le calme, les petites villes, l'école. Je me rappelle, jusqu'en sixième, on était quatre par... parcours, tu vois. C'était ma petite ville. Les petits villages.
- Speaker #1
Les quatre ?
- Speaker #2
Oui, ça c'était dans les petits villages. Mais oui, on était quatre dans ma classe. De la maternelle jusqu'au CM2.
- Speaker #1
Mais c'est comment une classe de 4 ? Alors, est-ce que tu t'entendais bien avec les 3 autres ? Parce que là, t'as pas... Oui, oui.
- Speaker #2
En fait, on n'est pas que 4 dans l'école. En fait, on est tous mélangés. Comme c'est des toutes petites écoles, on est mélangés avec... Si t'es en... Je sais pas si t'es en CP, t'es mélangé avec des maternelles, mais aussi avec des CE1, des CE2. Donc, c'est super. C'est super.
- Speaker #1
D'accord. Donc, en fait, c'est 4 par niveau, mais les classes sont plus grandes, en fait, c'est ça ?
- Speaker #2
Oui, oui, c'est ça.
- Speaker #1
D'accord. Ok.
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #1
Finalement, les valeurs que ça t'a inculquées, c'est quoi ?
- Speaker #2
Qu'est-ce que je dirais sur les valeurs ? Je pense, tu vois, le respect aussi de tous les niveaux, de tous les âges qu'il peut y avoir autour de nous, le partage, l'échange, l'entraide aussi, puisque tu es avec des plus petits, mais aussi des plus grands. Donc, du coup, tout le monde un peu s'entraide. Après, maintenant, je ne sais pas comment c'est. Comment ça a évolué dans ces villages, les mentalités. Mais en tout cas, à l'époque, c'était comme ça.
- Speaker #1
C'est un peu ce que j'ai rencontré chez toi lors de notre rendez-vous déplacé.
- Speaker #2
Oui, oui, oui, oui, carrément, carrément. C'est clair. C'est clair. Du coup, on devait se voir une première fois. Et puis, j'ai rejoint ma belle-sœur qui a accouché de jumelles. Et du coup, qui a beaucoup, beaucoup de boulot et est très fatiguée. Donc, du coup, c'était un peu à la rescousse à l'aider. Et puis voilà, ça j'adore. Et puis en plus, j'adore les bébés. Je suis fan absolue. Depuis que je suis toute petite, je joue qu'avec des bébés. J'ai joué qu'avec des bébés et pas de Barbie, des trucs comme ça. Et je voulais même être sage-femme, tu vois, depuis...
- Speaker #1
Ah oui ?
- Speaker #2
Quand j'étais petite, quoi. Parce que je voulais vraiment être là au moment où les bébés arrivent.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qui fait que t'es pas devenue sage-femme, alors ?
- Speaker #2
Je pense que c'est un peu après, quand je me suis mise... J'ai toujours baigné dans le sport, puisque mes parents sont sportifs tous les deux. Ils sont profs de ski. Et du coup, j'ai toujours baigné.
- Speaker #1
Excuse-moi, je n'ai pas compris.
- Speaker #2
Ils sont professeurs de judo, et ma maman est prof de ski.
- Speaker #1
Ouais, ok.
- Speaker #2
Voilà, baigné dans le sport. Et donc, je pense qu'au fur et à mesure, le sport a pris une grande place dans ma vie. Et du coup, c'est comme ça, après que j'ai un peu perdu cette idée de sage-femme. En plus, je ne me voyais pas faire des études. Des études de médecine et tout. Je ne me voyais pas du tout faire ça. Donc, bon.
- Speaker #1
Tout a arrêté quand ?
- Speaker #2
Du coup, je n'ai pas fait d'études. Après le bac, je suis montée à Paris faire une école de danse professionnelle.
- Speaker #1
Laquelle ?
- Speaker #2
L'AIDÉ.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #2
En 16e, l'Académie internationale de la danse. Et du coup, voilà, j'y suis restée un an et demi, deux ans. Et puis après, j'ai redévié encore de... et de métier, on va dire. Et puis, c'est là où après, je me suis mise au yoga, je suis devenue coach sportif, etc. Comment ça s'est passé, cette bascule-là ? Alors, ça s'est passé pas très facilement, on va dire, puisque je suis arrivée en école de danse à Paris et en fait, je me suis un peu confrontée à ce milieu qui n'est pas simple. De toute façon, ce n'est pas le seul milieu à être compliqué, mais en tout cas...
- Speaker #1
Qu'est-ce qui était difficile pour toi ?
- Speaker #2
En fait, ça a été difficile, un peu la concurrence, parce que du coup, moi, je n'avais jamais ressenti ça. Du coup, à Hoche, dans la petite ville où j'étais, c'était très peu comme ça. Donc, c'était un peu se marcher dessus, faire un peu, tu vois, les hypocrites avec les autres élèves pour après, tu vois, leur marcher dessus pendant les castings. Parce qu'en gros, c'est une école où chaque semaine, on avait beaucoup de castings et d'auditions pour des comédies musicales. des shows à la télé, etc.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #2
c'était difficile. Et puis ensuite, surtout, ce qui a été compliqué, ça a été par rapport au physique, parce qu'on avait une directrice qui était assez compliquée et qui nous traumatisait un peu sur notre physique. Donc, on entendait que nous étions toutes grosses. Et ça, c'était super compliqué à vivre. Et en fait, ça a dévié, ça m'a déclenché des TCA, donc des troubles du comportement alimentaire. Et du coup, j'ai arrêté l'école parce que j'y allais tous les jours en pleurant. Enfin, ce n'était pas possible. Et on m'a conseillé de me mettre au yoga pour me reconnecter à moi, à mes sensations, à mon corps, en fait, que j'étais complètement déconnectée. Et du coup, ça s'est fait comme ça, tu vois, où en fait, j'ai pris des cours de yoga. Vu que j'avais envie un peu de rester dans ce truc d'enseignement par rapport, je pense, à mes parents inconsciemment, tu vois, qui m'avaient transmis cette passion de l'enseignement. Du coup, je me suis dit pourquoi pas aller passer mon diplôme en Inde pour professeur de yoga. Et ça s'est fait comme ça après aussi avec Dynamo, Dynamo Cycling où j'ai passé 6 ans aussi en tant que coach. Voilà le switch.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui t'a recommandé d'aller yoga ?
- Speaker #2
On m'a posé la question récemment, je ne me souviens plus si c'était une amie ou quelqu'un de ma famille, mais en tout cas, je me souviens très bien de ces phrases, tu vois, quand on me disait tu verras, ça te fera du bien, t'as besoin de te reconnecter sur le tapis, tu verras que sur le tapis, c'est toi et toi-même, et il n'y a rien qui peut te... qui peut te perturber, te juger ou quoi. Et ça va t'apaiser surtout dans la tête. On ne m'a jamais parlé de trucs physiques ou quoi. Parce que maintenant, avec les styles de yoga, tu vois, par exemple, le vinyasa, il y a des postures qui sont assez, on va dire, pas spectaculaires. Et moi, je ne me suis pas du tout rentrée dans le yoga pour ça. C'était vraiment pour me faire du bien à la tête. Parce que ça n'allait pas du tout, du tout.
- Speaker #1
Du fait de... J'entends qu'il y avait donc un conflit interne. On imagine, si tu as des troubles du comportement alimentaire, il y a quelque chose qui ne va pas. Mais dans le fond, qu'est-ce qui n'allait pas, en fait ?
- Speaker #2
Du coup, c'était la perte de confiance, la peur de décevoir, la peur de ne pas y arriver.
- Speaker #1
De décevoir qui ?
- Speaker #2
Je pense décevoir mes proches, tu vois. Décevoir mes parents, mon chéri, tu vois, qui ont... Mes parents m'ont donné beaucoup de moyens pour aller à Paris. Beaucoup de moyens. Ils m'ont aidée en tout cas à aller à Paris financièrement, etc. Et alors qu'ils ne m'ont jamais mis la pression sur un truc à atteindre spécialement. Mais c'est moi qui me mettais la pression vraiment toute seule. Et qui me disait, mais purée, mais qu'est-ce qu'ils vont penser ? Je n'y arrive pas, ça ne marche pas. Donc oui, c'était vraiment un vide. Je pense à l'intérieur de moi aussi de ne pas réussir à trouver ma place dans le milieu. D'avoir perdu... complètement confiance en moi, de devoir mettre mon corps dans un moule pour correspondre aux attentes d'une directrice ou de personnes de chorégraphes, des choses comme ça.
- Speaker #1
Oui, parce que finalement, ce que tu décris, c'est on s'en fiche de la personne que je suis, de ce que je représente, de ma différence, parce qu'on a tous une différence. et une différence qui va être il y en a qui appellent ça la zone de génie il y en a qui appellent ça une particularité une originalité bon après c'est vrai que zone de génie c'est très valorisant ça fait plaisir mais en fait c'est qu'est-ce qui nous différencie de l'autre c'est ça qui est très important et là de vouloir te mettre dans un moule c'est ... On ne regarde pas qui je suis, on me demande de devenir une sorte d'objet, en fait.
- Speaker #2
C'est ça, en fait. Du coup, j'étais complètement déconnectée, moi, de mes sensations. Quand je dansais, je pensais juste à faire le mieux possible pour que le chorégraphe, il me remarque, qu'il me regarde. Et du coup, tu sais, c'est vraiment... Ouais, me dire, il faut que je sois comme ça pour me faire remarquer et pas vraiment qu'est-ce que moi, à l'intérieur, j'ai envie et qu'est-ce qu'il me... Et qu'est-ce qui vibre à l'intérieur de moi pour pouvoir après le montrer et montrer ma singularité. Parce qu'au final, c'est ça aussi qu'ils cherchent, les chorégraphes et les personnes qui font passer des castings. C'est vraiment quelque chose de particulier en la personne. Et je me souviens même que pendant que j'étais à l'école, je disais à mes parents, peut-être qu'il faut que je fasse un truc à mes cheveux pour sortir du lot, qu'on me remarque. Et en fait, je n'arrivais pas du tout à trouver. à trouver ma place, à me sentir bien. J'étais vraiment dans un truc où il faut que je sois nickel pour les chorégraphes sans vraiment me dire, OK, toi, à l'intérieur de toi, qu'est-ce que tu as envie de montrer réellement et qu'est-ce qui te fait vibrer ?
- Speaker #1
Et quand tu parles de troubles du comportement alimentaire, ça s'est manifesté comment ?
- Speaker #2
Du coup, c'était un contrôle. D'abord, ça a démarré avec un contrôle extrême de ce que je mangeais parce que du coup Vu qu'à longueur de journée, on nous répétait que physiquement, on n'était pas du tout bien, etc. Du coup, c'était d'abord un contrôle extrême sur ce que je mangeais, où je mangeais plus de glucides, plus de sucre, même naturel. C'était vraiment des choses sans sucre, sans huile, sans gras, rien. Du coup, ça, c'était partout. Ce n'était même pas que moi quand j'étais toute seule chez moi. C'était au restaurant, tout. Il fallait que tout soit extrêmement contrôlé. Et ensuite... Quand j'ai quitté cette école de danse, du coup, il y a un peu un truc où j'ai tout relâché. Et là, ça s'est manifesté du coup par des crises d'hyperphagie. Où du coup, tu vois, quand j'étais toute seule, parfois dans l'appartement, tu vois, de ressentir ce vide et ce manque de quelque chose. Du coup, je faisais des crises en mangeant. L'hyperphagie, c'est quand tu manges d'un coup beaucoup alors que tu n'as pas faim. Et en fait, il y a un truc mental où tu es pris dans un truc et tu ne peux pas t'arrêter. Et après, tu te poses et tu te dis, j'ai envie de vomir, je ne me sens pas bien. Enfin, tu es là et c'est à la limite un peu de se faire vomir après. Donc, moi, heureusement, j'ai été prise en main à temps. Mais je pense que ça aurait pu finir comme ça.
- Speaker #1
Et comment tu as été prise en main à temps ?
- Speaker #2
Eh bien, du coup, pendant que j'étais à l'école de danse, déjà, on m'a fait rencontrer une psychologue. Donc, qui m'a déjà beaucoup aidée. Et puis, en fait...
- Speaker #1
Quelle a été la démarche pour la rencontrer ?
- Speaker #2
Eh bien, en fait, ma maman, qui était en équipe de France de judo, avait des contacts, tu vois, à l'INSEP ou ce genre de choses. Et en fait, du coup, au fur et à mesure, elle en a parlé autour d'elle et on lui a conseillé cette personne qui pouvait m'aider parce que, du coup, mes parents le voyaient aussi que j'étais très mal. Ils n'avaient pas trop remarqué cet aspect par rapport à la nourriture. Mais en tout cas, mentalement, ils voyaient que je ne faisais que pleurer et que j'y allais en reculant à l'école, alors que j'aurais dû kiffer et aller danser tous les jours. Et là, en fait, je n'y arrivais plus.
- Speaker #1
J'ai entendu dire aussi qu'il y avait des troubles du comportement alimentaire dans beaucoup de sports de haut niveau et notamment aussi dans le judo. Bien sûr, bien sûr. Parce que c'était une question de poids, de taille. Et ouais,
- Speaker #2
c'est ça la catégorie.
- Speaker #1
Ben c'est ça.
- Speaker #2
Ouais, ouais.
- Speaker #1
Donc finalement, heureusement que t'as été bien entourée à ce moment-là. Parce que toi, t'avais pas encore peut-être le déclic de te dire qu'il fallait aller voir quelqu'un. Ou il fallait sortir de cette école. C'est ça que je crois. Bien sûr.
- Speaker #2
Ah ouais, c'est clair. C'est clair. Moi, de moi-même, j'ai jamais dit, il faut que j'aille voir une psychologue. Non, du tout. En fait, si on m'a dit, tu devrais... Enfin, c'est mes parents, du coup, qui m'ont dit, tu sais, ça serait bien que t'en discutes, etc. Et donc, moi, j'étais pas du tout contre. Je disais, bah oui, carrément, parce que je... Je me voyais bien, en fait, dans quel état j'étais. Et donc, ouais, après, c'est moi qui ai pris la décision de quitter l'école, parce que vraiment, ça me fait...
- Speaker #1
On est toujours dans le même vocabulaire, hein ? La famille de vocabulaire.
- Speaker #2
Ouais, bien sûr.
- Speaker #1
On l'entend, c'est terrible, en fait, cette expérience-là pour toi.
- Speaker #2
Oui, oui. Et puis, en fait, même hier, justement, j'en parlais avec mon chéri qui me disait, c'est dingue, en fait, que tu as passé des années à danser. Et là, tu ne veux même pas aller prendre un cours parce que ça t'angoisse. Et je lui ai dit, oui, en fait, rien que de penser de rentrer dans une... Mais même ici, de revenir dans mon école familiale et tout à hoche, j'ai une boule au ventre, en fait, de me dire, je remonte, je rentre dans cette salle. marquées, tu vois les miroirs aussi qui te renvoient aussi directement cette image correspondre à ce que le prof veut, etc. Et en fait, alors que ici, je sais que je suis en sécurité un peu.
- Speaker #1
Il y a ton système nerveux qui réagit toujours comme si ça avait toujours lieu.
- Speaker #2
Ouais, exactement.
- Speaker #1
Et ton système corps-esprit n'a pas encore compris. que le temps avait passé, en fait.
- Speaker #2
Oui, c'est clair. Du coup, je n'ai plus du tout rien à prouver à qui que ce soit. En fait, pour l'instant, c'est toujours compliqué.
- Speaker #1
Il y a encore un travail à faire pour justement faire comprendre à ton système corps-esprit que le temps a passé et que tu n'as plus besoin de te sentir stressée. Exactement. Et que là, tu es en sécurité, du coup.
- Speaker #2
Oui, exactement.
- Speaker #1
OK. Et c'est là, en effet, que... Il y a cette bascule dont tu parlais tout à l'heure, ce fameux pas de côté, qui te fait quitter la danse. On est toujours dans le corps, mais dans une autre famille, en fait.
- Speaker #2
Exactement. Là,
- Speaker #1
ça t'a sauvé la vie, en fait.
- Speaker #2
Oui, mais clairement. Des fois, je trouve ça un peu cliché de le dire, mais clairement, le yoga, ça a tout changé.
- Speaker #1
Et comment alors ? Ces premiers cours de yoga ont, j'imagine, créé une sorte de technique. Comment ça s'est passé pour toi ? Tu saurais décrire ?
- Speaker #2
Oui, de ce que je me souviens, en tout cas sur les premiers cours, c'était que du coup déjà je respirais. Alors qu'avant, j'avais l'impression plutôt d'être tout le temps dans un truc assez haut dans la respiration. Tu sais, quand tu es angoissé, tu respires souvent avec le haut du corps, la cage thoracique. Et tu prends des tensions dans le haut. Et là, en fait, je me souviens que sur les premiers cours, on m'a fait descendre ma respiration sur mon ventre, prendre conscience des inspirations, des expirations, l'air qui passe par les narines, etc. Et déjà ça, j'étais là, waouh ! Ça fait du bien, ça fait du bien de respirer, de se poser et de plus être dans une course, tu vois, effrénée à la recherche de la performance, d'un physique, etc. Et puis aussi, ce que je me souviens, c'est que le tapis, vraiment, le tapis, c'est devenu un endroit où je pouvais être moi-même, où je pouvais me sentir bien et en sécurité.
- Speaker #1
Il y a un cadre.
- Speaker #2
C'était ma zone. Toujours d'ailleurs, parce que chaque fois que je reviens sur mon tapis, c'est vraiment un moment où rien ne peut m'arriver. C'est mon moment sur cette zone-là, qui n'est pas très grande, mais où je peux bouger mon corps, où je peux respirer. je peux faire des trucs de fou sur le tapis entre guillemets, des trucs de fou et des trucs super simples où je respire où je médite et en fait c'est trop bien et après ce qui m'a plu aussi dans les premiers cours de yoga au fur et à mesure ça a été aussi l'aspect tu vois un peu ce qui me manquait un peu dans la danse enfin c'est pas ce qui me manquait mais ce que j'ai retrouvé un peu c'était tu vois ce truc un peu faire des choses avec mon corps utiliser une souplesse une force etc Et du coup, pouvoir faire des postures aussi qui m'amusaient, tu vois, entre guillemets, où je me suis dit, waouh, on peut faire des trucs de fou sur le tapis, la tête à l'envers, etc. Et du coup, ça m'a fait du bien aussi, je pense, un peu de passer de la danse à quelque chose d'assez physique et artistique, à aussi sur mon tapis pouvoir faire des choses aussi un peu extraordinaires, tu vois, que je découvrais. Donc, voilà.
- Speaker #1
Oui, tu as pu développer ta propre créativité aussi.
- Speaker #2
Oui, exactement. Exactement. Oui.
- Speaker #1
Et donc de cette découverte, tu en as créé ton métier et toute ton activité actuelle. Et du coup, toi, tu fais quoi alors aujourd'hui ?
- Speaker #2
Du coup, aujourd'hui, j'ai créé une marque qui s'appelle Adjime. Donc aussi, on a un petit clin d'œil avec le judo parce qu'en judo, on utilise beaucoup le mot Adjime parce que ça veut dire commencer. Et du coup, quand on démarre... un combat de judo entre deux adversaires, l'arbitre, il dit « Hajime » . Et du coup, c'était aussi un petit clin d'œil par rapport à ma famille, parce qu'il n'y a pas que mes parents, d'ailleurs, qui font du judo. Et du coup, c'était commencer à prendre soin de soi, commencer à mettre quelque chose en place dans sa vie. Et c'est pour ça que ce mot a bien résonné. Et avec ça, j'ai créé ma première retraite de yoga. Et au fur et à mesure, en fait, ça m'a vachement plu et nourri. Et du coup, maintenant, tu vois, j'en suis à une trentaine de retraites. donc je suis trop contente et chaque année j'en organise de nouvelles et à côté j'ai lancé une plateforme de cours en ligne où chaque mois je publie des vidéos il y a un abonnement annuel ou mensuel et pour accompagner les personnes qui veulent pratiquer chez eux s'accorder ce temps aussi sur le tapis qui moi m'a fait du bien donc j'essaie aussi de le transmettre à travers la plateforme et les retraites de yoga
- Speaker #1
Alors c'est quoi une retraite de yoga ?
- Speaker #2
Alors une retraite de yoga, on a des clichés Merci. Je te demande, toi, comment tu l'imagines ?
- Speaker #1
Moi, j'en ai déjà fait dans un monastère bouddhiste en France. Il y avait à la fois du yoga, de la méditation, des enseignements bouddhistes et du Qigong. Donc, je connais un petit peu déjà. Mais toi, alors, comment tu fais ?
- Speaker #2
Du coup, les retraites adjumées, c'est... Moi, j'aime bien dire quand les élèves arrivent, vous êtes comme à la maison. vous êtes chez vous dans cette vie-là par contre vous êtes aussi en vacances donc déjà on ne s'occupe pas de la table vous ne débarrassez pas on ne fait rien, on met les pieds sous la table et on respire pendant une semaine, quatre jours suivant la durée de la retraite ensuite il y a des cours de yoga le matin et le soir il y a environ quatre heures de yoga par jour avec un yoga plutôt dynamique le matin précédé par de la méditation des respirations, aussi du journaling Et ensuite, le soir, c'est du yoga beaucoup plus doux, soit du vinyasa doux, soit du yin yoga, pour faire baisser aussi tranquillement l'énergie de la journée. Et entre tout ça, déjà on mange, c'est des repas végétariens qui sont à majorité anti-inflammatoires, mais pas que. Donc on va dire qu'il y a 80% de plats anti-inflammatoires et 20% de choses un peu plus normales, plaisir. Même si l'alimentation anti-inflammatoire, on essaye quand même de... de montrer que ce n'est pas des légumes à l'eau, que c'est quelque chose aussi où tu peux kiffer manger anti-inflammatoire et que ce n'est pas quelque chose de... de fade. Oui. Voilà.
- Speaker #1
Du coup, des saveurs intéressantes.
- Speaker #2
Exactement. Et puis aussi, c'est montrer des recettes que les élèves aussi peuvent peut-être reproduire chez eux puisqu'on a des chefs qui sont avec nous pour les repas. Et puis voilà.
- Speaker #1
C'est quoi l'alimentation anti-inflammatoire ?
- Speaker #2
Alors, l'alimentation anti-inflammatoire, c'est exclure le lactose, le gluten et le sucre. puisque c'est des aliments qui sont inflammatoires pour le corps. Et ça peut dire quoi,
- Speaker #1
ça ?
- Speaker #2
Du coup, c'est par rapport aux cellules du corps que ça vient inflammer et créer un genre de petit feu interne qui vient peut-être t'impacter sur l'aspect physique. Ça peut être des blessures, ça peut être aussi un état mental, ça peut être de l'acné. Ça dépend de chacun. Voilà, c'est plutôt rester...
- Speaker #1
C'est pour le système digestif.
- Speaker #2
Exactement, c'est ça, des ballonnements, etc., des digestions. Donc, en gros, c'est ça. En gros, c'est ça. Et puis voilà, après, suivant le thème de la retraite, peut-être qu'il va y avoir des massages d'inclus. Et du coup, l'après-midi, c'est des massages ou du ski ou du pilates. Voilà, ça dépend du thème.
- Speaker #1
OK. Donc, en fait, c'est des vacances dans un lieu hyper sympa. Il y a un peu d'activité physique, des temps d'introspection, avec le journaling. Donc, le journaling, j'imagine que chacun tient un journal pendant le temps de la retraite, c'est ça ?
- Speaker #2
En fait, oui. Chacun peut écrire quand il veut dans son journal, mais surtout le matin aussi. Je propose vraiment des questions, des guides. Je guide un peu le journaling où les personnes peuvent écrire ce qu'elles ont besoin, mais aussi je pose des questions. Parce qu'il y a des personnes qui n'ont pas forcément l'habitude non plus et qui se retrouvent face à leur carnet et qui se disent « Qu'est-ce que je vais écrire ? J'en sais rien du tout. » Donc là, j'essaye de guider. Et après, dans la journée, oui, les personnes sont libres de rajouter des choses, d'écrire.
- Speaker #1
Il y a combien de personnes pendant tes retraites ?
- Speaker #2
Alors, on essaye de tourner autour de 12. Ça peut être jusqu'à 14, grand maximum. Mais sinon, c'est autour de 12, on aime bien. 10, l'idéal, mais bon, ça dépend.
- Speaker #1
Ça marche. Top. Qu'est-ce que ça t'apporte, cette activité-là ?
- Speaker #2
Si on doit parler des retraites, vraiment, c'est hyper fatigant l'avant et le pendant. Mais après, je sens...
- Speaker #1
En quoi c'est fatigant ? Sur le coup ? Ouais, ouais.
- Speaker #2
En fait, c'est juste que tu vois, t'es non-stop en fait. Tu dois être non-stop en fait. comment dire, prête, tu vois, à gérer les choses. Donc, bon, les cours, c'est moi qui donne tous les cours. Ensuite, tu vois, on enchaîne, les personnes, elles vont se reposer ou quoi. Mais moi, il faut que je mette la table. Donc, il y a mon chéri, des fois, qui m'aide, mais la table, on débarrasse, on gère, OK, les repas, les menus. OK, il y a un petit ajustement à faire avec le chef. On gère les activités. Donc, bien que ça soit coordonné dans le planning, que tout le monde soit bien. Enfin, voilà, c'est créer vraiment cette bulle. Et moi, qui me fais vraiment du bien d'apporter ça à mes élèves et du coup de voir aussi l'impact que ça a sur eux, tu vois, après la retraite, de me dire, de recevoir des mots super positifs, de voir les liens que ça a créés. En fait, ça me nourrit, ça me remplit de joie, de bonheur de voir tout ça. Et en fait, ça me rend fière aussi de ce qu'on fait, de créer avec Hajime et de cette vraiment bulle de... Cette parenthèse où tu peux te sentir bien pendant une semaine et déconnecter ton quotidien. Et nous, ce qu'on essaie vraiment, c'est de dire, après la retraite, on ne veut pas que la personne soit un peu démoralisée et de revenir dans son quotidien. Non, en fait, on se sert de la retraite comme un boost et comme, tu vois, on a envie de sortir de la retraite et tout donner pour accomplir les rêves et les objectifs qu'on a. Et ce n'est pas retourner en mode je suis triste et tout. Tu mets des choses en place dans ta vie. La retraite, ça doit être quelque chose qui va impulser. Et pour répondre à ta question de base, c'est quelque chose qui me fait profondément du bien. Sur le moment, ce n'est pas évident parce qu'il y a la fatigue, etc. Mais après la retraite, je ressors, je suis hyper heureuse.
- Speaker #0
On voit que ça y est, tu as trouvé ce qui t'animait au niveau professionnel en tout cas.
- Speaker #1
Oui, carrément. Vraiment, je suis hyper reconnaissante de ça, d'avoir trouvé cette voie. Et du coup, je me suis aussi reconnaissante d'être passée par des moments compliqués avec la danse parce que ça m'a amenée là.
- Speaker #0
Tu aurais quoi comme recommandation à faire à celles et ceux qui nous écoutent, qui pourrait traverser une période... compliquée, équivalente, tu vois, avec un objectif et finalement une dissociation de ce avec quoi on est pour répondre à des attentes extérieures qui ne correspondent pas à ce qu'on est dans le fond et quelle prise de conscience pourrait émerger de ça ? Quelles recommandations tu aurais à faire pour éviter de tomber dans les TCA et d'aller encore plus loin que ce que tu as vécu toi, en fait ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Du coup, ce que je dirais par rapport à ce que j'ai vécu, c'est de prendre directement ce recul un peu et de prendre ce temps pour se reconnecter à soi. En fait, pour faire un pas en arrière et se dire, il y a ça qui se passe, ok. Maintenant, je vais prendre du temps pour respirer et me connecter à voir ce que je ressens. Peut-être l'écrire, tu vois, parce que des fois, de mettre des mots dessus, ça peut être... plus difficile, peut-être l'écrit, c'est plus facile pour certaines personnes. Et du coup, de vraiment se faire ce pas en arrière et prendre ce temps pour se reconnecter à vraiment ce que, qu'est-ce que je ressens, qu'est-ce que mon corps, ma respiration. Enfin, moi, ça m'a aidée parce que j'étais aussi dans ce milieu qui était très par rapport au corps. Mais je pense que dans tous les cas, faire un retour à soi et tu vois, faire un pas en arrière sur vraiment la situation, je pense que ça... On fait du bien en général. Et aussi de garder confiance en soi. Tu vois, ce que je dirais vraiment aussi, c'est prendre ce pas en arrière pour se poser, que ça soit en marchant, sur un tapis, n'importe. Et puis se dire, OK, pour l'instant, je suis dans le mal, je suis dans le flou, je suis peut-être dans quelque chose de sombre. Mais garder confiance en la vie et se dire que tout ça, ça arrive pour une bonne raison. je sais que c'est super compliqué de se dire ça sur le moment parce que vraiment on a l'impression qu'on va pas s'en sortir de vraiment garder confiance et qu'au bout du tunnel il y a une lumière et ça va aller et quand c'est pas possible ?
- Speaker #0
parce qu'on est trop dedans par exemple tu vois j'imagine Comment t'as pu être à ce moment-là, avant d'être trop au bout, tu sais ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Est-ce que tu aurais réussi à le faire ?
- Speaker #1
Je sais pas.
- Speaker #0
Tu vois, c'est ça.
- Speaker #1
Ouais, ouais, oui, bien sûr. C'est pas grave.
- Speaker #0
On fait comment ce pas en arrière, comme tu dis, ce pas de côté, ce dézoom ?
- Speaker #1
Je pense qu'il y a plusieurs manières pour suivre les personnes. Moi, ce qui m'a fait du bien, c'est du coup de trouver cet espace sur un tapis.
- Speaker #0
ça peut être aussi c'est la confiance entre les autres en fait c'est ça que j'ai compris c'est ta confiance dans ta famille et dans ton environnement et donc d'écouter ce qu'ils avaient à te dire et donc c'est cette confiance c'est ces personnes de confiance, ces piliers là qui sont vitaux en fait oui bien sûr,
- Speaker #1
c'est clair d'être entourée mais je pense que ça dépend de chacun, moi c'est ça qui m'a fait du bien mais peut-être à une autre personne, c'est directement peut-être de se confier à quelqu'un de confiance absolue et de décharger aussi peut-être quelque chose. Et du coup, ça peut peut-être... Parce que par rapport à moi déjà au TCA, il y a eu plusieurs dans ma vie depuis que j'ai les TCA. parce que c'est quelque chose après que tu as toujours à l'intérieur de toi, selon moi.
- Speaker #0
Tu ressens toujours aujourd'hui ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr, il y a des hauts et des bas. Mais là où j'ai rechuté très fort, ça a été il y a 4-5 ans à peu près. Et en fait, pour sortir de cette phase-là, c'est le fait d'en avoir parlé qui m'a vraiment fait switcher. Et là où du coup, je me suis dit, OK, là, il faut que je fasse quelque chose parce que ça ne va pas. OK. J'en ai parlé. Ça a débloqué quelque chose. Donc je pense que suivant les personnes, c'est...
- Speaker #0
Là, je voyais une interview de Ben Mazuet, le chanteur, qui dit lui aussi avoir des TCA. En fait, il raconte qu'il se réveille la nuit pour manger. Et en fait, il a décidé d'en parler afin justement de libérer la parole sur ce sujet.
- Speaker #1
qui touche énormément de personnes et qui est encore assez tu quand même ouais carrément c'est hyper important quand j'en ai parlé un petit peu on va dire officiellement sur mes réseaux sociaux j'ai reçu mais énormément c'était affolant le nombre de messages que j'ai reçu d'autres personnes qui avaient ça et en fait les gens se rendent compte ok je suis pas seule et je ne suis pas anormale tu vois j'ai quelque chose à soigner mais je ne suis pas toute seule à vivre ça et ça va aller il y a de l'espoir aussi sur des personnes qui ont traversé ça et qui vont bien quand même et
- Speaker #0
bien merci en tout cas pour ces recos pour ce témoignage ce n'est pas évident des recommandations parce que du coup c'est quelque chose qui moi a marché pour moi Mais en effet, je pense que quelque chose d'universel, c'est en effet l'humanité. Et donc, se dire qu'on n'est pas seul et que d'autres personnes peuvent être là pour nous entendre, pour nous comprendre et pour s'écouter simplement et se donner la main.
- Speaker #1
Bien sûr, bien sûr.
- Speaker #0
Et ça, c'est universel de toute façon. Ok, bon, sacré pas de côté, dis donc.
- Speaker #1
Oui, du coup, ça a été un moment décisif dans ma vie, ça c'est sûr.
- Speaker #0
Et le fait de passer de la danse au yoga, comment tu l'as vécu ?
- Speaker #1
Plutôt bien, parce que par rapport à ce que je te disais tout à l'heure, ça reste quelque chose avec du mouvement, qui ne se fait pas forcément de la même manière, mais le mouvement, et puis avec le yoga, que je n'avais pas dans la danse, c'est vraiment cette connexion avec la respiration, où chaque mouvement est guidé par une respiration. Et c'est ça qui permet d'ancrer, de reconnecter. Parce que si tu ne penses pas à ta respiration, si tu es dans tes pensées, tu ne peux pas coordonner le mouvement et tes respirations. Et du coup, c'est ça qui permet aussi avec le yoga de se sentir connecté à soi. Et c'est ça qui est en plus rajouté avec après la danse, le mouvement plus les respirations.
- Speaker #0
Ça me permet de faire le passage vers mon exercice classique dans mon pas de côté, qui est donc le moment de la visualisation. Si tu es d'accord, dans ce cas, je vais t'inviter à t'installer confortablement dans ton siège. Si c'est possible pour toi de fermer les yeux. Pardon, afin de te reconnecter à ton corps. de faire, comme tu sais si bien faire, quelques respirations profondes et ventrales, et puis de te projeter dans cinq ans un futur idéal où tout est possible,
- Speaker #1
avec aucune contrainte. Où es-tu ? Je te réponds maintenant ? Ok. Dans cinq ans, je suis...
- Speaker #0
Gardez les yeux fermés afin de pouvoir y être, justement. Où es-tu ?
- Speaker #1
Parfait. Du coup, dans cinq ans, je suis dans une grande maison. Une grande maison où je peux accueillir mes élèves, quand je veux, où je veux. Avec mon chéri en train de partager ses moments et de continuer sur ce chemin de partage et de connexion aux autres.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu vois devant toi, visuellement ?
- Speaker #1
Je vois une prairie.
- Speaker #0
Une prairie. Est-ce qu'il y a des odeurs ?
- Speaker #1
Oui, je dirais que je sens ce qui est un peu, tu vois, nature, quand tu te balades dans des champs et qu'il y a des odeurs d'herbes, je ne sais pas, d'arbres, de pailles.
- Speaker #0
Est-ce que tu as des sensations ?
- Speaker #1
L'apaisement.
- Speaker #0
et la joie comment est l'air autour de toi, la température ?
- Speaker #1
assez frais mais il y a du soleil qu'est-ce qui se passe autour de toi ? il y a du mouvement des personnes qui sont là qui bougent, qui sont assises et et qui sont bien en fait, qui se sentent aussi comme chez elles.
- Speaker #0
Tu les connais ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ok. Et toi, qu'est-ce que tu fais ?
- Speaker #1
Et moi, je les observe, je marche un peu dans cette maison. Je regarde aussi dehors la prairie, aussi qu'il y a cette campagne un peu qu'il y a autour de la maison. Et je suis un peu autour d'elle, en train d'échanger, de respirer, de marcher.
- Speaker #0
Est-ce que tu as un rôle à ce moment-là ?
- Speaker #1
Je pense un peu de... de personnes qui tiennent l'espace.
- Speaker #0
Et si on regarde un peu plus haut, ce serait quoi ta mission de vie à ce moment-là ?
- Speaker #1
Je pense du coup pouvoir aider les personnes qui ont besoin d'être... Un peu par rapport à moi, ce que j'ai vécu, de pouvoir les rassurer, de leur dire d'avoir confiance, de prendre confiance en leur corps. Et d'être un peu un socle pour ces personnes-là et pouvoir les tirer vers le haut et les mettre dans des espaces vraiment où elles se sentent bien et en sécurité.
- Speaker #0
T'as envie d'a respirer dans cette mission ? Depuis tes orteils jusqu'au sommet de ton crâne ? Et puis quand c'est ok pour toi de revenir avec moi ? Et de t'étirer si c'est ok ?
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
En prix. Comment tu te sens ?
- Speaker #1
Bien, c'est très agréable.
- Speaker #0
Si tu pouvais commencer par une petite action, un tout petit pas pour arriver à ça et que tu pourrais déjà commencer à mettre en place dès cette semaine, ce serait quoi ? Toute petite action.
- Speaker #1
Je pense continuer de visualiser ça et peut-être même de l'écrire pour vraiment l'ancrer à l'intérieur de moi et pouvoir faire un genre de manifestation.
- Speaker #0
Alors, est-ce que tu pourrais noter dans ton calendrier cette semaine un temps pour écrire ? Cette visualisation.
- Speaker #1
Carrément, carrément. Moi, j'aime bien le matin faire des petites routines de rotation et de journalisme. Justement, je pense que ça peut être le matin comme ça.
- Speaker #0
Alors, précisément, est-ce que tu peux noter ça dans ton planning, s'il te plaît ? C'est la coach, là, qui se met dedans. J'adore. Donc, vraiment, un rendez-vous cette semaine pour écrire ça. c'est fait super et bien on va arriver à la fin de ce temps partagé si tu pouvais garder trois mots de ce temps passé ensemble ce serait quoi ?
- Speaker #1
je dirais bienveillance partage et Et visualisation.
- Speaker #0
Ok. Je note moi aussi. Eh bien, encore un immense merci, Lisa.
- Speaker #1
Merci beaucoup, merci à toi.
- Speaker #0
Je t'en prie et à très bientôt.
- Speaker #1
À bientôt.