- Speaker #0
Bonjour chères auditrices, chers auditeurs et bienvenue dans mon Pas de Côté, le podcast qui met en valeur l'expérience et l'audace de celles et ceux qui ont osé. Je m'appelle Ondine, je suis psychologue certifiée en analyse transactionnelle et en coaching. J'accompagne les parcours de vie depuis déjà une dizaine d'années. Et depuis peu, j'ai créé l'écosystème Mon Pas de Côté. Tu y retrouveras le podcast, la newsletter et très prochainement... Des week-ends pensés comme des retraites confidentielles et immersives en pleine nature. Mais pour le moment, je te laisse le plaisir de découvrir le nouvel épisode de Mon Pas de Côté. Belle écoute ! Bonjour Mélanie !
- Speaker #1
Bonjour Dina !
- Speaker #0
Je suis ravie de te recevoir dans Mon Pas de Côté ! Et dans un premier temps, je te propose de te présenter, si t'es OK.
- Speaker #1
Écoute, avec grand plaisir, ce lundi matin. Alors moi, je m'appelle Mélanie, j'ai 41 ans. Je suis une fille 100% issue du monde agricole. Je viens de Bretagne, à côté de Saint-Malo, où mes parents, mes grands-parents sont agriculteurs, étaient pour un moment là. Et donc voilà, j'ai un frère et une sœur. Aujourd'hui, je vis sur la région parisienne car je suis montée pour le travail sur Paris il y a maintenant un peu plus de 15 ans.
- Speaker #0
Dans ta fratrie, tu es à quel niveau ?
- Speaker #1
Je suis l'aînée, ce qui est une place non négligeable pour la suite de mon parcours personnel et professionnel. Je suis l'aînée de la famille. J'ai essuyé les plâtres de pas mal de choses, ce qu'on pourrait dire.
- Speaker #0
Tu dirais que c'est quoi d'être l'aînée ?
- Speaker #1
L'aîné, c'est un peu le guide ou le chef d'orchestre des autres enfants, de responsabilité qu'on m'a donné très jeune en fait. Donc papa agriculteur, une maman mère au foyer, mais énormément prise par beaucoup d'activités associatives, notamment de loisirs créatifs dans les écoles, etc. Beaucoup de temps donné au club de tennis auquel elle était présidente. de temps à l'extérieur et on a été tout de suite avec mon frère et ma soeur, on a quand même 7 ans d'écart aussi avec notre petite soeur qui est plus petite maintenant parce qu'elle n'a pas loin de 35 ans mais on a tout de suite été autonome dans notre vie de tous les jours à pouvoir se responsabiliser, faire ses devoirs un peu seul mais évidemment un peu de suivi le soir et aussi savoir faire à manger autre chose que des pâtes avec vers 8-10 ans 10-12 ans, le bœuf bourguignon, les endives au jambon, les lasagnes et les pizzas à maison, c'était basique pour nous. Ah oui,
- Speaker #0
quand même.
- Speaker #1
C'était des choses où on a tout de suite été… En tout cas, moi, j'aime cuisiner. C'est peut-être aussi une valeur que j'ai acquérie au fur et à mesure des années. Mais c'est quelque chose qu'on nous a donné, en tout cas, qu'on nous a appris. Et voilà, beaucoup de responsabilités là-dessus. Et puis, on est un peu débrouillard parce qu'en tant qu'on est, on va dire, dans la campagne, on va dire dans le monde agricole, il faut être un peu débrouillard, un peu autonome sur beaucoup de sujets. Si on veut aller à tel endroit, on prend son vélo. Si on veut faire telle et telle chose, on s'organise. C'est pour ça que j'ai pris beaucoup d'indépendance, de l'indépendance assez rapidement dans mon parcours.
- Speaker #0
Tu parles de valeur. Toi, tu dirais que tu as grandi avec quelle valeur ?
- Speaker #1
la première qui vient tout de suite, c'est le courage. Parce que dans la vie, si on n'a pas de courage, c'est compliqué. Et l'envie, l'envie de faire les choses, quelle que soit d'où on vient et ce qu'on est capable de faire, si on a envie, aujourd'hui, je dirais que presque tout est possible, en fait.
- Speaker #0
Quelque part, c'est le moteur, le moteur intérieur à alimenter. Et toi, tu l'as alimenté comment, ce moteur-là ?
- Speaker #1
Dans la compétition. Autour du... Dans le tennis, ouais.
- Speaker #0
Ah ouais, OK.
- Speaker #1
Voilà, j'y réfléchissais hier soir en me disant, en fait, si je pouvais conseiller les gens autour de moi, les jeunes que je croise, même les moins jeunes, c'est d'amener les enfants dans la compétition. Alors, la compétition, ça peut être des loisirs, quel que soit, si c'est sportif ou une passion, les échecs, voilà, etc. Mais je trouve que le côté compétitif m'a énormément apporté pour amener du courage, pour... Prendre sur soi, savoir analyser, comprendre, et puis se mettre dans des moments de difficulté, comprendre pourquoi on est en difficulté, qu'est-ce qu'on peut mettre en place pour être moins en difficulté les prochaines fois. Donc compétition de tennis, énormément, très jeune. où j'étais, on s'en livrait à moi-même. En tout cas, sur un terrain de tennis, on est finalement seul face à l'adversaire avec sa raquette, sa bouteille d'eau. Et puis, tout est possible. Et le résultat tient en compte sur quelle intention de jeu je veux mettre en place et est-ce que j'ai envie de bien jouer, est-ce que j'ai envie de gagner ou est-ce que j'y vais pour ne pas perdre. Ce n'est pas la même chose avec des gens qui sont là pour vous regarder. Souvent, ma maman était présente. Donc, c'est de gérer la compétition.
- Speaker #0
Alors, le monde de la compétition, je pense, alimente énormément de fantasmes chez beaucoup de personnes, tu vois. Autant positif que négatif, d'ailleurs. Quoi, tu en dirais quoi pour justement un peu, comment dire, vulgariser ce domaine-là pour ceux qui ne le connaissent pas forcément ou qui le connaissent de loin ?
- Speaker #1
En fait, la compétition, ce n'est pas fait pour tout le monde, c'est vrai. Mais en attendant, je trouve que d'avoir un esprit compétitif permet d'aller beaucoup plus loin dans les choses. Je vais essayer de m'expliquer. Quel que soit le niveau finalement au tennis où j'étais, qu'importe que ce soit petit niveau, moyen ou très grand niveau, en tout cas, les valeurs que mes parents m'ont inculquées, c'est si tu t'inscris à un tournoi, tu vas aller jusqu'au bout et tu vas bien te comporter et tu vas donner le meilleur de toi-même. Quel que soit le résultat. On s'en fout que tu gagnes et que tu perds. Le but, c'est de progresser et d'apprendre par l'intermédiaire de belles parties de tennis ou... des super randonnées, qu'importe sa passion, est-ce que j'ai donné le meilleur de moi-même et est-ce que je suis allée au bout de ce que je pouvais donner ? Est-ce que j'ai progressé ? C'est ce que j'essaie d'inculquer aujourd'hui à mes deux enfants.
- Speaker #0
Ils ont quel âge ?
- Speaker #1
Neuf ans et douze ans.
- Speaker #0
Neuf ans et douze ans.
- Speaker #1
Du coup, toi, la compète,
- Speaker #0
tu t'en fais toujours aujourd'hui ?
- Speaker #1
Je fais toujours de la compétition. j'ai mis de côté un petit peu le tennis depuis maintenant seulement un an finalement et je me suis mis au paddle qui est un autre sport de compétition que je pratique, un autre sport de raquette donc le fameux sport à la mode qui permet de jouer sur un terrain beaucoup plus petit que celui du tennis avec des vitres à l'arrière et on joue deux contre deux donc c'est un sport collectif mais de manière individuelle parce que chacun sa zone de progression
- Speaker #0
Qu'est-ce qui fait que tu es changée du tennis pour le paddle ?
- Speaker #1
C'est une très bonne question. Quand je me suis mis au paddle, il y a un peu plus de trois ans maintenant, j'ai tout de suite senti une énergie hyper positive qui m'embêtait au tennis, qui était un sport individuel au tennis. Quand on fait un tournoi, on est convoqué, par exemple, ce soir à 18h. Il n'y a personne dans le club de tennis où il y a peut-être le juge d'arbitre qui est présent. On fait le match contre l'adversaire. Si elle est sympathique, on peut même boire un verre après. si elle est OK. Et puis, ça s'arrête là, en fait. Dans la relation humaine, il ne se passe pas grand-chose. On se bat un peu avec soi-même, avec ses plus et ses moins. Au paddle, à l'inverse, toutes les personnes du tournoi sont convoquées en même temps. Et au bout de cinq ou six heures, on a trois ou quatre matchs. Donc, on peut se refaire si on perd le premier match. Ce n'est pas grave, on a d'autres parties. Et du coup, on rencontre plein de personnes puisque tout le monde reste sur le même lieu de compétition jusqu'à la fin et on sait qui va gagner le tournoi. Et donc, on a trois ou quatre matchs. Donc, je trouve qu'il y a aussi... Moi, comme j'aime beaucoup, j'ai une grosse appétence pour la relation humaine. Du coup, je m'y retrouve beaucoup plus au paddle qu'au tennis par ce biais-là, en fait. Et on peut jouer... Comme on est contre deux au paddle, on peut jouer avec quelqu'un. Et puis, le tournoi d'après, on peut jouer contre l'adversaire. On peut jouer avec l'adversaire parce qu'on va changer de pair. On a le droit de changer de pair. Et c'est aussi ça qui est intéressant, c'est de varier les différentes... de paires possible pour être le meilleur sur le terrain. Et c'est assez OK. Toutes les joueuses sont d'accord pour changer régulièrement de binôme. On voit qu'il y a beaucoup de turnover là-dessus. C'est assez chouette comme sport.
- Speaker #0
C'est intéressant parce que finalement, ton adversaire peut être ton coéquipier à un moment ou à un autre.
- Speaker #1
Toutes celles avec qui je joue, on a toutes été les unes contre les autres à un moment donné.
- Speaker #0
C'est génial. On va tous d'égal à égal. Et on n'a pas une étiquette adversaire. Ça change, ça évolue.
- Speaker #1
La seule, on va voir si on est joueur de droite ou si on est joueur de gauche, parce que ce n'est pas la même façon. Voilà. C'est juste ça. Mais la chance que j'ai, c'est que j'ai appris des deux côtés. Donc, pour le coup, je suis assez polyvalente, mais il y a des joueurs qui sont très, très droite ou très, très gauche, et pas les deux, mais voilà. Ça dépend.
- Speaker #0
Donc, ça dépend si tu es gaucher ou droitier ?
- Speaker #1
Exactement. Le gaucher, quoi qu'il arrive, jouera à droite. Le droitier peut jouer des deux côtés. Par contre, s'il n'a appris qu'à gauche, évidemment, c'est plus compliqué de jouer à droite. Et le joueur le plus puissant se situe à gauche. Et généralement, c'est le plus grand et le plus puissant parce que c'est lui qui va avoir un maximum de smatch. En tout cas, voilà. de ce patch en hauteur à faire pour finir le point, dirons-nous.
- Speaker #0
On entend à travers ton discours à quel point le sport est important. Parce qu'en effet, tu parlais de tout type de compétition, mais toi, finalement, le tien, c'est le sport. Et comment tu as découvert cet attrait pour mettre en mouvement ton corps comme ça ?
- Speaker #1
Je pense qu'assez rapidement, je l'ai vu comme un exutoire. Un exutoire. Voilà, donc si je reviens sur ma jeunesse, entre guillemets, famille très processée. Alors, ce n'est pas processée, c'est très cadré, très strict. Et donc, tout de suite, le sport m'a permis d'avoir un exutoire, d'avoir de l'autonomie et des responsabilités qui me convenaient et d'être libre. Et donc, ce sport m'a permis d'aller rencontrer évidemment plein de gens et de vivre aussi une passion sans avoir toujours mes parents derrière moi. à me maîtriser, d'être un peu autonome. Et puis, ça s'est énormément accéléré autour de l'adolescence, parce que j'ai fait beaucoup plus de compétitions, des matchs par équipe en national. Donc là, je devais aussi bouger partout en France et avec des gens plus âgés que moi, puisque dans l'équipe, il y avait plusieurs nanas, on était cinq ou six. Et donc ça, ça m'a aussi donné vachement d'affirmations de moi et cet esprit aussi. de compétition, mais en équipe toujours, que je trouve hyper intéressant.
- Speaker #0
Tu vois, il y a une phrase que j'ai posée une fois en réfléchissant sur ce que je faisais, et je trouve qu'il y a énormément de sens là, dans ce que tu dis, c'est la liberté étayée par une structure. Et en fait, ça se répète dans ton discours, à la fois, tu dis, voilà, j'ai acquis énormément d'autonomie, de compétences très jeunes. Du fait que mes parents n'étaient pas forcément toujours à la maison du fait de leur travail, le monde agricole. Donc on voit qu'il y a une structure de tes parents avec les process et quelque chose de très strict, quand bien même ils n'étaient pas physiquement tout le temps là, mais qui vous a permis d'acquérir cette autonomie, en fait, le cadre. Et là encore, le cadre du sport, parce qu'il y a quand même des règles, un cadre, des choses qu'on a le droit de faire, des choses qu'on n'a pas le droit de faire. qui t'apporte cette liberté-là. Donc, oui, je trouve que c'est hyper important de le souligner, que pour, certainement, je ne sais pas, je n'ai pas de vérité, mais pour acquérir cette liberté, quelle qu'elle soit, dans l'autonomie d'être ou pas, enfin, de faire, de créer, il y a besoin de structure.
- Speaker #1
Et ça rassure déjà la structure.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, ça rassure beaucoup.
- Speaker #1
Ça rassure, en tout cas, d'avoir un cadre. Et même encore aujourd'hui, j'ai besoin d'avoir un cadre.
- Speaker #0
savoir où sont mes limites et savoir où sont les limites des autres aussi et de connaître tes limites ça te permet d'avoir cet objectif et d'aller encore un peu plus loin à chaque fois parce que quand tu ne la connais pas tu ne peux pas aller plus loin par définition c'est plus compliqué c'est vrai c'est totalement vrai et toi enfin tu voulais faire quoi plus tard ?
- Speaker #1
ça va te faire rire le truc et bien ça revient un peu alors qu'est-ce que je voulais faire plus tard ? toute jeune alors ça va faire rire Voilà. C'est drôle et pas drôle, en fait. Je voulais être bonne sœur quand j'étais toute jeune. Pourquoi ? En fait, je passais un peu de temps avec mes grands-parents à l'église le dimanche. Et je trouvais ça assez magique, les chants, le fait que les gens se réunissent pour une appétence certaine. Et j'aimais beaucoup leur tenue, parce que j'ai trouvé très rigoureuse, très rigide. Et j'aime beaucoup le bleu marine et le blanc. J'aime beaucoup ces couleurs-là. Je suis très dans le bleu. Et je me rappelle d'une bonne sœur au collège qui me donnait cours et que j'affectionnais vraiment particulièrement. Je la trouvais très juste, très droite et assez sévère, mais elle était juste. Et je voulais être bonne sœur. Évidemment, je n'avais pas mis tout en... Je n'avais pas compris vraiment c'était quoi le rôle d'une bonne sœur, évidemment. Mais c'était en tout cas un des premiers métiers que je voulais faire toute petite. Et ensuite, après, je voulais être prof de sport dans l'armée. Prof de sport dans l'armée, parce que je trouvais pareil, le côté rivide, cadré, processé, militaire. Je trouvais vraiment chouette et allier finalement le sport dans l'armée. Et comme j'ai toujours été en relation avec beaucoup de garçons dans mon enfance, parce que je n'ai que des cousins avec qui je suis très proche, évidemment, ce monde-là me parlait plutôt pas mal.
- Speaker #0
Tu étais à l'aise, à l'aise avec la jante masculine.
- Speaker #1
Oui, exactement, ce n'est pas un sujet, exactement, ce n'est pas du tout un sujet. Et puis ensuite, quand il a fallu partir en colonie ou avec l'école, et on devait vendre des tickets de tambola, je me suis un peu découverte à faire du... du porte-à-porte dans le village, dans des villes voisines où j'habitais et vendre mes tickets de Tambola pour non seulement payer moins cher, c'est vrai que mes parents payaient moins cher, mais surtout payer zéro. Je voulais vraiment que mon voyage soit 100% financé par la Tambola. Et je trouvais ça génial de pouvoir même aider mes copains et mes copines à aussi avoir un voyage gratuit à Londres. C'était à Londres, on a été aussi à Verdun, à Charlesville-Mézières. Et ça, cette appétence de commercial, je l'ai eu naturellement assez vite. Et c'est aussi là-dessus où je me suis forcément orientée à titre professionnel un peu plus tard. Oui,
- Speaker #0
parce que finalement, tu ne nous as pas dit ce que tu faisais aujourd'hui.
- Speaker #1
Je ne vous en ai pas dit. Alors aujourd'hui, aujourd'hui même, j'ai monté il y a à peu près un peu plus de six mois une structure, une entreprise qui permet d'accompagner soit en formation, soit en audit. des stratégies commerciales par l'intermédiaire de formations spécialisées en technique de vente et en formation leadership pour les managers. Et mon secteur d'activité, c'est le monde du bâtiment, le monde agricole et l'industrie. Étonnamment.
- Speaker #0
On retrouve, on fait les ponts entre là d'où tu viens, ton appétence et ce que tu fais aujourd'hui, mais c'est hyper récent du coup.
- Speaker #1
C'est récent, ça fait six mois. En fait, je suis montée à Paris, comme je l'ai dit au tout début, il y a à peu près... C'était en 2008, donc il y a quelques années maintenant, un peu plus de 15 ans. Et je suis rentrée dans le bâtiment en tant que charme d'affaires terrain dans une grosse entreprise qui s'appelle, j'ai le droit de le dire, je pense, qui s'appelle Ilty France. Et Ilty France m'a donné cette, pareil, c'est une boîte qui est très structurée, très cadrée, très réglementée, très processée. Du coup, ça m'a rassurée. Et j'ai eu la chance qu'elle puisse me donner une expérience très diverse où j'ai eu la chance de faire cinq jobs très différents à l'intérieur, du commerce, du marketing, chef des ventes en distribution. et RH manager à la fin. Et donc, j'en suis partie il y a un peu plus d'un an et j'avais envie de monter ma boîte. Donc, mon petit pas de côté, finalement, s'est fait en 2025 et j'en suis ravie.
- Speaker #0
Oui, c'est de quitter le salariat pour l'entrepreneuriat, en fait. C'est ça. C'est ça,
- Speaker #1
Tommy. Ouais. Et voir... Pour toi,
- Speaker #0
ça a été justement un pas de côté de faire ça. Parce que de la façon dont tu le dis, on dirait que c'est plutôt naturel.
- Speaker #1
Alors... Là-dessus, ce n'était pas naturel. J'avais envie d'entreprendre quelque chose. Et il y a des moments où c'est le moment et des moments où ce n'est pas le moment. J'ai eu 40 ans et je m'étais dit, j'ai 40 ans, j'avais annoncé à mes amis lors de ma fête que je voulais changer de métier, je voulais changer et de quitter Utifrance parce que j'avais passé 17 ans et que j'avais fait le tour de l'histoire, si on veut, même si j'adore cette boîte. Et j'avais envie de faire quelque chose d'autre. Mais je n'avais pas du tout de vision. sur ce que je pouvais être capable de faire. Une petite étoile me disait, entreprendre, oui, mais pourquoi pas être salariée dans une autre boîte et faire autre chose, quoi. Et puis, mon compagnon a monté sa boîte. Ça m'a donné évidemment envie. J'ai eu aussi un cabinet chasseur de tête qui m'a dit, pourquoi tu ne montes pas ta propre boîte et tu t'associes avec nous ? Et forcément, ces étincelles, elles disent, et pourquoi pas ? Et puis, un autre cabinet qui dit, nous, on aimerait t'intégrer en tant que partenaire. OK. Donc, ça met un peu de la... Ça met beaucoup de confiance en soi et on se dit, pourquoi je ne le ferais pas finalement ? Je risque quoi à ne pas réussir ? Je monte ma boîte et on y va. Et puis, si ça ne marche pas, ce n'est pas grave, j'aurais tenté. Et aujourd'hui, je suis contente parce que même après six mois déjà, déjà après six mois, c'est un carton et je suis hyper contente. En tout cas, ce démarrage et cette volonté, finalement, m'ont encore accompagnée.
- Speaker #0
Tu as mis quoi finalement comme compétence en action ? Pour y arriver ?
- Speaker #1
Mon réseau. Je me suis orientée vers mon réseau et de gens très différents dans mon réseau, perso et pro. Et j'avais besoin d'être rassurée sur le fait de monter une entreprise autour de la formation. Évidemment, c'est très simple à monter. C'est comment je peux tenir sur du long terme. Et donc, j'ai challengé dans mon réseau des gens qui pouvaient connaître des patrons, des directeurs commerciaux de gros centres. entités de formation pour me dire quels sont les prérequis, les choses qu'il faut faire ou surtout pas faire pour bien démarrer. Et je me suis vraiment nourrie de ces expériences que les gens m'ont données. J'ai eu la chance de faire pas mal de visio, de call, une bonne dizaine pour me dire est-ce que je crée ma boîte, est-ce que c'est le bon moment et est-ce que je suis convaincue d'eux. Et j'ai une autre personne aussi qui m'a accompagnée sans savoir, qui m'a un peu coachée en me disant quel que soit ton choix, ça sera un bon choix. Et je me rappelle bien cette phrase, elle m'a beaucoup marquée. Et à chaque fois qu'elle me voyait, elle me disait, alors, t'en es où ? Je dis, bah, t'en penses quoi ? Elle me dit, non, c'est toi qui dois savoir. Quel que soit ton choix, ça sera le bon choix. Je lui dis, vas-y, fonce, quoi. Et du coup, elle m'aidait énormément à... à mettre de la valeur sur ce qui était important pour moi et ce qui ne devait pas l'être, en fait.
- Speaker #0
Donc là, tu vois, tu viens de mettre de la lumière sur les ressources externes. On voit que l'humain est important et donc ça a pu alimenter ton réseau avec toutes ces années et donc ça cartonne aujourd'hui. Mais alors, et tes ressources internes ? Qu'est-ce que tu as mis en place là ? Qu'est-ce que tu as mis en action à l'intérieur ?
- Speaker #1
C'est ma détermination et mon esprit de compétition, je pense, qui est revenu très fort. Aujourd'hui, quel que soit le sujet, je vais me battre, évidemment, je suis rationnelle et smart, mais si j'ai une idée en tête, si j'ai une envie particulière, en tout cas, je vais mettre tout en œuvre pour y arriver. Peut-être que je n'arriverai pas tout parfaitement, et c'est OK, mais en tout cas, je fais en sorte de... de prendre les bonnes idées de tout le monde, de copier avec fierté sur tout ce qui se fait, parce que je trouve que c'est une vraie valeur ajoutée de copier avec fierté, et d'ajouter ma petite patte personnelle de ce que je suis aujourd'hui, mon authenticité. On me décrit comme quelqu'un de solaire, quelqu'un de positif. En tout cas, je reste toujours positive dans tout ce que je fais. Et toutes les personnes toxiques ou les idées toxiques ou les croyances limitantes, évidemment, j'essaye de les bannir le plus vite possible pour ne pas se faire... immergés par des trucs inutiles.
- Speaker #0
Comment tu fais pour les bannir ?
- Speaker #1
Par mon passé. Par mon passé, si je dois faire un retour sur quelques années en arrière, dans mon enfance, et aussi par mon passé avec mon ex-mari. Aujourd'hui, j'ai su aussi savoir c'était quoi le cadre, c'était quoi ces limites-là, et comment je les ai surpassées. en fait, j'ai conscience aujourd'hui de ce qui est plaisant et ce qui n'est pas agréable. Et j'arrive de plus en plus à savoir dire non. J'arrive à dire non.
- Speaker #0
Et comment tu sais faire la différence ? Parce que parfois, on n'a pas... Tu vois, on est dans le truc. On a nos œillères du quotidien. Et je trouve qu'ils peuvent être hyper désagréables, mais on ne s'en rend même pas compte. Comment toi, tu as su ?
- Speaker #1
Alors...
- Speaker #0
C'est OK pour toi.
- Speaker #1
évidemment c'est ok pour moi mais ça me ramène évidemment pas mal de choses complexes rétrospectivement à 15 ans j'ai décidé d'aller à l'internat pour avec le recul nécessaire aujourd'hui à 41 ans de me dire finalement je suis allée à l'internat à 15 ans c'est moi qui ai décidé à 15 minutes de chez mes parents en Bretagne quel enfant a envie d'aller à l'internat c'est pas énorme et en plus à 15 minutes de la maison c'est que vraiment c'est pas le sujet mais j'ai décidé à l'internat pour être être autonome et surtout ne plus avoir Merci. des décisions qui ne me conviennent pas.
- Speaker #0
T'as pas de côté déjà.
- Speaker #1
Déjà, pas de côté. À 15 ans. Donc à l'internat, dans un collège, c'était un lycée, donc voilà, à 15 ans. À l'internat, privé, catholique, très cadré. Et tout de suite, j'ai apprécié parce que j'étais, même s'il y avait un cadre, j'étais maître de mon aventure, de ma vie en fait. Voilà. Ça me permettait de pratiquer aussi le sport le soir en compétition, etc. Donc pour moi, tous les éléments étaient réunis. Et puis, j'ai rencontré mon ex-mari. Les années sont passées. Je me suis renfermée dans un système que j'avais vécu dans mon enfance avec mes parents. Ça a été très compliqué. Et un jour, j'ai décidé de sortir de cette prison dorée avec mon ex-mari en disant stop, ça suffit. Je ne veux plus vivre sous cette emprise, sous cette toute. sur ces contraintes, des contraintes qui étaient allées très loin. Là, on peut parler de pervers narcissiques, on peut parler d'emprise, on peut parler de monopoliser les gens, de les manipuler. Et j'étais arrivée à un stade où je ne me reconnaissais plus moi-même. Et les gens autour de moi me faisaient des petites allusions en me disant « C'est étrange, tu n'es plus comme avant. » Et ça, ça me faisait beaucoup de mal. C'est quelque chose que je me suis fait mal.
- Speaker #0
Le soleil est éterni, en fait, c'est ça ?
- Speaker #1
Je me cachais, mais de moins en moins. Oui, j'arrivais à cacher les choses.
- Speaker #0
Pour illustrer ce que tu décris, parce que c'est… Évidemment, tu restes en surface. Là, ce n'est pas l'objectif de rentrer dans ton intimité, de ton quotidien. Mais si c'est OK pour toi, tu aurais une anecdote à nous partager, afin qu'on puisse comprendre, nous, les auditeurs, ce que tu as pu traverser.
- Speaker #1
Oui, des exemples. Un exemple très simple, par exemple… Devoir cacher ses vêtements de sport, de tennis, dans le sous-coffre de la voiture et demander à ses amis, hommes et femmes du club de tennis, de le laver. ses propres vêtements parce que j'avais trop peur de me faire griller à la maison si je faisais plus de deux heures de tennis par semaine. C'était devenu une contrainte très forte. Et quand j'ai mis ça en place, je ne me suis même pas rendu compte que ce n'était pas normal, en fait. J'étais arrivée à un stade où, comme mon exitoire, c'était le sport et que je n'étais pas comprise à la maison, évidemment, j'ai trouvé toutes les issues possibles pour déjouer la règle qui m'était imposée par mon ex-mari. Et j'avais droit qu'à une heure et demie de tennis le lundi soir et pas d'autre de la semaine, sinon j'avais des remontrances. et beaucoup de violences psychologiques à ce stade-là. Et par le sport et pour plein d'autres sujets comme tu peux l'imaginer, on dit... Voilà.
- Speaker #0
Pourquoi il ne voulait pas ?
- Speaker #1
Pour ne pas que je m'ouvre aux autres, pour que je reste dans son quotidien à lui, que je réponde à ses exigences de bien faire à manger, de bien vider de la vaisselle, que la maison soit rangée, que les enfants soient bien rentrés à la maison pour telle heure, que les devoirs soient bien faits. que quand on a des amis, même à l'improviste, le dîner soit super et parfait, etc. Sauf que moi, ma vie, je ne l'avais pas imaginée comme ça et j'ai accepté pendant des années, sans m'en rendre compte, ces violences psychologiques, avec parfois la physique aussi, mais que je ne me souviens pas. Très peu, je pense, mais quand même, quelques moments forts qui m'ont été rapportés par d'autres personnes qui ont vécu ces moments et comme quoi l'esprit est plutôt bien fait, je ne m'en rappelle pas. Mais on me les a racontées et par plusieurs personnes. Je me souviens de certaines scènes, mais c'est très flou chez moi. Ce n'est pas clair. Voilà. Donc, les éléments. J'en ai l'autre, se faire réveiller la nuit pour plier les chemises de son ex-mari, par exemple. Il me demandait de plier ses chemises la nuit. Parce qu'il partait en déplacement le lendemain matin très tôt et que c'était à moi de le faire. Comment on peut accepter ça ? Même moi, je ne sais pas. C'est pas possible de ne pas avoir le droit de regarder la télé le soir parce qu'on gêne. Parce qu'à côté, il y a le bureau de mon ex-mari. Il ne faut pas le déranger parce que lui, il travaille. Lui, il travaille après dîner et il travaille tard. Et lui, il a un vrai métier. Il faut bien le rappeler. C'est pas lourd. C'est complètement folle, en fait. C'est complètement folle.
- Speaker #0
J'en ai les larmes aux yeux parce que c'est terrible. C'est terrible. Je perçois avec le peu que tu donnes déjà tout ce système. dans lequel tu as été prise et dans lequel on peut tous en fait être pris à un moment ou à un autre quand on n'a pas le recul nécessaire quand on est pris dans le système en fait et à quel point finalement parfois sous prétexte d'amour de plein de choses donc attention à chacun, chacune de bien regarder finalement c'est cette Et... C'est cette phrase des textes de la loi, la liberté du citoyen, la liberté de chacun s'arrête là où il faut que je retrouve la phrase. C'est hyper important, je la retrouverai, je vais la nommer, parce que c'est tellement bafoué. Comment t'as pu, toi, à un moment, te dire stop ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #1
J'ai trois grands flashs. Le premier, c'est mon fils, Gaspard, qui un jour me parle très mal. On est au tennis, je me rappelle, on va au tennis ensemble, je l'emmène à l'entraînement un mercredi. Et je lui dis, Gaspard, pourquoi tu me parles mal comme ça ? Pourquoi tu... Voilà. Il me dit, je te parle comme papa, il te parle. Et là, j'ai fait... Là, ça m'a donné un poignard dans le cœur et je me suis dit, waouh, c'est hyper violent, mais c'est tellement vrai.
- Speaker #0
Prise de conscience d'un coup, là.
- Speaker #1
Ça fait très mal.
- Speaker #0
J'en ai des pressions.
- Speaker #1
C'était hyper dur et je sentais que c'était très sincère. Et puis c'est un enfant, il dit les choses comme il les ressent. Il n'y a pas de filtre, zéro filtre. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, ce sont des collègues managers de travail qui m'ont fait comprendre qu'il y avait des choses qui n'étaient pas normales à la maison et qu'il fallait que je prenne fuite et que je me sauve.
- Speaker #0
Il fallait que j'avance.
- Speaker #1
Pendant la période Covid, ils ont vu des choses. On faisait du home office, etc. Et on travaillait ensemble. Ils ont vu des choses et m'ont beaucoup aidé à prendre du recul et à me dire que ce n'est pas normal, ce n'est pas humain de vivre ça. Ils l'ont vécu en l'âge puisqu'ils ont vécu quelques scènes. Et puis, des amis qui essaient de m'aider. Mais c'est toujours compliqué de rentrer dans le perso vraiment. Et on ne sait jamais vraiment comment ça se passe à la maison. Même si on connaît, on a des amis, on ne sait jamais réellement. Quand les portes sont fermées, qu'est-ce qui se passe à l'intérieur ? Et comme il était très malin, évidemment, il y avait très peu de choses qui débordaient. Tout était bien fait et tout était très généreux et très agréable dans un monde collectif. Sauf qu'à la porte fermée, c'était une autre histoire.
- Speaker #0
Donc, de l'humiliation, du rabaissement. Et parfois, ça débordait en collectivité. Et forcément, les gens s'en souviennent. Voilà. De me traiter plein de petits mots très désagréables. Voilà.
- Speaker #1
Comment t'as pu dire stop ? Comment t'as fait ?
- Speaker #0
J'ai rencontré quelqu'un qui est aujourd'hui mon compagnon. Il y a maintenant un peu plus de quatre ans. Et cette personne-là, dans son entourage, a quelqu'un d'assez néfaste, assez nuisible dans ce sens-là. Et il m'a mis une étiquette, des mots sur ce comportement qui n'était pas acceptable. Et il s'est loué une relation. C'est possible. Bien sûr, destruction, manipulation, pervers narcissique, voilà, emprise, quel que soit l'âge en fait.
- Speaker #1
Relation toxique, j'imagine.
- Speaker #0
Relation toxique, voilà, exactement. Et du coup, il m'a mis des étiquettes, des mots. Et du coup, est née une relation amoureuse très forte et très complémentaire. Et on est évidemment, ça paraît très évident aujourd'hui, mais j'ai rencontré cette personne et elle m'a énormément ouvert l'esprit. Et elle m'a accompagnée parce que c'est hyper dur, évidemment, au début. De me retrouver, par exemple, dans un canapé, regarder la télé à deux avec lui, je n'étais pas capable puisque je pleurais. Je ne comprenais pas que cette situation... était basique parce que je n'avais pas le droit de la vivre avant des situations et à pleurer il y avait encore de l'émotion quand j'en parle des moments très durs parce que,
- Speaker #1
pardon aujourd'hui tout ça s'est passé je sais que tu es en train de faire un travail dessus donc laissons le temps juste Et tu es en train de parler de choses dures. Merci de te confier ici. On ne va pas aller plus en profondeur parce que ce n'est pas le sujet. C'est de voir en fait à quel point ce que tu nommes, c'est à quel point l'entourage est essentiel. Et comment l'entourage devient un soutien, devient un levier que l'on peut activer pour nous aider à bouger. Parce que même quand... Quand on est en couple seulement, mais en famille, c'est encore plus compliqué parce qu'il y a les enfants, il y a tout plein de choses. Et puis, ce n'est pas évident de sortir d'un système quand bien même ce système fait mal. Parce que tu as parlé à plusieurs reprises même de ce besoin de sécurité, d'être dans un système solide avec donc des règles. Là, en fait, il avait des règles qui n'étaient pas du tout au bon endroit, mais quelque part, même si ça fait mal, ça rassure.
- Speaker #0
peut-être tu vois quelque part et au début c'est comme ça exactement au début c'est comme ça que j'ai nourri ma relation évidemment c'est ça jusqu'au moment où en fait il y a la prise de conscience de ça va pas et jusqu'au moment où quelqu'un ça
- Speaker #1
retrouve des mots des mots justes qui sont terribles mais qui sont vrais et puis nous aident à sortir toi en fait c'est ton compagnon qui t'a aidé mais si t'as pu en sortir avec lui Merci. c'est que tu étais prête pour ça aussi.
- Speaker #0
Évidemment. Évidemment, il m'a beaucoup accompagnée sur plein de petits sujets, de cuisiner à deux, alors ça paraît hyper basique, d'aller se coucher à deux, de dîner tous les soirs avec la personne. Je ne vivais pas ça. J'étais arrivée à un stage, je me rappelle, de demander à des amis, est-ce que vous pouvez parler à mon ex-mari pour lui demander un soir par mois pour dîner avec lui ? C'était devenu... Quand j'en parle, je me dis que c'est complètement fou d'avoir accepté tout ça. Comment j'ai pu en arriver là ? Comment j'ai pu l'accepter ?
- Speaker #1
Tu as fait du mieux que tu pouvais. Tu as fait du mieux que tu pouvais. Tu t'es retrouvée là-dedans. Et lui, j'espère que de son côté, ça a fait un déclic pour lui pour faire un travail sur lui. Sait-on jamais, un jour peut-être ?
- Speaker #0
Je lui souhaite vraiment, et pour nos enfants aussi, parce que c'est essentiel. Je lui souhaite vraiment.
- Speaker #1
s'il arrive à un degré de douleur pour l'autre à ce point, c'est que lui-même doit en avoir une profonde. Et du coup, toi, tu ne peux rien faire pour lui. Il faut sortir de ce truc-là et j'espère que lui, à un moment, ça va faire tilt pour qu'il puisse se sortir du système qui ne doit pas le rendre heureux non plus.
- Speaker #0
Évidemment.
- Speaker #1
Merci à ton fils d'avoir pu te donner cette phrase. clé, tu vois, qui a été déclencheur de quelque chose de nouveau pour toi. Wow ! J'ai l'impression qu'il y a une vague qui est passée !
- Speaker #0
Et à refaire, j'en ferai la même chose. Je ne regrette rien. Ça reste une procédure. La procédure de divorce est presque terminée. Elle est très, très dure depuis 4 ans et demi. Parce que, comme tu l'as très bien dit, il est en difficulté, mon ex-mari. Il est dans le dur. Il n'a toujours pas compris. Il ne s'en mettra pas en question. Il n'est pas encore là-dedans. Il n'a pas encore fait ce chemin. Et je le vois encore en mode... Comme un chien qui est blessé dans une cage en fer et il continue de mordre à travers la cage. Et c'est terrible parce qu'il s'autodétruit et son objectif, c'est de faire du mal à l'autre alors que ce n'est plus le sujet. Aujourd'hui, c'est la protection de nos enfants et ne pas être dans ces conditions. Et la tienne. Oui.
- Speaker #1
Et la tienne aussi.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Mais d'abord, mes enfants, puisque pour moi, c'est ma grande priorité.
- Speaker #1
Évidemment.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
aussi.
- Speaker #0
Exactement. Et protéger mon équilibre aujourd'hui avec mon nouveau compagnon et ses propres enfants aussi puisqu'on est en famille recomposée.
- Speaker #1
Ça se passe bien ?
- Speaker #0
Très bien. On a eu la chance de trouver une super maison dans le 92 et on peut vivre tous les six ensemble parce que ce n'était pas le cas jusqu'à là. Chacun nos appartements respectifs. On vit dans cette même maison depuis le mois d'août et on est hyper contents. et même pour, voilà, on a un petit jardin et aujourd'hui, on a la livraison du poulailler voilà c'est ce matin trop bien,
- Speaker #1
donc tu rappelles dans ton présent, quelque chose de tes origines mais sauf erreur il y a une petite anecdote de là d'où tu viens qui est à qui je veux donner une place dans cet épisode ok
- Speaker #0
Est-ce que tu parles de l'anecdote sur les renards ?
- Speaker #1
Oui ! Je la trouve géniale !
- Speaker #0
Elle est assez incroyable et c'est drôle. En fait, mes grands-parents étaient agriculteurs et du côté de ma maman, mon grand-père était chasseur. J'ai eu la chance de connaître mes grands-parents et mes arrière-grands-parents presque tous. Quand je dis connaître, c'est vraiment très bien connaître. J'ai encore une grand-mère d'ailleurs. Et donc mon grand-père chasseur, passionné par la chasse. Il était agriculteur et aussi maçon. Il touchait à pas mal de choses, très habile de ses mains. m'avait construit un lance-pierre que je garde précieusement toujours dans ma boîte à gants de ma voiture parce qu'il m'a dit tu la laisseras là toute ta vie. Très bien, j'ai mon lance-pierre dans ma voiture, on ne sait jamais. Et du coup, ce chasseur récupérait des renardes qui venaient de Medba, je pense qu'on dit comme ça, et récupérait les renardos et les installait dans des clapiers à lapins dans la ferme. Et quand nous, on venait avec mes cousins, cousines en vacances ou les week-ends, on promenait les renards dans la ferme. Et comme ils étaient apprivoisés, on pouvait les caresser, évidemment. Bon, ça restait un animal sauvage, mais c'est quand même plutôt facile à caresser. Et je pensais qu'étant... Je racontais ça des fois au collège et je pensais que c'était normal de promener un renard en laisse, en fait. Parce que je pensais que tout le monde faisait pareil que moi dans sa ferme. Et en fait, promener un renard, bah oui, voilà. tirer au lance-pierre sur des pigeons ou des poules, c'était basique parce que moi, c'est ce que j'ai connu dans toute mon enfance. Dans la ferme où il vivait, quand j'allais en vacances, il n'y avait pas de douche, on se lavait dans une cuvette en plastique. Je n'ai que 40 ans, mais j'ai un son de 80 ans. Et on se lavait comme ça, on se lavait dans le fossé devant la maison. On avait le droit de cracher le dentifrice le plus loin possible sur le maculé vert de... des plantes, je me rappelle très bien, avec les cousins et cousines, on rigolait, mais on était à la ferme, et la ferme, bien comme il fallait.
- Speaker #1
Pourquoi il faisait ça avec les renards ?
- Speaker #0
En fait, mon grand-père était un grand joueur, et je pense qu'il adorait s'amuser. Il adorait faire des blagues, et s'amuser, et amuser la galerie. Il nous préparait à Pâques, pas des œufs de Pâques en chocolat, il nous planquait des œufs de doigts. partout dans la ferme, emballés. Et voilà, c'était sa blague, c'est de faire des œufs de oie et pas des œufs de chocolat. Il nous cachait dans le coffre de la voiture de mes parents. Des fois, il mettait un canard ou un poussin, quoi, qu'on arrivait à la maison et on découvrait dans le coffre qu'il y avait une oie, un bébé oie dans le coffre. Il y en a un qui s'appelait Saturnin, d'ailleurs, qu'on avait gardé plein d'années, un jar. Et c'était ses blagues. Il faisait toujours des blagues. Donc, je pense que le renard... je ne sais plus aujourd'hui maintenant je ne peux pas lui poser la question mais je pense que c'était pour lui un amusement en fait d'apprivoiser cet animal qui finalement était contre sa ferme un ferme ? ouais exactement parce qu'il y avait une soixantaine de volailles dans la ferme des pigeons des oies des canards des... Tu peux imaginer l'étendue du décor, du corps de ferme, comme on peut l'imaginer avec les bottes de paille, avec tout qui va bien, le matériel agricole. Et donc, un super jeu pour les enfants, c'était incroyable. En tout cas, moi, j'ai adoré, même si on n'avait pas le droit d'aller dans les bottes de paille, évidemment, jouer dans cet univers agricole. C'était super.
- Speaker #1
Si on pouvait imaginer que toi, aujourd'hui, tu vas… dans la ferme de ton grand-père tu vas à côté de toi pendant que tu vas balader ce petit renard qu'est-ce que t'aurais envie de dire à la petite Mélanie aujourd'hui ah
- Speaker #0
garde cette liberté détache le renard pour lui donner sa liberté et profite de la vie voilà ce que je dirais je dirais détache ce petit renard qui n'a rien à dire à personne Et je dirais, accompagne-le pour qu'il apprenne à vivre en autonomie dans la nature. Parce qu'après plusieurs semaines, évidemment, sans sa maman, il est perdu. Et voilà, l'aider à se construire en tant qu'animal sauvage, finalement. Voilà, c'est ce que je ferais.
- Speaker #1
D'en trouver son état sauvage quelque part.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
exactement.
- Speaker #0
Et vivre comme il l'entend, comme il a envie de le faire.
- Speaker #1
Et du coup...
- Speaker #0
Il va venir chasser les poules. Il va venir chasser les poules de mon grand-père, attention.
- Speaker #1
Évidemment.
- Speaker #0
De temps en temps, il peut s'amuser avec les pigeons, mais pas plus, quoi. Voilà.
- Speaker #1
Ça rejoint beaucoup, finalement, ton histoire. Oui,
- Speaker #0
il y a beaucoup de choses liées, ouais.
- Speaker #1
Beaucoup,
- Speaker #0
évidemment. Évidemment.
- Speaker #1
Et si tu pouvais donner des recommandations à celles et ceux qui nous écoutent, qui peuvent... se reconnaître quelque part dans ce que tu décris et qui sont peut-être à ce moment de bascule ou pas encore, ou coincés. Tu aurais envie de leur dire quoi ?
- Speaker #0
C'est hyper dur et je suis assez humble là-dessus. C'est assez difficile. Mais si j'ai quelques mots à partager, si vous avez des envies, mettez des actions en face pour... pour vérifier si vraiment c'est des envies ou c'est juste des idées. Comment on pourrait dire ça ? Et nourrissez-vous aussi de ce qui vous plaît chez les autres pour construire votre propre ambition, vos propres envies. Et je me rappelle une phrase qu'on m'a souvent dit dans mon enfance, dans la compétition, mes coaches de tennis, etc., et même dans le travail. Quand tu démarres quelque chose, va jusqu'au bout. quelle que soit l'issue, que ce soit positif, moyen ou négatif, quelle que soit, va au bout des choses, donne-toi les moyens d'y arriver, mets tout en place pour, et à la fin, j'ai une expression que j'aime bien, c'est comme à la fin de la foire qu'on compte les bouses. C'est ce qu'on dit dans mon jargon, c'est OK, il y aura peut-être des choses bien, il y aura peut-être des choses moins bien, mais si les choses sont moins bien, ce n'est pas grave, c'est comprendre de nos échecs en fait. Qu'est-ce que je mets en place maintenant pour finalement ne plus être dans l'échec ? Et donc, j'ai été nourrie assez forte comme ça. Et c'est ce que je dirais aux gens qui nous écoutent, c'est va au bout des choses, mets tout en place et écris les choses. Moi, j'ai beaucoup écrit sur des papiers pour, je ne sais pas, pour appréhender. Je ne sais pas, qu'est-ce que toi, tu pourrais dire pour ça, Ondine, parce que tu as l'expérience et c'est ton métier ? Moi, j'ai eu besoin d'écrire qui j'étais, ce que j'avais envie d'être, ce que je ne voulais surtout pas être, etc. Et ça, ça m'a aussi vachement aidé l'écriture, d'en faire des romans, évidemment, mais juste des bullet points ou des mots-clés. Ça m'a vraiment aidé à me structurer et à savoir réellement qu'est-ce que j'ai envie demain. Voilà, un petit conseil.
- Speaker #1
Ça m'aide à rebondir sur l'exercice classique de mon pas de côté, qui est cette question. Sur la visualisation, puisque tu dis qu'est-ce que j'ai envie de faire demain, du coup, allons-y. Je vais t'inviter, si tu es d'accord, à t'installer confortablement dans ton siège. On va partir sur cette visualisation. Et de fermer les yeux si c'est OK pour toi. Et puis, de prendre quelques respirations profondes et ventrales, d'inspirer par le nez. de suivre le chemin de la respiration, de gonfler le ventre, puis d'expirer toujours par le nez, et puis d'observer qui ralentit à l'intérieur. Et puis, je vais t'inviter à te projeter dans 5 ans. Dans 5 ans, dans un futur idéal où tout est possible, il n'y a aucune contrainte. Tu peux être où tu veux, comme tu veux, avec qui tu veux. Dans 5 ans, tu es où ?
- Speaker #0
J'ai le droit d'ouvrir mes yeux ?
- Speaker #1
C'est comme tu veux, comme c'est le mieux pour toi, pour rester dans cette visualisation, en tout cas.
- Speaker #0
Je vais garder les yeux fermés, tu vois. Dans cinq ans, je me prouverai de comment.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu vois devant toi ? Tu es où ? Tu vois quoi ?
- Speaker #0
Alors, je me vois en Bretagne. Je me vois en Bretagne, mais pas à 100%. Je me vois en Bretagne il y a mille temps. d'avoir bâti ou construit ou rénové, en tout cas une maison, quelque chose qui pourrait me permettre de rassembler mes envies, celle de mon conjoint actuel qui a créé une activité en Bretagne. Une vie pleinement épanouie avec nos enfants. Mais par intermittence obligée de revenir à Paris car le cursus scolaire aujourd'hui de nos enfants se fait à Paris. Mais en tout cas, d'avoir construit quelque chose en Bretagne sur l'achat, sur l'acquisition d'une maison, quelque chose qui pourrait s'apparenter comme ça dans la région de Saint-Malo et de Dinard. Toujours beaucoup de sport et de compétition, principalement du padel en compétition, de la course à pied, de renouer aussi avec toutes mes amies d'enfance que je n'ai surtout pas oublié, que je vois régulièrement, de passer plus de temps avec elles, les gens avec qui j'aime être. sans oublier ceux de la région parisienne que j'affectionne particulièrement voilà, s'ils nous écoutent ils sauront de qui je parle et puis dans mon professionnel dans l'instant tu vois quoi devant toi ?
- Speaker #1
qu'est-ce que tu vois ? qu'est-ce qui se présente devant toi ? visuellement
- Speaker #0
je vois une fête où on passe un super moment avec plein d'amis tu as les pieds comment ? on célèbre tous ensemble quelque chose soit c'est une union soit c'est l'acquisition de quelque chose en tout cas je vois une fête où je rassemble plein de monde dans un jardin dans un endroit très nature tu as les pieds sur quoi ? c'est marrant C'est une bonne question. J'ai des pieds sur une petite estrade de 10 cm.
- Speaker #1
Oui. Et t'habilles comment ?
- Speaker #0
J'ai une tenue plutôt claire et plutôt élégante avec quelques endroits de dentelles. Voilà comment je vois les choses.
- Speaker #1
Et est-ce qu'il y a des sensations par rapport à la température, du vent ?
- Speaker #0
Toujours un peu de vent en Bretagne. Un soleil doux, mais pas très chaud. Quelque chose de doux, pas très chaud, avec un petit peu de vent. Et en tout cas, des belles odeurs de nature, de fleurs. Et peut-être, j'aime beaucoup le jasmin. Toutes ces herbes et ces fleurs que j'apprécie. Et quelque chose d'assez... Une ambiance un peu bucolique, en tout cas. Quelque chose que j'aimerais voir de ce style.
- Speaker #1
Là, tu es sur cette estrade de 10 cm.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Il y a du soleil, un peu de vent, tu sens le jasmin, tu es dans une fête. Et qu'est-ce que tu entends ?
- Speaker #0
Qu'est-ce que j'entends ? J'entends des rires, j'entends le cochon grillé qui tourne au loin, les bûches de bois qui trépitent parce qu'il faut le nourrir pour continuer de bien chauffer et bien cuire. J'entends des rires, j'entends des gens qui discutent dans des petits groupes autour des manches debout. J'entends ça, une musique de fond, les enfants qui jouent et qui courent un peu partout. Beaucoup de rigolade, voilà ce que j'entends.
- Speaker #1
Et toi, tu fais quoi ?
- Speaker #0
Moi, je les regarde. Je les regarde et je prends une profonde respiration. En tout cas, j'essaie de me détendre parce que je veux leur faire passer un message. Je veux leur parler. et du coup je vais pour cacher ce moment un peu émotion et ce moment un peu entre guillemets de difficulté pour moi, je vais le mettre sous le thème de l'humour je vais essayer de faire de l'autodérision faire une blague pour démarrer mon introduction dans mon discours à ce moment là c'est quoi ton rôle ? capter leur attention et leur montrer à quel point je suis fière d'être là avec eux et que je vais réussir à leur faire passer des beaux messages d'amitié, d'amour. Tous ces gens qui sont devant moi et qui sont réunis aujourd'hui, soit par la pensée, soit par la présence.
- Speaker #1
Et si on fait un pas de côté et qu'on regarde un peu plus loin, ce serait quoi ta mission de vie ?
- Speaker #0
J'ai pas entendu, on dit excuse-moi. Ma mission ?
- Speaker #1
Ta mission de vie.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu entends sous mission de vie ? Si tu pouvais détailler.
- Speaker #1
La raison pour laquelle tu es sur Terre.
- Speaker #0
J'ai une devise qui est très forte en moi, que tout le monde connaît, qui s'appelle Carpe Diem. Je trouve qu'il n'y a rien de plus important que de profiter de l'instant présent. Et donc,
- Speaker #1
ce serait quoi alors ta mission dans ce cas ? De vie ?
- Speaker #0
Ma mission de vie, c'est de profiter pleinement de chaque moment de ma vie et de délaisser ce qui pourrait être nuisible ou toxique et qui ne sert à rien et de faire du lâcher prise sur des sujets qui n'ont pas lieu d'être, qui n'ont pas d'intérêt en fait.
- Speaker #1
Suite à cette visualisation, comment tu te sens ?
- Speaker #0
Épanouie, heureuse, sereine. Aujourd'hui, je suis sereine.
- Speaker #1
Et pour tendre vers ce que tu as vécu là, au travers de ce mini voyage, si tu pouvais mettre une mini action en place, cette semaine, ce serait quoi ?
- Speaker #0
Merci. D'apprendre à dire encore non à des propositions professionnelles qui me sont proposées, voilà, l'émission. Et c'est difficile pour moi de dire non parce que je n'aime pas, je ne veux pas déplaire.
- Speaker #1
Ok, ok.
- Speaker #0
Apprendre à dire non.
- Speaker #1
Tu peux l'écrire ?
- Speaker #0
C'est-à-dire ?
- Speaker #1
Tu peux écrire cette direction que tu souhaites prendre ?
- Speaker #0
Ouais, bien sûr. J'ai toujours un petit post-it sur un de mes écrans où c'est marqué. Ah, top.
- Speaker #1
On arrive à la fin de ce temps partagé. Je te remercie encore pour ton temps. Si tu peux repartir avec trois mots de ce temps-là, ce serait quoi ?
- Speaker #0
Ce serait le courage.
- Speaker #1
la détermination et l'engagement et bien merci encore voilà et je te dis à très bientôt à très bientôt,
- Speaker #0
merci à toi Andine, une très belle journée merci,
- Speaker #1
au revoir Mélanie au revoir Merci d'avoir écouté mon pas de côté. Avant de repartir dans votre quotidien, je vous invite à prendre un instant pour vous et de respirer. Et demandez-vous, et moi, quel serait mon pas de côté ? Poser une intention, clarifier un choix, mettre en place une action. Même minuscule. C'est comme ça que le mouvement commence. Et si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à vous abonner, à laisser un commentaire ou à partager cet épisode. Et si vous souhaitez aller plus loin, rejoignez-moi sur Instagram, monpasdecôté.officiel et aussi sur la newsletter de Mon Pas de Côté. A très bientôt !