Speaker #0Certains voient l'activité physique comme un investissement pour leur santé et leur bien-être. Vous voulez en faire partie ? Bienvenue chez Mouvementale. Je m'appelle Magali Dubois et je m'adresse particulièrement aux non-sportifs et à tous ceux qui aimeraient enfin réussir à adopter un mode de vie actif dans la durée. C'est en vous partageant des connaissances, des expériences et des points de vue différents que j'ai l'intention de vous aider à bâtir l'état d'esprit et la motivation nécessaire pour le faire. Alors j'espère que ça vous aidera et que vous aurez envie d'en parler autour de vous. Quel est le pire ennemi de la fatigue ? Bonjour à vous et bienvenue à tous ceux qui découvrent le podcast pour la première fois. Dans cet épisode, je vais vous parler d'un des principaux freins à la pratique de l'activité physique. Il s'agit de la fatigue. Je sais que ça concerne beaucoup de personnes. Peut-être que vous vous sentez concerné, pas tout le temps, mais c'est possible que vous ayez des phases pendant votre année où vous vous sentez concerné. Alors, continuez d'écouter ou de le partager aux personnes qui pourraient être intéressées et qui ont souvent des coups de barre, qui manquent d'énergie, qui ne se sentent pas assez dynamiques, etc. J'espère que ça vous apportera quelques clés de la suite de l'épisode. Donc moi, je me sens particulièrement concernée en tout cas par ça, parce que j'ai cette facilité à piquer du nez, que ce soit quand je travaille derrière mon ordi, que ce soit le soir quand je bookine, je m'assoupire facilement. Au volant, je veux aussi avoir facilement les yeux qui me piquent et avoir sommeil. Donc il y a des situations où c'est plus problématique que d'autres. C'est le cas quand on est au volant. C'est pour ça que j'ai le réflexe de m'arrêter ou j'ai le réflexe de passer le volant à mon voisin si c'est possible. Au boulot, ce n'est pas top. Il faut trouver justement des manières d'y faire face. Et le soir, je vous l'accorde que c'est plutôt utile pour moi de m'endormir assez facilement. Maintenant, première idée que j'ai envie de vous transmettre dans cet épisode, c'est... déjà que notre posture va influencer notre niveau d'énergie. C'est pour ça qu'on dort couché, parce que la posture allongée va favoriser l'endormissement, va favoriser la détente. Et puis pour les personnes comme moi, la posture assise peut aussi avoir le même effet. Donc heureusement que je trouve un peu des astuces, sinon je passerais peut-être les trois quarts de la journée à me dormir dessus. Je ferme cette petite parenthèse sur moi-même. Donc notre posture va influencer notre niveau d'énergie. Première info à savoir. Deuxième info, mais là je vais d'abord vous poser deux questions justement pour y répondre. Première question, c'est à votre avis, quel est le réflexe de la majorité des gens quand ils piquent du nez, quand ils ont justement ce sommeil qui arrive, quand ils sentent fatigué, quand ils ont un pic de fatigue, quel est le réflexe de la majorité des gens, à votre avis ? Eh bien oui, c'est de se reposer, c'est de faire une sieste, c'est de dormir. Ça paraît plutôt logique au premier abord, mais finalement c'est une logique assez poussiéreuse. Désolée de vous dire ça, mais vous allez mieux comprendre dans la suite de l'épisode. Avant de poursuivre, j'ai quand même une deuxième question à vous poser. C'est, imaginez quelles seraient les conséquences, qu'elles soient positives ou négatives, si à chaque fois que vous avez un coup de barre, vous choisissiez de vous allonger, de dormir. Alors je ne parle pas juste d'une sieste qui dure 5, 10, 15, 20 minutes, je parle vraiment d'une sieste prolongée, d'un dimanche après, où vous vous endormez dans le canapé parce que vous vous sentez fatigué, pas parce que vous avez fait la fête la veille, mais parce que vous vous sentez fatigué tout simplement, et vous passez peut-être 2, 3 heures à dormir dans votre canapé. Imaginez les conséquences si à chaque fois, on faisait donc le choix de se reposer, d'aller dormir, quand on a ce pic de fatigue qui arrive, plutôt que de faire un petit peu d'activité physique, par exemple. Donc, les conséquences, si j'y réponds très rapidement en une phrase, elles seraient probablement positives à court terme, mais très certainement négatives sur le moyen long terme. Vous allez comprendre pourquoi. Parce que, deuxième info de cet épisode qui est important à retenir, notre corps s'habitue à ce à quoi on le soumet. Parce que notre corps cherche en permanence à fonctionner à l'économie. C'est-à-dire qu'il va chercher à utiliser le moins d'énergie possible pour fournir des efforts. Donc, s'il était capable de parler, il nous dirait... à quoi bon d'être musclé si je passe du temps à être assis, si en permanence je suis immobile ? Et c'est un problème dans notre société actuelle où on passe beaucoup de temps, où on est sédentaire derrière l'ordi, on fait du télétravail, on est assis, etc. C'est un gros problème parce qu'on est souvent immobile. Donc à un moment donné, il n'y a plus tant de logique que ça. à être endurant, à être musclé, à avoir de bonnes capacités physiques. Le corps va vraiment s'habituer à ces différentes indications qu'on lui transmet. Et quand on est assis, on ne lui transmet pas la nécessité d'être plus dynamique ou la nécessité d'avoir besoin de se mettre en mouvement. C'est pour ça que première solution, ça va être de faire comprendre à notre cerveau, enfin en tout cas de donner l'info à notre cerveau, que l'on va avoir besoin de se redynamiser. Et pour ça, la meilleure solution, ça va être de se mettre en mouvement, de bouger, de marcher un petit peu, de descendre les escaliers, de les remonter, de danser quelques instants. Il ne s'agit pas forcément de faire ça sur une demi-heure, si vous cherchez à vous réveiller un peu, mais pendant quelques minutes. Et après, il y a un deuxième paramètre qui est important à prendre en compte, c'est qu'il y a la mise en mouvement qui est intéressante, mais cette mise en mouvement, les conséquences, les bénéfices plutôt de cette mise en mouvement, ils ne vont pas être les mêmes selon l'intensité que vous allez mettre dans votre activité physique ou dans le mouvement que vous êtes en train de faire. Si vous vous dites... Bon, je suis fatiguée, ça serait bien que j'aille faire un tour et que j'aille faire une marche. Si vous sortez marcher et que vous êtes un peu tout mou, que vous marchez tout tranquillement, vous allez revenir, vous n'allez pas être non plus ultra réveillé. Par contre, si vous mettez de l'intensité, alors je ne cherche pas, on ne parle pas là de haute intensité, je parle juste d'une intensité. où on va pouvoir faire comprendre suffisamment à notre corps qu'on est en train de se bouger. Donc une intensité plutôt modérée, où on a peut-être un petit peu d'essoufflement. C'est plutôt ce genre d'intensité à laquelle je veux faire référence. Il faut vraiment faire comprendre la différence au corps entre je suis assise et je dépense très peu d'énergie parce que quand on est au repos, on dépense un peu d'énergie, mais très peu. De je suis debout et en plus de ça, je dépense suffisamment d'énergie pour qu'à un moment donné, notre cerveau percute que là, ok, il a besoin de se réveiller, notre corps a besoin d'être plus dynamique. C'est comme ça qu'on va lui transmettre l'info, en quelque sorte. Et si je reviens un petit peu aux conséquences dont je vous ai parlé juste avant, Si on pousse un petit peu le scénario de qu'est-ce qui se passerait ou quelles seraient les conséquences négatives de je me repose ou je fais le choix d'aller faire une sieste ou de dormir à chaque fois que je me sens fatiguée, imaginez qu'à chaque fois que vous fassiez ce choix-là, probablement, mais certainement avec beaucoup d'ertitude, votre corps s'habituerait à ce peu d'efforts, voire même à ce non-effort, puisque pas forcément habitué à bouger. Et en s'habituant à ce non-effort, vous perdriez vos capacités physiques, vous deviendriez plus fatigable. Donc ça veut dire que pour des efforts auxquels vous êtes habitué là maintenant, ces efforts-là deviendraient plus durs, vous serez moins habitués du coup. Donc moins de capacité physique, moins d'endurance à l'effort. Et si on répète ce schéma... plusieurs fois, donc si à chaque fois on fait le choix de se reposer, de dormir, etc. Si on répète ce scénario, ça se transformerait probablement, et encore une fois très certainement, en un cercle vicieux du déconditionnement à l'effort. Donc on va vraiment vers un scénario qui est un peu cauchemardesque. Et à chaque fois qu'on fait ce choix-là de faire peu d'efforts, par exemple de prendre l'ascenseur plutôt que de prendre les escaliers, enfin de se mettre un peu à l'économie, on déshabitue notre corps à ces efforts-là, en fait. On lui donne l'info que, ben non, c'est plus nécessaire d'avoir autant de conditions physiques, autant de capacités, si on ne s'en sert jamais. Donc, c'est important de retenir ce que vous faites comprendre à votre corps, d'accord ? Ces différents indications que vous lui donnez. Et il y a une croyance qui plane vraiment sur la majorité des gens. qui est de se dire que si je suis fatiguée, il faut que j'aille me coucher, il faut que j'aille tomber dans un profond sommeil, enfin j'exagère, mais qu'il faut aller dormir. C'est une croyance qui est vraiment erronée, et moi qui ai travaillé beaucoup dans le milieu de la cancérologie, où j'ai accompagné beaucoup de patients, vous pouvez comprendre que la fatigue, c'est quelque chose qui ressort beaucoup quand on est en traitement, c'est un des... effets secondaires les plus courants. C'est une fatigue souvent qui est quotidienne, qui peut être constante, qui peut être même extrême. Tout l'enjeu pour moi, quand je travaillais auprès de ces personnes-là, c'était de les aider à passer au-dessus de cette fatigue, en tout cas, à retrouver de l'énergie. en utilisant l'activité physique, puisque mon rôle en tant qu'enseignante en activité physique adaptée, c'est de mettre les gens en mouvement, c'est de leur faire prendre de bonnes habitudes au niveau de l'activité physique, de faire en sorte qu'ils soient plus réguliers dans leur pratique, puisqu'on sait maintenant grâce à la science que l'activité physique est considérée comme un traitement non médicamenteux, donc tout aussi important que de prendre une chimio. Donc imaginez un peu ça. Et en plus de ça, on sait aussi que 30% de la fatigue pourrait être limitée ou évitée, grâce à une activité physique qui est régulière, donc qui est pratiquée aussi dans certaines conditions. Mais moi qui ai accompagné beaucoup de personnes fatiguées, l'enjeu pour moi c'était de trouver comment est-ce que je vais faire pour les mettre en mouvement, pour les aider à se mettre en mouvement. Donc j'ai beaucoup travaillé sur le sujet, j'ai beaucoup écouté ce que les patients me racontaient de leur situation, de leur expérience. J'ai vraiment essayé de comprendre. En plus de ça, en m'étant en parallèle, parce que c'est facile de se dire, bah oui, la science dit que, mais pour autant qu'on est sur le terrain, même si on sait que c'est super... important de se mettre à bouger, eh bien, ça ne suffit pas toujours pour réussir à le faire. Donc, je sais que quand vous êtes en soins, s'il y a des personnes en soins qui m'écoutent, je sais que c'est très dur, je ne vais pas du tout minimiser cette fatigue. Je vais simplement vous aider à mieux comprendre comment est-ce que vous pouvez y faire face du mieux possible. Et c'est vrai que pendant de nombreuses années, on avait tendance à dire aux gens qui étaient en soins, Non, non, mais repose-toi, repose-toi, c'est mieux pour toi. Non, ne passez pas votre temps à vous reposer, ce n'est pas mieux pour vous. C'est ça, maintenant, le discours que l'on a tendance à tenir. Après, il a pondéré, d'accord, en fonction de... c'est au cas par cas. Mais le repos ne doit pas être toujours la solution numéro une à saisir, en fait. C'est le mouvement qui va être... petit à petit, la solution numéro une. Et d'ailleurs, je fais un petit aparté, mais heureusement que quand on est en train de piquer du nez, par exemple à 10h du matin, on a commencé à travailler, imaginons à 8h, 10h, on a un pic de fatigue, on baille, on pique un peu du nez. Heureusement que le meilleur moyen, ce n'est pas d'aller retrouver notre lit douillet, parce que ce n'est pas le plus pratique, ce n'est pas le plus facile à mettre en œuvre. Et en plus de ça, ça prendrait énormément de temps. Si à chaque fois qu'on a un coup de barre, il faut aller dormir peut-être deux heures, ça serait relativement contraignant et on ne serait pas très performant dans notre boulot ou même dans notre vie en général. Donc heureusement qu'il y a d'autres moyens. Et le mouvement, c'est un excellent moyen pour donner cette info-là à notre corps. Le mouvement... associé du coup, comme je le disais, à une certaine intensité. Donc il faut y aller avec un petit peu d'énergie sur quelques minutes, voire 15, 20, 30 minutes si vous le pouvez dans l'idéal. Et quand je vous disais qu'il faut donner l'indication à notre cerveau qu'il a besoin de se dynamiser et qu'il peut se mettre en mouvement, quand je vous parlais de ça, je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de cette citation qui dit Emotion comes from motion Ça veut dire tout simplement que nos émotions, tout ce qu'on ressent à l'intérieur de nous, comment on se sent à l'intérieur de nous, c'est influencé par le mouvement. Ça veut dire que notre posture, en tout cas les postures qu'on exploite, vont aussi avoir une influence sur notre moral, sur comment on sent dans notre tête, comment on sent en termes d'émotions, de ressentis. Et d'ailleurs, je fais une petite parenthèse, mais on a tous en tête, par exemple, une personne qui est triste ou qui est plutôt déprimée va avoir tendance à avoir une posture un peu renfermée. avachis, le regard un peu vers le sol. On peut tous s'imaginer ça. Tandis qu'une personne qui va être plutôt bien dans ses baskets, qui va peut-être avoir confiance en elle, qui va être plutôt énergique, etc., va en général déjà être plutôt debout, se tenir plutôt droite, peut-être de manière plus allongée. Vous pouvez imaginer un petit peu ces différences de posture. Là, je ne vais pas aller plus loin sur le sujet parce que je suis en train de m'éloigner, mais j'adore faire ce genre d'atelier où je... On parle de comment on peut influencer notre morale, comment on peut influencer la manière dont on se sent à l'intérieur de nous en utilisant notre corps. D'ailleurs, ça peut servir aussi pour se motiver. Donc n'hésitez pas, si vous voulez aller plus loin sur le sujet, n'hésitez pas à me contacter, je vous en parlerai un petit peu plus. Et en même temps, à ce stade de l'épisode, vous êtes peut-être en train de vous dire bah oui, mais c'est facile de dire qu'il faut bouger quand on est fatigué parce que non, effectivement, c'est pas facile, surtout si on se sent très fatigué. Mais je vais vous expliquer encore une autre chose. Alors je vais l'expliquer de manière assez simplifiée pour que ce soit très parlant pour vous. Pour des personnes qui sont en traitement, par exemple, qui ont donc une fatigue qui est constante. Cette fatigue-là, elle est vraiment alimentée par les traitements. Généralement, c'est une fatigue qui n'est pas naturelle, qui est plutôt artificielle. Pourquoi je dis qu'elle n'est pas naturelle ? Parce qu'elle n'est pas provoquée par des efforts physiques. Et la fatigue physique n'est pas du tout la même que cette fatigue-là que vous pouvez ressentir peut-être au quotidien. Et donc, ce qui se passe, c'est que notre cerveau va mal... comprendre un petit peu ces différentes fatigues. Et il faut s'imaginer que si vous êtes fatigué, et là ça va être pareil pour tout le monde, que vous soyez en traitement, que vous ayez une fatigue qui n'est pas très naturelle, ou que vous soyez fatigué parce que vous avez passé votre journée derrière votre écran et que vous avez beaucoup travaillé au niveau cognitif, vous n'avez malgré tout pas de fatigue physique, donc vous n'avez pas dépensé énormément d'énergie au niveau de votre corps, au niveau physique. Donc à un moment donné, c'est comme si... si vous faisiez le choix d'aller vous reposer ou d'aller dormir, c'est comme si vous étiez en train d'essayer en vain de recharger un téléphone qui est éteint, alors que du coup, il est déjà à pleine batterie, en fait. Ou quasiment, d'accord ? C'est vraiment ça. Vous n'allez pas avoir un sommeil qui est récupérateur puisque, en fait, la batterie, elle est déjà là. C'est juste que vous n'avez pas les bonnes infos qui arrivent jusqu'à vous, vous disant que vous avez de l'énergie et que vous êtes réveillé. mais vous en avez sous le pied, croyez-moi. Donc à un moment donné, ce qu'il faut faire dans ces cas-là, si je pense au téléphone, c'est l'allumer. Donc vous séparer, vous mettre en mouvement, vous allumer, si j'utilise cette métaphore, pour ainsi diminuer cette batterie, donc diminuer votre recharge là. utilisez de l'énergie de manière physique pour qu'à un moment donné, vous ayez vraiment ce besoin réel. Encore une fois, je ne minimise pas votre fatigue. J'essaie de vous faire comprendre les différents types de fatigue. Mais pour qu'à un moment donné, votre corps perçoive réellement ce besoin de recharger justement vos batteries. Et ce qui va se passer, c'est que si vous dépensez de l'énergie au niveau physique, vous allez mieux dormir la nuit. progressivement avoir un sommeil qui est plus récupérateur. Et si vous avez un sommeil qui est plus récupérateur, vous allez donc avoir plus d'énergie et retrouver aussi un dynamisme de manière plus, comment dire, moins provoquée, plus naturellement. Vous vous réveillerez le matin avec plus d'énergie, plus de forme, et ainsi de suite. Et vous éviterez peut-être, je l'espère, si vous continuez à mettre en place des comportements plus actifs, à... limiter l'impact du déconditionnement à l'effort et à même retourner la tendance à retrouver plus de facilité dans vos efforts, à mieux supporter la posture debout, à moins avoir besoin justement de vous asseoir dès que vous passez quelques temps debout en position statique par exemple, à mieux supporter des efforts qui peuvent être même petits, juste monter un étage d'escalier par exemple. vous allez redonner du mouvement à votre corps, retrouver des capacités physiques et ainsi de suite. Et maintenant, dans les situations où c'est vraiment très très très dur pour vous de vous imaginer vous mettre en mouvement alors que vous êtes très fatigué. J'ai une question à vous poser, et c'est la question que j'ai posée à de nombreuses personnes que j'ai accompagnées, et souvent elles faisaient la différence. C'est une question que je posais à des personnes qui étaient en soins, mais je pense que vous pouvez aussi vous attribuer cette question à vous-même, pour des personnes qui ne sont pas malades ou qui ne sont pas en soins. La question c'est la suivante. Quand vous êtes fatigué, comme vous l'êtes peut-être actuellement, Est-ce que le plus dur pour vous, pour vous mettre en mouvement, c'est parce que vous ressentez des vertiges, c'est parce que vous avez la tête qui tourne ? D'ailleurs, ça peut être valable si vous faites de l'anémie, ça peut être valable si vous ne mangez pas suffisamment, si vous n'alimentez pas correctement. Est-ce que c'est ça le plus gros frein ? Ou est-ce que finalement, ce qui vous empêche le plus à vous lever ou à faire une activité physique ? C'est la motivation de le faire tout en sachant que vous êtes fatigué. D'accord ? Donc dans un sens, on a vraiment une incapacité. C'est-à-dire que si on se lève, on va avoir des vertiges, on va avoir peut-être les jambes qui flagellent, un risque de tomber, de chuter et de se faire mal. En tout cas, ce n'est pas très sécuritaire. Dans un deuxième temps... on a cette fatigue qui est énorme, mais en même temps, il y a la motivation derrière qui joue aussi. Et cette fatigue-là, elle cache aussi un manque de motivation par rapport à l'activité physique. Et elle va accentuer le fait qu'on va moins avoir envie de se mettre en mouvement. Mais par contre, si on le fait, on ne va pas avoir forcément de risque et on ne va pas être dans l'insécurité de se mettre en mouvement. D'accord ? J'espère que vous arrivez à comprendre la nuance dans ma question, parce que... elle est super importante et c'est ce qui va vous permettre de savoir si là, en l'état, dans l'état dans lequel je me sens aujourd'hui, est-ce que c'est une bonne chose pour moi de me lever et d'aller faire un peu d'exercice ou est-ce que non, c'est vraiment le moment pour moi de me reposer, de dormir, parce que ça sera mauvais ou ça ne sera pas très sécuritaire de le faire. Pour des personnes qui ne sont pas en soins, si vous avez un sommeil qui est convenable, c'est-à-dire que vous essayez d'avoir un sommeil régulier, que vous mangez correctement, cette deuxième option-là dont je vous parle... et très certainement l'option qui va ressortir suite à ma question, c'est-à-dire que c'est souvent par manque aussi de motivation qu'on ne va pas réussir à bouger, parce que cette fatigue-là va accentuer ce manque de motivation, ou en tout cas cette difficulté à mobiliser des ressources mentales pour se mettre en mouvement. généralement ça va être plutôt ça. Et pour des personnes qui sont en soins, et bien là ça va dépendre. Et ça va peut-être dépendre aussi des jours, ça va peut-être dépendre des moments, des périodes par rapport à vos traitements. Mais dans tous les cas, quoi qu'il arrive, que ce soit dans un cas ou dans un autre, si vous êtes en traitement, pensez quand même à vous référer auprès de votre spécialiste qui s'occupe de vos traitements pour savoir s'il y a des contre-indications liées à la pratique, notamment si vous faites de l'anémie ou des choses comme ça. Il y a des contre-indications sur certains types d'intensité, notamment sur certains types d'activités peut-être aussi. Pour des personnes qui ne sont pas en soins, pensez quand même, si vous remarquez une fatigue qui est inhabituelle, qui dure quand même depuis plusieurs jours, voire même plusieurs semaines, n'hésitez pas surtout à aller consulter. C'est important de comprendre pourquoi vous avez cette fatigue-là, surtout si en plus vous avez un mode de vie qui n'a pas spécialement bougé, qui est toujours le même. Alors c'est sûr que si vous vous couchez... hyper tard tous les jours, où vous avez énormément de boulot, ça peut fausser un peu le truc, donc c'est parfois pas évident de savoir quelle est la vraie raison de cette fatigue. Maintenant, quoi qu'il arrive, si vous n'êtes pas dans la première situation de ma question, où vous avez des gros vertiges, où vous risquez quelque chose à vous lever et à marcher, essayez de vous mettre en mouvement, testez, mettez de l'intensité. Testez sur 5, 10, 15, 20 minutes. Testez une fois, deux fois, trois fois quand même, ne testez pas qu'une seule fois. Et si vraiment à chaque fois que vous finissez votre activité physique, vous vous sentez encore plus fatigué, alors pas forcément dans les 5 minutes qui suivent, mais si vraiment au bout de 15, 20 minutes, vous n'avez pas l'impression que ça vous dynamise, en tout cas à aucun moment vous avez la sensation que ça vous dynamise, c'est peut-être que ce n'est pas la meilleure solution. Peut-être qu'effectivement vous manquez vraiment de sommeil, mais il faut de toute manière que vous testiez. Les conseils que je vous suggère ici ne sont pas forcément applicables à tout le monde. Ils sont à pondérer en fonction des situations. Et c'est aussi d'ailleurs pour ça que ce n'est pas évident de trouver un juste milieu parce que moi, je ne suis pas du tout en train de vous faire tomber dans une extrême inverse d'aller faire de l'activité physique tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Il y a des moments où moi aussi, je fais des petites pauses, je fais des siestes. Je fais 15 minutes de sieste, ça m'arrive. Mais ce n'est pas la première solution que je mettrais en place. Donc... Testez ça. Si vous avez du mal à trouver cet équilibre-là entre le repos, l'activité physique, n'hésitez pas, si vous êtes en soins, à aller justement contacter des personnes qui pourraient être compétentes pour vous aider. Donc si vous êtes suivis dans un hôpital, dans un centre, peut-être que vous avez des enseignants d'activité physique adaptée qui pourraient vous aider sur le sujet. Si ce n'est pas le cas ou si vous n'êtes pas en soins, n'hésitez pas à me contacter pour que je puisse vous aider à trouver ce juste milieu. Ce n'est pas évident. Si on est en soins, encore une fois, si vous avez des traitements, notamment de chimio, sachez aussi que selon les activités que vous allez fournir dans votre journée, selon la répartition dans votre journée, ça va avoir aussi une influence sur votre niveau d'énergie sur cette même journée-là, mais même que ça peut avoir des répercussions sur les prochains jours. sur votre récupération à l'effort. Voilà, ce n'est pas si simple que ça, d'accord ? Il faut tester par vous-même. Si vous sentez que c'est compliqué, que vous n'arrivez pas à résoudre le truc, allez contacter quelqu'un. Et moi, je vous aiderai avec grand plaisir. Alors surtout, n'hésitez pas. Et puis surtout, si vous testez ce que je viens de vous dire, n'hésitez pas à m'en faire part, parce que moi, c'est comme ça aussi que je peux donner après de meilleurs conseils. Parce que je pense que c'est important, bien sûr, d'écouter la science. C'est quand même le socle et je m'appuie beaucoup dessus. Mais je m'appuie énormément aux expériences de chacun et chacune parce qu'en fonction, il y a peut-être des éléments que je n'avais pas pris en compte. C'est pour ça qu'au fur et à mesure, après avoir accompagné des centaines, même des milliers de patients, j'avais la certitude au fond de moi en fonction des différentes questions que j'allais poser. Après, j'en posais plus que la question que je viens de vous donner, mais en fonction des questions que j'allais poser, j'allais savoir, pas à 100%, mais j'avais quand même de très grandes chances que ce que je propose, ça fonctionne. Donc c'est pour ça, faites-moi des retours, vraiment, je les prendrai avec grand plaisir. Et puis, je serai toujours ravie de toute manière d'entendre vos témoignages, parce que moi, derrière, ça me permet aussi de nourrir mes épisodes, d'apporter du contenu à d'autres personnes. Et c'est comme ça que ça fait effet boule de neige et que ça peut aider d'autres gens. Donc vraiment, n'hésitez pas et ne vous retenez pas. Bon, j'espère que là, on arrive à la fin de l'épisode. J'espère que déjà, à ma question de base, quel est le pire ennemi de la fatigue ? J'espère que vous avez cette réponse-là. Cet immobilisme-là, ou ce manque d'activité physique qui vient vraiment alimenter cette fatigue, parce que moins on en fait, plus on va être fatigué, plus on est fatigué, moins on en fait, etc. C'est vraiment une boucle, c'est une boucle, c'est une boucle. C'est un cercle vicieux. Donc, maintenant... J'arrive à la fin de l'épisode, vous avez quand même en tête différents éléments, vous avez en tête que notre posture va influencer notre niveau d'énergie. Et d'ailleurs, si vous avez des enfants ou des jeunes qui sont en études et qui sont en train de passer des examens, ou qui vont passer des examens prochainement, sachez que si vous les voyez en train de réviser, qu'ils sont couchés, qu'ils sont allongés dans leur lit, ou qu'ils sont dans une position assez avachie, ce n'est pas ce genre de posture qui va vraiment stimuler les apprentissages, qui va vraiment être bénéfique. pour qu'ils retiennent mieux leurs cours. Donc n'hésitez pas à leur donner cette petite info. Donc on a vu ça en premier, on a vu aussi que ce à quoi on va soumettre notre corps, donc le niveau d'effort auquel on va soumettre notre corps, ça va aussi inciter notre corps à s'habituer ou à se déshabituer. C'est comme ça vraiment qu'on fonctionne, c'est-à-dire qu'on s'habitue à ce qu'on donne. C'est-à-dire que si on a l'habitude de manger toujours la même chose, eh bien ça sera facile peut-être, alors ça ne sera pas toujours. agréable, mais en tout cas, on arrivera à le faire. Par contre, si on s'habitue à manger quelque chose d'autre, à manger peut-être plus de légumes, peut-être qu'après, ce sera plus facile. Un exemple tout bête, mais moi qui ai voulu, à un moment donné, réduire un peu le sucre que je mangeais, ça m'a demandé, ça a coûté en termes d'effort, mais petit à petit, j'y suis arrivée. Et maintenant, je suis habituée à moins manger de sucre. Donc, quand je mange quelque chose de très sucré, ça me fait un peu l'effet inverse. Maintenant, j'aime moins, alors qu'avant, je pouvais sauter dessus. Pareil pour le sel, maintenant j'ai trouvé les trucs trop salés parce que j'ai plus cette habitude-là. Le corps s'habitue à ce qu'on lui donne sous la main, sous la langue, sous le pied. Donc vraiment garder cette deuxième information en tête. Ce qui est aussi important, c'est donc bien sûr de se mettre en mouvement, c'est l'intensité que vous allez donner et que vous allez fournir quand vous vous mettez en mouvement pour avoir les bénéfices nécessaires. Et aussi, il va vous falloir mettre des efforts. Désolée de vous dire, mais vous n'allez pas résoudre ce problème-là en une fois. Vous n'allez pas le résoudre aussi facilement. Il va falloir faire, malgré que vous n'ayez pas toujours l'envie ou que ce soit parfois difficile. Mais c'est en testant, en retestant et en persévérant que petit à petit, vous allez voir que ça va fonctionner. J'ai eu beaucoup trop de gens jusque-là et je suis sûre que j'en aurai encore plein qui vont me répéter la même chose. Moi, je ne fais pas de cardio parce que je n'ai pas de cardio. Mais pensez à l'inverse. Si vous faites du cardio, vous allez avoir du cardio. le corps va s'habituer autant à plus faire d'efforts qu'à refaire des efforts, quoi qu'il arrive, et à des degrés différents selon chacun. On n'a pas tous non plus les mêmes capacités de base ou le même ADN de base, mais on peut tous habituer notre corps à un côté de la balance ou à l'autre côté de la balance. Donc, gardez ces différents éléments en tête. J'espère qu'à la fin de l'épisode, vous y voyez un petit peu plus clair, que ça vous a apporté quelques petites choses. n'oubliez pas d'en parler autour de vous n'oubliez pas si vous le pouvez de me mettre une bonne note en tout cas m'encourager pour que je puisse continuer à vous fournir autant d'épisodes en essayant d'y mettre de la qualité de faire des recherches de mon côté d'y mettre le plus possible d'exemples parce que pour moi c'est comme ça que c'est parlant c'est comme ça que ça donne envie d'essayer de votre côté je pense que les expériences sont très parlants donc je vous invite vraiment à me soutenir un maximum dans ce projet de podcast, j'ai envie de vous continuer à vous en proposer toutes les semaines Merci d'ailleurs je cherche régulièrement des personnes qui voudraient bien témoigner par rapport à leur évolution au niveau de l'activité physique, donc n'hésitez pas à me contacter si vous voulez qu'on puisse voir ensemble si vous correspondez au profil de personnes que je recherche, et puis si c'est pas le cas, peut-être qu'il y aura d'autres choses qui pourront se créer entre nous, ou que je pourrais peut-être vous orienter vers d'autres professionnels pour vous aider, en tout cas je vous remercie pour votre écoute infiniment, et je vous dis à très bientôt, même à la semaine prochaine bonne journée à vous, salut C'est tout pour aujourd'hui, enfin presque. Avant de partir, j'ai deux questions pour vous. La première, c'est quelle est la chose que vous pourriez retenir de cet épisode ? Et la deuxième, à qui vous pourriez la raconter ? En partageant ce podcast et en lui attribuant la meilleure note possible, vous inspirez d'autres personnes à être plus actives. Et comme votre avis compte beaucoup pour moi, n'hésitez pas à me faire part de vos réflexions, j'essaierai de vous répondre. A bientôt !