Speaker #0Certains voient l'activité physique comme un investissement pour leur santé et leur bien-être. Vous voulez en faire partie ? Bienvenue chez Mouvementale. Je m'appelle Magali Dubois et je m'adresse particulièrement aux non-sportifs et à tous ceux qui aimeraient enfin réussir à adopter un mode de vie actif dans la durée. C'est en vous partageant des connaissances, des expériences et des points de vue différents que j'ai l'intention de vous aider à bâtir l'état d'esprit et la motivation nécessaire pour le faire. Alors j'espère que ça vous aidera et que vous aurez envie d'en parler autour de vous. Pourquoi tu cherches à changer en trois semaines alors que si ça se trouve ça fait des mois, des années que tu bouges pas ou que tu bouges très peu et du coup là t'es en train de chercher à accélérer le temps, à faire en sorte que boum ça change et que tu passes dans un autre mode de vie et j'ai vraiment envie là dans ce nouvel épisode d'aborder ce sujet de la patience de l'impatience, de ce caractère urgent, cette précipitation qu'on met en avant dans la reprise de l'activité physique. Et même au-delà de ça, parce qu'on est à un moment donné tous « atteints » de ce problème de l'impatience, que ce soit dans le sport, dans notre pratique ou dans d'autres projets, dans des projets pro ou dans n'importe quel autre contexte de vie. Je pense que vous voyez de quoi je parle. En tout cas, par rapport à... Tu as vraiment envie que ça aille vite. Semaine après semaine, tu te dis, oh là là, mais j'ai toujours pas gagné tel truc, j'ai toujours pas perdu de poids, ça avance pas assez vite à mon goût. Enfin bref, tu te rends compte assez rapidement qu'en fait, les résultats n'arrivent pas aussi vite. Le résultat que tu obtiens, c'est au bout de 10, 15 jours, trois semaines, en tout cas dans un laps de temps relativement réduit, tu cumules peut-être de la fatigue, de la frustration. de la pression, du doute. Il y a tous ces trucs-là qui s'installent, mais qui ne s'installent non pas à une intensité tranquille, qui viennent vraiment taper fort et crier fort. Au bout du compte, généralement, ce qui se passe, c'est l'abandon de la pratique. On veut vraiment, dans cette fameuse reprise, peut-être que vous allez adapter mes propos pour d'autres contextes, mais on veut compenser des années d'inactivité. ou de manque d'activité physique, s'il ne s'agit pas d'avoir rien fait pendant des années. Mais on veut compenser un peu ce truc-là en seulement quelques semaines. C'est là où vient déjà cette première contradiction. Et on voit vraiment le mouvement comme un peu une réparation express. Un peu comme si vous décidiez d'aller chez Carglass, je fais un peu de pub au passage, pour aller réparer l'impact qu'il y a sur votre pare-brise. En deux, trois secondes, c'est fait. En une heure, c'est fait. Et c'est tout bon, vous rentrez et c'est fini. En fait, ce n'est pas... réellement comme ça que ça se passe. Et on a tendance, justement, à se précipiter un peu comme si, je prends une autre image, on partait en sprintant d'un coup. Donc on sprint, on sprint, on sprint. Sauf qu'en fait, combien de temps on est capable de sprinter ? En fait, un sprint, comme son nom l'indique, c'est un effort qui va être très rapide. Mais s'il est très rapide, il ne peut pas être tenu dans le temps, c'est impossible. Tellement la vitesse, elle est élevée. Moi, j'ai envie de vous positionner petit à petit à travers notamment cet épisode et surtout à travers votre, on va dire, l'état d'esprit que vous allez adopter par rapport à votre prise dans un état d'esprit plutôt du style marathonien. Celui qui cherche à faire les choses dans la durée, qui cherche à tenir une certaine cadence le plus longtemps possible sans du coup se griller trop vite. Parce qu'à partir à balle, d'un coup comme ça, En fait, au bout d'un moment, on ne tient plus tellement cette intensité-là dont je parlais, cette pression, etc., qu'on se met, est trop élevée. Et du coup, on n'arrive pas à tenir le choc. Donc, dans un premier temps, première idée, c'est l'urgence. C'est un gros piège. Les conséquences que ça peut avoir de vouloir aller trop vite, il y en a plusieurs. Il y a déjà des conséquences sur le plan physique, parce qu'on part trop vite, trop fort, donc on se crame. Parfois, ça peut se traduire par « finalement, je n'ai pas pris le temps de récupérer » . Et quand on est peu entraîné à l'effort, il faut savoir que le corps met plus de temps à récupérer. Par exemple, des athlètes qui sont entraînés depuis longtemps, leur corps va récupérer beaucoup plus vite. Parce qu'il est habitué à ces efforts-là et il a cette capacité à s'adapter plus facilement. Quand on reprend, on n'a pas encore ça, on n'a pas encore cette arme-là avec nous. Donc, notre corps, on a besoin de lui laisser aussi un peu de temps. Donc, si on part à fond, qu'on en fait trop d'un coup, ça peut être soit trop de séances, trop longues, trop intensives, etc. En fait, le corps, il ne tient pas. Donc, on peut se blesser, On peut avoir... tellement de courbatures, des courbatures tellement horribles, et être toujours dans un circuit de courbatures non-stop, qu'au final, on subit plus que tout. Je ne dis pas qu'il ne faut pas avoir des courbatures, parce que la courbature, c'est l'adaptation du muscle, et on est obligé de passer par ça, pour justement gagner aussi en force, en masse musculaire. Donc la courbature, c'est vraiment le truc qui va permettre de... adapter le muscle, il va se construire différemment en créant plus de fibres, sans rentrer dans les détails, mais c'est normal en gros d'avoir des courbatures, mais là où c'est trop, c'est si vous avez des courbatures monstrueuses, et surtout que vous en avez tout le temps non-stop, alors que déjà de base vous êtes peut-être réticents par rapport à l'activité physique, peut-être que vous n'avez pas une grande appétence, qu'en plus de ça vous avez du mal à embrasser l'effort, donc ça peut vite être compliqué, on va dire physiquement. Ça peut mener à une forme de découragement. Et puis aussi, si on part trop fort, on peut cumuler de la fatigue, alors que normalement, ce qu'on veut avec l'activité physique, c'est créer de l'énergie, c'est retrouver une sorte de dynamique dans son corps, dans sa tête, vraiment dans sa vie, je dirais même plus largement. Donc si on fait trop, on va provoquer un peu l'effet inverse et on va cumuler de la fatigue et au final, on ne va plus trop avoir envie d'en faire. parce qu'on va... pas voir les résultats auxquels on s'attendait. Ensuite, sur le plan mental, si on cherche à aller trop vite, on se crame aussi mentalement. Parce que notre cerveau, il fuse. Il fuse à mille à l'heure. Et c'est là où il y a toutes ces phrases-là qui nous passent par la tête, comme « Pourquoi j'y arrive pas ? » « Pourquoi j'ai encore pas de résultat ? » « Pourquoi je gagne pas plus vite de tel ou tel truc ? » On commence à se comparer aux autres. « Ah, mais je connais telle personne qui... » qui s'y est remis et c'est allé beaucoup plus vite. Ou on est dans un cours avec d'autres participants, on a l'impression d'être à l'ouest, on commence à focaliser plus sur les autres que sur nous-mêmes. On a cette impression de stagner, parce que justement, on se dit que ça n'avance pas. Donc on a l'impression qu'en fait, c'est pas fait pour nous, qu'on n'y arrivera jamais. Enfin bref, toute cette cascade-là que vous connaissez, de pensées qui viennent en rajouter une couche et qui viennent aussi montrer qu'en fait, on est en train de se cramer. et on n'est pas en train de s'écouter non plus suffisamment. Au-delà de toutes ces pensées, il y a cette espèce de sensation, de pression, de charge mentale aussi, qui peut être très élevée. Alors forcément, quand on reprend une activité physique, j'ai déjà fait un épisode d'ailleurs là-dessus, il y a de la charge mentale, parce qu'on rentre dans un truc dont on n'a pas l'habitude. Et donc forcément, on a besoin de créer un changement. Donc ça va prendre un peu plus de place dans notre tête. On est en plus en train de changer nos priorités. Mais quand c'est trop, c'est vraiment le trop que je vais mettre en avant. Quand c'est trop, c'est là où finalement, on n'arrive pas à tenir le truc. Et enfin, on nourrit aussi cette culpabilité. Quand on cherche à aller trop vite, on nourrit cette culpabilité. Parce qu'on se dit, je devrais quand même être plus disciplinée dès qu'on va louper une séance, par exemple. j'ai aucune volonté, je suis incapable d'être régulier. En fait, vous allez être à l'affût du moindre petit faux pas et moindre truc. Donc ça peut être une séance loupée, un exercice pas bien réussi, vous n'avez pas mis l'intensité que vous imaginez. En fait, chaque détail, vous allez focaliser dessus et derrière, vous allez vous culpabiliser, vous frustrer, vous sentir nul et alimenter toute une casquette de trucs qui vont... au bout d'un moment, vous conduire vers un échec ou un abandon. Parce que le schéma, si on veut le voir un peu globalement, ça fait si je mets de l'urgence... Je me mets beaucoup la pression, parce qu'il faut que ça aille vite. Cette pression-là, comme on ne peut pas aller plus vite que la musique et que les résultats ne tombent pas du ciel, eh bien, il y a de la frustration. Purée, la montagne, elle est beaucoup trop haute. J'en suis qu'à ce niveau. J'ai encore tout ça. Voilà, frustration et frustration qui entraînent derrière un abandon. Donc, on peut vite tomber dans cette spirale. Et c'est là où j'ai envie de vous rappeler un petit peu l'image du marathonien. Vous placez dans cette configuration-là de la stratégie qu'il faut que je choisisse dans ma reprise, c'est la stratégie du marathonien, celui qui va chercher à trouver le bon équilibre pour que les choses durent dans le temps. C'est-à-dire qu'en avançant, vous ne franchissiez pas ce seuil de pression, de frustration, en gros que tous les voyants ne passent pas dans le rouge, sinon vous n'allez pas tenir la cadence. Donc, ça va demander, et je vais en parler un petit peu après, d'être à l'écoute de ce qui se passe vraiment, plutôt que de chercher à foncer un petit peu de tête baissée ou en se disant, OK, allez, il faut que je fasse Maintenant, puisque ça fait des années que je n'arrive pas à le faire, eh bien, allez, je vais me discipliner et je vais y aller toutes les semaines et je vais faire mes trois séances par semaine. Enfin, d'y aller vraiment au forcing, quoi, d'y aller en mode à la guerre comme à la guerre. On va... mettre de côté ce truc-là, d'accord ? Ça, ça ne fonctionne pas. Si ça fonctionne, ça ne fonctionne qu'un temps. Donc, ça peut donner l'illusion que ça fonctionne au début, mais je pense que ce n'est pas la seule stratégie à mettre en place, voire même, ce n'est pas la meilleure du tout. Donc, si ça fait des mois, voire des années que tu es dans la même situation, pourquoi se mettre dans l'urgence ? Vraiment. Est-ce qu'on est vraiment à deux mois près ? Trois mois près ? Six mois près ? Alors que ça fait peut-être déjà des mois, voire des années, qu'on est dans le même truc. En fait, on a le temps de construire les choses. C'est un peu, là l'image qui me vient en tête, c'est comme si vous décidiez de construire une maison toute seule en un mois. Et une maison de A à Z. Vous imaginez un peu le truc. Comment ça peut être possible de réussir à construire une maison toute seule en un mois ? C'est impossible. Parce que ça nous demande beaucoup trop de travail, beaucoup trop de choses à mettre en place, des épaules solides, bref, tout plein de trucs dont on n'est pas capable de faire ça en si peu de temps, en fait. Déjà, est-ce qu'on en serait capable de le faire en deux, trois mois ? Pas forcément, donc imaginez le faire en si peu de temps. Donc cette image-là, elle peut paraître bête, mais je pense qu'elle illustre bien le truc. On va chercher, on va chercher, enfin, on va se rappeler plutôt que... Ce qu'on est en train d'entamer comme procédure, comme projet d'activité physique, c'est un gros chantier. C'est pas simplement faire les petites retouches de peinture, qu'on pourrait faire en un ou deux jours. Là, c'est un gros chantier. Donc ce gros chantier, on va le préparer. Parce que ce que vous voulez vraiment, si je ne me trompe pas, c'est déconstruire, c'est modifier des habitudes de vie qui datent parfois depuis très longtemps. Et ces choses-là sont tellement... parfois ancrée, qu'elle nécessite pas que de noter dans votre agenda trois créneaux de sport et d'y aller. En fait, si c'était ça le secret, je pense qu'on y arriverait tous aussi facilement. Donc laissez-vous le temps. Pensez à cette maison que vous voulez construire. Laissez-vous le temps de la construire. Parce que si vous faites tout d'un coup, vous allez vous épuiser, vous allez vous dégoûter et vous n'allez plus jamais mettre les pieds dans cette maison. Même une fois fini. Donc laissez-vous le temps. d'avancer step by step. Ça, c'est vraiment le premier conseil que j'ai envie de vous donner dans l'épisode. Non seulement rappelez-vous que vous allez avoir à modifier des habitudes, donc des actions concrètes que vous faites dans le quotidien, mais vous allez certainement aussi apprendre à faire bouger votre rapport au sport. Parce que si vous n'en avez pas fait depuis tout ce temps, c'est certainement que votre rapport au sport, ce n'est pas le truc que vous chérissez le plus dans votre vie. Vous allez certainement aussi avoir besoin de faire évoluer un peu vos priorités, puisque jusqu'à maintenant, ce n'était pas le truc qui prenait tant de place que ça dans votre vie. C'est d'autres choses qui prenaient de la place. Donc, il va y avoir un rééquilibrage à faire pour prioriser un petit peu plus le sport. Mais on n'arrive pas forcément à le prioriser tant qu'on n'apprend pas à le voir un petit peu autrement. Donc pour ça, vous avez beaucoup d'épisodes de podcast que vous pouvez écouter pour... Progressivement, vous familiarisez, vous retrouvez, au sens de retrouver une relation un peu différente avec le sport, l'activité physique, pour justement créer cette nouvelle relation et qu'elle soit plus saine, si je dis comme ça. Et en fait, je vais mettre l'accent sur une chose. Vraiment, je pense que vous êtes très durs avec vous-même. Vous êtes très durs avec vous-même parce que vous précipitez les choses, vous mettez une pression monstre sur les épaules, alors qu'en fait, il y a énormément de choses à faire évoluer, à faire bouger, à faire changer. Ce n'est pas qu'une question de mettre en place une activité physique, c'est-à-dire bloquer dans l'agenda un créneau. Non ! c'est tout ce que vous avez construit autour de l'activité physique depuis votre plus tendre enfance que vous allez faire bouger progressivement. Et ça, c'est le travail qui se situe en dessous de l'iceberg, c'est la face immergée de l'iceberg, c'est ce qu'on ne voit pas. Et pourtant, c'est ça qui est le plus compliqué à faire bouger. Et ça, ça prend du temps. Donc, j'ai vraiment envie que vous soyez un petit peu plus cool avec vous, vous appreniez à être un petit peu plus cool avec vous. Si vous êtes plus cool avec vous, Ça ne veut pas dire que vous allez être olé olé et ne rien faire. Ce n'est pas le cas. Ce n'est pas l'image que je veux vous transmettre à travers ça. Mais je sais que c'est ça qui peut nous faire peur. Dans notre tête, ça peut être un peu, si je suis disciplinée et que je respecte mes engagements semaine après semaine, alors j'aurai réussi à atteindre ce que je veux. Sauf que là, dans votre vie, vous n'êtes pas l'armée. Votre vie n'est pas l'armée et ça manque un peu de fun et de flexibilité, de souplesse, à mon sens, pour que ça puisse tenir dans le temps. C'est ça, en fait. Tout ce travail qui est immergé, la phase immergée de l'iceberg, c'est quelque chose qu'on sous-estime. Ça passe bien évidemment par le mental, par ce qui se passe dans notre tête et tout ce qu'on a construit depuis longtemps. Mais c'est ces choses-là, en fait, sur lesquelles vous allez avoir beaucoup de boulot. et que vous allez avoir à faire évoluer. Donc, soyez sympa avec vous. Laissez-vous le temps encore une fois. Et c'est vraiment ce que j'aimerais pour vous, c'est que vous avanciez step by step. Vraiment, un pas après l'autre. Commencez par une petite action qui ne vous coûte presque rien en termes d'effort. En tout cas, qui ne vous coûte pas trop en matière d'effort. Sinon, ce qui va se passer, c'est que tous les voyants dont je parlais tout à l'heure vont être au rouge parce que ça va faire... Trop de pression, trop de frustration, trop de culpabilité, tous ces trucs-là, ils vont être décuplés parce que vous aurez mis la barre trop haute dans un premier temps face à un mode de vie habituel dans lequel il n'y avait pas la place pour ça. Donc là, ça vous demande, et je ne vais pas faire le tour de tout, mais ça demande quand même de faire bouger un petit peu les priorités, faire plus de place à l'activité physique, donc l'accueillir différemment dans votre vie. Ce n'est pas simple. et lui laisser un petit peu plus de place, en fait. Donc, step by step, une première action qui ne coûte pas trop en termes d'effort, qui ne soit pas trop lourde à porter mentalement pour pas que la charge mentale non plus associée soit trop intense. Puis après, vous allez faire une deuxième petite action, puis une troisième petite action, et ainsi de suite. Et vous allez aussi pouvoir observer chacune des choses que vous mettez en place. Vous pouvez cocher, notez-les si vous voulez. Mais à chaque fois, si ce n'est pas coché sur une feuille de papier, c'est au moins coché dans votre tête. Ok, j'ai fait ça de plus qu'hier. Ou ok, j'ai fait une action, ce n'est pas forcément plus qu'hier, mais c'est une nouvelle action en faveur de mon objectif d'activité physique. Et puis parallèlement à ça, commencez à écouter votre état, c'est-à-dire commencez à écouter votre niveau d'énergie, votre vibe du moment, votre mood, dans quelle énergie vous êtes aujourd'hui. comment vous vous sentez, etc. Si vous avez des douleurs, qu'est-ce que c'est comme douleur ? Est-ce que c'est, par exemple, vous vous sentez tout tendu, tout contracté, donc besoin d'aller relâcher un petit peu les muscles, de les détendre, peut-être de les étirer ? Est-ce que c'est que vous avez les jambes un peu lourdes, les jambes engourdies, parce que vous êtes resté longtemps assis et que votre corps vous dit qu'il a peut-être besoin de bouger et de marcher un peu ? En fait, commencez à prêter attention aussi à ce qui se passe dans votre corps. Parce que progressivement, vous allez renouer un peu plus avec votre corps. Puisque si ça fait longtemps que vous n'avez pas mis du mouvement physiquement, vous êtes peut-être un peu éloigné aussi de ces sensations corporelles qui sont importantes et qui permettent aussi progressivement de réajuster, d'adapter ce qu'on va proposer à notre corps. Ça ne veut pas dire non plus jamais forcer, jamais se forcer plutôt. Mais pour moi, le problème, c'est vraiment de se forcer en permanence. d'être toujours en mode bourrinage, de ne pas écouter ce qui se passe dans son corps particulièrement, ou même dans sa tête, et d'y aller coûte que coûte parce qu'on a décidé qu'il fallait faire trois fois par semaine de telle ou telle activité. C'est là où ça devient un problème. C'est quand vraiment, on tombe dans une extrême, en fait. Si tu as loupé ta séance, c'est OK, déjà. La partie n'est pas terminée, en fait. Reviens dans la partie progressivement. T'as loupé une séance, ça arrive, et tu verras que c'est pas la dernière que tu vas louper. C'est pas parce que t'as loupé une séance que ça signifie que tu as abandonné, non ? Peut-être que ce jour-là, pour telle ou telle raison, une obligation, un truc au boulot, t'as pas osé dire non à quelque chose, enfin bref, il s'est passé certainement des choses sur lesquelles peut-être que tu vas mettre un peu d'attention et aussi travailler dessus par la suite. Mais en tout cas, voilà, cette séance elle a été loupée. Maintenant... Ça ne veut pas dire que tout est terminé, que tu n'en es pas capable et que tu ne peux pas revenir dans la partie. Moi, je t'invite à revenir progressivement, justement, dans la partie de l'activité physique. Tu n'es pas en train de construire un projet pour deux mois là. Tu vois, d'ailleurs, mon image de construire la maison, la maison, ça ne prend pas toute une vie à construire en principe. Donc, on est sur un truc encore plus dur que de construire une maison. Construire un mode de vie actif, c'est quelque chose que je vous souhaite pour toute votre vie. Et cherchez justement et gardez en tête que vous êtes en train de construire une nouvelle relation avec l'activité physique pour le plus longtemps possible, je l'espère, pour vous. Et donc, une dernière fois, vous vous mettez énormément de pression sur les épaules. C'est difficile ce que vous vous demandez. Et je pense que ça nécessite d'être par moments un petit peu plus tolérant avec vous-même, un petit peu plus cool. Ce n'est pas parce que vous voulez être que vous n'êtes pas en train de mettre de l'importance ou d'accorder de l'importance à votre projet d'activité physique. Ça ne signifie pas ça, d'être un peu plus chill, un peu plus relax par rapport à ça. C'est juste de trouver progressivement le bon tempo, le bon équilibre pour ne pas se finir cramé, pour ne pas partir sur un marathon en sprintant, tout simplement. Donc, j'espère que l'épisode... vous aura aidé un petit peu à vous rappeler que ça fait peut-être des mois, des années que vous ne faites pas d'activité physique ou peu, et là vous vous demandez, enfin vous demandez à vous-même, de basculer dans quelque chose de complètement différent de ce que vous aviez l'habitude de faire, mais en plus de ça, de le faire vite, d'obtenir des résultats vite. Si c'était si simple, je pense qu'on y arriverait tous facilement, or ce n'est pas forcément le cas, donc allez, pas d'urgence. on avance progressivement, on la construit cette maison petit à petit. À chaque fois qu'on pose une brique, on voit la construction un petit peu différemment. Mais rappelez-vous que la maison ne ressemblera pas à une maison au bout de cinq briques et qu'il en faudra beaucoup plus. Donc, continuez de mener des actions en faveur de votre activité physique. Gardez en tête, et c'est un truc que je répète tout le temps, vous allez en avoir marre de m'entendre dire ça, mais que l'activité physique c'est un jeu qui dure toute la vie et que le but du jeu c'est de continuer d'être dans la partie de se remettre dans la partie régulièrement quand on joue au Monopoly parfois on tombe sur la caisse prison et on reste coincé pendant un tour dans l'activité physique c'est pareil donc voyez l'activité physique un petit peu plus comme un jeu avec toutes ses facettes toute cette richesse ses ondulations etc et apprenez progressivement à muscler votre patience ça vous servira absolument dans tout. Et par moment, c'est bien d'être un petit peu impatient, parce que ça nous aide aussi. Mais encore une fois, c'est quand on passe dans une impatience qui est trop forte, où là, on obtient le contraire de ce qu'on voudrait. Donc, musclez un petit peu votre patience. Progressivement, vous allez voir, vous allez obtenir les résultats que vous voulez. Mais en tout cas, plus d'urgence à partir de maintenant. Je vous souhaite une très belle fin de journée. On se retrouve bientôt pour un prochain épisode. Ciao ! C'est tout pour aujourd'hui. Enfin, presque. Avant de partir, j'ai deux questions pour vous. La première, c'est quelle est la chose que vous pourriez retenir de cet épisode ? Et la deuxième, à qui vous pourriez la raconter ? En partageant ce podcast et en lui attribuant la meilleure note possible, vous inspirez d'autres personnes à être plus actives. Et comme votre avis compte beaucoup pour moi, n'hésitez pas à me faire part de vos réflexions, j'essaierai de vous répondre. À bientôt ! Merci.