Speaker #0Certains voient l'activité physique comme un investissement pour leur santé et leur bien-être. Vous voulez en faire partie ? Bienvenue chez Mouvementale. Je m'appelle Magali Dubois et je m'adresse particulièrement aux non-sportifs et à tous ceux qui aimeraient enfin réussir à adopter un mode de vie actif dans la durée. C'est en vous partageant des connaissances, des expériences et des points de vue différents que j'ai l'intention de vous aider à bâtir l'état d'esprit et la motivation nécessaire pour le faire. Alors j'espère que ça vous aidera et que vous aurez envie d'en parler autour de vous. Pourquoi on croit si souvent que ce n'est pas pour nous ? Et je pense par exemple à tel ou tel défi, telle ou telle activité, telle ou telle expérience. Parfois, en fait, on pense que ce n'est pas pour nous, alors que ce n'est juste pas le bon moment, pas le bon cadre, pas les bonnes conditions. Mais on en arrive à la conclusion hâtive qu'en réalité, ce n'est pas mon truc. Et du coup, ce qui se passe, c'est que ça nous ferme. plein d'opportunités, voire même ça nous empêche de grandir d'une certaine manière. Et je trouve parfois un peu dommage de se bloquer comme ça. Et je pense, bien évidemment, à tous ceux qui se disent que le sport, c'est pas fait pour eux. Mais, par exemple, en ce qui me concerne, pendant longtemps, j'ai pensé que l'eau, c'était pas fait pour moi. Je faisais que de dire, de toute façon, je suis pas un poisson dans l'eau. Non, mais je suis pas à l'aise dans l'eau. C'est pas mon truc, c'est pas mon élément. Et à chaque fois, en fait, que je me répétais ce truc-là, forcément, chaque expérience qui pouvait toucher à l'eau, c'était pas forcément... J'étais un peu fébrile, c'était pas mon truc. Déjà en amont, je vivais certaines peurs avant même d'être confrontée au truc. Mais en plus de ça, je me fermais à la possibilité que ce soit l'inverse de ce que je pense. Puisque généralement, quand on a une croyance, en réalité, on fonce dans cette croyance et c'est pas si évident que ça que de croire l'opposé, par exemple. Et donc pour moi, l'eau, c'était pas mon truc. Le froid non plus. Et donc l'eau et le froid, je vous laisse imaginer le truc et je vais en reparler juste après. Mais ce que je voulais vraiment dire déjà au premier abord, c'est que j'ai envie dans cet épisode de vous raconter une expérience que je suis en train de vivre et que j'ai vécue particulièrement au mois de janvier. Et j'ai surtout envie de mettre en avant que pour moi, qui suis très attachée à ma liberté, pour moi, de sentir que j'ai des limites, c'est un truc qui me... J'ai l'impression de me retrouver comme dans une boîte, en fait. ou de me retrouver confrontée à une porte fermée, alors qu'en fait, j'aimerais peut-être pouvoir tout explorer sans me dire, là, non, ce n'est pas pour moi, je ne peux pas, je n'en suis pas capable, machin. Je n'aime pas cette sensation-là. Et particulièrement parce que, si je prends un exemple un peu lambda, je trouve ça dommage quand, par exemple, l'été, on me propose d'aller à l'océan avec des amis et que dans ma tête, ça fasse, oula, attends, on va se retrouver à la plage, du coup, on va aller dans l'eau. Je sais qu'eux, ils sont à l'aise. Moi, je ne suis pas à l'aise. Je ne vais pas forcément vivre mon meilleur moment dans l'eau. En plus, il y a des gros rouleaux à l'océan. Ça me fait flipper. Je ne sais pas si je vais vraiment y aller. Du coup, je n'ai pas envie de passer pour la relou. Bref, il se passe plein de trucs comme ça dans ma tête. Je trouve ça dommage parce que finalement, ça me ferme peut-être à des moments, des expériences, des nouveaux souvenirs qui pourraient être juste trop bien. Et il y a plein de... Je pense qu'on peut chacun, en même temps que je parle de ça, je pense que chacun, on peut trouver des trucs dans lesquelles on va dire que ce n'est pas fait pour nous. Et du coup, ça nous ferme une porte. Et derrière, c'est intéressant de regarder quelles portes ça me ferme. Qu'est-ce que ça ne me permet pas de faire ou de vivre ? Et moi, j'ai vraiment cette impression que quand on est capable d'ouvrir toutes les portes, déjà, en fait, on ne se sent pas limité. Donc, c'est un peu comme si on ne se sentait pas retenu par des poids. Et moi, vraiment, c'est comme ça que je ressens les choses. Je ne sais pas si ça vous fera écho. Pour ceux que ça fait écho, tant mieux. Pour les autres, peut-être que vous allez voir un petit peu une manière de voir qui est différente de la vôtre et peut-être que ça vous apportera des éclairages. En tout cas, j'ai envie de vous partager des apprentissages que j'ai vécu à travers cette expérience du froid et de l'eau. Sachant que j'en ai déjà un peu parlé il y a un peu plus d'un an, j'ai vécu mon premier défi glacial où je me suis retrouvée embarquée dans un week-end d'immersion au froid. Et donc, je raconte déjà ça dans l'épisode numéro 30. Vous pourrez aller l'écouter pour entendre cette première expérience. Mais surtout, ce que j'ai trouvé génial, c'est comme si quand j'ai vécu cette expérience, je m'étais retrouvée, après l'expérience, à avoir une nouvelle porte ouverte. Et du coup, avoir un boulet de moins au pied. Et j'adore cette sensation, parce que du coup, j'ai ouvert mon esprit. Et maintenant, je ne suis plus à me dire, non mais l'eau, ce n'est pas pour moi. Ou le froid, ce n'est pas pour moi. Bien sûr, je ne suis pas en train d'embrasser ces environnements. pleinement. Je ne le suis pas encore, mais je suis en voie pour. Peut-être qu'un jour, je ferai de la natation, peut-être que je ferai du triathlon, j'en sais rien. Mais en tout cas... En tout cas, je suis beaucoup moins fermée et tranchée sur le sujet qu'avant parce que j'ai vécu un réel déclic. En fait, je me suis rendue compte que dans un environnement qui était très hostile pour moi à la base, je pouvais finalement me sentir pas si mal, quoi. Pas si mal et même sentir de la sérénité, ce qui était quand même assez fou au moment où j'avais vécu cette première immersion. Et donc, 2026, nouvelle année, donc nouveauté, nouvelle expérience. On m'a parlé d'une formation avec l'académie iSwitch. Et cette formation, c'est une formation de coaching par le froid. Moi, rappelons le contexte, j'ai vécu un gros switch dans ma tête au moment où j'ai expérimenté cette immersion dans le froid, donc il y a un peu plus d'un an. Donc dans ma tête, ça fait « Ok, maintenant, je me sens capable de faire ça. » Donc c'est assez fou parce que du coup, j'ai élevé mon niveau de confiance par rapport à ça. Et ça me donne envie de quoi ? de faire vivre ce truc-là à d'autres personnes pour qu'en fait, elles puissent bâtir, que vous puissiez bâtir, si jamais un jour on travaille ensemble, que vous puissiez bâtir cette croyance en vous qu'en fait, vous êtes capable de choses dont vous ne vous pensiez pas capable avant. Et ça, c'est tellement puissant de ressentir ça à l'intérieur de soi. Ça nous fait un peu pousser des ailes, mais surtout, ça nous donne envie d'oser plein de trucs. Ça nous met dans un autre élan, dans un autre dynamisme. Et juste, je trouve ça merveilleux. de pouvoir vivre cette vie qu'on mène pleinement. En tout cas, c'est ma vision, c'est comme ça que moi je vois la manière de vivre. Chacun a le droit de voir les choses comme il le souhaite. Mais en tout cas, je me suis lancée dans cette nouvelle formation pendant neuf mois. Le premier mois vient de passer. Pendant ce premier mois, on a eu une immersion pendant trois jours. On s'est retrouvés avec un petit groupe, on est six participants. Donc c'est assez cool parce que du coup, on n'est pas à 50. entre on a une certaine proximité, etc. Et ce qui s'est passé pendant ces trois jours, c'est qu'on a vécu tout un tas d'immersions différentes. Donc, ça va de randonnée en short maillot de bain, enfin en short brassière, s'immerger dans un ruisseau à une eau qui est autour de 2 degrés, aller dans un lac et traverser sous la glace, en apnée, en maillot de bain, quelques mètres. Donc, il y a plein de trucs comme ça. Et ce qui est assez fou, notamment avec le froid, et l'eau, et j'en reparlerai un petit peu après, mais c'est que, étant donné que c'est très déstabilisant, parce qu'en plus on est blindé de croyances par rapport au froid, on est blindé de plein d'a priori, du style « non mais tu vas prendre froid » , ça c'est le premier truc qu'on a intégré dans notre enfance et qu'on continue de véhiculer, alors que ce n'est pas réellement comme ça, ce n'est pas le froid en lui-même généralement qui nous fait tomber malade, mais plutôt les virus et ce qui circule dans l'air ambiant. Mais il y a plein de choses de genre, si tu ne mets pas ton écharpe, tu vas prendre froid, ou tu vas vivre un choc thermique si tu vas dans l'eau froide. Enfin bref, il peut y avoir énormément de trucs qui sont véhiculés. Et quand finalement, on se confronte à ce milieu qui est chargé émotionnellement, c'est-à-dire qui nous crispe et qui nous fait peur, eh bien en réalité, quand on arrive à transformer l'expérience qu'on vit avec ça, autrement dit, qu'on arrive à mieux gérer la situation, Et là, en l'occurrence, c'est d'arriver à trouver un certain relâchement, alors qu'à la base, vous avez tous l'image de quand on a froid, on fait quoi ? On monte les épaules, on grelotte, etc. En fait, de réussir à relâcher, à calmer son mental dans ce genre d'environnement qui est très hostile, en réalité, c'est puissant, puisque ça nous montre à quel point on a des ressources mentales. Et si on arrive à gérer, entre guillemets, ces difficultés-là, dans des contextes aussi hostiles, eh bien, derrière, ça crée quand même un certain état d'esprit pour pouvoir aller affronter d'autres défis de la vie. Donc, c'est vraiment ça, en fait, pour moi, le sens qui se cache aussi derrière cette formation et le pourquoi aller se confronter à des trucs qui ne sont pas forcément confortables pour nous au départ. Et donc, on a vécu tout un tas d'immersions différentes. Et là, j'ai envie, dans l'épisode, de vous partager vraiment trois apprentissages marquants pour moi et qui sont... des game changers, c'est-à-dire vraiment ça fait switcher ma vision des choses. Et le premier, c'est le plus fort, je pense, d'apprentissage. Vraiment, vous allez comprendre pourquoi. C'est ce qui n'est pas possible un jour peut être possible le lendemain. Vraiment, je leur dis ce qui n'est pas possible un jour peut être possible le lendemain. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pour que j'en arrive à cette conclusion, c'est que je me retrouve le deuxième jour de cette immersion dans l'eau. Il faut s'imaginer un petit lac. avec un premier trou de la glace, un deuxième trou. Et qu'est-ce qui sépare ces deux trous en termes de distance ? Un mètre de glace. Et là, moi, je me retrouve en maillot de bain dans le premier trou. Et l'objectif, c'est d'aller traverser sous la glace pour ressortir de l'autre côté par le deuxième trou, donc franchir un mètre sous la glace en apnée, en maillot de bain. Donc, il faut aussi s'imaginer que ça caille. Imaginez que la température de l'eau sous la glace, elle n'est pas à 15 degrés. Donc, je suis confrontée à ce défi. Et au moment où je suis confrontée à ce défi, avant même d'être dans l'eau, Je suis en prise d'une vague d'émotions qui est énorme, qui est liée à ce que je traverse aussi personnellement, et je ne vais pas m'étaler là-dessus, mais du coup certainement qui est déclenchée par l'expérience que je vais vivre et qui me procure tout un tas de peurs avant même d'avoir vécu la situation en elle-même. Donc je suis prise par une vague d'émotions et en fait je n'arrive pas à me calmer. Je suis paralysée, j'ai envie de pleurer, c'est trop. En fait c'est trop d'informations, c'est trop de... d'émotion pour moi et je suis vraiment trop trop dans l'émotion et ce qui me fait peur à ce moment c'est de me dire en fait là je contrôle pas c'est à dire que je suis tellement prise d'émotion je vois bien que je contrôle pas ce qui se passe donc dans ma tête projection je m'imagine traverser sous l'eau et paniquer d'un coup et remonter et me taper la tête sous la glace quoi et c'est assez c'est assez fou tout ce qui se passe dans ma tête alors que je vis pas encore le truc quoi et donc impossible pour moi de franchir ce mètre. Pourtant, un mètre, franchement, quand on y réfléchit, c'est rien et on est tous capables de retenir notre souffle et de marcher pendant un mètre sans la moindre difficulté. Mais là, il y a tout l'environnement qui fait que c'est beaucoup plus dur, le froid, la glace, le fait de se retrouver un peu coincée sous quelque chose, l'eau et toute l'expérience, le vécu qu'on peut avoir autour du froid, de l'eau, tout ça. Donc voilà, j'arrive pas. en fait, je n'arrive pas à franchir ce truc. Donc, en plus de ça, ça installe un peu un logiciel dans ma tête de, en fait, ce n'est peut-être pas pour toi. Alors, il y a quand même un bout d'état d'esprit au fond de moi qui se dit, OK, ce n'était peut-être pas le bon moment. Et dans un an, je me revoyais déjà dans un an, je me disais dans un an, peut-être que j'arriverais à le faire, ce truc-là. Pour l'instant, je n'en suis pas encore capable, mais je n'étais pas encore à me dire, non, mais c'est impossible, je n'y arriverai jamais. J'ai toujours une petite vague d'optimisme en moi et un peu d'espoir. Mais donc, je n'ai pas réussi. Et j'ai fait le choix aussi de ne pas le faire. C'est-à-dire que j'étais dans l'eau, j'ai mis un peu la tête sous l'eau, je suis remontée et j'ai choisi de ne pas le faire parce que je ne voulais pas tomber non plus dans le truc de je le fais, je force pour le faire alors qu'en fait, mon corps et ma tête me disent non. Je n'avais pas envie d'être dans un truc d'ego, de si tu ne le fais pas, franchement, tu es nulle, donc fais-le. C'était impossible. De toute façon, quand tu es dans un environnement comme ça, qui est aussi challengeant et qui est aussi risqué, mine de rien, il y a quand même un peu de risque là-dedans, même si on est très bien encadré. En fait, tu ne prends pas des risques par ego. Donc voilà, j'ai fait le choix de ne pas le faire. Et le lendemain, je savais que l'expérience qui m'attendait, elle allait être beaucoup plus dure, puisque l'expérience était de traverser non pas un mètre sous la glace, mais cinq mètres. Donc je voulais s'imaginer cinq mètres, c'est bien plus haut que la hauteur de votre plafond en principe. Je voulais imaginer franchir ça sous la glace, en maillot de bain, en apnée, par une température qui est juste très basse. Dans ma tête, c'était « je n'ai pas réussi à faire un mètre, donc cinq mètres, je ne vois pas comment c'est possible, littéralement. » Et je me voyais juste mettre un peu la tête sous l'eau. Et mon objectif perso, c'était « je mets la tête sous l'eau et je reste le plus longtemps possible sous l'eau. » Mais sans bouger, sans aller sous la glace. Et j'étais vraiment conditionnée par ce truc-là. Et en fait, je me retrouve immergée dans l'eau. Alors, ce qu'on a fait, parce que quand même, c'est un niveau encore plus élevé que la veille, on était encadré par des apnéistes professionnels. On avait à ce moment-là un apnéiste avec nous dans l'eau qui allait faire la traversée avec nous sous l'eau. C'était vachement sécurisé. La veille, c'était sécurisé, mais on n'avait pas quelqu'un dans l'eau avec nous. Donc, ça change quand même un petit peu la donne. Et là, je me retrouve face à imaginer la glace un peu à hauteur de mes yeux parce que du coup, je suis dans l'eau. Et là, l'apnéiste qui me dit « Non mais écoute, donc là, tu vas traverser les 5 mètres, t'inquiète pas, ça va bien se passer, je suis avec toi sous l'eau, c'est pas si compliqué, etc. » Et moi, dans ma tête, je suis bloquée sur « Mais en fait, j'ai pas fait 1 mètre la veille, donc pourquoi tu me dis ça ? Je vois pas comment c'est possible. » Et j'étais bloquée sur mon objectif de « Je veux juste mettre la tête sous l'eau et rester le plus longtemps possible. » Donc à un moment donné, à la fin de son speech, je lui dis « Mais en fait, est-ce que je peux pas déjà commencer par mettre un peu la tête dans l'eau et retenir mon souffle ? » Et là, il me dit quoi ? Il me dit non. Donc là, je me dis, OK, je n'ai pas le choix. Il me dit non, mais pas avec... Ce n'était pas malveillant. Il me dit non, parce que si tu fais ça, tu vas encore plus avoir le temps de stresser et tu vas encore moins pouvoir le faire. Donc en fait, il m'a juste mise en garde de ce qui pouvait se produire. Mais à aucun moment, il m'a forcée à le faire. C'est moi qui avais les commandes de est-ce que j'y vais ou je n'y vais pas. Et du coup, là, je me suis dit, OK. en plus il m'a un peu hypnotisé avec ses yeux je sais pas ce qu'il a fait mais en tout cas ça m'a apaisée, j'étais pas du tout dans cette vague émotionnelle de la veille, vraiment pas j'étais entre guillemets à l'aise par rapport à ce qui pouvait se passer et donc là j'ai décidé d'y aller et je suis allée sous la glace et j'avais cette corde, il fallait que je la tire pour avancer et je regardais la glace et en même temps je me disais mais c'est trop beau c'est incroyable ce que t'es en train de faire et en fait j'étais concentrée sur le L'émerveillement que j'étais en train de vivre d'un truc qui me paraissait tellement impossible que là, c'était en train de se réaliser. Donc, en moi, j'étais en train d'installer le nouveau logiciel. En fait, si finalement, c'est possible. Et je suis sortie par le trou d'après en mode victoire. Et là, on l'avait donc fait en étant en tenue de plongée le premier coup. Puis après, on y est retourné l'après-midi pour le faire en maillot de bain. Et en fait, à partir du moment où j'ai réussi à le faire en tenue de plongée, je me suis dit, mais en fait, je suis capable. de passer sous la glace comme ça, en retenant ma respiration, je suis capable de faire ça. Bien sûr, là, je rajoute la complexité qui est le froid, mais en fait, fondamentalement, c'est possible, j'ai déjà fait. Donc en fait, une fois que j'avais ce nouveau logiciel en tête, c'était bon. C'était bon et j'ai pu faire plusieurs fois les 5 mètres. Et juste, c'est fou à quel point la veille, un truc qui n'était pas possible pour moi, se transforme en quelque chose de possible le lendemain, alors qu'en fait, c'est un défi Merci. hors normes dans ma tête au départ. Et qu'est-ce qui fait ça ? C'est bien sûr cet état émotionnel. Je pense que c'est important de prendre conscience de l'état émotionnel dans lequel on est parce que par rapport à l'activité physique, si je fais le parallèle, parfois on n'est pas dans le bon état, on n'est pas bien au fond de nous pour pouvoir le faire et ça peut être OK. On peut être préoccupé par plein de trucs donc on n'est pas forcément dans les meilleures dispositions. Et puis aussi, on n'a pas toujours l'environnement pour un détail tout bête. moi Le fait d'avoir l'apnéiste avec moi dans l'eau, mais ça a tout changé aussi en fait. Alors que pourtant, j'avais deux, voire trois personnes qui me surveillaient la veille depuis la glace. Donc, j'étais quand même en sécurité. Mais là, ça a fait vraiment la différence. D'avoir ce soutien-là dans l'eau tout le long avec moi. Et je ne me suis pas dit à la fin, « Ouais, je n'ai pas bien réussi parce que je l'ai fait avec quelqu'un. » En fait, à aucun moment, j'ai pensé ça. Dans ma tête, je me suis dit, « Mais j'ai réussi à le faire. » Peu importe comment je l'ai fait avec quelqu'un ou sans quelqu'un, en fait, la conclusion, j'ai réussi à le faire. C'est une stratégie. Bon, là, en l'occurrence, c'est de la sécurité. On a tous fait ça de cette manière-là et on ne l'aurait pas fait sans un apnéiste. Mais bref, c'est ça le premier apprentissage que je voulais partager. C'est que ce qui n'est pas possible, donc ce qu'on croit pas possible, n'est pas forcément impossible pour toute la vie et que ça dépend aussi des conditions internes, donc ce qui se passe à l'intérieur de nous, mais aussi des conditions externes. Et c'est important de prendre en compte tous ces paramètres-là. pour ensuite pouvoir peut-être vivre l'expérience, revivre l'expérience, mais dans un autre format. Si je pense à l'activité physique, il suffit que vous soyez allé tester un cours de pilates, et ça a été trop difficile la première fois que vous l'avez testé pour vous dire, « ce n'est pas fait pour moi, donc en fait, je ne le referai plus jamais » . Alors tout simplement, peut-être que le cours n'était pas adapté, peut-être que le prof ne vous a pas trop plu, peut-être que, je ne sais pas moi, vous n'étiez pas dans un bon jour, fatigué, il peut y avoir plein de trucs. Mais garder en tête que peut-être le lendemain, en y retournant, ça aurait été une expérience complètement différente. Et ne pas réussir à un instant T ne dit rien de notre potentiel. En fait, ça fait juste l'état de... Quel est mon état justement, interne, émotionnel ? Et ça fait juste état de l'environnement dans lequel je me trouve. Mais c'est pas en soi une preuve de en fait, je n'en suis pas capable. C'est encore autre chose. Et je pense qu'on a vite fait de faire l'amalgame. Voilà le premier apprentissage que j'avais envie de partager. Le deuxième apprentissage que j'avais envie de partager, c'est l'importance de s'entourer d'une équipe de réussite. Une équipe de réussite, c'est quoi ? C'est des alliés, c'est des personnes qui vont nous entourer et qui vont nous aider à surmonter le défi ou qui vont nous aider à bien vivre l'expérience s'il ne s'agit pas d'un défi particulièrement, s'il s'agit par exemple d'une activité ou autre. Pourquoi c'est important d'avoir cette équipe-là de réussite ? Parce que ça crée les bonnes conditions pour que derrière, l'expérience soit bien vécue. Notamment là, sur l'aspect sécurité, si je repense à mon expérience avec le froid et l'eau. Mais aussi, si je prends un exemple plus lié à l'activité physique, C'est peut-être se retrouver entouré de personnes qui partagent les mêmes centres d'intérêt. Et c'est le cas aussi dans la formation que je suis en train de vivre. En fait, on est tous là dans cette formation. Pas forcément tous pour les mêmes raisons, mais on a forcément des points communs et un peu une direction commune. Et tout ça, qu'est-ce que ça fait ? Ça crée du lien, ça crée une forme de cohésion. On ne se sent pas tout seul dans le truc. On se sent porté par l'énergie des uns des autres. Et ça, ça crée aussi une différence dans la manière de vivre les choses. Alors, tous ceux qui aiment bien faire du sport en solo, c'est complètement OK. Moi, j'adore, je vais courir toute seule, ça me plaît, j'aime bien faire ça. Mais ce que je veux dire, c'est que parfois, il y a des moments, des défis, où si on s'entoure de certaines personnes, eh bien, on va vivre plus facilement ces défis-là. Je ne sais pas si, par exemple, vous décidez de vous lancer dans un Irox, comme c'est plutôt la mode, dans un marathon ou je ne sais pas quoi. ça peut être votre défi perso, mais vous pouvez très bien partager ce défi-là avec quelqu'un, ne serait-ce que peut-être pour se motiver à faire toute la programmation, l'entraînement avant le jour J, pour justement, le jour J, bénéficier de cet engouement collectif. Et tout simplement parce qu'avancer seule dans son coin, c'est rarement la meilleure solution. Je ne dis pas qu'il ne faut jamais faire les choses seule, parce que j'ai plein de trucs que je fais toute seule, Mais je pense que Il ne faut pas en faire une généralité pour tout. Et je pense que parsemer des moments où on va être en groupe, ou au moins à deux, si ce n'est pas un grand groupe, ça peut être juste un binôme, ça nous aide beaucoup, ça nous élève, ça permet de se sentir compris, ça permet aussi de se motiver ensemble. Bref, c'est hyper enrichissant. Et dans cette expérience-là du froid, alors oui, on était cette petite équipe-là de six membres, il y avait tout l'aspect sécurité. En fait, on était vraiment dans une bulle, une bulle qui ne pouvait que nous aider à réussir. Parce que déjà, c'était bienveillant, il n'y avait pas de jugement. Moi, le premier jour où je n'ai pas réussi, je n'ai senti aucun jugement. Je n'ai plus senti du soutien d'avoir tenté d'être restée. Parce qu'au final, je restais vachement plus longtemps dans l'eau que peut-être les autres. Parce qu'il fallait le temps que je me décide sur est-ce que je le fais ou pas. Donc, ce n'était pas forcément si facile le fait de rester dans l'eau en statique. Donc, on sent vraiment ce soutien, cette énergie commune, ce sentiment-là de sécurité, donc par rapport aux apnéistes professionnels et à l'encadrement, ça nous permet d'oser faire quelque chose qu'on n'aurait peut-être jamais osé, clairement, mais jamais. Et je pense, déjà, ça ne serait pas du tout la meilleure idée, mais jamais j'aurais fait ça toute seule. Et ce ne serait pas sécuritaire, mais du coup, jamais vraiment je me lancerais un tel défi solo. Donc, c'est bien parce qu'il y a des gens autour que ça permet à ce truc-là d'être possible. Ça permet à cette exploration de devenir vraie, en quelque sorte. Et pour certains d'entre vous qui se remettent à l'activité physique, avancer seul dans son coin, comme je disais, c'est rarement la meilleure solution, parce que quand c'est nouveau, on a moins de ressources peut-être mentales, on a plus de craintes, on est moins à l'aise. Donc en fait... Affronter le truc, faire son combat un peu tout seul, c'est pas évident, c'est comme si vous partiez à la guerre solo, c'est vraiment pas évident. Donc regardez un peu autour de vous, j'en parle dans plusieurs épisodes, regardez un petit peu qui pourrait faire partie de cette équipe de réussite, qui pourrait être un peu vos alliés dans vos expériences sportives. Entourez-vous de personnes qui vivent les mêmes difficultés, qui partagent une intention commune, qui comprennent ce que vous traversez et vous verrez que ça vous fera le plus grand bien. Et enfin, le troisième apprentissage que j'avais envie d'évoquer dans cet épisode, c'est le fait que la répétition crée vraiment la compétence et du coup le confort. Comme je le disais un petit peu en amont, parfois il y a des trucs qu'on n'a pas envie de faire. Mais quand on creuse le pourquoi on n'a pas envie de les faire, c'est parce qu'en fait on n'est pas à l'aise dedans, on n'est pas compétent, on n'est pas entre guillemets bon, on ne sent pas bon, on ne sent pas... Ouais, on s'ennuie en fait tout simplement. Et du coup, ça ne peut pas être confortable si je ne me sens pas bien, parce que je me sens peut-être... Pas bon, pas d'air, c'est pas confortable l'expérience. Donc c'est pour ça que répéter, et je vais vous expliquer un peu plus ce que j'entends par répéter, mais répéter, ça crée la compétence. Et une fois qu'on est plus compétent, on est forcément plus à l'aise, on est dans quelque chose d'un peu plus confortable. Par rapport au froid, je reviens à cette expérience-là, on a répété plein de fois des respirations particulières. On a répété plein de fois comment organiser nos affaires une fois qu'on sort de l'eau froide, parce que tu ne mets pas trois jours à te réchauffer et à te réhabiller. Mais on a répété des choses très régulièrement. De sorte à ce que, petit à petit, à force de revivre les expériences, on les vivait mieux parce qu'on n'avait pas en plus toute la charge mentale. Je ne suis pas compétent, donc il faut que je pense à ça, On avait moins ce truc-là. Puis surtout, on était plus à l'aise parce que la sensation de mieux gérer aussi la situation, ça, ça fait vraiment la différence. Et quand je parle de répétition, je pense aussi, quand on s'entraîne dans une activité physique, c'est le principe même de l'entraînement. L'entraînement, moi, j'ai fait énormément de basket. On répétait, en fait, même quand tu fais 10, 15, 20 ans d'un même sport, en fait, tu répètes les mêmes choses, parce que c'est ça qui permet derrière d'alimenter cette compétence et d'être déjà, de gagner aussi en compétence, d'être plus performant, mais d'être aussi plus à l'aise. Donc, c'est parce qu'on répète les choses qu'on est plus à l'aise. Donc, dans une activité, je ne sais pas, moi, si vous vous amusez à toujours changer et jamais faire les mêmes choses, surtout si vous êtes débutant, en fait, vous n'allez jamais installer dans votre... peut-être le logiciel de « Ah ben, je sais faire ce truc. Du coup, je suis bon là-dedans. » Parce qu'en réalité, vous n'avez pas suffisamment parcouru de kilomètres pour gagner en compétence et du coup, devenir bon là-dedans. Si vous avez fait juste trois fois dans votre vie des squats, vous n'allez pas forcément vous sentir compétent pour faire un vrai, entre guillemets, squat. Parce qu'en fait, vous ne l'avez tout simplement pas répété. Donc, si vous vous sentez nul dans l'activité dans laquelle vous êtes en train de vous lancer, Posez-vous quand même la question de combien de fois est-ce que vous avez répété le truc ? Combien de fois vous avez répété les mouvements ? Combien de fois vous avez répété ce geste ? Et si la réponse, elle est un peu de fois finalement, peut-être que vous avez besoin d'aller faire un peu de kilomètres. En fait, on n'est pas bon comme ça en claquant des doigts. Donc le confort, on le trouve rarement, surtout s'il y a un peu de challenge ou un peu de difficulté ou un truc qui sort de notre habitude. En fait, on ne peut pas être naturellement bon dans tout. Ça serait trop beau pour être vrai. Donc, si je reviens à cette histoire de froid, en fait, petit à petit, et moi, ça a été marquant. Il y a eu un soir, on est parti randonner une nouvelle fois. Donc, il faisait nuit, on est parti randonner, on était juste en short brassière. J'ai super bien vécu le truc. Je n'ai pas eu un tremblement à ce moment, c'était assez fou. Dans ma tête, j'avais l'impression de marcher à poil dans mon salon. C'était vraiment ça, la sensation. Alors que le froid, il était toujours le même, en fait. Le froid était toujours le même, mais c'est juste que... J'avais les bonnes techniques, j'avais les bonnes ressources mentales, j'ai pu les sortir au bon moment. En fait, j'étais mieux armée parce qu'il y avait eu l'entraînement aussi. On avait déjà expérimenté le truc, donc il y avait moins d'inconnus. Il y avait moins de peur par rapport à l'inconnu. Et du coup, mon niveau de compétence avait évolué, alors que le froid, lui, n'avait pas bougé. Donc, plus un truc est complexe, plus il est challengeant, plus il va y avoir besoin de répétition. Finalement, ça va de soi. Mais c'est important d'ancrer ce truc qu'il y a besoin de répéter les choses pour devenir plus compétent et du coup vivre de manière plus confortable ces choses-là. Donc, on en arrive à la fin de l'épisode. Trois grands apprentissages. Le premier, c'est vraiment cette notion de... En fait, ce que je ne pensais pas possible un jour, peut-être que c'est possible le lendemain. Tout dépend du coup de l'environnement, de l'état dans lequel on se trouve. Il y a l'importance de s'entourer d'une équipe de réussite. Il y a... Aussi, l'importance de répéter les choses pour être plus compétent et que ce soit plus confortable. Et tout ça va faire que petit à petit, les limites que vous fixez, le plafond de verre que vous vous êtes fixé au départ, vous allez peut-être pouvoir le franchir et accéder à de nouvelles occasions, nouvelles opportunités, nouvelles expériences, grandir, vivre des moments de fou. Et du coup, vous vous sentiez encore plus capable et vous embarquez dans un élan vraiment... juste extraordinaire. Et j'espère pour vous, vous sentir encore plus épanoui dans votre vie. Moi, personnellement, cette immersion dans le froid m'a rappelé que nos limites sont rarement figées. Elles dépendent vraiment de notre état, de notre environnement, des personnes qui nous entourent et du temps qu'on accepte à consacrer finalement à l'apprentissage. Et puis finalement, que ce soit sous la glace ou dans une salle de sport, le vrai défi, ce n'est pas le corps, c'est plutôt la manière dont on s'y prend. Gardez ça en tête et on se retrouve bientôt pour un prochain épisode. Ciao ! C'est tout pour aujourd'hui, enfin presque. Avant de partir, j'ai deux questions pour vous. La première, c'est quelle est la chose que vous pourriez retenir de cet épisode ? Et la deuxième, à qui vous pourriez la raconter ? En partageant ce podcast et en lui attribuant la meilleure note possible, vous inspirez d'autres personnes à être plus actives. Et comme votre avis compte beaucoup pour moi, N'hésitez pas à me faire part de vos réflexions, j'essaierai de vous répondre. A bientôt !