Speaker #0Certains voient l'activité physique comme un investissement pour leur santé et leur bien-être. Vous voulez en faire partie ? Bienvenue chez Mouvementale, je m'appelle Magali Dubois et je m'adresse particulièrement aux non-sportifs et à tous ceux qui aimeraient enfin réussir à adopter un mode de vie actif dans la durée. C'est en vous partageant des connaissances, des expériences et des points de vue différents que j'ai l'intention de vous aider à bâtir l'état d'esprit et la motivation nécessaire pour le faire. Alors j'espère que ça vous aidera et que vous aurez envie d'en parler autour de vous. Dans cet épisode, j'ai envie de vous raconter une situation qui m'est arrivée hier. J'ai participé à un cours de STEP en tant que pratiquante, donc. On était cinq participantes, il y avait un prof, et ce qui s'est passé, c'est qu'au beau milieu de la séance, l'une des pratiquantes a décidé de quitter le cours parce qu'elle n'arrivait pas à suivre. Et c'est vrai que le cours était relativement difficile techniquement, et en même temps, je pense qu'elle était débutante. Mais si j'ai envie de vous parler de ça, c'est parce que je pense que, soit ça vous est déjà arrivé, soit c'est quelque chose qui pourrait vous arriver à vous aussi. Et ça peut être un problème, et j'ai envie que vous compreniez pourquoi. Je vais tout vous expliquer dans la suite de l'épisode, et je vais vous aider à réfléchir. Et en même temps, vous allez voir que, bien sûr, pour la suite, je suis obligée de me baser sur des hypothèses, parce que je n'ai pas eu la chance de discuter avec elle, donc je n'ai pas eu la chance d'avoir son point de vue. Mais en même temps, vous allez voir que notre imagination est un super boutique pour nous aider à réfléchir et pour travailler notre mental. Donc cette fille, appelons-la Lucie, elle quitte le cours en plein milieu, et bien sûr on s'en aperçoit tous puisqu'on est un mini-groupe, et malgré d'ailleurs que le prof ait insisté, ou qu'il l'ait incité plutôt, à rester au cours. Avant de réfléchir à qu'est-ce qui fait qu'elle en est arrivée là, qu'est-ce qui fait en fait qu'il a amené à quitter le cours, on va d'abord prendre un temps pour réfléchir à qu'est-ce qu'elle s'est raconté ou qu'est-ce qu'elle s'est dit à l'intérieur d'elle-même, qu'est-ce qu'elle a ressenti au moment où elle a franchi le pas de la porte et qu'elle n'était plus dans le cours. Probablement qu'en sortant du cours, elle ait ressenti une forme de délivrance, une forme de libération, de... Enfin, le cauchemar s'arrête, et en même temps, il y a fort à parier qu'elle ait senti une forme de déception au fond d'elle, une forme de sentiment d'inachevé, une sentiment d'échec, bref, on sait tous la saveur que ça peut avoir. Maintenant, gardez ça en tête, on va y revenir plus tard, mais maintenant, voyons un peu plus ce qui s'est passé et qui l'a conduit à faire ce choix-là de partir du cours. La première question qu'on peut se poser, c'est qu'est-ce qui s'est passé dans la tête de Lucie pour qu'elle choisisse de quitter le cours ? Et je vais vous proposer, pour pousser un petit peu cette réflexion, d'imaginer un triangle. Un triangle avec à l'une des pointes ce qu'on se raconte, c'est-à-dire nos pensées, l'histoire qu'on se raconte. À l'autre, enfin à une deuxième pointe, ce sont nos états internes, qu'est-ce qu'on ressent à l'intérieur de nous. Et à la troisième pointe, ce sont nos comportements, nos actions, qu'est-ce qu'on fait. Et ce triangle-là, il faut le voir comme un triangle à double sens, c'est-à-dire que les trois pointes, donc les pensées, les états internes, les comportements, s'auto-influencent, s'influencent mutuellement, en permanence. Et dans ce triangle-là, si on reste sur ce concept-là du triangle, et qu'on décrypte un petit peu ce qui s'est passé pour Lucie, en termes de comportement, on est tous d'accord. elle a quitté le cours, mais avant ça, bon, elle a pris son step, elle l'a rangé, elle a marché, elle a ouvert la porte, elle est sortie du cours. Voilà ce qui s'est passé de manière très factuelle. Ce comportement, qu'est-ce qu'il a engendré ? C'est son état interne, c'est comment elle s'est sentie à l'intérieur d'elle-même qui, à un moment donné, était trop pour elle et a fait qu'elle est partie. On peut imaginer qu'elle se soit sentie frustrée de ne pas y arriver, énervée à cause du prof, gênée par rapport aux autres parce qu'en plus, le reste du groupe arrivait à suivre plutôt bien. peut-être qu'elle se sentait nulle, elle a ressenti sûrement plein de choses, un petit cocktail de ces différentes choses. Maintenant, qu'est-ce qui a fait qu'elle s'est sentie comme ça ? On remonte encore d'un cran, on va aller au niveau de nos pensées. Et au niveau de ses pensées, on peut imaginer, parce que pour avoir ce genre d'état interne, il faut que les pensées soient en adéquation. On ne peut pas avoir des pensées du genre waouh, c'est trop bien, je m'en sors super bien et en même temps se sentir ultra gênée par rapport aux autres, par exemple. C'est assez contradictoire. Donc, elle a eu très certainement des pensées limitantes, du style c'est super dur ou je suis vraiment à la ramasse par rapport aux autres ou oh là là, tout le monde y arrive, c'est horrible, c'est vraiment pas fait pour moi J'ai l'air d'un clown. Ou encore... D'ailleurs, si on parle d'énerver contre le prof, ça pourrait être Ce prof est vraiment nul, il ne prend pas la peine de m'aider, de m'expliquer différemment les choses, il voit bien que je galère et il ne prend même pas le temps de me montrer le pas plus en détail. Des pensées de ce genre, on en a tous eu et on en aura tous, je pense, à certains moments. Et le problème, enfin un premier problème, c'est que pendant qu'on pense à tout ça, eh bien, on pense à tout ça. ça veut dire qu'on ne se concentre pas sur ce qui pourrait m'aider pour y arriver, et rien que ça, ça change tout en fait, juste de ne pas se concentrer sur la bonne chose, et on y reviendra un petit peu plus tard. Ces pensées ne sortent pas de nulle part, il y a de grandes chances d'ailleurs qu'elle ait eu très envie d'y arriver, mais qu'en même temps la peur de se sentir jugée par les autres, ou la peur de ne pas y arriver, donc la peur d'échouer, était plus forte que l'excitation que pouvait lui procurer la satisfaction de réussir. Il y a quelque chose, en tout cas, qui peut être de l'ordre de la peur de l'échec, de la peur liée au regard des autres. Je ne vais pas trop pousser ces dimensions-là pour l'instant, ni même dans cet épisode. Ce sera peut-être l'occasion d'en parler dans d'autres épisodes. D'ailleurs, vous abonnez au podcast, ça vous permettra justement de rien louper à ces sujets. Donc, j'ai envie que vous compreniez à ce stade-là qu'il y a vraiment un lien étroit entre nos pensées, nos états internes et nos comportements. Et si Lisa agit de cette manière-là... Attends une seconde, pour être sûre que tu comprennes bien la suite, quand je parle de Lisa à la place de Lucie dans cet épisode, je parle toujours de Lucie en réalité, c'est juste que je m'embrouille vite avec les prénoms. Donc peu importe le prénom que j'utilise dans la suite de l'épisode, ce sera toujours la même personne. Allez, je relance la suite. Et si Lisa agit de cette manière-là, très certainement... qu'elle en serait capable dans d'autres cours ou qu'elle en serait capable dans d'autres contextes. Voilà pourquoi c'est un problème. D'ailleurs, qui d'entre vous, et là c'est bien parce que vous ne pouvez pas me répondre, vous pouvez vous cacher, mais qui d'entre vous aurait fait le même choix de Lisa et essayé d'y répondre en mettant de côté votre égo ? Choisir la sécurité, choisir le confort immédiat par rapport à... se faire un peu bousculer sur le moment pour avoir plus de confort et plus de satisfaction plus tard. Qui aurait choisi ça, ce confort immédiat, plutôt qu'un confort plus lointain ? Maintenant, qu'est-ce qui fait, du coup, qu'on peut agir comme Lucie a agi ? J'ai parlé de nos états internes, j'ai parlé de nos pensées, et comme je vous ai dit, ces pensées, elles ne sortent pas du chapeau. Ces pensées-là, elles sont influencées par nos perceptions. Et là, en l'occurrence, Lucie, elle a très certainement perçu la situation comme quelque chose de menaçant, comme quelque chose de pas normal à vivre pour elle, comme quelque chose de mauvais pour elle. Et donc, dans cette logique, c'est assez normal, justement, qu'elle en soit venue à chercher à faire cesser tout ça, en fait. Et comme je l'ai dit un peu plus haut, ça peut être un problème. Parce que qu'est-ce qui pourrait se passer si elle reproduit ce même comportement dans d'autres cours, peut-être, au niveau de l'activité physique, ou si elle reproduit ce même comportement dans d'autres contextes, au niveau professionnel, au niveau de ses relations, au niveau de ses projets persos ? Qu'est-ce qui pourrait se produire si ce comportement se répète ? se répète, se répète, se répète. Parce que le comportement sortir en plein milieu du cours, et là, je reviens à mon raisonnement de départ et à la toute première question que je vous ai posée qui était d'imaginer plutôt qu'est-ce qui s'est passé au moment où elle a franchi la porte, comment est-ce qu'elle s'est sentie à l'intérieur d'elle-même. Ce comportement-là, sortir en plein milieu du cours, ses répercussions ne sont pas arrêtées au moment où elle a franchi la porte, puisqu'au moment où elle a franchi la porte, elle a pensé à des choses, elle a ressenti des choses. Elle a pensé peut-être à des choses comme je ne suis pas capable ce n'est pas pour moi je ne suis vraiment pas faite pour le sport toutes ces pensées-là, et ainsi de suite. Et ça peut aller très vite, toutes ces pensées. Ce qui pourrait se passer à la longue, c'est une perte de confiance en soi, c'est peut-être arrêter d'aller à la salle de sport ou alors arrêter d'aller dans les cours collectifs, c'est peut-être se décourager vis-à-vis de l'activité physique, se démotiver et du coup ne plus en faire du tout. En tout cas, des répercussions pas très intéressantes pour soi, comme vous pouvez le comprendre. Encore une fois, à ce stade de l'épisode, j'espère que vous voyez bien comment interagissent nos pensées, nos états internes, nos comportements. Et il y a certainement une question que vous vous posez, c'est, bah oui, mais... comment on fait pour sortir de ça, en fait ? Et d'ailleurs, qu'est-ce qui fait que certaines personnes vont avoir ce genre de comportement ? Qu'est-ce qui fait que certaines personnes vont faire le choix de quitter le cours en plein milieu ? Et qu'est-ce qui fait que d'autres personnes vont avoir les ressources nécessaires pour ne pas s'arrêter là et pour persévérer et endurer un peu plus l'inconfortable ? Jusqu'ici, du coup, on a vu comment nos comportements étaient influencés, donc par nos états internes, par nos pensées, et, comme je vous l'ai dit, par nos perceptions. Si notre chère Lisa avait perçu la situation comme waouh, c'est super difficile, mais c'est un challenge qui va me faire progresser autrement dit, comme quelque chose d'utile pour elle, avec un état d'esprit plutôt de croissance, comme on dirait, vous pouvez imaginer la suite de manière assez évidente. pas juste au niveau du cours à proprement parler, mais aussi des répercussions que ça peut avoir sur le long terme avec un mindset plutôt de croissance, donc un état d'esprit plutôt de croissance, c'est-à-dire un état d'esprit qui nous fait grandir, qui nous fait avancer. Il y a plusieurs façons d'en arriver là et je vais balayer quelques-unes de ces solutions sans rentrer encore une fois trop dans les détails. Si vous voulez plus de détails, continuez d'écouter les épisodes, je suis sûre que vous apprendrez d'autres choses à l'avenir, mais je ne peux pas... couvrir tout sur un épisode, sinon il va durer des heures et des heures et ce n'est pas le but. Donc, on peut agir sur nos pensées, par exemple en trouvant des pensées qui sont plus aidantes. Et là, je ne parle pas d'un positivisme aigu. L'idée, ce n'est pas de voir la vie en rose ou de toutes les couleurs tout le temps et de nier les obstacles ou les difficultés. On peut aussi chercher d'autres formes d'interprétation à la situation qu'on est en train de vivre, comme par exemple, et si... le fait que je galère là tout de suite, ça pouvait m'apporter quelque chose plus tard. Rien que ça, ça peut nous entreouvrir de nouvelles ressources pour persévérer et pour être un peu curieux et justement avoir envie de continuer et d'endurer tout ça. Alors, ce n'est pas toujours simple de faire ça, d'ailleurs, de trouver d'autres interprétations. Et encore une fois, je vais me couper parce que trouver d'autres interprétations, c'est une excellente manière d'avoir plusieurs solutions à portée de main. C'est comme si, en voyant les choses sous différents angles, sous différents points de vue, vous pouviez choisir en temps voulu quelle est l'interprétation la plus aidante, la plus utile pour vous à ce moment et du coup la saisir. Donc ça, ce n'est pas toujours simple à faire, parce que nos perceptions, elles sont associées à nos représentations, elles sont associées à nos croyances, et comme vous le pensez très bien... Souvent, tout ça s'est façonné depuis très très longtemps, donc c'est difficile à changer, mais on peut s'entraîner. Et moi, j'adore faire ça en préparation mentale, j'adore cultiver un état d'esprit de croissance, c'est-à-dire aller bousculer un petit peu la manière de penser des personnes que j'accompagne pour leur faire entrevoir de nouvelles interprétations et surtout faire évoluer leurs croyances pour aller vers des croyances qui sont un peu plus aidantes. Un autre angle d'approche, ça serait de travailler sur le contrôle que je peux avoir de la situation. Quand je vous ai donné dans l'exemple de mes pensées limitantes, je vous ai dit Oh là, mais ce prof est nul, il n'est même pas capable de prendre un temps pour me montrer ci ou ça. Ok, je ne suis peut-être pas d'accord, je ne suis peut-être pas en accord avec ce qu'il fait et sa manière de faire. Et en même temps, c'est moi qui ai perçu un problème. Donc là, ça va être à moi de chercher comment me débrouiller pour... faire que ce soit plus un problème pour moi, en fait. Donc, qu'est-ce que je suis en mesure de contrôler là-dedans ? C'est important, parce que ça va être très compliqué, là, de chercher à changer le prof tout de suite. Enfin, ce qui est dans votre contrôle, ça va être, par exemple, de lui demander de prendre un petit temps, de s'arrêter un instant pour vous montrer le pas de manière plus détaillée. Ça, c'est possible. mais trouver quelque chose, en tout cas, que vous pouvez contrôler vous-même. Et encore un autre angle, ce serait de travailler sur notre concentration. Rappelez-vous un petit peu plus tôt, après vous avoir donné des exemples de pensée limitante, je vous ai dit, et pendant qu'on pense à tout ça, on pense à tout ça. Donc, pendant qu'on se dit, je suis vraiment trop nulle, j'arrive pas à suivre, les autres sont meilleurs, je suis pas faite pour ça, blablabla, on pense à tout ce qu'on est en train de dire, en fait, et on pense pas à ce qu'on pourrait faire pour... nous aider pour réussir. Notamment, on ne pense pas à ce qu'on pourrait faire concrètement. Par exemple, me concentrer sur le rythme, compter dans ma tête les pas, pour le step, c'est ce qui est intéressant, sur à quel endroit il faut que je pose mes pieds, sur où est-ce qu'il faut que je regarde pour bien comprendre ce que le prof fait. Il y a des choses très techniques ou très utiles, je ne trouve pas mes mots, mais vous comprenez ce que je veux dire, qui vont être plus intéressantes à ce moment. pour m'aider à y arriver. En tout cas, voilà quelques axes de travail pour aborder la situation différemment. J'espère avoir l'occasion de les développer davantage dans de futurs épisodes, mais je n'en doute pas, il y aura forcément d'autres situations où je pourrai vous en parler. Donc pensez vraiment à vous abonner. En tout cas, moi j'étais ravie d'avoir vécu cette situation, alors pas au sens propre du terme, c'est-à-dire que je n'étais pas ravie ou ni contente que la personne vive ça, parce que ça n'avait vraiment pas l'air chouette pour elle. et en plus c'était assez frustrant pour moi parce que je n'ai même pas pu l'aider, je n'ai pas pu en discuter avec elle, mais j'espère au moins pouvoir vous aider vous et vous avoir apporté un petit quelque chose. J'espère aussi qu'à la fin de cet épisode, vous aurez plus de facilité à répondre à ma question initiale qui était, qu'est-ce qui détermine nos comportements ? Voilà, je vous laisse sur ces bonnes réflexions et je vous dis à très bientôt. Ciao ! C'est tout pour aujourd'hui. Enfin, presque. Avant de partir, j'ai deux questions pour vous. La première, c'est quelle est la chose que vous pourriez retenir de cet épisode ? Et la deuxième, à qui vous pourriez la raconter ? En partageant ce podcast et en lui attribuant la meilleure note possible, vous inspirez d'autres personnes à être plus actives. Et comme votre avis compte beaucoup pour moi, n'hésitez pas à me faire part de vos réflexions, j'essaierai de vous répondre. À bientôt ! Merci.