Speaker #0Certains voient l'activité physique comme un investissement pour leur santé et leur bien-être. Vous voulez en faire partie ? Bienvenue chez Mouvementale. Je m'appelle Magali Dubois et je m'adresse particulièrement aux non-sportifs et à tous ceux qui aimeraient enfin réussir à adopter un mode de vie actif dans la durée. C'est en vous partageant des connaissances, des expériences et des points de vue différents que j'ai l'intention de vous aider à bâtir l'état d'esprit et la motivation nécessaire pour le faire. Alors j'espère que ça vous aidera et que vous aurez envie d'en parler autour de vous. En quoi le regard des autres manipule-t-il votre comportement ? Bienvenue à vous dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler du regard des autres, sujet qui peut être à la fois un moteur, mais également un frein pour beaucoup d'entre nous quand il s'agit de pratiquer une activité physique dans un groupe, au sein d'un cours collectif, dans une équipe, etc. Et pour vous parler de ça, j'ai envie de vous relater l'accompagnement que j'ai eu avec une patiente il y a quelques mois déjà. À cette époque, je travaillais au centre Léon Bérard, qui est un centre de lutte contre le cancer. Mon rôle, c'était d'accompagner les patients à avoir une activité physique qui soit la plus régulière possible. Donc j'étais là pour répondre à leurs questions, pour les sensibiliser, pour les conseiller, pour les faire pratiquer, etc. Et l'une des patientes que je connaissais déjà vient me voir, appelons-la Hélène pour simplifier la suite de mon récit, pour m'expliquer qu'elle rencontre des difficultés dans sa pratique. Elle ne sait pas trop si c'est normal ce qu'elle est en train de vivre. En fait, elle est en cours de step. Et en cours de step, elle a la nausée parfois. Elle en arrive à avoir la tête qui tourne. Elle se demande si c'est normal de vivre tout ça. Alors, je sais que certaines personnes recherchaient. Mais là, clairement, ce n'était pas trop ce qu'elles recherchaient. Et je sentais bien que c'était désagréable pour elles. Et qu'elles voulaient trouver des réponses par rapport à ça. Petite parenthèse pour ceux qui ne connaissent pas le step. C'est une marche surélevée sur laquelle on va pouvoir enchaîner des mouvements chorégraphiés sur une musique qui est rythmée. Ça peut être des montées de genoux, par exemple. Et la grande difficulté quand on se met au step, c'est que déjà, il faut suivre le prof qui est face à nous, donc qui est en miroir par rapport à nous. Donc, il n'est pas placé dans le même sens. Ça veut dire qu'il faut essayer de mimer ce qu'il fait en le regardant, ce qui n'est pas évident. En plus de ça, ça demande de la coordination, du cardio, de suivre un rythme, donc d'entendre le rythme de la musique. Ça demande également de se repérer dans l'espace par rapport au step. pouvoir tourner sur soi-même et revenir au bon endroit par rapport au step. Et en plus de ça, il y a tout ce qui est lié au regard des autres, puisque dans un cours, il y a d'autres personnes qui sont en train de pratiquer comme nous le cours. Et l'autre difficulté, c'est que dans un cours de step, il y a d'autres personnes qui font exactement la même chose que nous. Et on peut rapidement et facilement voir quand quelqu'un se trompe, puisqu'il ne suffit pas de suivre le rythme de la musique, de louper la marche, ou bien de... de ne pas réussir à faire un mouvement, et ça se voit, ça. Et c'est ça qui peut être difficile, c'est parce qu'on peut rapidement se comparer aux autres. Mais pour les personnes qui débutent le step ou qui songent à démarrer le step ou qui ont un a priori par rapport à cette activité, moi, je vous conseille vraiment d'oser vous lancer et d'oser tester ce type d'activité parce que vous allez progresser sur toutes ces caractéristiques que sont la coordination, le cardio, la gestion de votre corps dans l'espace. le regard des autres aussi, mais on va y venir, on va en parler tout au long de cet épisode. Mais tous ces paramètres-là que vous pensez parfois figés dans le temps, parce qu'il y a beaucoup de personnes qui viennent me voir et qui me disent Ah non, non, mais ce n'est pas pour moi le step, ou ce n'est pas pour moi la Zumba ou toutes ces activités-là, il y a trop de coordination, je ne suis pas coordonnée. Ben oui, mais peut-être que c'est parce que vous ne travaillez pas la coordination. Je pense qu'il faut se lancer, il faut tester, et il faut le faire sur un certain temps. Il faut persévérer si vous voulez voir des résultats. Je ferme cette parenthèse. parce que ce n'est pas le sujet de la suite de l'épisode. Mais pour en revenir à Hélène, ce qui se passait, c'est que pour elle, c'était intense ce cours-là et qu'elle avait du mal à tenir cette intensité jusqu'au bout. Et avec ma casquette d'enseignante en activité physique adaptée, je suis en mesure d'accompagner des personnes qui ont des difficultés particulières, qui ont parfois une maladie, un handicap, et qui ne peuvent pas toujours pratiquer dans un cadre classique, qui vont avoir besoin d'adaptation. Donc ça va être à moi de veiller à m'adapter à leurs capacités, leurs besoins, à leurs envies, pour faire en sorte que la pratique que je leur propose soit sécuritaire et soit, on va dire, la plus bénéfique possible. Et donc avec cette casquette-là, moi ce que j'ai envie de faire avec Hélène, c'est de vérifier déjà à quel point elle arrive à gérer son effort, comment elle s'y prend pour gérer son effort. Et si vous êtes en train de m'écouter, mettez pause, réfléchissez un instant pour trouver Quels sont les signaux qui vont vous permettre de savoir, vous, quand vous êtes en train de fournir un effort, si vous en faites trop ou au contraire, si vous n'en faites pas assez ? C'est important de détecter tout ça puisque notre corps nous envoie tout un tas de signaux qui nous permettent vraiment de nous... nous ajuster nous-mêmes par rapport à l'effort. Donc on vérifie ça ensemble. Et là, j'ai de la chance au moment où je suis avec Hélène, parce que j'ai des steps avec moi. Donc la meilleure manière pour moi de vérifier ça, c'est de la mettre en condition réelle pour, en plus de ça, la rappeler à ses souvenirs pour qu'elle puisse m'expliquer de la manière la plus précise possible ce qu'elle vit quand elle est en séance. Alors bien sûr, il n'y a pas tout le monde autour et il n'y a pas tous les autres qui sont en train de pratiquer avec nous. mais quand même, ça nous permet de nous mettre dans la situation. Et ce que j'adore avec ce genre d'accompagnement, c'est justement de pouvoir proposer une immersion pour se rapprocher au plus près de la réalité et trouver ensemble une solution. Et en plus de ça, moi qui fais la promotion de l'activité physique en permanence, je fais d'une paire de coups, j'échange avec les gens et en plus de ça, je les fais pratiquer, je les mets en mouvement. C'est vraiment génial, j'adore ça. Et donc ce qu'on fait, c'est qu'on installe les steps et je lui propose déjà... de me suivre, et je lui propose de tester différents niveaux d'intensité pour voir comment est-ce qu'elle réagit par rapport à ces intensités. Et rapidement, je vois qu'elle se pousse jusqu'au bout, et que même quand je lui propose d'aller sur une intensité très élevée, elle n'adapte rien du tout, en fait. J'ai même l'impression qu'elle ne fait pas du tout attention à ce qu'elle est en train de vivre. Elle est complètement à bout de souffle. Moi, je vois de l'extérieur qu'elle commence à devenir rouge, etc. Donc bien sûr, je ne l'ai pas amenée à tomber dans les pommes, mais je voulais quand même la confronter un petit peu à ça, pour moi d'une part mieux comprendre et pouvoir mieux l'accompagner, et elle-même qu'elle se rende compte à quel point, peut-être qu'à un moment donné, ça va être compliqué pour elle. Donc on vit tout ça ensemble, et dans ces paramètres dont je vous ai parlé au départ, tous ces signaux que votre corps vous envoie, il y en a tout un paquet. Il y en a qui sont faciles à mesurer, par exemple la fréquence cardiaque. Alors, ce n'est pas toujours le meilleur moyen de mesurer son effort, surtout si vous prenez des bêtas bloquants, par exemple. Mais il y a la fréquence cardiaque, il y a également l'essoufflement. L'essoufflement, vous pouvez utiliser le test de la parole. C'est un test qui est très simple à mesurer. C'est-à-dire que si vous ne pouvez absolument pas parler, pas chanter, pour ceux qui aiment bien chanter, c'est que vous êtes dans un effort qui est très intensif. Si vous êtes dans un effort... où vous pouvez parler comme je suis en train de parler, où vous n'avez pas forcément besoin de reprendre énormément votre respiration, où vous n'avez pas d'essoufflement entre chacune de vos phrases, c'est que là, vous êtes dans un effort qui est peut-être pas simple, mais qui est très léger en termes d'intensité. Et si vous êtes dans un effort, on va dire moyen, modéré, là, vous êtes en mesure de parler, de dire une phrase, mais à la fin de votre phrase, vous avez besoin de reprendre votre souffle. Vous avez un peu d'essoufflement, vous n'êtes pas capable de chanter aussi, si vous voulez vérifier ça. mais vous pouvez quand même parler un peu. Là, c'est simplement pour vous donner aussi quelques petits outils à ce niveau-là. Si vous voulez plus d'informations à ce sujet, et je vais vous parler d'un autre outil après, mais vous retrouverez ça dans le quatrième épisode où on parle avec Rodolphe Mongondry des bases de l'activité physique, on vous parle d'intensité, de fréquence, de type d'activité, de régularité. On aborde tout un tas d'aspects et on parle un peu des outils de gestion de l'effort, on va dire les plus simples et plus classiques. Et ensuite de ça, il va y avoir des paramètres qui sont propres à chacun. C'est-à-dire qu'on ne vit pas tous de la même manière nos efforts. Il y a des personnes qui vont transpirer beaucoup, d'autres pas beaucoup. Il y a des personnes qui vont vivre la fatigue d'une certaine manière, d'autres qui vont ressentir. En tout cas, on ressent l'effort différemment. On peut avoir aussi un ressenti différent au niveau de la douleur. Et ça, c'est vraiment très subjectif. Ce n'est pas toujours évident à mesurer. Un test que vous pouvez utiliser, enfin une échelle que vous pouvez utiliser pour mesurer la perception de votre effort, c'est l'échelle de Borg. Justement, j'en parle dans l'épisode 4. Je la rappelle rapidement pour ceux qui ne connaissent pas ça. C'est une échelle qui va de 0 à 10. 0, c'est comme si on ne faisait aucun effort. 10, ça représente un effort qui est vraiment maximal. Et quand vous êtes en cours d'effort, plus vous êtes vers 10, plus vous êtes dans une intensité élevée. Au milieu, 4, 5, 6, on est dans une intensité moyenne modérée. Par rapport au test de la parole, on a un peu d'essoufflement, mais on est quand même capable de parler. Et puis près de zéro, c'est comme si on ne faisait rien, presque assis sur une chaise. Ça, c'est un outil d'ailleurs qu'il faut utiliser régulièrement pour l'affiner et pour avoir une évaluation qui est la plus juste possible. Mais ensuite, on a tous ces paramètres qui dépendent de chacun de nous. Et après avoir vérifié ces différents paramètres avec elle, je me rends compte qu'elle a très bien compris les outils, les échelles que je lui propose, mais en même temps, ça ne suffit pas et je vois bien qu'elle n'arrive pas à les appliquer correctement. Donc, c'est là que je sors ma deuxième casquette, ma casquette de préparateur mental, et je vais aller vérifier quelque chose de très important quand il s'agit d'efforts. ce sont nos pensées, parce que nos pensées vont avoir une influence énorme sur la manière dont on ressent, dont on perçoit l'effort. C'est-à-dire que si on a des pensées qui sont limitantes, il y a de grandes chances que ce qu'on ressente soit plus intense que peut-être si on avait des pensées qui étaient plus aidantes, plus positives peut-être pour certains. Mais voilà, nos pensées vont influencer à quel point on vit l'effort comme intense ou pas en fait. Donc je m'apprête à vérifier tout ça avec elles, Et ce qui se passe, c'est que pour Hélène, bingo ! Quand elle est en cours de step, ce qu'elle se dit, c'est Si je m'arrête là, pendant l'effort, on va me prendre pour une grosse flémarde. Elle me dit vraiment ça. Si je m'arrête, je vais être considérée comme une grosse flémarde. Et je vois bien que pour elle, elle n'a pas envie de vivre ça. Et vous comprenez que quand on a ce type de pensée, c'est très compliqué d'appliquer des choses qui ne sont plus, on va dire... peut-être rationnelle. Là, une pensée comme ça, ça fait appel aussi à l'émotionnel. Ce sont des choses qui sont parfois difficiles à gérer. C'est compliqué d'appliquer un outil à la lettre. Donc, elle n'arrive pas du tout à gérer son effort par rapport à ça. Et c'est loin d'être un cas isolé. Qui d'entre vous, quand vous êtes en séance de sport, avec un coach par exemple, qui vous propose de faire 45 secondes d'effort, 15 secondes de récupération, mais qui propose quand même une adaptation ? pour faire par exemple 30 secondes d'effort, 30 secondes de récupération, pour permettre aux personnes qui ont peut-être plus de difficultés, justement de souffler un petit peu plus. Qui d'entre vous ne saisit pas cette option, alors que pourtant ce serait peut-être le plus adapté sur le moment venu ? Autre exemple, en séance de renforcement musculaire, dans l'exercice, vous savez, de la planche, du gainage, quand on est sur les coudes ou sur les mains, et on essaye de faire un alignement de tout le corps en contractant les abdos et les fesses, qu'il y en a entre vous, ne prennent pas l'option de se mettre sur les genoux quand c'est trop difficile, quitte à justement avoir votre posture qui est toute déformée. Alors, vous ne le ressentez peut-être pas forcément, mais quand on est coach de l'extérieur, on voit ça, en fait. On voit à quel point, parfois... Ça serait peut-être plus judicieux de passer sur les genoux à un moment donné. Qui d'entre vous ne saisit pas ce genre d'options ? Je pense qu'il y en a beaucoup, et tous ces exemples, il y en a encore plein d'autres. Là, je ne vais pas en donner d'autres, vous comprenez très bien là où je veux en venir. Et ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Je ne suis pas en train de vous dire de ne pas vous pousser ou de ne pas vous dépasser. Je suis plutôt en train de chercher à vous montrer que si vous le faites, il faut le faire de manière sensée et stratégique. Et pourquoi stratégique ? Pour en revenir à notre exemple d'Hélène. Ce qui se passe, c'est que Hélène, quand elle est en cours d'effort, et que c'est intense pour elle. Ce qu'elle fait, c'est qu'elle se donne, elle se donne, elle se donne, jusqu'au point où elle va avoir la tête qui tourne, où elle va avoir justement la nausée. Et je lui demande justement, mais comment ça se passe ensuite, une fois que vous ressentez tout ça ? Et elle me dit, bah... Une fois que je ressens tout ça, je suis obligée de m'arrêter en fait. Je suis obligée de prendre quelques minutes pour récupérer. Et si vous vous rappelez bien au tout début de ce que j'ai dit, elle ne voulait surtout pas s'arrêter ou relever le pied parce qu'elle ne voulait pas qu'on lui colle une étiquette de flemmarde sur le front. Donc là, ça peut être compliqué à vivre et c'est pas très stratégique finalement parce qu'elle se retrouve contrainte à un moment donné d'arrêter complètement ce qu'elle est en train de faire. Avec un exemple comme celui-ci, on se rend bien compte à quel point notre relation avec le regard des autres peut être limitante. Et ce que j'ai fait ensuite, c'est que je lui ai demandé de se placer dans la peau de quelqu'un d'autre. Je voulais en fait qu'elle puisse comprendre ou qu'elle puisse imaginer du point de vue d'une autre personne ce qu'elle pourrait ressentir en voyant quelqu'un. comme elle en train de forcer. Et ce qu'elle m'a dit, c'est Ah bah oui, si je me voyais forcer comme je suis en train de le faire, je trouverais ça complètement ridicule. Et là, c'était assez intéressant de voir à quel point elle se rendait compte en même temps qu'elle disait ça, que sa croyance de base l'emmenait complètement dans le mur. Sa croyance de si je m'arrête, alors on va me considérer comme une grosse flemmarde Ce que l'on pense, que les autres pensent de nous, est à double tranchant, parce que d'une part, ça peut effectivement nous pousser à nous dépasser, mais d'autre part... Ça peut également nous pousser à faire parfois des choix qui ne sont pas toujours les plus pertinents, à nous faire perdre le contrôle du véhicule et à nous mettre une certaine pression. Ce qu'on a fait ensuite, c'est qu'on allait explorer ce qui était important pour elle par rapport à ce cours. Ce qu'elle voulait, c'est que sur une heure, elle voulait pouvoir pratiquer le plus longtemps possible en essayant de faire le moins de pauses possibles, en tout cas rester en mouvement le plus possible tout au long du cours. Et là, on a été contraintes de suspendre nos échanges parce qu'elle avait son rendez-vous médical. Mais quand elle est revenue ensuite me voir, ce qu'elle m'a dit, c'est Mais en fait, si je gère mal mon effort, je vais être obligée de m'arrêter et je vais être obligée de... prendre plusieurs minutes de récupération et finalement, je ne vais pas avoir pratiqué une heure. Deuxième preuve, où elle se rend compte que sa croyance de base l'emmène dans le mur. Et en pratique, je lui ai demandé comment est-ce qu'elle allait faire sachant tout ça. Alors elle m'a dit, je pourrais très bien me dire, quand je suis en train de pratiquer, que j'ai déjà fait tout ça, que c'est déjà bien, plutôt que de me dire que je suis une feignante. D'ailleurs, on se rend compte qu'en réalité, c'est elle qui pense tout ça d'elle-même. Ce n'est pas les autres qui pensent qu'elle est feignante. Et ce que l'on croit que les autres pensent de nous, c'est en réalité le miroir de ce que l'on pense nous-mêmes de nous. Mais pour en revenir aux stratégies possibles dans le cas d'Hélène, elle a au moins deux choix. Soit elle pratique, elle donne tout ce qu'elle peut. au risque d'un moment donné être complètement contrainte d'arrêter ce qu'elle est en train de faire, ou bien elle trouve des astuces qui vont lui permettre d'être plus stratégique dans sa manière de pratiquer pour pouvoir pratiquer le plus longtemps possible en ayant fait le moins de pauses possibles. Et vous comprenez avec tout ce que je viens de vous dire que c'est vers ça que j'ai envie de l'amener, puisque son objectif à elle, c'est d'être en mouvement le plus possible. Donc elle a eu l'idée d'agir sur ses pensées. Je ne suis pas là pour dire si ses pensées étaient les meilleures ou pas. En tout cas, ça semblait lui convenir. Ce qui s'est passé, c'est que trois semaines après, parce que nos échanges se sont arrêtés, trois semaines après, elle est revenue me voir. et elle avait pu pratiquer trois cours entre temps, elle était super contente d'elle parce qu'elle m'a dit J'ai réussi à pratiquer chacun des cours jusqu'au bout. J'étais trop fière de moi, je suis trop contente de ça. Alors, je lui ai demandé comment est-ce qu'elle avait fait. En fait, elle a tout simplement trouvé des astuces pour mieux gérer son effort. Elle m'a dit En fait, Je ne m'arrêtais jamais pendant 2-3 minutes comme je pouvais le faire avant. Et petite parenthèse, elle est en traitement, c'est aussi pour ça que la récupération est plus lente pour elle. Mais ça peut être le cas aussi pour certains d'entre vous. Donc, elle avait trouvé différentes manières de ne pas s'arrêter pendant plusieurs minutes d'affilée. Ce qu'elle faisait, c'était par exemple qu'elle marchait sur place pour reprendre un petit peu son souffle. Donc, elle essayait de rester en mouvement. Ou alors, elle essayait de faire les mouvements hors du step, donc sans monter sur la marche, par exemple, pour faire les montées de genoux, pour continuer à suivre la choré, mais avec une intensité un petit peu moins élevée. Ou alors, parfois, elle faisait des micro-pauses, mais elle les faisait en avance pour ne pas être contrainte de les faire pendant... Plus longtemps, justement, elle anticipait, elle les faisait à des moments plus stratégiques. Elle parsemait de micro-pauses, micro-coupures, ce qui fait que sur la totalité, elle n'avait pas de temps d'arrêt supérieur à plus de peut-être 30 secondes. Cet exemple, il illustre très bien à quel point le regard des autres peut nous suggérer de faire des choses qui sont parfois en totale dissonance avec nos objectifs de départ. Vous qui m'écoutez, je vous invite vraiment à identifier les situations dans lesquelles vous êtes gênés par le regard des autres et à mettre ces situations en parallèle avec les comportements que vous adoptez pour y répondre. Est-ce que ces comportements que vous adoptez, ils sont en adéquation avec vos objectifs ? Est-ce qu'ils sont sensés ? Est-ce qu'ils sont stratégiques ? Posez-vous toutes ces questions. Et si, avec tout ça, vous rencontrez des difficultés dans votre pratique de l'activité physique, alors je vous invite à vérifier si Mouvementale est fait pour vous. Vous pouvez vérifier ça dans la description de l'épisode que vous êtes en train d'écouter ou dans chacun des épisodes. Vous cliquez sur le lien, vous remplissez le petit formulaire, ça vous aidera à voir si justement Mouvementale est fait pour vous, si je suis en mesure de vous accompagner là-dessus. Parce que moi, ce que j'ai envie, c'est qu'il y ait autant de personnes comme Hélène qui... continuent de pratiquer avec du plaisir et qui ressentent de la fierté dans leur pratique, qui sont contentes d'elles-mêmes. Et je suis sûre que vous aussi, vous pouvez y arriver. Alors décidez d'agir maintenant pour votre santé et votre bien-être. Et je vous retrouve très vite la semaine prochaine pour le prochain épisode. Merci pour votre écoute. A bientôt. Ciao. C'est tout pour aujourd'hui. Enfin, presque. Avant de partir, j'ai deux questions pour vous. La première, c'est quelle est la chose que vous pourriez retenir de cet épisode ? Et la deuxième, à qui vous pourriez la raconter ? En partageant ce podcast et en lui attribuant la meilleure note possible, vous inspirez d'autres personnes à être plus actives. Et comme votre avis compte beaucoup pour moi, n'hésitez pas à me faire part de vos réflexions, j'essaierai de vous répondre. A bientôt !