Speaker #0Certains voient l'activité physique comme un investissement pour leur santé et leur bien-être. Vous voulez en faire partie ? Bienvenue chez Mouvementale. Je m'appelle Magali Dubois et je m'adresse particulièrement aux non-sportifs et à tous ceux qui aimeraient enfin réussir à adopter un mode de vie actif dans la durée. C'est en vous partageant des connaissances, des expériences et des points de vue différents que j'ai l'intention de vous aider à bâtir l'état d'esprit et la motivation nécessaire pour le faire. Alors j'espère que ça vous aidera et que vous aurez envie d'en parler autour de vous. Comment faire face à une situation nouvelle ? C'est de ça dont j'ai envie de vous parler dans cet épisode puisqu'on est en permanence confrontés à des éléments imprévisibles dans notre quotidien. Et donc, autant se préparer un petit peu, autant anticiper pour éviter d'être trop déstabilisé ou d'être trop déçu. Je suis sûre que certains d'entre vous ont déjà testé une nouvelle activité. Ça peut être une activité en autonomie, comme se mettre à la course à pied. Ça peut être une activité avec un nouveau groupe, donc avec des personnes qu'on ne connaît pas forcément. Et ce n'est pas toujours chose facile. Tout ça pourquoi ? Parce que la nouveauté, ou je pourrais même dire l'inconnu, le futur, ce sont des choses qui peuvent nous déstabiliser, ce sont des choses qui peuvent nous faire peur, tout simplement parce qu'on ne sait pas réellement comment ça va se passer. on ne peut pas connaître la réalité exactement avant qu'elle se produise. Et comme on ne peut pas s'empêcher de penser, on va rapidement se faire des films, se faire des scénarios par rapport à la situation qui va arriver. Par exemple, si demain vous avez décidé d'aller tester un cours d'escrime, Eh bien, vous allez probablement imaginer comment ça va se passer. Vous allez probablement imaginer votre rencontre avec le maître d'armes, les autres pratiquants. Vous allez peut-être imaginer un certain niveau de difficulté. Imaginez le matériel, l'environnement, la salle, etc. Et puis, en fonction de comment vous fonctionnez mentalement, vous allez peut-être imaginer les choses de manière plutôt positive ou plutôt négative. Et de peu que votre voisin vous ait parlé de sa propre expérience en matière d'escrime, c'est possible que vous basiez votre scénario en fonction de son propre récit à lui. Donc plus vous allez imaginer en plus la situation d'une manière très différente de la réalité, et plus vous pouvez être déçu, plus vous pouvez être déstabilisé, plus vous pouvez tomber de haut. Alors, rappelez-vous peut-être d'une situation déstabilisante que vous avez déjà vécue, ou je pourrais même dire, rappelez-vous d'un moment où le film que vous êtes fait dans votre tête vous a déstabilisé. Moi, par exemple, je repense à plusieurs exemples et je vais vous en parler dans l'épisode. Un exemple lié au boulot, c'est comme moi je donne des cours d'activité physique adaptée puisque ma casquette de base, c'est je suis enseignante en activité physique adaptée, ça veut dire que j'accompagne des personnes qui ont des besoins spécifiques et je vais donc adapter mes cours en fonction de leurs capacités, de leurs besoins, de leurs envies, de leurs problèmes de santé, etc. Eh bien, quand je prépare mes cours, j'ai des petits groupes en général, mais je vais préparer mon cours tout en sachant quelle personne je vais avoir dans mon cours. Donc, je vais m'imaginer les choses d'une certaine manière. Et ça m'est déjà arrivé par le passé d'arriver à mon cours et de voir qu'il y avait une nouvelle personne et que je n'avais pas été prévenue. Et à l'époque, je pouvais râler dans ma tête contre ces personnes-là qui ne m'avaient pas prévenue. Alors surtout quand je travaillais dans des structures... où on était plusieurs à travailler ensemble, la communication ne se faisait pas toujours bien, mais en tout cas, je pouvais râler dans ma tête quand ça se passait, mais surtout parce qu'en fait, je n'étais pas prête à avoir une nouvelle personne ou à rencontrer tel ou tel problème de santé face à moi, et il fallait que je m'adapte à ça. Et pendant de nombreuses années, j'ai été confrontée au quotidien à de l'inconnu. C'est-à-dire que je donnais des cours d'activité physique adaptée, ou en tout cas je faisais découvrir l'activité physique adaptée, aux patients qui venaient à l'hôpital, qui avaient du temps d'attente. Donc il faut s'imaginer une salle d'attente qui est remplie, parce que c'était quand même un gros hôpital, et il y avait en moyenne 150 personnes par jour qui venaient pour leur traitement. et l'idée c'était d'utiliser ce temps-là pour leur faire découvrir l'activité physique adaptée. Et donc je proposais des séances, mais c'était sans rendez-vous, donc je ne savais jamais réellement qui j'allais avoir en face de moi, donc je ne pouvais pas me préparer à un scénario unique, ce n'était pas possible. Donc ce que je faisais, c'est que je me préparais en fait à différents cas de figure, c'est-à-dire que je pouvais, vu que j'allais faire tester différents types de cours, du yoga, du pilates, de la danse cardio, du step, tout un tas de trucs, du stretching, tout ça, de la gym, Eh bien, j'allais imaginer différentes manières d'intervenir. J'allais imaginer comment ça allait se passer si j'intervenais auprès d'une personne âgée, auprès d'une personne plus jeune, auprès d'une personne qui avait une très bonne condition physique, auprès d'une qui avait une moins bonne condition physique, auprès de quelqu'un qui avait mal aux genoux, quelqu'un qui avait mal à l'épaule. Et petit à petit, ça m'a permis justement de pouvoir, de ne pas être déstabilisée d'une part, et de pouvoir réagir correctement face aux personnes qui étaient face à moi. Et c'est sûr qu'avec l'expérience, j'étais d'autant plus prête au fur et à mesure. Et puis toujours dans le cadre de mon travail, ça m'arrivait aussi de parler devant beaucoup de personnes. Par exemple, en conférence, de parler devant une cinquantaine de personnes, voire plus ou moins, ça dépendait, de parler devant des personnes qui étaient haut placées dans le domaine. Et je me souviens de cet exemple-là dont je vais vous parler juste après. C'est un exemple que j'ai beaucoup partagé aux personnes que j'ai pu accompagner dans leur prise de parole en public. Donc cet exemple-là, je l'aime beaucoup, il me fait sourire parce qu'il est très marquant et il va bien illustrer l'épisode et le message que j'ai envie de vous faire passer. Donc, ce qui s'est passé, c'est qu'il y a quelques années, il y a un laboratoire qui m'a contactée pour faire une conférence auprès d'infirmières autour du sujet de l'activité physique. L'idée, c'était de les sensibiliser par rapport à l'activité physique, de leur montrer à quel point c'est important de faire de l'activité physique, même en dehors de leur travail qui est déjà actif. Et donc, moi, comme j'aime beaucoup le challenge, j'avais préparé une conférence assez dynamique. J'avais envie qu'il y ait de l'interaction. Je voulais vraiment... me nourrir de ce que le public pouvait me dire pour faire avancer ma conférence. Donc j'avais imaginé quelque chose d'assez différent de ce que je pouvais faire d'habitude. Et en m'imaginant tout ça, j'avais bien ficelé bien sûr ma présentation, j'avais fait en plus un beau PowerPoint, j'étais allée assez loin, j'avais fait un sondage dans l'hôpital pour justement avoir des éléments intéressants pour pouvoir en parler avec le public. Et j'avais utilisé aussi la préparation mentale. notamment l'imagerie mentale, pour me préparer à la situation. C'est-à-dire que moi, je voulais vraiment me préparer à donner cette conférence interactive. Donc pour ça, il fallait que je puisse savoir un peu comment la salle allait être disposée. Donc j'étais même allée sur le site du lieu où je devais faire ma conférence pour voir un petit peu comment la salle était organisée, comment les gens étaient placés, quelle place j'allais avoir pour pouvoir marcher, pour pouvoir parler, etc. J'étais allée assez loin dans ma préparation pour être justement la plus prête possible. Et en préparation mentale, on fait beaucoup d'imagerie mentale. L'imagerie mentale, je ne l'ai pas dit, c'est la représentation mentale qu'on se fait d'un mouvement, d'une action, d'un comportement, d'une situation sans la réaliser nécessairement. C'est en fait une forme de visualisation qu'on va faire en essayant de mettre le plus de détails possible pour que le jour J soit moins déstabilisé parce qu'on aurait déjà anticipé certaines choses. Donc j'avais fait ce gros travail-là, et deux, trois heures avant cette conférence, j'ai eu une pensée qui m'a traversé l'esprit. Et à ce moment-là, je ne pensais pas que ça allait être aussi utile pour moi d'avoir cette pensée-là. Mais j'ai eu la pensée suivante, je me suis dit, et si finalement... il n'y a personne qui se pointe à la conférence ou qu'il n'y a qu'une poignée de personnes, comment est-ce que je vais faire ? Parce que comme j'avais prévu quelque chose de très interactif, de très dynamique, ce n'est quand même pas la même chose de le faire devant 50, voire plus de personnes, que de le faire devant 2-3 personnes, on est d'accord. Donc j'ai anticipé les choses d'une autre manière, je me suis organisée, j'ai préparé comme un plan B en fait, pour justement être prête au chaos. Et croyez-moi ou non, Au moment de la conférence, je suis arrivée à l'événement, ça a été un gros flop. Il n'y avait personne. Il n'y avait qu'une dizaine de personnes qui, en réalité, étaient les intervenants qui devaient faire leur présentation comme moi. Vous pourrez très bien me dire que c'était plus facile. Non, parce que j'avais quand même prévu quelque chose de plus gros. Et puis, j'étais toute excitée à l'idée de faire ma conférence. Donc, je l'ai fait quand même ma présentation, parce qu'on a décidé de faire les présentations, et j'ai décidé donc de jouer le jeu comme tout le monde. J'ai fait ma présentation. Alors oui, j'ai été quand même un peu déçue, puisque moi j'avais vraiment envie de tester un format particulier, et devant 50 personnes, c'est plus challengeant aussi pour moi. Mais j'étais quand même moins déçue, puisque j'avais pu anticiper certaines choses. Et ce que je veux mettre en avant à travers cette expérience, c'est à quel point la capacité d'adaptation est importante. Elle est importante dans tout plein de situations. parce qu'en fait, il y a plein de choses qu'on ne peut pas contrôler. Moi, là, je ne pouvais pas contrôler le nombre de personnes qui allaient se pointer à la conférence. Donc, c'était important que je puisse anticiper un petit peu ça. Tout comme vous ne pouvez pas contrôler, quand j'ai parlé de l'exemple de l'escrime au tout début, vous ne pouvez pas contrôler le niveau du cours, vous ne pouvez pas contrôler le maître d'armes. Si moi, je décide de m'inscrire à un événement en extérieur, je ne peux pas contrôler s'il va faire beau ou pas. ou si je l'organise, c'est encore pire, parce que là, je ne vais pas pouvoir contrôler non plus la météo, mais surtout, ça va être à moi de m'adapter. Donc, c'est pour ça que ce sur quoi on va pouvoir agir, c'est vraiment ce qu'on peut nous-mêmes contrôler, à savoir notre préparation, à savoir les scénarios qu'on se fait dans notre tête et les différentes réactions qu'on va pouvoir avoir en fonction de ça. Donc, maintenant, si je reviens à l'activité physique, Je repense à un autre exemple. On avait organisé une rando avec des collègues pour des patients. Et je repense à cette patiente qui m'avait dit pendant la rando, Oh, mais je ne pensais pas du tout que ça allait être aussi difficile. Je ne pensais pas que j'allais autant galérer et qu'en fait, j'avais vraiment un niveau de condition physique aussi faible par rapport aux autres. Vraiment, je ne suis pas du tout au niveau. Et je voyais très bien qu'elle était super déçue, d'autant plus qu'elle n'avait pas du tout imaginé que ça se passe comme ça. Et c'est parce qu'on a tendance à croire à ce que l'on imagine qu'on peut tomber très haut. Et vous, c'est pareil. Quand vous faites le choix d'aller tester une nouvelle activité ou de retester une activité que vous avez fait par le passé, par exemple, si il y a 15 ans, vous faisiez du pilates et vous avez adoré ça, et puis pour X ou Y raisons, vous avez arrêté, et que là, vous décidez de vous y remettre, vous identifiez donc un cours pour y aller, etc., vous allez dans ce cours. Si le scénario que vous vous êtes fait à l'avance, il est strictement égal à ce que vous avez vécu par le passé, vous allez peut-être tomber de haut. Et c'est ce qui s'est passé pour une personne de mon entourage qui a voulu se remettre à la chorale après des années et des années plus tard. Et en fait, elle a été très déçue parce que le cours était beaucoup trop différent de ce qu'elle avait vécu par le passé. Et donc c'est pour ça que c'est très important de se préparer à différentes éventualités, donc à se préparer à différents types de scénarios. Quand on s'imagine quelque chose de très très très positif, comme moi avec mon histoire de conférence, où je m'imaginais les choses d'une certaine manière, j'avais des attentes particulières, je voyais ça comme quelque chose de super positif. Et bien, c'était important que je me prépare à quelque chose de totalement opposé à ce que j'avais envie et ce que j'imaginais à la base. Donc, c'est pareil pour vous. Quand vous imaginez quelque chose de manière très positive, pensez quand même à comment ça pourrait être si c'était complètement l'inverse. Et pareil, le but, là, c'est pas d'imaginer, de penser qu'au négatif et c'est pas de ne voir que le négatif parce que d'ailleurs, ça peut être un problème de voir les choses que négativement. Parce que si vous voyez que négativement, au moment venu, vous allez peut-être... identifiez, vous focalisez plus facilement sur le négatif et vous confortez là-dedans et passez à côté peut-être du bon que vous auriez pu voir si vous n'étiez pas branché uniquement sur le négatif. Mais c'est important, là où je veux en venir, de voir les choses sous différents angles. Si on a tendance à voir beaucoup le positif, on va peut-être voir aussi un peu le négatif. Si on a tendance à voir beaucoup le négatif, à voir peut-être aussi le positif. A voir différentes manières de comment la situation pourrait se passer. Et donc, en pratique, imaginer les choses différemment, ça revient à se dire, et si finalement... ça se passait comme ça, ou comme ça, ou comme ça. Et à chaque fois que vous imaginez les choses différemment, essayez d'aller un petit peu plus loin dans le scénario, de ne pas simplement vous dire, et si finalement le niveau est très élevé, point. Non, c'est de s'imaginer un petit peu plus comment vous pourriez réagir face à ça. Et comme j'en ai parlé un petit peu avant, gardez en tête que notre réalité, elle est affectée par plein de choses, et notamment des choses qu'on ne peut pas contrôler. Comme je vous le disais, moi, je n'ai pas pu contrôler le nombre de personnes qui allaient réellement venir franchir la porte pour être là à la conférence. On ne peut pas contrôler la météo, on ne peut pas contrôler le niveau de difficulté d'un cours, on ne peut pas contrôler plein de trucs. Par contre, on peut contrôler, encore une fois, je le redis, comment on va se préparer par rapport à ça. On peut contrôler, en tout cas les scénarios qu'on se fait dans notre tête, on peut contrôler comment est-ce qu'on va pouvoir réagir en cas, au cas où ça se passe comme ci ou comme ça. Ça, ce sont des choses que vous pouvez contrôler et pour lesquelles vous pouvez vous préparer. Et je suis sûre qu'en vous préparant de cette manière à différents scénarios, à différentes éventualités, vous tomberez moins de haut et ce sera quand même beaucoup plus agréable. Et dans l'activité physique, il y a tout un tas de choses, tout un tas de scénarios qu'on s'imagine. et qui sont parfois trop loin de la réalité et qui font qu'après, au fur et à mesure, on finit par lâcher notre activité. Je fais le lien avec un ancien épisode, je crois que c'est le deuxième ou le troisième que j'ai pu faire, où je parle d'une fille qui est venue tester un cours de step. Et bien, je pense que cette fille-là, elle était partie en plein milieu du cours parce que le niveau était trop difficile pour elle. Je pense que cette fille-là, elle n'avait pas imaginé que ça pouvait être aussi dur, par exemple. Et c'est ce qui fait que face à ce qu'elle a réellement vécu, c'était beaucoup trop éloigné de ce qu'elle avait imaginé. Donc trop peut-être dur à supporter, trop déstabilisant. Et c'est ce qui l'a peut-être conduit à partir en plein milieu du cours. Donc, voyez un petit peu l'intérêt. Je pense qu'à la fin de l'épisode, parce que l'épisode touche à sa fin, vous comprenez là où je veux en venir. Vous comprenez à quel point c'est important de se préparer face à une nouvelle situation. Et d'ailleurs, plus vous allez vous préparer, plus vous verrez que ça devient naturel. Et ensuite, vous pourrez être largué peut-être n'importe où. Vous aurez plus de facilité à répondre à la situation en étant plus à l'aise et en vous sentant mieux. J'espère que l'épisode vous a plu. Si vous êtes sur YouTube, n'oubliez pas de mettre un petit like parce que ça permet de rendre visible la vidéo. Si vous êtes sur une plateforme d'écoute comme Spotify, Apple Podcasts, Deezer... ou au chat ou encore une autre. Et bien pareil, n'hésitez pas à mettre une bonne note 5 étoiles dans l'idéal. C'est ce qui me permettra justement d'être plus visible et c'est ce qui permettra à d'autres personnes de découvrir ce type d'épisode. Je vous remercie beaucoup pour votre écoute et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. A bientôt, bye ! C'est tout pour aujourd'hui. Enfin, presque. Avant de partir, j'ai deux questions pour vous. La première, c'est quelle est la chose que vous pourriez retenir de cet épisode ? Et la deuxième, à qui vous pourriez la raconter ? En partageant ce podcast et en lui attribuant la meilleure note possible, vous inspirez d'autres personnes à être plus actives. Et comme votre avis compte beaucoup pour moi, n'hésitez pas à me faire part de vos réflexions, j'essaierai de vous répondre. À bientôt ! Merci.