Speaker #0Hello, j'espère que tu vas bien, ça y est j'ai récupéré ma voix. Bienvenue dans l'épisode 11 de Next Level. Cette semaine on va parler d'un sujet qui je pense intéresse beaucoup, celui des émotions. Elles nous malmènent, prennent le contrôle de nos vies, nous poussant parfois à faire ou dire des choses qui finissent par nous plonger dans la culpabilité, et je pense que t'es d'accord avec moi sur le fait qu'il est temps que ça cesse. À travers cet épisode, je vais t'aider de trois façons concrètes à réguler tes émotions, de façon à ce que tu reprennes ta vie en main. Je t'invite tout de suite à t'abonner au podcast si ce n'est pas encore fait, parce que vu le nombre d'écoutes du mois dernier, je sais qu'il y a encore des personnes qui ne sont pas abonnées, alors c'est le moment. Quelle est ta réaction quand tu vis une émotion forte ? Est-ce que ton premier réflexe est de prendre ton téléphone et de scroller ? Ou plutôt de rechercher le premier truc à manger, qui est souvent sucré puisque le sucre est assimilé au réconfort ? Ou peut-être que tu fais partie de la team qui se noie dans le travail ou les sorties ? Quoi qu'il en soit, on a tous nos façons de fuir nos émotions. Seulement, fuir n'est pas la meilleure des options, puisqu'elle te permet seulement de la mettre de côté sans jamais la traiter. Et je comprends, c'est peut-être la seule manière que tu connaisses pour les gérer, mais aujourd'hui j'ai une autre option pour toi. Et si je te disais qu'il était possible de réguler tes émotions ? On doit le reconnaître, depuis petit on nous pousse le plus souvent à ravaler nos émotions qu'à les exprimer, par tout un tas de petites phrases qui nous paraissent anodines et qui pourtant nous impactent bel et bien sur la durée. On peut aussi noter que nombreuses sont les situations au quotidien qui nous conduisent également à fuir ces émotions de peur de toucher des blessures beaucoup plus profondes, telles que le rejet, l'abandon ou l'humiliation. Tous ces événements ont finalement fini par nous faire croire que les émotions sont quelque chose de mal, qu'il faut absolument supprimer ou cacher au fond de soi, à tel point que la plupart d'entre nous ne sait même pas à l'heure d'aujourd'hui nommer l'émotion ressentie. Si tu te demandes si tu souffres de répression émotionnelle, ce qui correspond à enfuir ces émotions, voici quelques signes révélateurs. Les troubles du sommeil, les tensions musculaires, les maux de tête, les troubles digestifs ou encore la dépression. Tu l'as compris, nous sommes beaucoup à en souffrir, à défaut d'avoir des moyens pour y remédier. J'ai décidé de traiter le sujet des émotions parce qu'au-delà du sentiment d'inconfort continu qu'elles peuvent susciter, les émotions ont un impact beaucoup plus profond qu'on ne le pense. Si tu me suivais un peu sur Insta, j'avais fait un post à l'époque sur les maux qui était littéralement la traduction de ce qui est resté enfermé en toi. Et ça allait du plus petit mal de gorge à des maladies beaucoup plus lourdes. Je te conseille de te renseigner si tu n'es pas familière avec ça, car de plus en plus d'études scientifiques prouvent que le refoulement des émotions a un impact sur le corps physique et notamment l'installation d'un stress chronique. Là où je veux en venir, ce n'est pas de te faire peur, ni de te faire psychoter, mais de t'aider à prendre conscience de l'importance de réguler tes émotions et limiter leur impact dans ta vie, que ce soit visible ou non. On a appris à gérer nos émotions en les évitant. Sauf que ce que tu fuis ne disparaît pas, mais s'imprègne dans ton corps. On confond souvent apaisement et suppression. mais une émotion que tu refoules reviendra plus forte et plus ancrée, ailleurs et autrement. Aujourd'hui, je t'invite à réguler tes émotions, ce qui signifie qu'on ne va plus les bloquer, mais qu'on va leur donner la place nécessaire pour qu'elles puissent exister, sans pour autant qu'elles contrôlent ta vie. À travers cet épisode, je vais te proposer trois petites actions simples qui vont t'aider à réguler tes émotions en douceur. Ces actions se résument en trois verbes, respirer, nommer et accueillir. À travers cet épisode, je t'invite simplement à faire la paix avec tes émotions et avec toi-même. Mais avant ça, je vais te demander de t'investir de ton côté durant ton écoute, en t'installant dans l'endroit le plus cosy qui soit à ta portée, en te préparant ta meilleure boisson et en prenant de quoi noter si ce n'est pas encore fait. Ah, les émotions ! Je peux te dire que j'en ai bavé. Je suis passée par plusieurs phases, celles où je les exprimais normalement, puis celles où je les ai complètement anesthésiées à tel point que je m'en étais coupée. Ensuite, j'ai fait le chemin pour revenir vers elles, pour enfin retrouver une certaine stabilité qui n'est pas parfaite. mais qui réussit tout de même à me procurer la paix et le calme dans mon esprit. Comme je ne parle pas de ce que je ne connais pas, ce que j'ai énuméré plus haut fait partie du schéma que j'ai connu. On m'a beaucoup appris à ravaler mes émotions, parfois de manière frontale et d'autres fois de manière un peu plus subtile. Et je sais que des deux, c'est la manière la plus subtile qui a eu le plus d'impact sur moi et dont j'ai eu le plus de mal à me défaire. Depuis mon enfance, on ne cesse de me répéter d'être forte. Et c'est finalement ce que j'ai fini par devenir dans ma période ado jusqu'à ce que je commence le def perso. Dans la conscience générale, être une femme forte, ça signifie souvent mettre ses émotions de côté et faire face aux événements sans trop jamais sourciller. En tout cas, c'est comme ça que moi je le percevais, parce que tu te doutes bien qu'à chaque fois qu'on venait me dire « Oh grâce, t'es vraiment une femme forte » , c'était jamais quand j'exprimais mes émotions, mais plutôt quand je restais dure face à une situation, où du moins je donnais l'impression de ne pas être atteinte et de gérer la situation. Seulement, les gens connaissaient moi, ma personnalité, sans jamais se rendre compte de la manière dont ça résonnait à l'intérieur de moi. J'ai passé des années, peut-être dix ans comme ça, où personne ne me voyait jamais pleurer parce que du coup, je m'étais vraiment approprié ce truc d'être une femme forte. Et tu sais, à l'adolescence, c'est vraiment la période où tu crées ton identité. Et comme c'était vraiment quelque chose qui revenait, je me suis dit « Ok, c'est moi, c'est ce que je suis » . Et donc, je suis rentrée dans ce rôle où je ne montrais plus rien, puisque c'était la définition que j'en avais traduite. Et forcément, tu t'en doutes, j'ai accumulé pendant toutes ces années toutes les blessures que tu peux accumuler à ce moment-là. Les ruptures amoureuses, les rejets, les fins d'amitié, les disputes avec les parents, bref, toutes ces choses que je balayais simplement d'un ça va quand on me parlait. Jusqu'au moment où j'ai commencé le def perso. Et si tu es passé par là ou si tu es sur ce chemin en ce moment, tu sais à quel point les débuts sont vraiment rudes. Tu as fleur de peau, tu te sens perdu parce que toutes tes fondations bougent en même temps. Bref, tu ne contrôles plus rien. Et un jour au travail, il se passe un truc et je me mets à pleurer, épuisée. Je finis par appeler une personne chère à mon cœur et je lui dis c'est bon, j'en peux plus, j'en ai marre. J'en ai marre de me battre et je veux partir de Marseille. Et cette personne, elle me répond, non grâce, tu vas tenir parce que t'es forte. Et vraiment, je comprends l'intention de la personne sur le moment, mais comme moi, j'étais dans une tempête émotionnelle dans ma vie, ça m'a littéralement transpercé le cœur. Et je me suis dit en moi-même, non en fait. J'ai pas envie d'être forte là. J'ai pas envie d'ignorer encore une fois ce qui me fait mal. Et est-ce que finalement, en fait, j'ai le droit de ne pas être forte pour une fois ? Et ça a été vraiment un vrai déclic pour moi, parce qu'à ce moment, je me suis rendu compte que pendant des années, je m'étais jamais autorisée à ressentir les choses. C'est aussi à ce moment-là que je me suis rendu compte que j'avais pas pleuré depuis des années et que je vivais comme un robot. Et j'ai pris la décision de me reconnecter à tout ça avec l'aide d'une sophrologue à l'époque qui m'a vraiment donné des clés pour avancer sur ce chemin. Durant tout ce processus, j'ai pu redéfinir ce qu'était pour moi une femme forte et en avoir une vision beaucoup plus saine. Les notions de persévérance et de résilience en font toujours partie, mais la vulnérabilité a repris sa place. Toute cette histoire pour te dire qu'on ne se rend pas compte à quel point on entasse nos émotions jusqu'à ce qu'elles nous explosent en pleine figure et que pour le coup, c'est elles qui prennent le dessus sur la gestion de notre vie. Il m'a fallu du temps pour les voir, les comprendre et les accepter et honnêtement c'est un travail que je fais encore et que je ferai sûrement toute ma vie. parce que chacune d'elles m'aide à découvrir une partie de moi. Quoi qu'il en soit, j'ai réussi petit à petit à leur reprendre le contrôle de ma vie, et je vais t'aider toi aussi dans ce processus. Tout au long de ces années, j'ai pu essayer plusieurs méthodes, et j'ai sélectionné trois applications simples que tu peux mettre en place rapidement, et qui vont t'aider à réguler tes émotions pour que tu puisses te sentir plus sereine vis-à-vis d'elles et dans ton quotidien. Le premier exercice pour réguler tes émotions va être très simple, c'est la respiration. Simple, mais pas si évident à en faire une habitude. instinctive si tu es un peu nerveuse comme moi. J'ai mis un peu de temps à en faire un automatisme, mais faire cet exercice, ça va vraiment t'aider à prendre du recul sur ce que tu ressens, observer l'effet que cette émotion a à l'intérieur de toi et prendre du recul sur la situation. Sans s'en rendre compte, surtout avec la colère, l'émotion prend très vite le dessus et la plupart du temps, on l'alimente souvent avec des pensées. Le fait de respirer va donc t'aider à être dans le moment présent, à ce qu'on appelle être dans son corps, puisque le premier pas pour réguler ses émotions c'est de reprendre possession de son corps et ne plus le laisser entièrement entre les mains de tes émotions. N'oublie pas que certes, le but est d'accueillir et de laisser la place à l'émotion, mais c'est ton corps et c'est toi qui gardes la main dessus afin d'éviter toute dérive. Encore une fois, c'est un exercice qui mettra du temps à s'installer, alors sois tolérante et patiente avec toi-même durant le processus et persévère. Je te conseille de prendre trois respirations abdominales profondes, tu peux compter cinq temps d'inspiration et cinq temps d'expiration, et je précise la respiration abdominale et non thoracique, parce que la respiration abdominale, donc par le ventre, est une respiration beaucoup plus profonde, et elle va t'aider à mieux oxygéner ton corps, ce qui va t'aider à t'apaiser naturellement. Le deuxième exercice est peut-être un réflexe que tu avais à l'adolescence, mais que tu as perdu avec le temps, alors je vais te demander de repartir à cette époque du journal intime. L'exercice de l'écriture est vraiment un exercice qui est sous-estimé. L'effet d'écrire ce que tu ressens va te permettre dans un premier temps de ne pas ressasser l'événement, parce que c'est ce qu'on fait. On le ressasse dans tous les sens et on invente tout un tas de scénarios. Le but étant, en l'écrivant, de poser les faits et de décrire comment tu as vécu la situation. Je te propose une formule simple, si tu as cours d'inspiration, que tu peux utiliser pour chaque événement qui ont suscité une forte émotion au cours de la journée. Écris l'événement suivi de « je me sens » parce que. Et si l'écriture c'est pas ton truc, t'en fais pas. Tu peux aussi faire un enregistrement vocal sur ton tel. Surtout si tu es quelqu'un qui te confie énormément auprès des autres, ça va te permettre de décharger ce que tu as, si jamais tes personnes de confiance ne sont pas disponibles physiquement ou émotionnellement. Et puis même toi, s'il y a des trucs que tu ne veux pas forcément dire, mais que tu as besoin de sortir, je pense que c'est une bonne option. Moi, personnellement, j'ai fait les deux. Écrire me fait énormément de bien, alors quand j'en ai besoin, je le fais. Et les enregistrements vocaux, j'ai aimé aussi, même si c'est bizarre au début. Ça te permet de vraiment dire ce que tu penses, sans penser à tes mots, par exemple, chose que moi, je fais toujours quand j'écris. J'écris comme je pense, mais en faisant quand même attention à mes tournures de phrases. C'est très drôle. Le troisième exercice va être de t'entraîner à ne pas fuir l'émotion et à la reconnaître et l'accepter. Tu dois prendre conscience que tu n'es pas un robot. que les émotions sont quelque chose de normal et que ce que tu ressens a le droit d'être là. Ton rôle est de l'accueillir sur le moment et non de chercher une explication à sa présence. C'est un travail que tu feras plus tard et avec le temps tu verras que ça deviendra plus simple de faire des liens, mais sur le moment ce n'est pas la priorité. Plus tu vas laisser le droit d'exister à tes émotions, plus tu vas faire connaissance avec elles, et plus ce sera facile pour toi de les réguler puisque tu vas petit à petit reconnaître ce qu'elles viennent réveiller en toi. Une émotion est en partie là pour te montrer ce qu'il y a en toi, puisqu'elle va mettre en lumière ses parties blessées de toi. Il ne tient qu'à toi de choisir de quelle manière tu souhaites voir les choses. De manière non bénéfique, en pensant que les émotions sont ton ennemi et que tu dois te battre contre elles, ou bien de manière bénéfique en prenant conscience qu'elles sont là pour t'aider. N'oublie pas que les émotions sont un outil dans ton évolution personnelle. Tu n'es pas esclave d'elles, alors je t'invite à travers cet exercice à redevenir l'artisan de ta vie. Ce qui peut t'aider, c'est de prendre un petit post-it et de noter une affirmation pour t'en souvenir chaque jour. ça va t'aider à adopter une nouvelle vision sur les émotions. Tu peux écrire par exemple « Mes émotions mettent en lumière ce que j'ai besoin de connaître pour avancer » . Si tu m'écoutes depuis le début, tu sais que j'adore les affirmations, parce que je trouve que c'est le moyen le plus efficace pour rentrer quelque chose dans mon esprit. Généralement, je colle le post-it sur le miroir de ma salle de bain, et tous les matins et soirs, je les récite plusieurs fois pendant à peu près 30 jours. Et petit à petit, mes actions et mon comportement commencent à s'aligner avec mes pensées, et c'est comme ça que commence le changement. Il est temps pour toi de reprendre le contrôle de ta vie. Et ça passe par le fait de ne plus laisser tes émotions diriger tes humeurs ou ton niveau de bonheur. Réguler tes émotions, c'est choisir de rester avec toi, même quand c'est inconfortable. Je le sais, ce ne sont pas les chemins les plus faciles que je te pousse à prendre, mais crois-moi, ce sont ces chemins qui t'apporteront des résultats durables. Je t'invite à choisir une des trois pratiques et à t'engager à la tester cette semaine, au moins une fois, puis vois ce que ça change en toi. On arrive à la fin de cet épisode, j'espère qu'il t'aura donné des pistes pour reprendre en main la gestion de tes émotions. Merci d'avoir pris ce moment pour toi. Et n'oublie pas, tu n'as pas besoin de fuir pour aller mieux ou être heureuse. Tu as juste besoin d'apprendre à rester avec douceur. Et comme la gestion des émotions dépend également de tes habitudes et de ton hygiène de vie, je t'invite à écouter la mini-série C'est la rentrée pour maximiser tes résultats. Et on se retrouve lundi pour un nouvel épisode.