Speaker #0Hello, j'espère que tu vas bien. Bienvenue dans l'épisode 14 de Next Level. Dans ce nouvel épisode, je vais déconstruire une fausse croyance qui est liée au développement personnel, celle de croire que tu es cassé et que tu dois être réparé. Il est temps de changer de regard sur ce qui est à l'intérieur de toi, et à travers cet épisode, je vais te révéler trois prises de conscience qu'il est nécessaire que tu adoptes pour vivre ton death perso de manière moins tyrannique et plus paisible. Si tu ne l'as pas encore fait, je t'invite à t'abonner au podcast et à activer la cloche sur ta plateforme d'écoute pour ne rater aucun épisode. Peut-être que tu fais partie des personnes qui commencent le Dev Perso, et tu as peut-être cette sensation qu'il y a une montagne de choses sur lesquelles tu dois travailler pour améliorer ta vie. Ou bien, peut-être que tu fais partie de la team qui fait du Dev Perso depuis un moment, et qui a l'impression d'être dans une roue de hamster et de tourner sans cesse en rond. Que ce soit l'un ou l'autre, je peux imaginer la sensation d'angoisse qui t'envahit à l'idée de devoir faire tout ce travail. Et si je te disais que l'origine de cette angoisse est la vision que tu as du def perso et non pas le def perso en lui-même ? Beaucoup de personnes utilisent ou voient le développement personnel comme un outil de surcontrôle de soi pour se rendre parfait aux yeux des autres. Tu fais peut-être partie de la grande majorité des personnes, même si tu continues à écouter mes épisodes, qui ressentent de la culpabilité en se nourrissant de contenu sur le développement personnel et qui au prononcement de ce mot ressent déjà cette fameuse angoisse. Le dev perso qui normalement devrait t'aider à te sentir mieux dans ta vie, se transforme en tyrannie dans tes pensées. Plutôt que d'entendre le réel message qui t'est délivré, tu entends « je ne suis pas assez » ou encore « je dois bosser sur moi » . Et finalement, dans ce processus de dev perso, tu finis par t'épuiser plutôt que d'atteindre la promesse de sérénité et d'alignement à toi-même. Le développement personnel est de plus en plus démocratisé aujourd'hui. Seulement, quand on ne comprend pas le réel sens de le faire, celui-ci peut devenir un poids plutôt qu'un instrument qui travaille pour notre bien-être. L'intention est bonne. puisqu'elle amène vers une évolution, mais la mauvaise compréhension de cet outil peut t'amener à tomber dans le piège de croire que tu es défectueuse. À force de chercher obsessionnellement ce qui cloche chez toi, tu finis par oublier tout ce qui est déjà beau, tout ce qui est déjà présent, tout ce qui est déjà assez. Aujourd'hui, j'aimerais te rassurer et te dire que malgré ce que tu penses, tu n'es pas cassé et tu n'as pas besoin d'être réparé. Comme je le répète souvent, parfois ce qui te manque ou plutôt ce qui te fait défaut, c'est d'avoir les bonnes définitions. Le développement personnel n'est pas un outil d'autoflagellation, mais un outil qui te permet de répondre à tes besoins d'être reconnu, entendu et aimé tel que tu es déjà. Dans cet épisode, je t'invite à changer de regard sur toi, à passer du mode réparation au mode réconciliation. Parce que ce n'est pas de transformation que tu manques, c'est de douceur et d'acceptation. À travers ton écoute, je vais t'aider à adopter une nouvelle vision du développement personnel. Premièrement, en enlevant cette pression de perfection émotionnelle, Deuxièmement, en sortant d'une posture de contrôle pour entrer dans une posture d'écoute. Et troisièmement, en rendant ta croissance personnelle compatible avec la bienveillance. Et pour le coup, je t'invite tout de suite à appliquer la posture d'écoute pour une fois, sans notes ni réflexion, simplement en ouvrant ton cœur à ce qui va suivre. Et qui sait, si tu as continué d'écouter jusqu'ici, c'est sûrement qu'une partie de toi avait juste besoin de l'entendre. Comme tu le sais, j'ai commencé le développement personnel il y a à peu près 7 ans maintenant, fin 2018, et je ne sais plus si je l'ai dit... Mais tout a commencé avec un petit bouquin qu'on m'a offert à Noël. Tu sais, c'est les petits coffrets cultura avec un bouquin et une tasse. Et le titre du livre, c'était « Mon cahier HIG, Happy Therapy » . Et déjà, quand j'ai ouvert ce cadeau, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai senti que cette petite attention allait me faire du bien. Et donc, de retour à Marseille, j'ouvre le livre, je regarde un peu ce qu'il y a dedans. Et en gros, le HIG, c'est une coutume danoise qui vise à te sentir bien dans ta vie, par tout un tas de choses, notamment vivre dans un environnement qui n'est pas stressant et qui te fait du bien. En tout cas, c'est ce que j'ai retenu de ce livre, et ça a été mon premier pas dans le def perso. Et t'imagines même pas à quel point cette petite attention a changé ma vie. Il faut savoir qu'à ce moment-là, j'étais dans une dépression très profonde que j'essayais de cacher à tout le monde, même à moi-même. Et du moment où j'ai lu ce petit livre, c'est comme si mon esprit s'ouvrait et que je réalisais enfin que je pouvais aspirer à mieux. Ça m'a amenée sur le chemin du def perso, et j'ai commencé à m'intéresser à plein de livres, à regarder pas mal de vidéos, jusqu'au point où sans m'en rendre compte... j'en ai fait une obsession malsaine. Forcément, l'une des conséquences d'être dans le déni, c'est que quand tu ouvres enfin les yeux sur ta vraie situation et l'état dans lequel tu te trouves, tu ne veux pas y faire face et tu vas à tout prix en sortir au plus vite. Du coup, je passais tout, et vraiment tout mon temps, à trouver comment je pouvais me gommer, ou du moins gommer toutes ces choses, parce que littéralement c'était ça. Ce qui m'a amenée sur une autre voie, celle du perfectionnisme. et donc ce qui au départ m'avait aidé à voir une porte de sortie à ce que je traversais, est devenue une cage dans laquelle je m'auto-flagellais et un endroit dans lequel j'imaginais que je devais être parfaite. Aujourd'hui, Dieu merci, j'en suis sortie, car j'ai fini par comprendre que mon passé ne me définissait pas et que du coup, je n'avais pas besoin d'entrer dans une course pour pouvoir gommer instantanément toutes ces choses que je faisais mal ou tous ces comportements nocifs pour les autres et pour moi-même. J'ai compris que le développement personnel était une clé, non pas pour être parfaite, mais pour apprendre avant tout à me connaître et savoir quel chemin emprunter pour évoluer avec bienveillance et tolérance. J'ai accepté toutes ces parties de moi que je ne voulais pas montrer aux autres, et dont parfois je n'étais même pas consciente, plutôt que de vouloir les effacer à tout prix, et c'est cette acceptation qui m'a permis de m'en séparer en douceur, ou de savoir les gérer. Ce que je souhaite t'apporter à travers mon témoignage, c'est que tu puisses reconnaître que tu es maître de la perception que tu as des choses, et que chaque outil mis à ta disposition concourt à ton bien, seulement si tu as adopté cette vision. En ce qui concerne le développement personnel, je voudrais vous donner trois prises de conscience que j'ai moi-même eu et qui vont t'aider à adopter une nouvelle vision et vivre ce processus avec plus de paix. La première chose que j'aimerais que tu saches, c'est que tu n'as pas besoin d'être guéri pour être valable. Je sais que le dev perso vante toutes ces choses de guérir les blessures, etc. Et c'est vrai, plus tu travailles sur toi et plus tu te débarrasses de choses qui t'empêchent d'avancer dans ta vie. Mais à partir du moment où tu commences à en faire une obsession au point de croire que si tu n'es pas guéri de telle ou telle chose, ta vie ira mal, tu avances dans la mauvaise direction et c'est à ce moment-là que le développement personnel devient toxique. Tu sais... Rien n'est mauvais en soi jusqu'à ce qu'on en abuse et qu'on en dévie l'usage de base. Le développement personnel n'est pas et n'a jamais été un outil pour te rendre parfaite, mais pour t'aider à te connaître. Prends conscience que la guérison n'est pas une condition pour mériter l'amour, la paix ou encore la joie. Tu peux vivre de belles choses, tout en ayant toujours des parts blessées en toi. J'ai dit il y a quelques temps et je le répète, tes blessures font partie de ton chemin et de ton histoire. Ce sont ces mêmes blessures qui t'ont poussé à t'éloigner de qui tu étais vraiment, qui vont t'y emmener de nouveau. Peu importe que tu sois au début du def perso ou à un niveau avancé, qu'il te reste encore énormément de travail ou non, tu n'es pas en travaux, tu es en chemin. Chaque pas que tu fais n'est pas une nouvelle version de toi, mais une version plus pure, qui te rapproche de toi à l'état brut. La deuxième chose que j'aimerais que tu fasses dans ton esprit, c'est remplacer le mot « réparer » par « accueillir » . Parfois, on cherche trop à vouloir guérir, guérir, guérir, alors que la seule chose dont on a besoin, c'est d'être écouté et entendu. Je ne le répéterai jamais assez. On a tendance à pouvoir chercher ça auprès des autres à tout prix, mais sache que l'écoute que tu t'accorderas n'aura jamais ni la même valeur, ni le même impact que celle des autres. Au lieu de te demander « comment je peux régler ça ? » , commence par te demander « est-ce que j'ai réellement besoin de me mettre en action et de régler ça ? » ou « est-ce que ce dont j'ai besoin, c'est simplement d'être là pour moi ? » Dans son livre « Écoute-t'encore, encore » , Lise Bourbeau découpe son analyse entre l'être, l'avoir et le faire, et j'aime bien sa manière d'avoir abordé son livre, parce que ça nous montre qu'on est... omnibulé par le faire en voulant toujours être en action et régler les choses, alors que dans certaines situations, ce dont on aurait besoin c'est juste d'être et donc de prendre le temps de s'écouter. Si tu ne connais pas ce livre, je te conseille les deux tomes. Ils m'ont beaucoup aidé dans mon cheminement personnel à me comprendre, même si ça pique l'ego. Les livres de Lise Bourbeau ont été un réel tremplin pour moi. La troisième chose que j'aimerais que tu assimiles, c'est que ton travail sur toi n'a pas besoin d'être brutal et peut se faire en douceur. Je le sais, surtout quand on commence le def' perso. On se rend compte de tout ce qu'il y a à travailler, et déjà on prend peur, et ensuite on veut tout attaquer en même temps et très rapidement. Je te déconseille fortement de le faire, même si c'est très tentant. Tu vas te mettre dans une position très inconfortable, surtout si tu es seul à faire ce travail et que personne ne l'a fait autour de toi, tu vas devenir folle. Prends un sujet à la fois, si la chose avec laquelle tu as le plus de mal à dealer en ce moment c'est ton rapport avec toi-même, concentre-toi sur ça. Si c'est tes émotions, concentre-toi sur tes émotions. mais n'essaye pas de traiter tout en même temps. Tu vas te mettre en galère toute seule et peut-être même finir par abandonner parce que le travail sur soi prend énormément d'énergie. Le vrai développement personnel, ce n'est pas une question de performance et de se pousser toujours plus fort, c'est s'autoriser à être plus vrai. Un diamant, pour révéler sa beauté, a besoin d'être poli avec délicatesse et précaution et non dans la précipitation. Et c'est la patience que l'artisan va avoir qui révélera le meilleur de celui-ci. C'est la même chose pour toi. Il est temps de ralentir et t'autoriser à accueillir, vivre et ressentir. Tu n'es pas cassée, tu es vivante, alors poursuis ce chemin avec le maximum de bienveillance. Ce que je m'apprête à te dire est extrêmement important, alors je t'invite à m'écouter avec la plus haute concentration que tu puisses avoir. Tu n'as jamais été cassée, tu n'as pas besoin d'un plan de réparation, ce dont tu as besoin, c'est d'accepter que ces blessures font partie du chemin et t'aident à avancer. Reconnais que tu es déjà en chemin, et que ce que tu considères comme cassé est en fait la continuité de ton propre chemin. Accueille-toi tel que tu es aujourd'hui. Et n'oublie pas que la douceur est aussi une forme de puissance. Et pour terminer cet épisode, je t'invite à réciter cette affirmation aussi longtemps que nécessaire à voix haute ou dans ta tête. Je ne suis pas cassée, je suis complète, même avec mes parts brisées. On arrive à la fin de cet épisode, j'espère qu'il aura pu mettre un petit pansement sur ton cœur et t'aider à voir ton processus de développement personnel avec un cœur rempli d'amour. Merci d'avoir pris ce temps pour toi. Rappelle-toi que ton chemin n'a pas besoin d'être parfait pour être beau et que tu n'as pas besoin de te réparer pour mériter d'avancer. Je te souhaite une bonne semaine et une belle journée, et on se retrouve lundi prochain pour un nouvel épisode.