Speaker #0Hello, j'espère que tu vas bien. Je suis vraiment désolée, il n'y a pas eu d'épisode la semaine dernière. J'avais besoin de me reposer, j'étais vraiment KO. Et du coup, je reviens en ayant fait de plein d'énergie et de créativité. Donc bienvenue dans l'épisode 18 de Next Level. Cette semaine, on va aborder quelque chose dont je te parle constamment, le dialogue intérieur. Cette fameuse petite voix installée depuis tant d'années, qui passe la plupart de son temps à te tourmenter, et qui finalement t'empêche d'avancer. À travers cet épisode... Je souhaite t'aider à améliorer ce fameux dialogue intérieur et en faire un allié dans ton quotidien pour t'apporter plus de clarté et de sérénité. J'aimerais te montrer que tu n'es pas à la merci de ces pensées et que tu peux leur reprendre le pouvoir que tu leur avais donné. Si tu es une habituée fidèle de ce podcast et qu'il a pu t'aider à travers n'importe quel épisode, n'hésite pas à le partager autour de toi. Tu sais, je suis sûre que tu connais bien cette petite voix dans ta tête. Cette qui te critique, qui doute de toi, qui te compare aux autres et qui te juge sans pitié. Elle est là tout le temps, du réveil jusqu'au moment où tu t'endors, et parfois t'as l'impression qu'elle te lâche jamais. Tu as peut-être essayé de l'ignorer, de la faire taire, de te distraire pour ne plus l'entendre, mais au fond, tu vois bien que ça marche pas vraiment. C'est même comme si plus tu essayais de l'éviter, plus elle parlait fort. Et je me demande, est-ce que tu t'es déjà posé la question de pourquoi elle te parle comme ça, et si au lieu d'essayer de la faire taire, tu apprenais à la comprendre et à la transformer. Parce que tu sais, on a tous cette voix intérieure. Et franchement, elle n'est pas toujours très douce avec nous. Parfois, elle te tire dans tous les sens. D'un côté, ce qu'elle te répète, de l'autre, ce que ton instinct te dit. Et au milieu de ça, il y a toi qui essaies juste de faire un choix sans te perdre. Et si ça fait un moment que tu ne fais plus trop attention à toi ou à ce que tu te racontes dans ta tête, cette voix a peut-être pris une place énorme sans que tu t'en rendes compte. À un point où elle finit même par décider pour toi. et tu finis par croire que c'est ta façon de penser, que c'est toi, alors que ce n'est pas du tout le cas. C'est fou comme quelque chose qui semble normal, presque banal, peut avoir de lourdes conséquences dans ta vie. On ne réalise pas à quel point cette voix peut nous bloquer. Elle t'empêche d'avancer, elle t'éloigne de ce que tu veux vraiment et surtout, elle te fait sentir pas assez, pas prête, pas légitime. Elle crée de l'insécurité, du doute et t'en vient à ne plus trop savoir quoi penser de toi. Mais la vérité c'est que cette voix, elle ne vient pas de nulle part. C'est tout ce que tu as vécu, tout ce qui t'a touché, blessé, marqué. C'est juste un écho de ton passé. Et comme elle vit dans ta tête, tu crois que c'est la vérité. Alors qu'en vrai, elle répète juste de vieilles peurs, des choses qui datent des réflexes que tu as gardés pour te protéger. Si je t'en parle, c'est parce que moi aussi je l'ai connue, cette voix-là. Elle a fait partie de ma vie pendant longtemps. Elle prenait tellement de place que je pensais que c'était moi. Et si tu t'es reconnue dans ce que j'ai dit, laisse-moi te dire quelque chose d'important. Cette voix, ce n'est pas toi. Elle est juste le résultat de ce que tu as traversé. Et oui, tout ce que tu nourris dans ta tête finit par devenir ton climat intérieur. Et tu le sais ? Tu ne peux pas avoir une vie sereine si ta voix intérieure te sabote du matin au soir. Le vrai problème, ce n'est pas qu'elle existe, on l'a tous. Le vrai problème, c'est la place que tu lui as donnée et le fait que tu t'es un peu effacée devant elle. Mais tu n'es pas coincée, tu n'es pas définie par ce que tu as vécu et tu n'es certainement pas prisonnière de cette voix. Tu peux apprendre à la transformer et surtout, tu peux redevenir la personne qui décide. Dans cet épisode, elle va vraiment t'aider à réaliser quelque chose d'important. tout ce que cette voix te raconte. Tu peux reprendre le contrôle, pas d'un coup, pas en te forçant, mais petit à petit en reprenant ta place dans ton propre esprit. C'est le moment pour toi de reprendre les rênes, doucement mais sûrement. Et je vais t'accompagner étape par étape. La première étape, c'est d'apprendre à te détacher de cette voix. Juste de voir qu'elle existe, mais qu'elle n'est pas toi. Qu'elle n'est qu'une vieille habitude mentale, un réflexe que tu as pris sans le vouloir. La deuxième étape, c'est d'entraîner un autre réflexe intérieur, celui de la bienveillance. De te parler autrement. de te parler comme si tu parlerais à quelqu'un que tu aimes vraiment. Et la troisième étape, c'est d'installer tout ça en toi doucement par la répétition. C'est comme ça que de nouveaux ancrages se créent, que des choses commencent à changer pour de vrai. Donc si ce n'est pas déjà fait, prends un petit carnet, quelque chose pour écrire, une boisson chaude, et vu la saison, un petit plaid, et installe-toi confortablement, on va faire ça ensemble. Tu sais, comme je te l'ai dit avant, cette fameuse voix dans ma tête a pris beaucoup trop de place à différents moments de ma vie. Il y en a eu tellement que j'ai eu du mal à choisir lequel raconter, mais je pense que le plus parlant pour moi en tant que femme, c'est ce qui touche à ma valeur personnelle. Quand j'étais plus jeune, j'ai énormément mis ma valeur dans mon physique. Tu sais, à cet âge-là, on reçoit des compliments, mais aussi des remarques qui font mal parfois, sans que les gens s'en rendent compte. Et c'est là, dans cette période clé, qu'on commence à construire notre identité. Souvent, malheureusement, on se construit par rapport à ce que les autres voient et pas par rapport à ce qu'on ressent vraiment. Pour moi, il y a eu deux phrases qui revenaient tout le temps, qui m'ont marquée et qui ont vraiment façonné ma manière de me voir et du coup de créer mon identité, ma valeur personnelle. Ces deux phrases étaient « soit t'es maigre » ou alors « tu ne manges pas assez » . Et sur le moment, ça peut sembler banal. Mais ces phrases m'ont fait me sentir anormale. Déjà comme être humain, parce que la maigreur est souvent vue comme quelque chose d'anormal, comme limite... Comme si t'étais un peu malade, tu vois. Et puis comme femme aussi, parce que je n'avais pas l'impression d'avoir un corps normal, ni celui qu'on attendait d'une femme. Je précise, je ne raconte pas ça pour susciter de la pitié, loin de là. Je le partage parce que je sais qu'il y a d'autres femmes qui souffrent en silence comme j'ai souffert. Et ce que je veux dire à ces femmes, c'est que vous n'êtes pas seules, que ça ne vous définit pas, et que vous n'êtes pas obligées de continuer à souffrir pour quelque chose qui appartient au passé. Même si ces remarques se sont faites moins fréquentes à l'âge adulte, elles avaient déjà ancré un message en moi. Résultat, insécurité, comportement alimentaire néfaste, tout un cycle que j'ai traîné pendant des années. Ce cycle est ressorti encore plus fort quand je me suis séparée. À ce moment-là, j'avais perdu beaucoup de poids, pardon, je pesais 48 kilos. Et je me suis dit, ok, en fait, je ne veux plus être comme ça. Je vais manger, je vais faire du sport, je vais reprendre le contrôle. Tu sais, un peu les réflexes classiques. Le problème, c'est que je traitais ça en surface. Quand on ne s'attaque pas au problème à la racine, il revient toujours. Et pendant des années, j'ai fait du yo-yo entre... perte et reprise de poids. Puis j'ai compris quelque chose d'essentiel. Ce dont j'avais vraiment besoin, ce n'était pas le sport ni une routine alimentaire parfaite. Ce dont j'avais besoin, c'était m'accepter et m'aimer telle que je suis, en me basant sur mon essence et pas sur des critères instables ou imposés par les autres. J'avais besoin de stabilité dans le regard que je portais sur moi-même, et cette stabilité ne pouvait venir que de mon discours intérieur. Aujourd'hui, je ne vais pas te mentir, j'ai encore du travail sur la manière dont je me vois, mais je ne suis plus celle que j'étais il y a un an. et encore moins celle que j'étais il y a dix ans. Et ce qui a changé, c'est que ma propre voix décide de ma valeur et de ma beauté, plus les phrases du passé. Maintenant que je t'ai partagé mon histoire, je veux que tu comprennes quelque chose d'important. Je sais à quel point cette fameuse voix intérieure peut être destructrice, blessante et épuisante. Mais ce que j'ai appris, c'est qu'on peut reprendre le contrôle, pas en la faisant disparaître, mais en la transformant. Et c'est exactement ce que je vais te montrer avec trois étapes simples qui te permettront de poser un pied devant l'autre sur le chemin de la sérénité avec toi-même. La première clé, c'est de reconnaître quelle voix parle le plus fort dans ta tête. Et surtout, comprendre qu'elle n'est pas toi, mais juste une habitude mentale liée à tout ce que tu as vécu. Pour la cerner correctement, je te propose de la décrire comme si c'était une personne. Est-ce qu'elle te critique ? Est-ce qu'elle exige ? Est-ce qu'elle compare ? Et essaie aussi de lui donner une apparence ou une voix. Est-ce qu'elle te rappelle un prof, un parent, une ancienne connaissance ou une ancienne version de toi ? L'idée, c'est de savoir ce qui doit être transformé et comment t'y prendre. Et pour que ce soit plus clair, j'aime bien utiliser l'exemple de la maison à rénover. Quand tu achètes une maison à rénover, tu ne commences pas par les travaux sans faire un état des lieux. Tu observes, tu comprends ce qui doit être fait, puis tu passes à l'action. Avec ta voix intérieure, c'est exactement pareil. Identifier, la nommer, c'est déjà commencer à prendre de la distance. La deuxième clé, c'est de créer une voix alliée. Plutôt que de supprimer ta voix intérieure, il s'agit de la transformer en quelque chose de bienveillant. Ça demande un peu de volonté parce qu'une voix intérieure qui soutient Ça ne tombe pas du ciel. Et là, je reviens à mes affirmations positives. Oui, ça peut paraître un peu cliché, mais ça fonctionne vraiment. La répétition est le moyen le plus puissant pour ancrer un nouveau réflexe dans ton esprit. Tu peux donner à ces doigts une forme, celle d'une amie, d'un mentor, ou tout simplement toi dans une version apaisée. Et le petit exercice que je te propose, c'est que la prochaine fois que tu te juges, reformule la phrase comme si tu parlais à une amie dans la même situation. C'est simple, mais très puissant. La troisième étape, c'est de créer de nouveaux points d'ancrage dans ton esprit. Choisis une phrase que tu te répètes souvent, par exemple « je suis nul » ou « j'y arriverai jamais » , et transforme-la en quelque chose de plus juste et doux. Par exemple « je fais de mon mieux » , « je suis en train d'apprendre » ou « je mérite de me parler avec respect » . Répète ces phrases plusieurs fois par jour, même avant que la pensée négative n'apparaisse. Comme ça, le moment venu te sera prêt à lui répondre. Tu pourras lui dire « ma chérie, t'as retard, je passe à autre chose » . Non, plus sérieusement, tu pourras lui dire... Je sais que ce n'est pas la vérité, voilà ce que je choisis de croire. Le plus important ici, c'est de comprendre que le discours que tu nourris est ce qui définit ton expérience. Tu ne choisis pas toujours tes pensées, mais tu peux choisir de ne plus y croire aveuglément. Et petit à petit, en transformant ton dialogue intérieur, tu construis la vie et le bien-être que tu mérites. Tu sais, tu ne choisis pas toujours tes pensées, mais tu peux arrêter de les croire aveuglément. C'est exactement ce que je voulais te montrer dans cet épisode. Tu n'as pas à vivre avec cette voix intérieure dure toute ta vie. Ce qu'il te suffit de faire, c'est identifier la voix qui parle le plus fort aujourd'hui Crée une voix plus douce et bienveillante qui sera ton allié, et petit à petit, changez les phrases qui te freinent, à ton rythme, sans te mettre la pression. Alors voilà ton petit défi de la semaine. Prends une phrase que tu te répètes souvent et qui te bloque, et transforme-la en quelque chose de plus doux, plus humain. Écris-la, répète-la, garde-la près de toi. Et si tu veux vraiment sentir l'impact, enregistre-toi en train de te parler comme tu le ferais à une amie. Sérieusement, tu vas voir, ça change tout. On arrive à la fin de cet épisode. J'espère qu'il t'a aidé à ouvrir les yeux sur ton dialogue intérieur et qu'il t'a donné envie de le transformer petit à petit. Merci d'avoir pris ce moment pour toi. N'oublie pas, le vrai changement ne commence pas à l'extérieur. Il commence par la voix que tu choisis d'écouter. Tu peux apprendre à te parler autrement et c'est déjà un grand pas vers la paix intérieure. Je te souhaite une belle journée, une belle semaine et je te retrouve lundi prochain pour un nouvel épisode.