Speaker #0Hello, j'espère que tu vas bien. Ça y est, c'est le retour du podcast. Et j'ai vraiment voulu dédier un épisode qui ne sera pas du tout structuré, je te préviens, dans lequel je tenais d'abord à m'excuser de cette absence, mais aussi prendre le temps de te raconter un peu les phases par lesquelles je suis passée durant ces plusieurs mois. Je ne te cache pas qu'à certains moments, ce sera difficile d'exprimer les choses, mais j'ai vraiment essayé de faire au mieux. Je vais tout de suite rentrer dans le vif du sujet, parce que ça va être un épisode un peu en mode conversation, sauf que je serai la seule à parler. Mais voilà. Je voulais commencer cet épisode par des excuses. Vraiment, je suis désolée d'avoir disparu du jour au lendemain. Peut-être que certaines se diront que c'est pas bien grave, ou qu'au contraire, d'autres ont été un peu déçus que les épisodes s'arrêtent du jour au lendemain. Dans tous les cas, je pense sincèrement que je te dois des excuses parce que je considère qu'à partir du moment où je te partage quelque chose et que toi tu prends le temps de m'écouter, il y a une relation qui s'installe, ou du moins un échange, et quand on veut une relation saine et de confiance avec les gens, c'est important de reconnaître ses propres comportements, non pas pour eux pointer du doigt et dire que les choses ont forcément été mal faites, parce que j'ai fait ce qui me semblait juste pour moi-même sur le moment. Mais je pense que c'est important de te montrer que l'implication que tu as eue en prenant le temps d'écouter mes épisodes, je la considère vraiment et que ce n'est pas quelque chose que je considère d'acquis. Du coup, la première raison pour laquelle j'ai arrêté de produire des épisodes, c'est que j'étais épuisée, limite en burn-out. J'étais vraiment dans un état de fatigue tellement intense que je me mettais parfois à pleurer pour aucune raison. Je ne sais pas si tu t'en souviens, mais j'ai mon travail à côté, et j'avais aussi la danse, et on rentrait dans la période de gala, donc j'avais vraiment des entraînements quasiment tous les soirs, plus les week-ends parfois, et ça a commencé à devenir vraiment difficile pour moi. En plus de ça, je me mettais une pression pas possible pour produire quelque chose de qualité, mais ensuite je suis rentrée dans une espèce de syndrome de l'imposteur, tout ce que je faisais, c'était jamais assez bien, et petit à petit, je me suis épuisée moi-même en voulant tout perfectionner. La suite a été sans appel. C'est très simple, je suis rentrée dans un engrenage où je m'effusais à vouloir créer quelque chose de parfait. Donc j'étais fatiguée. Et le problème quand t'es fatiguée, c'est que ta créativité prend un grand coup. T'arrives plus à réfléchir correctement parce que t'as plus toutes tes capacités. Et pour écrire et éditer un épisode, crois-moi qu'il faut beaucoup d'énergie. Donc je suis juste arrivée en fait à un moment où je me suis dit, bah, faut que je stoppe. Il faut juste que je stoppe maintenant et que je revienne après. et dans ma tête le « après » c'était quelques semaines, sauf que je me suis dit que c'était pas mal. que quelques semaines après que j'ai arrêté, on a perdu un danseur dans l'école de danse dans laquelle je suis. Je ne veux pas m'étaler du tout sur le sujet parce que c'est encore très frais et très douloureux et j'ai envie de partager beaucoup de choses avec toi, mais il y a aussi des émotions que j'ai envie de garder dans mon intimité avec mes proches. Tout ce que je peux te dire, c'est que ça a été un moment que je n'oublierai jamais. Je pense que je ferai un épisode sur le deuil quand je serai prête. Mais ça a été une période où j'ai connu différentes phases qu'il a fallu gérer avec tout le reste. Niveau physique et émotionnel, j'étais vraiment vidée. Et pendant un mois après, j'étais en pilote automatique. Parce que, aussi dur que ça puisse être, la réalité de se prendre une nouvelle pareille sur le coup, la vie, elle continue quand même. Et donc, je devais aller au travail. En tout cas, je voulais parce que... Tu sais, je suis arrivée à un stade dans ma vie où je me connais tellement et je suis passée par tellement de choses aussi que je sais que c'est le genre de moment où tu te renfermes très facilement sur toi-même. Et le problème, c'est que pour t'en sortir par la suite, c'est pas aussi facile que d'y entrer. Donc je te rassure, je ne suis pas un robot. J'ai pris du temps pour moi. Et ensuite, on avait cet objectif difficile mais commun avec la danse, c'était d'aller jusqu'au bout et de faire le spectacle de fin d'année. Donc une fois que... J'ai pris le temps d'accueillir mes émotions, je suis restée vraiment focus sur cet objectif. Ça ne veut pas dire que ce n'était pas difficile, que je n'ai pas eu de moments durs, parce que c'était quasiment tous les jours en off ou avec mes amis de la danse. Mais au-delà de la douleur, et c'est vraiment ce que je veux que tu retiennes, ça a été une expérience, enfin une expérience si on peut appeler ça comme ça, une expérience de la vie qui a été vraiment enrichissante. Ma vision des autres, du monde... et de moi-même a totalement changé. Et tu sais que j'aime avoir une vision assez positive de manière générale. Et le jour où j'ai appris son décès, instinctivement, je me suis dit, il y a forcément quelque chose de beau qui va ressortir de tout ça. Et c'est exactement cette déa qui m'a aidée à rester concentrée sur tout ce qu'il y avait autour de moi. Je me suis rendue compte de ce qu'était la vie et à quel point elle était belle et importante. Et je suis vraiment reconnaissante. de pouvoir voir ce côté malgré tout ce qui s'est passé. Ça m'a énormément aidée à vivre réellement et sincèrement les moments que j'ai passés ensuite. J'étais pas, tu sais, dans ce truc de faire semblant que tout va bien et sortir pour fuir un peu cette réalité. Non, j'ai eu vraiment les moments. Et quand je me sentais pas, je le faisais pas tout simplement. Après tout ça, on est arrivés en été. Ça a été vraiment un temps où du coup, tu t'en doutes, j'avais besoin de mes proches et de me reposer aussi. J'ai pu profiter de chaque moment vraiment et j'insiste sur le vraiment parce que... Tu sais, des fois, on est avec des gens et on est en mode, oui, c'est cool d'être avec eux, mais on ne se rend pas vraiment compte à quel point c'est une chance de les avoir près de nous. J'ai aussi passé beaucoup de temps à me poser des questions sur comment je voyais la suite. J'ai pris vraiment la décision radicale de vraiment m'occuper de moi, même si je le faisais déjà, mais encore plus que je ne le faisais déjà. Encore une fois, le but, ce n'est pas d'être parfaite, mais je veux vraiment faire tout ce que je peux pour honorer la vie qui m'est donnée, tout simplement. Et c'est aussi à ce moment que j'ai commencé à penser au podcast. C'est un projet qui me tient à cœur depuis des années et je sentais que je ne pouvais pas le laisser tomber. Par contre, j'ai vraiment réfléchi sur qu'est-ce que ça représentait pour moi, qu'est-ce qui est vraiment important et est-ce que ce que je fais ou est-ce que ce que j'ai fait jusqu'ici, c'est vraiment ce que je veux ? La réponse, elle était non. Et je me suis rendue compte que je me suis lancée encore une fois dans une course aux abonnés. Et honnêtement, je pense qu'il y avait un peu de... d'orgueil là-dedans. Parce que quand j'ai voulu parler de mon projet au début, j'ai fait face à des personnes qui m'ont clairement fait comprendre que je n'y arriverais pas, que ça n'avait pas d'avenir, etc. Et inconsciemment, je pense que j'ai voulu prouver le contraire. Et donc je me suis acharnée, quitte à m'oublier parfois. Moralité de l'histoire, ça n'a servi à rien. Mais je pense surtout que j'ai tellement à cœur d'aider le plus grand nombre de femmes que je me suis focalisée sur ça, alors que ce n'était pas le plus important finalement. Parce que je crois aussi que chaque chose vient au bon moment. et que l'impatience et le manque de confiance, pour ma part, vous savez que je suis chrétienne, donc en Dieu, à ce moment-là, m'a aussi poussée à l'épuisement. Donc j'ai vraiment décidé de revenir en retirant le superflu et en gardant vraiment que l'essentiel. Le travail, bien sûr, il va se faire petit à petit, au fil des mois et au fil des années, mais la vision, là, c'est vraiment de rester alignée à ce qui me correspond. C'est pour ça que dans un premier temps, je vais mettre Insta de côté. J'y reviendrai plus tard. Alors je te conseille de t'abonner si ce n'est pas encore fait. pas rater les prochains épisodes. Et dans le futur, il y aura de nouveaux supports aussi où tu pourras me retrouver, mais j'en parlerai vraiment au fur et à mesure. Je vais vraiment prendre le temps de faire les choses, non pas par rapport à ce que je pense qu'on attend de moi, mais par rapport à comment les choses sont alignées avec mes valeurs et surtout mon rythme. Et ma valeur première, qui est ce pourquoi j'ai créé ce podcast finalement, c'est de prendre soin de soi mentalement et physiquement. Alors soyons honnêtes. Ça ne sert à rien que je fasse un podcast sur le fait de prendre soin de sa santé mentale si je ne prends pas soin de la mienne et que je n'adapte pas mes projets en fonction de celle-ci. Voilà, j'espère que cet épisode à cœur ouvert qui est différent de d'habitude t'a plu. Je pense que c'était important que je partage ça avec toi pour être le plus transparente possible et aussi pour te montrer que même si j'ai beaucoup de connaissances sur le sujet, tu n'es pas seule, je fais ce chemin avec toi et encore aujourd'hui. Du coup... à partir de demain, on entame la deuxième semaine de la rentrée. Et après le rush de la première semaine, je t'ai préparé une série pour la rentrée avec de minis épisodes. Bon, minis, j'ai essayé de faire des minis épisodes, mais ça se trouve, ils seront aussi longs que les épisodes normaux. Bref, du coup, je t'ai préparé de minis épisodes pour que tu puisses adopter de bonnes habitudes pour bien démarrer cette année. Merci à toi d'avoir écouté. N'oublie pas de t'abonner et on se retrouve demain pour le premier épisode de notre mini-série de rentrée.