Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Autour de soi, le podcast qui explore les liens du coeur. Je m'appelle Sabrina Marty et je vais vous accompagner à améliorer vos relations pour tisser des liens de qualité. Dans ce podcast, je m'adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent tisser, réparer ou simplement mieux comprendre les liens du coeur. Ces liens nous construisent et nous font grandir, mais ils peuvent aussi nous blesser, nous faire douter, même nous égarer. Et pourtant, ils sont très importants. il reste au cœur de nos vies. Que vous soyez parents, beaux-parents, en couple ou en solo, en famille recomposée ou non, ou simplement en quête de sens et de connexion dans les relations, cet espace est le vôtre. Rejoignez-moi pour ne pas vous perdre dans les tumultes du quotidien. Parce que derrière chaque lien, il y a une histoire et derrière chaque histoire, une possibilité de A vous de jouer ! par cela, il s'invite quand même dans nos pensées, il nous ébranle au point de vue de nos émotions, nos peurs, dans nos corps, il s'invite dans nos échanges. Enfin ça prend beaucoup de place parce que ça a quand même mis une certaine insécurité dans nos ressentis et pour moi c'est l'idée de ce podcast, c'est pour pouvoir amener un peu de douceur là où quelque chose s'est tendu, s'est brisé, dans cette sécurité peut-être qu'on peut vivre et parce que c'est pour moi tout naturellement étant donné que c'est... en lien avec nos liens du cœur, nos liens de sens, ça touche notre sécurité. Enfin pour moi c'est vraiment... Enfin ça me tenait à cœur de parler de cette douceur dans un contexte vraiment de chaos que nous avons pu traverser. Parce que finalement dans une échelle un peu plus large, des situations difficiles, sans parler de cette situation dramatique qui est énorme, on peut vivre des situations qui sont bien plus minimes et se retrouver dans un chaos, dans un chaos émotionnel complètement perdu Et pour moi, c'est important d'amener justement cette douceur dans cette insécurité qui s'invite dans nos quotidiens. Donc aujourd'hui, pour moi, c'est l'idée d'amener des pistes, d'amener un autre regard au travers de ce qu'on a pu vivre et qu'est-ce qui a ébranlé en lien avec ce lien d'attachement que j'aborde dans les précédents épisodes pour pouvoir comprendre un petit peu qu'est-ce qui se joue et aussi pour pouvoir amener autre chose pour nos invités. tout un chacun en fait à remettre de la douceur dans notre quotidien. Donc je commence déjà par quand finalement l'insécurité s'invite doucement en nous. Dans un événement de ce type, nos réactions en fait d'abord elle n'est pas du tout mentale, elle est corporelle, émotionnelle, relationnelle, il y a quelque chose qui se fissure à l'intérieur et ce monde que l'on pensait sûr, que l'on pensait tranquille, apaisé, ben finalement ça ébranle complètement ça parce que ça met une notion d'imprévisibilité cette notion d'insécurité, ce qui fait que notre système nerveux, il s'active. Notre système de survie se met en alerte et souvent, sans même nous rendre compte, un besoin profond se réveille, ce besoin de sécurité, ce besoin d'être en lien. Enfin moi j'ai trouvé incroyable comment chacun en fait finalement à son échelle se mobilise pour recréer du lien, recréer de la solidarité. Enfin je trouvais que c'était un... malgré l'événement traumatique et... chaotique et je n'ai pas de mots pour le dire, mais je trouvais qu'il y avait quand même une dimension très humaine qui s'est très vite réactivée. Et dans des événements comme ça, ça fait vraiment réveiller ce besoin de lien, ce besoin d'être avec les gens ou certains pour se retirer, mais ce côté très enveloppant de solidarité que chacun à son échelle a mis en place. Donc finalement c'est un mouvement qui est très ancien, très humain, quand l'extérieur finalement devient menaçant nous cherchons une base sur laquelle nous appuyer et nous restons des êtres de lien. C'est quelque chose que je mets beaucoup en avant et c'est ce pourquoi je fais ces podcasts pour établir des liens de sécurité, des liens apaisants, des liens où on se sent bien et qui nous réparent, qui nous amènent de la douceur. Bref, ces liens qui sont nécessaires à notre survie. Et j'aimerais aussi le dire aussi clairement, l'idée d'amener cette douceur, c'est pas une faiblesse. Une deuxième notion que j'ai envie d'aborder, c'est que chacun traverse le chaos d'une manière différente. On n'a pas tous en fait la même manière de réagir par rapport à un type d'ébranlement comme ce qu'on a vécu ou même d'autres qu'on peut vivre dans notre vie et c'est normal donc si on fait un lien avec l'attachement que j'ai pu aborder par le passé bah d'autres personnes pour qui dès qu'il y a un événement qui est très compliqué qui est à vivre où il y a beaucoup d'émotions, ils vont plutôt se couper des émotions. Et puis d'autres qui ont plutôt... Ça c'est l'attachement qui peut être plutôt évitant. Ou quelqu'un qui a un attachement plutôt anxieux, il peut vraiment parler beaucoup, aller chercher du lien, chercher beaucoup de soutien, avoir besoin d'aller comprendre, se renseigner pour essayer de se réguler en fait. C'est vraiment ce côté où l'émotion elle déborde et je ne sais pas trop quoi en faire. Donc ça crée finalement ce sentiment d'insécurité chez les deux. Mais les personnes ne vont pas agir de la même manière. Une autre personne qui a Un attachement qui sera plus, c'est qu'on va pouvoir aller chercher du soutien, On peut faire des liens sans être dans le trop. Mais encore une fois, des événements comme on a pu vivre, ça peut ébranler tellement que notre système d'attachement, il se réveille et on va réagir. On va même des fois sur-réagir. Chacun, on agit différemment et on cherche à finalement se protéger comme on peut dans cette souffrance qu'on traverse. Dans le langage finalement de l'attachement, ce qu'on parle... c'est de stratégie de protection, justement, pour pouvoir éviter de s'ouvrir. La douceur, elle commence ici, dans le fait, pour moi, de ne pas forcément se juger parce qu'on n'est pas tous égaux dans la manière de gérer une situation et de ne pas forcément se forcer à faire autrement parce que dans une situation où on vit de manière très ébranlante, on va réagir de la manière la plus naturelle qu'on a et petit à petit, en fait, si c'est quelque chose qui commence à se cristalliser plus à sortir de ça, c'est là qu'on peut demander de l'aide pour pouvoir sortir en fait de ces stratégies de protection qui nous ont protégé à court terme mais à long terme ça peut devenir délétère comme quelqu'un qui décide de se couper complètement de ses émotions et qu'à la longue en fait cette personne elle devient prisonnière et les émotions vont survenir mais de manière démesurée et on n'arrivera plus à y faire face pas moins par rapport à ce que on aurait pu faire par le passé parce qu'elle a tellement été étouffée qu'à un moment donné C'est devenu tellement trop qu'il y a tout qui déborde et puis on ne comprend pas trop. Et la personne elle-même ne comprend pas des fois parce que dire mais qu'est-ce qui s'est passé ? C'est le fait de pouvoir atteindre continuellement ses émotions, à un moment donné ça déborde. Je repense à une situation que j'ai suivie, une personne qui vraiment a vécu un événement traumatique et elle a géré pendant six mois mais comme une machine et à un moment donné ça s'est complètement écroulé et cette personne n'arrivait plus en fait à faire face à ça. ses émotions et puis elle était prise dedans et c'était compliqué. Donc pour moi c'est vraiment cette notion de ne pas se forcer à réagir autrement, de reconnaître ce qui est là tel qu'il est et de faire du mieux qu'on peut. Et parfois le mieux qu'on peut, par après on s'y flûte en fait j'aurais dû faire différemment. Mais c'est pour pouvoir amener aussi cette douceur que dans l'immédiat, dans des situations d'urgence on ne réagit pas du tout de la même manière. Et un autre point que j'ai envie d'aborder c'est douceur comme un ancrage intérieur. Cette douceur dans un événement C'est pas banaliser la situation, effacer la gravité et clair qu'elle n'efface pas la douleur que je peux traverser. C'est plus pour moi un geste qui est intérieur de douceur, de ralentir, une manière de se parler et de pouvoir amener cette bienveillance vis-à-vis de soi qu'en tant qu'être humain, souvent on peut être les pires ennemis mais par rapport à soi-même, on peut être tellement dur et on se remet une couche supplémentaire alors qu'on fait du mieux qu'on peut. Pour moi, dans une perspective aussi d'attachement qu'on a pu voir dans les précédents podcasts, c'est la douceur. Ça me permet de ramener une base aussi de sécurité intérieure, de calme intérieur et aussi pour se réguler aussi émotionnellement. C'est cette petite présence, je dirais, cette douceur pour moi, c'est une petite présence intérieure qui murmure, qui peut dire mais tu peux ressentir sans te perdre. Et pour moi, la notion de sans te perdre, elle est essentielle parce que quand on est complètement pris dans nos émotions, on est pris dans ce chaos, on peut se perdre. On se perd dans ces stratégies de survie qui peuvent durer dans le temps et qu'à un moment donné ça devient beaucoup trop violent et on n'arrive plus à y sortir. Et c'est pour pouvoir vraiment amener aussi ce lien parce qu'on reste des aides de lien. Donc il y a un lien qui dit que j'ai besoin d'aide. À un moment donné j'ai besoin d'être entourée. Après certaines personnes elles sont plus enclines à vouloir être entourées que d'autres. Mais si on voit que ça commence à durer dans le temps pour moi c'est important de dire qu'il ne faut pas rester non plus là-dedans et demander de l'aide. C'est nécessaire dans des situations. Et aussi, une notion que j'ai envie d'aborder, c'est vraiment cette douceur avec soi, de pouvoir respirer peut-être plus lentement, poser une main sur son cœur, s'autoriser de ne pas forcément aller bien parce qu'on reste des êtres humains, même quand on a un cerveau à un moment donné, quand on est ébranlé dans des situations chaotiques ou des situations qui nous ont vraiment affecté, se sent complètement secoué de l'intérieur et puis c'est possible et puis c'est normal de ne pas forcément aller bien en fait. On veut absolument être toujours bien, souriant... Enfin, la société, je trouve qu'elle pousse là-dedans. Et dès qu'on ne va pas forcément bien, ça peut faire peur. Puis on peut se sentir complètement, comment je vais dire ça ? Impuissant face à quelqu'un qui ne va pas forcément bien. Et une douceur, ça peut être juste une épouse. posé sur l'épaule de son voisin, un câlin. Enfin on verra un petit peu des pistes peut-être pour créer des bulles de douceur dans son quotidien. Et d'ailleurs dans mon quotidien je vois souvent à quel point en fait la tête veut prendre le contrôle. Dans des situations, dans ma casquette en tant que coach et formatrice en insertion professionnelle ou dans l'accompagnement familial ou de couple, comment en fait on veut gérer avec la tête ? On veut comprendre, on veut analyser, on veut tout faire. terre, on veut tout de suite que ça aille mieux, être dans l'action, Et en même temps, on reste des êtres humains et on a besoin d'un temps, on a besoin de mettre des choses en place, on a besoin d'accueillir aussi tout ce qui se passe à l'intérieur de soi. Et la douceur commence souvent quand on accepte aussi de ressentir sans forcément chercher à corriger, à aller plus vite que le temps. Donc voilà, pour moi, le dernier élément que j'ai envie d'aborder, c'est vraiment créer des bulles de douceur dans le quotidien. Et les débules de douceur, c'est pas quelque chose d'abstrait, c'est vraiment des gestes très concrets. Pour certaines personnes, moi je sais que c'est quelque chose qui fonctionne bien avec moi. Moi j'aime bien, je suis quelqu'un de très tactile, donc moi de prendre quelqu'un dans les bras, quelqu'un que j'aime, pendant plusieurs secondes, une trentaine de secondes, voire un peu plus si la personne est plus patiente, ben on va sentir en fait un apaisement à l'intérieur de nous parce que ça va libérer des hormones qui nous font du bien. Donc des personnes qui peuvent être très tactiles, le fait d'être contenues, le fait d'être prises dans les bras... Ça peut vraiment amener cette petite bulle de douceur. Ou aussi, ça peut être aussi par rapport à un animal. Moi j'ai un chat, alors quand j'ai besoin vraiment de douceur, je me pose, je prends mon chat. Puis cette petite bulle, ces petites minutes de douceur, ça permet de calmer, de sentir la chaleur, de sa respiration se calmer. C'est ces petites choses en fait qui permettent de s'autoréguler. D'autres personnes, ça peut être une boisson chaude que l'on aime vraiment. Ça peut être un morceau de chocolat qu'on savoure vraiment lentement, une douche chaude... un bain, on a plein de manières, ça peut être une marche, ça peut être un moment sans écran, n'importe quoi. Mais de trouver, là je vous ai donné quelques pistes, mais ça peut être de trouver ces bulles de douceur à mettre dans le quotidien. Ça peut être le matin de se réveiller et il n'y a personne qui s'est levé et juste le silence, de prendre son café dans le silence, ça peut être ça sa bulle de douceur avant qu'il y ait tout le monde qui se réveille et puis l'agitation qui commence. Ça peut être ça cette bulle de douceur. Trouver ces bulles en fait qui nous ramènent dans le moment présent et ça permet vraiment de se recentrer, de se poser et amener justement cette sérénité. Surtout quand on est dans des contextes de vie où autour de soi c'est très en mouvement, c'est très agité, c'est compliqué, il y a des situations qu'on entend, il y a des situations comme là, on a depuis le début de l'année assez agité avec des nouvelles pas forcément très bonnes. Enfin de pouvoir à un moment donné se recentrer, ça permet juste de mettre une pause en fait à ce mental qui tourne et qui tourne et puis qui reste en fait des fois dans ses angoisses, dans ses peurs. Et puis on nourrit finalement ces peurs, ces angoisses, cette insécurité comme on l'a vécu quand il y avait le Covid. Finalement d'être aux nouvelles de tout ce qui se passe, ça crée ce sentiment de peur dans lequel on le nourrit finalement et après ça ne nous fait pas forcément du bien. D'être au courant des choses, d'être vraiment aux nouvelles c'est normal mais à un moment donné c'est aussi important de pouvoir s'écouter puis de faire des fois des pauses pour pouvoir aussi se recentrer. c'est aussi les liens en fait comme ces bulles finalement de douceur, c'est vraiment ce lien comme refuge à pouvoir créer en fait ces connexions comme je l'ai dit en introduction. On a vu à quel point il y a des élans de solidarité qui se créent, il y a vraiment du lien et on reste des êtres de lien que je dis et redis pour pouvoir avoir ce côté enveloppant. Quand il y a le chaos en fait qui s'invite dans nos vies, les liens du cœur deviennent vraiment essentiels Pas pour expliquer, pas pour réparer, pas pour contenir. Mais c'est plus un lien sécurisant qui écoute sans vouloir arranger. Quelqu'un qui ne minise pas, quelqu'un qui reste là. C'est pas forcément quelqu'un avec qui on va vouloir chercher des solutions, parler et tout ça. Ça peut être juste une présence. Donc cette douceur elle circule dans ces espaces-là. Elle relie, elle apaise et elle soutient sans envahir. Donc j'ai envie de... De finir en disant, choisir la douceur même quand le monde ne l'est pas. Pour moi c'est essentiel, ça ramène comme je disais avant, ça protège nos liens, ça nous permet de rester ouverts sans nous briser parce qu'avec le temps on peut aussi face à des difficultés, face à des chaos, le cœur il peut s'endurcir, il peut complètement se fermer et puis devenir même pas bien tellement qu'on a été blessé. Et l'idée c'est de pouvoir retrouver finalement cette douceur vis-à-vis de soi, vis-à-vis du lien. qu'on peut des fois se protéger parce que quand on a été blessé dans le lien, des fois, on a envie de se protéger aussi. Pour moi, c'est important de laisser la douceur devenir un refuge, un refuge pour soi, un refuge dans les liens, un refuge pour continuer à vivre sans se fermer. J'ai envie de vous dire pour ce dernier bout, c'est vraiment prenez soin de vous, prenez soin de vos liens et laisser la douceur faire ce qu'elle sait très bien faire. Tenir, mettre du baume au cœur quand tout vacille. Si cet épisode a résonné pour vous, a mis du baume au cœur un petit peu pour vous, n'hésitez pas à le partager, à lui laisser quelques étoiles parce que ça lui permet de continuer à vivre, de continuer son chemin et peut-être de rejoindre quelqu'un pour qui ça mettrait du baume au cœur aussi d'entendre ce podcast, d'amener de la douceur. Donc il existe ce podcast pour créer du lien pour ouvrir des espaces de réflexion et rappeler aussi que nous ne sommes pas seuls dans ce que nous vivons. Pour cela, vous me trouvez aussi sur les réseaux sociaux, sous Autour de Soi avec un O. Et si vous avez des questions, des envies de thème ou simplement l'élan de partager, écrivez-moi sur Instagram, sur Facebook ou directement sur autourdesoi.ch. Prenons soin de nos liens ensemble, je vous accompagne sur ce chemin. et je vous dis à très vite et prenez soin de vous.