Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Autour de soi, le podcast qui explore les liens du cœur. Je m'appelle Sabrina Marty et je vais vous accompagner à améliorer vos relations pour tisser des liens de qualité. Dans ce podcast, je m'adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent tisser, réparer ou simplement mieux comprendre les liens du cœur. Ces liens nous construisent et nous font grandir, mais ils peuvent aussi nous blesser, nous faire douter, même nous égarer. Et pourtant, il reste au cœur de nos vies. Que vous soyez parents, beaux-parents, en couple ou en solo, en famille recomposée ou non, ou simplement en quête de sens et de connexion dans les relations, cet espace est le vôtre. Rejoignez-moi pour ne pas vous perdre dans les tumultes du quotidien. Parce que derrière chaque lien, il y a une histoire et derrière chaque histoire, une possibilité de transformation. Donc, À vous de jouer ! Pourquoi est-il parfois si difficile de dire non ? Pourquoi est-ce qu'on culpabilise, culpabilise lorsque nous disions non à quelqu'un que nous aimons ? Bien souvent, nous avons appris qu'être une bonne personne, c'est être gentil, faire plaisir. Alors nous avons appris à nous adapter, à nous taire, à nous suradapter, à accepter certaines choses. jusqu'à nous oublier. Et si oser déplaire était au contraire le premier pas vers des relations plus saines et une véritable sécurité intérieure ? C'est le podcast que je vous propose aujourd'hui pour aborder la question de justement oser déplaire pour enfin s'affirmer et se respecter. Donc dans cet épisode, je vous propose de comprendre pourquoi il est si difficile d'oser déplaire, pourquoi Pourquoi la culpabilité apparaît lorsque nous nous affirmons ? Et comment cette capacité peut devenir un véritable chemin vers des relations plus saines et une sécurité intérieure plus solide ? Donc à travers cet épisode, mon intention n'est pas de vous faire culpabiliser si vous vous reconnaissez dans cet épisode, mais plutôt de vous apporter des clés de compréhension pour avancer pas à pas vers une affirmation de soi qui est plus juste, plus saine. Et c'est parti ! Alors, pourquoi est-il parfois si difficile de dire non ? Avant d'aller plus loin, j'ai envie de vous poser déjà une question. Combien de fois avez-vous dit oui alors qu'au fond c'est un immense non ? Peut-être que vous avez accepté une invitation et que vous étiez épuisé alors qu'au fond vous ne vouliez pas. Peut-être que vous avez rendu un service et qu'au final vous n'aviez pas vraiment envie. Ou que vous avez été blessé par une remarque et que vous n'avez absolument rien dit. Et après coup, vous vous dites, mais pourquoi est-ce que c'est si difficile pour moi de m'affirmer ? Il existe des raisons profondément humaines à cela et je vais vous les expliquer. Déjà, dans un premier temps, il faut revenir à des milliards d'années auparavant. Donc avant, appartenir à un groupe était une question de survie. Être exclu de notre groupe signifiait qu'on allait être beaucoup plus vulnérable face aux prédateurs, face au manque de nourriture. plus côté protégé. Donc notre cerveau s'est donc construit avec une priorité, c'est préserver le lien pour pouvoir se sentir suffisamment en sécurité. Évidemment aujourd'hui on ne vit plus comme nos ancêtres. Mais notre système nerveux est resté très sensible au rejet, au conflit et à l'exclusion. Donc au moment de dire non, une petite voix apparaît et vous vous dites et si cette personne se mettait en colère ? Et si je la décevais ? Et si... elle ne m'aimait plus. À cela s'ajoute quelque chose que lorsqu'on grandit, on a peut-être entendu en étant enfant, « Sois gentil, ne fais pas de peine, arrête d'être égoïste, tu penses qu'à toi » ou encore « Penser à soi, c'est être égoïste » . Ces messages partent d'une bonne intention. Ils partent de l'idée de pouvoir apprendre la solidarité, l'empathie, l'entraide, mais ils peuvent aussi profiter progressivement, nous faire croire que pour être aimé, il faut forcément faire plaisir aux autres. Alors, nous nous adaptons, nous nous taisons, nous dépassons nos propres limites pour justement, comme je disais avant, préserver le lien. Et à force de vouloir préserver le lien, nous pouvons finir par nous perdre complètement parce qu'on ne se respecte plus. C'est quelque chose que moi-même, j'ai beaucoup vécu en étant enfant, adolescent. Jeune adulte, pendant longtemps, je n'osais pas m'affirmer. J'avais peur de déranger, de décevoir, de ne plus être aimée. Aujourd'hui, les choses, elles sont différentes. J'ose exprimer mes idées, notamment à travers ces podcasts. J'ose poser des limites. J'ose parfois déplaire. Mais ça ne signifie pas que je n'ai plus peur ou que je ne ressens pas de culpabilité. Ce qui est différent, c'est qu'il y a quelque chose d'essentiel que j'ai compris. C'est que je ne peux pas construire des relations authentiques en m'abandonnant moi-même. Et cela est, à mon sens, nécessaire. Parce que... Bien sûr qu'on a cette petite voix intérieure qui peut des fois nous dire « Ah mince, c'est quand même pas top ! » Mais pour moi, je trouve quelque chose qui est différent, c'est que la peur ou la culpabilité ne prend plus de place comme elle prenait avant qui faisait que je me taisais, je m'adaptais et je gardais des choses pour moi où je n'osais pas m'affirmer. Dans des situations où j'ai clairement dépassé mes limites en voulant plaire à l'autre, c'est vraiment quelque chose qu'aujourd'hui, pour moi, qui est très différent parce que j'ai... vraiment développer cette sécurité intérieure. Et c'est ce que je propose dans les accompagnements que je propose pour différentes personnes, autant les ados, des adultes, des couples et des familles, pour pouvoir oser à un moment donné dire non. Mais justement, cette culpabilité dont je viens de parler, c'est quelque chose qui n'est pas forcément confortable. Et en même temps, j'ai envie de prendre un petit temps pour comprendre un petit peu qu'est-ce qui se cache derrière cette culpabilité. Vous savez, cette petite voix qui apparaît quand vous avez dit non. Oh, t'aurais pu faire un effort quand même. Oh, je suis égoïste là quand même, j'ai pas donné un coup de main. Ou, oh, mais je vais lui faire la peine en lui disant non, je suis pas disponible. Ces petites voix en fait qui, soit c'est quelqu'un d'autre qui vous le dit, ou c'est plutôt ces petites voix intérieures qu'on se dit soi-même en fait, qui dit mais quand même, t'aurais pu donner ce petit coup de main, c'était pas grand chose. Et ça nous fait générer de la culpabilité. Mais j'aimerais vous proposer un autre regard derrière cette émotion. La culpabilité n'est pas toujours la preuve que vous avez fait quelque chose de mal. Bien sûr, la culpabilité est quelque chose d'important. Parce que lorsqu'on se sent coupable, c'est qu'on a fait justement, comme je disais avant, quelque chose de mal. Et que ça nous pousse à nous excuser, à développer l'empathie, à être justement en lien avec les autres et à vivre ensemble. Donc lorsque nous faisons réellement quelque chose de pas bien ou on fait... Pardon, non, lorsque nous faisons réellement aussi du tort à quelqu'un, elle nous encourage à réparer et à changer justement notre comportement. Mais lorsque vous refusez une invitation parce que vous êtes épuisé, parce que c'est pas une période où vous êtes très disponible, lorsque vous dites non, ce n'est pas la même chose parce que là vous n'êtes pas en train de faire du tort à quelqu'un. Vous exprimez de manière respectueuse un désaccord. Donc finalement, la question c'est quel mal avez-vous fait réellement ? Il existe une différence importante entre faire volontairement souffrir quelqu'un et accepter que quelqu'un puisse être déçu parce que vous avez choisi de respecter une de vos limites. Et pourtant, je trouve qu'on a tendance des fois à confondre les deux. Pourquoi ? Parce que nous avons intégré certaines règles. Une bonne personne dit oui. Si je déçois quelqu'un, je suis une mauvaise personne. Penser à moi, c'est être égoïste. Alors, lorsque nous commençons à dire non, nous ne transgressons pas forcément nos valeurs, nous transgressons parfois simplement une ancienne règle que j'ai intégrée lorsque j'étais enfant ou au niveau de la société ou au niveau de mon éducation et notre cerveau réagit avec de la culpabilité. Plutôt que de penser je culpabilise donc j'ai forcément tort et j'ai forcément fait quelque chose de mal, nous pouvons nous demander quelles règles intérieures suis-je en train de remettre en question ? J'aime beaucoup plus cette manière de voir parce que ça questionne en fait la culpabilité. C'est pas juste noir ou blanc, je culpabilise c'est que j'ai fait quelque chose de mal. C'est qu'il y a quelque chose qui est en train peut-être de bouger à l'intérieur de soi et c'est tout sauf confortable. D'ailleurs, j'aime beaucoup raconter une petite histoire que je trouve qui illustre bien cette envie, en fait, profondément de vouloir faire plaisir à l'autre. Donc, une maman offre deux cravates à son fils. Une bleue, une rouge. Le lendemain, il est tout content, il va retrouver sa mère et il met la bleue. Sa mère lui dit alors, mais tu n'aimes pas la rouge ? Le fils dit, mais si, je l'aime cette rouge, c'est juste que j'ai voulu choisir la bleue. Ah, c'est bien ce que je pensais, tu n'aimes pas la rouge. Du coup, lui, dans sa tête, pour faire plaisir, il revient le jour suivant et il met la rouge. Elle lui répond alors, ah bah finalement tu préférais la rouge en fait, t'aimais pas la bleue ? Et finalement il sait plus trop quoi faire parce qu'il met, si j'aime les deux, je trouve qu'elles sont les deux jolies. Finalement ce que l'homme se dit, c'est ok bah je vais arriver avec les deux cravates, ne sachant plus trop quoi faire pour faire plaisir à sa mère, il met les deux. Et sa mère lui dit, ah mon pauvre chéri, tu as vraiment un problème. Cette histoire nous rappelle quelque chose de fondamental. Il est impossible de plaire à tout le monde. Nous pouvons faire énormément d'efforts, nous adapter, nous suradapter, nous justifier, mais nous ne contrôlerons jamais complètement la réaction des autres. Alors peut-être que la véritable question n'est plus comment faire pour que personne ne soit déçu, mais plutôt comment puis-je accepter la déception de l'autre sans me sentir coupable d'avoir moi aussi des besoins que j'ai respectés. Et je trouve que cette histoire, elle illustre bien finalement à vouloir se faire, à vouloir faire absolument plaisir à l'autre. Le jeune homme, il s'oublie complètement en fait. Il essaye de s'adapter mais il voit que c'est mission impossible en fait. Il y aura de toute façon quelque chose qui ne jouera pas. Donc s'affirmer, ça ne signifie pas passer systématiquement ses besoins avant ceux des autres. S'affirmer, c'est reconnaître que nos besoins ou autant de valeurs sont autant importants que ceux des autres. Et souvenez-vous, la culpabilité n'est pas toujours le signe que vous avez mal agi. Elle est parfois simplement le signe que vous êtes en train de quitter un ancien rôle. Et c'est ça ce qui est important. C'est peut-être que vous êtes en train de mettre un autre schéma en place. pour justement sortir et oser vous affirmer. C'est ce que je vous souhaite en tout cas à travers ces podcasts que je vous propose, d'apprendre petit à petit à oser s'affirmer, à oser questionner notre fonctionnement, nos schémas dans lesquels on est depuis peut-être plusieurs années, une dizaine d'années, une vingtaine d'années, qu'importe, mais qu'on a pris comme quelque chose, comme la vérité avec un grand V. Or, comme là l'exemple que je vous ai donné par rapport à cette culpabilité, on voit que les émotions... Elle réagit par rapport à des fonctionnements qu'on a. C'est pas négliger cette culpabilité, mais peut-être c'est lui donner une autre vision. Pour terminer cet épisode, j'aimerais vous laisser avec une question. La prochaine fois que vous ressentirez de la culpabilité en disant non, ou simplement à l'idée de vous affirmer, prenez un instant pour vous arrêter. Et demandez-vous, qu'est-ce qui se cache derrière ? cette difficulté peut-être à dire non. Est-ce que j'ai peur de décevoir, d'être rejetée, de ne plus être aimée ou suis-je simplement en train de sortir d'un rôle dans lequel j'ai appris à passer les besoins des autres avant les miens ? À mes yeux, c'est là que commence le véritable chemin de l'affirmation de soi. C'est pas forcément le jour où on sait dire non. Pour moi, c'est le jour où l'on commence à comprendre pourquoi il est si difficile de le faire. Parce qu'à ce moment-là, il devient possible de petit à petit choisir de faire autrement. Donc l'affirmation de soi n'est pas de l'égoïsme, ce n'est pas devenir quelqu'un de dur, quelqu'un d'indifférent, c'est apprendre à rester en lien avec les autres sans se perdre soi-même. Mais parfois, ce chemin est difficile. à parcourir seul. Je le sais, parce que, comme je l'ai dit en début de podcast, parce que moi-même, je l'ai vécu. Je n'ai pas appris à m'affirmer seule, j'ai été accompagnée, guidée, soutenue. Et aujourd'hui, c'est à mon tour d'accompagner des personnes, des couples, des familles, des parents, toute personne qui souhaite aller vers des relations plus saines et plus authentiques pour pouvoir être mieux. Donc mon souhait n'est pas de vous aider à devenir quelqu'un d'autre, c'est de vous aider à oser être pleinement vous-même, dans le respect de vos besoins et ceux des autres. Si cet épisode a résonné en vous et que vous ressentez le besoin d'être accompagné, je serai très heureuse de marcher un bout. ce chemin avec vous. Vous pouvez me retrouver sur les réseaux sociaux sous Autour de Soi avec un O ainsi que sur mon site internet www.autourdesoi.ch Et si vous pensez que cet épisode pourrait faire du bien à quelqu'un, n'hésitez pas à le partager. Vous pouvez également lui attribuer quelques étoiles sur votre plateforme d'écoute. C'est un petit geste qui m'aide énormément à faire connaître ce podcast. Je vous retrouve de mon côté dans deux semaines pour un nouvel épisode. D'ici là, prenez soin de vous, prenez soin du jardin de vos relations parce qu'au fond, s'affirmer, c'est apprendre à dire oui à soi tout en sachant dire non aux autres avec respect et bienveillance. À bientôt !