Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Autour de soi, le podcast qui explore les liens du cœur. Je m'appelle Sabrina Marty et je vais vous accompagner à améliorer vos relations pour tisser des liens de qualité. Dans ce podcast, je m'adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent tisser, réparer ou simplement mieux comprendre les liens du cœur. Ces liens nous construisent et nous font grandir, mais ils peuvent aussi nous blesser, nous faire douter, même nous égarer. Et pourtant, il reste au cœur de nos vies. Que vous soyez parents, beaux-parents, en couple ou en solo, en famille recomposée ou non, ou simplement en quête de sens et de connexion dans les relations, cet espace est le vôtre. Rejoignez-moi pour ne pas vous perdre dans les tumultes du quotidien. Parce que derrière chaque lien, il y a une histoire et derrière chaque histoire, une possibilité de transformation. Donc, A vous de jouer ! Qui n'a jamais hésité à dire non à son enfant par peur de déclencher une crise ? Qui ne s'est jamais demandé mais si je refuse ou si je refuse une demande, est-ce qu'il va toujours m'aimer ? Si je lui pose un cadre, si je lui dis non, est-ce que je ne vais pas abîmer la relation ? Ce sont des questions qui sont profondément humaines. C'est juste qu'à un moment donné, quand elles prennent trop de place, c'est là que ça devient problématique. Et en même temps, ça peut aller encore plus loin, dans le sens que vous pliez en quatre pour répondre aux besoins de votre enfant, vous expliquer, vous écouter, vous négocier, vous essayer de faire au mieux. Mais au moment de poser une limite, tout devient compliqué. Alors parfois, vous cédez. Pas parce que vous avez envie, mais parce qu'en fait, des fois, on est tellement fatigué. Ou peut-être parce que vous culpabilisez. Peut-être parce que vous n'avez pas envie de gérer l'énième crise de la journée et que votre énergie, elle est tout en bas. Ou simplement parce qu'en fait c'est difficile de voir son enfant frustré ou fâché ou qui nous dit je t'aime pas, je te déteste. Et en même temps, est-ce que aimer son enfant signifie forcément de lui éviter la frustration ? Et surtout peut-on lui dire non sans abîmer la relation ? Donc cet épisode que je vous propose, c'est pour faire suite en fait au précédent dans lequel je vous parlais des miettes que l'on peut parfois... finir par accepter dans la relation avec son enfant. Mais du coup, lorsque je décide de ne plus accepter certains comportements, une nouvelle question peut apparaître. Comment je vais remettre une limite sans passer dans l'autre extrême ? Donc pour y répondre, je vais amener un concept que moi j'ai découvert lorsque j'ai terminé ma formation d'éducatrice sociale en 2012 et qui m'accompagne encore aujourd'hui. Ce modèle Merci. Il est proposé par Maurice Nanschen qui était psychologue et thérapeute de famille en Valais. Son livre il est sorti en 2002 donc il est passablement ancien mais je trouve qu'il est quand même intéressant pour s'appuyer, pour comprendre un petit peu l'équilibre dont l'enfant il a besoin. Malheureusement aujourd'hui l'ouvrage il n'est plus disponible mais c'est pour ça que je me dis que ça serait intéressant de faire un podcast là-dessus pour en retirer mon expérience, mon point de vue. Et vous amener justement ce concept qui, je pense, à mon sens, est toujours intéressant et d'actualité, même si ça a été amené il y a plus de 20 ans. J'ai envie par contre de préciser quelque chose d'important. Je vous présente ce modèle, c'est comme une grille de lecture éducative. Ce n'est pas un modèle, une vérité scientifique absolument carrée. C'est plus une manière en fait de voir l'éducation et que moi en fait, qui m'a beaucoup aidée quand j'ai commencé en tant qu'éducatrice sociale pour... comprendre un petit peu ce qui se jouait dans mes relations avec les jeunes dont je m'occupais. Donc Maurice Lanchaine, il nous propose d'imaginer deux axes. Le premier, c'est l'axe affectif que moi je vais représenter par le rond, donc la douceur, la rondeur. Et le deuxième, c'est l'axe normatif que moi je l'imagine vraiment un carré, très rigide, bien carré. Dans le rond, on va retrouver le lien, la tension, l'écoute. de porter aux besoins, aux émotions. Et dans le carré, on va plutôt retrouver les règles, les limites, les interdits, les responsabilités, l'autorité. Et l'idée en fait essentielle de cet épisode, c'est que le parent n'a pas à choisir entre le rond et le carré parce que clairement l'enfant, il a besoin des deux. Mais c'est plus d'apprendre à trouver un petit peu un équilibre là-dedans. Donc, je vais développer un petit peu l'axe affectif. et puis ensuite l'axe normatif pour comprendre un petit peu plus loin. Lorsque je suis dans l'axe affectif, Comme j'ai dit avant, je cherche à comprendre en fait ce que vit mon enfant. Je m'intéresse à son besoin, à ses émotions, je vais essayer de m'adapter un maximum dans la mesure du possible. Et ça sera plutôt moi en fait qui va vivre de la frustration parce que je vais plus m'adapter à mon enfant. On le voit typiquement avec un nouveau-né, ben on va être plutôt dans cet axe-là, on va être beaucoup dans l'affectif. Ben quand il y a un nouveau-né qui commence à avoir faim, pleure et tout ça, on va pas lui dire écoute tu vas attendre. 30 minutes, c'est plutôt parce que c'est moi qui décide, c'est plutôt moi qui vais m'adapter à son besoin et je vais y répondre. Plus l'enfant y grandit, en fait plus on va amener du normatif. Donc un enfant par exemple qui rentre de l'école, qui est affamé puis qui a envie de manger quelque chose, ben je peux entendre son besoin et lui proposer quelque chose à manger. Donc ça on est vraiment plus dans l'écoute en fait de ses besoins. Et maintenant on est davantage en fait dans l'air qu'on est, on est beaucoup... beaucoup à écouter les besoins de l'enfant, à s'adapter, à comprendre, à voir d'où il est, pour aller le chercher là où il est pour pouvoir s'adapter. Donc en fait l'axe affectif il permet à l'enfant de faire l'expérience de quelque chose d'essentiel. Il se dit en fait ce que je ressens est important, mes besoins ils peuvent être entendus et je suis important en fait dans cette relation. Parce que comme je l'ai déjà dit dans plusieurs podcasts, en fait, l'être humain, il a besoin de se sentir important et exister dans les yeux de l'autre. Et c'est quelque chose qui est primordial et essentiel à l'être humain. Mais il y a une distinction qui est très importante à faire. Écouter un besoin, ça ne veut pas dire satisfaire sa demande. Mon enfant, il peut avoir besoin que je reconnaisse sa colère sans que je lui donne ce qu'il réclame. On peut voir les enfants... qui font des caprices, qui hurlent, qui s'énervent au magasin parce qu'ils veulent absolument un bonbon ou du chocolat ou que sais-je, ou un jouet. On peut reconnaître qu'il n'est pas content, mais ça ne veut pas dire qu'on va forcément lui donner ce qu'il réclame. Et ça, c'est un mélange en fait entre les deux. Mais je vais l'expliquer davantage après. Et c'est justement là en fait que nous allons avoir besoin de cadres et de ce carré. Parce que parfois, par peur de faire souffrir notre enfant, de provoquer une crise, d'abîmer la relation, nous pouvons avoir tendance à nous adapter encore et encore et justement, pour faire lien avec l'épisode précédent, à accepter finalement que l'enfant nous donne des miettes. Et le problème, c'est pas qu'on aime trop son enfant, le problème, c'est plutôt lorsque ma peur de perdre le lien, il m'empêche d'exercer ma responsabilité de parent à poser des limites. Et je vois que c'est l'expérience en fait que je... Je vois dans certaines familles ou pas simplement de familles que j'ai suivies où on est beaucoup à vouloir comprendre, à s'adapter, à être vraiment dans le lien sans mettre en fait forcément de limites ou quand j'essaie d'en mettre, ça marche pas et du coup je cède. Et c'est tout un apprentissage en fait de remettre du cadre dans la relation parce que c'est pas si évident que ça. Parce qu'on peut passer entre guillemets pour les méchants et le rond on est le côté gentil, on écoute, on s'adapte et on peut vite arriver dans cette... ce blanc ou ce noir en fait, vraiment c'est ça ou c'est ça, alors que l'enfant il a clairement besoin des deux et en même temps c'est juste humain parce que des fois on peut faire ce qu'on peut, on n'a pas l'énergie et c'est pas grave, pour moi ce qui est important en fait dans ce podcast ou ces podcasts que je fais c'est pas de vous culpabiliser encore plus en disant mon dieu je fais faux, ça va pas, je suis beaucoup trop dans l'affectif c'est plus de dire mais en fait on fait tous du mieux qu'on peut Moi aussi, des fois, je suis à côté, puis je me dis mince en fait, je suis à côté de la plaque, là j'ai été trop basant dans l'affectif ou trop dans le côté normatif. On se plante, ça fait partie de l'être humain. C'est plus en fait de se rendre compte en fait que peut-être on a dévié, peut-être qu'on n'a pas fait les bons choix et de reconnaître pour ensuite en faire quelque chose, pour pouvoir faire autrement. Parce que derrière chaque personne, il y a une histoire, il y a des blessures, il y a des peurs, il y a plein de choses. Donc l'objectif c'est clairement pas de dire ok je dois venir un parent parfait, parce que ça serait vous mettre une pression encore supplémentaire et je trouve qu'il y en a déjà bien assez dans nos quotidiens, ces différentes pressions qu'on peut avoir. Mais c'est plus de vraiment prendre conscience de nos mécanismes pour apprendre à en faire un tout petit peu différemment. Pas de changer du tout au tout, mais de gentiment en fait peut-être changer de 1%. Et au final en fait si je change de 1% au fil des jours, ben au final, le changement, il sera vraiment beaucoup plus grand. Et c'est plus dans cette idée-là. Pour moi, c'était important d'aborder ça pour pas, lorsque peut-être vous écoutez ces podcasts, en disant « Mon Dieu, je fais tout faux » . Pas du tout. On fait du mieux qu'on peut. Donc maintenant, j'arrive sur l'axe normatif qui est le carré. Donc dans cet axe, on va retrouver les règles, limites, les interdits et du coup, la frustration parce que là, clairement, c'est L'enfant qui doit s'adapter aux règles et donc la frustration va davantage se retrouver chez l'enfant plutôt que chez l'adulte. Pour moi, en fait, cet axe, il permet d'apprendre quelque chose d'essentiel. Il apprend le respect d'autrui, de soi, et aussi le vivre ensemble. Parce que je devais apprendre qu'il y a des limites que je ne dois pas franchir. Parce que oui, grandir implique aussi de rencontrer des limites. Et elles, à mon avis, à mon sens, elles sont hyper importantes et nécessaires. Parce que je ne peux pas toujours obtenir ce que je veux. Je dois parfois attendre, je dois parfois apprendre à respecter. respecter aussi la limite de l'autre, je dois progressivement apprendre à supporter qu'une personne puisse me dire non. Mais j'aimerais aussi faire une distinction fondamentale parce que je trouve dans les retours que moi je me suis rendu compte dans mes suivis, des fois on met derrière l'autorité, derrière la fermeté comme quelque chose de froid, de méchant, des fois même de rabaissant et on veut beaucoup avoir cette égalité entre un enfant et un adulte. Alors oui, en termes d'humains, nous sommes égaux, mais il y a quand même une responsabilité vis-à-vis du parent, vis-à-vis de l'enfant. Donc autorité, ça ne veut pas forcément dire de la froideur, de la méchanceté. C'est plus amener un cadre qui est ferme, mais on peut très bien l'amener avec de la douceur et de la rondeur. Ce n'est pas d'être dans des menaces de relation ou en rejetant l'autre, qu'on a pu vivre peut-être certains. Dans l'éducation précédente, parce qu'avant on était beaucoup dans le côté très normatif, dans la manière d'éduquer. Et maintenant on a un peu brillé plus dans le côté affectif. Et le défi là, c'est plus de trouver un équilibre entre les deux. Et pour moi c'est une distinction qui est fondamentale. Puis d'ailleurs, je vais vous parler d'un exemple personnel. Au début de ma carrière d'éducatrice, j'avais plus ou moins 24 ans. Lorsque j'ai commencé à travailler avec des adolescentes, j'étais beaucoup dans le normatif. J'avais à cœur de bien faire mon travail, de vouloir me faire respecter, de vouloir qu'elle respecte les règles. Autant vous dire que ça n'a absolument pas fonctionné au début, c'était compliqué pour moi. Parce que justement, en fait, ces adolescentes, elles n'allaient pas respecter une jeune éducatrice simplement parce qu'elles disaient que c'était la règle. Et c'est là que c'est intéressant, c'est que ce qui m'a beaucoup aidée, c'est justement de comprendre que j'avais besoin aussi de construire du lien, de m'intéresser à elle. de comprendre ce qu'elles vivaient. Et à partir de là, la relation, elle a commencé à être différente. Donc elles ont pu entendre quand je posais un cadre parce qu'il y avait aussi du lien avec moi. Et c'est là, en fait, que le rond ne remplace pas le carré et que le carré ne remplace pas le rond. C'est vraiment un mélange des deux. Et pour moi, j'ai vu vraiment une différence à partir de là parce que j'ai vraiment appris à mettre davantage de ronds. Donc comment utiliser les deux en même temps ? À mon avis, c'est la partie la plus importante de cet épisode parce que là, on a vraiment pu détailler les deux, comprendre ce que c'était. Mais comme j'ai dit à plusieurs reprises, nous pouvons utiliser les deux dans la même situation. Prenons un exemple. Votre enfant, il est devant sa tablette. Vous lui annoncez que le temps est terminé. Il se met en colère, il s'énerve, il trouve que ce n'est pas juste, qu'il n'a pas eu assez de temps. L'axe affectif, on dit, ok, je comprends que tu sois fâché et que tu aurais aimé continuer. Donc là, on est plutôt dans l'affectif, mais donc là, on reconnaît ses émotions. On ajoute directement, mais le temps, il est quand même terminé, puis tu vas poser ton téléphone. Donc ça, en fait, c'est un mélange entre de l'affectif, on entend sans besoin. N'empêche que la règle, elle est quand même comme ça. Donc en gros, c'est je reconnais son émotion, mais je maintiens ma limite. et je n'ai pas besoin de choisir entre comprendre Mon enfant est me respecter. Au coucher, par exemple. Je comprends que tu aimerais dormir avec moi, mais ce n'est pas possible, ta place est dans ton lit. Donc là, on comprend qu'il a envie et en même temps, on remet du cadre. Et c'est là, en fait, je trouve le travail d'équilibriste dans le défi du quotidien de pouvoir poser le cadre. Et des fois, en fait, on pose juste le cadre normatif et c'est comme ça. C'est pas d'agir à chaque fois, dans chaque situation comme ça. Là, c'est juste pour vous donner des exemples comment alterner, non alterner, mettre ensemble les deux. Donc accueillir l'émotion ne signifie pas céder sur la limite. Et inversement, poser une limite ne nécessite pas de rejeter l'émotion. L'enjeu, c'est pas ok, est-ce que je dois être gentil ou est-ce que je dois être ferme ? C'est plutôt comment puis-je être dans le lien et poser ma limite en même temps. Et c'est ça, je trouve, qui est l'enjeu qui n'est pas forcément toujours évident. Et c'est là que les choses, elles deviennent aussi intéressantes. Parce que lorsque nous sommes deux parents, que ce soit en étant ensemble ou pas, Il y a quand même cette notion en fait que chacun arrive avec son histoire et parfois l'un se retrouve davantage dans le rond tandis que l'autre se retrouve davantage dans le carré. Mais ça, je vais volontairement le laisser de côté aujourd'hui parce que ce sera le sujet du prochain épisode. Pour cet épisode, je vous propose de vous questionner dans votre style éducatif sans porter de jugement, comme je l'ai dit avant. Donc je vais vous amener comme souvent je fais et que j'aime bien proposer des questions à la fin. Lorsque vous rencontrez une situation difficile avec votre enfant, posez-vous deux questions. La première, qu'est-ce que mon enfant ou mon ado est en train de vivre ? Ça du coup on est davantage dans l'affectif et le rond. Deuxième question, quelles limites ai-je besoin de poser ou de maintenir ? Donc ça c'est le carré. Et ensuite, essayez de mettre les deux dans une même phrase. Je comprends que tu sois en colère et en même temps je ne suis pas d'accord que tu me parles comme ça. Je comprends que tu veuilles continuer à jouer sur le téléphone. Et en même temps, je t'ai averti, c'est l'heure de l'éteindre maintenant. Et donc, dans le prochain épisode, nous allons ajouter cette difficulté supplémentaire que j'ai abordée juste avant. C'est que qu'est-ce qui se passe quand nous sommes deux parents et que l'un est plus rond tandis que l'autre est plus dans le carré ? Comment éviter de devenir le méchant et le gentil ? Et surtout, comment trouver un équilibre éducatif ? sans avoir besoin d'être constamment d'accord. C'est ce que nous verrons ensemble dans le prochain épisode. Nous voilà arrivés au bout de l'épisode. Donc si cet épisode a résonné en vous et que vous sentez le besoin d'être accompagné, je serai heureuse de pouvoir vous aider à cheminer vers des relations plus épanouissantes. Vous me retrouvez sur les réseaux sociaux sous Autour de soi avec un O ainsi que sur mon site internet www. autour-de-soi.ch où vous pouvez prendre directement rendez-vous en ligne. Et je vous mets toutes les informations dans la description de cet épisode où vous aurez le lien direct pour aller réserver en ligne votre rendez-vous. Et si vous avez envie de me rencontrer, je serai également présente au salon de la parentalité et de la famille qui aura lieu à Comté le 21 et le 22 novembre prochains. Ce sera l'occasion pour moi d'échanger de vives voix Merci. autour de ces questions qui traversent nos relations et nos familles et de pouvoir aussi vous rencontrer personnellement, rencontrer les personnes qui m'écoutent depuis passablement maintenant deux mois. Donc si vous pensez que cet épisode pourrait faire du bien à une personne, je vous invite à lui partager. Vous pouvez également lui attribuer des étoiles sur votre plateforme d'écoute. C'est un petit geste, mais un geste pour moi qu'il m'aide énormément à faire connaître. ce podcast. De mon côté, je vous retrouve dans deux semaines pour un nouvel épisode. D'ici là, prenez soin de vous, prenez soin du jardin de vos relations parce qu'aimer son enfant, ce n'est pas tout accepter. C'est accueillir ce qu'il ressent tout en osant poser des limites. C'est savoir lui dire non avec respect et bienveillance pour l'aider peu à peu à trouver sa place, à faire face à la frustration et à devenir pleinement