Speaker #0Imagine une scène avec moi. Tu rentres chez toi un soir, t'as passé une longue journée, tu te sens épuisé, t'as beaucoup souri, t'as dit oui à tes chefs, à tes collègues, à ta famille, à tes amis, et puis t'as beaucoup écouté aussi. T'étais pas toujours d'accord avec ce qui se disait, mais t'as tout gardé pour toi. T'as géré tes émotions, et malgré ce que tu pourrais ressentir parfois, bah... Tu t'es effacée. Bref, t'es restée à ta place. Ou du moins, à la place que tu crois devoir tenir. Et tout ça, en fait, tu le fais tous les jours, sans même y penser, en automatique. Alors ce soir-là, tu rentres chez toi, tu poses ton sac, t'enlèves tes chaussures et là, sans trop comprendre ce qui t'arrive, sans trop comprendre pourquoi, tu fonds en larmes. Si ta scène, elle te parle... Si tu t'es déjà retrouvé dans cette situation, vidé, sans vraiment comprendre pourquoi tu as agi comme ça, alors reste avec moi parce que cet épisode devrait te plaire. Hello, je m'appelle Elsa et je suis Master Coach Certifié. Avec ce podcast, Un chemin vers soi, ma mission est de t'aider à mieux te comprendre et à t'accepter tel que tu es. pour que tu puisses rayonner en toute authenticité. Je suis profondément convaincue qu'on a tous en nous une lumière qui ne demande qu'à briller. Et mon désir est que tu puisses prendre conscience de ta valeur, découvrir ce chemin qui est le tien et impacter le monde à ta face. Ensemble, partons à la découverte de notre vérité. Apprenons à nous révéler et osons marcher vers notre destinée. Aujourd'hui, on va parler d'un mot que tu n'utilises peut-être pas pour parler de toi. Et pourtant, je suis presque sûre qu'il décrit une partie de ta vie. Le mot que je veux mettre en lumière dans cet épisode, c'est la suradaptation. La suradaptation, tu sais, c'est quand tu t'effaces pour survivre. Quand tu fais des choses que tu n'as pas envie de faire, que tu t'ajustes en permanence pour rentrer dans le moule. Quand tu te modèles de la façon dont les autres aimeraient te voir, ou de la manière dont tu penses qu'ils aimeraient te voir. Dans tous les cas, en fait t'es pas toi-même. Tu joues un rôle, tu joues un personnage, tu portes un masque. Et souvent, c'est hyper ancré. Tu fais ça depuis tellement longtemps que, en fait, tu sais même plus qui t'es au fond. C'est devenu ta façon naturelle, normale, ta manière d'être au monde. Je sais pas si ça te parle tout ça, mais moi j'ai beaucoup fait ça étant plus jeune. Et je te le dis tout de suite, si t'es hypersensible, y'a de grandes chances que tu aies développé ce mécanisme très tôt dans ta vie. Parce que ressentir tout intensément, oui ça fait peur. Ça fait peur aux autres, mais ça fait aussi peur à soi-même. Alors tu t'es adapté pour essayer de devenir normal. Comme je te disais, je suis passée par là. Pendant des années, j'ai été ce qu'on appelle une salariée exemplaire. Tous mes chefs étaient ravis de m'avoir. Je prenais tellement de charges sur moi, tellement de poids sur mes épaules, plus que je n'aurais dû. Et je le faisais avec le sourire. Globalement, je faisais ce qu'on me disait. Alors oui, j'exprimais mes désaccords, mais je n'étais pas du genre à tenir tête. Je faisais ce qui devait être fait pour correspondre à ce que mon boss attendait de moi. Du coup, j'étais celle qui gérait, celle qui menait les sujets de front, qui allait au bout des projets, qui se donnait corps et âme pour son boulot, qui ne se plaignait pas, ou si peu. Ce qui m'a valu, cette phrase de mon frère qui m'a marquée, c'est pas la boîte de ton père. J'avais identifié qu'à mon poste, c'était ce qu'on attendait de moi, ce que je devais faire. J'étais en mode guerrière. Et tu sais quoi ? Personne dans mon entourage... professionnelle n'avait deviné que j'étais hypersensible. Personne. Pour certains avec qui je bossais, j'étais même froide, trop directive. Bon, pas les personnes que je manageais en direct, mais bon. Tu sais ce que ça veut dire en réalité tout ça ? Ça veut dire que pendant des années, je m'étais tellement bien adaptée, suradaptée, tellement bien fondue dans le moule, que j'avais réussi presque à faire disparaître cette partie de moi, cette sensibilité-là. Et j'étais persuadée que c'était ça, réussir. Que pour être normale, il fallait que je sois à la hauteur, que je tienne. Sauf qu'à l'intérieur... En fait, je m'éteignais à petit feu. Et le pire, c'est que j'ai mis du temps à prendre conscience de tout ça. Avant qu'on aille plus loin, je voulais qu'on s'arrête sur un truc important. La suradaptation, c'est pas un défaut de caractère ou de lâcheté. C'est pas parce que tu te suradaptes que t'es faible. J'ai envie de dire au contraire. Mais en fait, c'est une stratégie de survie. C'est quelque chose que t'as appris très jeune. Parce qu'à un moment donné dans ta vie, bah... En fait, c'était la meilleure réponse possible pour toi. pour survivre à ton environnement. La meilleure façon d'être aimé, la meilleure façon d'être accepté, t'as pas eu le choix probablement. Si t'as grandi dans une famille où il fallait faire attention aux humeurs des autres, où tes émotions étaient considérées comme trop, où on t'a souvent dit que tu prenais beaucoup les choses à cœur, que t'étais trop sensible, trop à fleur de peau, alors t'as appris très vite à te taire, à t'ajuster, à devenir ce qu'on attendait de toi. à cacher tes émotions, à les planquer sous le tapis. Et en fait, tout ça, c'est devenu un automatisme. Donc avant qu'on aille plus loin, je voudrais que tu entendes ça. L'idée, c'est pas que tu t'enveuilles, et surtout, je veux que tu comprennes que en fait, t'es pas cassé, tu t'es protégé. T'as eu besoin de ça à un moment donné, et c'est complètement différent. Par contre, ok, tu t'es protégé à l'époque parce que c'était vital pour toi. Je vais pas remettre ça en cause. Mais aujourd'hui, ce mécanisme, en fait, il est toujours actif. Ton armure, tu ne l'as jamais baissée. Mais est-ce que tu es sûre que tu es encore en danger ? Aujourd'hui, ton armure, est-ce qu'elle ne te coûte pas plus qu'elle ne te protège ? Maintenant, j'aimerais qu'on regarde ensemble cinq signes, cinq choses très concrètes qui montrent que tu te suradaptes au quotidien. Je te préviens, c'est possible que tu te reconnaisses dans plusieurs de ces signes, c'est même fort probable. Si ça arrive, comme d'hab, pas de jugement, on accueille. C'est un pas vers le changement. Et comme je dis souvent, on ne peut pas changer ce dont on n'a pas conscience. Alors, tant mieux, si ça débloque quelque chose pour toi. Le premier signe, c'est que tu dis oui avant même d'avoir réfléchi. On te demande un service, on te propose un truc, on te sollicite quoi, et... Avant même que ton cerveau ait finalement eu le temps de digérer l'information, de comprendre ce qui t'était demandé, de te demander si justement t'avais envie ou pas, si t'avais l'énergie ou pas, si ça respectait ton planning. En fait, c'est comme si ta bouche, elle disait oui à ta place. Elle disait oui dès le départ. Sans avoir bien pris connaissance et conscience de tout ce que cela pouvait impliquer. Et toi, tu vas répondre automatiquement, oui, oui, bien sûr, pas de souci. Tu peux compter sur moi. Le pire, c'est qu'en fait, une heure plus tard, en faisant la vaisselle ou autre, ou trois jours plus tard, tu réalises que t'as plus de soirée à toi, t'as plus de temps pour toi, pour ta famille, et ça t'énerve en plus. Et t'es énervée contre les autres. Mais en réalité, cette colère, elle est dirigée contre toi. D'ailleurs, je fais une parenthèse, mais j'en parle de cette colère dans un épisode assez récent d'ailleurs. Donc n'hésite pas à aller l'écouter pour creuser ce point. Bref, ce oui qui sort chez toi en automatique, c'est un signe. Désormais, prends-le comme ton système d'alarme qui te dit « Attention, t'es plus en train de te choisir, d'agir, t'es en train de réagir, de t'adapter. » Le deuxième signe, c'est que tu changes complètement de comportement selon les personnes avec qui tu es. Avec ta belle-mère, tu vas être une personne. Avec tes collègues, une autre. Avec tes amis, encore une autre. Et puis avec ton conjoint, encore quelqu'un de différent. Et je te parle pas juste d'adaptation normale, parce que oui, c'est vrai que tu peux être différente à la marge et c'est ok. Tout le monde s'adapte un petit peu à son interlocuteur. C'est humain et c'est plutôt sain. Mais là, je te parle de quelque chose de plus profond. Je te parle de ces moments où tu te dis « Mais je me reconnais pas, en fait. C'est qui cette fille-là qui parle ? Et qui je suis, en fait ? » La vraie question à te poser, c'est quand je suis seule, sans personne autour, qu'est-ce qui reste de moi ? C'est une vraie question introspective, alors note-la et laisse-la infuser dans ta tête. Quoi qu'il en soit, si tu as déjà eu cette pensée de « c'est qui celle-là ? » même une seule fois finalement, c'est que... il y a une partie de toi qui commence à sentir qu'il y a quelque chose qui ne va pas, un truc qui cloche. Et c'est assez précieux. Le troisième signe, c'est que tu n'arrives plus à dire ce que tu ressens vraiment. On te demande comment ça va et tu réponds le fameux « ça va et toi ? » Même quand t'es épuisé, même quand t'es au bord des larmes, même si t'as pas dormi depuis trois nuits. On te demande ce que tu veux manger, où tu veux aller, ce que tu préfères et tu réponds « Oh, comme tu veux, c'est toi qui vois, ça m'est égal, peu importe. » Ça peut paraître anodin, mais tu te dis « ça m'est égal » , sauf que non en fait. Dans la plupart des cas, ça t'est pas égal, t'as une préférence. Mais parfois elle est tellement enfuie que t'as même plus accès à elle en fait. Tu te ranges à l'avis des autres, à l'envie des autres pour les satisfaire. Et tout ça souvent inconsciemment. Et au bout d'un moment, c'est comme si t'avais perdu ton propre mode d'emploi. Tes émotions elles sont là, elles bouillonnent à l'intérieur de toi. Mais entre ce que tu ressens, ce qui sort de ta bouche, il y a un gouffre. Ou plutôt, il y a un mur. Un mur que t'as construit toi-même en fait, brique par brique, pour te protéger. Et qui aujourd'hui, bah, te sépare complètement de toi. Le quatrième signe, c'est que tu es épuisé. Tout le temps. Et tu comprends pas trop pourquoi. Tu dors, tu manges, tu fais du sport, peut-être même que tu médites. Et pourtant, t'as l'impression de te traîner, t'as l'impression de fonctionner avec une batterie qui... se recharge jamais complètement. Je vais te dire un truc, te suradapter, c'est un vrai travail à temps plein. Toute la journée, sans que tu t'en rendes compte, ton cerveau il va scanner les autres, il va anticiper leurs besoins, ajuster tes mots, lisser tes émotions, contrôler ton image, tes actions. Toute la journée, tous les jours de l'année. Mais c'est normal en fait que tu sois épuisé. Ton système il tourne à plein régime depuis des années. Et le cinquième signe est celui-là. Il fait souvent mal quand on le nomme, mais tu as l'impression de jouer un rôle dans ta propre vie. Tu fais ce qu'il faut. Tu coches toutes les cases. Tu as peut-être une vie qui, vue de l'extérieur, ressemble à une réussite, la vie parfaite, avec le fameux bon travail, la famille, les amis, les projets. Mais à l'intérieur, il y a une petite voix qui te dit « il me manque un truc » . Et puis, c'est comme si, en fait, t'étais derrière une vitre, comme si tu te regardais vivre, sans vraiment rien vivre, ressentir, comme si la vraie toi, celle que personne ne connaît vraiment, était restée quelque part en arrière, et que, bah, tu savais pas comment la rejoindre. Si ce cinquième signe te touche particulièrement, je veux que tu saches une chose, cette petite voix, elle a raison. Et le fait que tu l'entendes, c'est déjà hyper positif. Alors c'est quoi le prix ? Combien elle te coûte cette suradaptation ? Parce que si t'es encore en train de m'écouter, c'est probablement que tu commences à le payer ce prix. Ce prix il prend plusieurs formes. D'abord il y a la fatigue dont je viens de te parler. Tu portes tout, tout le temps. Personne ne le voit, personne ne t'aide. Ensuite, il y a tes relations. Tu donnes beaucoup, mais tu reçois rarement à la hauteur de ce que tu donnes. Et avec le temps, mine de rien, ça crée une frustration qui te ronge. T'oses pas en parler, parce que tu te dis que tu vas paraître ingrate, méchante. Mais en réalité, t'es épuisée de donner sans jamais recevoir. Et puis, il y a ce coup, le coup qui, pour moi, c'est le plus grave, le plus silencieux. C'est que tu perds contact avec toi-même. Tu te perds, tout simplement. Tu ne sais plus ce qui te ferait du bien, tu ne sais plus ce que tu aimes vraiment, ce qui te fait vibrer, ce dont tu rêves. Quand on te demande, t'hésites, tu cherches et parfois t'inventes un truc. Parce que tu te dis que c'est bien mieux d'avoir une réponse. Ça ferait bizarre de ne pas savoir. Ça fait mal. Et là, je veux que tu m'écoutes attentivement. Le problème, le problème c'est pas ton hypersensibilité. Ton hypersensibilité c'est pas une maladie, je le répète assez dans ce podcast. Ce qui fait mal, c'est la suradaptation que t'as développée pour la cacher. Pour te changer, pour ne pas te laisser être qui tu es pleinement. C'est ce mécanisme en fait qui t'a fait croire qu'il fallait que tu disparaisses pour être aimé. Que tu te changes, que tu sois lisse, polie. Et ça, c'est pas vrai. Ça a jamais été vrai. T'as le droit d'exister de manière entière, telle que tu es, avec ta sensibilité, avec tes émotions, avec ton intensité. T'as le droit de prendre ta place. J'irais même plus loin. Je dirais même que c'est ton devoir, c'est de ta responsabilité. Alors... Qu'est-ce qu'on fait maintenant qu'on a dit ça ? Je ne vais pas te mentir, sortir de la suradaptation, ce n'est pas juste un déclic. Ça ne va probablement pas se régler en un week-end, avec un papier et un stylo. C'est un chemin, un vrai chemin, qui demande du temps, de la douceur, et souvent de l'accompagnement. On y revient dans une minute. Mais avant de finir cet épisode, j'ai envie de t'aider à faire ton premier pas. La prochaine fois qu'on te demande quelque chose, N'importe quoi. Et que tu sens ce oui automatique qui monte, je t'invite à faire une chose. Une seule, pour commencer. Tu prends trois secondes. Trois secondes de silence. Et pendant ces trois secondes, tu te poses cette question à l'intérieur de toi. Est-ce que je dis oui parce que je le veux ou parce que j'ai peur de décevoir ? C'est tout. Et peu importe ta réponse à ce stade, tu peux décider de dire oui quand même. Mais ce qui compte, c'est que tu te poses cette question. Que tu prennes conscience que peut-être, effectivement, à certains moments, tu dis oui pour faire plaisir, parce que t'as peur d'être jeté, peur de décevoir. Et c'est ok. La phase d'après, ce sera de te poser cette question et de répondre vraiment en fonction de la réponse. Si tu dis oui, uniquement par peur de décevoir, alors change ta réponse. Aie ce courage-là. Je sais c'est pas facile, je sais c'est inconfortable, mais c'est essentiel pour ton bonheur futur. Et la première fois que tu vas faire ça, tu vas ressentir une espèce de vent de panique monter, cette peur de décevoir, cette peur d'être jugée, cette peur d'être rejetée. Qu'on te trouve égoïste, pas gentille, pas assez. Bref, c'est normal. C'est des vieilles peurs. Et tu ne vas pas les faire disparaître comme ça en trois secondes. Mais tu peux apprendre, petit à petit, à choisir malgré elles. On arrive à la fin de l'épisode. Et le message clé que je voudrais que tu retiennes ici, si tu te suradaptes, c'est parce que tu as appris à survivre. À un moment où tu n'avais peut-être pas le choix. Et c'est ok. Mais aujourd'hui, t'as le choix. Tu peux apprendre à exister autrement. Pas du jour au lendemain, certes. Probablement pas toute seule. Mais c'est possible. Sortir de la suradaptation, ça veut dire se défaire de ces schémas qui sont en toi depuis des années. C'est exactement ce que je propose dans mon accompagnement individuel Oser être soi. Ces 8 séances sur 4 mois où on travaille ensemble sur qui tu es vraiment, je t'apprends à... poser tes limites, à reprendre contact avec ce que tu ressens, à mieux te connaître, du coup, à comprendre quels sont tes besoins, tes valeurs, à apprivoiser tes émotions, tu arrives à mieux les comprendre et donc à mieux les réguler, tu mets le doigt sur tes croyances limitantes qui t'empêchent d'avancer, t'augmentes ton estime de toi, ta confiance en toi, et tu te donnes l'autorisation d'être toi, pleinement, simplement. Si ça résonne, je t'invite à prendre un appel découverte avec moi. Il est offert, c'est sans engagement, et ça te permettra simplement de voir si ça match entre nous, si on est fait pour travailler ensemble. Je te mets le lien dans les notes de l'épisode. Si cet épisode t'a touché, si tu t'es reconnu dans ce que je t'ai partagé, je t'invite à me laisser 5 étoiles et un commentaire gentil. Si ta plateforme le permet, bien sûr. Ça m'aide vraiment à faire découvrir le podcast. à le faire découvrir à d'autres femmes qui comme toi en ont besoin. Et je clôturerai ce podcast en te disant que tu n'es pas trop, tu n'as jamais été trop. Alors ose te montrer tel que tu es. Tu es aimable avec ta sensibilité dans ton unicité. Ne prive pas le monde de qui tu es réellement. Ouh... Yeah