Speaker #0Au mois de juin, j'ai eu trois appels découvertes annulés. J'en avais jamais eu autant avant. Le premier, la personne a pris rendez-vous et deux minutes après, elle l'avait annulé. Deux minutes. Le second, la personne ne s'est pas présentée du tout. Pas de message, pas de signe, juste une absence. Et pour le troisième, j'ai eu une notification Calendly avec ce commentaire. Problème familial qui prend toute la journée, désolé. Forcément, j'ai été déçue et ça m'a même mise en colère. J'ai eu l'impression qu'on abusait de moi, surtout pour celle qui ne s'était jamais présentée à ce rendez-vous. Mais une fois le pic émotionnel retombé, j'ai compris. Hello, je m'appelle Elsa et je suis Master Coach Certifié. Avec ce podcast, Un Chemin Vers Soi, ma mission est de t'aider à mieux te comprendre et à t'accepter tel que tu es pour que tu puisses rayonner en toute authenticité. Je suis profondément convaincue qu'on a... On a tous en nous une lumière qui ne demande qu'à briller. Et mon désir est que tu puisses prendre conscience de ta valeur, découvrir ce chemin qui est le tien et impacter le monde à ta face. Ensemble, partons à la découverte de notre vérité. Apprenons à nous révéler et osons marcher vers notre destinée. Hello, je suis ravie de te retrouver pour ce nouvel épisode du podcast Un Chemin Vers Soi. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet dont on parle presque jamais à haute voix, parce qu'il touche quelque chose de très profond dans notre rapport à nous-mêmes. On va parler de cette difficulté à demander de l'aide, et plus précisément de ces croyances que beaucoup d'entre nous ont intégrées, sans même s'en rendre compte. Dans cet épisode, je veux qu'on comprenne ensemble d'où ça vient, Ce que ça nous coûte vraiment et comment on peut faire autrement. Sans se forcer, sans se juger, pas à pas. Et si ça te parle déjà, c'est que t'es au bon endroit. Donc, si je reviens sur mon histoire du début, qu'est-ce qui s'est passé avec ces trois femmes ? Et plus largement, qu'est-ce qui se passe quand on n'arrive pas à demander de l'aide ? Je pense qu'il y a une croyance de fond, une croyance principale qui en cache en réalité plusieurs. Et cette croyance principale, je crois que tu me vois venir, je pense que tu la connais. Une femme forte, ça gère seule. Elle nous a été transmise par nos familles, par la société, par des modèles aussi qu'on a observés très tôt. La maman qui tient tout sans vaciller, son foyer, son job, ses enfants. Cette femme qui ne se plaint pas, celle qui avance quoi qu'il arrive et qu'importe les obstacles. Quelque part, on a appris que demander de l'aide, c'était admettre qu'on n'était pas capable, qu'on n'était pas assez. Je vais te parler de moi une seconde, parce que je suis une femme et je suis maman aussi, donc c'est quelque chose que je vis pleinement. Je suis maman d'une petite fille de 20 mois, je gère mon activité, la maison. les amis, la famille. Et parfois, j'essaye d'être sur tous les fronts en même temps. Et quand ça devient trop, quand je sens que j'ai besoin d'aide, il y a encore parfois ce truc qui arrive. Cette petite voix qui dit « Mais c'est bon, tu peux y arriver. T'es sûre, t'es vraiment sûre que tu veux demander de l'aide ? Tu devrais pouvoir. Tu devrais y arriver toute seule. Allez, prends un peu sur toi. » Tu devrais pouvoir. Cette phrase, elle te dit quelque chose ? Et sous cette croyance principale, il y en a d'autres. Des petites sœurs, en quelque sorte. Qui toutes pointent, en fait, dans la même direction. On croit qu'on doit tout faire, toute seule. Comme si déléguer ou demander, ça revenait à abandonner quelque chose. Une part de nous. Comme si le faire seul... avec plus de valeur. Il y a aussi le fameux « si je demande de l'aide, je vais déranger » . On a peur que notre besoin soit trop grand, trop lourd, trop encombrant, trop gênant. Et que l'autre, en face, ne soit pas à l'aise avec ça. Que cela lui demande trop d'efforts. Autre croyance associée, on se dit qu'on va être jugé. On s'imagine qu'on va nous voir comme une personne faible, fragile, si on demande de l'aide. Comme quelqu'un qui n'est pas capable. Et si je vais au bout, comme quelqu'un qui n'a pas de valeur. Dans notre esprit, demander de l'aide, ça revient aussi à perdre le contrôle. Parce que si on demande un coup de main, bah oui, on perd la maîtrise. On ne sait plus ce qui va se passer. Et ça, pour beaucoup d'hypersensibles notamment, c'est terrifiant. Une petite dernière, une croyance sœur. On pense qu'on devra forcément rendre l'appareil. Demander devient alors comme une dette. Et cette dette-là, elle pèse parfois plus lourd que le problème qu'on voulait résoudre à la base. Et tout ça mis ensemble, ça te coûte. Ça te coûte même beaucoup. Que tu en sois consciente ou non d'ailleurs. Et c'est ce qu'on va regarder ensemble. Quand on porte toutes ces croyances, on finit par porter beaucoup de choses, beaucoup trop. Et ça se voit de plein de façons différentes. Il y a d'abord l'épuisement, tu sais cette fatigue qui n'est pas juste physique, cette fatigue mentale de devoir tenir, de devoir tout, tout gérer, tout le temps, toute seule. T'es en alerte en permanence. Tu ne te reposes pas du tout. Tout ne repose que sur toi, en tout cas, t'en as l'impression. Tu penses que t'as pas le droit à l'erreur. Pas de vacances, pas de RTT. Tu dois être au top 24h sur 24. Penser à tout, tout bien faire, sans la moindre erreur. Et le pire, c'est que souvent personne ne le voit autour de toi. Tu donnes le change. Tu fais si bien semblant que tout semble ok. Et c'est logique parce qu'en fait, on t'a appris à faire semblant aussi. À dire ça va quand ça va pas, à cacher tes émotions, tes vrais besoins, pour maintenir cette image de femme parfaite, celle qui gère. Ce que te coûtent toutes ces croyances, c'est aussi l'isolement. Parce que, pas quand on demande jamais rien, les autres, ils savent pas de quoi on a besoin. Et puis ils intègrent de toute façon qu'on se débrouille très bien toute seule, alors ils nous laissent tranquilles. Et on finit par se sentir vraiment seul, même entouré. Et puis dans nos sociétés modernes, on ne sait plus recevoir. Quelqu'un nous propose de l'aide et on refuse presque automatiquement. Ou on minimise. Oh non, c'est bon, je gère. Alors qu'on fond souvent, au fond de nous. On en a besoin, mais on n'ose pas, on ne s'autorise pas. On est tellement habitué à donner, à faire, à tenir, qu'on ne sait même plus comment accueillir quelque chose, sans se sentir redevable ou bien gêné. Je fais un parallèle, mais c'est comme avec les compliments. Quand on nous fait un compliment, bien souvent on ne sait pas l'accueillir, ne sait pas trop quoi en faire et... Souvent on essaie de trouver un truc à dire aussi pour l'autre, pour lui retourner son compliment, au lieu juste de dire merci tout simplement. Et ça aussi, c'est une conséquence directe de ces croyances-là. Et puis il y a aussi quelque chose de plus subtil, quelque chose que j'observe beaucoup et qui me touche vraiment. Quelque chose de l'ordre de l'estime de soi. Quand on ne demande pas d'aide, on envoie un message à notre propre cerveau. Un message qui dit « je ne mérite pas d'être aidé, mes besoins ne sont pas aussi importants que ceux des autres » . Et ce message, on le répète tellement souvent qu'à un moment, on finit par y croire. Et toi qui m'écoutes, si t'es hypersensible, tu ressens tout ça encore plus fort. Tu captes les émotions des autres, tu anticipes leurs besoins, tu te plies en quatre, pour les autres, pour ne pas déranger. Mais tu t'oublies, tu te mets en retrait, tu laisses tes propres besoins sur le côté, tu les mets sous le tapis, comme s'ils n'avaient pas d'importance, comme si tu n'avais pas d'importance, mais si en fait. Tes besoins comptent. Et toi aussi, tu comptes. Je repense à ces trois femmes. En un sens, elles avaient fait le plus dur. Elles avaient reconnu quelque part en elles qu'elles avaient besoin d'aide. Elles avaient pris rendez-vous. Et ce geste-là, je t'assure qu'il demande déjà du courage. Et au dernier moment, une de ces croyances a gagné. Une de ces peurs s'est activée. Peut-être la peur de déranger, la peur du regard des autres, la peur que ça ne fonctionne pas pour elles. Peut-être l'impression que ça allait lui coûter quelque chose. Au fond, je ne leur en veux pas. Je les comprends. Parce que je pense savoir ce qui s'est passé dans leur tête. Je connais cette petite voix. Je la connais même très bien. Et c'est pour elle, entre autres, que j'ai voulu faire cet épisode. Parce que là où je veux en venir, c'est que... Ta vision du fait de demander de l'aide, elle est erronée. Elle ne te rend pas service, bien au contraire. Et si tu arrivais à voir les choses autrement ? Si demander de l'aide, ce n'était pas être faible, mais au contraire. Si c'était un acte de force. Je pense qu'on a besoin de redéfinir ce mot, le mot forte. Parce qu'on nous a vendu une définition de la force. qui rime avec tenir, avec résister, avancer sans broncher, ne jamais se plaindre ou encore gérer seul. Mais moi, cette définition-là, j'en veux pas en fait. Laisse-moi te poser une question. Si tu vois quelqu'un dont la maison brûle et que cette personne, elle appelle les pompiers, est-ce que tu vas lui reprocher de ne pas avoir éteint le feu tout seul ? Est-ce que tu vas te dire... Cette personne-là est vraiment fragile. Elle ne fait pas d'efforts. Elle aurait pu éteindre le feu toute seule. Non, évidemment que non. Alors pourquoi tu te reproches à toi de demander de l'aide quand quelque chose ne va pas ? Être forte pour moi, ça ressemble plutôt à savoir ce dont tu as besoin et être assez courageuse pour aller le chercher. En faisant fi de ce que les autres peuvent penser et peuvent dire, ça demande une bonne connaissance de soi. Ça demande de faire taire ces petites voix qui te disent que tu vas déranger, que t'es pas à la hauteur, que tu vas devoir rendre l'appareil, que tu vas perdre le contrôle, que tu devrais y arriver seule. Et je trouve que c'est beaucoup plus fort que de tenir en silence jusqu'à l'épuisement, jusqu'à ce que tu t'écroules. Parce que c'est ce que tu risques en fait, si tu ne demandes jamais d'aide alors que ça ne va pas. Tu risques de t'effondrer, de t'écrouler, et peut-être qu'il sera trop tard. Je te dis pas que c'est facile, je vais pas te mentir, moi-même je travaille encore là-dessus, et à certains moments, oui, je manque de bienveillance avec moi-même, j'endosse mon costume de femme forte, ma femme super-héros, ma super-woman, et je me dis que je peux le faire, que j'en ai les capacités. Oui, toi aussi t'as les compétences, t'as plein de qualités. Parfois, t'as juste besoin d'un élan pour avancer, de te motiver et c'est ok. Mais parfois, la chose la plus intelligente à faire, la plus saine pour toi, c'est d'arrêter d'être borné en fait et d'aller chercher l'aide qui te permettrait de reprendre ta respiration. Tout ça, c'est un chemin. C'est pas facile, c'est pas juste une cage à cocher. Même si tu as une prise de conscience aujourd'hui, il y a encore des jours où ça reviendra. Où ces voix, elles tourneront en boucle dans ta tête. Où tu préféreras faire tout toute seule plutôt que demander de l'aide. Où tu refuseras de l'aide par réflexe, avant même d'y avoir réfléchi vraiment. Mais de plus en plus, tu te poseras la question. De quoi j'ai besoin là, maintenant ? Est-ce que je m'autorise à le demander ? Si tu veux creuser ce lien entre tes besoins et tes émotions, j'ai fait un épisode là-dessus, c'est l'épisode 44. Il complète plutôt bien ce qu'on se dit aujourd'hui. En résumé, ce que je voudrais vraiment que tu intègres, c'est que demander de l'aide, ça dit pas que t'es pas capable. Ça dit que tu te connais, que tu te respectes, et que tu prends ta vie en main. Et apprendre à recevoir, ça fait partie du chemin aussi. Autant que de savoir donner. Et ça, je t'assure que c'est tout sauf une faiblesse. Avant de te laisser, trois choses pour terminer cet épisode. Trois choses à retenir. Premièrement, ces croyances qui disent qu'une femme forte, elle gère tout, toute seule, qu'on ne doit pas déranger, qu'on devra rendre la pareille, elles ne t'ont pas été imposées méchamment, elles t'ont été transmises, mais tu as le droit de les questionner, de les remettre en cause. Deuxièmement, demander de l'aide, ce n'est pas une preuve de faiblesse. C'est la preuve que tu te connais. Ça demande du courage, donc une certaine force. Et troisièmement, le plus dur c'est souvent le premier pas, pas tout le chemin, juste la première petite action. Si tu te reconnais dans ce que je viens de décrire, si toi aussi tu as annulé, reporté ou jamais osé prendre ce premier rendez-vous, je t'invite à te demander pourquoi. Quelle croyance te freine ? Quelle petite voix résonne dans ta tête ? Est-ce que tu gères vraiment ou tu as peur ? Et si t'as peur, de quoi t'as peur ? Si après cette introspection, tu en ressens le besoin, je t'invite à prendre un appel découverte avec moi. Pas forcément pour acheter quelque chose, mais déjà pour parler, pour voir ensemble ce dont tu as besoin, pour que quelqu'un t'écoute vraiment, sans jugement. Je te mets le lien dans la description de cet épisode. Et si cet épisode t'a touché, si tu t'es reconnu dans ces mots, je t'invite à me laisser 5 étoiles sur la plateforme d'écoute de ton choix. C'est gratuit, ça prend 30 secondes, et ça aide vraiment le podcast à se faire découvrir par d'autres femmes qui, elles aussi, ont besoin d'entendre ces messages. Surtout, prends soin de toi, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode.