- Speaker #0
Bienvenue sur Oser l'Efficacité. Aujourd'hui, c'est un peu spécial. Je suis en vacances, mais pas question de te laisser sans rien à écouter. Alors j'ai une surprise pour toi. Je te propose de découvrir l'industrie qui fait envie, le podcast de Claire Tenayo, concentré de RH et d'industrie. Nous avons enregistré quatre épisodes ensemble et je suis sûre qu'ils te plairont. Ils sont disponibles les mercredis et vendredis des vacances scolaires. En attendant, Oser l'Efficacité se refait une beauté et revient tout frais, tout neuf, dès le 6 janvier. Alors profite bien de cet épisode et passe de belles fêtes. À très vite.
- Speaker #1
Hello Périne. Salut Claire. Ça va ?
- Speaker #0
Ça va et toi ?
- Speaker #1
Bon, tu sais que je suis trop contente de t'avoir aujourd'hui. En plus, tu nous viens quand même de loin.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Bon, pas seulement pour moi, mais merci en tout cas de faire le déplacement. Alors, c'est marrant parce que sur le papier, on ne fait pas le même job, toi et moi. Pourtant, on a quand même la même ambition. C'est donc de faire rayonner l'industrie. et proposer des pratiques innovantes au profit de la performance et du mieux-être des salariés. Tu connais le podcast ? Oui. Donc, je vais commencer par te poser trois questions. J'espère, je fais la même à tous les invités, donc j'espère que tu ne les as pas posées. Non. C'est une brief que je t'ai donnée. C'est ça. Donc, dis-moi, qu'est-ce qui t'anime, qu'est-ce qui te révolte et qu'est-ce qui te fait peur ?
- Speaker #0
Ce qui m'anime, ça va être la résolution de problèmes, globalement, quelles qu'elles soient, que ce soit dans le privé ou dans... Que ce soit dans le privé ou dans le pro, si quelqu'un qui va avoir une problématique, qui est coincé sur quelque chose, je vais avoir énormément envie d'aider, de trouver une solution, quoi qu'il en coûte. En fait, je vais être assez butée. Et clairement, le problème m'anime. Côté solution, mais quand même.
- Speaker #1
Ok, t'aimes les problèmes.
- Speaker #0
C'est bizarre dit comme ça, mais oui. J'aime quand les problèmes disparaissent. Voilà, ça nettoie plus le blanc que blanc. ok ce qui me fait peur ensuite c'est ça ? très bien ce qui me fait peur au sens très très large c'est la fin la fin des choses mon grand flip c'est sans parler de la crise climatique actuelle qui renforce encore les choses mais s'il y a plus de vie sur Terre dans 500 millions d'années ça risque d'être bien avant du coup mais je me dis du coup ça sert à quoi ce qu'on fait ici ? pourquoi on se bat pour monter des boîtes et pour faire des trucs fun si de toute façon, un jour, ça n'existera plus. C'est du genre de pensée qui me donne un peu le vertige et qui me font flipper au quotidien.
- Speaker #1
Et bien,
- Speaker #0
on est tous en joie. Quelqu'un de plutôt joyeux, mais voilà, c'est le genre de petit flip que je me perds de temps en temps. Je comprends. Et du coup, qu'est-ce qui te révolte ? Et ce qui me révolte, c'est l'injustice sous toutes ses formes. Enfin, quelle que soit sa nature, mais de... de voir que quelqu'un passe à côté de quelque chose qu'il aurait mérité et que ça ne lui est pas donné pour de mauvaises raisons, parce que la personne à côté parlait plus fort, ou si on parle de boulot, de promotion, quelqu'un qui aurait happé une promotion sous le nez d'une autre parce qu'il s'est juste mis plus en valeur, ou même au quotidien, un enfant qui se fait gronder pour quelque chose qu'il n'a pas fait, c'est ce genre de choses qui me rendent dingue, et puis dans mon métier au quotidien. le fait de voir qu'il y a des tas d'industries qui ne profitent pas des leviers techniques et technologiques actuels pour aller plus loin, pour produire mieux, alors qu'ils ont de belles valeurs, ça me rend dingue. Enfin, c'est un truc tout bête, mais chaque année, en période de Noël, j'essaie de faire l'effort pour les cadeaux, de trouver des marques qui produisent en France, des choses un petit peu innovantes. Et en fait, ce travail, je dois le refaire chaque année, parce que d'un an sur l'autre, les boîtes disparaissent. Et ça me révolte complètement.
- Speaker #1
Très bien, merci. Et tu sais que ma phrase type, enfin pas ma phrase type, mais ma tagline, on va dire, c'est l'industrie qui fait envie. T'es bien placée, je pense, pour répondre à cette question. Donc pour toi, qu'est-ce que ça représente ? Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que ça veut dire pour toi ?
- Speaker #0
L'industrie qui fait envie, c'est une industrie dans laquelle on a de nouveau envie de travailler, qui devient peut-être une vocation. de nouveau une vocation. Aujourd'hui, je trouve qu'on associe un peu trop facilement encore l'industrie à une image vieillissante, peut-être sale, difficile d'y travailler. Quelque chose qui est peut-être plus en ligne avec ce que les nouvelles générations vont chercher au travail. Alors qu'une industrie qui fait envie, c'est de se dire, travailler dans l'industrie, c'est cool, on peut faire des choses chouettes. Qu'on ne te regarde plus de travers en disant je travaille dans l'industrie. Aujourd'hui, je pense qu'on a un vrai besoin de sens par rapport à ce qu'on va acheter et consommer, qui est produit quelque part. Tout est industrie finalement dans la vie. Pour plein de choses qui sont produites très loin de chez nous, on préfère ne pas trop regarder d'où ça vient, comment c'est fait. Aujourd'hui, l'industrie qui fait envie, c'est de se dire je sais comment c'est fait, je sais où c'est fait et j'ai envie de contribuer à cette fabrication.
- Speaker #1
Alors Périne, avant de plonger dans le sujet, c'est le moment où tu te présentes, comme tu le souhaites.
- Speaker #0
Salut.
- Speaker #1
Qui es-tu ?
- Speaker #0
Que fais-tu ? Je suis Périne Thiebaud. Ça fait dix ans que j'accompagne les industries dans leurs problématiques de transformation digitale, en particulier au niveau de l'atelier de production. Globalement, je vais aller chasser le temps perdu, récolter les données là où elles peuvent l'être, les transformer en... d'indicateurs exploitables, permettre aux opérateurs comme aux managers de faire mieux leur travail. Donc en fait, en chassant le temps perdu, en chassant les tâches à faible valeur ajoutée, on redonne du sens au métier de l'opérateur et du manager en leur permettant de se concentrer sur les tâches qui ont vraiment de la valeur ajoutée et de rendre le métier plus intéressant. Oui, rendre le métier plus intéressant, en fait.
- Speaker #1
Et du coup, tu rayonnes où, géographiquement ?
- Speaker #0
Alors moi, je suis basée en Haute-Savoie, pas très loin de la frontière suisse. Donc, mon terrain de jeu privilégié, c'est l'Auvergne-Rhône-Alpes. Mais clairement, aujourd'hui, j'interviens sur toute la France. Ok,
- Speaker #1
très bien. J'espère que le message est passé.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Eh bien, c'est parti. On va commencer sur le premier épisode. Allez Périne, c'est parti, je te propose qu'on attaque du coup le cœur du sujet et on commence avec une question qui est un peu clivante. Est-ce que le digital peut redonner du sens au travail ? Pourquoi c'est clivant ? C'est parce que pour certains, digitaliser ça renvoie encore à une transformation profonde du modèle de leur propre organisation industrielle ou de leur propre métier. Et pourtant, à travers des outils de simplification, le digital permet de réduire des tâches sans valeur ajoutée. Donc c'est un petit peu tout ça qu'on va aller creuser ensemble, puisque in fine, ça permet quoi ? De libérer du temps pour des missions à plus forte valeur ajoutée et dans lesquelles souvent on y trouve plus d'épanouissement. Mais ça, tu vas tout nous expliquer. Surtout quand on sait que la pénurie de main-d'œuvre aujourd'hui du secteur... L'enjeu de donner du sens me semble primordial et aussi de responsabiliser les collaborateurs, ça peut être des vrais leviers. On va parler de tout ça. On va commencer avec cette première question. Dans un process industriel, quelles sont les tâches que tu vois généralement à faible valeur ajoutée ? Ce que tu observes vraiment le plus souvent, quelles sont-elles ?
- Speaker #0
Le premier truc qui me vient sur le process de réception, par exemple, Très souvent, il peut arriver que les commandes soient déjà digitalisées, qu'il puisse y avoir des envois de mail, des PDF, des choses comme ça, ou au mieux, effectivement, que ce soit intégré numériquement dans un logiciel de gestion centralisé. Mais derrière, pour aller faire la validation de commandes, l'entrée en stock, c'est très souvent que la personne va aller imprimer sa feuille, aller sur le terrain, pointer les cartons reçus sur sa feuille, ou non reçu du coup. Et derrière, cette feuille repart au bureau pour être saisie dans le système et pointer les cartons à ce moment-là. Bon, déjà c'est pénible. On n'est pas à l'abri d'erreurs en pointant un carton pas au bon endroit ou en n'étant pas tout à fait bon sur le process. Et en plus derrière, il y a quand même un certain temps entre j'ai fait mon travail, ça revient au bureau, quand est-ce que c'est saisi ? Donc c'est tout un temps où le stock finalement, on ne peut pas l'utiliser encore parce qu'il n'est pas officiellement rentré. L'information ne redescend pas à la prod comme quoi certaines pièces sont arrivées. Ça peut ralentir un process, je veux dire une pièce qui empêche la ligne de production de se lancer, qui est arrivée mais on ne sait pas encore, c'est quand même un peu dommage. Et tout ça... C'est déjà des processus qui peuvent être accélérés globalement, mais surtout, ce n'est pas très intéressant pour une personne d'aller ressaisir sur un PC quelque chose qui a déjà été fait sur le terrain. De la même manière, un opérateur à qui on va demander de pointer sur une feuille les arrêts machines et de noter leur cause, de noter les pièces produites, il y a quand même énormément de machines aujourd'hui, alors effectivement, ça va dépendre du type de production, mais qui sont capables de communiquer sur... le nombre de pièces qu'elles ont produites, sur leur temps d'arrêt, et où finalement, en mettant des techniques... des technologies à disposition de l'opérateur, il n'aurait plus qu'à compléter ces informations et pas à dire ma machine s'est arrêtée de telle heure à telle heure Ce qui, ça, n'est vraiment pas intéressant pour lui et quand ça ne lui apporte pas de valeur, il n'aura pas tendance à le faire ou à le faire correctement. Si c'est quand même très courant que quelque chose qu'on fait sans savoir vraiment pourquoi et sans que ça nous rapporte quelque chose, on ne soit pas aussi concentré que sur une tâche qui a vraiment de la valeur pour nous.
- Speaker #1
Et donc, c'est là le lien que tu vois avec nos activités. Forcément, moi, je travaille sur l'attractivité et la fidélisation des collaborateurs. C'est là où, selon toi, on pointe du doigt ce qui va aller dans le sens de l'engagement, de la fidélité de nos collaborateurs ?
- Speaker #0
Moi, si tu recrutes un soudeur, par exemple, son métier, ça va être de souder. Et souvent, il a choisi ce métier, il a envie de faire ça. Si à côté de ça, tu le surcharges de processus administratifs qui n'ont pas de valeur pour lui, il va avoir l'impression de ne pas passer autant de temps qu'il pourrait sur son vrai métier et de ne pas être là pour la raison pour laquelle il a été recruté. Donc, en essayant de réduire au minimum ces tâches sans valeur ajoutée qui sont très loin de son métier et qui ne font pas partie des raisons pour lesquelles il a signé, tu le fidélises sur son poste. Si en plus, derrière, le numérique peut lui apporter des gains sur son travail ou en arrivant sur son poste, il sait exactement ce qu'il a à faire, il sait exactement sur quoi il doit travailler, il n'a pas à courir après son manager pour telle ou telle raison de savoir ce qu'il a à faire quand, là, je pense qu'on a encore plus l'adhésion à l'entreprise.
- Speaker #1
Et alors, est-ce que tu peux nous donner ou nous expliquer concrètement le digital appliqué à l'environnement industriel ? Comment il s'exprime ? Tu vois, souvent, ça peut faire, il peut y avoir des réticences. Tu parlais des PMI. Je pense que souvent, on imagine tout de suite la grosse transformation. J'imagine qu'il y a un juste milieu. Comment tu positionnes ? Comment ça peut s'exprimer ? De quelle manière ?
- Speaker #0
On parle énormément d'industrie 4.0 qui se concrétise souvent dans les grands groupes par des programmes assez lourds avec de l'intégration machine. Mais en fait, la révolution, numérique de l'industrie, elle peut se faire à des tas de niveaux. Et tu peux commencer très simplement, parce qu'à partir du moment où sur ta ligne de production, tu as des machines qui sont d'une génération, même d'une machine qui a 20-25 ans, c'est déjà des automates sur lesquels on peut récupérer des données. Donc, venir brancher un logiciel dessus, un capteur de données qui va récupérer la communication de la machine, la mettre en forme pour dire telle machine a produit tant de pièces à telle date que derrière, tu connectes ça avec ton planning de production, ce qui veut dire que toutes les pièces produites entre telle date et telle date sur telle machine, tu les réunis directement avec l'ordre de production. C'est des choses qui sont assez simples à faire et qui déjà te font gagner énormément de temps. C'est des choses qu'avant, tu faisais papier-crayon et qui n'étaient pas forcément... toujours juste, toujours bien adapté en fonction des ordres et tout ça. Là, en réunissant ces deux informations, tu gagnes énormément de temps et on ne parle pas de réinvestir dans une nouvelle machine, on ne parle pas de remplacer un poste opérateur par une machine, on ne parle pas de technologies qui sont très compliquées, on parle vraiment de mettre en relation des informations que tu captes déjà, mais d'essayer qu'elles communiquent plus vite ensemble.
- Speaker #1
Et du coup, si on va dans des exemples peut-être un peu concrets du quotidien d'un opérateur, justement, qui intervient sur cette machine, comment ça le soulage, en fait ? Qu'est-ce que ça lui apporte ?
- Speaker #0
Ton opérateur, il est sur sa ligne et avant... avant la mise en place d'un logiciel, on lui demande de pointer ce qu'il a produit, les temps d'arrêt, tout ça. Donc, c'est fin de journée, la feuille, elle est récupérée, elle est saisie peut-être le lendemain dans le logiciel. Tu calcules ton TRS à partir de ça.
- Speaker #1
Donc, le TRS qui est un indicateur de productivité. Oui, excuse-moi.
- Speaker #0
Tout à fait. Donc, TRS, l'indicateur phare de l'industrie qui permet de calculer le rendement sur les lignes de production. En connectant... la machine a une interface utilisateur, déjà, tu peux récupérer les temps d'arrêt machine automatiquement. Si ta machine est d'une technologie un peu plus avancée, il y a certains arrêts où elle va même pouvoir te dire pourquoi elle s'est arrêtée. J'ai plus de matière première, je m'arrête. Il y a des choses qu'elle peut savoir. Quand c'est des arrêts d'urgence, et qu'elle ne sait pas pourquoi, quelqu'un qui appuie sur le bouton rouge, l'opérateur peut aller qualifier l'arrêt et donc il n'a plus à écrire quand est-ce que la machine s'est arrêtée mais juste finalement à dire pourquoi elle s'est arrêtée à apporter ce delta d'informations donc déjà c'est beaucoup plus simple pour lui et il apporte les informations sur lesquelles il a vraiment de la valeur ajoutée et ce qui est intéressant c'est que En rentrant les informations au fur et à mesure, les tableaux de bord qu'on peut lui fournir à lui vont lui indiquer l'avancement de son ordre de production, potentiellement les rebuts qu'il y a eu. Si on sait les rebuts, ça veut dire qu'il sait le nombre de pièces qu'il a à réunir tout de suite. Ça permet de savoir en temps réel ce sur quoi il a travaillé et de ne pas découvrir finalement à la fin ou le jour d'après que l'ordre de fabrication n'était pas terminé, qu'il faut refaire une production, qu'il faut réorganiser tout. pour aller compléter des choses. Le gain en temps réel permet vraiment de mettre de l'information sur la ligne de production et de responsabiliser les équipes, que le manager n'ait aussi plus à faire des allers-retours entre le bureau, l'atelier, pour savoir ce qu'il en est. Finalement, l'information est disponible tout le temps et on peut la monitorer à distance. Donc ça rapporte à la fois la valeur au manager qui n'intervient plus qu'en cas d'urgence et à l'opérateur qui est beaucoup plus responsabilisé dans ses fonctions et qui fait un métier qui peut être beaucoup plus intéressant parce qu'il a plus de maîtrise sur ce qu'il fait.
- Speaker #1
Et du coup, tu sais qu'ici on s'adresse principalement au RH de l'industrie. Pour eux, pour elles, parce que c'est quand même beaucoup elles, quels sont les bénéfices côté RH ? Est-ce que... Tu peux mesurer des indicateurs RH qui vont être intéressants ? Qu'est-ce que ça peut apporter, en tout cas, pour les personnes, pour les RH qui nous écoutent ?
- Speaker #0
Je crois vraiment au numérique comme facteur, comme vecteur de bien-être au travail. Donc, à partir du moment où un poste est plus plaisant, tu n'auras pas forcément envie de rester chez toi. Donc, je pense que c'est un vrai moyen de lutter contre l'absentéisme. Et aussi, quand on va aller remplacer... l'humain sur des tâches qui ne sont pas forcément très intéressantes, mais qui sont par contre compliquées pour le corps, des tâches à contraintes. Par exemple, on voit beaucoup aujourd'hui dans des entrepôts des machines qui vont aller chercher des cartons en hauteur. Si avant, la personne devait monter sur un escabeau puis à bout de bras prendre un carton assez lourd, on n'est pas très loin de l'accident. Et ça peut provoquer des accidents de travail qui peuvent être assez graves, alors que finalement, je pense que personne n'a de valeur ajoutée à aller chercher un carton à un endroit. Et c'est typiquement le genre de poste où le robot peut aller protéger l'humain, finalement, en évitant qu'il se fasse mal, qu'il ait des troubles répétés.
- Speaker #1
Le TMS. Oui,
- Speaker #0
voilà, le TMS.
- Speaker #1
Oui, donc du coup, un impact qui peut être, alors forcément qui est du point de vue de la responsabilité sociale de l'entreprise, de prendre soin de ses salariés. Je crois qu'il n'y a pas trop de débat là-dessus. Un impact aussi positif, possiblement, sur l'absentéisme, en tout cas. Je pense qu'on peut avoir un impact assez direct sur l'absentéisme. Alors l'absentéisme, c'est toujours un sujet qui met longtemps. à s'améliorer, parce que ça se mesure sur des mois et des mois. Et d'un autre côté, tu vois, j'ai un peu envie quand même de me faire l'avocat du diable, parce qu'on a parlé aussi de ce qu'en tirait l'opérateur. J'ai envie de me faire l'avocat du diable parce que moi, ce que je vois aussi, je vois les craintes côté opérateur. à digitaliser un process, etc. Donc, souvent, ce que beaucoup apprécient dans les métiers de l'industrie, c'est le côté manuel, la polyvalence aussi, dans le sens, ben voilà, nous, on bouge tout le temps. Tu vois, c'est souvent des choses qui remontent souvent, dire, ben oui, c'est vrai que j'aime bien parce que parfois, il faut que j'aille faire mon picking, donc que j'aille me servir dans le magasin, par exemple. Tu vois, des missions comme ça un petit peu annexes, mais en fait, qui vont faire pour eux je m'y retrouve dans mon job parce que je ne fais pas toujours la même chose, malgré ce qu'on peut encore penser. Et en plus de ne pas faire toujours la même chose, j'ai un métier manuel et ça me plaît. Donc, quand tu mets en place des processus de digitalisation, est-ce que tu rencontres ces résistances ? Et est-ce qu'on dénature pas un peu leur job ?
- Speaker #0
En fait, ça va vraiment dépendre à quoi tu t'attaques. Aujourd'hui, quand j'en discute avec des prospects, leur problématique n'est pas sur je veux que mes personnes fassent tout le temps la même chose J'étais en prospection dans une menuiserie il n'y a pas longtemps. Lui, c'est le responsable de production, ce qui l'intéressait, c'était de savoir sur quels ateliers les différentes personnes avaient travaillé, non pas pour les sur- les rendre surperformants sur un type d'atelier, mais plutôt pour qu'ils aillent travailler sur d'autres ateliers aussi, pour que le jour où il y ait des absents, qu'ils puissent...
- Speaker #1
Travailler la polycompétence.
- Speaker #0
Donc, il avait plutôt intérêt à avoir des gens polycompétents pour aller renforcer un atelier quand ils étaient en retard de production ou d'aller dédoubler les équipes sur un atelier bien précis, plutôt que d'avoir des gens qui sont surcompétents sur une seule compétence. Et effectivement, d'aller recueillir les informations de qui a travaillé où, ça contribuait à ça. Donc, je dirais que cette partie-là va plutôt renforcer ce côté désir de polyvalence. Et l'autre sujet qui est abordé très, très souvent, ce n'est pas de mettre du numérique pour se passer d'un opérateur sur une fonction particulière, c'est plutôt pour arriver à faire plus. avec les personnes déjà en place, parce que comme tu l'as dit en introduction, le recrutement aujourd'hui dans l'industrie, c'est une tannée. On va pas se le cacher, c'est hyper difficile. Donc heureusement qu'il y a des gens comme toi qui essayent de redynamiser ça pour attirer des gens. Mais en tout cas aujourd'hui, le problème il est quand même là, de se dire qu'on a du mal à recruter des gens. J'ai entendu des boîtes me dire quoi ? le salaire n'était pas vraiment un souci, qu'ils étaient clairement au-dessus de ce que pouvaient proposer d'autres sociétés qui n'étaient pas forcément de l'industrie du coin. Mais l'industrie n'attire pas, donc il faut, si tu as des ambitions de performance, arriver à faire mieux. avec l'équipe que tu as déjà en place. On ne va pas forcément priver l'opérateur de différentes compétences qu'il peut avoir, mais par contre, on va lui donner les outils pour qu'il puisse faire son travail plus qualitativement, plus rapidement, qu'il ait moins de questions à se poser et qu'au final, il puisse se reposer sur le numérique. pour faire mieux sa mission.
- Speaker #1
En quoi, concrètement, on en a déjà un peu parlé, mais je veux bien que tu ailles un peu plus loin sur cette question, en quoi est-ce que ça améliore la qualité de vie des employés ?
- Speaker #0
Il y a un exemple que je donne souvent d'un client qu'on a accompagné. Il avait toutes les machines et toutes les données dont il avait besoin, mais par contre, il n'exploitait les données de poids de ses pièces qu'à la fin de son process. Pour s'assurer que la pièce ne soit pas rejetée au contrôle poids pour un poids trop bas, il prenait une marge de 3-4 grammes sur chaque pièce. Le fait de rendre beaucoup plus dynamique l'acquisition de données a permis que le poids, ils le connaissent dès la production de la pièce. Donc en fait, dès que la pièce était produite, ils connaissaient le poids. S'il y avait une dérive, ils pouvaient réajuster son process immédiatement. Donc, il n'avait plus la marge à prendre. 3-4 grammes d'économiser par pièce, c'était 1 million d'euros sur l'année. Donc là, au niveau des financiers, on est très contents, mais même au niveau de l'opérateur qui pilote sa ligne, d'avoir de l'information en temps réel, il avait... Il n'était plus juste là en surveillance de ligne, il vérifiait que tout se passe bien, il y avait un vrai truc de se dire qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi j'ai plus assez de matière dans mes pièces ? Qu'est-ce qu'il faut que je réajuste dans mon process pour revenir sur l'attendu, finalement ? Donc une fois qu'on avait mis ça en place, C'était pas quelque chose d'extrêmement compliqué à faire, mais ça validait complètement l'utilité de la chose. Là, on avait des opérateurs... qui trouvaient leur intérêt dans le fait d'interagir avec la machine, de qualifier leurs arrêts de production, parce que ça leur donnait de l'information qui avait de la valeur pour eux, qu'ils pouvaient exploiter pour faire correctement leur travail. Côté management, les opérateurs étaient responsabilisés, donc ça a dégagé aussi de l'espace disque en haut pour faire autre chose et pour ne pas être en permanence sur la ligne. Côté finance, on n'en parle pas, un héroïne en quatre mois, c'est fou. Il faut se rendre compte de ça aussi. On parle toujours de projets longs avec des ROI sur plusieurs années. Ce n'est pas forcément le cas. Ça dépend ce à quoi on s'attaque. Et une fois que tout ça, c'était en place, en fait, c'est les opérateurs qui sont devenus les premiers demandeurs de nouvelles fonctionnalités.
- Speaker #1
Donc, ils sont devenus ambassadeurs du projet de digitaliser.
- Speaker #0
C'est tout à fait ça. Donc, à partir du moment où ils ont vu qu'ils avaient de l'intérêt à remplir les différentes informations, ils ont eu de nouvelles idées pour continuer, eux, à améliorer leur vie. Et je trouve que c'est hyper parlant comme exemple parce que ça libère la parole. Ça permet de se dire, je suis acteur de mon job. En fait, ça ouvre le champ des possibles. Quand tu arrives dans une entreprise où il n'y a rien en place côté digital, en fait, les gens ne savent pas quoi demander. Parce que ce n'est pas leur boulot de savoir ce qui est possible de faire numériquement. Il y a certains clients, quand je discute avec eux, ils me font part d'un souci. Alors, ils l'expriment avec leur mode industriel, qui n'est pas forcément les modes informatiques. Et je leur réponds, je dis, oui, ça, on peut faire. Regarde, si on récupère cette donnée ici, on la met là, ça marche. Mais on peut faire ça ? Et je suis toujours assez étonnée parce que moi, ça me paraît évident, c'est mon métier. Mais c'est normal qu'en face, ils ne le sachent pas. Donc, je crois qu'on a une vraie carte à jouer sur comment c'est petit, montrer la valeur, ouvrir le champ des possibles pour que les gens osent dire ça, ce truc-là. Je ne sais pas comment on peut le faire parce que ce n'est pas mon métier de le savoir. Mais ça, ça changerait ma vie. Ça, ça m'aiderait.
- Speaker #1
Et tu vois, ça va me faire bondir sur d'autres questions parce que... Côté RH, on fait souvent face à une réticence dans la mise en place du digital. Tu vois, par exemple, on se dit, on a besoin de faire passer. Là, j'ai eu le cas il n'y a pas longtemps. Alors, vraiment, sur un processus RH d'évaluation, on avait besoin de faire passer un test de soft skills, donc de personnalité entre guillemets. Et côté RH, tout le monde n'est pas à l'aise avec l'outil informatique, donc il faut prévoir une version encore papier. Aussi, parce qu'on en a parlé, le recrutement est aussi difficile et de plus en plus, on a plusieurs nationalités. dans les équipes. C'est une réalité. Donc, ils ne sont pas forcément à l'aise non plus avec la lecture, avec, voilà, qui sont très bien à l'oral et en tout cas, tout à fait suffisants pour être dans le quotidien de l'entreprise. Pour autant, tu vois, pas forcément à l'aise sur la lecture et l'écriture. C'est encore autre chose. Donc, en quoi est-ce que le digital peut aider nos amis RH confrontés à ces difficultés-là ? Déjà que ce n'est pas toujours facile de parler le même langage quand on parle la même langue, tu vois.
- Speaker #0
C'est quand même beaucoup plus facile de maintenir un logiciel à jour en plusieurs langues que d'avoir plusieurs versions de ton papier, si effectivement tu veux être sûr qu'il passe le test dans la bonne langue. Déjà, il y a ça. Ensuite, avec le digital, on peut jouer sur énormément de choses et beaucoup d'interactivité, d'informations supplémentaires. On peut jouer sur l'audio. Quand tu as une personne qui n'est pas à l'aise avec la lecture, on peut utiliser du pictogramme, on peut utiliser des couleurs. Tu peux aussi mettre des couleurs sur du papier, mais en tout cas, il y a des choses sur lesquelles tu peux jouer sur l'interactivité qui, quand l'inclusion est au programme de l'entreprise, parce que là aussi, il faut qu'il y ait quand même un moteur derrière, tu peux tout à fait définir des écrans avec très peu de texte, qui sont concentrés sur les couleurs, les pictogrammes, des indicateurs clairs, et qui font que finalement, l'écran va parler un langage universel.
- Speaker #1
Donc pour toi, c'est une croyance limitante quelque part de se dire Non, on ne peut pas trop digitaliser parce qu'on sait bien qu'on a beaucoup d'opérateurs. ou une population, par exemple, un peu vieillissante, qui n'est pas à l'aise avec l'outil informatique. Ça, je l'entends très souvent.
- Speaker #0
C'est évident que si tu places une personne qui n'est pas très habituée à l'outil informatique devant un ordinateur et que tu la lâches comme ça en disant vas-y, fais ton travail ça ne va pas marcher. Maintenant, il y a quand même énormément d'endroits où on implémente des solutions. Tu as ta tablette qui est sur la ligne, tu ne peux pas changer de page. Tu peux naviguer dans l'écran, mais globalement, le nombre d'écrans accessibles est extrêmement limité.
- Speaker #1
Donc, c'est toujours les mêmes choses, en fait, qui vont avoir les mêmes interfaces. Moi, je ne suis pas du tout moi dans le digital, vous le verrez bien.
- Speaker #0
Tu sais, en fait, tu as ta tablette qui est à un endroit précis, qui fait une tâche précise parce que tu es à cet endroit-là. Tu as des boutons, tu es guidé dans ta saisie. Ça va aussi permettre, globalement, de ne pas se tromper. Parce que quand on vient me dire que quelqu'un n'est pas à l'aise avec le digital, ne sait pas trop quoi mettre dans quelle case. Je pense que dans ce cas-là, on a tout autant de problèmes avec quelqu'un qui, sur une feuille de papier, doit mettre le nom de son process, le nom de la pièce qu'il a produite. Il y a tellement de façons soit de se tromper parce qu'on a échangé deux ordres de production, soit d'être mal relu par une personne qui va intégrer les données dans son logiciel. Là, avec le digital, on peut quand même se permettre de mettre en place des détrompeurs, de mettre en place des scans, parce qu'il y a ça aussi. Tu... tu as ta tablette qui est liée à une scanette, tu scans le carton, il n'y a pas d'ambiguïté sur est-ce que j'ai pris le bon carton ou pas. Je veux dire, l'écran, il est rouge parce que tu n'as pas pris le bon carton, il est vert parce que tu as pris le carton. Tout le monde comprend ça. C'est le langage de base. Donc, en limitant le nombre de fonctionnalités à ce dont tu as vraiment besoin, moi je suis toujours très partisane de donner le bon niveau d'information à la bonne personne au bon moment.
- Speaker #1
C'est un peu mon...
- Speaker #0
Voilà, mon mantra c'est la bonne donnée au bon endroit au bon moment. Point. Il ne s'agit pas de cacher des choses aux gens, il s'agit juste de ne pas les inonder d'informations pour que la donnée qu'ils ont à disposition, ils sachent quoi en faire.
- Speaker #1
Ok. Et on va aborder une dernière question sur ce thème-là. Du coup, en termes de résistance, donc là, je t'ai fait part un peu moi des résistances un peu classiques que je pouvais entendre vu de ma fenêtre. De quelle manière est-ce que tu les traites ? Qu'est-ce que tu peux nous dire sur ce sujet-là ? Quelles sont un peu les bonnes pratiques pour traiter ces résistances ? Et l'accompagnement au changement, c'est aussi une partie du job des RH. Donc voilà, ça, ça peut les aider aussi à ce niveau-là, quels peuvent être leurs rôles, que faire et comment faire au mieux pour accompagner. Parce que quelque part, il y a un peu un changement culturel, même parfois dans certaines entreprises, de passer sur la digitalisation. Tu vois, on est sur un vrai process un peu culturel. Donc voilà, explique-nous un petit peu, donne-nous tes tips sur ce sujet-là.
- Speaker #0
Là, je pense que je ne vais rien t'apprendre, parce que finalement, le changement côté numérique, c'est comme n'importe quel changement. Tu auras toujours dans ta société des gens qui sont ambassadeurs du changement, qui auront très envie. Tu auras des gens qui ne savent pas trop où se positionner et des réfractaires. Ton boulot à toi, c'est de t'appuyer sur les ambassadeurs pour qu'ils aillent montrer... que le sujet est intéressant, qu'on peut en tirer parti, et que ça fasse migrer au moins une partie des gens qui ne savent pas trop où se positionner vers... Leur intérêt. Exactement, c'est ça, tu les tires. Et derrière aussi, d'aller rassurer les réfractaires. Parce que ce qu'on veut surtout éviter, c'est que, tu parlais tout à l'heure de sabotages qui peuvent arriver sur les lignes, on ne veut pas que les réfractaires... commence à prendre trop de place et donc à apporter une ambiance lourde qui va plutôt tirer la masse des gens qui ne se positionnent pas encore au début du projet vers eux. Donc il y a vraiment aller comprendre le pourquoi des réfractaires. Souvent, c'est ce que disait, il peut y avoir la perte d'un emploi ? Est-ce que si on met beaucoup de logiciels, est-ce que demain, ça veut dire que mon poste peut être supprimé ? Est-ce que ça veut dire que mon poste va changer parce qu'une machine va faire à ma place ? C'est toutes ces problématiques-là qu'il faut aller adresser.
- Speaker #1
Oui, c'est une transition, en fait. C'est-à-dire qu'accepter cette transition, c'est aussi accepter de ne pas avoir toutes les réponses sur qu'est-ce que ça va être. Que va être mon quotidien ? Comment je me projette ? Et ça, c'est très anxiogène pour beaucoup de collaborateurs de se dire qu'il y a des points qu'on ne sait pas encore parce qu'on est en mode projet. Donc, quel va être mon quotidien d'opérateur ? À quel point il va être bousculé ? Et effectivement, est-ce qu'à terme, ce n'est pas pour me remplacer ? On est un peu dans la caricature de ce qu'on peut dénoncer sur l'industrie 4.0 quand on est en méconnaissance. Après, ça se passe Comment concrètement est-ce que vous faites des sensibilisations sur, tiens, concrètement, qu'est-ce que c'est la digitalisation ? Comment on vulgarise quelque part ces notions-là ? Enfin, tu vois, j'imagine qu'il y a un peu ce travail-là de fond pour éviter et lever des résistances déjà au départ, tu vois.
- Speaker #0
La première chose, c'est d'aligner la communication d'entreprise. Le but du projet, il faut l'afficher de manière très claire, comme n'importe quel changement. qu'il n'y ait pas de place au débat. Si ce n'est pas communiqué, il y a beaucoup trop de place pour se dire...
- Speaker #1
Vous avez trop de questions qui n'ont pas lieu.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Donc, clairement, afficher les ambitions au travers du projet. Et après, moi, je suis très partisane que la communication vienne par la preuve. C'est pour ça que j'invite toujours mes clients à se concentrer sur un petit périmètre. que l'on peut délivrer vite pour que l'attente et la peur n'aient pas le temps de s'installer. Finalement, on arrive en début de projet.
- Speaker #1
Capitaliser sur un succès, quoi.
- Speaker #0
Exactement. Donc, c'est ce que je disais tout à l'heure au travers de mon exemple, tu ne vas pas commencer par mettre en place quelque chose qui ne sera pas palpable par les principaux anxieux. Ce que je veux dire, c'est que si tu commences à mettre en place quelque chose qui va être plus... qui va plus provoquer de la friction et qui est bénéfique pour le management, on va avoir un problème. Parce qu'eux ne vont pas voir la valeur de la chose tout de suite. Et en fait... ton bénéfice pour le management, il y a un gros risque que tu ne l'aies pas. Parce qu'à partir du moment où la captation de données que tu as mise en place chez ton opérateur, elle n'a pas de valeur pour lui, il va moins s'impliquer. La friction va être trop grande et il va y avoir de la réticence et ils n'auront pas envie d'y aller. Du coup, ça sera beaucoup plus compliqué de transformer ça en succès. Par exemple, ce que je te disais tout à l'heure, tu lui mets à disposition la captation de données, il remplit pour... pourquoi la machine s'est arrêtée, mais il n'a pas de visuel.
- Speaker #1
Sur du quick win. Oui,
- Speaker #0
mais si tu ne lui mets pas le visuel à lui pour le suivi de son application et le suivi de sa production et qu'elle n'est disponible que pour les managers, pour moi, c'est une erreur parce que tu n'as pas de quick win.
- Speaker #1
Il n'a pas de tangible. Voilà,
- Speaker #0
c'est ça. Je comprends. Alors qu'effectivement, si tu te concentres sur quelque chose où la friction qui peut éventuellement être provoquée... Et encore, je pense qu'il y a énormément de choses où on améliore le côté papier-crayon. Donc, il faut voir exactement ce dont on parle en friction. Mais si la friction et le bénéfice sont au même endroit, en fait, c'est l'exemple que je te donnais tout à l'heure. Ils ont pu piloter leur ligne avec beaucoup plus de précision. Ils deviennent ambassadeurs derrière. Donc voilà, pour moi, c'est vraiment le truc, c'est de leur prouver. le plus vite possible que ça peut marcher. Et puis ça permet de capitaliser dessus. Quand tu as fait ton petit pas, tu vois tes indicateurs, parce que c'est comme tout projet, tu te fixes des objectifs, tu vois l'avancée de tes objectifs. Au bout d'un moment, tu peux en avoir atteint un. Alors que tu avais prévu d'autres choses pour atteindre cet objectif, tu passes à un autre objectif. Et en faisant ces petits pas, ça te permet de ne pas tabasser sur un même truc. Alors qu'il n'y a plus que des petits grains à gagner et qu'il y a d'autres leviers, d'autres aspects où tu n'as plus à gagner.
- Speaker #1
Super.
- Speaker #0
Écoute,
- Speaker #1
Payne, je te propose qu'on arrête là. Je pense qu'on a bien avancé sur le sujet pour poser un peu les bases de ce que peut apporter le digital à l'opérateur et donc de faire ce lien avec le sujet de l'attraction et de la fidélisation des talents, des collaborateurs. Le deuxième sujet, il a un lien direct aussi bien avec les opérationnels managers dans l'industrie et aussi bien avec vous RH, puisqu'on va parler de la sécurisation du travail grâce au digital. Donc là, on va clairement rentrer sur cette notion de responsabilité finalement de l'entreprise de garantir la sécurité au travail. Donc rendez-vous jeudi pour l'épisode 2. Merci Périne.
- Speaker #0
Et voilà. c'est la fin de cet épisode d'Osez l'Efficacité. Je serais curieuse de savoir ce que tu en as pensé. En tout cas, si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à laisser un commentaire et à donner un avis 5 étoiles. Ça m'aide énormément. Tu peux aussi me suivre et me contacter sur LinkedIn et Instagram pour continuer la discussion. Je serais ravie d'échanger avec toi. Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode plein de conseils et d'astuces pour oser l'efficacité. A très vite !