- Speaker #0
Le monde des petites entreprises est fascinant. C'est un mélange unique de débrouillardise et d'adaptabilité. Mais parfois, on manque de compétences clés pour aller plus loin. Tu le ressens aussi ? Alors ce podcast est fait pour toi. Je suis Perrine Thiébaut, consultante en transformation numérique et je déniche pour toi les meilleurs outils, méthodes et technologies pour gagner en efficacité. Seul ou avec mes invités, je te partage des conseils actionnables pour avancer en toute sérénité. Alors, prêt à oser l'efficacité ?
- Speaker #1
On est toujours avec Clémentine, notre experte métier, et pour cet épisode, le top 5, c'est le top 5 des métiers qui ont pris le virage numérique. Alors Clémentine, c'est quoi le top 1 pour toi ?
- Speaker #2
Eh bien, c'est une question très importante puisque dans notre monde où le numérique est absolument partout, je pense que tous les métiers doivent prendre le virage, alors certains moins que d'autres, puisque tout ce qui est métier manuel, ma foi, resteront manuels dans la grande partie de leur activité. Je me suis concentrée sur les métiers traditionnels. indispensable qui était une source incroyable de paperasserie avant parce que comme tu sais j'adore la paperasse et je suis heureuse d'en être débarrassée et mon top numéro 1 c'est le métier de banquier oui alors banquier parce que c'est quand même génial maintenant de pas avoir besoin de poser une demi-journée de congé pour pouvoir aller à la banque régler tous les soucis qu'on a parce que quand on va voir son banquier en général c'est pas pour lui faire une petite déclaration d'amour ou l'inviter à boire un verre c'est plutôt pour régler tout ce qui ne va pas tous les trucs qui ne sont pas arrivés, les paiements qu'on ne sait pas d'où ça vient. Donc aujourd'hui, on a quand même la possibilité de tout consulter sur son application, d'avoir des services hyper réactifs pour beaucoup de choses, d'avoir même la possibilité de souscrire des contrats en dématérialisé. Et ça, je trouve ça merveilleux. Merci la banque d'avoir pris ce virage.
- Speaker #1
Et ça, on l'a bien vécu. On a bien vécu l'évolution des d'abord néobanques qui sont arrivées en full en ligne. Et puis, les banques physiques ont dû suivre le pas parce qu'on s'habitue vite en fait à ces des petites choses.
- Speaker #2
Clairement, on se plaint tout le temps qu'on a trop d'applications, mais on ferait comment sans nos applications ? On serait obligés de poser plein de RTT pour aller voir les gens.
- Speaker #1
Clairement, je valide complètement.
- Speaker #2
On aime le virage qu'ils ont pris. Ensuite, en deuxième, un métier très ancien aussi, c'est le métier de notaire. Parce que, en général, quand tu sors de chez le notaire, tu as un dossier gros comme ça, de paperasse, que tu ne sais jamais où tu as foutu, que si jamais ta maison crame, ton papier aussi crame. Et donc, les notaires, je trouve, puisque mon ancien métier, ça a été d'être courtier en prix immobilier. Donc, j'ai été souvent chez le notaire à la signature finale avec mes clients. Et j'ai trouvé ça génial qu'on puisse signer ces actes de manière dématérialisée. Un, parce que déjà, tu peux les recevoir par mail et les récupérer, etc. Mais aussi parce que ça te permet d'avoir une certaine sécurité aussi sur ta signature. Les signatures numériques, c'est vraiment cool aussi.
- Speaker #1
Pour avoir été chez le notaire avec des gens qui avaient passé le virage numérique et d'autres non, oui. on reconnaît son malheur quand il faut tout signer à la main, les 150 200 pages du dossier où il faut tout signer, ouais, c'est agréable la signature numérique, clairement
- Speaker #2
C'est ça, et puis je rajouterais que ça fait aussi beaucoup plus pro dans ton bureau quand t'as pas des étagères qui croulent d'énormes dossiers administratifs dans tous les sens, parce que quand tu vois ça, tu te dis la personne n'est pas bien organisée alors que pas du tout, c'est juste qu'elle a beaucoup de papiers à gérer là, tout est sur le PC t'as un écran géant, un bureau plutôt confortable ma foi, ça me va bien le virage du numérique chez les notaires, merci ... En numéro 3, j'ai mis le journaliste, parce que la presse n'est plus qu'écrite et que les journalistes ont énormément eu à s'adapter justement au numérique pour pouvoir continuer à être là. Parce qu'on est dans un monde où on consomme tout sur Internet, que ce soit sur les réseaux sociaux, sur les sites Internet, la radio, tu peux l'écouter sur Internet, ton journal, tu l'as sur Internet. Tous les médias maintenant sont sur Internet. Ça n'empêche pas d'avoir toujours le plaisir de feuilleter son journal en papier. On citera par exemple La Voix du Nord, Pour les gens des Hauts-de-France, parce que c'est un incontournable de la région, mais effectivement, les journalistes ont dû s'adapter à la fois au format, mais aussi à la façon de chercher les infos, parce que forcément, tu passes d'un truc où il fallait aller chercher les infos, en allant demander à droite à gauche aux voisines, aux gens dans l'entourage, s'ils avaient eu des infos sur les événements. Maintenant, tu vas sur les réseaux sociaux, tu vas sur Internet, tu trouves n'importe qui pour pouvoir aller les interviewer. Donc, c'est aussi un accès plus facile à l'information. Alors, des fois, on en a trop, des informations, Mais je trouve effectivement que c'est quelque chose de pas mal qui s'est passé pour eux là-dessus. Après, derrière, il y a l'inconvénient qui va avec, c'est-à-dire qu'en général, les journalistes se font inonder de mails en « Salut, tu ne ferais pas une interview sur moi ? » Bon, après, il faut trier ce qui est intéressant ou pas, mais disons que ça s'est inversé là où avant, ils devaient aller chercher les infos, maintenant, les infos...
- Speaker #1
C'est ça, et à l'inverse, on s'improvise tous un petit peu journalistes aussi, puisqu'on a autant accès à l'information et que parfois... On se dit qu'on pourrait faire aussi bien leur métier qu'eux ce qui est faux et qu'on ne sait pas forcément bien chercher les informations nous-mêmes. Mais oui, gros virage qui nous permet d'en savoir aussi beaucoup plus. On est beaucoup moins cloisonné sur l'information. On n'est plus cloisonné à un pays, un département. La Voix du Nord peut parler du pays tout entier, elle a le droit.
- Speaker #2
Et d'ailleurs, le risque là-dedans, c'est les fake news. C'est-à-dire que maintenant, sur Internet, on ne vérifie pas nos sources. Et puis même si on essaie de vérifier, des fois on ne sait pas forcément la véracité de quelque chose. On peut très bien écrire des faux sites internet, etc. Donc les journalistes, ils ont aussi quand même ce devoir en quelque sorte de vérifier leurs sources. Et donc tu te dis, quelque chose qui sort sur un média connu et reconnu est quand même peut-être plus probant que le truc que l'influenceur du coin a été chercher, tu sais pas où.
- Speaker #1
absolument.
- Speaker #2
Ensuite, en numéro 4, j'ai mis les recruteurs. Pas forcément, les recruteurs aujourd'hui ont une plus grande facilité à aller chercher et sourcer des profils, puisque nous avons des super sites, des super réseaux sociaux comme Indeed ou LinkedIn, qui étaient à la base une boîte à CV qui n'est plus du tout juste une boîte à CV. Mais donc ça permet effectivement d'aller chercher plus facilement des profils. Donc le métier a forcément pris ce virage numérique, puisque plus de facilité à les trouver, mais aussi besoin de trier plus. C'est-à-dire que forcément, si tu en trouves plus, il faut affiner tes critères de sélection sur « bon, alors ça peut-être oui, ça peut-être non » . Voilà, la dose de travail a un petit peu changé. Et puis aussi, on parlait des fake news pour les journalistes. détecter les fake profils, les gens qui mentent un petit peu sur leur CV aussi parce qu'on l'a tous fait clairement un jour dans notre vie. Et donc du coup il y a ce côté de dépatouillage du vrai du faux sur les CV. En dernière position, mon coeur balancé donc je t'en ai choisi six et pas cinq, je suis désolée je n'aime pas rentrer dans les cases. En numéro 5, les formateurs. Les formateurs ils ont pu multiplier leur impact grâce au numérique parce que tu passes de personnes qui faisaient des formations dans des salles, dans des amphithéâtres, dans des lieux physiques. qui maintenant peuvent permettre l'accès en numérique, donc non seulement multiplier le nombre de personnes qui y ont accès, mais aussi permettre à des personnes qui sont, par exemple, parents isolés, qui ne peuvent pas se déplacer en formation toute une semaine, d'avoir accès aux informations. Donc forcément, plus de business derrière. Et également le fait de pouvoir les mettre en ligne, mais pas en direct, c'est-à-dire en replay, de faire des formations, d'enregistrer des vidéos, de les mettre en ligne. Et du coup, une fois que ton travail est fait, il va faire des petits... tout le temps, tout le temps, tout le temps, parce que tu as toujours avoir des gens qui vont s'inscrire, mais toi, tu n'as pas besoin d'aller travailler à animer une formation puisque tu l'as déjà fait en vidéo. Et donc, je trouve ça génial parce que ça permet à la fois aux formateurs d'avoir plus de business, mais aussi à plein de gens d'avoir accès aux informations.
- Speaker #1
Pour moi, c'est un critère. Quand je choisis une formation, qu'elle soit accessible en ligne. Je n'ai pas le temps de me déplacer et de prévoir une journée entière à faire une formation.
- Speaker #2
Et justement, Ça permet également aux apprenants d'aller à leur rythme. Tu vois, tu as envie de faire 8 heures aujourd'hui et demain, tu n'as pas envie. Tu n'es pas obligé de te dire, j'ai une heure chaque jour ou autre. Ça permet aussi de s'adapter aux contraintes de vie de tout le monde.
- Speaker #1
Je trouve qu'il y a quand même un rythme à trouver parce que quand tu es vraiment tout seul, parfois tu peux lâcher le truc. Un mix entre formation qui est en ligne avec des petits points de suivi pour savoir si tout va bien, on est sur un mix qui est pas mal.
- Speaker #2
J'aime bien qu'il y ait un groupe autour de la formation. Par exemple celle que je me suis offerte sur le côté Vidéaste parce que je me suis formée en autodidacte en achetant une formation en ligne, il y a une communauté Facebook moi je suis pas trop Facebook mais il y a une communauté Facebook qui permet de s'entraider, de communiquer entre nous, entre toutes les personnes qui ont pris cette formation et si on a une question les formateurs sont toujours là aussi pour répondre donc en fait ils deviennent plus des modérateurs de communauté à ce moment là en plus de créateurs de contenu plus que formateurs mais ils te font du contenu génial parce que franchement Ils peuvent aller vendre ça aussi en disant, voilà, ma formation, j'ai 15 000 apprenants. Et ils savent que régulièrement, je vais mettre des news. Est-ce que tu ne vas pas me sponsoriser un épisode ? Ils peuvent aller vendre ça aussi, vendre la taille d'une communauté. Et ça, c'est un truc qu'il n'y avait pas forcément avant. Tu peux te targuer d'avoir 15 000 apprenants, là où un prof, avant, on faisait forcément beaucoup moins parce qu'il était limité à une salle, à un endroit.
- Speaker #1
On parlait des métiers qui n'existent pas encore, mais même les métiers qui existent sont en train d'évoluer à une vitesse folle et changent complètement. Effectivement, formateur, comme tu disais, en physique, ça reste un métier. mais où on peut trouver en tout cas des façons de vendre sa formation annexe qui nous permettent d'avoir plus d'impact.
- Speaker #2
C'est ça. Et donc, le petit bonus, parce que je t'ai promis 6 sur ces top 5, c'est les médecins.
- Speaker #1
Oui, oui, oui.
- Speaker #2
C'était déjà en marche avec Doctolib et la facilitation pour prendre des rendez-vous. Et donc, de la découvrabilité, au-delà du fait de remplir facilement ton carnet de rendez-vous, de la découvrabilité, parce que ton médecin n'est pas dispo, tu as besoin d'un rendez-vous rapidement, tu vas regarder les autres médecins qui sont dispo ou tu vas découvrir les spécialistes aussi qui sont autour de toi. Tu n'as plus besoin d'aller faire des recherches archéologiques, des fouilles archéologiques sur Internet pour trouver quelqu'un. Tu peux prendre rendez-vous très facilement en quelques clics, et je trouve ça génial. Et le deuxième point positif qui a été, grâce ou à cause du Covid, on verra ça comme on veut, c'est la possibilité de téléconsultation en visio. Alors moi, je ne m'y suis pas essayée, parce que je préfère aller voir mon médecin en présentiel, mais ça permet un gain de temps sur les déplacements pour le professionnel de santé. parce que déjà, il ne se tape pas les bouchons, il ne se tape pas le déplacement. Du coup, il n'est pas en retard parce qu'il revient en retard de déplacement. J'ai vu ça dernièrement pour un médecin encore à l'ancienne. Et ça évite aussi les contaminations, parce que quand tu es médecin, tu vois des gens malades. Donc en fait, tu as beaucoup plus de risques que quelqu'un d'autre de tomber malade. Et donc, je trouve ça aussi cool, le fait de pouvoir faire des téléconsultations.
- Speaker #1
Oui, et puis la téléconsultation, alors ce n'est pas applicable dans tous les cas. Effectivement, si tu as besoin d'être ausculté, ça ne va pas être possible. Mais si c'est pour revoir... tes résultats d'analyse, par exemple, tu n'as pas besoin de te déplacer, effectivement. Merci pour ce top 5. Dans l'épisode suivant, on verra le top 5 des métiers qui méritent plus de visibilité.