Speaker #0Ce qui est marrant avec Global Industrie, c'est qu'il y a dix ans, j'étais à mon premier salon et j'ai vraiment eu l'impression de faire la potiche pendant quatre jours sur un stand qui était trop grand pour moi. Je ne savais pas trop ce que je faisais là, je ne savais pas comment parler aux gens. J'étais tellement jeune, c'était un peu ça, très corporate. En tout cas, à l'époque, les photos parlent d'elles-mêmes, c'est assez flippant. Et là, cette année, on est dix ans plus tard et je reviens de Global Industrie. J'ai animé une émission de télé, quoi. Les Influstriels s'incrustent sur Global Industrie TV. Je suis Perrine Thiebaut et je serai votre hôte pendant cette émission où on va parler d'industrie, évidemment. Si je regarde en arrière, j'ai une relation un peu compliquée avec ce salon parce que, encore une fois, la première fois que j'y vais, je suis exposante, très corporate. J'y suis retournée pas tous les ans, mais presque depuis, surtout quand c'était à Lyon, je n'y suis allée qu'une seule fois à Paris avant cette année. Et quand c'était à Lyon, j'y allais. Mais sans savoir comment m'adresser aux gens, sans oser aller sur les stands, sans... Enfin, tu viens, tu prends un stand à Global Industrie, t'es là pour vendre. Moi j'arrive, je suis là pour trouver des partenaires, je suis là pour voir ce qui se fait sur le marché, j'ai rien à vendre. Les gens ils ont pas envie de me parler. Ou alors c'est un biais que je me suis fait moi-même, mais je suis là un peu coincée, je sais pas comment parler aux gens. Donc il y a un moment où je me suis dit, cette année, j'arrête d'attendre qu'on vienne vers moi, et je prends ma place. Et donc je repars de là avec... 5 podcasts dans la boîte et une émission de télé tournée. Alors cette année, le début du salon un peu violent. Je me lève à 5h du matin pour aller prendre le train. Je n'ai même pas eu le temps de prendre un café. Il est 6h du matin, c'est le départ officiel pour Global Industrie. Une heure et demie de voiture jusqu'à la gare à Lyon-Saint-Exupéry. Et après ça part en train pour Roissy. J'arrive à Villepinte, je ne pose même pas un orteil sur le salon. J'ai le téléphone qui sonne tout de suite d'un partenaire qui dit qu'il faut qu'on soit maintenant sur le stand d'un client. Mon salon commence par une négociation commerciale, tout de suite, et en anglais de préférence. Après, ça s'enchaîne très vite, parce qu'une fois qu'on est rentré en négo et que ça se passe plutôt bien, le projet a été signé depuis, donc ça fait partie des bonnes nouvelles du salon, ça c'est chouette. On va installer immédiatement le studio de tournage sur un stand. Premier épisode de podcast tourné sur stand avec une super équipe, c'était absolument chouette. Ce qui est génial à Global Industrie, c'est que tout le monde est là. C'est le moment où... tout l'écosystème industriel est au même endroit. Donc tous les gens que tu galères toute l'année à avoir en tournage, en podcast avec lesquels tu n'arrives pas à trouver un moment, c'est le moment. Tu as des stands absolument magnifiques. L'épisode qu'on a tourné sur le stand de 2Gi va voir ce stand. C'est une pépite. Ça, c'est vraiment top. Et la deuxième chose, effectivement, les gens qui ne sont jamais dispo toute l'année. Nicolas Dujardin, que je vais recevoir dans le podcast également, il habite à Londres. Il était là à Global Industrie. Quel meilleur moment que celui-là pour échanger 45 minutes autour de sujets de souveraineté industrielle qui nous animent tous les deux. On a tourné cinq podcasts sur le salon. Donc déjà, c'est absolument génial en termes de contenu, c'est super. Mais ce n'est même pas ça moment le plus fort du salon. Quelques semaines avant le salon, on a l'opportunité, avec l'association dont je suis secrétaire, les Influstriels, d'animer une émission de télé, d'avoir notre émission de télé sur le plateau GITV. Et là, on nous pose une question qui est de savoir, est-ce qu'on veut l'animer ou est-ce qu'on veut faire appel à un animateur professionnel ? À ce moment-là, je sais que je sais le faire. Mais j'ai peur. J'ai tellement peur. Parce que la grosse différence avec le podcast, c'est que c'est du live. Tout ce qu'on fait là en studio, où je me reprends et où j'enlève mes petits tics de langage, ça passera pas. Alors, est-ce que tu prends une décision parce que tu... Est-ce que tu... Oh ! Lorsque la stress... Mais j'ai dit oui quand même. En tout cas, je me suis proposée. Et c'est vraiment dans cette idée-là que j'ai pris ma place. C'était une expérience absolument géniale. toutes les parties de l'organisation, que ce soit de structurer l'émission, trouver les questions, trouver les intervenants, les préparer. J'ai eu l'occasion d'avoir des gens au téléphone que je n'aurais jamais eus au téléphone dans d'autres circonstances. Et des gens super, avec des points de vue hyper intéressants. Mêler tout ça en faire une émission, les interviewer le jour J, c'était un truc absolument génial et que j'ai très envie de revivre. Autour de cet agenda déjà bien rempli, il y a des tas de choses qui se sont passées au salon. Déjà, j'ai été invitée à la soirée de lancement au ministère. Personnellement, c'était la première fois que je mettais les pieds dans un ministère. À Bercy, avec 500 industriels pour le lancement de Global Industrie. C'était top. En plus, ça voyait le couronnement du concours que j'avais aidé à organiser, qui était les Voix de l'industrie, une collaboration entre Global Industrie. les influstriels et les meufs de l'industrie. Et ce qui était assez amusant, c'est que, encore une fois, entre l'année dernière où j'arrive, je ne sais pas trop ce que je fais là, j'ai limité à une journée parce que je me dis que globalement, je vais m'ennuyer parce que j'ai trop peur de parler aux gens. Là, j'arrive au ministère, il y a plein de gens que je connais. Pas tout le monde, évidemment, j'ai encore du chemin à faire, mais je me dis qu'il y a quand même des choses qui ont changé en un an. Et d'ailleurs, un truc tout bête sur ce salon, parce que l'Association des Influstriels a une histoire particulière avec Global Industrie. Il y a deux ans, l'association a commencé à se monter là-bas. Il y a un an, la première Assemblée Générale avait lieu à Global Industrie également à Lyon. J'y étais pas. J'avais pas choisi la bonne journée pour y aller. Bon, c'est comme ça. Cette année, j'y fais quatre jours. Je suis bien évidemment à l'Assemblée Générale des Influstriels, mais je suis secrétaire. Donc il y a tellement de choses qui ont évolué en un an, c'est assez incroyable. Alors il y a un truc où j'ai cru que j'allais me faire foutre dehors pas du salon, mais de l'entrepôt connecté quand même. Je suis en train de tourner, je connais bien la personne qui organisait l'entrepôt connecté, je filme et puis tout d'un coup il y a mon cadreur qui arrive et qui dit " Je viens de voir une femme qui m'a demandé pour qui on filme, ce qu'on filme, avec qui on est ". Et je ne sais pas, à ce moment-là, j'ai le cerveau qui vrille, je me sens agressée, je me dis, oh là là, on va me demander ma carte de presse, je n'ai rien à faire là, c'est terrible, on va mettre dehors. Et en fait, pas du tout. Quand mon cadreur lui a expliqué qui j'étais, qu'il était avec moi, qu'il a donné mon nom, il a dit, ah mais je la connais, je la suis sur LinkedIn, est-ce que vous pouvez venir filmer notre machine ? Et donc, tout à l'heure je me suis permis de demander, ce que tu faisais, et il m'a expliqué, et voilà, donc on a deux solutions, et je sais pas, exactement là, c'est pour ton podcast. Le stress qui redescend, mais c'est là où je me dis, tiens, ce syndrome de l'imposteur, il s'en va pas, il change de forme si tu veux, mais il ne s'en va jamais. Tu trouveras toujours un truc où tu te dis, est-ce que j'ai le droit d'être là, est-ce que je suis légitime à être là, et en fait, oui, c'est passé un truc incroyable sur Global Industrie quand même. C'est que le mardi soir, à une soirée, je me suis fait piquer ma veste. Après avoir cherché, laissé mes coordonnées, si jamais cette veste réapparaissait, j'ai un peu abandonné l'idée. Jusqu'à un moment où j'ai un collègue Influstriel qui me dit « Heureusement que t'avais pas tes clés de voiture dedans. » Et là, je sais pas si c'est la fatigue qui parle, mais je me mets en tête que j'ai mes clés de voiture dedans et pendant deux heures, je flippe et je redouble d'efforts pour retrouver cette veste parce que comment je rentre chez moi si je n'ai pas de clé de voiture ? Au bout de deux heures, je me rends compte que je n'ai jamais eu de clé de voiture, que c'est mon téléphone qui ouvre ma voiture. Deux heures de stress complet, et ça juste avant de tourner l'émission de télé. Donc je suis pas dans les conditions optimales pour venir sur le plateau. Heureusement, c'est avant l'entrée sur le plateau que je me suis rendue compte qu'il n'y avait pas de sujet. Et donc ça s'est bien passé, mais j'aurais pu sûrement me mettre dans de meilleures conditions à ce moment-là que l'état de stress dans lequel j'étais. Ce que je retire globalement du salon, c'est que... C'est pas Global Industrie qui a changé, même si... Il faut bien le reconnaître, le niveau augmente chaque année. L'équipe fait un travail absolument formidable pour toujours trouver des nouvelles raisons d'aller à Global Industrie. Je l'ai déjà dit et je le redis, on visite bien le salon de l'agriculture. Pourquoi on n'emmènerait pas sa famille visiter Global Industrie ? Il y a des tas de trucs à voir pour tous les âges. Il y avait même un stand où on pouvait tester la soudure laser. J'en reparle d'ailleurs dans une autre vidéo parce que ça mérite une vidéo dédiée. C'était une folie. Il y a des gamins qui faisaient la queue pour pouvoir souder. sur ce stand pour pouvoir manipuler, pour pouvoir faire des choses en vrai. Donc ça, Global Industrie ne change pas fondamentalement. Mais par contre, haussement de niveau tous les ans. Par contre, ce qui a changé, c'est moi et mon rapport. Je n'attends plus qu'on me donne la place. J'y vais, j'apprends. Et ce qui est cool, c'est que j'ai déjà plein d'idées pour l'année prochaine. Donc rendez-vous à Lyon en 2027.