- Speaker #0
60 000 visiteurs attendus, 2500 exposants, le plus grand rassemblement industriel de France, top 3 en Europe. Tu l'as sûrement donné, je suis au plein cœur de Global Industrie. On pourrait croire que c'est juste un salon, des stands, des poignées de main, des exposants, des brochures qu'on ne lira jamais. Mais Global c'est autre chose, un événement, une fête même. Aujourd'hui j'ai avec moi l'équipe de GL Events qui va nous expliquer comment on devient une référence de ce secteur. En anticipant les besoins de ce secteur, comment être référencé comme réellement un événement est à juste une foire commerciale. Ce mois-ci, dans Oser l'Efficacité Le Talk, je reçois l'équipe de GL Events, Julie Voyer et Sébastien Gillet, les directeurs de l'événement, ceux qui ont les clés du camion, et Clément Brunetta, le directeur commercial, celui qui transforme un hangar plein de machines en fête qui donne envie de faire le déplacement. On commence tout de suite avec ce qui a amené l'événement là où il en est aujourd'hui. Ça se passe avec Sébastien Gillet dans I Need a Hero. Bienvenue Sébastien, dans Oser l'efficacité.
- Speaker #1
Merci à vous.
- Speaker #0
Et merci de nous accueillir au cœur du salon pour tourner ce podcast.
- Speaker #1
Je fais le long live, j'éteins mon portable comme ça on n'est pas embêtés. Écoutez, c'est un grand plaisir que vous soyez avec nous aujourd'hui.
- Speaker #0
Et j'ai un invité auquel je tolère le portable parce qu'on sait que vous êtes extrêmement débordé aujourd'hui. Donc c'est nous qui avons de la chance de vous avoir. Donc dans cette première section, je voudrais creuser la genèse du salon. Global Industrie naît globalement en 2017. 2018.
- Speaker #1
Première édition en 2018.
- Speaker #0
Oh là là ! D'une fusion de salons du coup ?
- Speaker #1
D'une fusion de salons, tout à fait.
- Speaker #0
Du coup c'est les discussions qui commencent en 2017 ?
- Speaker #1
Les discussions ont commencé même en 2016. Quand Emmanuel Macron était ministre de l'économie, il souhaitait avoir une Hannover Messe à la française, on va dire. Parce que c'était important si on veut réindustrialiser la France, qu'on ait un outil, qu'on ait un événement, qu'on ait ce lieu de rassemblement qui va nous permettre de parler de 4.0, qui va nous parler de décarbonation, d'attractivité des métiers. Et donc il a poussé un peu les ordinateurs de salons à se dire regroupez-vous et faites-moi cette Hannover Messe à la française. Nous, GL Events, on était déjà propriétaires de deux salons industriels, qui étaient Industrie et Smart Industry. Et ce qu'a fait Olivier Ginon, président du groupe GL Events, c'est qu'il s'est dit, moi, je vais la faire cette grande messe française de l'industrie. Donc, on a racheté des éléments qui nous manquaient, si j'ose dire. Et est né le premier salon en 2018 qui s'appelle Global Industrie, qui est en effet le rassemblement de quatre salons industriels. C'est quand même aussi une évidence parce que ces différents salons périclitaient un petit peu chacun dans son domaine. Parce qu'un visiteur qu'on a sur un salon de sous-traitance ou sur un salon de technologie de production, c'est sensiblement le même. Et dans le monde dans lequel on vivait, les visiteurs ne font plus tous les salons. Donc en fait, on a ramené sur le même endroit, pour un sous-traitant, pour un fabricant, pour un offrant de solutions, cette grande messe française qui est née en 2018 et qui va faire sa huitième édition cette année, parce qu'on enlève 2020 avec le Covid, bien sûr. Oui,
- Speaker #0
bien sûr. Est-ce qu'il y a un moment où tu t'es dit, on tient quelque chose de différent, quelque chose qui fait qu'entre industriels et personnes au service de l'industrie, on se dit, tu seras à Global ?
- Speaker #1
Alors, on a commencé à sentir ça en 2019. Parce que vous savez qu'on est en alternance Lyon et Paris, avec une typologie de visiteurs différente. On a 12% de visiteurs communs entre Lyon et Paris, ce qui montre la légitimité d'être aussi bien à Paris qu'à Lyon. On a senti à Lyon qu'on avait réussi quelque chose, en tout cas déjà la fusion de ces quatre salons. Qui était quelque chose qui était impensable il y a 15 ans. C'est pas vieux 15 ans. Mais quand à 15 ans on sondait un peu le marché, non, non, non, les sous-traitants veulent rester ensemble, Smart veulent rester ensemble. Et en fait, ça a été un pari, osé, mais à travers la demande un peu politique. Et on a senti qu'en 2019, ça commençait à prendre, ça commençait à marcher et que les visiteurs adhéraient à l'idée que tout soit réuni au même droit. On a eu ce trou d'air que tout le monde a eu en 2020-2021 dû au Covid. La machine a été un peu compliquée à se relancer en 2022, édition parisienne. Et 25 à Lyon a été un grand succès, 45 000 visiteurs et politiquement plus de présence. Et j'allais dire le Graal, même si je n'ai pas envie de dire ça parce qu'il reste encore des bonnes années à faire. Mais cette année, on va dire qu'on a rempli tous les objectifs politiques qu'on n'avait pas historiquement sur les salons industrielles. Les objectifs de jeunes qu'on n'avait pas sur les salons industriels. Donc on est encore monté d'un step cette année et qui conforte en disant que le grand rassemblement industriel en France, maintenant c'est bien Global et on commence à être aussi reconnu au niveau européen.
- Speaker #0
Le fait d'arriver à rassembler les industriels à un endroit sur ces quatre jours, ça se travaille toute l'année ?
- Speaker #1
C'est toute l'année, c'est un an de travail. Alors vous savez qu'on est aussi dans les territoires avec des salons qui s'appellent les SEPEM, qui nous donnent aussi une légitimité, une crédibilité de dire que l'industrie n'est pas qu'à Paris, elle n'est pas qu'à Lyon. Elle est à Douai, elle est à Angers par exemple, elle est à Toulouse. Et tous ces rendez-vous de manière annuelle nous confortent un petit peu dans les synergies qu'on a entre les territoires et une nouvelle fois la capitale quand on est sur Paris. C'est un an de travail pour créer un salon comme Global Industrie, commercialement bien sûr. En niveau communication, parce qu'il y a deux volets de communication, la communication d'abord exposant pour séduire un petit peu de venir à ce grand rendez-vous et une communication plutôt visiteur qui commence à partir de l'automne. Donc un an c'est pas trop, c'est bien.
- Speaker #0
Dans Oser l'efficacité, on aime bien les références pop. Si Global Industrie était un super-héros, un film ou une série, tu dirais que c'est quoi ?
- Speaker #1
C'est à la fois un superman, on a le sentiment qu'il est infaillible, mais il a aussi des fragilités. Il est à la fois un spiderman parce qu'il est agile. Il n'est pas indestructible. Parce qu'un salon n'est pas indestructible, parce qu'on sait très bien qu'à travers une grosse crise comme on a pu connaître, certains salons ont disparu. Le fait qu'il y ait toujours une certaine fragilité dans ce salon-là, comme dans tous les salons, fait qu'en sorte on y porte beaucoup l'attention. En fait, on fait attention dans la vie à des choses qui sont fragiles. Le jour où les choses sont plus fragiles, on n'y fait plus attention et c'est là qu'il se casse la gueule. Et un salon qui commence à péricliter, c'est très très compliqué à remonter. Donc j'allais dire, si je devais l'assimiler plus à... Mais c'est pas un héros, enfin c'est pas un héros, c'est plusieurs héros qui ont des... spécificités qui ont des particularités mais qui ont tous aussi un point faible et c'est à nous de travailler pour ces points faibles là soit ils sont moins visibles ou soit on fait en sorte que globalement on arrive assez bien à les maîtriser et à les appréhender.
- Speaker #0
Donc c'est les Avengers en fait ?
- Speaker #1
C'est un peu les Avengers exactement ou les 4 Fantastiques.
- Speaker #0
Très bien. Du coup on est en plein coeur du salon de l'édition de 2026 c'est quoi ton premier check le matin pour être sûr que la journée va bien se passer ?
- Speaker #1
C'est un peu comme je fais tout le temps quand je me lève le matin même hors salon c'est faire 100 mètres ou je marche 100 mètres pieds nus Voilà, qui a fait jusqu'à l'un peu mon corps d'une certaine manière. Et quand je fais ça, je scanne aussi un peu ma journée, je scanne aussi les temps forts qu'on va avoir, où il faut que je sois à la hauteur. Je ne fais pas des réunions avec les équipes tous les matins, comme on peut le faire, ou comme on le voit des fois sur les stands, parce qu'ils sont grands, parce qu'ils savent ce que chacun a à faire. Moi, ce que je veux, c'est qu'à chaque fois qu'on se lève le matin ou qu'on fasse quelque chose, qu'on n'ait pas de regrets. Qu'on ose, on doute, et on a besoin de douter, parce que c'est quand on doute qu'on ose. Et moi, je pars toujours du principe, quand on fait un salon, ou quand on fait un événement, ou qu'on se met à un challenge dans la vie, c'est de le réussir pour nous avant tout. C'est de réussir avec passion, mettre tout le cœur qu'on a. Parfois ça ne marche pas, mais quand on a fait notre job, on peut se voir dans une glace. Et ce n'est pas de réussir dans la vie, c'est de réussir sa vie qui est le plus important. Et quand je me lève le matin, c'est de me dire, fais les choses comme tu aimerais qu'on les fasse. Fais de bon sens, fais les choses comme tu aimerais. A l'inverse, quand je reçois des visiteurs en salon, comment j'aimerais être reçu sur un salon ? Quand je suis exposé sur un salon, comment j'aimerais être reçu par l'organisateur ? Si on fait ça, je pense que 90% du chemin est fait. Donc le matin, c'est plutôt de me dire, sois juste, fait de pragmatisme et de bon sens. Et j'ai le sentiment qu'il ne pourra pas t'arriver grand-chose de pas bien si c'est ça.
- Speaker #0
Très bien. Merci Sébastien. On se retrouve tout à l'heure dans la prochaine section. On va s'intéresser aux mythes sur les salons industriels. Et ça se passera avec Clément Bonnetta. Alors bienvenue Clément.
- Speaker #2
Merci beaucoup. Merci pour l'invitation.
- Speaker #0
Dans cette section, je vais te proposer des mythes ou des réalités sur les salons industriels. A toi de me dire justement si c'est des mythes. Il faut arrêter de croire ça, franchement, on n'en est plus là. Ou malheureusement, des réalités, il y a des mentalités qui doivent évoluer.
- Speaker #2
Génial.
- Speaker #0
Mon premier mythe, ou réalité, c'est depuis le Covid, les gens ont arrêté de se déplacer pour les événements B2B. Ok,
- Speaker #2
c'est un mythe, c'est un mythe, un vrai mythe. Au contraire, je pense qu'en fait, ça a juste changé notre manière d'agir et d'interagir avec les gens, mais plutôt en dehors des événements. Je pense notamment aux échanges qu'on a aujourd'hui, qui sont en visio, où on passe énormément de temps à faire des visios. en amont d'événements comme ça. Et en fait, ces événements aujourd'hui, ils nous servent à gagner du temps, à être hyper efficaces, à continuer à faire de la veille sur l'ensemble de nos sujets. Et en fait, je pense que réellement, le contact humain, qu'on privilégie nous, sur les salons, on ne pourra jamais l'enlever. Donc, je dirais qu'il a changé nos usages en dehors des événements Covid. Mais par contre, aujourd'hui, on a toujours besoin de continuer à se rencontrer parce qu'en fait, c'est là où les choses se font. Quand on se voit, tout va plus vite. C'est là où on arrive à ensemble créer des connexions qui ont du sens.
- Speaker #0
Du coup, je pressens ta réponse pour mon prochain mythe, qui est que LinkedIn est en train de tuer à petit feu le salon professionnel.
- Speaker #2
Alors, c'est un mythe. Je pense que c'est un usage différent. Voilà, donc ça fait vraiment le lien. Et c'est un complément aux événements professionnels. Donc, LinkedIn, ça nous permet, en dehors de ces temps-là, de diffuser de l'information qui va être hyper pertinente pour les professionnels sur des sujets qu'on n'a peut-être pas le temps de traiter quand on se voit justement sur des événements comme les événements que nous, on organise. De prendre le temps d'aller au fond des sujets. Et je dirais que même ça peut permettre de créer des rencontres en amont d'événements comme celui-ci et qu'on accélère pendant des salons comme Global les rencontres qu'on a commencé à créer sur Linkedin.
- Speaker #0
Ce type d'événement c'est surtout une vitrine de grands groupes, les PME n'ont pas les moyens d'y aller.
- Speaker #2
C'est un mythe, vrai vrai mythe. Au contraire en fait... Moi, ce qui me plaît dans les événements comme Global, c'est la force du collectif. C'est-à-dire que quand on a des PME, des ETI et des grands groupes qui viennent et qui se réunissent sur un salon comme Global, c'est là où il y a une vraie force collective qui se dégage. En fait, on a besoin de tous les acteurs et tous les acteurs ont besoin d'être là. C'est-à-dire que les grands groupes, je vous prends l'exemple de Schneider qui est là aujourd'hui. Schneider, il va attirer du monde et les PME qui sont à côté vont venir et vont profiter de ça. Et les PME, la force qu'elles ont aujourd'hui, c'est qu'elles sont beaucoup plus agiles que des grands groupes. Donc en fait, on arrive. à créer ces synergies en se disant des grands groupes, des PME, des ETI, quand ils sont là aujourd'hui, c'est eux qui font la richesse de notre industrie. Et notre job à nous, c'est de faire en sorte que des PME qui se disent qu'ils n'ont pas les moyens d'être vus, on vous donne les moyens d'être visibles. pendant un salon comme Global Industrie. Et donc on crée énormément d'éléments. On a le booster qu'on a créé cette année pour qu'ils viennent prendre la parole. Notre grande scène aussi pour qu'ils viennent prendre la parole. Des rencontres one to one entre des PME et des grands groupes, des visiteurs qui viennent sur le salon. Donc vraiment, ils ont complètement leur place.
- Speaker #0
Mon dernier mythe, c'est en salon industriel, pour que ça se passe bien, tu prépares ta venue en avance, tu vas voir qui tu vas voir et puis tu repars. Tu n'as pas moyen d'être surpris sur place.
- Speaker #2
Alors, c'est un entre-deux, moi j'ai un mythe. et réalité. Donc il faut préparer, mais il faut aussi se laisser un peu d'agilité pour aller voir les gens et découvrir plein de choses.
- Speaker #0
Bienvenue Julie ! Merci de nous accorder du temps autour de ce salon de folie. Je suppose que ta journée va être bien chargée, donc je vais faire vite. Dans cette section, je vais te proposer des propositions de partenariat pour Global Industrie. Et tu vas me dire si c'est classe, on essaye l'année prochaine, ça casse, oublie, l'industrie c'est quand même du sérieux. Respectons-nous un peu. Ok, ça te va ? Allez, ma première proposition c'est un partenariat avec Top Chef parce que finalement la cuisine c'est plutôt une mini-usine, être efficace dans un petit espace et en plus on va super bien manger.
- Speaker #3
Eh bien écoute, si je dois t'avouer, Top Chef à la base c'était quand même mon rêve de me dire je voudrais qu'on arrive à faire pour l'industrie ce qu'on arrive à faire dans Top Chef.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #3
Donc quand on a entre guillemets eu des volontés d'aller plus loin, on a créé un concours des métiers, on a fait plein de choses pour les jeunes, quand on a réfléchi à comment à un moment donné on peut donner envie d'industrie. On s'est dit qu'il faudrait qu'on arrive à créer une émission comme Top Chef. Donc si Top Chef est prêt à un moment donné à montrer que l'agroalimentaire aussi c'est une industrie et peut-être dans les équipements qu'ils ont, dans la manière dont ils font les choix de leurs matériaux, faire une association et faire une promotion pour dire qu'on peut aussi défendre l'industrie, moi j'adorerais parce que ce serait une énorme visibilité. Je ne suis pas sûre qu'ils accepteraient en tant que tel, mais peut-être qu'on pourrait aller chercher parmi les partenaires une opportunité de se dire que... Encore une fois, l'industrie, elle est partout dans le quotidien.
- Speaker #0
Ça marche. Donc c'est plutôt classe quand même. Donc je te dirais plutôt classe. Ça marche. Une scène de musique faite uniquement avec des bruits de machines industrielles. Un peu ambiance Pink Floyd quoi. Je crois que je vais dire oui à tous tes sujets en fait. Écoute, si le son et l'harmonie est là, je dirais plutôt classe.
- Speaker #3
Même si, je dois être honnête avec toi, Là pour le coup pour moi c'est l'humain qui prime parce que c'est un art et j'aime quand même voir cet art incarné.
- Speaker #0
Il faut les actionner les machines quand même.
- Speaker #3
Je dirais pourquoi pas parce que je trouve que c'est toujours pareil, les meilleurs mariages c'est la technologie et l'humain. Donc moi dans ma tête quand tu m'as dit ça je me suis dit il y a des machines partout. Mais je vais te dire, si tu as été te promener dans l'espace de l'aréna, il y a un robot qui fait de l'orgue. Et donc voilà tu peux voir que c'est classe. Aussi quand la musique est faite par les machines. Bon parfait.
- Speaker #0
Un partenariat avec qui veut être mon associé ? On pitche les innovations industrielles en direct et il y a le jury.
- Speaker #3
Mégaclasse.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #3
Mégamégaclasse.
- Speaker #0
On va y réfléchir alors. Une zone e-sport où les étudiants se battraient sur des serious game simulations de lignes de production industrielles.
- Speaker #3
Mégamégamégaclasse.
- Speaker #0
Il faut le créer alors. Une expérience à la vague, immersive, avec les bruits, les odeurs de l'industrie et des flashs de visuels. pour ressentir l'industrie d'une manière différente.
- Speaker #3
Je ne sais pas jusqu'à où on arriverait à créer du positif ou du négatif dans une expérience comme ça. Mon inquiétude, ce serait que ce soit plus anxiogène que positif en fonction de ce que tu fais. Mais c'est toujours pareil, je pense que si c'est bien orchestré, ça peut être hyper classe. Moi, les expériences où je suis les yeux bandés, les trucs fermés, tu vois. Si je n'ai pas de repères visuels, ça peut me déséquilibrer, donc je peux mal le vivre parce que je perds mes repères. Donc c'est vraiment un ressenti personnel.
- Speaker #0
Oui, je comprends.
- Speaker #3
Sinon, tout ce qui peut permettre de faire un pas de côté, de faire grandir, de donner envie et d'élargir le champ des possibles pour les industries, je te dis méga classe.
- Speaker #0
Ça marche, mais je comprends le côté déstabilisant. Je suis un peu biaisée, moi j'adore l'industrie. Mes meilleurs souvenirs, ils sont sur une usine norvégienne avec une coulée de manganèse brûlant dans la neige. J'aimerais trop que d'autres puissent le vivre. Mais là, c'est le visuel. C'est pour ça que j'avais dit flash visuel aussi. Flash visuel,
- Speaker #3
100% d'accord avec toi. Mais tu vois, par exemple, parce que tu m'as fait penser à Top Chef, donc du coup, moi, je suis une femme d'image, je visualise tout. Je me suis dit, putain, la boîte noire de l'industrie. Alors, ça peut être rigolo aussi. Est-ce que vous reconnaissez ? Ça pourrait être... Alors dans quelque chose comme ça, où tu as des repères, où tu peux toucher, pourquoi pas ? Ça serait bien de le faire à des pros. Alors... Ça,
- Speaker #0
ce serait pas mal. C'est quoi ça ? C'est quoi ce bruit ?
- Speaker #3
C'est quoi les gars là ? Tu reconnais ? On l'a reconnu ou pas là ? A tester en fait !
- Speaker #0
Oui, pourquoi pas ! Allez, on dit classe ! Ok, on va retrouver dans la prochaine section Clément Brunetta, dans le cheat code ! Alors dans cette partie cheat code, le but c'est de retrouver un peu les leçons que tu as pu tirer du salon et les conseils que tu en as tiré justement pour que des industriels qui vont préparer leur salon le fassent au mieux. Par exemple, est-ce que tu as un souvenir de stand à effet waouh où tu peux te dire... Il faut faire ça si on veut vraiment rentabiliser son salon.
- Speaker #2
Moi, je pense qu'aujourd'hui, les événements, il faut le prendre sous la notion réelle d'événements. Il faut qu'on dépasse le stade de « on va juste faire un salon » . Donc, qu'est-ce que tu peux faire sur ton stand pour que les gens se rappellent que tu étais là et qu'ils se disent « waouh, j'ai vu un truc, c'était incroyable » . Nous, par exemple, c'est vraiment juste des exemples que nous, on fait en tant qu'organisateurs. La journée du Festival de l'Industrie, nos entrées, on met de la musique. il y a des DJ, toute la journée il va y avoir des gens qui déambulent sur le salon moi je me souviens l'an dernier il y a des exposants qui ont aussi joué le jeu et qui avaient un guitariste chanteur qui animait tout le stand et en fait juste le fait de faire ça ça amène de suite du monde en fait moi je pense qu'il y a un premier sujet c'est comment on arrive à créer l'événement alors ça peut être plein de choses, ça peut être des jeux concours ça peut être des personnalités qu'on fait venir mais vraiment jouer le jeu en pensant en amont quelle expérience je vais offrir aux gens qui vont venir sur mon stand Je pense que c'est vraiment le tip-top de ce qu'on peut faire. Ça, c'est le premier sujet. Et puis après, je pense à des choses qu'on peut faire sur de l'aménagement, par exemple. Forcément, si on a une signalétique hyper claire, c'est un bon début. Il y a des sujets qu'il faut qu'on mette en avant aussi. Je pense à tous les exposants qui sont des producteurs made in France, par exemple. Des sujets que je trouve personnellement qu'on ne met pas du tout assez en avant. Il y a des vrais sujets de souveraineté aujourd'hui. Et je pense que si tout le monde s'est engagé dans une vraie démarche de « je produis français, je me bats pour l'emploi dans mon territoire » , je pense que le récit qu'on peut faire vis-à-vis de son entreprise, il a du sens par rapport aux visiteurs quand ils viennent nous voir sur le stand. Voilà, c'est un exemple. Sur l'aménagement aussi, on va avoir, là je pense à Siemens, qui a deux stands qui sont côte à côte. C'est deux stands différents, aménagés de la même manière, mais au milieu d'une allée. Ce qui fait que les gens passent dans une allée et sur les deux côtés, forcément, c'est plus facile de se dire, je vais attraper d'un côté, attraper de l'autre. C'est une vraie réflexion sur le positionnement aussi de son stand, en se disant, je ne vais peut-être pas prendre un stand de 200 mètres carrés, mais peut-être deux fois ça. Il y a une réflexion aussi sur l'aménagement qui peut être intéressante.
- Speaker #0
C'est intéressant. C'est une sorte de filet à poissons, finalement.
- Speaker #2
C'est exactement ça. C'est l'expérience. comment tu vas préparer aussi ta venue sur le salon et comment tu aménages ton stand pour être sûr que ce soit lisible et ce que tu vas mettre en valeur dessus.
- Speaker #0
Tu as des clients qui t'appellent à posteriori du salon en disant « C'est un ROI de dingue cette année. » Est-ce que tu le corréles à justement cette préparation ?
- Speaker #2
Là, c'est la clé. La clé, c'est la préparation. Pour un exposant, si tu ne prépares pas ta venue sur un salon. Peu importe le salon, ça ne va pas fonctionner. Il y a plein d'aspects hyper faciles à mettre en place. T'as les réseaux, on en a parlé tout à l'heure, dans LinkedIn, t'as une communication que tu peux faire. Tous les salariés de ton entreprise, c'est des ambassadeurs de l'événement ou en tout cas de ton stand sur l'événement. Donc ça peut être les signatures de mail, les posts qu'ils vont faire sur les réseaux sociaux, enfin voilà, il faut qu'ils soient ambassadeurs de ce qui va se passer. L'organisation des événements, donc de Global Industrie, on a énormément de choses qu'on met en place pour aider les exposants à leur communication. On a, je pense, au GI Awards, donc les entreprises qui innovent, il faut qu'elles en parlent, il faut qu'elles le disent. Il faut qu'elles se manifestent, qu'elles participent aux GI awards, génie innovation. Le premier objectif des visites de nos visiteurs, c'est l'innovation. Quand ils viennent, c'est pour l'innovation. Donc ça veut dire que les exposants doivent être en capacité de montrer qu'ils innovent. Il faut qu'ils fassent appel aussi à nous parce qu'on a des services presse, on est en contact avec toute la presse pro, la presse éco. Donc on peut faire relais de tout ce qu'ils vont faire sur l'événement. De manière générale, c'est toute cette préparation en amont. Et après, pendant, nous aujourd'hui on a aussi des outils. Donc je pense par exemple à l'application du salon. qui permet à un visiteur de scanner son badge et on récupère le lead et on le traite après. Et donc en fait, l'amont sur la communication, le pendant et comment tu gères tes équipes sur ton stand et les outils que tu leur mets à disposition pour qu'ils soient efficaces et l'après, donc le traitement de tous les leads que tu as eu sur ton événement, c'est plus que nécessaire. Et là, ton ROI, voilà, il n'y a pas de sujet. Tu prépares bien ton stand, tu communiques en amont, tu prépares tes équipes et tu gères bien après.
- Speaker #0
Mention particulière pour votre application que je trouve absolument top. Moi qui n'ai aucun sens de l'orientation, rien que le plan interactif, c'est juste une pépite. Merci beaucoup pour ça. Est-ce que tu as vu une erreur particulière qui t'a marqué sur la préparation d'un stand où tu dis tout le temps au téléphone, au client, évitez ça ?
- Speaker #2
En fait, c'est les stands où tu as juste tes cloisons, les petits stands où tu as juste tes cloisons, une table, une chaise et quelqu'un assis sur son ordinateur et qui n'est pas du tout open à... Accueillir les gens, c'est la pire erreur que tu peux faire sur un salon. Je ne dis pas qu'il faut forcément un stand de 1000 m². Tu peux avoir un stand pas très grand. Par contre, il faut que tu mettes de la machine, il faut que tu viennes montrer ce que tu fais. Il faut de la démo en fait. Si tu veux attirer les gens, il faut que tu aies de la démo. Donc en fait, je reviendrai même au sujet d'avant. L'erreur à ne pas faire, c'est venir sans être préparé. Et en fait, le stand, peu importe, si tu ne t'es pas préparé, ça ne pourra pas fonctionner. Qu'est-ce que tu vas mettre comme signalétique ? Est-ce que tu as pris des informations auprès de l'organisateur sur ce qu'ils peuvent mettre en place sur toi ? Est-ce que tu as des choses à dire ? Et dans ce cas-là, tu le dis aussi aux organisateurs parce qu'il y a tout le temps des espaces de prise de parole. Nous, c'est le cas et on adore ça. Il faut que les industriels prennent la voix, qu'ils donnent le ton, que les industriels donnent le ton. Donc on fait ça pour eux. Il faut qu'ils se manifestent et surtout ne pas arriver en se disant que ça va tomber tout seul.
- Speaker #0
Parce que sur des salons comme Global Industrie, il y a 2300 exposants. C'est 10 000 industriels exposants qui sont là. Il faut aussi arriver à se démarquer. Donc voilà, il faut venir vers nous. Il faut venir nous challenger.
- Speaker #1
Parfait. Merci Clément pour tous ces conseils, pour bien préparer son salon. Je vais te libérer. Tu vas pouvoir retourner dans cette journée de folie. Festival de l'industrie, on le disait. Nous, on se retrouve dans la prochaine section. On va retrouver Sébastien Gillet pour le grill. Re-bienvenue Sébastien !
- Speaker #2
rebonjour !
- Speaker #1
Maintenant je vais te poser des questions un petit peu plus piquantes sur l'organisation de salon. Ma première question c'est est-ce que ça t'ait déjà arrivé de décourager un industriel de participer à Global Industrie parce que son projet n'est pas mûr et qu'il risque d'être déçu ?
- Speaker #2
Oui, ça m'est arrivé parce que mon rôle ce n'est pas de faire en sorte qu'on ait un maximum d'exposants qui soient déçus. Global Industrie a des spécificités, a une particularité comme tous les salons que j'ai eu la chance de gérer puisqu'il y en a à peu près 12. Et je trouve que c'est plus honnête de dire à un exposant, ce que vous recherchez on ne l'aura pas sur un global industrie, parce qu'on se parle de global industrie, parce que ce n'est pas la cible que vous avez ou parce que votre produit n'est pas adapté. Je ne fais pas la course au mètre carré, je ne fais pas la course au chiffre d'affaires, je fais juste la course à la logique d'un salon. Et j'allais dire, même un visiteur nous en voudrait entre guillemets si demain on lui présentait une offre qui ne corresponde pas aux attentes du marché. Donc ça nous est arrivé, assez rarement, il faut être honnête. Par contre si un exposant souhaite lui le faire parce qu'il estime que son produit, il estime que son activité peut le faire. Je ne vais pas l'appeler lui dire Non, non, non, n'y allez pas. Par contre, s'il me demande conseil en fonction de son produit, je n'ai pas de problème à dire non, ce n'est pas un salon pour vous. Et même de le dire en exagérant. À des salons concurrents, ça m'est arrivé à dire, voilà, on a un salon qui est concurrent, allez-y, c'est peut-être plus votre place. Parce que, par exemple, nous, on touche à un salon franco-français. 85 % c'est français, 15 % c'est l'étranger. Si quelqu'un me dit, voilà, moi je ne vise que la clientèle internationale, non. Voilà, vous n'aurez pas forcément ce que vous recherchez sur un salon comme Global Industrie par exemple.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a une édition où tu t'es dit, là on a raté quelque chose ? 2022.
- Speaker #2
En 2022, on a loupé, sortie du Covid, donc toujours compliqué, parce que votre métier est un peu chamboulé, un peu chahuté, un peu remis en question. Le Média Salon, les visiteurs ou les exposants étaient plutôt sur un Média Webinar, etc. Ce qu'on a loupé, c'est de rassurer une nouvelle fois que le Média Salon, on avait besoin de se rassembler. On a besoin de se retrouver que quand le gouvernement a réouvert un peu les vannes pour les restaurants, pour les stades, on a senti tout le monde en effet se remplir les stades, mais on n'a pas encore senti tout le monde revenir sur les médias salons. Donc ce qu'on a loupé c'est rassurer les clients visiteurs, rassurer les clients exposants. Dans notre message communication je pense qu'on a aussi un peu perdu les gens parce que comme vous l'avez dit tout à l'heure, c'est un jeune salon, Global Industrie c'est 8ème édition, c'est encore tout jeune, c'est le rassemblement de 4 manifestations. Et en fait, on est trop passé entre les quatre salons encore qui étaient tagués sur Global Industrie. Du jour au lendemain, on les a enlevés et on a fait que Global Industrie en 2022 sans expliquer aux sous-traitants. Mais les sous-traitants, c'est dans Global Industrie. Donc ça, je pense qu'on n'a pas été bon sur la communication. Donc on a perdu un peu du visiteur, plus pas assez bien rassuré. Donc, comme je disais tout à l'heure, moi, j'aime le matin me dire on a fait notre job. Et je savais qu'en commençant le salon avec les équipes, je pense qu'on a loupé des choses. Et ça s'est traduit sur le visiteur qui n'était pas à la hauteur.
- Speaker #1
Très bien. Est-ce que l'alternance Paris-Lyon c'est une vraie conviction ou est-ce que c'est pour froisser personne ?
- Speaker #2
Non, c'est une vraie conviction parce que moi quand j'ai récupéré les salons d'industrie pour le groupe, il y avait déjà une alternance entre Lyon et Paris. C'est deux typologies de visiteurs différents, on ne fait que 12% de visiteurs communs. Donc ce qui montre pour moi la légitimité d'être à Paris. Maintenant Paris qui se dit terre industrielle ou première région industrielle, oui première région industrielle sur les sièges sociaux. Ce n'est pas forcément un visiteur que nous on attend sur un global industrie. Lyon on va dire est plutôt cœur d'usine. Il apporte toute sa légitimité, bassin industriel multi-secteurs, zone de chalandise plus importante en termes d'utilisateurs, responsables de production, maintenance, un tout petit peu moins sur le périmètre de l'île de France. Par contre, je le redis, les gens du Nord, sans faire de parallèle avec les chansons bien sûr, mais en tout cas les visiteurs du Nord de la France, très industriels, de l'Est, c'est plus facile en logistique peut-être de venir sur Paris que de venir sur Lyon. Donc aujourd'hui, on a montré une légitimité. Même si Paris est toujours un petit peu plus challengé de par sa destination, Villepinte est un petit peu moins sexy qu'Eurexpo, mais on vient tous voir les beaux avions à juste titre pour le Bourget tous les deux ans. C'est à côté le Bourget et Villepinte. Donc à nous de continuer à faire de la pédagogie, à expliquer que Paris a sa place. Et j'allais dire dans cette édition, c'est 10 ministres qui vont venir. On montre aussi que le volet politique est un peu plus présent à Paris qu'à Lyon. Donc Paris aura d'autres forces que Lyon n'aura jamais. Mais on va dire que le cœur d'usine sur l'industrie en France est quand même plutôt à Lyon.
- Speaker #1
Super. Si un concurrent bien financé décide de lancer un salon concurrent, c'est quoi qui ferait vraiment peur dans sa stratégie ?
- Speaker #2
Ce qui pourrait me faire peur, c'est tout ce que nous on ne fait pas bien ou tout ce que nous on n'ose pas faire et qui permettrait à un concurrent d'aller sur des secteurs, sur des endroits où nous on peut nous reprocher qu'on n'est pas bon. Quand on a récupéré des salons industriels il y a quelques années, une nouvelle fois l'industrie a été boudée. Il n'y avait pas de jeunes, il n'y avait pas de politique, il n'y avait pas de médias. Ça on l'a inversé, on l'a inversé grâce à eux. Moi je suis un metteur en scène, moi je mets en musique ce que le marché dit. Mais quand il y a 10 ans, 15 ans, on n'avait pas tout ça, on a réinversé la tendance et on a mis ce qu'on a dit, l'ensemble du pouvoir public et du gouvernement présent, des médias qui viennent quand même aujourd'hui de manière plus nombreuse et de manière aussi volontaire, des jeunes qui viennent en masse, entre 6 000 et 8 000 jeunes. Donc on a répondu à ces attentes-là, mais il y en a encore d'autres sur lesquelles on doit être plus présent. sur les typologies de visiteurs par exemple qu'on n'a pas forcément, des responsables de fonction d'usine qu'on n'a pas encore réussi à bien toucher ou à bien sensibiliser, des grosses entreprises françaises qui sont des donneurs d'ordre qui ne viennent pas encore. Donc ce qui pourrait nous faire peur, c'est de se dire que déjà on est les meilleurs, c'est de se dire qu'il ne peut rien nous arriver, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, qu'on n'est pas indéstructibles. Et c'est ça en fait qui me motive tous les matins en me disant qu'on peut faire mieux. Ce n'est pas d'être le meilleur qui m'intéresse, c'est d'être meilleur qu'hier.
- Speaker #1
Très bien. Est-ce que tu penses que c'est un modèle qui peut être dépassé dans 10 ans le salon industriel sous cette forme ?
- Speaker #2
En tout cas... à nous de faire en sorte qu'il ne soit pas dépassé. Et cette remise en question, elle n'est pas journalière dans ce métier-là, mais elle est quasiment annuelle. Elle est journalière dans le quotidien de la vie, mais elle est annuelle. Donc quand on fait une édition qui fonctionne bien et Lyon 2025 avait été un grand succès, c'est comment on va faire mieux sur Paris, ou différemment, ou en tout cas mieux que 2024. Donc on y a rajouté plein d'artifices, des animations, des choses qui étaient légitimes sur un salon. Pour moi, le média salon est loin de mourir. Et la preuve, même si on avait des craintes en 2022, comme on l'a dit tout à l'heure, On a rassuré sur ce Média Salon en 2023, 2024, 2025. On fait des plus beaux salons aujourd'hui qu'on en faisait avant le Covid. Donc ça veut dire que ce Média est loin de se terminer. Il y a toujours une appétence pour se rencontrer, toujours une appétence pour faire des... Et heureusement, de signer des contrats en live et pas de signer des contrats derrière l'ordinateur. Ça, je pense qu'on avait cette crainte-là, mais ça, on est rassurés. Et par contre, c'est toujours à nous de garder cette petite flamme, cette envie de se réunir. Par exemple, aujourd'hui, qui est la troisième journée du Salon, on fait le Festival de l'Industrie. Donc on veut que l'ensemble de la communauté industrielle se rassemble et on fait une grande soirée à Villepinte où on va permettre à l'ensemble de nos exposants, donc plus de 3000 qui vont être invités, plus des visiteurs, juste de se réunir. Il n'y a pas de message de l'organisateur, c'est votre moment, c'est votre soirée, c'est le moment où vous devez échanger. Il n'y aura pas d'autres événements en France où on va réunir 3000 industriels. Et c'est toutes ces petites choses-là, c'est juste une nouvelle fois, comme on disait tout à l'heure, si j'étais exposant, quand je suis sur Global, comment j'aimerais être reçu. On ne fait pas tout bien. Il y a des choses qui ne dépendent pas de nous. On sait que d'arriver à Villepinte, ça peut être compliqué le matin. On sait que sur un salon, il peut y avoir des aléas que vous ne maîtrisez pas. Mais j'allais dire, si à la fin, vous avez le business, si à la fin, vous avez le visiteur, si à la fin, vous avez les médias comme on l'a pu évoquer, on va rester sur le haut de l'iceberg, sur les petites choses qui sont améliorables pour l'année prochaine.
- Speaker #1
Merci Sébastien. Je vais te libérer et rentrer dans la fosse aux lions pour cette troisième journée de Global Industrie. Merci à toi. On retrouve Julie Voyer dans la prochaine section pour le retour vers le futur. Re-bienvenue Julie pour cette section, cette fois-ci Retour vers le futur. On va s'intéresser aux possibilités d'évolution du salon. Chaque édition, tu dois convaincre des gens qui sont déjà venus de revenir. Comment ça se passe ça ? Comment tu vois ça dans les futures années ? Comment on maintient à flot le salon ?
- Speaker #3
Alors, mon métier c'est... Bon déjà c'est un métier de collectif, c'est des hommes et des femmes. On n'est jamais tout seul quand on fait un métier comme celui-ci. Et c'est chacun qui joue sa part pour que ça réussisse. Ce qui est difficile, en fait, c'est que tu repars toujours de zéro. C'est-à-dire que malgré tout, même si tu as cette chance incroyable à un moment donné de créer une confiance autour d'un projet commun, autour d'une marque forte et autour de services que tu apportes, de solutions et de clés que tu crées, il faut systématiquement surprendre et les gens en attendent toujours plus et toujours mieux. Ce qui fait que la base de départ que tu construis, c'est le point zéro de ton année d'après avec tes évolutions, avec tout ce que tu vas pouvoir, d'une certaine manière, satisfaire comme besoin et comme attente. Donc en effet, tu as besoin de ce socle d'acteurs qui te suivent. Et on va dire que j'ai à peu près 70% des exploitants qui nous font confiance et qui renouvellent leur participation et leur engagement. Mais il faut quand même aller chercher les nouveaux. Et puis on a toujours l'ambition de grandir et d'élargir aussi le spectre de l'offre. parce qu'on se veut global. Et pour le visiteur, c'est encore plus compliqué parce qu'on se rappelle, Global Industrie, tu as une édition à Paris et tu as une édition à Lyon. Donc, tu as quand même un effet de biennalité. Et en deux ans, les choses changent énormément dans les écosystèmes. Donc, c'est un travail colossal par des équipes qui font et qui dépensent et qui déploient une énergie toute l'année. C'est un travail que tu fais sur 14 mois. Et quand tu es sur des visions stratégiques, que tu peux faire sur 24 mois. Tu vois, moi je pense déjà à mon Paris 2028 en ce moment, et même depuis quelques temps, parce que j'ai des vrais grands projets pour Paris 2028 notamment. Mais après c'est... C'est être sur le terrain. Le premier travail, on le fait ici. C'est-à-dire que tous les gens qu'on a la chance de retrouver, parce qu'on a travaillé avec eux toute l'année, toutes les équipes sont sur le terrain pour aller voir les clients. C'est des moments comme celui que tu me permets de vivre avec toi. Et je te remercie encore parce que c'est très, très important. Les médias jouent un rôle, mais central. Tu peux faire le travail le plus exceptionnel, s'il n'est pas montré, s'il n'est pas relayé, s'il n'est pas communiqué, il n'a pas d'impact. sur le public. Donc, il nous faut des partenaires qui y croient, il nous faut des partenaires qui soutiennent, il nous faut un réseau qui diffuse, il nous faut un réseau qui s'engage aussi avec nous. Il nous faut toujours nous renouveler, il nous faut toujours créer la confiance, il faut toujours aller plus loin. Et j'ai le sentiment, vraiment, et après il faudra vraiment aller au bout de cette édition, que là, on passe un vrai cran au niveau de la reconnaissance qu'a cette famille industrie à être. Pendant quatre jours réunis, et on sait le contexte, on sait combien c'est difficile, et j'ai le sentiment, mais peut-être que je me trompe et que je m'illusionne et que je ne vis que des beaux moments, où je remercie d'ailleurs chacun qui me permet de les vivre, que les gens repartent, mais reboostés quoi. Ils se disent, on était là, on a partagé, on a été inspirés, on a été gonflés à bloc, et en fait, tout ce que tu mets en place, il faut que ce soit une clé de réussite pour tout le monde. Et si tu arrives à faire ça, tu peux capitaliser. Et tu te trompes aussi, on fait plein d'erreurs. Et moi, si tu me demandes de prendre mon radar à défaut, je vais te dire qu'il y en a plein partout et qu'on peut faire encore mieux sur plein de choses. Donc voilà, c'est œuvrer toute l'année, continuer, capitaliser sur le moment de l'événement. Et puis c'est aussi préparer l'année d'après. Tu vois, on utilise aussi les événements pour nos propres RP, si je puis dire. J'ai un peu horreur de ça, parce que on dirait je suis dans un grand cabinet. Mais en tout cas, te dire, on invite les gens à dire, venez vivre l'expérience de Global. Qu'est-ce qu'on pourrait faire ensemble demain ? Donc, utiliser aussi ce lieu et ce moment particulier, quel événement pour dire qu'est-ce qu'on pourrait amplifier ensemble ?
- Speaker #1
Tu parlais de 2028, tu as une vision à 5 ans de comment tu verrais Global Industrie dans 5 ans ou c'est trop loin ? Ça change tellement vite en ce moment.
- Speaker #3
En fait, si tu veux, on va dire que j'ai plutôt des trajectoires que j'ai envie qu'on prenne. Et dans notre métier, c'est hyper difficile. Parce que tu vois, il y a des choses où je te dirais, dans 2 ans, pour certaines choses, c'est maintenant, sinon après, ce sera trop tard. Ce qui est très difficile dans notre métier, moi tu vois je fais Global Industrie, c'est un événement incroyable, j'ai du temps pour le préparer avec les équipes et on travaille avec Sébastien, tu l'as vu, il s'engage, il est, voilà, et tout le monde le voit et tu verras aussi Clément pareil, mais si tu veux, ce qui est difficile, c'est qu'il y a des multitemporalités liées à l'événement, quand tu poses la stratégie, quand tu veux faire grandir une offre. Je pense au SEPEM, tu vois, en particulier, c'est les petits globales industries. Et quand je dis petits, c'est plein d'amour. Ce n'est pas péjoratif du tout parce que c'est un dimensionnement territorial dans huit bassins industriels de France. C'est des événements qui ont lieu tous les deux ans. Tu vois, tu as temporalité. Moi, je suis en train de commencer à travailler mon 2028-2029 sur les SEPEM. Pour te donner un repère. Et on est le 1er avril 2026.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #3
Donc on est, tu vois, très très loin de 2029. Donc en fait... Là, typiquement, si je dois penser à ce que j'ai envie de flécher comme trajectoire, j'ai une vraie volonté de travailler l'international. Peut-être, mais c'est que des possibilités, je ne sais pas si on y arrivera, mais peut-être à faire une déclinaison de la marque global industrie, peut-être dans d'autres continents. C'est un premier sujet, c'est peut-être pas forcément celui que je mettrais en priorité, mais c'est le premier auquel je pense. J'en ai un qui me tient particulièrement à cœur. Et pour lequel j'oeuvre, et j'ai pas mon badge pardon, mais les influstriels, et je sais pourquoi je fais partie des influstriels et pourquoi ça compte pour moi, c'est que le sujet de comment on donne envie industrie, comment on fait en sorte qu'à un moment donné on perce le plafond de verre du grand public, c'est parce qu'on va faire des choses aussi nous. Et tu vois, j'ai conscience que pour faire venir des familles, pour leur faire changer le regard, pour avoir des professeurs, il va falloir aussi qu'on fasse des choses pour le grand public. Et moi j'aimerais arriver à faire une séquence. pour les familles et pour le grand public avec Global Industrie. Donc ça, c'est un projet que j'ai pour Paris 2028. J'espère, si j'y arrive ou je le repousserai, si je n'y arrive pas en 2028, parce que ça va être encore une fois une œuvre collective. Donc tu vois, ça, ça fait partie vraiment des gros sujets. Et après, si on regarde l'ambition, quand on se pose avec Sébastien sur la stratégie du salon, on voit qu'il y a des pans manquants encore qu'on voudrait arriver à consolider. Donc on voudrait arriver à continuer à élargir l'œuvre de Global Industrie. Et on voudrait aussi amplifier des actions. Typiquement, tu vois, on fait une première cette année, je suis ravie, avec la team de Compagnum, donc avec Virginie Saks et François, qui sont aussi des influx, si je ne dis pas de bêtises, d'arriver à connecter, créer des passerelles entre les grands groupes et les PME et les TPE. Je pense que la confiance des TPE et des PME, qui sont quand même plus de 85% des titres industriels français, globalement on l'a. Mais celles des grands groupes, comme souvent il y a des intermédiaires et des rangs, si tu veux, de sous-traitance et des équipementiers en fonction de la taille des marchés et des filières qui sont concernées, tu n'arrives pas forcément à toucher la grande tête d'affiche, la grande inspiration, les membres du COMEX en fait. Et en fait, on a créé du coup, avec Virginie et François, une section dans l'espace du booster où les grands groupes... viennent pitcher leurs feuilles de route, leurs stratégies industrielles, leurs stratégies d'innovation. Et en fonction des besoins, on « préflèche » des publics dans l'Assemblée, même si c'est ouvert à tous, pour dire « venez vous inspirer, c'est quoi les points de blocage si vous voulez aller typiquement dans la filière de la défense ou dans la filière de la santé, pour ne pas citer de nombreux acteurs particuliers qui sont là. » Et en fait, ça crée des liens, ça crée des passerelles. Là, je veux vraiment qu'on aille beaucoup plus loin là-dessus. Je veux qu'on soit le salon de tous pour tous. Donc ils ont leur part à jouer, ils ont aussi le maillot entre guillemets à porter de l'industrie, ces grands acteurs. Et moi je veux casser ces frontières-là et dire là, pendant quatre jours là, à ce moment-là, ça c'est possible. Ça sera peut-être différent après, mais tout le monde va passer un cran. Et après je voudrais aussi créer des nouveaux formats de contenu. Parce que je pense que là-dessus, il y a beaucoup de choses à faire. Chaque moment du salon, c'est une source d'inspiration pour aller chercher, pour aller glaner. Et tu vois ce que tu fais par exemple là aujourd'hui, et encore une fois, merci d'être là.
- Speaker #1
Grand plaisir.
- Speaker #3
Moi j'ai envie qu'il y en ait plein d'autres. Je veux que Global Industrie soit une scène pour tous.
- Speaker #1
Salon pour tous, de tous pour tous, une scène pour tous. Moi j'aime beaucoup, ça me va très bien.
- Speaker #3
Je ne sais pas si j'y arriverai. Sébastien s'il entend, il va me dire Julie, tu es très ambitieuse, il faut ralentir. Tu sais, on doit choisir. Choisir, c'est aussi renoncer. Pour l'industrie, j'ai du mal à renoncer. Donc du coup, je patiente.
- Speaker #1
Très bien. C'est le moment de conclure cette émission. Ça se passe dans les questions signatures. Ta première mesure si tu étais ministre de l'industrie ? En trois mots, où est-ce que tu irais ?
- Speaker #3
C'est horrible cette question. Je ne sais pas, parce qu'il y a tellement de choses qui me viennent dans la notion de protéger quand même, pour d'une certaine manière éviter cette perte. On a la chance d'avoir eu plusieurs ministres qui sont venus et je leur disais, mais il faut qu'on investisse. Massivement aussi pour soutenir notre innovation, notre modernisation. Donc à cet instant T, je dirais soutenir l'investissement pour booster l'innovation et favoriser la modernisation et la montée pour la chaîne de valeur et qu'on arrive à recréer vraiment un maximum d'ouverture d'usines, d'extension d'usines, de développement, de création. Comme ça, là maintenant, je te dis ça.
- Speaker #1
Innovation, modernisation, je retiens ça, ça marche. Est-ce qu'il y a une phrase que tu te dirais à toi avant de rentrer chez GL Events ? Avec ton recul aujourd'hui.
- Speaker #3
À moi, donc il y a 18 ans, tu veux dire. Voilà,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #3
Alors, je vais te faire une confidence. Un de mes professeurs est venu me chercher à l'école pour me dire Julie, j'ai trouvé une entreprise sur laquelle j'aimerais que tu fasses un entretien d'embauche. Je me suis engagé pour toi. Et moi, je l'ai fait vraiment à la dilettante, parce que je m'étais dit, je ne suis pas faite pour cette entreprise-là et pour ce métier-là. Et je crois que je ne changerai rien, parce qu'il faut vivre chaque expérience qui nous construit, même si elle nous déstabilise, même si elles nous font peur, même si des fois, on est trébûche, voire on tombe. Parce que c'est celles qui nous construisent et qui nous enrichissent. Donc je ne lui dirai justement rien à cette Julie parce que je suis quelqu'un qui réfléchit trop et moins j'en sais, mieux c'est. Comme ça, je le fais spontanément et avec le cœur.
- Speaker #1
Vas-y, ne réfléchis pas. Tu as raison. Je lui dirai,
- Speaker #3
ne te pose pas de questions, vas-y, ne réfléchis pas. Mais je crois que c'est ce que j'avais fait à ce moment-là.
- Speaker #1
Très bien. C'est quoi pour toi, oser l'efficacité ?
- Speaker #3
Donner le meilleur, le plus court, le plus impactant et le plus performant, si je puis dire. Moi, l'efficacité, c'est me challenger tous les jours pour quand j'ai fait le bilan à la fin de la journée, je me dis qu'est-ce que j'aurais pu mieux faire.
- Speaker #1
Ok, oser le challenge. Et me dire,
- Speaker #3
le lendemain, je capitalise là-dessus pour marcher un peu plus vite ou un peu moins longtemps.
- Speaker #1
Meilleur qu'hier, c'est quelque chose que Sébastien a dit aussi.
- Speaker #3
C'est vrai ? Oui, On est connectés,
- Speaker #1
On va conclure, s'il n'y avait qu'une seule chose à retenir de cet épisode, ce serait quoi ?
- Speaker #3
La gratitude. J'ai énormément de gratitude pour ce que je vis. Pour ce que je partage avec toi, pour ce que je partage avec chacun. Et je suis extrêmement reconnaissante de tous les cadeaux qu'on a la chance d'avoir. Et je suis énormément dans la gratitude.
- Speaker #1
Super. C'était GL Events dans Oser l'Efficacité. Merci encore Julie d'être venue et de conclure cet épisode avec moi. Nous, on se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle vidéo. Donc abonnez-vous pour ne pas la râter. Et surtout d'ici là, osez l'efficacité.