- Speaker #0
C'est à bord de sa Twingo, roulant vers le pays de Galles et dopée à un 4 en anglais au bac, que mon invitée du jour trouve sa vocation. Aujourd'hui, elle dirige plusieurs entreprises, elle détient deux brevets internationaux, et elle promeut sur les réseaux le métier le plus sexy de l'industrie, l'inertage de soudure. Clémence Retel, bienvenue dans Oser l'Efficacité.
- Speaker #1
C'est mon premier podcast, et avec toi aussi, et j'aime bien ce côté sexy, cocon, on se dit tout.
- Speaker #0
Dans la première section de cet épisode, on va s'intéresser à ta backstory de super-héroïne de l'industrie. Et donc ça se passe tout de suite dans I Need a Hero. Ma première question, c'est, j'en ai parlé en introduction, tu déparques au Pays de Galles à 18 ans, tu n'as pas de diplôme, tu as un joli 4 en anglais au bac.
- Speaker #1
Ouais, j'ai eu mon bac.
- Speaker #0
Tu as eu ton bac quand même. C'est ça. Et pourquoi tu pars ?
- Speaker #1
Une envie de décoller, de partir. Et pour moi, une obligation d'apprendre l'anglais, clairement. J'ai un petit côté claustrophobique. Les frontières, les barrières, je les dégage ou je saute par-dessus. Donc apprendre l'anglais, c'était m'ouvrir les frontières.
- Speaker #0
Et à ce moment-là, t'as juste le bac, ce qui n'est pas un diplôme qui est hyper utile. Je ne sais pas en Angleterre comment ça se... Enfin, comment ils voient les choses, mais chez nous, on ne fait pas grand-chose avec. Et tu trouves que c'est le bon moment, du coup, à ce moment-là ? Il n'y a pas une petite voix qui te dit, on fait encore trois ans, on fait une licence.
- Speaker #1
Non, parce qu'en fait, je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire. Donc, au lieu de rentrer dans une voie qui ne va pas correspondre, prends tes clics, tes claques et puis va parcourir le monde. Va voir ce qui se passe là-bas. Et j'ai commencé, je nettoyais les toilettes dans un hôtel. Il ne faut pas avoir honte de le dire. Tous les métiers se respectent, tout le monde a son rôle. Et ça m'a permis d'évoluer dans le taf. avant de reprendre mes études en Angleterre.
- Speaker #0
On y reviendra là-dessus dans la deuxième partie de ce podcast. On va revenir un peu sur ton métier.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Toi, tu es dans l'industrie. Est-ce que tu pourrais expliquer l'inertage de soudure à un enfant de 10 ans ?
- Speaker #1
À un enfant de 10 ans, ce que je ferais, c'est que je lui expliquerais, comme avec deux tasses, une tasse pleine d'eau et une tasse qui est vide, je transvaserais. Et l'inertage, c'est vraiment ça, dans un volume qui est réduit et contraint. on remplace ce volume d'air par un autre volume de gaz. Et c'est vrai que le gaz, on oublie, et même les professionnels avec qui je vis s'imaginent qu'on vit dans le vide. Mais en fait, tout ça, ce sont plein de molécules. Donc on vit dans le plein. Et ce plein, à des moments, il faut le changer, sinon ça interagit avec ta soudure.
- Speaker #0
J'ai quelques souvenirs de mes cours de physique et de chimie. Heureusement qu'on ne vit pas dans le vide quand même. Ce serait pas fou.
- Speaker #1
On aurait un petit peu du mal. Et à respirer d'ailleurs.
- Speaker #0
Je me souviens très bien de ta présentation quand on s'est rencontré la première fois, c'était à Global Industrie. Du coup, je vais te challenger un petit peu, je vais te demander de te présenter, mais sans dire inertage, glace et industrie.
- Speaker #1
Alors, j'aide les personnes qui assemblent des tuyaux à faire en sorte qu'autour de la soudure, il n'y a pas d'oxygène. Et aussi, j'aide d'autres dans les industries. à faire de la maintenance sur les tuyauteries avec des procédés innovants.
- Speaker #0
Très bien. J'ai gagné ? Oui, c'est parfait. C'est parfait et tu n'as même pas triché parce que des fois, on me fait des variantes autour du mot. Mais ce n'est pas juste. Là, c'est parfait. Ça me va très bien. Dans Oser l'efficacité, on adore les références culture pop. Donc, si tu étais un super-héros ou un film, une série, à qui tu te comparerais ?
- Speaker #1
Il y a un côté... Wonder Woman fée clochette. Les filles qui sont un peu rigolotes, mais un peu décalos. Et puis on fait tout, puis on se débrouille. Voilà, notre patouille. Je ne sais pas. Pour un film, moi, je ne sais pas. La boîte, je dirais qu'on n'a pas... Non, il n'y a pas trop d'équivalent, parce que c'est un joyeux bazar. Très efficace et très sérieux, mais c'est un joyeux bazar chez nous.
- Speaker #0
On parlera de votre partie communication réseau tout à l'heure, qui est assez marrante. Donc, je pense qu'il y a de quoi faire. Dis-nous tout, combien de boîtes tu diriges actuellement ? Et est-ce que c'est fini ? C'est pas fini.
- Speaker #1
Mais c'est ce que me disent les filles avec lesquelles je bosse. Toutes les semaines, j'ai une idée, elles font encore. Et c'est reparti. Combien j'ai de sociétés ? Là, j'ai une société mère qui détient trois sociétés. La première, c'est France Inertage qui a plus de 12 ans. On diffuse de l'argon, mais on vend du matériel pour la protection gazeuse des soudures. On développe aussi des solutions pour la fabrication additive, donc contrôler des environnements pour la fabrication additive. La deuxième société, c'est une société d'innovation et R&D. dans laquelle je fais du consulting pour des entreprises de petite ou grande taille d'ailleurs. Donc procédé innovant, une nouvelle approche. On aime prendre du recul et puis regarder l'impact de chacune des décisions.
- Speaker #0
Quand tu dis procédé innovant, ça va être des solutions qui n'existent pas encore ou trouver plus la meilleure solution déjà sur le marché ?
- Speaker #1
Alors moi c'est le simple, la simplicité. C'est difficile de vendre. Non mais je vais te faire un truc simple parce qu'on se dit bon il n'y a pas de valeur mais la valeur elle est justement là. C'est-à-dire quelque chose de très pertinent, sans prise de tête, et surtout, les opérateurs vont pouvoir l'utiliser de manière facile et l'adopter aussi, parce qu'il y a le changement. Donc, il faut qu'ils puissent s'approprier cette solution et la mettre en place. Donc, des solutions simples. Si ça existe déjà, on ne va pas inventer la poudre. Si une solution standard existe déjà, on peut la modifier. Et puis, s'il n'y a pas, on invente des trucs pour solutionner le problème qui est précis.
- Speaker #0
Ça a l'air assez fun.
- Speaker #1
Oui. Et numéro 3, société spécialiste en procédés innovants pour la maintenance industrielle. L'idée, c'est d'allier l'éco-responsabilité et la continuité de production pour les usines. C'est de pouvoir faire des changements, des maintenances sur des réseaux sans perturber le fonctionnement de l'usine.
- Speaker #0
Hyper important en ce moment. L'idée de compétitivité, il ne faut pas s'arrêter.
- Speaker #1
Et pourtant, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup à faire.
- Speaker #0
On va revenir sur ton expérience, sur des histoires qui t'ont marqué, dont tu as tiré un enseignement. Le but, c'est que nos auditeurs repartent avec l'enseignement, sans avoir eu à vivre l'expérience peut-être parfois douloureuse. Ça se passe tout de suite dans Cheat Code. Alors la première chose sur laquelle je voulais revenir, c'est ton départ en Angleterre. On en a un petit peu parlé dans la section précédente. Mais tu as dit, tu as découvert, tu as commencé par faire du nettoyage dans des hôtels. t'as fait. plein de métiers. C'est à quel moment tu décides ? Comment tu choisis tes métiers à ce moment-là ? Quand est-ce que tu décides de reprendre tes études ?
- Speaker #1
Ça se fait d'opportunité en opportunité. Et c'est pour ça que je dis aux jeunes allez voyager et parlez, parlez aux gens. Donc ouais, décrocher du téléphone. Alors on voit plein de choses sur le téléphone, ça nous ouvre des horizons. Mais les opportunités elles sont là et elles sont humaines autour de toi. donc se concentrer sur cette je dirais sensibilité émotionnelle pour pouvoir se connecter aux gens se travailler à se respecter soi-même pour pouvoir être respecté des autres et ça c'est super important aussi pour l'authenticité les premiers jobs étaient pour moi les premiers pas vers aussi pouvoir parler anglais parce que j'ai eu 4 bacs, j'étais une quiche donc j'étais manger, conduire mais on apprend au début donc j'avance et puis j'avance dans les jobs les uns après les autres l'Angleterre c'est bien on peut changer souvent de job donc changer tous les 3 ans, non changer tous les 3 mois comment t'es accueillie là-bas ?
- Speaker #0
tu parles pas anglais, est-ce qu'on t'aide ? ou est-ce que...
- Speaker #1
de toute façon il y a beaucoup d'entraide en fait il faut juste demander rien que ce matin j'étais dans le métro une dame qui me dit c'est sympa de parler avec vous j'ai rencontré que des gens gentils Merci. Je pense fondamentalement que tous les gens sont gentils. Ils sont juste dans leur bulle parce qu'ils ne peuvent pas parler à tout le monde tout le temps. Mais dès que tu vas les solliciter, il n'y a pas de raison que quelqu'un va t'envoyer balader.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu en tires de cette expérience-là qu'il y a un enseignement à transmettre ?
- Speaker #1
Il faut parler, communiquer et ne pas se planquer. Ça, c'est le grand symptôme de l'industrie. C'est vivons bien, vivons cachés. Pas du tout, pas du tout. et même pour mes nouvelles idées de business la première chose que je fais c'est que j'en parle j'en parle aux autres vraiment c'est confronter sa réalité et ce qui se passe dans sa tête sur le terrain et ça c'est du feedback si tu le caches t'as tout faux
- Speaker #0
aujourd'hui tu diriges plusieurs sociétés ce qui est pas forcément ultra typique comme façon de faire tu me disais t'as essayé de monter une boîte entre guillemets comme tout le monde ça t'a pas réussi ?
- Speaker #1
non parce que c'est Et... Ça ne va pas, ça sonne faux. Ce n'est pas la peine de rentrer dans des cases à tout prix pour faire quoi ? Pour se dire, j'ai de la légitimité de me dire chef d'entreprise, du coup, je mets ma veste de costard bleu, quand je suis à des réunions, je me pose comme ça. Ça n'a pas de sens, en fait. La légitimité, elle ne vient pas de ça, elle vient du travail que l'on fait et surtout de l'impact que l'on a sur le monde qui nous entoure et aussi les gens avec qui on travaille. Donc ça sonne faux, du coup, il y a aussi des recrutements qui sonnent faux. Tout le monde a une position, une posture politique. On ne se dit pas les choses, des choses simples. On ne se les dit pas parce que c'est le boss, c'est le salarié, c'est l'employé. Donc il y a cette hiérarchie qui se met en place. Et on se retrouve dans des corners, dans des corners en fait, humains, qui auraient pu être complètement... comment on dit, inhiber dès le début en fait. Ça n'aurait pas dû exister.
- Speaker #0
Il y a un moment où tu défais intentionnellement ce que tu as commencé à construire pour aller vers une boîte qui est plus toi via les recrutements ou via la façon de travailler ?
- Speaker #1
Alors non. Enfin moi je pense que je suis toujours très très agile. Donc en fait, la structure de boîte finalement c'est qu'elle n'a pas de structure à part. On est un peu comme un blob en fait.
- Speaker #0
J'adore la comparaison !
- Speaker #1
Et le blog en fonction de... Il y a des nouvelles personnes qu'on recrute, qui travaillent avec nous, et même que ce soit le comptable ou le banquier, ce sont des gens que j'intègre à part entière dans l'entreprise. Donc je leur demande de s'engager, de vraiment dire, de m'appeler, si je fais de la merde, je veux qu'on me le dise. Parce que ça c'est un autre problème du dirigeant aussi, tout le monde, c'est le dirigeant, du coup on lui dit pas quoi. Non mais dites-moi si ça va pas en fait, parce que sinon je peux pas ajuster, et les yeux j'en ai deux. Mais à tous, on en a vachement plus. Donc j'ai besoin de cette intelligence collective pour avancer, pour réfléchir. Et justement, blobber l'entreprise en fonction du terrain, de l'opportunité, des clients, des feedbacks. Et ça, c'est notre structure à nous.
- Speaker #0
J'adore. Du coup, on en tire quoi ? Trouvez votre blob ?
- Speaker #1
Trouvez votre blob.
- Speaker #0
J'aime bien.
- Speaker #1
Blobez un truc qui vous convient à vous. Oui, c'est ça. C'est ça. Et je parlais tout à l'heure de se respecter soi-même. je dirais en termes de Il faut se trouver soi-même. Le voyage, ça aide pour ça. En tout cas, moi, ça m'a aidée à me trouver moi, à me construire en tant qu'adulte moi. Pas, je dirais, dans la continuité de l'influence des parents ou de la famille ou de l'école. Fais ta sauce à toi. Va te chercher toi. Fais-toi mal. Fais pas de grosses conneries, mais fais-toi mal un petit peu. Va, je dirais, investiguer et pars à l'aventure dans ton champ des possibles à toi pour te trouver tes frontières à toi. Ça, ça va te permettre de grandir à l'intérieur de toi. Et du coup, tu vas être plus posée et plus fort pour anticiper des choses qui pourraient te venir de l'extérieur. Parce que tu feras... on s'en fout, qu'est-ce que tu racontes ? T'es drôle, toi. T'es drôle, tu te cherches. Mais parce que moi, ça va, quoi. Ça, c'est important. Ça t'amène à l'authenticité. Après, être qui tu es. Et ça, ça permet aussi... De créer du leadership, en fait. Et aussi dans ses faiblesses. Assumer ses faiblesses. On ne tisse pas des liens avec des gens en étant le plus parfait du monde. Ça, ça n'accroche pas, en fait. C'est lisse. Par contre, si tu fais entrevoir tes aspérités, les choses où tu es plus fragile, alors les gens, instinctivement, voudront t'aider. Et c'est comme ça que tu crées un maillage, un maillage de le network où tout le monde s'entend, où il y a de la bienveillance. Et on est là les uns pour les autres.
- Speaker #0
Il y a vraiment ce côté trouve-toi, trouve ta singularité, tout en sachant t'entourer. C'est pas parce qu'on se trouve qu'on est seul.
- Speaker #1
Et plus on se trouve, mais on est seul en fait. Parce qu'on arrive aussi à tisser des liens qui sont plus authentiques avec les autres. Parce qu'avoir des postures, tu te montres sous un masque. Donc tu vas accrocher avec des gens, alors soit qui ont un masque aussi, et on se dit nos masques ils se ressemblent, génial. Mais à un moment quand tu déposes ça le soir, t'es toute seule. Donc, être soi-même, enlève le masque, enlève le maquillage, t'es toi même. Et puis, ça peut piquer des fois, puis ça va piquer droit au cœur parce que c'est toi. Mais au moins, c'est bien fait et ce n'est pas des opportunités qui sont manquées. C'est important.
- Speaker #0
Regardez ça, plus on se trouve, moins on est seul. Oui, c'est une bonne punchline, ça. Est-ce qu'il y a un autre truc que tu voulais partager sur ton expérience qui te semble hyper important ?
- Speaker #1
Pour revenir à l'industrie, il faut dépoussiérer ce truc. wow En plus, je dirais qu'avec toutes ces postures et tout le monde se planque, personne ne s'éclate, en fait. Mais moi, je veux dire, chez nous, on s'éclate, on se marre tout le temps. Et puis en plus, moi, je suis la bosse qui arrive en réunion pour foutre le bordel. Donc, tu te dis, mais pourquoi ? Mais parce que c'est essentiel, en fait, pour avoir l'attention. Parce que si sur cinq choses que tu vas dire, tu dis une connerie, les quatre autres, elles sont écoutées attentivement. Et ça, bon, je ne le fais pas stratégiquement. Je le fais parce que je veux m'éclater, en fait. Donc ouais, des réunions, on met des perruques. Vendredi, c'est tout est permis. C'est mardi, c'est mardi connect. Et le vendredi midi, on envoie tous un petit WhatsApp. Ça s'appelle vide son sac. Ça veut dire balance. Si ça ne va pas, tu le dis. S'il y a des trucs qui ne marchent pas pour toi, tu le dis. Donc c'est vide son sac, tu as la bouée de sauvetage, tu as la pique de la méduse et puis tu as le grain de sable. Donc avec ces cartes-là, on balance.
- Speaker #0
Génial. Est-ce que parce qu'il y a cette opportunité, on en a moins besoin au fur et à mesure ? Parce que globalement, ça va mieux.
- Speaker #1
C'est comme je te disais au début, c'est détricoter, des petites boulettes qu'on met sur le tapis. Au lieu de les laisser pourrir, on tape dedans en direct.
- Speaker #0
Dans la prochaine section, je vais te proposer des idées de médias que tu pourrais exploiter avec ta boîte. Alors, toi, c'est un peu particulier parce que beaucoup de gens que j'ai reçus dans cette émission qui n'ont pas encore trop touché aux médias. Toi, t'en as déjà un.
- Speaker #1
Un petit peu. On commence, on est des débutantes.
- Speaker #0
C'est vrai que vous vous êtes lancées il n'y a pas si longtemps, mais c'est vraiment chouette, on en reparlera d'ailleurs. En tout cas, je vais te proposer des idées, et tu me diras si c'est classe, on le lance demain, je le rajoute à ma longue liste d'idées.
- Speaker #1
Elles vont t'en vouloir les filles. Si tu me balances des cacahuètes, alors je vais être... Je vais rentrer tout à l'heure, elles vont être folles. Alors dis-moi, qu'est-ce que tu as à me dire ?
- Speaker #0
Et donc, si c'est classe ou alors ça casse, arrête tes conneries.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Ça se passe tout de suite dans le C'est classe ou ça casse. Donc ma première idée, alors je commence sobre, parce qu'on en a parlé, t'as déjà un Instagram où vous faites plein de choses. Oui. Donc ce serait une version YouTube des Inerteuses. Ok. Un long format dérivé, un peu en mode vlog de vos activités quotidiennes pour qu'on voit bien ce qui se passe, mais toujours avec ce côté pédagogique. où on comprend bien ce que vous faites.
- Speaker #1
C'est classe et on y a déjà pensé. Parce que moi, le savoir, il est à partager et il ne m'appartient pas. Donc je veux le partager au plus grand nombre et aux plus jeunes aussi, évidemment. Parce que les molécules, tout ça, c'est fun en fait. C'est de vrais joujoux. Donc pouvoir travailler dans un monde où on peut jouer avec toutes ces choses, construire et fabriquer des choses, c'est canon. C'est canon. Donc oui, le communiqué en format plus long, oui. On y a pensé. Et puis pour la promotion de nos produits aussi, c'est plus simple d'expliquer avec des vidéos. Parce que les fiches produits, moi je ne les lis pas, ça me barbe. Donc j'imagine que mes clients ne les lisent pas, ils ont autre chose à faire. Donc évidemment, j'aimerais bien communiquer autrement ce savoir, évidemment.
- Speaker #0
Deuxième proposition, une sorte de Koh-Lanta de l'inertage. Avec des petites épreuves. Et à la fin, il ne peut en rester qu'un.
- Speaker #1
Ben ouais. De toute façon, tout ce qui crée des liens, moi, ça me va.
- Speaker #0
Ça marche.
- Speaker #1
Ouais, ça marche.
- Speaker #0
Première soudure moche à perdue.
- Speaker #1
Parce qu'on en voit des exemples de... Après, tu sais, on n'est vraiment pas à pointer du doigt et tout. L'idée, c'est de vraiment avancer, quoi. Donc, des fois, c'est vraiment un débat sur des contenus des inerteuses. Et puis, moi, je dis, ouais, mais les gars, on ne veut pas... Tu vois, l'idée, c'est vraiment d'accompagner, en fait. Donc, si vous ne savez pas faire, on ne va pas vous montrer du doigt. Ce n'est pas du tout le but.
- Speaker #0
Troisième format, un format podcast qui s'appellerait « Qui a dit que ? » . Alors, par exemple, qui a dit que l'industrie, c'était un truc de mec ? Qui a dit que l'inertage, c'était forcément chiant ? Qui a dit qu'il fallait un diplôme d'ingé pour avoir des idées ? Ce genre de choses, et tu débats avec tes équipes autour d'un setup aussi sympa que celui-là.
- Speaker #1
Et évidemment, j'aimerais bien faire participer. Tu vois ce qu'on fait là, on n'est que toutes les deux. mais... Il y a eu les meufs de l'industrie qui ont lancé Bête de Meuf. Et Bête de Meuf, moi, peut-être, oui, OK. Mais Bête de Meuf, toute l'équipe.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce que nous, on est sept nanas dans l'équipe. Ce qui est un peu aussi atypique dans l'industrie, parce qu'il n'y a que des nanas. Alors, je n'ai pas fait exprès de recruter des nanas pour recruter des nanas. Parce que très loin de moi, d'ailleurs, de me dire que j'allais être entourée de femmes dans ma carrière professionnelle. Mais bien sûr.
- Speaker #0
les faire participer et puis on a tous, toutes, plein d'idées et plein de choses, de savoirs à communiquer donc évidemment et j'en profite effectivement pour faire un petit clin d'œil aux meufs de l'industrie qui effectivement ont co-organisé avec Global Industrie et les Influstriels Trophée Bêtes de Meufs Influstriels de l'année qui était à Global cette année effectivement t'étais candidate et portée par un sacré collectif de bêtes de meufs c'est très bien de le rappeler elles ont toute leur place dans l'émission dernière petite proposition un ASMR d'inertage Avec tous les bruits.
- Speaker #1
Je ne supporte pas.
- Speaker #0
Ah ouais ? Ah là là !
- Speaker #1
Donc, classe, oui. Mais moins avec les boules quies. Parce que moi, si tu bois un café, ça me... Et on a d'ailleurs publié un reel sur Insta hier ou avant-hier. Et à la fin, c'est sur la viscosité des gaz. Et à la fin, il y a un mème qui fait... Nice. c'est terrible c'est terrible pour moi mais why not je suis ravie j'ai trouvé tes limites j'ai trouvé un truc il y a plein de trucs qui me bon je les accepte aussi c'est drôle j'aime bien ressentir des choses j'aime bien être surprise
- Speaker #0
ok et bah merci beaucoup pour ton honnêteté j'ai trouvé ça très drôle quand même dans la prochaine section je vais te poser des questions un petit peu plus inconfortables ça se passe tout de suite Dans le grill ! Généralement, je dis qu'il y a un joker, mais personne ne le prend jamais, alors je te le dis au cas ou, il y a un joker.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Si jamais. Première question, tu multiplies les activités, tu as plusieurs boîtes, une com' de fou furieux, je trouve, très honnêtement. Qu'est-ce qui se cache derrière toute cette hyperactivité ?
- Speaker #1
Je ne cache pas grand-chose. Moi, la transparence, c'est super important à tous les niveaux. Comptabilité, salaire, tout est transparent pour tout le monde. je trouve ça super important mon hyperactivité, j'ai pas fait exprès j'ai pas fait exprès c'est quelque chose que je dis très souvent j'ai pas fait exprès on peut me dire t'as quatre boîtes, j'ai pas fait exprès
- Speaker #0
Quelle est cette vérité sur l'industrie que personne n'ose dire aujourd'hui ?
- Speaker #1
C'est un manque de transparence et que les responsables d'entreprise ou tous les ingénieurs ils ont leur rôle à jouer dans l'impact dans l'impact qu'ils peuvent avoir Donc, se planquer quand tu as de beaux projets, ce n'est pas cool parce qu'il y a des choses à partager. Donc, mettre en marche une communication, expliquer. Alors, on n'est pas obligé de tout dévoiler, mais en fait, on s'en fiche. C'est de rendre au moins, je dirais, 40% du projet, de le dévoiler pour créer et de la collaboration et de l'émulsion pour l'industrie et de l'attractivité pour les jeunes. Ne restez pas dans votre coin, en fait. vous avez euh On a tous un rôle à jouer, et sans prétention. Il y a beaucoup d'étiquettes vite portées dans l'industrie. Il faut être dans sa petite case, il faut faire tout bien. Alors peut-être portée par les écoles d'ingénieurs, je ne sais pas. Alors je ne dis pas casser les codes pour casser les codes. Mais soyez authentiques. Parce que si vous bossez comme ça, vous n'allez pas me dire qu'à la maison vous ne vous marrez pas. Vous faites comment à la maison ? Ou quand vous faites un barbecue avec les potes le samedi soir ? Apportez un petit peu plus de ça, parce que votre légitimité elle va pas être détruite du tout. Et au contraire. Surtout si vous partagez un petit peu de vos projets. Donc la veste de costard, la posture.
- Speaker #0
C'est quoi ton plus grand échec ?
- Speaker #1
Alors échec, c'est un mot particulier pour moi. Et on me l'a dit une fois et j'ai pas compris. Parce qu'en fait c'est un mot que je ne comprends pas. C'est pas un mot que je me dis ah oui, j'ai un échec ou je me suis plantée. On apprend toujours. de nos aventures. Et il y a toujours quelque chose de positif à en sortir. Donc le mot échec en tant que tel, ça voudrait dire l'échec ou alors l'échec c'est la mort en fait. C'est le mur et on meurt. Donc ça ce serait un échec. Mais sinon dans la vie, dans les aventures, s'il y a évolution, il n'y a pas d'échec, il y a évolution. Et il y a toujours une bonne raison, ça c'est quelque chose que je dis aussi souvent. Donc s'il y a une bonne raison, ça n'a pas abouti, c'est qu'il y a de bonnes raisons. Et qu'il faut réfléchir à... Quelles sont-elles ?
- Speaker #0
T'es ultra-philosophe. Je suis... J'apprends beaucoup. Je le dis tout le temps, mais c'est pour ça que j'ai un podcast. Je rencontre des gens passionnants et on a l'opportunité de discuter pendant 45 minutes, c'est super !
- Speaker #1
Ouais, les yeux dans l'univers !
- Speaker #0
Mais c'est ça ! Toi, t'es autodidacte ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et pourtant, tu formes dans les écoles depuis 2014 ?
- Speaker #1
Ouais, ouais.
- Speaker #0
T'as l'impression d'avoir un peu réglé tes comptes avec le système ?
- Speaker #1
Non, mais pas du tout. Encore une fois, je n'ai pas fait exprès. Je suis revue d'Angleterre avec un bagage, donc c'est le savoir autour de l'inertage de soudure, qui n'était pas connu en France, ou en tout cas, personne n'en parlait. Donc, j'avais cette singularité, ce métier niche, ce savoir niche. Et j'ai été invitée très vite dans les écoles pour donner un cours sur l'inertage de soudure auprès des ingénieurs en dernière année. Donc, très drôle, parce que même la première année, j'avais presque l'orage, en fait. On me disait, mais qu'est-ce que tu fous là ? Je dis, je ne sais rien ! On m'a dit de pire ! On m'a dit que ce que j'allais raconter, ça allait être intéressant. Parce qu'en fait, pour moi, c'était mon job. C'était banal, presque. Donc ça, c'était cool. C'était cool. Et puis partager le savoir, j'adore.
- Speaker #0
Je suis en grosse hésitation sur la miniature de la vidéo. Vous pourrez nous dire en commentaire ce que vous préférez entre... Plus on se connaît, moins on est seul. Et j'ai pas fait exprès. Mais je crois que j'ai pas fait exprès, c'est vraiment bien. C'est revenu plusieurs fois. Bon, dites-nous en commentaire ce que vous préférez, en tout cas. Ma dernière question du grill, c'est... Quand est-ce que tu dors, Clémence ? Beaucoup. C'est vrai ?
- Speaker #1
Ouais. T'as le temps ? Ouais. Ouais, parce que je bosse efficace.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
En gros, pas de bullshit, on tourne pas autour du pot, on se dit les choses, même avec les clients, en fait. Et avec mes collaboratrices, évidemment. Je dors, non mais moi 9h dodo obligatoire, sinon ça fonctionne pas. Mais je bosse beaucoup à l'instinct donc j'ai la chance d'avoir un cerveau qui va vite et j'ai la réponse tout de suite.
- Speaker #0
Et t'as quand même du temps pour un peu de loisir quelque part ?
- Speaker #1
Ouais, alors l'industrie c'est canon pour ça, tiens, l'attractivité du milieu c'est que tu bosses le lundi matin au vendredi midi.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est vrai. Tu bosses pas le week-end, le vendredi après on range l'atelier et puis on fait autre chose. Donc ça, c'est un super métier aussi, où tu as des horaires qui sont cadrés et limités. Et puis nous, chez nous, les filles, elles ont l'interdiction de travailler après 9h30, donc il y a plus d'interdiction de travailler que de travailler chez nous. Mais tout le monde bosse.
- Speaker #0
C'est vachement intéressant ce que tu dis, parce qu'on oppose souvent la capacité de l'industrie à fédérer, parce que justement, les horaires sont trop stricts et tout ça. Mais quelque part, des horaires stricts, tu sais quand sont tes loisirs. T'es dans le service, ça peut rapidement grappiller avec le télétravail sur la vie perso. C'est pas la même vie, quoi.
- Speaker #1
Alors, il y a ça, et puis il y a les gamins, quoi. Je veux dire, l'épanouissement... Tu peux pas être épanoui au boulot si t'es pas épanoui à la maison. Si t'es en cours de divorce, ça impacte ton travail. Donc, il faut un moment pour tout. Et il faut absolument... Quand tu travailles, tu travailles. Et quand c'est pas le moment de travailler, il faut s'investir. à la maison, auprès de ta famille. Et ça, c'est important, parce que les années passent vite. Et puis, si tu le fais pas, tu vas avoir des soucis plus tard. Donc ouais, il y a un temps pour tout. Il y a un temps pour tout.
- Speaker #0
On va s'intéresser au futur de ton métier, avec toi en particulier, ce que je fais pas souvent, mais comme tu communiques déjà, de s'intéresser à un petit bout. On va pas pouvoir regarder tout ton Instagram, mais un petit bout de ton Instagram, pour voir un petit peu comment... Comment tu as tes idées, comment tu construis ces réels qui marchent de mieux en mieux et qui, voilà, fait des retours. Donc tout ça, ça se passe dans Retour vers le futur.
- Speaker #1
Le gaz, c'est cher et le temps, c'est de l'argent. Il n'y a rien qui va dans l'inertage. Justement, on est là pour vous aider à optimiser et économiser.
- Speaker #0
Ça m'intéresse. Et si t'as quelque chose pour mon DN100, ça m'arrangerait.
- Speaker #1
Tiens, un peu d'élite. Ça t'ira ?
- Speaker #0
Merci ! Toujours assez aimable. Bon top en tout cas. Parce qu'on a parlé de balayage, et je pense que j'ai vraiment intérêt de réduire mon volume pour avoir mes 100 ppm d'oxygène.
- Speaker #1
Eh oui ! En réduisant ton volume, tu vas aussi réduire ton gaz utilisé. Et ça, c'est des sous dans ta pocket.
- Speaker #0
On est globalement sur un réel très pédagogique. Comment vous... Vous, tu, c'est une équipe, vraiment ?
- Speaker #1
Évidemment, évidemment.
- Speaker #0
Comment tu choppes tes idées là-dessus ? Comment tu trouves un truc pour rendre l'inertage fun, accessible ? Moi, j'y connais rien en inertage. J'ai très plaisir à regarder ce qui se passe sur votre chaîne.
- Speaker #1
C'est vrai qu'on nous a dit, moi, j'y connais rien aussi, mais c'est drôle, j'apprends sur l'inertage et personne ne sait ce que c'est que l'inertage. Donc, travail d'équipe, les idées, elles viennent tous les jours. Parce que, comme je te disais, il y a toujours blague avec Linda. Les filles, on s'appelle. Ouais, salut ! Et puis, je... J'introduis mes calls avec une connerie. Je ne peux pas trop m'en empêcher. Ça amène à une autre, etc. Les idées, on a un endroit où on jette tout au fur et à mesure. On peut avoir des échanges avec des clients. On se dit, les gars, vous avez monté ça comme ça, vous étiez ouf. Et ça nous inspire des idées. Ça fait 12 ans que je fais de l'inertage aussi. Il y a des pépites que j'ai croisées le long de mes 12 ans. Ça vient vite et en fait, le format, il est très, très court. Et il y a une idée qu'on transmet, mais elle est toute petite finalement, cette idée. Donc le plus dur, c'est finalement de condenser quelque chose qui soit très accessible. Et puis le format Insta, il faut que ce soit pertinent, qu'il y ait du rythme. Et puis pour la blague, c'est très difficile aussi à tourner. Moi, je réfléchis trop. Donc, on s'est dit, vas-y, les scénarios sont écrits, j'ai pas trop le détail. Je regardais à la fin, je dis, oui, on va dire ça comme ça parce que c'est un peu plus rigolo. Et puis après, on me balance ma ligne et puis je balance comme ça. Mais c'est drôle.
- Speaker #0
Quand tu dis les scénarios sont écrits, tu bosses avec une boîte qui t'aide là-dessus ?
- Speaker #1
C'est notre patouille.
- Speaker #0
Mais du coup, c'est plutôt une autre personne de l'équipe que toi qui écris, puisque tu les découvres.
- Speaker #1
Oui, Linda bosse dessus. Clarisse nous a rejoints pour travailler dessus aussi. Je n'ai pas forcément le temps de m'investir autant là-dedans, mais je l'ai fait au début. C'est sûr, j'ai passé beaucoup de temps. Bon.
- Speaker #0
Pour moi, les boss, si t'es pas un boss de terrain, tu peux pas déléguer du terrain. Donc ça veut dire qu'il faut être sur le terrain. Moi, les chantiers, je les ai faits et j'y vais encore. On fait des chantiers de maintenance industrielle. On est sur place. Si t'es pas sur place, tu peux pas déléguer, tu peux pas parler. En fait, tu sais pas dans quel monde tu vis. Donc tu peux pas rester dans ton bureau et expliquer aux autres de terrain comment ça se passe. Ça marche pas. Donc là, c'est pareil. J'aime bien. Et puis on est dans un monde où technologiquement, on a accès à... beaucoup, beaucoup de choses. C'est accessible. Donc, moi, je veux faire ma patouille. Donc, à l'Instagram, on l'a fait avec Linda au début. Et puis après, du coup, maintenant que ça roule, on a des lignes directrices d'éditorial, je dirais. Et puis après, c'est freestyle et on y va, quoi.
- Speaker #1
Comment tu surmontes ce qu'on appelle assez régulièrement dans la communication sur des sujets techniques, le syndrome de l'expert, où je pense à une autre vidéo que j'ai regardée. où tu expliques comment on convertit les PPM en pourcents. Pour toi, ça doit être d'une évidence folle ?
- Speaker #0
Oui, presque. Mais je m'imagine expliquer ça à des enfants. En tout cas, j'ai eu une certaine difficulté à l'appréhender moi-même. Ça, je ne l'ai pas oublié. Et puis ensuite, quand tu le communiques aux étudiants, par exemple quand je fais des présentations dans les universités, euh... Tu vois bien qu'il y a ce truc de réflexion. Et puis, c'est des choses qu'on n'utilise pas tous les jours, de déplacer la virgule. On ne le fait pas quand on va chercher un croissant. Donc, il y a tout ça. Et puis, de rendre les choses les plus simples possibles. C'est un drôle de l'expert. Pas facile. Et puis, pas facile de se dire aussi... Je vous ai raconté un peu. C'est un peu du... C'est pas très intéressant, finalement. Puis ça, en postant les vidéos, on se dit, si, vous aviez besoin de la base. Et évidemment, puisque je ne parle pas à des ingénieurs, je veux parler au plus grand nombre. Donc, il faut qu'on apprenne notre jargon à nous pour que la prochaine vidéo, ça va rentrer peut-être un peu plus technique. Et bien, on saura, parce qu'il y aura l'historique des réels précédents et on saura que si on dit PPM, on sait ce que ça veut dire.
- Speaker #1
Ok. Qu'est-ce que ça t'apporte, là, aujourd'hui ? Tu l'as lancé en avril, si je ne dis pas de bêtises, le compte, donc ça fait trois mois. À peu près, oui. Oui, ça. Qu'est-ce que ça t'apporte ? Est-ce que tu vois déjà des résultats ? Est-ce que tu es contente de la direction que ça prend ?
- Speaker #0
Des résultats, tu veux dire commerciales, par exemple ?
- Speaker #1
Ça dépend de tes objectifs, finalement.
- Speaker #0
Oui. Alors, l'objectif, pour moi, il n'est pas tant commercial. D'ailleurs, c'est une chaîne qui est un petit peu écartée de la marque.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
qui est relié, parce que si on cherche, on va se rapprocher de Francine Artej. Mais ce n'est pas tant le but. Le but, c'est qu'effectivement, on puisse rassembler une communauté de soudeuses et de soudeurs autour de sujets. Et puis, c'est l'attractivité du truc. Et puis moi, je me souviens quand j'étais gamine, de passer des heures et des heures à regarder Jamy expliquer des choses. Donc ça c'est super important pour moi De me dire Moi j'ai des choses à raconter En plus si ça fait marrer les gens On se marre à le faire Ça crée une cohésion d'équipe aussi Toutes les 6 semaines on se retrouve Donc toute l'équipe est là Tout le monde a un rôle différent Et ça permet d'enchaîner aussi Avec un petit côté séminaire Où on se fait une bouffe tous ensemble Ou alors on cale un morceau de coaching Ou alors on cale Un 3h formation Merci. Donc ça, on merge tout ça pour faire des retrouvailles.
- Speaker #1
Trop chouette.
- Speaker #0
Ça crée des opportunités.
- Speaker #1
Ça marche. Je vais te montrer, bon après il est à toi, donc tu le connais, c'est surtout pour nos auditeurs et spectateurs, un autre réel totalement différent.
- Speaker #2
Mais pourquoi tu as fait ça ? Mais pourquoi tu as fait ça ? Mais tu n'es pas normal ! Mais je ne veux plus te voir, les potes vont se traquer quatre fois ! Fous le corps !
- Speaker #1
La question que je me posais avec celui-là, alors moi, j'ai vu l'émission de Greg Guillotin dont c'est tiré. Du coup, tu ne touches pas forcément les industriels, tu vas toucher les soudeurs. Parce qu'il y a toujours cette question dans l'industrie qui veut communiquer, c'est quel ref on utilise ? Est-ce que les gens ont la ref ? Toi, tu es à l'aise avec le fait d'utiliser la culture populaire à fond ?
- Speaker #0
Évidemment. On les connaît tous. Tout le monde est scotché sur Instagram, de nos jours. Voilà. Et que tu sois cadre, dirigeant, Et Souders, on vit tous dans le même monde. Et puis pareil, on parlait de posture. Je n'ai pas besoin d'avoir une posture guindée, stricte et sérieuse pour communiquer des messages et transmettre. Pas du tout. Pas du tout. Et ça, c'est se rapprocher aussi de la jeune génération par le format, déjà, sur Instagram. Et puis aussi par la forme. Parce qu'on peut apprendre en s'amusant. Et moi, je l'ai fait quand j'étais gamine. Et clairement, ça rentrait beaucoup mieux en s'amusant que quand c'était chiant. Donc, ça n'a vraiment pas besoin d'être chiant. Et moi, mon boulot, il n'est vraiment pas chiant. Et on s'amuse et on rigole tous les jours. Et on fait des choses très sérieuses. On est sur des projets qui peuvent être d'enjeu national. Donc, quand on nous parle des trucs de la défense ou du nucléaire, ouais.
- Speaker #1
c'est sérieux mais on n'a pas besoin de le rendre pas fan en fait les professionnels avec qui on communique sont avant tout des humains c'est un des trucs qu'il faut absolument retenir quoi c'est pas parce qu'on est en B2B qu'il n'y a pas des
- Speaker #0
C derrière finalement ouais et puis je veux dire la culture pop et puis les émissions il y a des rêves et des mentions qui sont cultes il y en a d'autres à venir des rires et puis c'est Alors il y a toute génération, c'est drôle parce que les générations, moi je sais la personne qui nous enregistre, qui est plus jeune que nous, nous les filles on est dans la trentaine plus, entre 35 et 45, c'est notre moyenne d'âge à nous. Et puis on a des enfants évidemment, certains ont des ados, et puis la communication fait « qu'est-ce que tu dis là, c'est quoi ce mot ? » c'est drôle. Moi, je veux me l'approprier, ça. Parce qu'évidemment, je veux parler à mes ados. Évidemment, je veux parler à mes neveux. Je veux qu'on se comprenne. Parce qu'il y a du changement là-dedans, générationnel, mais il n'y a pas à avoir peur. Je veux dire... Donc, on communique et puis on apprend à se comprendre. Et si je peux utiliser ça... Il y a des rêves pour les plus vieux et d'autres pour d'autres. Donc, le caméraman, oui, effectivement, on a vu une rêve, on a fait un truc. Je dis, mais j'ai pas la rêve. J'ai pas la rêve. Il brose les fous du ski. T'as pas la rêve ! Donc pour nous, à 40 ans, c'est un crilège. Si tu te dis... Mais pour eux, non. Mais ils en ont d'autres. Et quand il y en a d'autres, il y a des trucs que je comprends pas. Alors on fait des POV. Je comprends pas. Mais OK, on les fait. Il faut les faire. Vas-y, roule. Non, on peut pas dire ça, c'est un POV. OK. Vas-y.
- Speaker #1
J'ai pas tous les codes non plus. Mais c'est rigolo d'être plongée dedans. Est-ce que t'as une... Recette magique en trois mots peut-être pour rendre un métier technique aussi cool que le tien.
- Speaker #0
La passion pour ce qu'on fait. Encore une fois l'authenticité, d'être soi-même en face des choses. Reconnaître ses faiblesses parce que ça aide à exposer notre questionnement finalement et de ne pas savoir tout sur tout. On ne sait pas tout sur tout. On apprend. Il faut accepter qu'on apprend et tout le temps. Donc on n'est pas là pour... Tout savoir, on est là pour travailler avec le client dans la connaissance. Tout est spécifique, en fait. Même dans l'expertise, il y a des expertises et des expertises. Pas tout savoir. Je ne sais pas si j'ai répondu à ta question. Si, si.
- Speaker #1
Pas de souci.
- Speaker #0
Encore.
- Speaker #1
Ma prochaine question, tu y as déjà partiellement répondu, mais je vais voir si on peut en savoir un petit peu plus. J'allais te demander si tu prévois de déployer la com sur d'autres de tes activités. Donc, il y a une autre chaîne Instagram qui arrive.
- Speaker #0
Ouais. est-ce que tu peux nous dire sur quoi ou c'est encore top secret surprise ok ben on reste on stay tuned pour la surprise après j'ai d'autres boîtes dans le j'ai d'autres entreprises d'autres idées qui sont un peu dans le pipe aussi donc ça bah oui stand by surprise à venir c'est des choses des structures qui me tiennent à coeur très portées impact par rapport à La manière dont on fait les choses maintenant, est-ce que ça convient ? Peut-être pas. Donc proposer différemment pour que tout le monde puisse s'épanouir un petit peu plus, peut-être dans son travail, et puis avoir des retours financiers qui permettent aussi l'épanouissement, parce qu'il y a beaucoup de gens qui travaillent très très dur pour ne pas récolter beaucoup. Donc ça, je suis beaucoup sur l'équilibre en fait. Et donc la transparence aussi dans mes sociétés. Ce que je gagne, tout le monde le sait. Et ce qu'un salarié coûte à l'entreprise, donc c'est pas que le salaire brut, c'est le salaire complet, tout le monde est au courant de ça, parce qu'il faut savoir. Si tu coûtes 8000 balles par mois à la société, ben... T'as une responsabilité. Il faut qu'on puisse générer 8000 euros, sinon je peux pas te payer en fait. C'est pas que je veux pas, c'est pas que je suis méchante, c'est juste que ça tombe pas du ciel.
- Speaker #1
Je crois que c'est un truc qui est vachement important parce que c'est quelque chose que je vois quand on passe... Quand on a décidé que le patron était méchant et qu'il voulait pas te payer, et que tu décides de te lancer à ton compte, en fait tu te rends compte que tu deviens le méchant patron qui peut pas te payer parce que les règles sont un peu les mêmes, ça dépend du modèle de boîte, on va pas rentrer là-dedans, mais globalement...
- Speaker #0
Il y a cette chose dans la culture française, je ne sais pas, dans la société, il y a le patron et il y a les salariés. Et ça, ça me gêne fondamentalement, parce qu'il faut qu'on travaille ensemble et on est une seule et même équipe. C'est pour ça cette posture du patron qui est au-dessus des autres, ça ne me va pas du tout. Et aussi parce que je prône la transparence chez moi, parce que je considère que dans l'industrie, Ça peut manquer de transparence. Et ça, ça nuit à l'innovation, à la promotion d'entreprises qui peuvent être innovantes et qui ne sont pas placées là où elles devraient être. Pourquoi ? On ne sait pas. Mais chacun a sa place, apparemment. Donc, il y a beaucoup d'entre-soi. Tu parlais aussi de choses de révélées de l'industrie. Il y a parfois du manque de transparence. Il y a de l'entre-soi, donc les gros avec les gros. Et puis les petits, ils restent là où ils sont. Il y a d'autres, pour moi, gros problèmes dans l'industrie pour la protection des PME et des DPE. Donc ça, c'est quelque chose auquel je suis très attachée aussi. Et il y a beaucoup de choses qui sont bousillées. Et ça, ça m'attriste beaucoup.
- Speaker #1
Ma prochaine question était un peu sur l'idée de la souveraineté industrielle. Comment on y va ? Comment tu as l'impression de peut-être y contribuer à ton échelle ? Et à ton avis, on se dirige vers où dans cinq ans sur le sujet ?
- Speaker #0
une souveraineté pure française je pense que ça va être compliqué donc c'est un petit peu utopique quand même pourquoi pas faire un focus de souveraineté européen quand même et puis créer que ces liens fonctionnent vraiment au delà de la normalisation ça ce serait franchement canon parce qu'à plusieurs on est quand même plus fort et plus intelligent voilà et après chacun à notre niveau clairement on a notre rôle à jouer donc Moi, je dirais que ma possible force, je dirais que j'ai deux projets qui vont être en commercialisation internationale d'ici les années à venir. Le plus vite possible, j'espère, mais il faut que ce soit fait correctement. Donc, l'app pour laquelle ça apporte un côté de souveraineté par rapport à des technologies qui sont développées en France, donc ça complète l'offre. donc on pourra dire que euh Sur la fabrication additive, par exemple, on pourrait presque avoir un A à Z en termes d'équipement qui serait français, ou au moins européen. Donc ça, c'est cool de participer en la souveraineté grâce à ça. Et puis d'autres équipements aussi. Il y a le rôle individuel de tous les patrons, TPE, PME, même indépendants, de pouvoir parler de son boulot. Je dirais mettre de côté du râlage, un peu de côté, et puis de parler de son taf avec les choses qui sont positives. Le français aime bien râler, OK, mais bon, il vend un peu ton métier, quoi, c'est cool. C'est cool, c'est cool. Et puis, je dirais que les grands groupes puissent... Faire entrer un petit peu plus de TPE et de PME dans leur... Alors, je ne sais pas comment ça peut se faire par la communication, mais vraiment, il y a les très grands groupes et puis il y a les plus petits. Et il y a un fossé un peu pas très définissable. Et on a besoin des uns des autres, clairement.
- Speaker #1
Et ton sentiment, c'est qu'on va dans la bonne direction quand même ?
- Speaker #0
Oui, il y a une émulsion qui se passe. Et puis, rien que dans la com, si tu veux, ça te permet de faire le podcast que l'on fait là, parler de doser d'efficacité, et puis qu'on puisse être des femmes, et qu'on parle de l'industrie, et on parle de l'industrie parce qu'on est dedans, en fait. On ne s'imagine pas y être. Tout ce monde, la féminisation des métiers de l'industrie, ça prend du temps, mais c'est vraiment en cours, c'est vraiment en cours. Moi, ça fait 12 ans que je suis dans l'industrie, et très, très accueillante. Très accueillante. Et clairement, par les gens de terrain, très très accueillante. Après, si on peut côtoyer des institutions, j'ai des histoires qui sont magnifiques. Ce sera pour une prochaine fois. Magnifique, magnifique. Et tu te dis, mais wow. Mais sur le terrain, en tout cas, si vous êtes une femme, vous voulez rentrer dans un atelier, mais vous êtes accueillie, parce que fondamentalement, tout le monde est vraiment gentil dans l'industrie. Moi, j'ai piché. Je ne sais pas, c'est des gens qui fabriquent avec leurs mains, ils ont un rapport avec ces matières premières. C'est très humain, en fait, c'est très naturel.
- Speaker #1
Oui, il y a une envie de partage. Je trouve que l'acte de création fait qu'on a envie de partager derrière.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
Est-ce que pour toi, la prochaine génération choisira plus facilement l'industrie ?
- Speaker #0
Alors, la prochaine génération, tu veux dire qu'ils ont 4 ans maintenant ou qu'ils ont déjà 16 ans ?
- Speaker #1
16 ans, je crois que c'est un peu tard. Malheureusement, on n'y est pas. C'est un peu tard ?
- Speaker #0
J'en parlais à mon neveu. Industrie, il ne le voit pas du tout comme fun. C'est poussiéreux, c'est froid.
- Speaker #1
Il a quel âge, ton neveu ?
- Speaker #0
Il a 16 ans.
- Speaker #1
Il a 16 ans. Donc, c'est lui qui doit choisir demain son métier. Là, on n'y est pas. Ça ne sera pas.
- Speaker #0
Et puis, il y a aussi les bouleversements actuels de l'intégration de l'intelligence artificielle qui bouleversent un petit peu la visibilité future. Moi, je crois beaucoup... en l'intelligence émotionnelle. Ça, c'est le gros focus. Donc, si j'avais un gosse qui avait 14 ans ou 15 ans, clairement, l'idée, ce serait de faire du commercial, du théâtre, travailler sur toi. Parce qu'il y a beaucoup, beaucoup de choses qui vont être beaucoup aidées, en fait. Donc, c'est compliqué de se dire qu'on va pouvoir motiver son ado de 14 ans à prendre des filières mathématiques pures et scientifiques. Ouais, compliqué, ouais. Sauf si, effectivement, on peut exposer le fait qu'on peut être ingénieur ou complètement accro au maths. Ça ne veut pas dire que tu vas être chiant, en fait.
- Speaker #1
Oui, il y a ça.
- Speaker #0
Il y a beaucoup d'étiquettes, d'études stéréotypes, en fait, sous tous ces métiers d'ingénieur. Et ça, il faut les faire sauter.
- Speaker #1
mais on y croit on y travaille il faut partager c'est important il faut se mettre au niveau des jeunes absolument pas péjorativement mais dans leur monde il faut arriver à s'intégrer dans leur monde et c'est beaucoup de changements entre les générations mais ça ça a toujours été en fait je vois mon arrière-grand-mère quand elle me voyait regarder
- Speaker #0
la télé ou faire des choses Merci. Qu'est-ce qu'on va faire de ces jeunes ? Donc en fait, ça a toujours existé, ça. Ça va juste être différent. Donc, je veux dire, au lieu de leur pousser parce qu'on ne sait pas ce que c'est, on s'y intéresse un petit peu. Et puis, on rigole. Même si on ne comprend pas tout, on accepte. Mais ça crée du partage et du lien. Parce qu'il y a très important aussi dans l'industrie, il y a cette responsabilité cruciale actuelle de s'assurer de la transmission du savoir. Parce que là, il y a... Il y a beaucoup, rien qu'en disant, il y a beaucoup d'experts en ces savoir-faire qui sont partis à la retraite. Et aussi, il y a beaucoup de dirigeants d'entreprises qui vont partir à la retraite avec beaucoup de transmissions qui sont à faire. Et elles sont à prendre, ça va prendre très au sérieux pour moi, pour l'industrie et l'économie française. Parce qu'on ne veut pas se retrouver à 20 ans incapable de trouver quelqu'un pour mettre une ampoule. Dans une lampe, quoi. C'est méga dangereux. C'est méga dangereux. Donc gros focus. Donc focus pour les gamins, commercial, intelligence émotionnelle, parler aux gens, et puis retour au métier des mains. Donc ouais, la matière première, façonner, assembler, fabriquer, et c'est top. C'est des belles choses à retenir.
- Speaker #1
Je vais finir là-dessus, mais j'insiste effectivement sur le fait qu'il y ait tellement de départs à la retraite. Je pense qu'on en parle suffisamment, mais si jamais il y en a qui ne sont pas encore au courant, partir à la retraite ne veut pas dire qu'on va avoir un remplacement un pour un. Il y a des postes qui, aujourd'hui, n'intéressent pas les gens et ça va être juste du savoir perdu. Et c'est vraiment là-dessus qu'il faut qu'on travaille dès aujourd'hui sur ce changement. C'est le moment de conclure. Il ne me reste plus qu'à te poser mes questions signatures. Ce serait quoi ta première mesure si tu étais ministre de l'industrie ?
- Speaker #0
J'en ai parlé, la transparence.
- Speaker #1
Oui, ok.
- Speaker #0
La transparence.
- Speaker #1
Une exigence de transparence, du coup ? Oui. Ok.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Bien sûr. Très bien.
- Speaker #0
Et transparence, féminisation, encore et encore. Et pour les bonnes raisons, parce qu'il y a vraiment des profils à aller chercher, à mettre à des positions qui sont clés. Je pense que ça aiderait la transparence aussi. Et puis les mesures d'impact. Pour moi, c'est difficile d'accepter que je puisse être entrepreneur ou chef d'entreprise et puis faire un focus au chiffre d'affaires uniquement, sans me préoccuper de l'écho que ça a. Donc social, déjà dans ton entreprise, en interne. Et puis, au-delà de ça, voir des postes sur LinkedIn où on parle, où on met des salaires, des niveaux de salaire qui sont erronés. Mais faites pas ça, en fait. Il y a une image qui est portée par ça. Donc, genre, un chef d'entreprise, il sera à 500 euros de l'heure et une assistante, elle gagnerait 1800 par mois. Il y a des problèmes. Il n'y a rien qui colle, en fait. Donc, il faut faire attention à ce qu'on dit, ouais. OK.
- Speaker #1
Ça marche.
- Speaker #0
Après, ministre, je ne sais pas si il y aurait sur LinkedIn pour commenter, mais en tout cas, c'est de responsabiliser. C'est ça, la responsabilité individuelle. Qu'à un écho, on ne va pas changer le monde. Mais quand même, comme Michael Jackson dit, si on fait tous un petit peu, on changera beaucoup de choses.
- Speaker #1
Ça marche. C'est quoi ton pire souvenir avec les médias ?
- Speaker #0
Je n'en ai pas, je suis débutante.
- Speaker #1
Tu es débutante ? Tu n'as pas eu affaire à des journalistes non plus ? Non. Pourvu que ça dure, alors. Donc ton pire souvenir c'est aujourd'hui finalement C'est peut-être le meilleur aussi
- Speaker #0
C'est les deux C'est très quantique et ça me va très bien
- Speaker #1
Nous sommes sur un podcast de Schrödinger Et nous resterons là-dessus Quel conseil tu te donnerais A toi en début de carrière Ou peut-être au moment où tu sautes dans ta Twingo Avec ton recul aujourd'hui
- Speaker #0
Vas-y, go, pleine balle.
- Speaker #1
Vas-y, fonce donc. Ouais,
- Speaker #0
c'est pleine balle. Alors, pleine balle, c'est un truc aussi que je dis souvent. OK,
- Speaker #1
ça marche
- Speaker #0
Vas-y,
- Speaker #1
pleine balle.
- Speaker #0
Et la perfection, tu ne l'auras pas. Va la chercher. C'est ton but, mais c'est un point à l'horizon, en fait. Ça permet de s'améliorer tout le temps et d'analyser ce qu'on a fait pour pouvoir apprendre de chacune des étapes. Si t'es à 60%, vas-y, enquille. Le reste, tu vas le finir sur le trajet. Donc, il faut sortir de ses zones de confort. Syndrome de l'imposteur, évidemment. Mais ouais, à un moment, il faut foutre un coup de boule à son miroir. Je dis, ouais, ça va. Tu m'énerves, tu m'énerves, moi-même. Tu m'énerves, laisse-moi tranquille ! Donc, ouais, il faut se foutre des coups de pied au cul soi-même pour sortir de ça, pour se dire... légitimité, on n'a pas. Qu'est-ce que je fous là ? Je ne sais pas, mais je le fais. Parce que ça fit avec mon cœur, mon esprit et mon bide. Et si tout le monde dit oui, bon, allez, on y va. Pleine balle.
- Speaker #1
Pleine balle. C'est quoi pour toi, oser l'efficacité ?
- Speaker #0
Pas de chichi, blabla, posture, jeter tout ça, vas-y, on s'en fout. Pleine balle, allez-y, quoi. Et suivez votre instinct. On est... des êtres beaucoup plus intelligents qu'on veut se l'admettre. Donc, encore une fois, si la tête, le cœur et le bide disent oui, vas-y. Vas-y, vas-y, vas-y. Donc, oser, évidemment. Vous comparez pas aux autres, pas la peine. On est tous différents, ça sert à rien. Donc, voilà. Ça, go. Et oser, c'est... Déjà, quand on se compare pas aux autres, c'est vachement plus facile. et efficace straight to the point quoi essayer enfin éviter d'essayer de plaire aux autres tu vas pas satisfaire tout le monde on est vraiment tous différents avec des approches différentes et des regards différents donc ouais
- Speaker #1
respecte les autres par contre excuse-moi pas de soucis respecte les autres respecte les autres voilà tiens à tes valeurs et en qu'il y a comment on te contacte comment on travaille avec toi
- Speaker #0
Comme on me contacte, sur Clémence, sur les réseaux, vous allez me trouver. Vous m'envoyez un petit message et puis on se capte.
- Speaker #1
Très bien.
- Speaker #0
Simplement.
- Speaker #1
Super.
- Speaker #0
Venez comme vous êtes. Vraiment, vraiment. Et c'est super important. Et je le dis à tous, même dans le recrutement. De nos jours, n'allez pas à un recrutement avec une posture et dire tout ce qui va bien. Non, mais soyez vraiment vous-même. C'est super important. Et même, je peux rencontrer des DRH de nos jours. Et je leur dis, mais comment tu recrutes ? Parce que moi, j'ai toujours considéré que j'étais nulle en recrutement. Ils avouent tous à demi-mot qu'en fait, ça finit par du feeling. Donc soyez vous-même. Sinon, vous avez... Mauvais job, mauvaise personne, il n'y a rien qui va.
- Speaker #1
Tu as une dernière chose, un truc à retenir de cet épisode ? Juste une phrase.
- Speaker #0
C'est un plaisir de partager. Si en m'écoutant, ça a inspiré des personnes, c'est canon. C'est canon, c'est tout ce que je souhaite et sans aucune prétention. Donc si mon parcours peut inspirer d'autres personnes, prenez avec plaisir.
- Speaker #1
C'est l'idée en tout cas. En tout cas, si vous pouvez repartir inspiré, ce sera parfait. Nous, on va se laisser là-dessus. C'est tout pour aujourd'hui. On se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle vidéo. Et d'ici là, n'oubliez pas d'oser l'efficacité.