- Speaker #0
L'industrialisation, c'est un couple, un industriel, un territoire. Cette phrase, c'est celle de mon invité du jour. Et comme dans tous les couples, il faut des discussions, des médiations pour que la relation fonctionne. Imagine, tu es industriel, tu as le produit, tu as la techno, il ne te manque plus que le terrain pour mener ton projet à bien. Et c'est là que les discussions avec les territoires commencent. Parce que que les administrés n'aient pas envie de tes murs gris devant leurs fenêtres ou qu'ils aient été vaccinés des fermetures d'usines précédentes, la tâche s'annonce ardue. Et c'est là que la vraie collaboration commence. Aujourd'hui dans Oser l'Efficacité, je reçois Virginie Saks, co-fondatrice du cabinet Compagnum, qui justement travaille sur cette relation entre territoire et industriel au quotidien. Bienvenue Virginie, bienvenue dans Oser l'Efficacité.
- Speaker #1
Merci Perrine, ravie d'être ici.
- Speaker #0
Moi aussi je suis ravie de te recevoir. Ça faisait longtemps en plus que je voulais t'avoir, on en a discuté il y a un moment déjà. Mais bon, c'est l'occasion, en plus pas le décor habituel, on est sur Global Industrie, là où tout le monde se rencontre finalement. C'est parfait, c'était le timing. Dans la première section, moi je voudrais creuser. ton rapport à l'industrie, ce qui t'a amenée là, jusqu'ici. Donc ça se passe dans notre première section, I need a hero. Comment est-ce que tu tombes au départ dans l'industrie ? Est-ce que c'est un super pouvoir inné ou acquis ?
- Speaker #1
Alors, complètement acquis. Je n'avais absolument pas décidé de tomber dans l'industrie. Je fais une école de commerce, je ne suis pas ingénieur, je ne suis que commerciale. Et je tombe dans l'industrie complètement par hasard. On ne m'a jamais parlé d'industrie. Dans l'école de commerce dans laquelle j'étais, et je commence à faire du conseil en stratégie, comme mes petits camarades, et bien je décide par la force des choses d'aller chercher un peu de passion, un peu d'opérationnel, un peu de territoire, j'en avais envie. Et donc assez naturellement je me dis, bah tiens, pourquoi pas, peut-être que l'industrie c'est fait pour moi. Et là, je postule, en réalité chez mon client. Celui qui était mon client dans le cabinet de conseil dans lequel je travaillais. Et là, c'est une rencontre, une rencontre avec un laminoir. Ce laminoir, au sud de Clermont-Ferrand, que je rencontre, où il y avait marqué US Marshall 1947. Et je ne sais pas pourquoi, je tombe amoureuse de ce laminoir en premier, et puis ensuite de tous ceux qui deviendront mes collègues. Et je rejoins une entreprise qui a un ex-champion industriel français, qui s'appelle Constellium, l'ex-Péchinet. qui fait de l'aluminium pour l'aéronautique. Et c'est l'histoire, le début de l'histoire.
- Speaker #0
Il se trouve que je l'ai visité ce laminoir. Dans une précédente vie aussi, j'avais un projet potentiel d'installation d'un projet SAP chez Constellium. Je ne sais pas si ça correspond au niveau des dates, mais je vois très bien de quel laminoir tu parles.
- Speaker #1
Voilà, et ce laminoir, pour moi, on ne le touchait pas. Alors c'était un laminoir qui générait au demeurant des problèmes qualité, qui avait besoin d'une certaine maintenance, mais qui a... qui était porteur d'un savoir-faire d'alliage propriétaire qui était extrêmement important pour les avions Airbus, les avions en France, mais aussi pour les têtes de fusée de SpaceX par exemple.
- Speaker #0
Du coup, c'est ça le déclic. Tu dis que tu as une envie de territoire au départ, mais vraiment de rassembler industrie et territoire, c'est quand que ça se déclenche ça ?
- Speaker #1
Alors ça, c'est un ensemble de petits moments. Quand j'étais chez Constellium, je m'attendais à trouver une beaucoup plus grande... de territoire dans l'industrie, beaucoup de ce lien, de cet ancrage. Et finalement, je n'en trouvais pas beaucoup, pas assez. Ça m'a interpellée. Et au cours de discussions avec mes collègues à Issoir, qui était cette ville au sud de Clermont-Ferrand, je me rendais compte que finalement, j'étais très passionnée par l'industrie. J'avais envie d'en parler, envie d'en parler au territoire, envie d'en parler également à Paris. de faire monter cette industrie historienne à Paris, de la raconter. Et je me rendais compte que mes collègues n'étaient pas pétris de cette même envie. Peut-être qu'ils avaient perdu la foi, finalement. Et qu'ils se disaient, finalement, et c'était ce qu'ils me disaient, tout le monde s'en fiche, Virginie. L'usine, elle est là depuis 100 ans, elle sera là dans 100 ans. Et à Paris, on s'en fiche de ce qu'on fait, nous, dans les territoires. J'étais fondamentalement, complètement opposée et choquée de cette... Perte de confiance, je dirais. Et c'est ça, c'est ce déclic-là qui m'a donné envie de redonner la fierté à l'industrie, d'être sur son territoire, de parler à son territoire, de parler aussi jusqu'à Paris, mais de redonner aussi la fierté au territoire de sa propre industrie. Et c'est ce moment-là, peut-être ces déclics-là, ces discussions, cet ensemble de discussions et enfin, une discussion. Je me souviens qu'elle m'a fait décider que j'allais partir et que j'allais m'intéresser au développement des territoires par l'industrie à ce moment-là. Et c'était la fin momentanée de l'histoire de l'industrie parce que j'ai quitté l'industrie pour aller m'intéresser au développement territorial. J'ai monté un institut de formation territorial que j'ai dirigé jusqu'en 2020 et en 2020 avec Compagnum, je suis revenue à l'industrie et au territoire pour faire ce lien.
- Speaker #0
Et Compagnum, c'est finalement aujourd'hui une partie de ton activité, tu as aussi énormément d'engagement associatif. Comment tu choisis aujourd'hui ce à quoi tu donnes la priorité ? Où est-ce que tu t'investis ? C'est quoi le lien fort finalement ?
- Speaker #1
Alors tous mes engagements... porte ce message de collaboration entre l'industrie et son écosystème, qu'il soit territorial ou filière. C'est ce que je fais aussi sur Global Industrie, par exemple. Pour Global cette année, nous avons chez Compagnum créé les rencontres de la collaboration industrielle entre des donneurs d'ordre et des PME. C'est de la collaboration. Le cahier de tendance que nous faisons pour Global Industrie cette année, qui est un engagement aussi, c'est... de la collaboration entre des donneurs d'ordre, des PME, des territoires. Tout ce que je fais porte cette logique de collaboration. Et puis ensuite, je vais aller regarder où est-ce que, il y a beaucoup d'intuition, où est-ce que je sens que je vais avoir le plus d'impact et tous les engagements partent des tripes. Donc par exemple, pour Startup Industries, l'association des startups industrielles, on a créé la commission territoire. Oui, il faut... Accélérer cette collaboration, start-up, collectivité. Pourquoi ? Parce que les collectivités ont absolument besoin d'étincelles, d'innovation. On sent que ça manque dans les territoires, donc il faut créer cette commission. Donc on l'a créée, on l'a présidée. Autre exemple, j'ai dit que j'avais fait une école de commerce, j'ai fait l'ESSEC. On ne m'a jamais parlé d'industrie à l'ESSEC. Un jour, j'ai décidé que c'était le moment. de monter l'association des industriels de l'ESSEC, de montrer qu'on existe et avec l'école de créer la filière Deep Tech Industrie du futur parce qu'il faut maintenant arrêter ce cercle qui consiste à ne pas parler d'industrie aux étudiants de l'ESSEC et donc de finalement ne pas faire de l'industrie un parcours d'excellence. Donc il y a autant de cette ADN, collaboration, cette intuition qui est que... Là, maintenant, on va avoir plus d'impact. Et puis, parfois, un ras-le-bol. Bon, là, ça suffit maintenant. Voilà. Les industriels, c'est la même chose. C'est l'opportunité qui fait que là, on pense qu'on va avoir de l'impact. C'est le moment de parler. C'est le moment d'activer le capital sympathique de l'industrie. Il le faut. On en a besoin. Donc, j'y vais. Voilà. Parfois, ce n'est pas téléguidé. Parfois, je me trompe. Eh bien, quand je me trompe, je m'arrête.
- Speaker #0
C'est cool. Enfin, c'est... T'as l'impression que tu veux adresser le sujet de 360° à toi toute seule, c'est une force d'énergie.
- Speaker #1
C'est un petit peu le problème, alors j'ai mon pouvoir magique quand même.
- Speaker #0
C'est exactement la prochaine question que j'allais te poser, c'est quoi ton super pouvoir de reine de l'industrie ?
- Speaker #1
Mon super pouvoir de reine de l'industrie, c'est le roi de l'industrie qui est à côté de moi et qui me guide, c'est-à-dire que quand j'ai mes mille idées à la seconde... J'ai ma petite voix qui me dit tu es sûr que c'est vraiment ce que tu dois faire maintenant. Et moi je pense que là où tu as de l'impact, c'est là et j'ai mon ange gardien qui est à côté de moi, qui est à la fois mon associé, qui est bien plus que ça, et qui me guide et qui m'aiguille dans ses choix parce que cette intuition d'impact... Qu'on mène ensemble, on partage exactement cette ADN d'impact, cette volonté, cette ADN de collaboration aussi. On la mène avec Compagnum, on la mène dans nos engagements respectifs. Et je ne sais pas comment on peut être entrepreneur, engagé, sans avoir mon alter ego qui peut vraiment guider et dire là je pense qu'on se trompe de chemin. Heureusement qu'il est là.
- Speaker #0
pour me guider. Virginie est une super héroïne qui travaille en binôme. C'est important de souligner. Ok, super. Justement, vu que ton métier au quotidien, c'est d'aller défaire les mythes qu'on trouve sur le terrain et sur l'industrie, je te propose d'aller débunker ces mythes sur l'ancrage territorial, entre autres. Et ça se passe dans la séquence Mythes ou Réalités. Mon premier mythe, c'est la réindustrialisation française. C'est très présent dans les campagnes électorales, mais absent du terrain.
- Speaker #1
Alors, je dirais que c'est peut-être plutôt l'inverse, en fait. C'est très présent sur le terrain. Je pense que quand on sait poser les bonnes questions aux citoyens sur les marchés... Si l'industrie pouvait faire ses tracts sur les marchés, ce serait la première allée donnée. Je pense qu'en fait l'industrie est très présente sur le terrain, parce qu'on sait ce que ça veut dire que de produire, parce qu'on a tous un oncle, un ami, un parent, un enfant qui travaillent dans l'industrie ou proches de l'industrie. C'est juste que les Français ne parlent pas de réindustrialisation.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Au déjeuner du dimanche, ils utilisent d'autres termes. Ils ne parlent pas nécessairement d'industrie non plus, ils parlent de made in France, ça ils connaissent, ils parlent d'usine. Pas nécessairement dans les termes les plus fleuris possibles, mais c'est une réalité de terrain, donc elle existe. Par contre, dans les campagnes électorales, je trouve qu'on ne l'adresse pas beaucoup ou pas assez bien. Alors dans les campagnes électorales nationales, dans les campagnes qui s'annoncent, en particulier dans les présidentielles. Oui, on va en parler de manière très macro, sous un angle finalement très politique national. Moi, je trouve que dans les campagnes municipales, on n'en a pas fait assez du tout sur l'industrie. Donc, un mythe va complètement à l'inverse. Et je pense qu'en fait, les élus municipaux devraient en parler beaucoup plus. C'est un thème de campagne municipale. Oui,
- Speaker #0
ça, c'est intéressant. Mais justement, ce que j'allais dire, le fait qu'on en parle quand même dans des campagnes nationales... C'est plutôt pas suivi d'actes. Qu'est-ce qu'on en fait derrière ? Comment on l'apporte sur le terrain ? Mais oui, c'est l'existence. Ça existe sur le terrain en termes de discours. Ça, j'entends.
- Speaker #1
Oui, parce qu'encore une fois, les discours politiques sur l'industrie, c'est vraiment un cadre national. On en a absolument besoin. Et l'État l'a fait. C'est-à-dire qu'on a une loi industrie verte qui a reposé un cadre. Et puis maintenant, il faut que ça redescende dans les territoires. Donc c'est quand même un sujet politique éminemment local.
- Speaker #0
Mon deuxième mythe, c'est que la France est devenue un pays de service. Les Français ne veulent plus travailler en usine, c'est culturel, on ne le changera plus. Je te donne les gants de boxe, tu veux ?
- Speaker #1
Évidemment que non, bien sûr qu'on le changera. Je pense que les Français ont vécu dans leur chair les impacts de la désindustrialisation. Elle n'est plus à prouver. Maintenant, ce qu'on doit faire, c'est leur prouver que l'industrie qu'on amène aujourd'hui n'est pas celle d'hier. Elle n'a rien à voir. Et donc ça, c'est aussi à nous de prouver que... Les Français n'ont pas envie que de services, mais ils ont envie d'une certaine industrie et de leur montrer que c'est bien cette industrie-là qu'on leur amène. Quand on dit que les Français ne veulent pas d'industrie à côté de chez eux, ils ne veulent pas d'une certaine industrie à côté de chez eux. Et je pense qu'ils ont raison. Je pense qu'ils ont aussi raison de dire ce qu'ils veulent. Et il se trouve que c'est ce qu'on amène, mais que parfois on ne sait pas exactement le dire. Donc, l'industrie n'est pas que, la France n'est pas que un pays de service, c'est aussi un pays qui aime faire, qui a une tradition de savoir-faire, d'ailleurs le savoir-faire, le terme savoir-faire est l'un des préférés, l'une des locutions préférées des Français. Donc on a vraiment cette culture du savoir-faire, mais là où c'est important, c'est que cette culture, c'est quand même très enraciné, c'est très profond de la culture. Ça ne vient pas avec des politiques industrielles. La politique industrielle, c'est une vision, mais qui est assez courte finalement. Elle dure un mandat. Ça, ce n'est pas de la culture. Quand on veut faire revenir une culture, on parle d'image, on parle d'identité. C'est du temps long. C'est ce capital sympathie qu'on doit recréer. Ça, c'est le job des industriels, de l'image de l'industrie. La politique, c'est une vision. relativement court terme. Maintenant, faire revenir la culture de l'industrie, c'est aussi faire revenir l'usine au centre du village. Ça, c'est vraiment profondément de la culture. Et ça met du temps, beaucoup de temps.
- Speaker #0
Il n'y avait pas une église avant au centre de Rue d'Arc ? Tu la pousses ?
- Speaker #1
En fait, c'est intéressant parce que c'est une conférence qu'on a faite au CNAM récemment. En fait, je suis convaincue que... Il y a des lieux avec différentes fonctions au centre du village. Il y a l'église, il y a l'école, il y a la mairie et l'usine. Mais elle a été au centre du village. Dans Astérix, il y a le forgeron. Le forgeron, c'est un personnage secondaire, mais qui a quand même sa place. En fait, l'usine, elle était au centre du village. Il faut la faire revenir avec sa fonction de notable. L'industriel, c'est un notable. Et quand on aura réussi ça, alors la culture industrielle, elle sera revenue.
- Speaker #0
Très clair, ça va. Mon troisième mythe, c'est un industriel qui arrive avec du cash et des emplois, il sera forcément le bienvenu sur le territoire.
- Speaker #1
Oui, non, non plus, pas du tout. Pas du tout, alors il y a le cash et les emplois. En fait, il y a des industriels qui apportent du cash, beaucoup de cash et pas d'emplois. Eh bien, ils ne sont pas nécessairement les bienvenus parce que c'est vrai que l'industrie a une fonction sociale. Elle a une fonction très importante, c'est d'apporter des emplois diversifiés à tout profil au sein de la population française. La vertu emploi de l'industrie, elle est très ancrée dans notre culture. Apporter du cash, pas d'emploi, ça ne marche pas nécessairement très bien. Apporter du cash et des emplois quand l'industrie n'est pas durable et qu'en fait elle va apporter des nuisances visuelles, sonores, olfactives ou simplement une identité qui n'est pas durable, qui n'est pas ce que les Français attendent, non. Elle ne sera pas bienvenue sur le territoire parce qu'elle va générer un manque d'acceptabilité tout simplement. Il faut regarder la transition énergétique. Il faut regarder certains territoires comme Fos-sur-Mer, qui ont absolument besoin de transformer leur industrie, d'être décarbonées. Il y a des projets industriels qui s'implantent, qui apportent du cash, qui apportent des emplois. Mais tant qu'ils n'ont pas fait le travail de pédagogie, si on ne les comprend pas bien, non, ils ne sont pas les bienvenus. Donc en fait, il n'y a pas de raccourci. L'industrie, elle ne peut pas faire de raccourci. Elle ne peut pas dire, j'apporte 500 emplois, déroulez-moi le tapis rouge. Ça ne marche pas. On en a besoin, mais ça ne suffit pas. Et donc c'est là où il y a quand même un... Tout un travail d'image, de discours, de montrer pas de blanche. Encore une fois, je pense que c'est normal de le faire, mais les industriels n'ont pas été habitués à le faire. Ils ne savent pas nécessairement le faire, ils n'ont pas nécessairement les codes. Je suis industrielle, je sais produire, je ne sais pas nécessairement parler. Ce n'est peut-être pas mon sujet, je n'ai peut-être pas non plus envie de passer dans ça. Et on en aura besoin.
- Speaker #0
C'est quand même là-haut. terrible aussi de dire que les Français veulent pouvoir consommer les produits de la France, mais ils ne veulent pas même plus cueillir les îles dans leur jardin. C'est vraiment... Est-ce qu'on ne peut pas se dire qu'on ne peut consommer que ce qu'on accepte d'avoir sur son territoire ?
- Speaker #1
Alors les Français sont pétris de contradictions. Et en même temps, il faut aussi se rappeler, je pense, que dans nos cultures françaises, l'industrie, et en particulier sur certains territoires, je mentionnais Faust-sur-Mer, ça a été le cas. L'industrie est arrivée il y a quelques décennies, parachutée depuis Paris. Et je pense que les Français ne veulent plus de ça. Donc il y a aussi un certain passé qui se réactive, que je comprends. Je pense qu'il faut beaucoup d'humilité aussi, auprès à la fois des industriels mais des Français. Il faut comprendre ça, de toute façon on n'a pas le choix, et se dire qu'on ne peut plus réindustrialiser comme on l'a fait il y a quelques décennies, et que là maintenant on va partir du bas, partir du terrain. Parfois, on a besoin d'implanter certaines usines, donc on va expliquer. On peut se dire qu'on va y arriver, on va l'implanter cette usine, mais il faut quand même déployer les bons efforts de pédagogie. Et puis, juste se dire qu'on ne le fera pas comme avant.
- Speaker #0
Mon quatrième mythe, c'est que les territoires sont de base contre l'implantation de nouvelles usines. On ne se doit pas se mettre l'administration.
- Speaker #1
Non plus, je pense que ce n'est pas vrai non plus. Alors, il faut un tout petit peu de nuance. Alors, quand on parle des territoires, les territoires, c'est quoi un territoire ? En fait, vous administrez, c'est en partie la définition du territoire. Le territoire, c'est un collectif d'acteurs. Dans ta question, quand tu parles des territoires, tu parles des collectivités, mais même les collectivités, c'est un collectif d'acteurs. On a souvent dans une collectivité une intercommunalité, il peut y avoir 500, 1000 personnes qui travaillent. C'est un collectif d'acteurs et dans ce collectif, il y a aussi des élus. Les élus... Les directeurs générales des services, ils ont aussi leurs propres convictions. Donc il y a des industries qu'ils aiment, des industries qu'ils n'aiment pas. Et donc ça, c'est vrai. Il y a des industries qu'ils n'ont pas envie de voir sur leur territoire parce que ce sont aussi leurs propres convictions. Ça, c'est vrai. De manière générale, l'ensemble des territoires en France veulent des industries durables. Bon, ça, ok. Je pense qu'on est tous d'accord. Maintenant, dans ce panorama-là... Il y a des élus qui sont absolument convaincus qu'il faut une industrie sur leur territoire parce qu'elle correspond à leurs atouts et à leur vision de l'avenir. Par exemple, la transition énergétique, par exemple le nucléaire innovant. Et à partir du moment où ça correspond à leur vision, ils vont faire ce qu'il faut pour déployer les bons efforts de pédagogie auprès de leurs administrés pour que ça passe. Et ce ne sont pas des élus qui... Je pense uniquement à l'aune de ce que les administrés vont penser parce qu'ils sont absolument convaincus que c'est une vision à porter sur le territoire. Et c'est le cas, je parle de nucléaire et de vent, c'est le cas pour la Normandie par exemple. Vous allez prendre un Hervé Morin, il est convaincu. Et il porte son discours sur le nucléaire en Normandie, et pas que le nucléaire, la transition énergétique en Normandie et d'autres secteurs. Et il est absolument convaincu de cette vision. Après, tu vas avoir d'autres élus, d'autres collectivités qui savent que l'industrie n'est pas nécessairement acceptée, que la culture industrielle n'est pas nécessairement bien installée sur leur territoire. Et eux, ils vont faire attention en effet à ce que les citoyens vont penser. Par exemple, en tant que période électorale, et c'est vrai que là, l'industriel va arriver dans un terrain un peu plus miné qu'ailleurs. Et il faut faire attention. Et puis après, il y a des élus qui n'aiment juste pas l'industrie, qui préfèrent implanter des logements. Mais bon, là, c'est leur vision aussi du territoire. Ils n'ont pas du tout envie de générer des remous, de déployer des efforts de pédagogie. Ce n'est pas leur sujet, ils en ont d'autres. Bon, là, oui, en effet, quand on arrive dans ce territoire, pour un industriel, on rame, clairement. Bon, voilà, ça arrive. C'est comme dans tous les types de partenariats, parfois on n'est pas aimé de tout le monde, c'est comme ça. Pas être aimé de tout le monde,
- Speaker #0
c'est la base. C'est vrai tout le temps ça. Pour la prochaine section, je vais te proposer des façons de prendre la parole pour un industriel et de préparer son implantation dans un territoire. Certaines classiques, d'autres un peu moins. Tu me diras à chaque fois si c'est classe, ça doit se faire ou ça s'essaye au moins. Ou ça casse, on oublie, vraiment, tout de suite. Ça se passe dans le C-Class ou ça casse. Alors ma première proposition, c'est envoyer un communiqué de presse nationale pour annoncer ton intention. Comme ça, tout le monde est au courant en même temps, il n'y a pas à s'embêter.
- Speaker #1
Alors moi, j'aurais plutôt dit ça casse. Clairement, ça casse. J'explique pourquoi un petit peu. Oui, voilà. Ça casse pourquoi ? Parce qu'en fait, il y a quand même des acteurs à prévenir un petit peu en avance de phase, de manière privilégiée. C'est normal, ils ont peut-être un avis à donner. C'est pas mal d'impliquer le terrain, d'appliquer le territoire et puis ensuite, collégialement, collectivement, d'aller dire au monde, nous sommes fiers ensemble d'implanter notre industrie sur tel territoire. Ça, c'est plutôt classe.
- Speaker #0
Très bien, on prend la consigne. Organiser une réunion publique ouverte à tous les riverains avant même le dépôt du permis de construire.
- Speaker #1
Alors moi j'aime bien quand on est transparent, j'aime bien quand on inclut les riverains, j'aime bien quand on les implique dès le départ. C'est dangereux avant le permis de construire parce que d'une part il n'est pas nécessairement accordé, il peut y avoir des délais, des impondérables, il peut y avoir des recours avant le permis de construire. C'est un peu dangereux de le faire. Après, ça passe ou ça casse. Parce que si on anticipe des possibles recours et qu'on pense qu'on peut les débuguer, les déminer par des discussions en amont, pourquoi pas ?
- Speaker #0
Mais risqué. Ça peut faire naître des recours à l'inverse.
- Speaker #1
De toute façon, dans tout process d'implantation, il y a nécessairement une étape d'enquête publique. Mais le faire trop tôt... Ça peut clairement casser. Ça dépend du projet.
- Speaker #0
Envoyer une lettre manuscrite au riverain à l'heure de l'IA, ça prouve l'engagement.
- Speaker #1
Moi j'aime bien. Moi j'aime bien écrire. Alors après, honnêtement, des riverains, il y en a beaucoup. Moi j'adore. Après, il faut savoir que l'industriel aura une petite tendinite. Mais après, on peut aussi aller finalement travailler avec les écoles du coin et faire quelques petits ateliers d'écriture.
- Speaker #0
C'est pas mal ça ! Vos enfants vous disent que...
- Speaker #1
Non mais en tout cas, ce qui est important dans ce que tu dis, c'est au-delà du manuscrit, c'est qu'en fait faire de la concertation citoyenne, c'est aller chercher tous les canaux qui permettent d'aller toucher l'ensemble des citoyens. Parce que le pire dans une enquête publique, c'est quand il y a six personnes qui viennent et que c'est toujours les mêmes. Ça, c'est pas de la concertation. Donc, aller écrire. Faire du publipostage, ce que tous les industriels ou tous les territoires ne vont pas faire. Essayer d'aller trouver des canaux un petit peu différents pour avoir vraiment les Français, ça c'est important.
- Speaker #0
Du coup, s'associer à un influenceur pour formuler tes messages grand public, est-ce que c'est une option du coup ?
- Speaker #1
Oui, ça je pense que c'est bien. Je pense que c'est bien, c'est aussi l'ADN des industriels, mais en tout cas aller chercher d'autres codes de communication, je pense que c'est essentiel. Parce que, d'une part, parce que les industriels ne sont pas naturellement tous des communicants. Quand je fais une grande généralité, j'évite, mais de manière générale, ce ne sont pas tous des communicants. Et même quand nous sommes des communicants, parce que je vais aussi vous inclure dedans, on n'a pas donc, nous, tous les codes. Même quand on est des communicants, pour certains publics, en particulier les jeunes, on sait que certains codes, on les a pas. Et bien il faut aller les chercher où ils sont, donc pas chez nous.
- Speaker #0
Dans la prochaine section, je voudrais qu'on s'intéresse à ton expérience justement d'accompagnement de ce lien industriel-territoire. J'aimerais qu'on aille chercher des leçons que t'as pu apprendre sur le terrain, des choses qui se sont plus ou moins bien passées, où finalement... Pour les gens qui nous écoutent, de se dire qu'ils vont repartir avec la leçon sans avoir eu à vivre l'expérience qui va avec. Ça se passe dans la partie cheat code. Est-ce que spontanément comme ça, il y a un événement auquel tu penses, où tu t'es dit à la fin, ça faut que je le garde, cette leçon-là, il faut que je la garde ?
- Speaker #1
Oui. Alors ça peut peut-être paraître un petit peu général, mais en fait dans la relation industrie-territoire, il y a énormément de préjugés, des deux côtés. Du côté de l'industriel, les territoires, on ne sait pas trop ce qu'ils font, où ils travaillent, mais en même temps, c'est lent, ça n'aboutit pas. Et puis du côté du territoire, les industriels, ils ne se préoccupent pas nécessairement de ce qui se passe autour d'eux. Peut-être qu'ils ne font pas attention à l'impact qu'ils ont sur le territoire. Des deux côtés, c'est faux et c'est préjugé. Je pense qu'il faut en prendre conscience tout de suite et lutter contre. À partir du moment où on se dit, le territoire, mais qu'est-ce qu'ils font ? C'est vraiment trop long. Ah, attention, préjugés. Préjugés qui nous conditionnent dans une relation qui ne va pas bien se passer. Et donc, je pense qu'il faut lutter contre ces préjugés. Pour moi qui ai vu les deux côtés, je pense que dans la très, très, très, très, très grande majorité des cas, les deux côtés ont envie de bien faire les choses. Et à partir du moment où on fait tomber les préjugés... c'est dingue comme la relation va beaucoup plus vite. Et je l'ai vécu moi, parce que moi-même, j'ai eu les préjugés. Je l'ai vécu en tant que médiatrice aussi. Et donc, voilà, essayons de se dire que juste, on s'apprécie. Voilà. Jusqu'à propre du contraire.
- Speaker #0
Essayons de parler ensemble et sans s'écherper tout de suite. Mais écoute, ça me va bien de laisser tomber les préjugés. C'est un bon conseil. Dans la prochaine section... Je vais te poser mes questions qui sont un petit peu plus inconfortables. Ça se passe sur le grill. Est-ce qu'il y a des territoires qui ne peuvent pas être réindustrialisés où tu décourages tes clients d'aller, par exemple ?
- Speaker #1
Non, aucun, parce que je pense qu'il y a une industrie qui correspond à chaque territoire et je ne pense pas qu'il y ait des... Je ne pense pas qu'il y ait des territoires qui ne puissent pas être industrialisés. Par contre, dans la définition même de l'industrie, l'industrie c'est des filières, donc il y a des secteurs d'activité, et puis c'est aussi attaché à une notion de taille, donc il y a de la taille d'entreprise. Certains territoires vont plutôt se rapprocher du gros artisanat que de l'industrie lourde, ou l'industrie plus massive. Ça, oui, mais non, je pense que... Il faut juste savoir pourquoi on veut remettre de l'industrie sur son territoire. S'il n'y a pas d'objectif sociétal, environnemental ou de souveraineté, mais c'est souvent quand même sociétal, alors là, oui, c'est comme si on activait... On avait un tournevis et on ne sait pas où on veut visser. Là, ça ne marche pas. Donc ça, je peux déconseiller s'il n'y a pas d'objectif.
- Speaker #0
Mais du coup, ça t'est déjà arrivé de refuser ? Un industriel à accompagner parce que tu savais que son projet était mauvais pour le territoire ? Des perceptions que tu as ou tu fais abstraction de ça quand tu accompagnes ?
- Speaker #1
Alors, très souvent quand j'accompagne un industriel dans son implantation, je vais lui conseiller les territoires qui vont lui correspondre. Quand j'accompagne une collectivité, je vais lui conseiller les industries qui peuvent lui correspondre. Donc, je ne peux pas dire que je dis non, mais j'écarte de facto puisque je choisis. Voilà, ça oui.
- Speaker #0
Est-ce que tu as déjà eu des élus locaux très investis en période électorale et qui vont disparaître après, qui sont plus joignables sur tes thématiques ?
- Speaker #1
Non, je n'ai jamais eu par contre des élus, en tout cas des territoires sur lesquels les élus sont très partants sur l'industrie ou sur du développement économique de manière générale et où il y a un changement d'exécutif et où là, c'est plus du tout le sujet. Oui.
- Speaker #0
Plus dans les changements de gouvernance. Est-ce qu'il y a une erreur que tu as faite en accompagnement que tu regrettes ? Tu as beaucoup appris, peut-être, pour la suite ?
- Speaker #1
Dans les méthodes qu'on a développées avec Compagnum, on les a développées de manière à ce qu'elles s'appliquent de la manière la plus générale à des entreprises industrielles ou à des territoires industriels. C'est-à-dire que vraiment, on essaye de faire en sorte que nos méthodes soient simples, elles puissent s'adapter à tout type d'entreprise, tout type de territoire, par exemple sur de l'implantation industrielle. C'est-à-dire qu'on a vraiment notre démarche. Nos conseils, et nous on considère que très peu d'industriels ne peuvent pas en bénéficier. Sauf que certains industriels considèrent qu'ils sont toujours différents, que leur modèle est différent, que leur approche est différente, que leur territoire est différent. Et bon, moi je ne pense pas, parce que nos méthodes s'adaptent aux spécificités. Mais parfois, j'ai tendance à dire aux industriels qu'en fait, non, ils ne sont pas toujours spécifiques, eux, et que parfois, il faut qu'ils acceptent de rentrer dans un moule. Et ça peut embrusquer certains qui ont vraiment très envie de garder cette impression fondamentale de spécificité. Et je les heurte en leur disant que non, en fait, l'industrie est quand même... Une, il y a quand même une identité, ils n'ont pas du tout envie de rentrer dans cette identité. Je comprends maintenant, je dis qu'ils sont très spécifiques, mais que nos méthodes sont aussi très spécifiques.
- Speaker #0
Très bien, c'est une petite question de discours. Question un peu plus orientée sur le futur maintenant. Est-ce que tu penses que la génération qui arrive, la génération de futurs entrepreneurs, elle va nativement plus intégrer cette relation territoire-industrie parce qu'elle a été baignée en permanence dans... ces notions de souveraineté, de local, d'impact ?
- Speaker #1
Oui, je pense. Il y a deux sujets dans ta question. Il y a le territoire et la production. Sur le territoire, oui, fondamentalement, parce que depuis le Covid, les territoires sont quand même revenus en force. On a redécouvert l'ancrage territorial. Je pense qu'on a une génération d'entrepreneurs qui est beaucoup plus locale. Et à partir du moment où elle est plus locale... Elle est aussi tournée vers les savoir-faire locaux et donc vers une certaine logique de production. Et puis maintenant, il suffit de regarder les start-upeurs industriels. La start-up industrielle qui est quand même un concept assez nouveau. Enfin, il y a 15 ans, parler de start-up et d'industrie, c'était complètement antinomique. Et on voit que cette génération de start-up industrielle qui a notre âge, plus jeune, plus âgé, Elle est naturellement portée vers... des propositions de solutions tournées vers la transition environnementale, tournées vers la souveraineté, en tout cas tournées vers le faire, la production comme une solution aux défis de notre temps. Et donc oui, moi je pense que, assez naturellement, on intègre cette logique de production chez nous. Et j'ai même envie de dire que l'industrie aujourd'hui, elle ne se pense pas sans service. C'est-à-dire qu'on va produire sans penser à l'usage, à la fin de vie, à toute la maintenance, tout le service qui accompagne. Et de la même manière, je pense qu'en balancier, le service va aussi devoir se penser avec une certaine logique de production. Quand tu penses service, que tu penses data, que tu penses cloud, de plus en plus maintenant, tu penses quand même infrastructure. Elles seront mes données. Elles sont physiquement quelque part. Et comme elles sont physiquement quelque part, c'est de l'industrie. Et elles sont physiquement en France ou pas en France. Donc tu es forcément souveraine ou pas souveraine. Et donc du coup, je ne pense plus que demain, en tout cas je souhaite qu'on arrête d'en parler comme ça, qu'on ne différencie plus le secteur tertiaire du secondaire, du primaire. D'ailleurs, primaire, secondaire, tertiaire, c'est quand même, je pense, ce qui nous a amené à penser que le tertiaire était le Graal. et qu'on ne voulait plus de secondaire, ni de primaire du coup. Mais je pense qu'il faut arrêter ces différenciations. Il n'y a pas de tertiaire sans secondaire, il n'y a pas de secondaire sans tertiaire, il n'y a pas de primaire sans secondaire. Voilà, maintenant, c'est tout.
- Speaker #0
Du coup Virginie, on arrive à la fin de cette émission. Il ne me reste plus qu'à te poser mes questions signatures. Ce serait quoi ta première mesure si tu étais ministre de l'Industrie ?
- Speaker #1
La première chose, ce serait de prendre la parole auprès de nos industriels et de nos territoires pour leur dire, réindustrialiser, on sait faire. On sait faire. On a pris l'un d'exemples, réussi. Prends l'exemple des fermetures de sites. Des sites qui ferment, on en a eu, on en aura. Mais ce qui est génial, c'est que reconvertir un site, penser la reprise d'un site avant même qu'il ferme. Anticiper la fermeture d'un site avec des signaux faibles, mais on sait faire ! Génial ! C'est quand même super de savoir qu'on a un problème et qu'on a la solution. Et bien prenons conscience du fait qu'on sait faire.
- Speaker #0
Le conseil que tu te donnerais à toi juste avant de lancer Compagnum, avec ton recul aujourd'hui ? Le petit truc pour pousser peut-être ?
- Speaker #1
Pas vouloir trop en faire tout de suite. Accepter d'être patient, être patient, voilà. Accepter de phaser le développement à la fois d'une entreprise. compagnon, mais aussi accepter que l'industrie, les territoires ont besoin de temps, eux aussi, pour changer, et qu'attendre un an, ce n'est pas très long à l'échelle de ce qu'on est en train de faire.
- Speaker #0
C'est quoi pour toi, oser l'efficacité ?
- Speaker #1
C'est oser aller chercher d'autres regards. C'est aller chercher une tierce personne quand on pense qu'on est tanké sur un sujet. C'est aller chercher... des étudiants, des jeunes, des enfants qui vont te parler autrement de ce que tu es en train de faire. Je suis toujours bluffée quand mon fils de 6 ans me donne des conseils sur ma relation avec mes clients. C'est pas mal parfois, vraiment pas mal. Et c'est aussi ce que je fais quand des clients, des entreprises, des partenaires viennent nous voir avec les sexes et qu'on va aller chercher d'autres profils, d'autres regards, ne pas avoir peur de les écouter. Dès qu'on a la méthode, et maintenant, chez Compagnon, et puis dans mes autres engagements, les méthodes, on les a construites, on les a. À partir du moment où elles sont là, on va avoir peur de s'ouvrir. Tout est positif. Voilà, c'est peut-être... C'est ça, aux efficacités, pour moi.
- Speaker #0
Ça marche. Comment est-ce qu'on travaille avec toi ? Comment on te contacte ? C'est quoi le moyen de te sentir ?
- Speaker #1
Ah ben, on m'écrit un petit mail ou un WhatsApp, parce que je travaille beaucoup sur WhatsApp. Et... A priori, je réponds à tous mes mails. LinkedIn, ça commence à être difficile en ce moment.
- Speaker #0
Très bien.
- Speaker #1
Mais tous mes mails.
- Speaker #0
En tout cas, on mettra ton adresse mail dans la description.
- Speaker #1
Simplement.
- Speaker #0
Très bien. S'il n'y avait qu'une seule chose à retenir de cet échange, ce serait quoi ?
- Speaker #1
On sait faire.
- Speaker #0
On sait faire. Très bien, on sait faire. Merci Virginie d'avoir été avec moi. Quant à vous, je vous dis à la semaine prochaine pour une nouvelle vidéo. D'ici là, on s'abonne pour ne pas rater la suivante et surtout, on ose l'efficacité.