- Speaker #0
C'est quand même chaud de parler d'argent, comme tu dis.
- Speaker #1
J'ai effectivement une proposition de valeur qui n'est plus tout à fait alignée. Les enjeux marchés ont changé aussi.
- Speaker #0
Je ne pensais pas du tout que ça allait nous emmener là-dessus. Et j'ai une nana qui m'a contactée en me disant j'ai eu un coup de cœur. pour votre entreprise, j'ai eu un coup de cœur sur lui.
- Speaker #1
Ou presque, des fois, on va lui dire, non, mais là, vous avez un atout de différenciation, utilisons-le quand même, ne soyons pas non plus trop humbles. Classe de ouf.
- Speaker #0
Trop classe. Franchement, méga classe. Ni vous faire harakiri, quoi. Oui, clairement. La vie est suffisamment une chienne comme ça pour...
- Speaker #1
On peut aller très très loin aussi.
- Speaker #2
C'est horrible, cette question. Alors, je profite d'avoir deux reines de la communication à mes côtés. On est de retour dans un nouvel épisode de Oser l'Efficacité, le talk qui fait briller les héroïnes et les héros de l'industrie. Et c'est notre premier épisode à plusieurs invités. J'accueille aujourd'hui Manon Cuillerat, présidente de CintraMetaux, et Émilie Le Douaron, dirigeante du cabinet Miti, un cabinet de marketing industriel. Je ne vais pas m'éterniser sur leur présentation parce qu'elles ont toutes les deux déjà enregistré un épisode solo dans lequel vous pourrez en apprendre plus sur elles et leur activité. aujourd'hui on rentre directement dans le vif du sujet. Émilie, pourquoi le marketing industriel, c'est si particulier ? C'est un peu un monde à part.
- Speaker #1
Déjà parce qu'en tout cas, en ce qui me concerne, je suis très souvent face à des gens qui ne savent pas ce qu'est le marketing. C'est déjà une première évangélisation à faire. Et ensuite, effectivement, on est souvent sur des produits, des solutions, des process qui sont extrêmement complexes, avec des chaînes multidécisionnaires, des process d'achat qui sont longs. Donc voilà, ça fait quand même quelques critères. Alors, ce n'est pas uniquement le seul domaine dans le B2B où il y a ces critères-là, mais entre une maturité assez faible, des process de décision qui sont longs et beaucoup de décisionnaires sur les chaînes d'achat, ça fait déjà pas mal de choses.
- Speaker #2
N'est-ce pas le côté un peu aussi de quoi on va parler ? Ce n'est pas intéressant ce qu'on fait ?
- Speaker #1
Oui, clairement. Ça, je pense que c'est vraiment dû au manque de maturité marketing, d'avoir toujours l'impression soit de... Non, mais en fait, on fait comme les autres. Donc, ce n'est pas hyper intéressant d'en parler. Soit confidentialité, j'imagine qu'on en reparlera. Soit, effectivement, ne pas savoir par quel bout prendre le truc. Alors qu'en fait, il y a des milliers de choses à dire. Et après, souvent, ils se rendent compte que non, en fait, il y a trop de choses à dire, il faut prioriser. Donc, voilà, il faut les mettre dans le bain.
- Speaker #2
Et effectivement, sans dévoiler de grands secrets, on en reparlera tout à fait. Toi, Manon, tu as décidé de... d'adopter une stratégie marketing et commerciale forte pour CintraMetaux. Pourquoi au départ ? Qu'est-ce que tu cherchais à faire avec ça ?
- Speaker #0
C'est très drôle parce que quand tu parlais des freins, tu t'as cité le fait de « tiens, je fais la même chose que tout le monde donc je ne vais pas en parler, ça ne sert à rien » . Donc j'avais un petit peu cette vision-là de la communication en industrie sur mon secteur d'activité. Et en fait, en discutant avec des pairs ou des clients, je me suis rendu compte qu'ils n'avaient pas du tout la bonne vision de mon entreprise. C'est-à-dire qu'ils étaient restés dix ans en arrière, quand j'étais toute seule ou qu'on était deux, en disant qu'il y a eu énormément d'évolution, on a fait beaucoup d'investissements, etc. Et ça, je trouvais que c'était capital de le faire voir à nos clients. Donc c'est comme ça que j'ai commencé, c'est pour ça que j'ai commencé. C'est pour montrer ce qu'il y a à l'intérieur et à l'extérieur de l'entreprise. et c'est aussi pour la marque employeur. parce que des secteurs en tension, des difficultés à recruter. Et je trouvais que c'était vachement bien de montrer comment ça se passe chez nous, quelles sont nos valeurs, etc. sur les réseaux, parce que la diffusion est énorme. Oui, par rapport au fait de poster une annonce sur un seul canal, l'avantage de LinkedIn, par exemple, c'est qu'il y a énormément de vues et de partages. C'est ça qui m'a poussée à déployer la communication et le marketing au sein de mon entreprise.
- Speaker #2
Justement, tu as une communication qui est assez marquée. Moi, je trouve ça drôle. J'adore regarder ce que tu fais. Je trouve ça absolument génial. Ça casse un peu les codes de ce qui peut se faire en industrie d'habitude. Est-ce que tu sens des fois que tu as des partenaires qui regardent ça de manière un peu bizarre ou c'est plutôt bien accepté ? C'est plutôt bien accepté. Ce qui peut déranger des fois, mais je pense que c'est plus des clients que des pairs,
- Speaker #0
c'est de me dire qu'on voit toujours Saint-Tramétho sur les réseaux sociaux. Ils sont toujours là. J'ai des petites réflexions des fois, mais vous bossez vous parfois ? C'est juste qu'on a une stratégie éditoriale et qu'on s'y tient. Mais non, c'est plutôt bien pris et c'est apprécié. Pas ce côté clivant, mais un peu disruptif de la communication chez nous.
- Speaker #2
C'est marrant de... Parce que je ne le fais pas, parce que je ne me prends pas le temps de le faire, si les autres le font, c'est qu'ils ne travaillent plus. C'est marrant.
- Speaker #0
Surtout de se dire que ça ne fait pas partie du travail. Aujourd'hui, la communication dans les boîtes, ça fait partie du job. Oui,
- Speaker #1
complètement.
- Speaker #0
Ce n'est pas un passe-temps. Je ne sais pas ce que tu en penses.
- Speaker #1
Moi, j'ai plein de clients qui me disent ça. Non, non, mais si je communique pro, mes partenaires, mes clients, mes financeurs vont croire que je m'amuse. Oui.
- Speaker #2
Ah,
- Speaker #1
petit sujet d'évangélisation là.
- Speaker #2
Du coup, justement, Émilie, quand un client vient te voir, c'est quoi son but au départ ? C'est quoi le problème qu'il veut régler de manière générale ?
- Speaker #1
Alors, ça dépend vraiment parce qu'il y en a qui vont venir nous voir sur des sujets plus orientés, strates, études de marché, plateformes de marques, etc. Et effectivement, pour ceux qui viennent nous voir sur des enjeux plus de communication, il va y avoir différents cas. un cas que je trouve particulièrement intéressant et c'est un peu ce que tu disais juste avant Manon, c'est le En fait, là, je me rends bien compte que ça ne reflète plus du tout qui on est et c'est presque décrédibilisant. J'ai un site web qui est éclaté au sol. Quand on arrive là-dessus, les yeux saignent. Clairement, ça m'arrive encore, beaucoup, très souvent aujourd'hui. Vraiment, mesdames et messieurs de l'industrie, refaites vos sites web. J'ai effectivement une proposition de valeur qui n'est plus tout à fait alignée. Les enjeux marchés ont changé aussi. Par exemple, sur les enjeux de transition énergétique et environnementale, aujourd'hui, on a des acteurs qui font des choses... hyper impactantes, qui ont vraiment un résultat hyper fort au quotidien dans les boîtes qu'ils accompagnent, mais sauf qu'ils ne le mettaient pas terriblement en avant avant, parce que ce n'était pas forcément des gros gros enjeux il y a 10, 15, 20 ans. Maintenant, c'est le cas. Il faut beaucoup plus communiquer dessus, il faut capitaliser dessus. Ça va être évidemment sur des enjeux de communication RH, marque employeur, parce qu'il y a des tensions de recrutement. Moi, ce n'est jamais la première raison. pour laquelle on vient me voir, parce que je pense qu'il y a des cabinets beaucoup plus spécialisés et il y a après l'enjeu d'attirer des nouveaux clients. C'est quand même, tout est lié à ça. Le business, le business, le business et c'est bien normal, je fais du marketing B2B donc c'est un petit peu logique aussi. Donc voilà, il y a vraiment ces enjeux d'image, ces enjeux d'optimisation de process pour attirer plus de prospects, fidéliser les clients. Et puis après aussi donner sur des reprises de boîtes une nouvelle identité à la tromperie, à l'entreprise, de nouvelles ambitions, etc. et insuffler quelque chose de nouveau.
- Speaker #2
Ça c'est un sujet grandissant en ce moment, la reprise de boîtes. Je n'ai plus exactement les chiffres en tête, mais c'est hallucinant le nombre de boîtes qui sont déjà sur le marché, qui vont se retrouver sur le marché dans pas si longtemps.
- Speaker #1
Et même ceux pour le coup qui vendent leurs boîtes, faites l'effort avant. Bizarrement, votre boîte sera beaucoup plus séduisante. pour les futurs acheteurs. Souvent, ça se fait plus quand c'est repris, alors que ça devrait être anticipé, je pense, effectivement.
- Speaker #2
De la même manière, une belle identité de marque, ça fait augmenter la valeur perçue. J'ai la même chose quand j'accompagne les entreprises à revoir leur process, à digitaliser. Une boîte qui est digitalisée, qui a même son carnet client, qui est clair, qui est propre, elle a beaucoup plus de valeur qu'une boîte où il va falloir tout décrypoter au moment de la reprise. Donc oui, avant de vendre.
- Speaker #1
C'est un peu comme les... Je ne sais pas si c'est Stéphane Bledza qui faisait ça.
- Speaker #2
C'était un peu la Valérie D'Amido, mais non, c'était Stéphane Bledza. Le room staging, je ne sais pas comment il s'appelle. Sauf qu'on ne met pas une plaque de placo pour cacher la moisissure dans la salle de bain. On fait les trucs en profondeur. On fait ça bien. Pour Stéphane,
- Speaker #1
il y a un premier chat.
- Speaker #2
Je crois qu'il ne nous a pas attendus, malheureusement. Je ne suis pas sûre. Je vais te faire cancel, Manon. Tu as oublié.
- Speaker #0
On coupera ça.
- Speaker #2
Bisous Valérie Bisous Maloche Il y a un autre truc sur lequel je voulais rebondir dans ce que tu as dit, surtout ce qui est responsabilité sociale, environnementale il y a aussi le truc de les gens font des trucs géniaux avant que ce soit obligatoire, ne communiquent pas dessus parce que de toute façon ça n'intéresse personne au moment où ça devient obligatoire, c'est attends, on le faisait déjà, il faut communiquer du coup ils sont taxés de greenwashing parce qu'ils surfent sur une vague et qu'on n'a pas conscience que c'était déjà fait avant Donc n'hésitez pas, je veux dire, vous faites des trucs cools, même s'il n'y a pas d'obligation, parlez-en. Ouais,
- Speaker #1
et au contraire, je trouve que ça montre que tu es en avance sur ton temps, que tu innoves, que tu anticipes, que tu as une vision de ton marché, des contextes sociétaux même, qui est plutôt intéressante à mettre en avant. Et ce n'est pas parce que ce n'est pas parfait qu'il ne faut pas communiquer dessus. Soyez authentique, soyez honnête et au contraire justement vous ne serez pas taxé de greenwashing si vous montrez de bah oui on a fait un petit pas il nous reste encore tout ça à faire mais on a déjà fait un petit pas et petit pas plus petit pas plus petit pas très difficile à dire mais j'ai réussi c'est tout aussi valorisant qu'au contraire celui qui arrive en disant voilà j'ai fait mon bilan carbone l'ACV de tous mes produits patati patata commencer small c'est pas un problème quoi
- Speaker #2
De toute façon, on trouvera toujours des gens pour dire « Ah, vous dites que vous faites ça alors que vous ne faites pas ça. » Oui, c'est comme « Je suis écolo et je mange de la viande. » Ce genre de choses. Il y aura toujours quelqu'un pour te dire que tu n'en fais pas assez. Mais c'est très souvent ceux qui en font le moins aussi. On ne peut pas hésiter à commencer.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #2
Et en parler. C'est important. Manon, toi tu travailles avec une boîte de communication. Comment les idées viennent ? Est-ce qu'elles te proposent des choses ? Est-ce qu'il y a des choses qui viennent du terrain ? Comment ça se passe la collaboration ?
- Speaker #0
Alors déjà, on a dessiné une stratégie de communication. Je pense qu'il y a plusieurs teams et il y a ceux qui vont un petit peu à la « vas-y, comme je te pousse, ils ont une idée, tiens, ils en parlent » . Moi, c'est un peu moins mon truc. J'ai besoin de me dire quel est le message que je veux faire passer, que ce soit à mes clients ou à mes futurs salariés. Et après, je me dis, sur l'année, on va traiter tous ces sujets. et ce que je demande à la boîte de com qui est qui accessoirement est une amie à moi, c'est d'apporter une petite touche d'originalité. Parce que j'aime pas quand on a la même com' que tout le monde. J'aime bien aussi qu'on se marre quand on prend la parole. Tu vois, c'est dire des choses sérieuses sans se prendre au sérieux, quoi. Et voilà, et du coup, elle me propose des idées. Elle me dit, bah tiens, j'ai vu ça, j'ai tel, tel inspiré. Qu'est-ce que t'en penses ? Qu'est-ce que t'es prête à faire si, ça, ça ? Et après, on vient traiter les différents sujets, pardon, qu'on a décidées en début d'année. Et après, c'est un truc exceptionnel parce qu'on a souvent des rebondissements dans nos entreprises. Surtout, on ne s'empêche pas de les traiter au fil de l'eau. Ce serait trop dommage, comme tu dis, de ne pas traiter les trucs qui sont cools à partager.
- Speaker #2
Je vois son process d'entreprise. L'idée d'avoir un process fiable de bout en bout, de savoir où tu vas et d'intégrer de la flexibilité dedans, je dirais que c'est à ça que ça sert le process. Tu ne te perds pas, tu sais où tu vas et ça ne t'empêche pas de revoir les choses. Je pense que c'est une chose que tu appliques également.
- Speaker #1
Oui, complètement. Effectivement, il faut savoir ce que tu as envie de dire au départ. Sur les différents sujets, différents angles, et après, là-dedans, tu viens mettre tous les bons ingrédients qui font que, mais sa ligne directrice, il faut l'avoir, sa tonalité, il faut l'avoir. Il n'y a pas besoin de faire 15 jours de workshop, créer une usine à gaz. Il faut avoir son cap quand même et ses guidelines. Le jeu de la com, par contre, c'est effectivement de pouvoir réagir sur des petites choses.
- Speaker #2
Ça doit se construire au fur et à mesure. Je suppose que là, tu dis qu'on les a fixés les objectifs, mais tu les revois de temps en temps.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Des fois, on se dit, tiens, là, on a besoin de taffer sur un recrutement. Et puis, on a énormément de chance. C'est ce qui nous est arrivé avant les congés. On s'est dit, tiens, absolument qu'à la rentrée, on parle de ce métier-là parce qu'on est en rupture et on a recruté deux personnes en trois semaines. Donc, tu dis, là, on ne va pas poster un truc qui ne va pas nous servir à cet instant-là. On le réutilisera plus tard pour servir à notre objectif.
- Speaker #2
Il faut avoir cette capacité de rebond dans la com comme dans nos entreprises de manière générale. Pareil. Parfait. Pour toutes les deux, la com, c'est un peu une seconde nature. J'ai eu envie de jouer avec vous et de me mettre à l'épreuve. Je vais vous proposer maintenant la séquence C'est classe ou ça casse ? Le principe de C'est classe ou ça casse, je vous propose une idée pour communiquer sur son activité d'entreprise. Vous me dites si c'est classe, des idées comme ça pour vous propulser sur une autre planète, on les utilise dès demain. Ou si ça casse, merci de laisser la communication aux professionnels pérines. Et bien on va commencer tout de suite. Allons-y. Première idée, communiquer sur son CA. Alors si je l'ai choisi celle-là, c'est parce que c'est très utilisé dans l'entrepreneuriat, pas forcément industriel, même pas trop industriel je trouve. Est-ce que c'est une technique qu'on réutilise ou pas ?
- Speaker #1
Moi je dis que c'est classe. Sous certaines conditions. C'est donner des chiffres, concrétiser. Et de la même manière qu'on en parlait juste avant sur les sujets RSE, il faut pouvoir montrer que. Et même quand ça va moins bien aussi. Donc ça, on le voit moins souvent. Mais ce n'est pas « Waouh, regardez combien je fais de CA ! » C'est plus « Rapport financier, objectif de fin d'année, on est trop content, on a réussi à… grâce à ça, ça, ça. » Et en fait, c'est simplement... comme un outil de concrétisation. Donc ça, je trouve ça plutôt classe.
- Speaker #2
C'est vrai que sur le principe, je me serais dit plutôt ça casse au départ. Et c'est le même problème dans l'entrepreneuriat plus classique, on va dire. C'est que CA n'est pas égal à marge, n'est pas égal à salaire. Donc, on peut faire dire beaucoup de choses. Et c'est d'autant plus vrai dans l'industrie. On en parlait avec Manon dans son épisode, vous pourrez aller écouter d'ailleurs. Il y a des investissements en machine. Ce que tu gagnes, ce n'est pas forcément ce que tu as dans la poche. Mais je trouve ça intéressant ce que tu dis. Et d'ailleurs, quand on a moins de CA, On peut expliquer que la marge est inchangée. Ça peut être un choix aussi de diminuer tout ça. Qu'est-ce que tu en penses ?
- Speaker #0
Moi, j'aurais dit ça casse. Pour toutes les raisons que tu viens d'évoquer, mais j'entends aussi ton discours, c'est juste que parfois, sur des plus petites structures ou des boîtes qui sont en cours d'évolution, de construction, ça peut être dévalorisant. Parce que ce que le commun des mortels va regarder, c'est le CA, alors qu'il y a plein d'autres chiffres qui sont exploitables et qui sont, pour moi, d'autant plus intéressants.
- Speaker #1
Oui, oui, clairement. Par contre, je te rejoins, c'est... Il ne faut pas que ce soit l'indicateur phare. Ça fait partie d'autres... C'est tout un panel d'outils, de leviers, de choses concrètes qu'on peut mettre en avant. Mais il ne faut pas que ça soit que ça, c'est clair.
- Speaker #0
C'est surtout que tu vois, des fois, d'une année à une autre, tu as une année qui est un peu merdique. Tu n'as pas forcément envie de communiquer sur ton CA parce que les gens vont se dire « Ouais, c'est une boîte qui va mal. » Ça ne renvoie pas forcément les bons signaux. Alors qu'il y a tout un tas d'explications qui sont liées au contexte ou à ton environnement qui font que tu as baissé ton chiffre d'affaires, mais pour autant, tu es en bonne santé. Et ça, c'est là-dessus qu'il faut être sérieux.
- Speaker #1
C'est là où je trouve ça classe. C'est le jour où on arrivera à parler de ça avec beaucoup plus de sérénité en France, où ça devient aujourd'hui la croissance du CA, la croissance du CA, la croissance du CA. Alors que comme tu dis, ça ne veut pas dire grand-chose. et qu'on sera capable de dire Ouais, ça a baissé, mais déjà d'une, parce qu'il y a des sujets qui vont pas forcément dans le bon sens au niveau contraintes législatives, réglementaires, etc., etc., ou effectivement contexte aussi, crise des matières premières, que sais-je, mais à côté de ça, tels, tels, tels indicateurs prouvent que ma boîte est en bonne santé, et quand on sera, comme on sera beaucoup plus à l'aise pour parler de rémunération, en fait, faut qu'on soit à l'aise de parler de d'une, au moins de chiffres, voilà.
- Speaker #0
Mais tu vois, ça vient chercher un autre sujet, ce que tu viens de dire là, c'est... c'est dans quelle mesure on peut parler de sa réussite en France. Parce que souvent, je trouve, sur les réseaux sociaux, on vient beaucoup parler « j'ai eu un échec, j'ai vécu ça, et maintenant je suis au top level » et tout. Mais ça peut aussi être vite décrié. Dès que quelqu'un est en pleine réussite, qu'il excelle, moi je ressens, alors pas de ma part, mais de tout le monde, je ressens plus de la jalousie que de dire « putain, ouais, il a bien gazé, et c'est tant mieux pour lui » . On n'est pas dans un système anglo-saxon où la réussite, c'est cool.
- Speaker #2
C'est oh, waouh, il a super performé, mais attends, il y a des excuses. Il est né avec la cuillère en argent dans la bouche, et puis il y avait papa et maman derrière, et puis... Voilà, il a eu de la chance. Il a trouvé le bon filon, bah oui.
- Speaker #1
Ou alors, il se la pète.
- Speaker #2
C'est exactement ça.
- Speaker #0
C'est quand même chaud de parler d'argent, comme tu dis.
- Speaker #2
Il faut trouver le juste équilibre. Et effectivement, je pense que si tu habitues les gens à parler par contre de ta santé financière, il faut être capable de le faire aussi quand ça va mal. Parce que je pense que c'est pire si on t'attend au tournant et que aujourd'hui, il ne parle pas de l'argent.
- Speaker #1
Par contre, c'est ça.
- Speaker #2
Mais qu'est-ce qui s'est passé alors ? Et là,
- Speaker #1
on te lance pour y aller.
- Speaker #2
On crée une autre histoire.
- Speaker #1
Et c'est bien parce que ça permettra... Enfin moi, pour le coup, depuis que j'ai ma boîte, j'ai encore des effets. belle marge de progression, mais on n'a pas d'éducation financière en France. Et de savoir communiquer sur, OK, justement, mon chiffre d'affaires a augmenté, mon chiffre d'affaires a baissé, mais à côté de ça, ça ne veut pas dire que ça éduque aussi tous les salariés, les partenaires, tous ceux qui font émerger des boîtes, etc. Et c'est hyper intéressant comme sujet. Donc, je pense que voilà. C'est classe dans toutes ces conditions. Donc, bon, peut-être qu'effectivement, ils ne sont pas toujours réunis en revanche.
- Speaker #2
On va dire niveau marketing expert. Peut-être pas si on est dedans. débutant. Je ne pensais pas du tout que ça allait nous emmener là-dessus. C'est le disciplinement, mais franchement, je suis ravie. C'est vrai que sur la page,
- Speaker #1
il faut qu'on s'en aille pas 10 minutes,
- Speaker #2
ça va être compliqué. Ok,
- Speaker #0
je me tais.
- Speaker #2
Non, mais super intéressant la tournure que ça a pris. Le deuxième, dénigrer un concurrent.
- Speaker #0
Oh ben non, mais ça, c'est quasi...
- Speaker #2
Alors, j'avais un exemple très précis en tête, et je pense que ça modèlera un peu, mais effectivement, sur le principe, ça casse. C'est une campagne Burger King contre McDo. qui se renvoient la balle. Mais je n'ai pas trouvé d'axe sur lequel ce serait vraiment transposable dans l'industrie. Parce que c'est hyper drôle de les voir se renvoyer la balle. Clairement, on a un CM côté Burger King qui est incroyable, qui n'a pas forcément assez de réponses en face d'ailleurs. Mais l'idée, elle est top, parce que ce n'est jamais méchant. Je pense qu'effectivement, ça casse. Je suis assez d'accord avec vous. À moins de trouver un truc qui permet de se titiller sans dénigrer, mais sur le principe.
- Speaker #1
Ouais, Pepsi et Coca l'avaient fait aussi, et ça a donné des campagnes de dingue, c'est clair.
- Speaker #0
Du coup, ça marche à armes égales, déjà, tu vois. Ça, c'est le premier requis, quoi. Et ici, c'est constructif.
- Speaker #1
Oui, pour le coup, je trouve que quand on arrive là, c'est vraiment que t'as rien d'autre à dire. Enfin, moi, voilà, tu... Ça ne m'est jamais arrivé. Et au contraire, j'ai plutôt des clients qui disent « Par contre, attention, il ne faut pas que ça fasse penser que nos concurrents sont plutôt très vigilants par rapport à ça. » Ou presque des fois, on va lui dire « Non, mais là, vous avez un atout de différenciation. Utilisons-le quand même. Ne soyons pas non plus trop humbles. » Mais effectivement, moi... Si je voyais une boîte Indus casser du sucre sur le dos des concurrents ou dénigrer, en tout cas comme ça, comme externe, ça me donnerait de très très mauvaises images.
- Speaker #0
Tu vois, un petit exemple, du coup nous on communique souvent un petit peu plus que nos confrères ou nos concurrents sur les réseaux sociaux, sur LinkedIn. Et une fois on avait fait un post où on essayait de faire deviner à quoi ressemblait une pièce une fois finie, à quoi elle servait vraiment dans la vraie vie. Et en fait il y a un concurrent qui est venu répondre sur le post en disant... Mais nous aussi, on fait ça et on le fait de telle manière, etc. Et je me suis dit, waouh, mais en fait, ce n'était pas du tout le sujet. Et presque, j'ai été gênée pour lui parce que je me suis dit, il est en train de se décrédibiliser. Le but, ce n'est pas de dire, c'est moi qui est la plus belle, qui a le plus bel outil et tout ça.
- Speaker #2
C'était de la culture. C'était sur le pare-buffes, là. Oui, je me souviens.
- Speaker #0
C'était le barbecue géant, tu vois.
- Speaker #2
Oui, c'est ça, le barbecue géant. Il y a des choses comme ça où effectivement, tu fais rentrer les gens dans ton univers. Mais je pense qu'on a un biais de l'expert à ce moment-là. C'est que toi, tu fais un pas de côté en disant ce que je fais, personne ne sait comment je travaille. Mais ton concurrent, il va dire, mais pourquoi elle parle de ça ? Tout le monde sait que c'est ça.
- Speaker #0
Et c'est ça que les agences de com apportent aussi, c'est le regard extérieur. Le regard du candide que nous, on n'a pas. Parce qu'on est dedans H24 et on se dit, ça... Forcément, comme tu dis, tout le monde est au courant, tout le monde sait ce que c'est. Donc c'est cool.
- Speaker #1
Et on a le même travers quand il s'agit de nos métiers. Mais c'est du bon sens.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #2
c'est de l'expérience. J'en parlais avec un collègue qui est en stratégie industrielle, donc aussi dans l'écosystème. J'emploie une ghostwriter, mais des fois, elle me fait des postes simplistes. Et je lui ai dit, mais simpliste pour qui ? Bien sûr, mais si tu n'écris pas pour toi, en fait. Et si vraiment tu veux parler stratégie industrielle à des gens qui n'en ont pas entendu parler ou très peu, Bye bye peut-être falloir descendre d'un cran pour que les gens aient envie de te lire. Parce que si tu mets du jargon partout, tes concurrents seront hyper contents. Mais en fait, c'est pas pour eux que t'écris. Déjà,
- Speaker #0
Ghostwriter, moi, je suis déjà perdue, alors.
- Speaker #2
Oui. Quelqu'un qui écrit des postes pour toi. Ok.
- Speaker #1
Docteur Fantôme.
- Speaker #2
T'as pas ça, toi ? Elle écrit pour toi ou tu écris toi-même ? Non.
- Speaker #0
Enfin, aussi, du coup, j'ai un Ghost. J'ai une Ghostwriter. Mais des fois, j'écris aussi des trucs.
- Speaker #2
Mais oui,
- Speaker #0
j'ai un castrateur. J'avoue. C'est classe, hein ? J'avoue. C'est classe.
- Speaker #2
Du coup, le point suivant, c'est collaborer avec un concurrent pour un coup de com'.
- Speaker #0
Classe de ouf.
- Speaker #2
Trop classe. Franchement, méga classe. Pour ça, je pensais à la campagne qui avait été lancée par... Alors, je n'ai plus les noms des boîtes en tête, mais ils faisaient de la protéine végétale. au moment où Steak a été interdit, on ne pouvait plus l'appeler Steak Végétal, dans le métro, il y avait trois concurrents, l'un à côté de l'autre. Et puis, si vous voulez du jambon végétal, ça se passe ici. Et ils se renvoyaient dans leur pub, donc campagne complète, sur les murs du métro, de trois boîtes concurrentes, mais avec un même marché. Et je trouvais ça cool. Oui, moi aussi,
- Speaker #0
j'ai aimé.
- Speaker #2
Donc ça en prend ?
- Speaker #0
Ah ben, en prend deux,
- Speaker #2
oui. Tu fais ça avec un concurrent ? Tu as quelqu'un en tête ?
- Speaker #0
Ghostwriter, si tu m'entends.
- Speaker #2
Ça marche. Avouez ces faiblesses On en parlait un petit peu dans le CA
- Speaker #0
Moi je trouve ça classe Je suis 50-50 Ouais Ça dépend, pareil, ça dépend du message Si c'est juste un déversoir De problèmes Ou si c'est un prétexte pour dire J'ai eu des problèmes Mais maintenant je suis une queen Tu vois ? Oui. Oui,
- Speaker #1
ou pour t'excuser parce qu'en fait, t'as pas su délivrer dans les temps, ou machin. Bon, non. C'est par contre, à voix de ses faiblesses, dans l'objectif de dire, ben voilà, on a pris conscience de la roadmap pour nous améliorer, c'est ça.
- Speaker #2
Mais attends, c'est... Là, tu disais, dans le cadre d'un... de la com ? De la com, ouais. Oui, parce qu'en fait, je donne deux exemples qui pourront peut-être servir vos clients ou toi-même. Il y a Dominos Pizza qui a fait ça à un moment, qui était complètement décrié et qui ont pris tous les commentaires négatifs, qui en ont fait des pubs. En disant, on vous a entendu, on a tout refait, maintenant c'est à vous de venir tester. Ils ne disaient pas, notre pizza est la meilleure du monde, ils disaient, on a changé par rapport à ce que vous nous avez dit, maintenant venez vous refaire un avis. Ou alors, avis. qui était deuxième de la location de voiture, qui a dit, on est deuxième, mais du coup, on fait plus d'efforts.
- Speaker #0
Dans ce sens-là, méga classe.
- Speaker #2
Forcément, je suis là des trucs qui ont hyper bien marché. Donc voilà, peut-être à s'inspirer.
- Speaker #1
Et puis je trouve qu'il y a des faiblesses qui peuvent devenir des forces. Par exemple, mon produit sur ce sujet-là, ce n'est pas le meilleur. Mais en fait, on s'en fout parce que vous n'avez pas besoin de cette fonctionnalité-là. Plus que ça, on connaît nos clients et du coup, là-dessus, on est moins bons que les autres, mais nous, notre valeur, elle est là. il y a plein de manières d'utiliser les faiblesses pour en faire des choses hyper chouettes et même chose, des fois on a un peu du mal et c'est normal moi la première,
- Speaker #2
plein de trucs je suis là,
- Speaker #1
je sais pas mais je pense que il faut être bien accompagné il faut pas se lancer comme ça niveau expert et puis il faut réfléchir à quoi t'as envie de le dire, à quoi ça va servir et voilà, ça se fait pas non plus n'allez pas raconter toute votre life sur LinkedIn non plus comme ça ni vous faire harakiri quoi la vie est suffisamment une chienne comme ça plein de choses pour ça regardez non mais voilà quoi du
- Speaker #2
coup à l'inverse, se proclamer numéro 1, quitte à inventer un micro-marché où c'est vrai ça casse ouais
- Speaker #1
Il faut arrêter avec le « on est le leader » constamment. Si c'est parce que, bien sûr, disons-le.
- Speaker #2
Mais on peut tous être leader quelque part. Voilà, c'est ça. Tu peux te retrouver tout seul par contre.
- Speaker #1
Je trouve que c'est souvent l'argument phare. Et je trouve que ça n'apporte pas grand-chose. Encore une fois, quand on s'invente un peu, comme tu dis, la micro-niche, plutôt effectivement insister sur des vrais axes de différenciation forts qui apportent de la valeur au client. J'ai souvent du mal à me demander quelle valeur ça apporte au client d'être leader. C'est quoi son bénéfice au client final que tu sois leader ?
- Speaker #2
D'un côté, on est quand même nombreux à chercher meilleur logiciel de machin, meilleure boîte qui fait le truc. Ouais,
- Speaker #1
utiliser l'on de le référencement naturel. De là à ce que ça devienne le discours. Effectivement, il y a toujours certains leviers, pourquoi pas.
- Speaker #0
Je pense qu'il ne faut pas alimenter ce biais de la perfection qu'on retrouve à titre pro, mais à titre perso aussi, sur Insta, etc. Moi, je trouve ça... très très malsain, cette culture de la perfection, alors que ouais, on peut être très bon dans un domaine moins bon dans un autre, et c'est ok tu vois, c'est mettre en avance ce sur quoi on est bon, on peut pas forcément dire qu'on est les meilleurs pareil, c'est les meilleurs pour qui, tu vois peut-être que pour tel client tu seras le meilleur parce que ce qu'il recherche il va le trouver en toi, il se sera pas vrai pour un autre, tu vois,
- Speaker #1
donc stay humble parler de leader sur des parts de marché etc non mais bien on le fera les cheveux c'est toi aussi qui l'as acheté c'est mon côté breton celtique tu vois je penche un peu ça va l'avoir peu importe ah bah pour ça tu as invité deux personnalités je
- Speaker #2
sais Très bien.
- Speaker #1
Là, on peut aller très très loin aussi. Non mais voilà, quand on parle de leader en termes de part de marché, etc., pourquoi pas ? Mais après, je trouve que c'est un petit peu pareil que quand quelqu'un qui dénigrerait ses concurrents, quand tu n'as que ça à dire, c'est dommage en fait. Il y a plein d'autres arguments sur lesquels on peut miser.
- Speaker #2
Et mon petit dernier, c'était faire du building public. Donc parler de la croissance et de l'actu de son entreprise au fur et à mesure pour montrer comment elle grandit. Très en vogue chez les entrepreneurs, infopreneurs qui construisent même leurs produits en public. Est-ce que c'est pareil dans l'industrie ?
- Speaker #1
J'ai du mal à me positionner, à ce qui me concerne. Pourquoi pas ?
- Speaker #2
Moi,
- Speaker #0
je trouve plutôt sa classe. Parce que comme je disais tout à l'heure, souvent, les gens ont le reflet de ton entreprise à un instant T. Et si tu ne les vois pas souvent, parce que tu ne peux pas visiter tous tes clients en permanence... Ils ne se rendent pas compte des évolutions qui ont été faites. Sans parler de trucs majeurs, grandioses. Mais c'est des petites choses. Je pense que c'est bien. Pour dire ce qu'on fait. Je suis d'accord avec toi, pareil. Tu n'as pas allé inventer le micro-détail et changer la couleur du PQ. Et en tant qu'artiste, mais sur le principe. Et puis, pour le coup, on parle de changer l'imaginaire de l'industrie.
- Speaker #1
Le PQ, c'était trop.
- Speaker #0
Mais on parle de changer l'imaginaire de l'industrie et de montrer un peu plus les coulisses. Voilà ce que ça implique de changer la prod dans une usine.
- Speaker #2
Ce que ça implique de changer la couleur du PQ. Changer du bleu, c'est très bien pour la scénarité.
- Speaker #1
Je ne sais pas si c'est Feng Shui ou pas. Feng Shui, c'est important.
- Speaker #0
Il vaut mieux garder du blanc parce que c'est décolorant. Sinon, après, je crois.
- Speaker #1
On n'est pas du tout RSE.
- Speaker #0
Il y a pas de décolorant naturel. Je ne sais pas.
- Speaker #1
On va s'enseigner. On fera un épisode sur la couleur du PQ. Ça va très bien. Avec toutes les bonnes et moins bonnes idées qu'on a revues ensemble, n'hésitez pas à nous dire en commentaire si vous avez d'autres choses qui passent ou cassent. dans la communication industrielle ? Mettez-les-nous en commentaire, on en discutera dans d'autres épisodes. Bon, on a vu que le marketing industriel, c'était vraiment un monde à part. Alors, pourquoi le confier à des agences généralistes ? Ce serait un petit peu comme confier ta voiture à ton cousin qui bricole le dimanche. Peut-être qu'il s'est changé une roue, mais a priori, tu ne vas pas lui confier la sécurité de ta famille au moment de partir en vacances. Et c'est exactement là que le sponsor de la vidéo intervient, avec le cabinet Meaty. Leur spécialité, c'est l'industrie. Ils connaissent les codes, ils connaissent les cycles d'achat qui peuvent parfois prendre des années, la complexité technique qu'il faut rendre claire pour convaincre, et surtout transformer ton expertise en vraie valeur pour ton marché. Concrètement, ça donne quoi ? Une étude de marché pour mieux te positionner, une plateforme de marques qui reflète ton ADN, un site web refondu pour mettre en avant ton savoir-faire, et même des actions plus ciblées comme l'influence, les réseaux sociaux ou les relations presse. Bref. Le Camille Limiti, c'est ton partenaire de confiance pour toutes les étapes de la vie de ton entreprise. Alors, même si ta petite cousine a déjà posté 3 réels sur Insta, laisse ton marketing au professionnel. Pour en avoir le cœur net, tu peux les contacter sur www.cabinet-miti.fr. Je te mets le lien dans la description.
- Speaker #2
Camille, si je trouve que c'est complètement idiot les réseaux sociaux...
- Speaker #1
Ils sont nombreux aussi, hein ?
- Speaker #0
C'est horrible, cette question. Arrêtez de dire ça. C'est le cri du cœur. Je comprends, parce que moi-même, il y a des choses qui me dépassent. Dans mon monde perso, les trains de TikTok et tout, franchement, je me dis, waouh, où est-ce que l'humanité en est arrivée ? C'est terrible. Mais à côté de ça, mine de rien, les médias sociaux, LinkedIn, déjà, pour moi, c'est complètement différent. On parle d'un réseau social... qui est B2B, pour faire du business. Donc certes, il y a des gourous qui vont raconter la mort de leur chien, bon, d'accord, mais une fois qu'on a fait le tri, il se passe des choses hyper intéressantes. Et si on parle des réseaux sociaux plus B2C, type justement Insta, TikTok et tout ce qui s'en suit, bah oui, ça peut nous paraître un peu idiot, ça peut nous paraître un peu futile, c'est peut-être pas là qu'il faut investir la majeure partie de son temps et la majeure partie de son budget comme. Mais il y a quand même des choses qui s'y passent. Je prends l'exemple des politiques, ils l'ont bien compris. À un moment donné, il faut investir ces plateformes-là parce que sinon, il y a toute une partie de la population qu'on ne touche pas. Et ça, on aura beau... On peut militer, revendiquer par ailleurs de... Punaise, c'est dommage, les gens ne consomment que du contenu snacking. Punaise, pas de souci, militez. Mais ça ne veut pas dire qu'il faut dire « Ah ben non, moi je trouve ça trop nul, donc je n'y vais pas. » Ok, super. Ben, ceux qui trouvaient ça trop nul, Internet, dans les années 90-2000, j'aimerais bien savoir où ils sont
- Speaker #1
Ma mère saurait que Madonna ne percerait jamais la première fois qu'elle l'avait à la télé Son métier c'est pas Producteur de musique Pardon maman pour cette anecdote Alors je profite d'avoir Deux reines de la communication à mes côtés
- Speaker #2
Communication et marketing Bonjour Anne
- Speaker #1
Pardon j'ai oublié les courants de vous et un casque Surtout pour qu'on s'inspire de vos succès Donc on va passer à la séquence, la fierté du patron, ou plutôt de la personne. Je voudrais que chacune, vous me racontiez une anecdote, un truc dont vous êtes vraiment fière, soit personnel, soit pour tes clients, Émilie, et toi Manon, une action marketing que tu as passée et qui a eu beaucoup de succès et dont tu es particulièrement fière. Il y en a une qui veut commencer, qui est inspirée tout de suite ?
- Speaker #0
Peu.
- Speaker #1
Vas-y.
- Speaker #0
malheureusement ce n'est pas pour mes clients, même si je les aime beaucoup, cœur cœur sur eux mais pour une fois je vais prendre un peu le... Je ne sais pas comment le dire. Donc, pour une fois, ce ne sera pas pour mes clients, cœur cœur sur eux. Mais c'est sur l'action qui a permis de... En tout cas, qui a contribué à la naissance des Influxtriels, l'association que je préside.
- Speaker #1
Vous pouvez aller voir l'épisode dédié aux Influxtriels qui est déjà paru sur la chaîne. On vous met la vidéo ici.
- Speaker #0
Magnifique transition. On avait créé un livrable, parce qu'au cabinet, évidemment, on crée plein de livrables. Bien qu'on fasse notre propre communication. Et c'était la liste des personnes à suivre dans l'industrie, des gens qu'on trouvait intéressants, influents, qui prenaient le sujet sur plein de facettes de l'industrie. Et en fait, on a publié ça sur LinkedIn. Et ça a fait un jeu de ping-pong. Des gens se sont tagués. Il faudrait rajouter telle ou telle personne. Ah, mais trop bien, je ne connaissais pas, etc. Et après, chemin faisant, ça nous a permis de nous réunir sur Global Industrie avec toute une partie des gens de cette liste. Et petit à petit, alors c'est pas que ça qui a fait que le collectif a été fondé, mais ça y a un peu contribué. Et je ne pensais pas du tout, en fait, quand j'ai publié ce document-là. Donc, assez fière de ça. Et puis, du coup, ça m'a permis de rencontrer plein de gens géniaux. Donc, j'en suis très contente.
- Speaker #1
Et ça fait un peu écho au fait qu'on te dit de tester ton marché avant de lancer un truc. Là, finalement, avant la naissance du collectif, tu avais testé. Il y avait de l'attraction, il y avait une envie d'aller vers ça. Donc, c'est très cool.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
voilà. On prend. Manon,
- Speaker #2
bravo. Bravo Queen Meaty. Moi, c'est une action assez récente. Alors, on a fait plusieurs postes pour le recrutement parce qu'on travaille la marque employeur de Saint-Tramétho. Et j'ai une nana qui m'a contactée en me disant j'ai eu un coup de cœur pour votre entreprise, j'ai eu un coup de cœur pour le poste. Et quand je fais, évidemment, je l'ai reçu. Et quand je lui ai demandé pour quelle autre structure elle postulait ou quelle typologie de poste, elle m'a dit « Ah non, mais en fait, moi, je ne suis venue qu'ici. » J'ai tellement eu un coup de cœur pour l'entreprise que c'est ça que j'ai envie de faire demain. Et là, je me suis dit « Ouais, Banco, on a gagné. » Enfin, on a rempli l'objectif et ça m'a touchée. Alors que c'était un poste de recrutement, ce n'était pas un truc personnel, mais ouais, j'ai trouvé ça super chouette.
- Speaker #1
Ça a du sens.
- Speaker #2
Ça a du sens et ça marche vraiment. Des fois, on me dit, est-ce que ça sert à quelque chose que tu fais ? Oui, parce qu'on a recruté plusieurs personnes grâce aux réseaux sociaux. Et là, pour le coup, c'est une vraie réussite. C'est quelqu'un qui va rentrer dans pas longtemps dans l'entreprise. On verra si le coup de cœur se confirme. Mais la com, ça permet vraiment de faire le reflet. C'est vraiment le reflet de ce qu'il y a chez nous en interne.
- Speaker #1
Ça fait complètement écho à ce que tu disais au départ, de savoir de quoi tu veux parler et dans quel objectif. Là, c'est immédiatement mesurable. Tu as fait un poste, tu arrives à recruter, tu as rempli tes objectifs. Donc la com sert à quelque chose. J'aime beaucoup vos écrits.
- Speaker #0
Je vais vous embaucher.
- Speaker #1
C'est hyper touchant en tout cas. C'est très chouette. On arrive vers la fin de cette émission. Je vous ai toutes les notes déjà.
- Speaker #0
Je ne suis pas d'accord, je vais rester ici.
- Speaker #1
Ok. J'ai tous les courants. Prochaine fois, je ramène des couronnes, promis. Je vous ai toutes les deux déjà soumises aux questions de signature, donc on ne va pas la refaire, encore une fois. Vous pouvez aller voir les épisodes d'Emilie et Manon qui sont très riches. Pour le mot de la fin, je voudrais avoir votre message d'espoir, votre phrase pour convaincre un dirigeant qu'il doit oser la com' industrielle, le marketing industriel.
- Speaker #0
Non, moi, mon message, ce serait de dire « Essayez, vous serez piqués » . Globalement... Je touche du bois pour que ça continue, mais tous mes clients qui sont venus nous voir en disant « je me rends bien compte qu'il faut que je communique, franchement, je n'ai pas très envie » , en tout cas, on le sent un petit peu comme ça entre les lignes, finalement, après, ils y prennent du plaisir. Quand bien même ils délèguent, etc., ils se rendent compte de l'impact. Ils voient qu'en interne, ça suscite de la fierté aussi de montrer sa boîte, ce qu'elle fait de bien, les beaux projets, etc. Mais ça suscite de la fierté en interne. Évidemment, ça attire les partenaires, les investisseurs, les clients, etc. Et c'est plutôt un exercice qui est valorisant. Finalement, on cherche à communiquer sur ce que vous faites de bien, vos atouts, ça permet de vraiment se connaître aussi. Et finalement, ça permet aussi d'avoir des discussions de « Ah mais oui, c'est vrai qu'on fait ça, mais en fait c'est top ! » Et mine de rien, c'est un super exercice. Donc la plupart du temps, une fois qu'on a passé le premier cap, qu'on a mis là le doigt dans l'engrenage après ça part tout seul et c'est presque eux qui nous disent ah ouais il faudrait communiquer là dessus calmon nous on a établi des objectifs respectons les essayez vous serez piqué ok je prends
- Speaker #2
Venez comme vous êtes. Le conseil que j'ai à donner, c'est de rester authentique et de ne pas chercher à faire comme tout le monde. De plus en plus, notamment avec ChatGPT, Gemini, etc., on voit des postes qui se ressemblent. Clairement, les postes qui sont faits avec l'IA, sans être travaillés, etc., on les voit comme le nez au milieu de la figure. Et je trouve ça hyper dommage, parce que... Certes, c'est un super outil, mais on appauvrit l'information. C'est-à-dire qu'on se retrouve avec des choses hyper standardisées et finalement, ça ne reflète pas ce qu'il y a à l'intérieur de votre boîte. Donc faites-les avec votre patte. Your touch.
- Speaker #0
Moi, je retiens ta phrase de... On veut montrer dehors ce qu'il y a dedans. Ça me fait penser au Kinder. Je me dis, mais oui, dans les Kinder, il y a des surprises. Et les gens, ils achètent des Kinder. Pourquoi ? Parce qu'ils savent qu'il y a des surprises dedans. Là, c'est pareil. Il faut montrer les surprises qu'il y a dans votre entreprise.
- Speaker #2
Et en forme d'industrie, en Kinder Surprise. Qui n'aime pas les Kinder en plus. Qui n'aime pas les Kinder, qui n'aime pas les bonnes surprises.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #2
Personne.
- Speaker #0
C'est vrai que souvent, jouer Kinder, c'est un peu de la daube. Mais c'est un autre sujet.
- Speaker #2
Par contre, on n'est pas trop sur le Made in France, les filles. C'est super. C'est super. Mais il n'y a pas de Kinder.
- Speaker #1
Même si c'est bon quand même. Super. Comment est-ce qu'on vous suit ? Comment est-ce qu'on rentre en contact avec vous ?
- Speaker #0
Non, sur LinkedIn, globalement.
- Speaker #2
Moi aussi, principalement sur LinkedIn ou sur notre site internet www.cintrametaux.fr
- Speaker #1
Très bien, on met tous les liens dans la description de toute façon. Et comme je vous l'ai déjà dit, on a déjà tourné un épisode solo avec Manon, avec Émilie. Vous pouvez les retrouver sur la chaîne. Ils étaient passionnants aussi, donc n'hésitez pas, si vous nous découvrez via cet épisode, à aller écouter les précédents.
- Speaker #2
Et merci Perrine ! Merci Perrine !
- Speaker #1
On ne peut plus continuer à se plaindre du manque de CV dans les candidatures industrielles s'il n'y a pas un mouvement global pour une industrie plus visible et plus attractive. On ne veut pas du policé, on veut du vrai, du brut, du tangible. J'espère que cet épisode aura ouvert quelques chakras. Le talk revient le mois prochain. Et en attendant, vous retrouvez entre les épisodes les formats audio d'oser l'efficacité !