Speaker #0Et en parallèle, on parle quand même de 165 sites industriels qui sont menacés depuis septembre, plus de 10 000 emplois sur la sellette. On veut quand même que Terminator, ça reste de la science-fiction. En fait, si tu lui as mal expliqué, elle tabasse dans le mauvais sens, avec aussi peu de prise de recul qu'un stagiaire de troisième. Donc l'IA a besoin d'un cadre existant. Ce n'est pas parce que je peux collecter une donnée que je dois le faire. On est plutôt sur de la stabilisation de technologies qui existent déjà. Mais ce que ça veut dire surtout, pour les petites entreprises quand on est sur une phase de stabilisation, c'est que les prix baissent aussi. Et surtout, on n'automatise pas pour faire joli. Ça, je ne le répéterai jamais assez, mais on automatise toujours dans un but, dans quelque chose qui va servir ton usine sur le long terme. Ça va être de mesurer pour pouvoir piloter et ensuite diminuer. Connaître sa conso énergétique, c'est essentiel pour pouvoir agir dessus. C'est qu'on passe de « je vends un produit » à Merci. Je vends un résultat, un usage, une tranquillité d'esprit. Robotisation, digitalisation, IA, Industrie 4.0 ou 5.0, ça donne le vertige, l'offre déborde, tu ne sais plus où regarder. La vérité, ton besoin n'est pas clarifié. Je suis Perrine Thiebaud, fondatrice de Digetic. Avec mes audits de processus, on cartographie l'existant, on définit la cible et on lance un plan d'action pour digitaliser efficacement, sans copier le voisin, en partant de tes vrais besoins. Ici, je partage méthode, outils et retour terrain. pour te faire passer au niveau supérieur. Alors, fais à oser l'efficacité. Nous sommes le 26 décembre et tu viens tout juste de déballer tes cadeaux. Alors dans cet épisode, je voulais que l'on se concentre sur les cadeaux que tu peux faire à ton usine, à ton entreprise dès l'année prochaine pour bien clôturer 2025. On s'interroge sur ce qui va se passer, tendance technologique pour l'industrie en 2026. Alors, j'ai juste précisé une toute petite chose. moi actuellement je suis en vacances, j'ai pris des vacances bien méritées, donc cet épisode je l'ai enregistré le 12 décembre. Dans un contexte qui ne donne pas vraiment des envies d'avenir, parce que cette semaine, la semaine du 12 décembre, on a appris la liquidation de Brandt, qui est quand même un symbole très très lourd de l'état de l'industrie française actuellement. Cette décision de justice, elle concerne quand même 700 salariés, et c'était juste avant les fêtes de fin d'année, on est vraiment sur un moment sur des signaux qui ne sont vraiment pas du tout au vert sur l'état de notre industrie actuellement. Et en parallèle, on parle quand même de 165 sites industriels qui sont menacés depuis septembre, plus de 10 000 emplois sur la sellette. On n'est pas sur de la théorie, là on est vraiment dans du extrêmement concret. Et c'est vrai que le futur ne donne pas franchement envie à l'heure actuelle, on ne va pas se leurrer. Donc j'avais envie de faire un épisode plein de motivation pour l'année prochaine. parce que clairement, il se passe des choses absolument magnifiques côté technologie et que ce serait bête de s'en priver. Mais par rapport au contexte actuel, je ne peux pas non plus être complètement dans cette dynamique-là. On ne va pas non plus se mettre totalement en mode panique générale, on ferme la boutique, il n'y a plus rien à faire. L'idée, c'est plutôt d'allier réalisme et résilience. Il se passe des choses côté technologie. Je n'ai pas du tout voulu faire un épisode qui va vous parler de ce qui va arriver dans plusieurs années. Ce n'est pas du tout l'idée. Là, clairement, les tendances que j'ai choisies, je ne l'ai pas fait exprès, c'est juste que cette année, il n'y a pas, je trouve, de grosses ruptures technologiques par rapport à l'année dernière ou aux années précédentes. On est plutôt sur de la stabilisation de technologies qui existe déjà. Mais ce que ça veut dire, surtout pour les petites entreprises, quand on est sur une phase de stabilisation, c'est que les prix baissent aussi. Et qu'au-delà des prix qui baissent, on a des cas d'usage qui commencent à être connus, des cas d'usage qui sont applicables directement. Et c'est ça, en fait, qui va être extrêmement intéressant. c'est qu'on va faire qu'on va pouvoir faire des choix technologiques en connaissance de cause, en sachant ce qui a été fait, ce qui a marché chez le voisin, des prototypes qui sont sortis de terre, qui ont été validés. Voilà, c'est ça qui m'intéresse dans cet épisode-là, d'aller creuser ce qui se passe concrètement et ce qu'on peut adopter demain et pas sur des prévisionnels longs. Qu'est-ce qui peut changer la donne concrètement en industrie française dès demain ? Avant de me lancer dans le dur, j'espère que vous avez quand même passé un bon Noël et que vous avez pu profiter de votre famille. On attaque tout de suite la tendance numéro 1. La première tendance, je ne vais pas tourner autour du pot, on va tout de suite parler de l'éléphant au milieu de la pièce, ça nous évitera de le suggérer pendant tout l'épisode parce qu'il est lié à tout et tout le temps. On ne parle que de ça en ce moment, la tendance numéro 1 c'est l'IA, l'intelligence artificielle bien évidemment. Alors on a déjà fait des épisodes sur le sujet avec Jean-Louis Hamat et je vais vous les remettre en description parce que c'était extrêmement intéressant d'avoir son avis à lui en tant qu'expert de l'intelligence artificielle industrielle. mais je me permets quand même un petit rappel L'IA désigne l'ensemble des technologies qui permettent à la machine d'accomplir des tâches en remplacement de l'humain et en autonomie. Elle apprend de son contexte et elle est capable de prendre des décisions. Donc, IA n'est pas égal à ChatGPT. ChatGPT, c'est un outil et c'est un outil d'une des sous-catégories de l'IA. L'IA générative, l'intelligence artificielle générative. C'est celle qui te permet de parler à la machine comme tu parlerais à ta mère et qui te livre des réponses que tu es capable de comprendre. C'est vraiment un mode de discussion, tu as des questions, ils te donnent des réponses. Mais l'IA, ce n'est pas que ça et en industrie, ce serait vraiment dommage de s'y limiter. L'IA, c'est comme tous les outils et c'est ce que je répète tout le temps, c'est avant tout une réponse à un besoin, une douleur, un truc qui ne fonctionne pas comme tu l'espérais. La grande force, c'est la capacité de calcul. Clairement, un humain ne peut pas la battre sur la vitesse à laquelle elle peut détecter des défauts sur des images. Quand elle est bien entraînée, encore une fois. C'est une techno qui a de quoi réduire à poutre chagrin le temps de traitement de tes contrôles qualité, par exemple. Mais l'IA ne reste pas moins un assistant. Un super assistant, si tu veux, mais un assistant quand même. En gros, tu vas lui apprendre une tâche et elle va t'abasser pour l'accomplir. Tu me vois venir ? En fait, si tu lui as mal expliqué, elle t'abasse dans le mauvais sens, avec aussi peu de prise de recul qu'un stagiaire de troisième. Donc, l'IA a besoin d'un cadre existant. Et du coup, bosser ses processus, c'est quand même une excellente idée avant de lâcher la bête dans ton usine. Se structurer, connaître ses faiblesses et ce que l'on veut améliorer, c'est le meilleur moyen de trouver les cas d'usage qui feront vraiment la différence. D'ailleurs, c'est le genre de décision qu'on prend ensemble dans mon accompagnement au 2C. Une journée pour faire le point sur tes processus et les bons outils à mettre en place pour réduire tes délais entre ta prise de commande et l'encaissement de ton cash. Et tu peux prendre rendez-vous en description, bien évidemment. Bon, je mets cette petite aparté de côté et je te parle d'un autre cas d'usage qu'on voit souvent, c'est la maintenance prédictive. Tout le monde rêve de machines qui ne tombent jamais en panne, dont on peut anticiper les défauts. Tout le monde ? C'est le moment de regarder comment tu traites ton service maintenance. Est-ce que, par hasard, à chaque fois qu'il propose une intervention, la réponse est « non, priorité à la prod » . Et si c'est le cas, tu répondras la même chose à l'IA et l'investissement sera vain. Sauf qu'en plus, comme l'IA te fait à peu près ce que tu veux, elle ne sera pas là pour se défendre. Adopter la maintenance prédictive, c'est aussi un changement de culture. Avec ou sans IA ? Bon, et on surveille aussi du coin de l'œil les évolutions en matière de régulation sur le sujet. Car oui, l'IA c'est sympa, mais ça mérite d'être surveillé surtout sur des processus qui impactent la sécurité des pièces qu'ils contrôlent. Ou quand on a de l'IA embarquée dans des machines rendues autonomes par son usage. On veut quand même que Terminator, ça reste de la science-fiction. L'IA, c'est un outil qui va s'adapter à tous les secteurs. On peut trouver des cas d'usage partout. Mais la réalité, c'est que... Tout le monde n'en a pas besoin ou n'a pas la maturité pour l'exploiter pleinement. Ma conviction profonde, c'est qu'on y viendra tous, mais que dans l'essentiel des industries aujourd'hui, ce n'est pas forcément la plus grande priorité. Si tu as du mal à former et garder tes opérateurs, vérifie d'abord la qualité de ta formation et de ton intégration avant de vouloir mettre à disposition un chat vocal IA qui lui permettra de trouver ses réponses sur simple sollicitation. L'outil pourra se greffer ensuite. Et si par exemple tu veux suivre l'exemple d'Airbus et optimiser la logistique de tes chaînes d'assemblage en prédisant les pénuries de pièces, il s'agirait d'abord d'avoir les données pour le faire. Et ça m'amène à la deuxième tendance. La deuxième tendance, c'est l'internet des objets connectés, l'IoT comme on dit dans le jargon. Et avec ça s'ajoute l'Edge Computing. Tout ça, ça va désigner le réseau d'objets physiques connectés de l'usine. Les machines, les capteurs, les véhicules, les instruments, et qui communiquent en temps réel. Grâce aux objets connectés, on peut remonter en… continu des informations de température, vibrations, localisation, des équipements pour surveiller le processus de production avec une visibilité accrue. Ledge computing, c'est ce qui va consister à traiter ces données au plus près de leur source, sur site, via des passerelles ou des microserveurs locaux. Plutôt que de tout envoyer à distance dans le cloud et cette façon de faire, ça réduit forcément la latence et la dépendance au réseau, ce qui est absolument essentiel aujourd'hui pour les applications en temps réel. D'un côté, ça fait des années qu'on parle de capteurs, mais les technos aujourd'hui se développent énormément et avec elles, les évolutions de la connectivité et de sa fiabilité. On n'est plus obligé d'avoir des câbles Ethernet qui traînent partout, une connexion sans fil au débit, homogène sur tout le site, ça rebat grandement les cartes de la possibilité de pilotage en temps réel. Et contrairement à l'IA qui est encore à l'état de prototype sur beaucoup de cas d'usage et dans de nombreuses usines, mais qui subit quand même une accélération de dingue en ce moment, l'internet des objets, On est sorti de l'expérimental depuis longtemps. On est sur une techno qui est bien réelle, qui a fait ses preuves, et qui se retrouve accélérée par une accessibilité croissante. L'internet des objets ouvre d'un côté d'immenses perspectives, mais aussi des dérives. Ce n'est pas parce que je peux collecter une donnée que je dois le faire. Quelle est la finalité de cette collecte ? Comment vais-je m'en servir ? Alors certes, c'est super chouette de balancer des millions de lignes à l'IA et de voir comment elle se débrouille avec, mais tout cela a un coût de stockage d'une part, mais aussi écologique. Avant de passer à la collecte, on se doit de revenir au but et d'adapter ses actions en conséquence. Et dans tout ça, on peut aussi reparler de la notion de temps réel. Mais cette notion n'existe pas. Chacun a sa propre définition. A-t-on besoin d'une vision à la seconde, à la minute, à la demi-heure ? Ça dépend de tes process et le savoir a un impact structurant sur tes choix. L'edge computing c'est bien, mais le pilotage sur site implique d'avoir des serveurs sur place et de s'affranchir du cloud que souvent tu délègues à des sociétés spécialisées. Est-ce que tu es prêt à investir dans ton parc serveur et dans leur supervision ? Toutes les PMI ne franchiront pas le pas, mais peut-être n'en ont-elles tout simplement pas besoin. On est encore une fois sur une réflexion autour de « que veut dire temps réel ? » . Tout cela se réfléchit en amont. Mais je ne veux pas faire l'oiseau de mauvaise augure, les objets connectés offrent des perspectives folles en termes de suivi d'équipement et pas ricochés sur l'intérêt du travail pour les équipes. On n'a plus besoin de vérifier un fonctionnement si l'on sait que l'on sera alerté au moment où les données sortent des standards acceptables. Le responsable de production peut se concentrer pleinement sur ses tâches à haute valeur ajoutée et ne sortir de sa concentration que si Merci. son intervention est réellement requise. On peut aussi envisager la mise en place d'une flotte d'AGV, là ces petits robots qui s'occupent des transports de logistique interne. Non seulement leurs missions sont insignées en temps réel, voire ma question précédente sur qu'est-ce que ça veut dire temps réel, mais ils peuvent aussi adapter leurs déplacements en fonction de la position des autres grâce à l'envoi de données. Cette fois-ci, on est sur un délai assez court de temps réel quand même, parce que si on veut aller éviter les collisions, il faut quand même qu'on sache exactement à tout moment où sont les copains. qui se baladent dans l'usine. Et d'ailleurs, ça me fait ma transition sur la tendance numéro 3. Ma tendance numéro 3, c'est l'automatisation et la robotique. Bon, la pénurie de main-d'oeuvre, tu la connais. Les recrutements qui traînent, les postes pénibles que personne ne veut, l'absentéisme, la fatigue, et parfois, on n'a juste pas assez de bras. Et c'est là que la robotique change la donne. Avant, le robot, c'était un truc de grand groupe. Couteux, complexe, avec beaucoup de R&D au préalable. Mais la donne... change depuis quelques années et en 2026, on va continuer sur cette lancée. On est sur une robotique qui est beaucoup plus flexible, plus modulaire, plus accessible et surtout plus utile pour les PME parce qu'elle s'attaque à des vrais irritants du quotidien. En gros, tu vas avoir trois grandes familles de robots. Le robot industriel classique qui est hyper efficace sur des gestes répétitifs, la palétisation, du vissage, l'assemblage. On est sur la même tâche à répéter en permanence. Le cobo qui va être le robot... collègues avec lesquels tu travailles, qui peuvent bosser à côté des opérateurs avec toutes les règles de sécurité qui vont bien, parce que petit disclaimer là-dessus, on s'attend à travailler main dans la main avec des robots dans les prochaines années. Aujourd'hui, les consignes de sécurité font quand même qu'un humain ne peut pas travailler dans un périmètre proche d'un robot et que les règles de sécurité font que quand même un humain qui rentre dans ce périmètre arrête le robot immédiatement. Donc il y a de la collaboration, il ne faut pas s'attendre non plus à passer des pièces de main en main avec un robot sur la ligne de production ou en tout cas ... Pas encore aujourd'hui. Et la dernière partie, on va être sur les AGV, les AMR, donc ces petits robots logistiques qui font du transport interne, l'alimentation de postes et l'évacuation des bacs, par exemple. En résumé, toutes ces petites automatisations, ça te permet de remplacer soit les mains, soit les jambes de tes opérateurs, parfois les deux. Et ça, ça réduit déjà une grosse partie des galères de l'atelier. Alors, pourquoi c'est une tendance 2026 ? C'est pas juste un truc cool qu'on aime voir en salon. Parce que les robots deviennent plus faciles à déployer. Il y a moins de nécessité d'avoir des codes. pousser pour leur faire faire ce qu'on veut. Ils sont aussi plus adaptables. Ils ne sont plus forcément assignés à une seule tâche, mais peuvent être assignés à un type de tâche et s'adapter à des changements de série. Donc, des sociétés qui travaillent en petite série commencent à pouvoir utiliser des robots sur des processus moins répétables que la grande série. Et ils sont aussi plus connectables. Avec tes données, ton MES, ton suivi de prod, tout communique pour que ton robot ait les bonnes informations au bon moment. Et surtout, On n'automatise pas pour faire joli, ça je le répéterai jamais assez, mais on automatise toujours dans un but, dans quelque chose qui va servir ton usine sur le long terme. Supprimer la pénibilité, tenir tes délais ou accélérer un poste un peu fragile qui met ton flux à genoux dès qu'il y a une absence. Quelques exemples qui sont assez compatibles avec les PME. On peut avoir la palétisation, dépalétisation. C'est rarement un métier passion et globalement c'est le grand copain des troubles musculosquelétiques de tes équipes. On peut avoir l'alimentation machine, le robot qui charge, décharge, et l'opérateur qui fait le contrôle et les réglages intelligents. Il s'assure que les bonnes matières premières soient au bon endroit, et derrière, l'opérateur se concentre sur le fonctionnement de la machine. Tout ce qui va être tâche un petit peu répétitive, comme le vissage, et qui peut apporter très vite un bon ROI quand on a du volume. Et bien sûr, comme on en a déjà parlé avec nos AMR, la logistique interne, on arrête les marches inutiles et on missionne le robot d'aller chercher les bons produits au bon endroit, même si ça implique à l'avance d'avoir un entrepôt qui est bien organisé et qui permet aux AMR d'aller chercher les outils au bon endroit et de savoir où ils vont. Donc il y a quand même pas mal de préparation en avance. Mais par contre, c'est effectivement des tâches qui ne sont pas hyper intéressantes à faire pour un humain. Et au passage, s'il est besoin de le rappeler, et on a quand même bien vu le sujet dans l'épisode de la semaine dernière, une usine qui a modernisé ses postes, c'est une usine qui est aussi plus attractive. Moins de tâches pénibles, plus de supervision, plus de qualité. Ça ne remplace pas l'humain, ça déplace l'humain vers ce qu'il sait faire de mieux et ce qui est le plus intéressant pour lui. Bon, donc on a rajouté des robots dans notre usine. On va pas se leurrer, rajouter des robots, ça apporte quand même une certaine complexité et une importance d'avoir son flux complet en visibilité sur son usine. C'est ce qui m'amène à ma tendance numéro 4, qui va être les jumeaux numériques et la simulation. Le jumeau numérique, c'est un terme qui fait un peu peur, parfois, mais finalement, c'est juste reproduire numériquement ce qui se passe dans la vraie vie, pour tester avant de casser, si tu veux. Comment ton agenda digital ? C'est le jumeau numérique de ta vie. C'est l'endroit où tu vas regarder si tu peux rajouter un rendez-vous ou pas. Si ça passe ou pas dans ton planning actuel. Le GPS, c'est le jumeau numérique des routes et de la circulation en temps réel. Tu vas faire la simulation de ton trajet avant de le prendre réellement et de te retrouver en attente au tunnel du Mont Blanc. Par exemple, en industrie, c'est le même principe. Tu crées une copie virtuelle d'une machine, d'une ligne, d'un flux, et tu t'en sers pour simuler. Ça aussi, on en entend parler depuis un moment. Mais si ça explose maintenant, c'est un peu la conséquence logique des trois premières tendances. Tu as l'IA qui facilite l'analyse des scénarios, la donnée fiable que tu as récupérée partout dans ton usine qui rend la modélisation crédible, et l'automatisation qui rend le système plus complexe et qui va demander de plus en plus à avoir ce jumeau numérique pour avoir cette vue d'ensemble et d'avoir cette possibilité de simuler tes flux. Ton jumeau numérique, ça va être une sorte de bac à sable qui va te permettre d'anticiper des changements. typiquement de simuler un flux. Est-ce que si je change l'implantation, est-ce que je gagne vraiment du temps en déplacement une machine ou en déplaçant un atelier de travail ou est-ce que ça déplace juste le problème ? Ça, ça peut être extrêmement intéressant. Tu peux aussi tester un changement de paramètre, par exemple, avant de le mettre en prod, ce qui te fait moins d'arrêts, moins de sueur froide quand ça ne marche pas. Tu as une réponse numérique avant de tester dans la vraie vie. On peut aussi s'en servir en formation et en sécurité. de former un opérateur sur une machine virtuelle, de voir comment elle fonctionne, de se familiariser avec ses boutons, avec ses paramètres, sans le mettre en danger ou sans qu'il y ait de casse. Et pour finir, tu peux aussi simuler des scénarios. Est-ce que tu serais capable d'absorber des volumes de commandes supplémentaires ? Est-ce que si tu changes ton rythme de travail, si tu passes de 2,8 à 3,8, ou si tu changes ton organisation d'équipe, est-ce que ça change profondément ton fonctionnement ? avec les coûts associés évidemment, est-ce que tu arrives à rencontrer tes objectifs en faisant ça, en faisant cette évolution-là ? L'idée, c'est que tu arrêtes de tester des choses au hasard et que tu peux réellement prendre des décisions en fonction de faits tangibles. Tu décides avec une base de preuves. Il y a de plus en plus d'outils aujourd'hui qui te proposent de créer tes jumeaux numériques de ton usine et encore une fois, le but n'est pas d'aller lancer des gros projets à 300 000 euros dès le départ. On peut tout à fait y aller progressivement, de commencer par une simulation simple, de l'enrichir avec de plus en plus de données en fonction de tes besoins, et d'évoluer comme ça, pas à pas, sur tes process d'abord les plus critiques, et de rajouter au fur et à mesure, et si tu en as besoin. Parfois, on n'a pas besoin d'avoir un jumeau numérique sur l'entièreté de son usine. On va s'intéresser aux flux qui nous intéressent réellement, et sur lesquels on a des changements structurants à opérer. J'en viens donc à ma tendance numéro 5, qui est un petit peu l'anneau pour les gouverner tous. Parce que là, par rapport au contexte actuel, on va mettre toutes ces technos au service de la durabilité. Et je ne parle pas uniquement de l'impact planète et climat, ces impacts qu'on est obligés aujourd'hui, avec lesquels on est obligés de composer, puisque le monde va de plus en plus mal. Cet épisode est décidément extrêmement déprimant et j'en suis désolée, mais la réalité est là. Je parle aussi de choses extrêmement terre-à-terre qui ont un impact sur ton usine. Parce que oui, l'énergie, on a besoin de l'économiser parce qu'on doit... travailler à arrêter de flinguer la planète, mais aussi l'énergie ça coûte cher et donc l'économiser c'est économiser des euros dans ton porte-monnaie et ça, ça parle beaucoup plus au niveau du terrain. Le point clé au niveau de la durabilité ça va être de mesurer pour pouvoir piloter et ensuite diminuer. Connaître sa conso énergétique, c'est essentiel pour pouvoir agir dessus. Et ça, l'internet des objets va y contribuer grandement. Typiquement le genre de choses qui fait du bien aux porte-monnaies et à la planète. Et ça, le jumeau numérique, il va nous permettre, par exemple, de tester des nouveaux paramètres, de tester des nouveaux créneaux, qui vont faire que pour des coûts d'énergie ou de matière première plus faibles, on a les mêmes résultats ou des résultats... acceptable. Donc, toutes ces technologies sont liées, parce que si je rajoute en plus l'intelligence artificielle par-dessus, on va pouvoir calculer beaucoup plus vite. Alors oui, l'intelligence artificielle globalement a un coût pour l'environnement, mais l'utiliser intelligemment pour avoir des résultats bénéfiques derrière sur le long terme, ça peut contrebalancer et c'est là aussi où on utilise toujours les outils de manière intelligente. Concrètement, des directives, que ce soit en France ou en Europe, il y en a de plus en plus, auxquelles il va falloir se conformer. Et donc attendre que ce soit obligatoire chez toi, ce n'est pas forcément la meilleure attitude à adopter. Déjà maintenant, tu peux faire les efforts, mettre en place des choses pour aller dans le sens de la durabilité. Et oui, le numérique aide à la durabilité. Mais sans prendre le recul sur les impacts que tu veux avoir, tu peux te retrouver à collecter des données absolument n'importe comment, à avoir ton... et à faire tout exploser, ton stockage des serveurs et ton empreinte digitale. Et donc là, ce sera complètement contre-productif. Donc l'idée, c'est d'avoir cette approche globale, de se dire quelles sont les directives qui arrivent, qu'est-ce que je veux faire moi, quel est l'impact que je veux avoir et comment je travaille dessus, et derrière, de prendre les outils qui vont contribuer à cette envie, à ces ambitions, sans les gréver. Je me permets quand même de rappeler que l'idée n'est pas d'adopter ces cinq tendances immédiatement, c'est plutôt de choisir comme un catalogue de jouets de Noël, ce qui est le plus pertinent pour toi maintenant et ce qui fera une vraie différence. Bon, les cinq technos que je t'ai donnés, effectivement, on n'est pas sur des ruptures sorties de nulle part, comme je te l'avais annoncé en introduction. On est plutôt sur une montée en puissance et comme je te l'ai dit, c'est plutôt une bonne nouvelle pour les petites entreprises puisqu'on va de plus en plus pouvoir l'adopter avec des cas d'usage qui sont extrêmement concrets. Mais il y a une tendance bonus qui, à mon avis, elle, va faire une vraie différence et qui... découle un petit peu de tout ce qu'on s'est dit jusqu'à maintenant. C'est le... Honnêtement, je ne suis même pas sûre de la prononciation. XAS ou X-AS. X-A-A-S. Everything as a service. Tout en tant que service. Un peu à l'instar des SAS, les Software as a Service, ou les PAS qu'on avait avant, Platform as a Service. La définition donc du XAS, c'est qu'on passe de je vends un produit à je vends un résultat, un usage, une tranquillité d'esprit. Et ça marche parce qu'on a enfin toutes les briques dont on a besoin pour rendre cela possible. L'idée avec ça, si par exemple tu es fabricant de machine, c'est que tu peux imaginer des offres qui ne sont plus à la machine, où tu vas installer la machine chez ton client et puis terminer, au revoir, et s'il a un problème, il t'appelle et tu le refactures. Tu peux facturer à la performance, à la pièce produite, à la disponibilité. Tu peux facturer par rapport à l'impact que ta machine a chez le client. et tout ça puisque tu peux maintenant les connecter, puisque tu peux récupérer ces informations, tu peux agir dessus à distance, t'assurer que la machine fonctionne bien. Et donc en face, tu as un client qui est satisfait parce qu'il sait qu'il ne va payer que ce dont il a besoin et que vous êtes dans une équipe gagnant-gagnant pour que son usine tourne. Tu peux aussi beaucoup plus facilement avoir une offre de maintenance incluse parce qu'encore une fois, tu reçois les informations de ta machine, tu as la possibilité de recevoir les informations de ta machine et donc d'agir. de voir les signaux faibles, de voir s'il y a des problématiques que tu peux anticiper pour que ton client soit toujours satisfait. Et également, tu peux te servir de tout l'ensemble des données que tu es capable de récolter pour offrir un grand service de traçabilité. Typiquement, ton client pourrait avoir accès à un système où il peut retrouver toutes les pièces qu'il a commandées, pouvoir les recommander et avoir des suggestions de maintenance possible quand il y a un problème, des pièces de remplacement si sa pièce n'est plus fabriquée. Tout ça, puisque tu as collecté un ensemble de données, tu sais comment tu as produit ta pièce, à quel moment, où est-ce que tu l'as envoyée, quel client l'a reçu, est-ce que potentiellement elle serait dans un lot de fabrication qui mérite un rappel ? Tout ça te permet d'offrir du service en plus. Et comme le rappelait Manon, qui y aura dans l'épisode qu'on a tourné ensemble, aujourd'hui, pour se battre contre des pays où les coûts de main-d'œuvre sont bien moindres par rapport à la France, le service fera la différence. Aujourd'hui, ton client sera beaucoup plus enclin à payer sa tranquillité d'esprit avant de payer un prix. C'est cette différenciation qui te permettra de lisser ton chiffre et de sécuriser ton cash. Avoir une offre XAS, une offre service, ce n'est pas juste du marketing. Ça va avoir un impact sur ta facturation, sur l'engagement de ta client, sur ton service après-vente, ta logistique, tes datas, tes contrats, surtout. Donc si tes process sont blancs-câles, ça va te faire mal globalement. Et tu ne seras pas forcément capable de la mettre en place facilement. Mais si tu fais le boublot proprement, par contre, c'est ton arme anti-crise garantie. Tu peux d'ores et déjà choisir ton service. évident en termes de disponibilité, de délai, de conformité. Qu'est-ce que tu offres à ton client au-delà de lui offrir une machine, une pièce ? Qu'est-ce qu'il vient chercher chez toi ? Et derrière, tu mets en place le strict nécessaire pour que tu sois capable de tenir ce service. Et derrière, tu peux le transformer en offre claire qui va te permettre d'attirer les clients qui seront là pour ton offre et pas juste pour ton produit. Voilà, c'était les 5 tendances 2026 et avec même un petit bonus. Ce que je veux que tu retiennes, c'est qu'il ne faut pas tout faire. Comme je l'ai déjà dit, il faut choisir. Et choisir, c'est ce qui va te rendre plus robuste, plus fiable, plus rapide et surtout ce qui te permet de tenir quand le contexte se durcit. C'est tout à fait le genre de choses que je propose dans mon audit au tout-ci puisque je passe une journée chez toi, je revois tes process, de la commande à l'encaissement et on voit où est-ce que le cash coince. Est-ce que c'est au niveau de ta production ? Est-ce qu'il y a des ralentissements à ce moment-là ? Est-ce que ça se perd dans les bureaux et dans les problèmes de discussion entre les différents services ? Est-ce que ça se perd au moment de récupérer l'argent sur des factures qui partent trop tard ou qui ne sont pas réclamées ? Est-ce que ça se passe au point d'entrée ? Est-ce qu'il n'y a pas assez de business qui rentre ? Tout ça, on fait l'analyse ensemble et derrière, tu pars avec un plan d'action 90 jours pour prendre les bonnes décisions et prendre les bonnes actions rapidement pour faire évoluer ta situation. Si tu veux savoir si tu es éligible à l'accompagnement au tout-ci, tu peux prendre rendez-vous en description ou à l'adresse digetik.fr d-i-g-e-t-i-k.fr slash r-d-v. On se retrouve très vite dès la semaine prochaine. D'ici là, n'oublie pas d'oser l'efficacité. Merci pour ton écoute. Tu veux du concret dans ta boîte mail ? Abonne-toi à Oser l'efficacité, la news. Chaque semaine, tu reçois la synthèse des épisodes, les outils essentiels et un mini plan d'action pour te mettre en mouvement. Rendez-vous sur digetik.fr slash news n-e-w. Le lien est dans la description. A très vite !