- Speaker #0
Bienvenue sur Oser l'Efficacité. Aujourd'hui, c'est un peu spécial. Je suis en vacances, mais pas question de te laisser sans rien à écouter. Alors j'ai une surprise pour toi. Je te propose de découvrir l'industrie qui fait envie, le podcast de Claire Tenayo, concentré de RH et d'industrie. Nous avons enregistré quatre épisodes ensemble et je suis sûre qu'ils te plairont. Ils sont disponibles les mercredis et vendredis des vacances scolaires. En attendant, Oser l'Efficacité se refait une beauté et revient tout frais, tout neuf, dès le 6 janvier. Alors profite bien de cet épisode et passe de belles fêtes. À très vite.
- Speaker #1
Mérine, écoute, nous voilà sur notre deuxième épisode. Donc, on va aujourd'hui faire le lien entre la sécurisation, la sécurité au travail et grâce au digital. Et notamment à un moment particulier de la vie du collaborateur, au moment de l'intégration, puisque forcément, c'est une étape. crucial pour la sécurité, mais aussi évidemment pour le collaborateur. C'est toujours une période qui est délicate, qui est stressante, qu'il faut donc accompagner au mieux. C'est un enjeu majeur, la sécurité, l'intégration, qui est sous la responsabilité directe du dirigeant ou du responsable de production. Le nouveau collaborateur, lui, il est particulièrement sensible à cette période-là. évidemment, au-delà du rôle sociétal de l'entreprise, qui est de la responsabilité même d'assurer la sécurité à son poste de travail, l'impact sur les indicateurs financiers et RH, il est terrible, sur les taux d'accident du travail, les taux d'arrêt maladie et sur la performance RH. C'est un sujet majeur pour l'ensemble de l'entreprise, pour les RH, pour les dirigeants, pour tout le monde. Est-ce que ça te va ? Est-ce que tu es prête ?
- Speaker #0
On commence ? On est parti.
- Speaker #1
Bon, super. Alors, généralement, quels sont les principaux risques en matière de sécurité pour les personnes, pour les nouvelles recrues, pour les bleus qui arrivent leur premier jour dans l'industrie ?
- Speaker #0
Le premier risque que je vois, c'est de ne pas savoir où on a le droit d'aller ou des informations qui pourraient manquer. Bien sûr. les sens de circulation, les modes d'emploi des machines. Quelqu'un qui n'est pas bien intégré, il est beaucoup plus apte à faire une mauvaise manipulation sur une machine ou à être à un endroit où son niveau d'habilitation ne lui permet pas d'être. Donc, c'est tout ce genre de soucis-là qui doivent être absolument réglés au moment de l'intégration.
- Speaker #1
Et du coup, quels liens tu vois ? à ce moment-là, pourquoi est-ce que déjà c'est crucial de travailler la sécurité au moment de l'intégration ? Si tu peux aller un peu plus loin dans les réponses, peut-être nous donner des exemples, en tout cas comme tu jugeras nécessaire, et quel lien tu vois avec la notion aussi d'engagement, de fidélité, parce que ça fait des mois ou des semaines qu'on galère à recruter, on a trouvé la bonne personne, tu vois ? Elle intègre, ben voilà, quel lien toi tu vois à ce moment-là à intégrer et à travailler ce processus d'intégration digitale, peut-être au sens aussi un petit peu plus large avec ton expérience de l'industrie ?
- Speaker #0
Il y a un truc qui m'a marquée chez un client, c'était dans mon ancienne société donc ça fait un moment, son cahier sécurité pour les différents postes, et je pense que c'est quelque chose qui doit être très courant dans l'industrie, sur chaque machine il y avait un cahier. avec les instructions pour l'utilisation de la machine. Il y avait, à la fin de ce cahier, une feuille d'émargement pour dire que telle personne avait bien lu les consignes de sécurité. À chaque mise à jour de ce cahier, il fallait que les consignes soient re-signées. On parle d'une entreprise dans le secteur automobile, avec énormément d'intérimaires, donc... des choses à faire à chaque intégration qui peut être toutes les semaines, voire tous les jours, en fonction des...
- Speaker #1
Je vois très bien. Voilà.
- Speaker #0
Ça, c'est un processus... qui peut être hautement facilité via le digital. Parce que tu as une facilité de mise à jour de tes informations. Disons qu'à la place de ton cahier, tu as ta tablette sur ligne. Alors, quelque chose de sécurisé, sur pied, qui est renforcé pour l'industrie. On fait des choses très bien. On n'est pas sur l'iPad que les opérateurs vont casser tous les quatre matins, puisque c'est quelque chose que j'entends aussi beaucoup. Mais quelque chose de sécurisé, où finalement... La personne va s'identifier et si le système ne la connaît pas encore, va lui proposer de lire les informations, de bloquer l'accès à la machine tant que ce n'est pas fait. On peut imaginer, on peut aller...
- Speaker #1
Tu mets des pokaïokés...
- Speaker #0
Exactement. Donc oui, des trompeurs ou effectivement des dévalidations, de dire j'ai passé ma formation, donc j'ai accès à la machine, je n'ai pas passé, je n'ai pas accès. S'il y a une mise à jour qui est faite, c'est très facile aussi pour un système de se dire cette personne a fait sa formation, mais pas depuis que la dernière mise à jour est sortie. Donc je vais lui remettre à disposition les informations qui ont changé depuis la dernière fois. On peut imaginer aussi... que si ça fait plus de six mois, je dis n'importe quoi, mais si ça fait plus de X temps que la personne n'a pas travaillé chez nous, même si elle a déjà fait l'information, on la lui repropose.
- Speaker #1
Oui, donc côté RH, réfléchis un peu tout haut, mais ça veut dire que côté RH, ça permet aussi d'assurer une traçabilité, de dire, tiens, on a un besoin, on a un accroissement temporaire d'activité, pardon, sur telle ligne. Voilà, je sais que telle personne à tel niveau, souvent... elle a passé les étapes nécessaires pour tenir telle ligne ou pour tenir tel poste, je vais piocher, entre guillemets, ce n'est pas joliment dit, pardon, mais je vais piocher dans ces éléments tracés, dans ces données, pour déjà rappeler peut-être, en priorité, ceux qui ont validé ça. Là, on peut être sur quelque chose directement actionnable aussi côté RH.
- Speaker #0
Absolument. Et ça, je ne te dis pas que c'est impossible de le faire avec du papier, mais en combien de temps ?
- Speaker #1
Oui, et puis on s'est commencé. Franchement, c'est classé où dans la bannette ? On va mettre combien de temps à retrouver la bannette ou le carton archivé ? Parce qu'en plus, quand on est sur du recrutement volumique comme ça, oui, on peut faire rentrer 5, 10, 15, 20 opérateurs par semaine. Et on ne se rappelle plus.
- Speaker #0
Oui, il y a quelque chose de beaucoup plus sécuritaire, à savoir que ces informations, elles ont été enregistrées. Parce que le papier ou le cahier qui est sur la ligne, il y a... Oui, le manager sera sûrement à côté de la personne au moment où elle fait sa formation, où elle prend les instructions. Mais vérifier a posteriori que le cahier a bien été signé, je veux dire, une personne qui fait sa formation, qui oublie de signer, derrière, il y a un accident. On n'a pas de preuve que la personne ait bien fait sa formation. Il y a aussi des enjeux de protection de l'entreprise, de savoir qui... Bien sûr. Ce n'est pas tant de savoir à qui c'est la faute, mais... où le process a dysfonctionné pour que la personne...
- Speaker #1
On attend le risque juridique. Donc, de pouvoir assurer cette traçabilité, en tout cas, ça peut être intéressant, et pour les services support, sécurité, récente, ça prod, et côté RH, quoi. OK. Et quel lien, donc, toi, tu vois direct à assurer ce processus assez... d'entrée de jeu quelque part. Je viens d'entrer, j'ai un processus d'intégration et de sécurité au poste qui est solide. Si on se place du côté de l'opérateur qui vient d'intégrer, qu'est-ce que ça renvoie ? En quoi est-ce que ça vient ? Consolider son intégration ou son engagement tout de suite.
- Speaker #0
J'ai l'impression que le fait que l'opérateur sache dès le départ que sa sécurité est prise en compte, que c'est important, ça va forcément renforcer l'engagement auprès de l'entreprise. Si l'opérateur est installé à sa machine, on dit bon, t'as recruté pour faire tel travail, vas-y, débrouille-toi sur une machine Peut-être que c'était son travail déjà avant, mais peut-être qu'il n'a jamais utilisé ce type de machine-là. S'il n'est pas accompagné, ça peut être... Je sais que tout le monde ne doit pas être dans la même mentalité face à une nouvelle machine, mais ça peut être inquiétant de ne pas savoir comment on l'utilise, d'avoir peur de faire une erreur. Et en fonction des machines, on peut être sur des choses assez dangereuses. Je pense que de savoir dès le départ que la sécurité est une priorité et qu'en plus elle a été facilitée par le support numérique qui fait qu'elle peut être beaucoup plus facilement maintenue parce qu'au-delà de l'enjeu de l'intégration, derrière on peut la maintenir au cours du temps.
- Speaker #1
Oui, parce qu'on sait en plus qu'il y a des courbes. C'est-à-dire que souvent... je ne suis pas une spécialiste de la sécurité, loin de là, mais je sais que souvent, au départ, il y a une vigilance, surtout lorsqu'on accompagne, on sensibilise à la notion de sécurité. Donc, je sais que pendant, je ne sais plus, je crois que c'est dix jours, quelque chose comme ça, il y a une vigilance assez importante de l'opérateur. Une fois que c'est un peu acquis pour lui, il se dit, c'est bon, j'ai compris les risques et maintenant, je le maîtrise. Et bien, en fait, naturellement, on devient moins vigilant. Et donc, il y a une baisse en fait de cette vigilance qui peut entraîner une augmentation du risque. Et donc, voilà, il y a tout un tas d'études qui ont été faites par rapport à ça et qui font qu'en fait, le parcours sécurité, ce n'est pas seulement le premier jour. Donc, du coup, moi, ce qui m'intéresse en lien avec ça, c'est en quoi, par le digital, tu peux venir sécuriser. Cette intégration-là, mais pas juste l'accueil sécu du premier jour où il faut porter vos EPI. Je caricature un peu, mais... Comment, grâce au digital, concrètement, quelle solution il peut y avoir ? Et comment tu peux le sécuriser, mais pas juste à l'accueil sécu du premier jour ?
- Speaker #0
Le côté digital, comme je te le disais tout à l'heure, ça va te permettre de le maintenir dans le temps parce que tu peux beaucoup plus facilement et plus facilement faire les mises à jour, faire des contrôles réguliers parce que tu vas... Plutôt que d'avoir des grosses sessions, par exemple, de sécurité à organiser tous les six mois pour tout le monde qui peuvent être un petit peu pénibles parce que la personne qui est arrivée il y a deux semaines, en fait, elle est quand même dans la vague parce que tu n'as pas traité au cas par cas. Là, finalement, tu enregistres les temps d'entrée, tu peux avoir des réactualisations régulières et que tu n'es pas obligé de faire en centralisé. Ça va dépendre du sujet, mais... Le fait de tout digitaliser, c'est-à-dire que sur n'importe quel PC, n'importe quelle tablette, tu peux faire ta mise à jour sécurité, tu peux la consulter. Tu n'es pas obligé de consulter le seul cahier de l'usine où c'est renseigné. Donc, tu as cet aspect de... Ce n'est pas expansion, le bon mot, mais d'accessibilité. En faisant finalement la mise à jour sur un document, tu inondes toute l'usine avec les informations.
- Speaker #1
Mais alors, Alors concrètement, ça peut se traduire comment sur une interface ? C'est quoi ? Ça peut être, je ne sais pas, moi j'ai déjà vu plusieurs livrets où c'était sous forme de quiz, où c'était certains autres, c'est juste un PowerPoint. On aime un peu moins. Généralement, au bout de dix pages, tu lâches. Tu vois, comment ça se traduit ? Qu'est-ce qu'ils voient ?
- Speaker #0
Alors... Là, c'est ce qui est magnifique avec le digital aussi. Finalement, on va être sur les mêmes problématiques que le papier. C'est qu'est-ce que toi, en tant qu'entreprise, tu as envie de faire passer via ton accueil sécurité ? C'est un petit peu ce que je dis pour tous les process que mes clients vont vouloir numériser. Un process qui n'est pas clair, qui n'est pas optimisé, ça ne sert à rien de mettre un outil numérique dessus qui ne va faire qu'accentuer le problème. Tu parles de PowerPoint, si effectivement ton livret sécurité, les gens piquent du nez déjà en lisant côté papier, le remplacer par un PowerPoint, ça ne va rien changer. Alors, ça va changer effectivement ce que je disais au départ, tu vas pouvoir relever tes signatures et tu vas avoir un certain côté dynamique, mais si ton but c'est vraiment, et j'espère que c'est ça, de sécuriser le poste, ça va être de trouver des manières interactives, ludiques, qui vont être utiles pour que tu puisses faire des choses, de faire passer le message sécurité. Et un quiz qui va permettre à l'opérateur d'interagir avec les informations qu'il a à recevoir vont permettre d'acquérir beaucoup plus facilement les compétences. Et on peut même envisager des quiz qui soient adaptatifs en fonction des mauvaises réponses qui ont été données lors d'un passage précédent, de savoir quel point on veut recreuser. Il y a des tas de choses qui sont... extrêmement difficiles à mettre en place au niveau papier et qui, en termes de données a posteriori, sont beaucoup plus difficiles à traiter parce que tu reçois effectivement tes quiz sur papier et un Word à remplir, je compte ça comme un process papier quand il n'y a pas de dynamisation autour de ça. Mais je veux dire, aujourd'hui, tu donnes à une IA je ne parle pas d'un chat GPT, un modèle auquel tout le monde a accès, mais une IA qui est concentrée sur les données de ton entreprise, à qui tu donnes toutes les règles de sécurité, elle peut très bien te générer des quiz et tester les compétences de tes employés dessus. Et ça peut être un outil hyper intéressant si on veut vraiment aller loin dans l'automatisation du process. C'est une petite chose qu'on peut...
- Speaker #1
Oui, et puis tu vois, je repense à ce que tu dis, d'avoir une sorte de progression, de pouvoir mesurer la... la progression de l'opérateur, enfin pas que du coup, mais si on parle de l'opérateur, mesurer la progression de l'opérateur, si tu veux, sur ces formes de consignes sécurité, c'est aussi important côté RH parce que ce sont souvent des choses sur lesquelles ils sont évalués. Enfin, tu vois, généralement, ça fait partie de leurs objectifs annuels. Au moment où, bah oui, on se voit, on fait un entretien annuel, on fait un entretien à mi-année, un entretien professionnel, de pouvoir factualiser, je ne sais pas moi, via des araignées ou des radars, je ne sais pas comment tu les appelles mais je pense que tu vois ce que je veux dire. Merci. Voilà, de pouvoir avoir accès à ça en quelques clics, de se dire bon, ok, c'est chouette, mais là, à l'inverse, sur ce point, tu as peut-être besoin d'une mise à jour, d'évoluer, bah attends, on va t'accompagner et là, il faut que tu fasses une formation peut-être plus approfondie. Si ton besoin, il est d'évoluer vers tel ou tel poste. Enfin, voilà, je pense que via le papier... On atteint ses limites.
- Speaker #0
Je pense que c'est dans ton premier épisode que tu disais ce que tu ne mesures pas ne s'améliore pas. On est là sur une facilité de la mesure et de la captation de données qui, à partir du moment où tu facilites la mesure, facilite grandement la possibilité de s'améliorer.
- Speaker #1
Sur l'accompagnement du collaborateur, il y a un levier direct. Tu vois, si on élargit un peu à l'intégration, pas seulement à... à l'aspect sécurité parce qu'il y a plein d'autres aspects. On sait que quand on intègre quelqu'un sur un poste, le process, il y a souvent beaucoup d'étapes. Il n'y a pas que la sécurité. Il y a l'intégration côté RH. On remet ton matériel. Tu vas au casier. Ce midi, tu manges avec un tel. Je ne sais pas, il peut y avoir plein d'étapes en fonction des entreprises. C'est souvent difficile parce que souvent on fait au compte-gouttes. Un par un, parce qu'on a du mal dans certaines entreprises à faire un groupe complet. Ce n'est pas forcément facile de faire en sorte que tout le monde commence le même jour en même temps. Et en même temps, au coup de goutte, ça peut être très prenant parce qu'on va mobiliser plusieurs personnes dans l'entreprise. Ça, c'est une réalité. Donc, comment est-ce que le digital peut faciliter l'intégration ? C'est un sujet phare aussi côté RH. Souvent, eux qui sont à la manœuvre sur votre processus d'intégration. Comment on fait au mieux ? Donc, comment est-ce que le digital peut être un support au RH sur l'intégration au sens large et pas que sécurité ? C'est une très longue question. Oui,
- Speaker #0
effectivement.
- Speaker #1
La vraie réponse, là.
- Speaker #0
En fait, dans mon ancienne société, j'avais insisté pour qu'on mette en place un logiciel spécialisé pour les RH, ce qu'on appelle SIRH. On n'avait pas énormément de... de flux d'entrée-sortie. Mais justement, puisqu'on n'avait pas beaucoup de flux, il était très facile d'oublier une étape de l'intégration. Donc pour moi, je voyais vraiment le fait d'avoir un outil dédié RH comme deuxième cerveau. On a enregistré nos processus de... du processus d'intégration, dans le logiciel, à chaque fois qu'on avait une nouvelle personne, la liste s'affiche. Il n'y a pas à se poser de questions, il y a juste à appliquer. Et a fortiori, dans un grand groupe qui va avoir beaucoup d'entrées-sorties, alors là, c'est moins le risque d'oublier une étape, c'est plus que ressortir la liste à chaque fois des tâches à faire. C'est quand même un peu contraignant, on va dire. Surtout si tu fais des arrivées très régulières. Une fois que tu as fait ça, ce qui est très bien, c'est que tu as la date de l'arrivée de la personne, tu as toutes tes actions qui sont calculées par rapport à cette date-là. Une fois que tu as ça, si tu as deux, trois... personnes qui arrivent à peu près en même temps peut dire bon le repas d'intégration peut-être se le faire le même jour quand la troisième personne est arrivé ça va arriver de deux jours trop tard par rapport à la première personne mais au moins c'est plus sympa on fait tout on fait tout le monde en même temps pareil c'était un accueil sécurité organisée tu peux essayer de le mettre en même temps si c'est possible ainsi se rendir sur des points qu'ils ont pas forcément d'avoir des besoins d'avoir dès le premier jour ce qui est adaptable ce qui dépasse assez encore à avoir dans le process mais ça te permet de savoir, d'avoir une vision sur tout ce que tu dois faire et de potentiellement pouvoir mutualiser les tâches. Et ça, effectivement, si tu as juste des échanges de mails, des feuilles de papier par-ci, par-là, si tu n'as pas à centraliser ces choses-là, c'est beaucoup plus difficile de te projeter et beaucoup plus facile d'oublier de faire quelque chose. Je pense aussi sur le côté paperasse. Sur ce logiciel-là, chaque tâche où tu avais une... Un document à faire remplir au salarié, tu ouvres la tâche, le document y est. Il n'y a plus que soit le faire remplir automatiquement avec les données que tu as recueillies dans le système ou le remplir à la main, c'est pareil. Tu as trois, quatre intégrations à faire la même semaine. Tu vas remplir ces documents en même temps, ça te fait gagner du temps.
- Speaker #1
Je pense à des environnements qui sont vraiment exigeants physiquement ou qui sont un peu inquiétants. Comme ça, je pense par exemple à un environnement, une fonderie. Donc, généralement, pendant le processus de recrutement, on leur montre l'environnement. Donc, il y a un peu de cas de figure, soit non, ça me fait trop peur,
- Speaker #0
je pars en courant.
- Speaker #1
Ou à l'inverse, c'est une forme de... Je suis captivée par ce que je vois, parce que c'est vrai que c'est quand même impressionnant. Mais tu vois, je pense vraiment à des environnements qui existent encore par la nature de l'activité qu'on vient sécuriser derrière. Forcément, c'est quand même impressionnant comme ça. Ça peut inquiéter. un nouvel arrivant ou bien sur des très grosses machines ou tu vois, parce que forcément, on a plein de contextes d'entreprises différentes et d'industries différentes. Et les RH voient souvent, dans ces cas de figure, un taux de rupture des sacs est vraiment important. et c'est là où la qualité de l'intégration, pas seulement côté RH mais elle est franchement cruciale donc en quoi est-ce qu'on peut aider ça ? parce que tu vois souvent les RH se démènent sur la phase amont, vraiment on vous a emmené visiter, on vous a rassuré on vous a fait rencontrer un opérateur qui occupe ce poste là, qui s'éclate sur son job, qui aime ça, etc et pour autant, je suis sur ma machine, franchement c'est flippant Tu vois, ce truc. Comment est-ce qu'on peut aider avec une approche transverse ? Parce qu'évidemment, ce n'est pas que le digital, il y a aussi beaucoup d'humains derrière. Mais en tout cas, comment est-ce que le digital, à ce moment-là, il peut être un support ?
- Speaker #0
Je pense que le digital, dans ces cas-là, ça va être un peu comme je le disais tout à l'heure, cette idée de deuxième cerveau, d'avoir, de mettre en place un peu des bonnes pratiques. Je pense que...
- Speaker #1
De sécuriser des manips, peut-être aussi. Je réfléchis un peu tout aussi.
- Speaker #0
Oui, alors sécuriser des manips, effectivement. Si ce n'est pas là que tu peux aller...
- Speaker #1
Pas que, la question est ouverte.
- Speaker #0
Mais de savoir qu'on ne peut pas faire quelque chose qu'on n'a pas le droit de faire ou qui peut être dangereux par erreur. Donc, effectivement, d'avoir des barrières qui sécurisent et qu'il y ait l'intention de passer cette barrière. Pour accéder à la machine quand on en a besoin, c'est déjà sécurisant de faire effectivement des contrôles d'accès. Je repense à quelque chose que j'ai vu appliqué récemment. Pour accéder à l'emplacement, à l'îlot qui s'occupe de la palétisation des cartons, pour rentrer, il y a un système de jetons qu'il faut... mettre dedans quand on rentre et on ne peut pas redémarrer si le jeton n'a pas été récupéré.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Ce qui permet d'être sûr qu'il n'y ait pas une personne à l'intérieur au moment où on redémarre. Ouais, je comprends,
- Speaker #1
j'avais jamais vu ça.
- Speaker #0
Après, est-ce que c'est digital ? Parce que c'est extrêmement mécanique, mais en tout cas, ça permet de protéger d'une machine qui est totalement automatique et où clairement, le robot qui est dans sa... Dans son espace, qui est complètement grillagé, il ne va pas faire cas de l'humain, parce qu'il n'est pas censé y avoir d'humain dedans. Donc il n'est pas prévu pour faire attention à quelqu'un qui serait à côté de lui. Donc on empêche l'accès, et en cas d'intervention, on s'assure qu'il n'y ait personne dedans, et au moment du redémarrage, on s'assure qu'il n'y ait personne dedans. s'assure également qu'il n'y ait personne dedans, que tous les gens soient ressortis avant de redémarrer. Ça, effectivement, ça peut rassurer par rapport à des endroits qui sont extrêmement automatisés, où le robot a pris de la place, et où, effectivement, il y a une personne qui se fait renverser par un robot qui circule dans les allées, ou ce genre de choses. Alors, quand c'est des robots qui circulent dans les allées, globalement, ils sont quand même des décoûts. des secteurs de position. Donc ça, ça arrive quand même peu. Mais voilà, le but, effectivement, c'est de se dire que on met en place des systèmes de contrôle qui font que tu ne peux pas t'aventurer dans un endroit où tu n'as pas à être.
- Speaker #1
Et tu vois, tu parles de ces petits robots, donc si je ne me trompe pas, c'est des AGV, dans le langage robot. ou ces autres solutions justement robotisées, parce qu'on a beaucoup parlé de digital, mais on n'est pas encore allé vraiment vers le côté robotisé. Comment ça peut être perçu sur le terrain par les opérateurs, les managers, les fonctions support ? Si je viens de chercher un peu sur cette question, c'est parce que plusieurs fois, pas mal de fois à vrai dire, on m'a fait part de sabotage. On en a un peu parlé, mais plusieurs fois on m'a dit, il y a un robot, pourquoi il ne tourne pas votre robot ? C'est pas très logique de voir un robot de chargement qui ne tourne pas et de voir des opérateurs qui chargent leur centre d'usinage, par exemple. Donc, ça m'a souvent alertée. Souvent, la réponse, c'est qu'ils ont saboté le robot, ils ont coupé parce qu'il y a trop de résistance, on n'a pas bien accompagné les choses, etc. Comment on accompagne ? Comment c'est perçu ? C'est quoi ton retour un peu sur ces technos ?
- Speaker #0
Clairement, il faut être clair sur à quoi... M'asservir le robot.
- Speaker #1
Oui, on vient toujours à ça.
- Speaker #0
C'est ça. Alors, je te raconterai tout à l'heure comment un de mes clients les a fait bien accepter, mais en soi, ça ne sert à rien de mettre des trésors d'inventivité pour faire accepter un robot si derrière, la mission du robot ne va pas être claire. Si tu lui dis, si tu informes tes équipes que ce robot-là va permettre de leur éviter un accident, de transporter des cartons, de les emmener directement au bon endroit sans qu'ils aient à réfléchir, eux, de savoir si ce carton, il doit continuer son processus de vie vers la palétisation ou s'il doit être évacué dans une zone de retraitement. L'exemple est assez précis parce que c'est un d'un sur lequel j'ai travaillé il n'y a pas longtemps. C'est de savoir, est-ce que ça, c'était la mission principale de l'opérateur avant ? Et du coup, il va se demander ce qu'il va faire après, ou est-ce qu'il a plus de valeur à travailler sur le pilotage de la machine qui, effectivement, produit les pièces, et là où il a une valeur ajoutée. J'ai visité une des usines de mes clients il n'y a pas longtemps, où ils ont mis en place des AGV. Ils leur ont donné des noms, ils ont fait un concours. où les gens ont proposé des noms pour les robots. Chaque robot a son étiquette avec son petit nom dessus. C'est hyper mignon. C'est vrai que c'est mignon. C'est vrai, tu les vois passer.
- Speaker #1
C'est déjà un EGV. Un AGV, c'est plutôt mignon.
- Speaker #0
C'est ça. Donc, en plus, il a un nom. Alors, forcément, il s'appelle R2D2, il s'appelle Wally, il s'appelle... Enfin, des choses qui parlent. Très référence pop culture. Au final, en les humanisant un peu, on travaille à côté d'eux. J'ai une vraie croyance dans la collaboration homme-machine. et la machine au service de l'homme et pas à la place de l'homme.
- Speaker #1
Donc, dans l'imaginaire collectif, c'est encore assez nouveau. Est-ce qu'on valorise ces nouvelles technos, qu'elles soient digitales ou robotisées, peu importe ? Et comment ? Est-ce que tu crois que c'est un vrai attrait pour l'extérieur ? Est-ce que tu crois que quelqu'un qui ne connaît pas trop l'industrie qui se dit, tiens, ça peut être chouette que je fasse une formation, est-ce que ça représente un atout de se dire, ben voilà, nous... nos technos sont avancés, plus avancés, et on a travaillé sur ces sujets-là.
- Speaker #0
Globalement, si tu as robotisé une partie de ton usine, tout ou partie, tu vas avoir des métiers qui peuvent être moins difficiles.
- Speaker #1
On est d'accord, mais je veux dire, est-ce que tu crois que quelqu'un qui ne connaît pas trop va se dire que ça peut être attractif pour lui ?
- Speaker #0
Après, tu as aussi tout le côté, la génération qui va arriver sur le marché du travail, déjà celle qui est en cours d'arrivage maintenant, il s'en est téléphone à la main. Donc... Est-ce qu'on peut décemment leur proposer un boulot dans Germinal, pour reprendre tes mots, sachant que leur vie, elle a été conditionnée autour de l'appareil numérique ? Aujourd'hui, tu réserves tes vacances sur ton téléphone, tu commandes à manger sur ton téléphone.
- Speaker #1
Et tu bosses sur du papier,
- Speaker #0
quoi. Et tu bosses sur du papier. Enfin, forcément, il y a un truc, et ça fait un moment maintenant, j'avais fait une... une formation sur la transformation numérique de l'entreprise au sens très global, pas dans l'industrie. Un exemple qui m'a marqué, que la formatrice avait donné, c'était la révolution numérique à la SNCF. À partir du moment où les contrôleurs ont eu une application fluide sur un appareil mobile, le métier est redevenu attractif.
- Speaker #1
Écoute, ce que je te propose, je te coupe un peu, parce qu'il faut qu'on aborde ce sujet un peu plus en profondeur sur l'épisode 3. Ça te va ? Très bien. Ça en a fait. On a posé des petites briques.
- Speaker #0
C'est parfait.
- Speaker #1
OK. Donc, on se retrouve pour le troisième épisode et on creuse ce sujet à G3. Merci, Périne.
- Speaker #0
Merci,
- Speaker #1
Claire. Salut.
- Speaker #0
Et voilà, c'est la fin de cet épisode d'Oser l'efficacité. Je serais curieuse de savoir ce que tu en as pensé. En tout cas, si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à laisser un commentaire et à donner un avis 5 étoiles. Ça m'aide énormément. Tu peux aussi me suivre et me contacter sur LinkedIn et Instagram pour continuer la discussion. Je serais ravie d'échanger avec toi. Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode plein de conseils et d'astuces pour oser l'efficacité. A très vite !