Speaker #0Salam Aleikis, salut à toi, on se retrouve aujourd'hui pour le premier vrai épisode de la série Ouminez un podcast et aujourd'hui je vais te parler de quelque chose que j'ai vu hier sur mon fil d'actualité Oui, alors en fait je déteste les infos, d'ailleurs je lis quasiment que les barres écrites en bas à la télé mais de temps en temps j'aime bien mettre le nez dans les fils d'actualité histoire de voir en un clin d'oeil ce qui s'est passé et trier ce que j'ai envie d'approfondir ou pas au niveau des infos Bref, bon Donc je regarde le fil d'actualité de Windows, de mon ordinateur, et je vois plein d'articles sur la parentalité, ce que les parents d'enfants précoces n'ont jamais dit à leurs enfants, les parents ne devraient pas faire ça, des psychologues, bref, je vais pas te faire une liste, mais je pense que t'as compris l'idée. Et en fait, c'est pas la première fois que je vois ce genre de phrases. Il y a quelques temps, j'avais déjà vu une sœur sur Insta qui faisait des réels et qui disait il faut pas faire ci, il faut pas faire ça, il faut pas crier sur ses enfants, etc. que c'était mal de crier sur ses enfants. Comme si on ne savait pas. Désolée. Comme si crier était un choix, comme si au moment où on crie, on n'était pas assez à bout pour se dire Oh non, c'est mal ! Il faudrait intégrer l'idée que parfois aussi on a du mal à gérer nos émotions, on a vraiment du mal à se retenir, qu'après tout on est humaine et que la colère, bien qu'on sache que ce n'est pas forcément utile, parfois ça nous arrive de crier, on ne peut pas le nier et nous dire Il ne faut pas faire ci, il ne faut pas faire ça, etc. Ce n'est pas une solution. Je ne dis pas que crier, c'est bien. Dire qu'il ne faut pas le faire, c'est pour moi un discours un peu trop facile et moralisateur. Et qui plus est, et c'est là le problème que j'ai envie de mettre en lumière aujourd'hui, qui est culpabilisant. Tous les enfants ne sont pas faciles à vivre. Certains ont des mauvais caractères de par nature. C'est comme ça. Allah l'a voulu comme ça. Et ça, on ne peut pas se le cacher. Si vous avez besoin de vous remettre les pendules à zéro, je vous invite à lire. l'histoire de Zolcliffe sur Atelkef avec l'enfant et ses parents et je pense que vous comprendrez la morale de cette histoire mais j'aimerais qu'on se pose une question de mute, est-ce que les personnes qui écrivent ce genre d'articles croient vraiment que la maman qui crie est heureuse ? croient vraiment que la maman qui a dit cette parole qu'elle n'aurait pas dû dire avait vraiment envie de la dire sur le moment ? Est-ce qu'on ne croit pas qu'elle culpabilise assez comme ça pour lui rappeler, lui remettre dans la face de manière moralisatrice ? Est-ce qu'on ne se pose pas la question qu'elle soit épuisée, fatiguée, qu'elle manque de patience ? Parce que c'est une réalité en fait, le manque de patience, la fatigue, l'épuisement amènent à tout ça. Alors, je n'ai absolument rien contre les conseils aux parents, au contraire, on a besoin, moi la première, et ça fait aussi entièrement partie de mon travail de conseiller les parents, mais j'aimerais qu'on arrête avec toutes ces injonctions. Un conseil, ce n'est pas dire à quelqu'un, il faut faire ci, il ne faut pas faire ça. Ce n'est pas lui dire, oh là là, tu n'aurais jamais dû faire ça. Non, c'est fait, c'est fait. Maintenant, la question, ce n'est pas de lui dire, il s'est passé ça, c'est de ta faute. Qu'est-ce qu'on va gagner à dire ça à quelqu'un, à une maman qui est déjà au bout du rouleau, à une maman qui a déjà des difficultés, qui s'inquiète pour la vie de son enfant, qui essaie de faire du mieux qu'elle peut. Qu'est-ce qu'on va gagner à lui dire ce genre de choses ? Un conseil, c'est prendre en compte ce qui a été fait. pour voir ce que la maman peut faire maintenant. C'est quoi la solution ? Qu'est-ce qu'on peut trouver comme solution ? En prenant en compte les besoins de la maman, les besoins de ses enfants, ses envies en tant que mère, qu'est-ce qu'elle a envie de donner comme image de la mère, qu'est-ce qu'elle a envie de donner comme éducation, la situation familiale et la façon de vivre de cette même famille. Il faut prendre tout ça en compte quand on donne un conseil. Et c'est aussi pour... Les situations les plus dures, trouver la cause et aider la maman à en sortir, que la maman qui crie, ce n'est pas seulement fatiguée, pourquoi elle est fatiguée, qu'est-ce qui se passe ? Comment on va faire pour trouver la cause de cet épuisement et l'aider à en sortir pour qu'ensuite, le symptôme du cri disparaisse au fur et à mesure ? On est vraiment toutes différentes et balancer des tu ne devrais pas faire ça tu n'aurais pas dû faire ça comme si il ne faut jamais redire ça comme si on maîtrisait tout ce que l'on dit à la seconde, c'est pour moi une méthode de bien-pensance et de perfection qui crée de la culpabilité. Le sentiment chez les mères de ne pas être de bonne mère parce qu'elles ont dit la phrase qu'il n'aurait pas dû dire, qu'elles ont fait le truc que Tati Ginette avait dit qu'il ne fallait pas dire ou que la psychologue d'internet a dit que non, surtout, il ne faut jamais dire ça à un enfant. J'aime vraiment dire à toi maman qui ressent cette culpabilité que toutes ces personnes qui donnent des conseils de cette manière ne sont pas bienveillantes. Non. Et non, elles ne sont pas forcément là pour aider les mamans. Et non, tu n'es pas une mauvaise mère parce que tu as fait cette chose ou dit cette chose. Alors... Il faudrait oser dire merci mais non merci pour ce conseil qui ne te correspond pas. Merci mais non merci pour ce conseil qui t'est passé pour la mauvaise mère que tu n'es absolument pas. Merci mais non merci pour ça d'ordre déguisant au conseil et soi-disant, je devrais faire comme ça alors que c'est comme ça que tu as envie que je fasse, sans savoir si moi j'ai envie de le faire. Merci mais non merci pour le conseil que tu n'as pas demandé et que tu n'as absolument pas besoin. On est toutes des mères, des femmes, on a toutes des caractères différents, des besoins différents, des capacités. différentes, des enfants différents et des familles différentes. On n'a pas tout un mari. Celles qui en ont n'ont pas tout non plus des maris différents. Bref, vous l'avez compris, on est des êtres uniques. Et ces conseils et ces injonctions à sens unique, encore une fois, ne sont pas bonnes et créent de la culpabilité. Donc j'aimerais vraiment que les personnes qui ont ce genre de phrase intègrent ceci, intègrent la culpabilité et le sentiment d'illégitimité qu'elles peuvent donner aux mères. Et j'aimerais que les mères qui se sentent... illégitimes et qui ressentent cette trivialité disent stop. Dis stop, je n'ai pas envie de t'écouter, ça ne m'intéresse pas, ça ne me correspond pas. Si tu veux faire ça, c'est tant mieux pour toi. Je trouve que c'est bien, c'est tant mieux pour toi. Mais moi, à ce moment-là, ça ne me correspond pas. Les conseils, c'est de bonnes choses. Mais ça, c'est indéniable. Il n'y a aucun problème à se conseiller et c'est même comme ça qu'on grandit et c'est même comme ça qu'on évolue et c'est souvent d'une grande aide. Mais il ne faut pas confondre les conseils avec des injonctions et des obligations. Voilà, c'était le petit coup de gueule du jour si j'ai envie de dire, ça faisait un moment que j'avais envie de parler de ça. Et je pense que c'est important de mettre les mots dessus et c'est important de le dire, de casser un peu cette mode de la bienveillance qui en fait voudrait qu'on fasse toutes la même chose et qu'on agisse toutes de la même manière. Ce n'est absolument pas possible, on est des êtres uniques, d'être à part entière, d'être différents et on ne peut pas tous faire la même chose et on n'a certainement pas non plus tous envie de faire la même chose. Voilà, je te dis à bientôt pour un nouvel épisode. Et je vous souhaite une bonne journée, salam alaykoum