- Speaker #0
Salam aleikis, salut à toutes, j'espère que vous allez bien. On se retrouve aujourd'hui pour un nouvel épisode d'Omine un podcast. Et aujourd'hui, on va parler bien-être des femmes, pouvoir sur leur santé, avec Akima de Une Santé en Or. Donc bon, salam aleikis Akima.
- Speaker #1
Aleikis salam Astrid.
- Speaker #0
J'espère que tu vas bien, ça va ?
- Speaker #1
Ça va très bien, j'espère que toi et nos auditrices également.
- Speaker #0
Inch'Allah. Alors est-ce que tu peux te présenter pour commencer ce... podcast, nous dire quel est ton métier, comment tu en es venue là et voilà, tout ce que tu as envie de nous dire sur toi.
- Speaker #1
Très bien, je suis Akima, j'ai 35 ans, je suis naturopathe scientifique et spécialiste en allaitement. Je suis également autrice et maman, donc du coup j'accompagne les femmes à mieux comprendre leur corps par leur équilibre hormonal, la fertilité, la maternité, l'allaitement, le post-partum, mais aussi le bien-être global. Et tout ça, mon travail vraiment repose sur la science, la physiologie et les alternatives, les méthodes naturelles adaptées à chaque femme. Donc, les mamans que j'accompagne sont en quête souvent d'un équilibre, d'un mieux-être naturel. et donc du coup voilà c'est vraiment le fait que de mon expérience personnelle j'ai eu besoin à un moment de de quelqu'un qui m'accompagne et je n'ai pas forcément trouvé. Donc du coup, je cherche à proposer l'accompagnement que moi-même, j'avais besoin il y a quelques années.
- Speaker #0
D'accord. Donc du coup, quand tu as cherché cette personne que tu n'as pas trouvée, tu as décidé de te former toi-même du coup pour t'auto-accompagner, si je peux dire ça comme ça ?
- Speaker #1
Exactement, on peut dire ça comme ça. En fait, moi, je suis ici dans le cursus scientifique. avec un profil en biologie, un parcours en biologie, puis en management pharmaceutique. J'ai aussi travaillé dans l'industrie pharmaceutique en tant que cadre sur différentes spécialités pharmaceutiques. Et donc, tout ça, c'était entre la France et les États-Unis. Et ensuite, j'ai déménagé au Maroc, où j'ai fondé ma famille. Et là, en fait, j'ai eu une prise de conscience de l'importance d'être alignée à ces valeurs. et je me suis rendu compte qu'en devenant maman j'étais totalement en décadage avec ma vie d'avant d'être maman. Et j'ai voulu chercher quelque chose qui m'intéresserait plus que tout ce qui est management pharmaceutique, etc. Et là, j'ai découvert la naturopathie en bouquinant et j'ai vraiment eu un gros coup de cœur. Et c'est pour ça que j'ai décidé de me former en naturopathie. Et ensuite, quand j'ai eu mes... Mes enfants, je me suis rendu compte aussi que l'allaitement, c'était quelque chose qui me passionnait depuis même avant d'être maman, mais qui était enfoui. Et le fait de pratiquer cette pratique et cet acte ancestral, ça m'a donné envie tout simplement de m'intéresser de plus près à la physiologie de la mère, de l'enfant et de l'allaitement en général.
- Speaker #0
Ce qui est intéressant, c'est que tu dis que tu avais quand même… des grosses bases. Tu es quand même dans la biologie, en pharmacologie, donc c'est quand même déjà des choses qui sont quand même des bases dans la santé, même si du coup, on est plus avec des médicaments, des choses synthétiques, on va dire, mais déjà, je suppose que du coup, ta vision des choses a changé entre le fait d'être naturopathe et la pharmacologie, du coup.
- Speaker #1
Exactement. Puisqu'en arrivant au Maroc, on donne beaucoup d'importance à la transmission, aux alternatives naturelles pour se soigner. Donc, à part les plantes, il y a aussi toute une hygiène de vie, en fait. Des plats spécifiques, une hydratation aussi spécifique. On connaît le thé à la menthe qui n'est pas forcément bon pour l'hydratation. mais justement, le but, c'est d'adapter. adapter les pratiques déjà présentes au Maroc à la science et voir comment on peut faire quelque chose qui s'adapte à la culture, mais en même temps qui est bon pour la santé. Et donc, du coup, il y a toute une hygiène de vie spécifique au Maroc qui encourage un peu à revenir au naturel. Il y a beaucoup d'herboristerie, beaucoup de les épiciers. Il y en a vraiment de toutes les couleurs. C'est un pays très riche, donc on y trouve vraiment tout. Et ça, dès qu'on s'y intéresse, c'est difficile d'en sortir.
- Speaker #0
C'est vrai que moi, j'étais allée au Maroc en vacances, je ne suis pas du tout marocaine, mais je suis partie à Marrakech en 2013. Et il y avait des herboristeries, mais à tous les coins de rue. C'était vraiment quelque chose qui ressortait vraiment. C'était enrichissant parce qu'en même temps, tu sais, je ne sais pas s'ils le font avec les locaux, mais en tout cas, en tant que touriste, on se faisait souvent le pagaie sûrement pour vendre. Mais comme nous, avec ma mère, j'étais avec ma maman, on était très mauvaise cliente. On fait très attention à ce qu'on achète. En fait, tu les vois pousser, pousser et t'expliquer plein de choses. Et vraiment, tu sens que c'est quelque chose qui prend vraiment une grande place, une grande importance. Et c'est très agréable de voir ça.
- Speaker #1
Oui, ce sont des sortes de pharmaciens traditionnels. On peut dire ça comme ça.
- Speaker #0
Et puis, il n'y a pas mieux que les plantes de toute façon. Et justement, ça tombe bien parce que c'est un peu le sujet du jour. Du coup, comment reprendre un peu le pouvoir sur sa santé de façon naturelle et comment acquérir un bien-être féminin avec eux. tout ce qui peut nous toucher. Comme tu disais tout à l'heure, il y a l'allaitement, il y a le postpartum, il y a aussi les hormones qui travaillent, qu'on soit enceinte ou pas enceinte. On a aussi une grande partie de stress, etc. Donc, on va rentrer, je pense, dans le vif du sujet.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
mais très bien. Est-ce que tu avais du coup un début à ça pour aborder du coup ce sujet-là ?
- Speaker #1
Quand on parle des femmes, Merci. comment elles peuvent vraiment reprendre le pouvoir sur leur santé. Tout ça, ça doit vraiment commencer par une vraie prise de conscience, dans le sens où il faut comprendre que notre corps, ce n'est pas un obstacle à gérer. C'est justement un allié précieux qu'on doit absolument écouter. Donc pour beaucoup de femmes, malheureusement, les exigences du quotidien, les responsabilités familiales, professionnelles, et même aussi la pression sociale, clairement. Ça crée vraiment une distance avec leurs propres besoins. Donc, on ne s'écoute plus. Alors que se réapproprier sa santé, c'est vraiment accepter qu'on mérite vraiment du temps, de l'attention et de la douceur. Et ça passe par des petits choix constants, de l'alimentation à même l'hydratation. J'ai des clientes parfois qui oublient de s'hydrater, tout simplement. Et c'est catastrophique, bien sûr. De bouger aussi, de se reposer, de se respecter. Au sens propre, c'est déjà une bonne base. Après, il y a aussi des décisions qui relèvent plus de la gestion émotionnelle, qui sont un peu plus profondes et qui demandent du temps à mettre en place, contrairement à l'alimentation, l'hydratation, l'activité physique, etc. C'est vraiment comme d'apprendre à dire non. À un moment, c'était tendance, mais en fait, quand on se rend compte de l'importance de savoir dire non, Là, c'est une... grande prise de conscience et je la souhaite à toutes les femmes qui nous écoutent qui ne l'ont pas déjà fait et vraiment de mettre des limites ou vraiment de consulter les médecins, les naturopathes, etc. quand vraiment notre corps nous envoie des signaux et c'est juste un processus classique, qui devrait être classique mais qui redonne confiance énergie, autonomie vitalité, etc.
- Speaker #0
Tout à fait. Mais c'est vrai que, comme tu dis, c'était pendant un moment à la mode, entre guillemets, d'apprendre à dire non. Mais en fait, je pense que ça a surtout démarré d'un besoin et d'une prise de conscience de certaines personnes. Je pense qu'on arrive dans une génération où, en tout cas nous, les trentenaires, on a pris conscience quand même qu'il y avait des choses qui n'avaient pas été faites, entre guillemets, correctement avant nous, de par les traumas de nos parents, de par ces choses-là, de par l'attachement qu'il y a avec certaines familles, etc. Cette espèce de pression familiale, parce qu'avant d'être sociale, elle est d'abord familiale aussi, la pression souvent. Tu n'as pas le droit de dire non, tu n'as pas le droit de dire que tu es fatigué, tu n'as pas le droit de... Après, c'est vraiment... C'est un peu comme si le seul moment où tu avais le droit d'être fatigué, c'est quand tu accouches et puis après, une fois que ton bébé a 2-3 semaines, c'est parti, tu es parti pour la vie en mode Formule 1. C'est vrai qu'il y a cette espèce de charge mentale qui prédomine et puis cette espèce aussi de... De culpabilité, en fait, j'aimerais... Enfin, je pense qu'il faut dire aussi de dire, moi, ça ne va pas. En ce moment, mon enfant, il n'arrête pas de pleurer. C'est difficile. Ma vie de couple, ça ne va pas. Il y a une espèce de culpabilité, en fait, quand on dit que tu n'arrêtes pas de te plaindre alors qu'on a juste besoin, en fait, de vider, en fait, ce qu'on a. Et ça, ça crée aussi peut-être de la charge mentale et du stress aussi que tu dois avoir chez tes clients, du stress, du manque de sommeil et tout, etc. Ça doit... ça joue aussi, donc effectivement, c'est des choses importantes. C'est intéressant de voir qu'aujourd'hui, on est dans une période où les gens prennent de plus en plus conscience de ça. mais comme tu disais tout à l'heure ça relève d'abord d'une prise de conscience je suis tout à fait d'accord avec toi quand tu dis ça parce que sans prise de conscience il n'y a pas de changement parce que les gens sont complètement dans le déni de ce qu'ils pourraient faire pour évoluer et c'est aussi pour ça qu'on est là aujourd'hui pour
- Speaker #1
montrer aux femmes qui n'en ont pas conscience qu'effectivement il y a beaucoup de choses à faire en fait Astrid le truc c'est que il y a deux choses d'abord se recentrer sur soi c'est devenu un luxe, alors que ça ne doit pas du tout être un luxe. Ce n'est pas un acte égoïste non plus, c'est juste un besoin vital de prendre soin de sa santé. Ça doit vraiment devenir une norme. Ce n'est pas une exception, quelque chose que l'on fait quand on aura le temps, etc. En réalité, c'est vraiment en faisant de sa santé une priorité qu'on peut vraiment être plus présente, plus apaisée, plus disponible pour les autres, même plus productive. Donc voilà, se recentrer sur soi, c'est vraiment ralentir, respirer, identifier ce qui nous nourrit, ce qui nous épuise avec le coup on est aligné ou en décalage, et vraiment que notre bien-être mérite largement d'exister au même titre que nos responsabilités. Et Rasulullah sallallahu alayhi wa sallam, il nous a bien dit que chacun est responsable de lui-même. Donc il n'y a pas d'égoïsme, non, non, c'est une amana, notre corps, notre esprit est une amana. Il faut en prendre soin. Et le fait de normaliser, le fait qu'on mette notre bien-être au premier plan, c'est vraiment essentiel pour que chaque femme puisse avancer en toute sérénité, confiance et force.
- Speaker #0
Je suis tout à fait d'accord avec toi. C'est vrai que tu disais tout à l'heure, ce n'est pas de l'égoïsme. Et c'est important d'appuyer sur ça. tu es d'abord une personne avant d'être une femme, enfin avant d'être une épouse, une maman, une employée, peu importe qui tu es pour les autres, mais en tout cas, tu es d'abord ta propre personne. Donc effectivement, il faut prendre conscience que ce n'est pas de l'égoïsme. En fait, c'est normal, c'est quelque chose de basique d'être d'abord avec soi-même avant d'être avec les autres. Et ça, c'est très important. Tu fais très bien de le souligner. Et du coup, on parlait d'une prise de conscience, de conscientiser ça pour pouvoir ensuite c'est... démarrer, comment est-ce qu'on peut en prendre conscience ? Est-ce qu'il y a des signaux qui nous sont envoyés mentalement, physiquement, etc. qui peuvent aider du coup les femmes aujourd'hui qui nous écoutent à en prendre conscience ?
- Speaker #1
Justement ce qui est intéressant de mettre en place d'abord, de souligner plutôt, c'est que notre corps il parle bien avant que nous soyons capables de mettre des mots sur notre émotion, notre fatigue. Donc il faut écouter son corps. Et ces signaux, parce que les signaux du corps, ils sont souvent minimisés, ignorés, alors qu'ils sont très pertinents et qu'il faut qu'on les écoute. Par exemple, je pense à des clientes qui me parlent de tension musculaire, de migraine, de troubles du sommeil, ou même de variation de l'humeur, d'irritabilité, de troubles digestifs. C'est souvent perçu comme normal, supportable, ça va passer. Alors que c'est vraiment les premiers indicateurs que quelque chose ne va pas et qu'il y a un déséquilibre qu'il faut rectifier. Et donc, chaque femme devrait apprendre à reconnaître ses messages, à apprendre à écouter son corps pour avoir la possibilité d'agir avant que la situation n'empire tout simplement. Donc, c'est juste un acte de bienveillance envers soi-même, une façon de dire je m'écoute, je m'accorde de l'importance. Je suis, comme tu as dit, avant tout une femme et je dois m'écouter et me respecter pour pouvoir donner le meilleur de moi-même, tout simplement.
- Speaker #0
Ce n'est pas normal d'avoir mal en fait.
- Speaker #1
Tout simplement, exactement. Exactement, même en allaitement souvent, oui, l'allaitement ça fait mal, j'ai lâché la ferme. En fait, ce n'est pas normal. si un enfant, en l'occurrence si on parle d'allaitement il y a une bonne prise au sein ça ne doit pas faire mal. Donc du coup, c'est toute une éducation et un accompagnement parce que les femmes lâchent trop vite l'affaire, entre guillemets, baissent trop vite les bras alors que avec un soutien moral, technique, etc., on est capable de faire beaucoup de choses. Après,
- Speaker #0
c'est vrai que je suis tout à fait d'accord avec toi. Après, c'est vrai qu'en tout cas en France, je ne sais pas comment c'est au Maroc, ou aux Etats-Unis, enfin, ou là où tu as pu aller. Mais en tout cas, c'est vrai qu'en France, moi, j'ai travaillé en maternité et l'accompagnement à l'allaitement, il est clairement... Il laisse à désirer. C'est-à-dire qu'on va avoir dans le service... une auxiliaire qui est... Alors moi, j'ai été formée par une formatrice en école d'auxiliaire qui était pro-allaitement, donc on était vraiment carrés sur le sujet. Mais quand tu rentres dans les services, tu as une auxiliaire qui est à la fois auxiliaire et qui a poussé, vraiment poussé les études en allaitement. D'accord ? Et c'est elle qui fait un peu tous les allaitements, entre guillemets, je dirais, ce qu'on pourrait appeler difficiles. où vraiment il y a des grosses difficultés etc, t'as besoin c'est elle que t'appelles etc, sauf quand elle est pas là tu le débrouilles un peu comme tu peux et du coup nous on était peut-être, alors entre celles qui sont spécialisées dans l'allaitement nous qui avons des formations on est un peu plus jeunes, c'était plus les anciennes on est un peu plus spécialisées dans l'allaitement et on a une des formations un peu plus poussées dessus on arrive encore à gérer mais le reste des anciennes qui sont pas intéressées elles ne s'en occupent même pas en plus dire que tu vas avoir une auxiliaire, une maman qui appelle j'ai un problème pour mes osins donnez-lui un biberon. Tu vois ? Moi, des fois, j'ai pris mon service et j'ai été voir des mamans qui avaient des biberons. Je dis, mais madame, vous allez être exclusivement. Ben oui, mais on m'a donné un biberon. Mais ce n'est pas normal, en fait. Tu vois ? Et en fait, les mamans, elles sont à J1, J2, J3. Elles sont toutes seules. Parfois, elles ont des belles-mères qui leur mettent la pression, des maris qui leur mettent la pression. elles finissent par lâcher l'affaire et donner le biberon parce qu'en fait c'est clairement l'accompagnement il laisse clairement à désirer Elles ne sont pas accompagnées correctement. Après, elles vont à la PMI. On leur dit, oui, mais madame, votre bébé ne grossit pas. Il faut lui donner le biberon. Il faut arrêter le sein de la nuve. Tu vois, c'est complètement… En fait, l'allaitement est complètement laissé de côté, laissé à désirer. Et moi, clairement, je comprends les mamans qui lâchent l'affaire parce que vraiment, des fois, tu les récupères à la petite cuillère. Et tu comprends, quand tu rentres chez elles, toi, tu n'es plus là pour les soutenir. L'auxiliaire qui s'en fichait, la rigueur, elle n'est pas non plus, mais bon, ça ne récupère pas. Donc, c'est vrai qu'il y a un réel problème au niveau de ça. Et je pense qu'en plus, on parlait du pouvoir sur le corps, etc. et sur la santé. Ça en fait aussi partie parce qu'en fait, quand tu veux allaiter et que tu n'as pas cette possibilité, tu perds aussi le pouvoir sur ton corps, sur ce que tu voulais faire. Et puis, ça enclenche aussi de la culpabilité, du stress et plein de choses derrière qui, au final, agissent aussi sur ton bien-être à toi et sur ce que tu es en tant que femme et sur ta santé aussi.
- Speaker #1
Exactement. En fait, il faut savoir que le bien-être, le vrai bien-être féminin, ça repose sur différents piliers. est le premier pilier pour moi et sur lequel il faut absolument travailler en parallèle. des autres problématiques, c'est vraiment la gestion des émotions. Parce que ça influence directement le système hormonal et ça peut vraiment créer un cercle vicieux entre fatigue, irritabilité, déséquilibre physiologique. Et donc ça, c'est vraiment la base. Après, il y a bien sûr le sommet. Ça joue un rôle central parce que c'est vraiment durant la nuit que le corps se régénère, se répare. Ils régulent ses hormones, ils renforcent le système immunitaire. Donc du coup, une hygiène de vie saine qu'on prône en naturopathie, c'est vraiment une alimentation équilibrée, des mouvements réguliers, la respiration, l'hydratation, parce que ça permet d'entretenir ce terrain intérieur. Donc même si à côté, tu as des petites difficultés avec un manque de soutien, là on parlait de maternité, mais un manque de soutien dans ta vie de tous les jours, etc. toi, tu as déjà compris et respecté ton équilibre avec une bonne hygiène de vie, une hygiène de vie saine, tout simplement. Et ensuite, après, pour les femmes, bien sûr, il y a tout ce qui est équilibre hormonal. Donc, plus tu écouteras tes phases du cycle, plus ça t'aidera pour vivre en harmonie avec ton corps, alors qu'on est souvent en opposition à lui, on se bat contre les autres ces cycles, contre ces sauts d'humeur, etc. Alors que quand on les comprend, on les écoute, on les accompagne, ça se passe largement mieux.
- Speaker #0
Et tu parlais tout à l'heure de gestion des émotions, juste avant. Bon, ça rentre aussi dans le cycle parce qu'on a du mal à gérer nos émotions, notamment parce qu'on est dans certaines phases du cycle. Mais du coup, j'ai envie de dire que c'est un peu le serpent qui se mord la queue parce que si tu es frustré, si tu es en colère, si tu es irritable, tu vas sécréter du cortisol qui est du coup l'hormone du stress pour ceux qui ne connaissent pas. Du coup, ça va t'amener du stress. Le stress peut aussi amener un mauvais sommeil. Et puis, le stress peut aussi amener une mauvaise alimentation, une dépendance au sucre ou ce genre de choses. Et du coup, c'est un peu le serpent qui se met en la queue. Et si l'équilibre hormonal, en fait, n'est pas correct. C'est le jeu de domino qui s'écroule en fait et c'est complètement…
- Speaker #1
Oui, je comprends ce que tu veux dire. Mais justement, si tu as des outils directement, c'est comme un bricoleur. Si à côté, tu as des outils directs, là je ne me sens pas bien, là je sens que ça ne va pas. Tu as des outils comme des exercices de respiration, que tu pratiques la méditation, que tu pratiques un sport qui te détend ou qui te défoule vraiment quand tu le pratiques, etc. Là, tu sais quel outil utiliser pour chaque situation. C'est ce qui est intéressant. Il faut vraiment avoir les outils, les bons outils. Après, si tu es vraiment cyclo-dépendante, dans le sens où c'est vrai que certaines femmes, à cause, encore une fois, du fait qu'elles ne soient pas forcément en phase avec leur féminité et que c'est un peu la superwoman, superwarrior, etc. Ces personnes-là, souvent, on voit qu'elles ont des soucis avec leur cycle. Donc, c'est vraiment des cycles très marqués. On note un syndrome prémenstruel en phase utérale, les règles, c'est catastrophique, une endométriose, etc. Donc ça, après, c'est vraiment plein d'exercices, une bonne application d'exercices de respiration, de méditation. vraiment de lire ou d'écrire aussi. La vidange émotionnelle, ça sert vraiment à quelque chose. Parce que souvent, on me dit, oui, mais écrire, mais pourquoi ? Comment ? Ah si,
- Speaker #0
c'est plus une salvatière.
- Speaker #1
Et quand tu as fini de vider par l'écrit, et tu te remplis d'estirpades, etc., eh bien là, tu as fait une bonne recharge de ton énergie. mais pour revenir à ta question c'est pas vraiment le serpent qui se mord là que non non c'est quand tu as des bons outils tu les utilises et bien sûr il y a l'alimentation aussi parce que l'alimentation émotionnelle bon c'est vrai qu'il y a l'addiction au cycle etc mais quand tu as conscience de ce qui est bon pour toi et ce qui te nourrit et ce qui va être bon pour toi justement en fonction du cycle en fonction de beaucoup de choses en fait de ton humeur etc et bien là tu vas aller directement piocher. Tu vas dire, aujourd'hui, je ne vais pas tomber dans le piège du chocolat ou des choses sucrées. Je vais aller plutôt vers ça ou ça, vers un fruit ou ça qui va me vérifier au lieu de me conforter à l'instant. Mais deux minutes plus tard, je ne serai pas bien et je ressentirai encore plus de fatigue. Vraiment, c'est au cas par cas. Mais en général, c'est ça.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi, mais en fait, quand je dis ça, ce n'était pas vraiment une question, c'était plus une situation dans laquelle les femmes qui n'ont pas conscience, en fait, tu sais de ça. Parce que bien sûr, quand tu n'en as conscience, en fait, tu vas apprendre ça, mais quand tu n'en as pas conscience, cette spirale dont je parlais, en fait, elle est présente et c'est d'où l'importance aussi d'en prendre conscience. Exactement. Et surtout, j'ai envie de dire, les conseils qu'Akima vous donne, c'est à travailler quand vous n'êtes pas dans votre période la plus basse du mois ou de la journée, parce que si tu essaies de trouver la solution quand tu es en colère, clairement en collège tu me dis respire c'est ta tête qui va te faire de poudrine bol donc ça c'est vraiment un travail à faire quand tu es au calme et quand tu dis je sais comment je peux réagir alors je vais essayer de trouver des solutions maintenant sur comment je pourrais agir si ça m'arrive sur le moment ou ça m'arrive plus tard dans la journée Merci.
- Speaker #1
Après, la gestion émotionnelle, ça reste un large sujet. C'est vraiment une question de cas, etc. Mais si on veut parler de choses basiques, les constantes, pour vraiment avoir un minimum d'outils et d'éléments pour la gestion émotionnelle, d'abord pour les mamans et pour les femmes en général, c'est vraiment de réduire ses exigences, vraiment de prendre des tâches simples, s'organiser certes, mais vraiment être soft avec soi-même. On reste une femme. Allah l'a dit dans le Coran, dans le surat du Nisa, « L'homme ne sera jamais comme la femme » . Donc, il ne faut pas chercher à concurrentier avec les hommes, dans ce sens-là. Je simplifie, je vulgarise, mais c'est à peu près ça. Et se donner, privilégier des moments de repos, de sommeil, de chaleur, tout simplement. Et ne pas avoir honte d'exprimer ses limites. Après, il y a aussi l'alimentation, les exercices de cohérence cardiaque, comme je te disais, l'écriture, la marche. C'est de bonnes thérapies aussi. Il y a aussi tout ce qui est rituel apaisant, mais ça, c'est chacune. à ce qu'elle peut faire. Mais c'est vrai que les rituels, pour certaines personnes, ça fonctionne très bien parce qu'elles ont leur rituel du matin. Elles commencent avec une bonne intention, etc. Elles se donnent quelques minutes quitte à se réveiller un peu plus tôt. 15 minutes, 20 minutes, ça ne va pas faire grand-chose. Ça ne va pas perturber tout un sommeil pour se donner du temps. Et le soir aussi, elles terminent par un rituel qui les tranquillise et qui... qui font qu'elles ont écouté leur corps, elles ont remercié Allah pour ses bienfaits. Et voilà, la base, c'est la gratitude, bien sûr. Et toujours prévenir plutôt que subir, en notant vraiment des signes que tu te rends compte. S'il y a des signes récurrents que tu remarques, il ne faut pas hésiter à les noter, comme ça, ça ne se reproduit pas. Tu sais, c'est vraiment comme si tu apprenais tu réapprenais à écouter ton corps.
- Speaker #0
Oui, je vois tout à fait.
- Speaker #1
Et parfois, on ne l'a jamais écouté. Donc du coup, vraiment, c'est apprendre un nouvel exercice dans sa vie, c'est d'écouter son corps. Pourquoi je me suis sentie que j'ai eu un souci après avoir mangé ça ? Pourquoi le post-prandial, etc. Ça aussi, c'est une façon juste d'écouter son corps et c'est déjà très, très, très, très important.
- Speaker #0
Je suis tout à fait d'accord. Tu parlais tout à l'heure de l'hydratation. Alors, je te narre bien sûr parce que c'est un truc qui peut paraître complètement basique, en fait, qui peut paraître bateau. Je rigole parce que moi, perso, je ne bois pas d'eau du tout dans la journée. Ça me fait rigoler. Moi, je ne bois que des boissons chaudes et sucrées. Ah, il y a eu un... Ton pire cauchemar. Mais du coup, je voulais savoir qu'est-ce que tu pourrais nous dire sur l'hydratation parce que... En fait, c'est vraiment, là tu en parles et il me dit c'est vrai qu'en fait c'est le truc le plus simple au monde d'hydratation et ça peut tellement aider au niveau de la glycémie, au niveau de l'apaisement intérieur, etc. et du rééquilibrage intérieur. Qu'est-ce que tu pourrais me dire dessus ? Qu'est-ce que tu pourrais conseiller aux femmes qui ne boivent pas ?
- Speaker #1
La première chose à comprendre, c'est que déjà le corps humain, il est composé à 60% d'eau. Donc vraiment... chaque cellule de notre corps dépend de l'eau. Et l'eau, en fait, ça influence directement, déjà, la concentration, l'énergie, la régulation hormonale, quoi d'autre, l'humeur, la gestion du stress aussi, la digestion, bien sûr, et le transit, la qualité de la peau aussi, si tu remarques, la perte de poids aussi, et en fait, ça régule la température aussi du corps. Et en plus, ça élimine les toxines. Parce que quand tu bois de l'eau, ça facilite à la peau de sortir les toxines, de faire sortir les toxines sous forme de transpiration, bien sûr. Donc, c'est essentiel. Normalement, juste ça, ça devrait vous convaincre de boire de l'eau. Il ne faut jamais attendre. Parce que dès que le cerveau t'envoie qu'il faut que tu bois, c'est déjà trop tard, en fait. C'est que tu es déjà en déshydratation.
- Speaker #0
Oui, d'accord.
- Speaker #1
Donc après, c'est en fonction de votre poids. Par exemple, moi, je suis contre de dire, oui, c'est un litre et demi par jour. D'accord, très bien. Ce n'est pas que je suis contre, mais bon, il faut vraiment adapter parce qu'il y a eau et eau. Si tu bois de l'eau, elle est aussi dans les légumes, elle est aussi dans tes infusions, dans ton thé, par exemple. Donc, du coup, vraiment, pour moi, c'est en fonction aussi du poids de la personne. Pour une personne de 60 kilos, elle aura besoin de plus d'un litre 8, alors qu'une personne de 80 kilos, Elle va avoir besoin un peu plus de 2 litres.
- Speaker #0
Oui, ça commence à faire.
- Speaker #1
Donc moi, le client qui a des soucis avec ça, vraiment, je leur conseille d'aromatiser leur eau parce qu'il y en a qui n'aiment pas l'eau, le goût de l'eau. Donc on peut aromatiser avec du citron, de la menthe, selon les préférences. D'avoir une gourde, bien sûr, graduée dans la journée pour qu'elles sachent à peu près combien elles boivent d'eau. Et de boire vraiment au réveil, ça doit être automatique. pour celles qui peuvent, parce que je sais qu'il y en a qui ont des difficultés à boire de l'eau à jeun. Et vraiment, toujours, il y a des sunnahs aussi pour l'eau, de boire assis, de boire trois par petite gorgée.
- Speaker #0
et jamais pendant les repas bien sûr pendant le sport oui pendant les repas non c'est ce que je dis pendant le sport il n'y a pas de soucis pendant les repas non et jamais boire plus de 300 ml d'un coup ça ne sert à rien du tout le corps ne peut pas gérer plus de 300 ml ça ne sert à rien du tout il assimile pas et après bien sûr il y a des signes quand tu ne bois pas assez Il ne faut pas s'étonner de les avoir, c'est les maux de tête, la fatigue, la nervosité aussi. Ça a été prouvé scientifiquement que les personnes qui ne boivent pas beaucoup d'eau ou pas assez d'eau, elles sont plus irritables. Le fait que tu aies faim alors que tu as mangé, en fait, des fois, c'est ton corps qui t'envoie le signal que non, en fait, je veux de l'eau, mais il te la sort en mode j'ai faim.
- Speaker #1
Il y a une dérime qui en passe.
- Speaker #0
Il faut observer aussi la couleur des urines. Il y a des petits schémas où ils montrent la couleur des urines en fonction de la déshydratation ou la bonne hydratation de la personne. La peau sèche aussi, quand tu vois que ta peau est sèche, tu sais qu'il te manque de l'eau. La constipation, souvent, c'est que l'eau le problème. Un peu l'alimentation aussi, mais parfois, c'est 70 % à cause de l'eau. Au-delà de l'émotionnel, etc. Ça, c'est tout. la rétention d'eau aussi c'est bizarre parce qu'on est en déshydratation et on fait de la rétention d'eau c'est très paradoxal ça c'est la survie du corps voilà exactement les crampes aussi, on parle de crampes je vais me supplémenter en calcium en magnésium, non bois d'abord de l'eau, assez et tu verras que les crampes à 80% des cas vont disparaître les difficultés de concentration comme je te disais c'est aussi un signe que tu ne bois pas assez.
- Speaker #1
D'accord. C'est super intéressant parce qu'on voit à quel point il ne suffit pas de grand-chose pour arriver à rééquilibrer. Je dis ça aussi pour rassurer celles qui nous écoutent qui se diraient en commençant le podcast « Oh là là, mais comment je vais faire pour reprendre ce pouvoir sur ma santé ? » Alors que là, finalement, on peut voir que c'est en buvant de l'eau.
- Speaker #0
Oui, c'est des choses très simples. Après, en plus, par rapport à tout ce qui est gestion des hormones, la gestion hormonale, tu sais que les hormones fonctionnent mieux quand le corps est bien hydraté. Même le syndrome prémenstruel peut se réguler. Ça peut aller mieux. Il peut vraiment diminuer largement. Il y a la gestion de l'humeur aussi. Même le cortisol peut se réguler si le corps est bien hydraté. Donc même tout ce qui est endocrine, tout ce qui est métabolisme thyroïdien aussi, il y a un lien entre le métabolisme thyroïdien et l'eau.
- Speaker #1
D'accord, c'est pas mal. C'est buvez de l'eau. Je dirais,
- Speaker #0
vous avez dit, buvez de l'eau. Après, voilà, il y a plein d'eau aromatisée qu'on peut faire à la maison. C'est le point de gingembre à la base, fraise menthe, orange cannelle pour les plus courageux. ou concombre basilic c'est pas mal aussi après voilà il y a d'autres il y a la pêche lavande mais bon la lavande ça dépend des personnes etc donc vraiment il y a beaucoup d'idées pour ne plus avoir d'excuses pour ne pas boire sans
- Speaker #1
sucre en plus c'est hyper hydratant digestif il n'y a aucun souci est-ce que tu dirais que moi j'avais vu et je crois que les asiatiques font beaucoup ça qu'il est mieux de boire de l'eau tiède ou chaude Merci. parce que l'eau froide refroidit les organes et ralentit aussi le métabolisme du corps. Et il y a tout apparemment… Alors, je ne sais pas si tu vas affirmer ou confirmer cette information, mais c'est mieux de boire de l'eau chaude de manière générale pour le corps.
- Speaker #0
Exactement. En fait, l'eau tiède, elle est considérée vraiment comme idéale quand elle est entre 35 et 45 degrés à peu près. Elle soutient vraiment le corps dans le sens où c'est comme si elle était douce pour l'organisme, comme tu disais. En même temps, ça réveille le système digestif quand on la boit le matin. En même temps, ça favorise le mouvement des intestins. Donc c'est très bon pour le transit et c'est aussi très bon pour le foie, pour la détox. Et aussi, c'est très intéressant quand c'est des personnes qui cherchent à perdre du poids, parce qu'elles régulent la faim, en fait. Donc, c'est comme si elle aidait psychiquement à apaiser la sensation de vide, émotionnelle, de faim, en fait, tout simplement. Elle feinte, en fait, l'estomac, entre guillemets. Et après, en période aussi menstruelle, c'est très intéressant parce qu'elle permet de relaxer les muscles, comme elle les tienne. Elle relaxe les muscles et ça apaise les crampes abdominales et toute la tension du ventre.
- Speaker #1
C'est intéressant de voir, je le répète, mais un petit rien peut vraiment prendre toutes les parts. Je ne sais pas toi ce que tu en penses en tant que naturopathe, tu vois sûrement plein d'autres choses, mais moi je vois vraiment ça comme la grande base pour reprendre le pouvoir sur la santé. Parce qu'en plus l'eau, quand tu allaites, on parlait d'allaitement tout à l'heure, et je sais que tu es aussi spécialiste dans l'allaitement. Quand tu as lait, l'eau, c'est aussi très important de pouvoir s'hydrater pour bien produire du lait, pour arriver à bien faire fonctionner ton métabolisme. Donc, c'est vraiment quelque chose de très important. Et c'est vrai que tu avais raison, je le soulignais tout à l'heure, qu'il y a des femmes qui oublient de boire et qui ne prennent pas en considération. On a tendance en ce moment, comme on disait tout à l'heure, à apprendre à dire non, à prendre soin de soi, etc. C'est des choses très importantes. Mais voilà, il y a aussi des... petits gestes comme ça qui sont alimentaires ou hydratants, qui sont aussi importants et qui aident aussi. Et c'est tous ces petits trucs-là qui font que on apprend après à reprendre le contrôle.
- Speaker #0
Exactement. En fait, en naturopathie, il y a plusieurs piliers. Il y a sept piliers de l'hygiène de vie qui sont imbriqués entre elles. Et l'une dépend de l'autre. L'alimentation, l'hydratation, la digestion, la respiration. l'activité physique, le sommeil et la gestion émotionnelle. Quand une est déséquilibrée, ça touche un peu les autres et donc du coup ça crée des déséquilibres dans notre corps. Après, voilà ce que tu disais, le fait de tout ce qui est autour de l'hygiène de vie, le pouvoir de dire non, ça moi je le mets dans la gestion émotionnelle aussi. Le pouvoir aussi, il y a un pouvoir que j'aime beaucoup parce que ça nous aide vraiment à remettre d'être les choses dans l'ordre, être en phase avec notre féminité, c'est vraiment le pouvoir de demander de l'aide. Être puissante, en fait, en tant que femme, ça ne veut pas dire tout porter, toute seule. C'est vraiment savoir s'entourer de personnes qui accompagnent. Et une femme, en fait, accompagnée est une femme plus forte, dans le sens où, pour moi, en tout cas, la force de la femme elle réside justement dans sa faiblesse apparente, entre guillemets.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Oui, je vois, oui. Cette espèce de manière d'avoir le courage, entre guillemets, d'aller chercher l'aide et d'avoir le courage.
- Speaker #0
Exactement. Et le pouvoir aussi de créer un équilibre, parce que la santé féminine, c'est justement l'équilibre entre le corps, l'esprit, les émotions, les relations, l'environnement et son rythme personnel. Donc vraiment reprendre déjà ce pouvoir, c'est vraiment revenir au centre de soi-même, tout simplement.
- Speaker #1
Tout à fait, mais c'est vrai que je pense qu'on a du mal à prendre ce pouvoir, et là on en parle aujourd'hui, et comme on disait, c'est quelque chose qui revient de plus en plus, mais tu parlais au début du podcast de l'importance de la transmission au Maroc, et c'est vrai que je crois que, alors je ne sais pas comment c'est dans les autres pays occidentaux, mais en tout cas en France, la transmission est... n'est pas vraiment là. C'est-à-dire qu'on peut peut-être le voir... Alors, bon, on va ignorer tout ce qui est psychologie, etc., mais il y a une certaine transmission de la santé de la femme, etc., dans les communautés maghrébines, aux subsahariennes, etc. Mais moi, en tant que Française blanche, c'est-à-dire que vraiment, entre les femmes, que ce soit les grands-mères, les mères, les tantes, il n'y a pas cette discussion au niveau de la féminité de la femme, au niveau de... de la vie de couple, de la vie de famille, etc. Ça se fait très, très peu. Et quand c'est parlé, voilà, c'est des petits conseils qui sont donnés comme ça à la volée. Mais du coup, c'est vrai que chercher de l'aide, on a tendance à aller chercher de l'aide, du coup, à l'extérieur ou à aller la chercher maladroitement ou pas savoir tâtonner. Comme toi, tu l'as dit tout à l'heure, tu as cherché de l'aide, tu ne l'as pas trouvée. Eh bien, vraiment, cette transmission n'est pas là. Et c'est vrai que c'est dommage parce qu'en fait, s'il y avait... une transmission claire entre les deux mères à mère ou de grand-mère à petite fille On assumerait peut-être beaucoup plus notre féminité, comme tu dis, ou nos différents cycles, parce qu'aujourd'hui, on prend conscience que les cycles menstruels ont une influence sur les hormones, etc. Personnellement, quand j'avais 20-25 ans, j'avais beau être dans le paramédical, et quand on est auxiliaire, on travaille avec les mamans, forcément, les cycles menstruels, on en entend un peu parler, mais les changements hormonaux et les changements qui peuvent apparaître, ça me passait au-dessus de la tête, je n'y prêtais absolument pas attention. Et s'il y avait cette transmission, du coup, ça aiderait beaucoup plus à reprendre ce pouvoir, cette féminité et cette façon d'apprendre à fonctionner en fonction de comment on fonctionne, de comment les hormones fonctionnent aussi, des changements qui peuvent apparaître au fil du mois.
- Speaker #0
C'est vrai qu'au Maroc, la femme n'est jamais seule. Il y a toujours des femmes derrière elle, dans le sens où il y a une sorte de solidarité féminine totalement naturelle et culturelle. dans les événements, dans le voisinage, dans les familles élargies, et du coup aussi dans les conseils et les confidences. Donc il y a une transmission de différents types. Bien sûr, on pense souvent à la cuisine, les rituels de beauté, l'usage des plantes, tout ça. Mais il y a aussi une transmission quand même dans la connaissance du corps féminin. Ça dépend des familles après, parce qu'il y a des familles très conservatrices, qui, voilà, la fille, la femme... découvre ça presque chez son mari. Mais sinon, il y a d'autres familles qui se développent de plus en plus où il y a vraiment une transmission de connaissances du corps féminin, d'autonomie, d'identité naturelle. Mais aussi, comme tu disais, des conseils sur le mariage, la gestion des conflits. Après, ça dépend. Des fois, c'est des faux conseils. On peut être très maquillée en choses toxiques. Donc vraiment, c'est au cas par cas. Mais c'est vrai qu'au Maroc, la transmission, c'est vraiment un héritage, un héritage vivant de sagesse. C'est souvent très imagé, dans le sens où par pudeur, on n'explique pas clairement à la femme ou à la fille, voilà ce qui se passe, voilà ci, voilà ci, voilà ci. On rend ça comme une histoire. Et on donne une morale à la fin de l'histoire. Et après, la petite fille ou la jeune femme devant, elle comprend souvent. Mais c'est une certaine manière de rendre les générations plus fortes sans rompre les traditions, sans rompre quoi que ce soit. Et voilà. Tout ce qui est enseigné, c'est avec pudeur, souvent, patience, humour, diplomatie affective, si on peut dire. Et c'est vraiment une sorte d'intelligence émotionnelle traditionnelle et très intuitive que je vois autour de moi et que j'apprécie beaucoup et que moi-même, j'ai vécu avec ma grand-mère et mes tantes, etc. Et ma mère, au premier plan.
- Speaker #1
Et c'est vrai que ça a son importance parce que je pense que, enfin, je ne l'ai pas vécu encore une fois, mais le fait d'avoir cette espèce de tradition de transmission, Ça peut du coup faire prendre conscience à la petite fille, à l'adolescente, à la jeune femme, qui elle est en fait et quelle est sa place, tu vois. Alors que, je ne sais pas comment se sentent les jeunes filles dans cette société, mais j'ai le sentiment qu'en France, en tout cas, les femmes ont du mal du coup à reprendre à la fois le pouvoir sur leur santé, mais à la fois le pouvoir sur leur propre vie, comme si elles étaient un peu perdues, tu vois. parce que justement il n'y a pas ce... cette base du bien-être féminin dont on parlait avec la gestion du stress, la gestion du sommeil. Il n'y a pas de transmission naturelle de la santé, il n'y a pas de transmission naturelle des émotions ou de ce qu'est une femme. Et c'est vrai que la base de ce post-cred, c'est vraiment de parler du pouvoir sur la santé. Et on parle aussi bien de santé mentale que de santé physique. C'est vraiment en termes d'élargie. Et en fait, c'est intéressant de voir que... Bye, yed ! il y a d'autres sociétés qui agissent différemment. Moi, franchement, on sort légèrement du sujet, et pas tant que ça finalement, mais ça m'ouvre un peu les yeux sur ce qui est à faire, ce qui n'est plus à faire aussi, et sur les petites choses qui prennent cette place dans les sociétés. Tu vois aussi, par exemple, si on parle de la société, on parle du Maroc, de la France, mais si on regarde en Asie, il y a une grande tradition de santé avec la médecine chinoise, etc. Ils prennent beaucoup soin d'eux aussi. ils ont beaucoup à nous apprendre effectivement et c'est super intéressant quand tu les regardes et d'ailleurs j'avais lu quelque part que les médecins en Chine ne se font pas payer quand tu es malade alors je ne sais pas si ça se fait encore aujourd'hui mais en tout cas en médecine traditionnelle chinoise les médecins soignent en fait avant que tu aies la maladie ils agissent sur l'équilibre, ils agissent sur l'alimentation etc et qu'en fait une fois que tu vas les voir que tu es malade pour eux c'est un peu comme si entre guillemets c'est pas trop tard mais le travail est un peu loupé.
- Speaker #0
Dans les pharmacies en Chine, il y a des médecins dans des petits coins, des médecins traditionnels, et en fait, tu ne payes pas la consultation. Tu ne payes que les médicaments que le médecin traditionnel, le sage, t'a prescrit.
- Speaker #1
C'est très intéressant. Et tu vois, ça montre vraiment la place du pouvoir. Cela, c'est une santé générale, mais les femmes en font aussi partie. Et en fait, ça montre vraiment l'importance que la santé a ici, en métropole, en Occident. Non mais désolé, c'est un autre mot de mon vocabulaire. Je n'étais pas dans le même sujet, mais en Occident, tu ne soignes que tes symptômes en fait. La maladie en soi n'est pas prise en compte. D'où aussi l'importance du coup de la naturopathie, parce que toi en fait, ton métier c'est vraiment d'agir sur pas seulement les symptômes, mais de te servir du symptôme pour trouver la cause finalement.
- Speaker #0
Exactement, on travaille surtout sur les piliers de l'hygiène de vie, comme je t'ai dit. Après, pour les femmes, il y a des éléments super simples, c'est-à-dire vraiment, comme je t'ai dit, il faut se reconnecter à son corps, se reconnecter à ses émotions, comprendre que le corps féminin, il est cyclique, donc c'est OK s'il y a des fluctuations, il faut arrêter de se juger, et voilà, c'est la nature, donc il faut juste... être harmonisé avec la nature, il n'y a aucun souci. Retrouver aussi sa puissance dans le sens où la femme, d'accord, c'est la douceur, mais aussi, à l'intérieur, elle peut être capable de se transformer, qu'elle a une intuition, et que, par exemple, les hommes ne l'ont pas aussi aiguë qu'on l'a nous. Et voilà, il faut honorer sa sensualité. Il ne faut pas me méprendre, mais la sensualité, c'est vraiment... se reconnecter à ses sens, dans le sens-sens.
- Speaker #1
Ah non, on est d'accord. Je suis tout à fait d'accord.
- Speaker #0
Je vais bien le préciser. Oui, parce que souvent, quand je dis ça, on me parle de sexualisation. Je ne parle pas de ça. Non, non, je parle vraiment des sens, de sentir, d'apprécier, de toucher, de goûter, de sentir. La femme, son gros point fort, c'est le fait que ses sens sont exacerbés. Donc, quand tu vois que tes sens sont en point mort, sache que là, tu n'es pas en mode femme. tu es en mode pilotage automatique, infertile, super warrior, etc. Et là, tu vas te perdre dedans et ce n'est pas bon non plus pour ta santé. Donc vraiment, il faut guérir sa lignée féminine. Et la féminité, comme tu disais, ça se transmet. Il y a des histoires, des blessures, des forces qu'on hérite, qu'on garde, qu'on libère, qu'on transforme. Et c'est ça le plus magique dans l'histoire. Donc, il faut vraiment être en phase avec ça et choisir sa propre définition de la féminité. Donc voilà, c'est ce que je voulais te dire, qu'il y a différents outils, différents éléments qui sont importants et qui sont des piliers de base pour vivre en toute sérénité sa féminité. Le fait qu'il y ait des hauts et des bas, c'est OK et qu'on vive avec. et qu'on reste entière, alignée et lumineuse.
- Speaker #1
Ça donne envie de travailler tout de suite dessus.
- Speaker #0
C'est juste oser être soi en fait, sans modèle, sans comparaison, vraiment de prendre soin de son territoire de douceur mais aussi de puissance. Et d'authenticité, subhanallah.
- Speaker #1
En tout cas, j'espère que nos auditrices vont être aussi emballées que moi par tout ce que tu viens de nous dire. C'est vrai que c'est un peu, c'est plusieurs choses qui s'emboîtent les unes aux autres. Tu parlais tout à l'heure en naturopathie de cette espèce de puzzle qui s'emboîte, qui sont liés en fait, qui sont imbriqués les uns aux autres. Et du coup, c'est important d'en prendre conscience. Le but du podcast, c'est vraiment de faire des acquis de conscience au niveau des... des femmes pour que vraiment elles reprennent ce pouvoir que ce soit sur l'allaitement, sur la santé, sur le sport, enfin tous les sujets que je peux aborder et c'est vrai que t'en as très bien parlé alors je te remercie beaucoup pour ça. On va rester là au fait avec grand plaisir Je vais te laisser si tu veux nous parler de ton livre parce que tu vas écrire un livre sur l'allaitement et puis sur les différentes consultations que tu peux avoir et dire à nos autrices où est-ce qu'elles peuvent te retrouver si ça t'intéresse de voilà à deux de faire ta pub, entre guillemets.
- Speaker #0
Avec plaisir. Alors moi, déjà, je suis naturopathe scientifique, comme je vous ai dit. Donc, je suis un béfame en quête de bien-être naturel, avec des alternatives naturelles à leurs problématiques de santé. On travaille sur les différents piliers dont on a parlé, donc de la gestion émotionnelle à l'alimentation, on passe à parler d'hydratation, la respiration, la digestion, etc. Donc, toujours avec bienveillance, avec écoute, sans jugement. Et bien sûr, en toute confidentialité, ça, c'est la base. Par rapport à mon livre, en fait, j'avais mis sur pause un peu les consultations. Je n'en prenais que très rarement parce que je suis tombée amoureuse de l'écriture. En fait, en m'accompagnant les femmes, les mères qui cherchaient le mieux pour leur enfant, pour allaiter leur enfant, etc., qui avaient des difficultés, etc., j'ai vu qu'il manquait une pièce dans mon livre. puzzle. Et la pièce du puzzle, en fait, c'était le lait maternel. Parce qu'on parle de femme, d'allaitement, de bien-être, etc. Mais on n'a pas... On donne rarement la parole au lait. Donc, du coup, j'ai voulu donner la parole au lait maternel. Ça semble un peu bizarre, mais c'est exactement ça. Puisque mon livre donne la parole au lait maternel. C'est lui qui parle, qui se confie, qui raconte son histoire. qui parle de différents éléments de sa vie. Donc, comme je t'ai dit, de son histoire aux lois qui régissent l'allaitement, en passant par les technologies. Et j'ai aussi donné la parole à des femmes du monde entier qui racontent leur expérience avec l'allaitement maternel. Et j'ai donné également plusieurs interviews à des pointures de l'allaitement dans le monde entier. qui parle de façon scientifique ou des personnes qui accompagnent également l'allaitement maternel dans sa vie de tous les jours. Et donc, il y a une con narration entre moi qui parle et le lait qui parle aussi de lui, de sa propre vie. Donc voilà, c'est vraiment mon quatrième enfant, parce que je l'ai fait vraiment avec mes « tripes » . Et je suis très contente de le proposer aujourd'hui aux jeunes mamans. aux mères, mais aussi aux professionnels de santé. Comme je dis toujours, moi, si après avoir fermé mon livre, une mère se sent soutenue, un père s'aide à mieux comprendre l'allaitement de sa femme, par exemple, ou un professionnel de santé à mieux accompagner ses patientes, moi, j'aurais vraiment tout gagné.
- Speaker #1
C'est vrai que c'est... tu rigolais quand tu disais j'ai donné la parole au lait ça peut paraître bizarre mais pas tant que ça parce qu'en fait quand on apprend plus sur le lait maternel sur son fonctionnement sur les liens qu'il peut y avoir sur tout parce que le lait maternel c'est pas juste du lait c'est beaucoup plus que ça et ben en fait ça peut aussi ouvrir les yeux sur des mamans qui hésiteraient à allaiter sur la motivation aussi qui peut donner dans l'allaitement des mamans qui se diraient c'est pas grave je vais lâcher l'affaire en sachant tout ça elles pourraient se dire ah non je vais continuer parce que finalement, il y a d'autres choses qui arrivent derrière. Et ce n'est pas si bête que... que tu ne le dis pas.
- Speaker #0
Justement, en donnant la parole au lait maternel, c'est comme si j'avais donné la parole tout simplement au maire et c'était de célébrer le lien et la transmission de toute l'humanité puisque, à minima, on est à 90% des personnes qui ont reçu ne serait-ce qu'une petite goutte de lait maternel dans leur vie, au minimum. Et donc, du coup, c'est un acte ancestral qui relie ... l'humanité. Donc vraiment, c'est un lien universel et c'est ça que je voulais célébrer. Et j'espère que ça arrivera à toutes les personnes qui sont intéressées par cette universalité de cet acte.
- Speaker #1
Michelle, tu sais quoi ? Tu me donneras le lien et moi, je vous mettrai le lien du livre en description du podcast. Comme ça, s'il y a des mamans qui veulent acheter ce livre ou même des professionnels de santé, n'hésitez pas.
- Speaker #0
J'ai envie de le faire.
- Speaker #1
On lance une petite pierre.
- Speaker #0
Ah ouais ? Ben oui, qui knows ? Voilà,
- Speaker #1
non, non, mais voilà. Eh ben, avec grand plaisir, Akima. En tout cas, je te remercie pour cet épisode qui était franchement... Moi, j'ai beaucoup aimé le faire avec toi, en tout cas.
- Speaker #0
Ben, merci beaucoup à toi pour ton invitation. Et voilà, le principal, c'est que les femmes ne s'oublient pas du tout et qu'elles pensent toujours, enfin, qu'elles se remettent toujours au premier plan parce qu'elles le méritent.
- Speaker #1
Eh ben, c'est le mot de la fin. Je te remercie. Merci beaucoup.
- Speaker #0
A très vite.